Pressing environmental and societal challenges, such as the climate crisis and social inequality, demand policy interventions to steer and accelerate sustainability transitions. This chapter highlights four key intervention areas: providing direction to transitions (directionality), fostering innovation (niche support), phasing out unsustainable practices (regime destabilisation), and coordinating transition processes (coordination). We outline their theoretical rationale in transition studies and offer interdisciplinary insights from policy research. Based on a comprehensive literature review, we present 15 concrete policy interventions to transform production and consumption systems. Evaluating these interventions with empirical findings from leading transition journals, we highlight research opportunities at the intersection of public policy and sustainability transitions. Given the resistance and contestation around transformational policies, we aim to foster interdisciplinary exchange on how to accelerate sustainability transitions.
Pressing environmental and societal challenges, such as the climate crisis and social inequality, demand policy interventions to steer and accelerate sustainability transitions. This chapter highlights four key intervention areas: providing direction to transitions (directionality), fostering innovation (niche support), phasing out unsustainable practices (regime destabilisation), and coordinating transition processes (coordination). We outline their theoretical rationale in transition studies and offer interdisciplinary insights from policy research. Based on a comprehensive literature review, we present 15 concrete policy interventions to transform production and consumption systems. Evaluating these interventions with empirical findings from leading transition journals, we highlight research opportunities at the intersection of public policy and sustainability transitions. Given the resistance and contestation around transformational policies, we aim to foster interdisciplinary exchange on how to accelerate sustainability transitions.
Les habitants des communes de Bumbu et Ngiri‑Ngiri appellent à la réhabilitation des routes reliant leurs deux entités.
Réagissant mercredi 11 mars à Radio Okapi, ils ont dénoncé la forte dégradation de plusieurs axes stratégiques, rendant difficile la circulation des automobilistes, motocyclistes et piétons.
Aucun chantier de réhabilitation n’est actuellement envisagé dans cette partie de la capitale, affirment-ils.
Il y en a qui travaillent à faire vivre la culture burkinabè non en se perdant mais en s'inspirant. C'est le cas de l'association FasOtaku qui, avec les univers graphiques venus du Japon, fait vivre les contes de l'Afrique. Dessin manga, calligraphie, jeux vidéo, cuisine fusion, discussions passionnées autour d'animés sont autant d'activités menées par cette association. Pour ces jeunes la créativité, la discipline et les valeurs humaines sont un terrain commun aux deux pays.
Ce sont trois jeunes qui parlent de l'association FasOtaku. Une aventure sociale qu'ils ont en commun pour valoriser la culture burkinabè à travers l'animation japonaise, la culture geek, et la créativité. Créée en 2019, l'association est née d'une idée spontanée. Une bande d'amis partageant la même passion pour la culture japonaise s'est posé une question : pourquoi ne pas transformer cet intérêt en un espace de rencontre et de création pour la jeunesse burkinabè ? « L'idée de FasOtaku est née par une bande d'amis passionnés de culture qui se sont dit : pourquoi ne pas créer quelque chose pour promouvoir cette culture à travers des activités et des événements ? », raconte Franck Rodrigue Badou Ki, ingénieur hydraulicien et président de l'association.
Le nom lui-même résume cette ambition selon son président. “Faso”, référence directe au Burkina Faso, et “Otaku”, mot japonais qui désigne un passionné d'univers culturels liés à l'animation, au manga ou aux jeux vidéo. Ensemble, ces deux mots forment une identité à mi-chemin entre le pays des hommes intègres et le pays du soleil levant. Au fil des années, FasOtaku s'est structuré autour d'une communauté d'une centaine de jeunes membres et sympathisants. Tous partagent une même curiosité pour les cultures de l'imaginaire et les formes d'expression contemporaines.
« Il faut dire qu'il y a beaucoup de complémentarités et de similitudes dans les deux cultures burkinabè et japonaise », indique le président de l'association FasOtakuLe manga et l'animation japonaise occupent une place importante dans cet univers. Mais l'association ne s'y limite pas. Les jeux vidéo, le sport, la création artistique numérique, les traditions japonaises ou encore la culture pop internationale nourrissent également les activités proposées. À en croire ses membres, à travers ces initiatives, FasOtaku cherche avant tout à offrir un espace où la jeunesse peut expérimenter, apprendre et partager.
Les événements baptisés Otaku Meetings sont devenus les rendez-vous emblématiques de cette dynamique. Depuis 2019, plusieurs éditions ont déjà été organisées. Chaque rencontre ressemble à un laboratoire culturel. On y croise des jeunes qui dessinent des personnages de manga, d'autres qui s'essaient à la calligraphie japonaise en traçant patiemment leurs premiers kanjis (signes dont le rôle est d'écrire la langue japonaise, identiques ou similaires aux sinogrammes utilisés pour la langue chinoise), tandis que certains improvisent un karaoké sur des génériques d'animés ou s'affrontent autour de consoles de jeux vidéo.
Mais l'esprit de FasOtaku ne se résume pas à l'esthétique des mangas. Pour ses membres, ces univers sont aussi des récits porteurs de valeurs. Rebecca Wendenda Convolbo, étudiante en médecine et membre active de l'association, parle de cette dimension avec une conviction tranquille. « Les mangas et les animés offrent du divertissement, mais ils ne se limitent pas à cela. Ce sont des œuvres qui abordent des thématiques complexes comme l'éthique, le dépassement de soi ou l'intelligence émotionnelle », explique-t-elle. Elle cite les séries qui ont marqué sa génération tels que One Piece, Naruto ou Fairy Tail. Des histoires d'aventure et de camaraderie qui, selon elle, véhiculent des valeurs proches de celles du Burkina Faso.
Devy Zoungrana arborant le célèbre manteau de l'organisation Akatsuki (du manga Naruto), tout en portant un chapeau de Saponé lors d'une activité de FasOtaku« Ces œuvres m'ont appris le courage face à l'adversité, la valeur du travail acharné, le sens du sacrifice pour la communauté et l'importance de la loyauté. Ce sont des valeurs qui résonnent beaucoup avec l'intégrité burkinabè. » Rebecca fait savoir que les cultures ne sont pas aussi éloignées qu'on pourrait le croire.
Selon ses co-membres de FasOtaku, les traditions japonaises et burkinabè partagent certaines similitudes. Le respect, la discipline ou l'importance accordée à la communauté figurent parmi ces points de convergence. « Il y a beaucoup de complémentarités entre ces deux cultures. Le respect, qui est très présent au Japon comme au Burkina », observe par exemple Franck Rodrigue Badou Ki. C'est cette proximité inattendue que l'association tente de mettre en lumière à travers ses activités. Parmi les ateliers les plus populaires figure la calligraphie japonaise. Armés de pinceaux et d'encre noire, les participants découvrent l'art délicat de tracer les caractères japonais. Un exercice qui demande patience et précision, mais qui rappelle aussi les traditions d'écriture et d'apprentissage présentes dans de nombreuses cultures africaines. La cuisine constitue un autre terrain d'expérimentation. Les membres de FasOtaku organisent parfois des ateliers culinaires où les saveurs japonaises rencontrent les ingrédients locaux. Des moments où l'on goûte autant qu'on échange. L'association propose également des quiz culturels, des discussions autour des traditions japonaises ou encore des activités ludiques comme des chasses au trésor thématiques.
FasOtaku s'intéresse aussi au sport et à la lecture« Le manga est un format idéal pour réinventer nos mythes africains »
Mais derrière ces moments festifs se cache aussi un projet d'encourager la créativité des jeunes. Pour Rebecca Convolbo, le format manga pourrait même devenir un outil pour revisiter l'histoire et les mythes africains. « Le manga est un format idéal pour réinventer nos mythes africains et les rendre attractifs pour la jeunesse qui lit de moins en moins la littérature classique », affirme-t-elle. Elle imagine déjà des bandes dessinées inspirées de l'épopée de Yennenga ou d'autres récits issus de la tradition orale. Une manière de relier les imaginaires contemporains aux racines culturelles du pays.
De son côté, Devy Zoungrana, juriste de formation et membre de l'association, insiste sur l'apprentissage collectif que permet FasOtaku. « Quand on parle de FasOtaku, on parle d'un univers qui regroupe l'animation, le manga, la culture et la créativité », explique-t-il. Au-delà de la passion, la structure associative permet aussi aux jeunes de développer des compétences organisationnelles. L'association fonctionne avec plusieurs départements : communication, création, ressources humaines ou organisation d'événements. « Le fait d'être dans ces différentes structures nous apprend à nous organiser et à développer des compétences », souligne Devy Zoungrana. Pour lui, regarder le chemin parcouru depuis les débuts est déjà une source de fierté. « C'est un réel plaisir de voir comment on a commencé et où nous en sommes aujourd'hui car les débuts n'ont pourtant pas été simples. »
Rebecca Wendenda Convolbo est convaincue que cette culture otaku peut être un vecteur de développement personnel et de cohésion sociale pour la jeunesse burkinabèAu départ, beaucoup de personnes ne comprenaient pas vraiment la démarche de l'association. La culture otaku restait encore méconnue ou perçue comme un simple divertissement. « Au début, beaucoup ne comprenaient pas. C'était compliqué », reconnaît le président de FasOtaku. « Mais avec le temps, les gens ont commencé à comprendre et à participer de plus en plus à nos événements. » L'association entretient une relation amicale avec l'ambassade du Japon au Burkina Faso, qui accompagne certaines activités.
Mais les ambitions de FasOtaku ne s'arrêtent pas à Ouagadougou. Dans les prochaines années, l'équipe souhaite étendre si possible ses activités à d'autres villes du pays. « À court terme, nous aimerions atteindre d'autres localités du Burkina, comme Bobo-Dioulasso ou Koudougou », explique le président Franck Rodrigue Badou Ky. Et à plus long terme, l'association rêve de rayonner dans toute la sous-région ouest-africaine. En attendant ces nouveaux horizons, FasOtaku poursuit ses activités avec la même énergie qu'à ses débuts en espérant davantage se faire connaître et contribuer à valoriser la culture burkinabè.
Farida Thiombiano
Lefaso.net
Face à la dégradation continue de la situation sécuritaire en République islamique d'Iran depuis le 28 février 2026, la représentation diplomatique du Burkina Faso a publié deux communiqués officiels destinés à protéger ses ressortissants. À travers ces messages, les autorités appellent à la fois à une vigilance renforcée sur place et à l'organisation d'un dispositif de retour volontaire pour les citoyens qui souhaitent regagner le pays.
Dans un premier communiqué, l'Ambassade du Burkina Faso invite la communauté burkinabè vivant en Iran à faire preuve d'une prudence accrue et à se conformer strictement aux consignes de sécurité publique. L'objectif est de limiter les risques dans un contexte marqué par une situation sécuritaire instable.
Les ressortissants sont notamment encouragés à réduire leurs déplacements au strict nécessaire et à éviter les rassemblements ou zones de forte affluence. Les autorités diplomatiques recommandent également d'adopter une attitude de discrétion et de prudence, en limitant les contacts avec des inconnus et en évitant toute situation susceptible de provoquer des tensions.
Par ailleurs, l'Ambassade exhorte les compatriotes à anticiper d'éventuelles difficultés en constituant des stocks de produits de première nécessité, notamment des denrées alimentaires, des sources d'énergie et de la monnaie de change. Il est aussi conseillé de préparer un kit d'urgence prêt à être emporté en cas de besoin.
Dans ce contexte délicat, l'esprit de solidarité entre compatriotes est également mis en avant. Les Burkinabè sont invités à rester en contact permanent entre eux et avec la représentation diplomatique, tout en privilégiant les informations provenant de sources officielles.
Dans un second communiqué, les autorités burkinabè annoncent la mise en place d'un dispositif d'assistance destiné aux ressortissants souhaitant quitter le territoire iranien. Cette mesure intervient au regard de la gravité de la situation et vise à faciliter un départ organisé et sécurisé pour ceux qui en expriment le besoin.
L'opération est menée en coordination entre l'Ambassade du Burkina Faso à Téhéran, les autorités iraniennes et l'Ambassade du Burkina Faso à Ankara, en Turquie. Cette collaboration internationale doit permettre d'assurer les conditions logistiques nécessaires au transit des ressortissants concernés.
Les Burkinabè désireux de regagner le pays sont invités à s'inscrire auprès du délégué au Haut Conseil des Burkinabè de l'Extérieur (HCBE) au numéro suivant : +98 910 094 9238. Les inscriptions sur la liste d'évacuation sont ouvertes jusqu'au vendredi 13 mars 2026.
Le Gouvernement burkinabè, par la voix de son ambassadeur, a tenu à exprimer sa solidarité et sa compassion à l'endroit de la communauté burkinabè vivant en Iran. Les autorités assurent suivre la situation de près et rester mobilisées pour apporter toute l'assistance nécessaire aux compatriotes.
Malgré les possibles perturbations dans l'accès à Internet ou aux communications, plusieurs lignes téléphoniques d'urgence ont été maintenues pour permettre aux ressortissants d'obtenir des informations ou une assistance rapide. Les personnes concernées peuvent contacter les numéros suivants : +98 901 219 4214 ou +98 910 311 9520.
Au regard de l'évolution de la situation, l'État burkinabè a activé un dispositif de veille et de gestion de crise afin d'assurer la protection de ses citoyens. Cette démarche repose sur deux priorités : garantir la sécurité des ressortissants encore présents sur place et faciliter, pour ceux qui le souhaitent, un départ volontaire dans des conditions organisées et sécurisées.
À travers ces mesures, les autorités entendent rassurer la communauté burkinabè en Iran et réaffirmer leur engagement constant à veiller sur leurs citoyens, où qu'ils se trouvent dans le monde.
Lefaso.net
Source : Ministère des Affaires étrangères