Tous les cinq ans, des élections régionales ont lieu dans la République fédérale d’Allemagne pour renouveler les parlements des 16 länder. Ces assemblées jouent un rôle crucial à l’échelle nationale : elles élisent les gouvernements régionaux qui, à leur tour, nomment les représentants siégeant au Conseil fédéral (Bundesrat). Ces scrutins locaux ont donc des retombées politiques majeures sur la Fédération. En septembre 2026, trois élections majeures ont eu lieu : à Saxe-Anhalt, à Mecklembourg-Poméranie-Occidentale et à Berlin, où le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) est arrivé en tête dans l’État de la Saxe-Anhalt et de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, tandis que le parti de la gauche radicale, Die Linke, a remporté la majorité à Berlin. La poussée de l’extrême droite dans le pays et la percée de la gauche radicale dans la capitale fragilise l’autorité du chancelier allemand Friedrich Merz et son parti, l’Union chrétienne-démocrate (CDU), qui incarne la droite traditionnelle. Aussi comment analyser les résultats des dernières élections ? D’où vient la montée de l’extrême droite ? Et quelles sont les répercussions sur le gouvernement du chancelier Friedrich Merz ?
Le point avec Jacques-Pierre Gougeon, professeur des universités et directeur de recherche à l’IRIS, auteur de « L’Allemagne, un enjeu pour l’Europe » (Eyrolles, 2024).
Quel bilan peut-on dresser des élections qui se sont déroulées dans les différents länder allemands au mois de septembre ?
Les trois dernières élections dans les Länder de Saxe-Anhalt, Mecklembourg-Poméranie et Berlin comportent des points communs et des différences. Les points communs concernent la percée et l’implantation dans la durée du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), avec des scores très élevés dans les deux premiers cas, soit respectivement 43,8 % et 38,2 %, et un résultat moins imposant dans le troisième cas avec 16,2 %. Dans les trois situations, la progression des scores est impressionnante par rapport aux dernières échéances : +23 %, +21 % et +7 %. Il s’agit donc d’une véritable dynamique. L’autre point commun à ces élections est l’effondrement des grands partis traditionnels qui ont structuré la vie politique allemande depuis la création de la République fédérale en 1949 : l’Union chrétienne-démocrate (CDU) du chancelier Friedrich Merz et le parti social-démocrate (SPD) du vice-chancelier Lars Klingbeil. En Mecklembourg-Poméranie, la situation est tellement dramatique pour la CDU qu’avec 4,9 % elle ne pourra même pas siéger au parlement régional, une première depuis 1949 et même 1946 si l’on prend en considération les premières élections organisées par les Alliés. Sans compter la disparition du parti libéral qui a dans l’histoire souvent servi d’appoint aux grands partis pour former une coalition. Quant aux Verts, ils arrivent à se maintenir avec un score non négligeable, par exemple 14,3 % à Berlin, devançant le SPD.
Les différences sont liées aux résultats obtenus par le SPD et par la gauche radicale Die Linke. Le parti social-démocrate réalise un score très faible en Saxe-Anhalt, soit 9 %, et mauvais à Berlin, soit 12,1 %, capitale longtemps dirigée par cette même formation, avec des personnalités marquantes, comme Willy Brandt et Ernst Reuter. En Mecklembourg-Poméranie, les 35,5 %, bien qu’inférieurs au résultat de l’AfD, doivent beaucoup à la personnalité de la ministre-présidente sortante Manuela Schwesig qui a personnalisé la campagne et n’a pas hésité à critiquer la politique nationale de son propre parti au sein de la grande coalition, notamment en ce qui concerne la réforme des retraites qu’elle juge injuste, d’abord pour les personnes qui ont travaillé au moins 45 ans et ne pourraient plus partir en retraite à 63 ans. D’ailleurs, ce point fait partie des sujets qu’une partie des parlementaires sociaux-démocrates souhaitent voir rediscuter avec le chancelier. Elle a pu également mettre en avant ses bonnes relations avec les milieux économiques dans un Land, le plus faible économiquement d’Allemagne, qui repense son économie maritime et voit se développer les industries d’armement.
Quant à la situation de Die Linke, elle apparaît paradoxale. Longtemps parti favori dans les Länder de l’Est, dont elle se voyait les défenseurs, elle est maintenant largement dépassée dans cette revendication par l’AfD, ne réalisant que 9 % en Saxe-Anhalt et 6,5 % en Mecklembourg-Poméranie. En revanche à Berlin, elle réalise avec 25,7 % une percée, en étant le parti de la jeunesse puisque 43 % des 16-24 ans ont voté en sa faveur. Avec sa cheffe de file Elif Eralp, fille de réfugiés turcs, qui a mis l’accent sur les difficultés de logement dans la capitale allemande et défendu l’idée d’une politique d’expropriation, elle fait émerger une nouvelle génération de responsables politiques qui devra sans doute faire des compromis pour gouverner. On le voit, le paysage politique allemand est en plein bouleversement et en mutation.
Comment expliquer la percée de l’AfD dans certains Länder ?
Il faut lire le résultat de l’AfD lors de ces dernières élections régionales à deux niveaux. D’une part, il y a une spécificité proprement est-allemande puisque 63 % des Allemands de l’Est se perçoivent comme des « citoyens de seconde classe » et que la convergence économique et sociale entre les deux parties Est et Ouest de l’Allemagne a certes bien avancé depuis l’unification mais connaît depuis plusieurs années un rythme plus lent. En juin 2026, des économistes allemands ont publié une étude au titre évocateur « Le processus de rattrapage est en danger », relevant le manque d’investissements privés et de main-d’œuvre qualifiée qui sont des freins au développement économique. Le produit intérieur brut (PIB) par habitant n’atteint à l’Est que 75 % du niveau de l’Ouest, la productivité par actif 85 % et les investissements en équipements seulement 64 %. En ce qui concerne les revenus, le salaire moyen brut en Allemagne orientale est inférieur de 800 euros à celui de l’Ouest, soit 17 %, alors que la différence entre les niveaux de vie n’est que de 8 %. Ces écarts, qui créent une vraie désillusion, sont l’un des leviers utilisés par l’AfD pour souligner le manque de considération des « partis du système ».
Cela ne suffit pas à expliquer la percée de ce parti qui domine dans les sondages nationaux et réalise aussi des scores importants lors d’élections régionales à l’Ouest, comme dans le Bade Wurtemberg le 8 mars 2026, avec 18,8 %, ou en Rhénanie-Palatinat le 22 mars 2026, avec 19,5 %. Outre un mécontentement fort à l’égard du gouvernement dont seulement 13 % des Allemands approuvent l’action, une lame de fond touche les deux grands partis traditionnels, la CDU et le SPD, qui perdent des électeurs au profit de l’AfD. Le premier perd des électeurs qui jugent la CDU trop « centriste » et insuffisamment engagée sur la question de l’identité. Le second décroche dans les catégories populaires, chez les ouvriers et les employés, qui ne voient plus en lui le parti de la justice sociale. Lors des élections fédérales de 2025, 38 % ouvriers ont voté pour l’AfD contre seulement 12 % pour le SPD. En Saxe-Anhalt, 60 % des ouvriers ont voté pour l’AfD. La question identitaire et la question sociale sont au cœur de cette évolution.
Quelles réactions ces résultats ont-ils suscité auprès de Freidrich Merz et de son parti le CDU ? L’affaiblissement de la CDU pourrait-il aboutir à une rupture progressive du « cordon sanitaire » (Brandmauer) en vue d’envisager une coalition inédite avec l’AfD pour rester au pourvoir ?
Pour Friedrich Merz, le résultat de ces élections régionales constitue un camouflet, lui qui était arrivé à la chancellerie en voulant réduire de moitié le score de l’AfD. Il est affaibli à la fois comme chancelier, donc chef du gouvernement d’une grande coalition, et comme président de la CDU dont une partie de la base a manifesté son mécontentement. Une aile de ce parti, proche du patronat et de tradition libérale, estime que les réformes de l’État providence engagées dans les domaines des retraites et de la santé ne vont pas assez loin, notamment du fait du blocage du SPD, tout comme la réforme fiscale. D’où chez certains l’idée d’un gouvernement minoritaire qui laisserait davantage les coudées franches au chancelier. Quant à l’aile sociale de la CDU, elle revendique davantage de concertation avec les syndicats et une plus grande attention aux personnes les plus défavorisées qui devraient bénéficier de correctifs.
Une partie de la CDU, pour l’instant davantage à l’Est qu’à l’Ouest, commence à douter de la stratégie du « pare-feu », du « cordon sanitaire », mise en place à l’égard de l’AfD. Certains élus locaux de la CDU observent qu’au niveau local il est possible de travailler avec les élus de l’AfD, souvent proches de la population et de ses revendications. D’ailleurs l’opinion publique est partagée au sujet d’une possible coopération avec l’AfD. Dans une enquête d’opinion d’août 2026, 27 % des Allemands se sont dits favorables à une coopération avec l’AfD, 32 % approuvent une coopération avec l’AfD « au cas par cas » et 37 % rejettent toute forme de coopération, tandis que le reste est indécis. On peut noter que 48 % des sympathisants de la CDU sont favorables à une coopération avec l’AfD « au cas par cas », ce qui montre que les lignes à ce sujet sont en train de bouger. Cette dimension est explosive pour la CDU et risque de fracturer le parti.
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Le Canada pourrait-il devenir le 28e membre de l’Union européenne et ainsi remplacer le Royaume-Uni, qui l’a quittée en 2020 ? Cette hypothèse est impossible juridiquement, puisque le Canada n’est pas situé sur le continent européen, ce qui est une condition sine qua non d’une adhésion. Le rapprochement, politique, géopolitique et économique entre l’Union européenne et le Canada n’en demeure pas moins spectaculaire.
Le Premier ministre canadien, Marc Carney, a assisté au discours sur l’état de l’Union prononcé devant le Parlement européen par la présidente de la commission Ursula von der Leyen le 16 septembre. Ce discours se veut la réplique du traditionnel, mais beaucoup plus suivi, discours sur l’état de l’Union que le président des États-Unis prononce chaque année en janvier. Le lendemain, Marc Carney s’est adressé au Parlement européen où il a été chaleureusement applaudi.
48 heures plus tard, il était reçu par le président Macron dans le territoire français de Saint-Pierre-et-Miquelon, situé au large du Canada. Ils ont affiché leur complicité et leur solidarité. Le Premier ministre canadien a appelé à une conclusion rapide d’un accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada.
Comment expliquer un rapprochement si appuyé ?
En réalité, c’est Donald Trump qui sert d’accélérateur et d’amplificateur de ce phénomène. Le Canada est souvent perçu comme un pays européen, situé sur le continent américain. Il a les mêmes valeurs que les pays européens, le même socle civilisationnel, le même attachement au multilatéralisme et au droit international, et il n’a pas la capacité d’être une puissance impériale comme les États-Unis. Il existe par ailleurs un lien fort unissant le Canada au Royaume-Uni et à la France. Cette proximité se base sur des liens coloniaux anciens, qui ont été dénoués de façon harmonieuse et non conflictuelle.
Le Canada et les Européens sont des alliés des États-Unis au sein de l’Alliance atlantique, et l’un comme l’autre est désemparé par l’attitude de Donald Trump par rapport aux partenaires traditionnels de Washington. Pour le président états-unien, l’alliance est une source d’obligations automatiques dont il veut se défaire, car il estime que cela entrave la souveraineté de son pays.
Par ailleurs, il a affiché ouvertement sa volonté d’annexer le Canada ainsi que le Groenland, qui appartient au Danemark, pays de l’Union européenne.
Dans une carte qu’il a publiée récemment, les territoires français des Caraïbes et Saint-Pierre-et-Miquelon sont également affichés comme rattachés aux États-Unis.
Ces attaques de Washington expliquent l’idée selon laquelle il faudrait front commun pour opposer une résistance à un allié qui pourrait se transformer en prédateur.
Le 20 janvier, Marc Carney avait fait un discours remarqué au sommet de Davos, plaidant pour l’alliance des puissances moyennes, afin de résister aux puissances impériales dans lequel il intégrait également la Russie et la Chine.
Il a fait même preuve de plus de fermeté que les Européens. Ces derniers ont accepté un accord commercial inégal dans lequel les exportations américaines vers le Vieux Continent ne sont pas taxées, tandis que les exportations européennes vers les États-Unis subissent une taxation de 15 %. À l’opposé, lorsque Donald Trump a décidé de taxer les produits canadiens à hauteur de 50 %, Marc Carney a déclaré qu’il ferait la même chose « au dollar prêt ».
C’est extrêmement courageux de sa part dans la mesure où l’économie du Canada est très largement dépendante du marché américain qui reçoit 75 % des exportations canadiennes. Marc Carney veut diversifier son économie et est parvenu à faire baisser ce taux à 70 %.
Le Canada et les pays européens espèrent qu’en faisant front commun, ils pèsent plus par rapport à Washington.
Cela n’a pas empêché Donald Trump d’annoncer la semaine dernière qu’il avait pris le contrôle total du Groenland. C’est une façon très particulière de présenter les choses. Les États-Unis avaient déjà des bases militaires sur ce territoire et l’accord signé reconnaît toujours la souveraineté pleine et entière du Danemark sur ce territoire. Il prévoit qu’il n’y aura pas de base militaire, russe ou chinoise sur le Groenland, ce qui était de toute façon inconcevable pour Copenhague.
Les Européens ont décidé de laisser Trump triompher médiatiquement, l’essentiel étant pour eux le fait qu’il est de plus en plus impopulaire les opinions publiques, tant européenne que canadienne.
Les gouvernements font donc contre mauvaise fortune, bon cœur, pensant qu’il est indispensable de garder des liens avec le président américain, même si cela implique certaines déconvenues.
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Nach vier Jahren Netanyahu-Regierung, dem 7. Oktober und den darauffolgenden Kriegen geht es bei dieser Wahl um die Richtung des Landes: Setzt Israel den bisherigen Kurs fort, oder setzen sich die pragmatischen Kräfte durch?
Netanyahus Lager kommt derzeit auf 46 bis 52 von 120 Sitzen. Ihm gegenüber steht ein Oppositionsblock aus den Demokraten, Israel Beitenu, Bejachad und Gadi Eisenkots Yashar, der derzeit in den Umfragen führenden Partei. Zusammen kommen diese Parteien auf mehr als 50 Sitze, verfehlen aber die für eine Regierungsbildung erforderliche Mehrheit von 61 Mandaten.
Hinzu kommen zwei vor allem arabisch-palästinensisch geprägte Parteien: die Gemeinsame Liste mit sieben bis acht und Ra’am mit vier bis sechs Sitzen. Ra’am gehörte bereits der Bennett-Lapid-Regierung von 2021 bis 2022 an.
Entscheidend könnten zwei neue Parteien werden, die beide rechts stehen. Amcha positioniert sich am radikalen Rand. Sie kritisiert Netanyahus Regierung, rechnet sich aber seinem Lager zu. Die Reservisten- und Wirtschaftspartei von Yoaz Hendel und Yaron Zelekha will sich dagegen keinem Block zuordnen. In den Umfragen liegen beide Parteien mal über der 3,25-Prozent-Hürde, mal darunter.
Derzeit hat keiner der Blöcke eine Mehrheit. Und weil mehrere Parteien bestimmte Partner von vornherein ausschließen, zeichnet sich auch rechnerisch keine klare Regierungsmehrheit ab. Gleichwohl ist die Wahl eine zentrale Weichenstellung: Der Netanyahu-Block hat sich weiter radikalisiert. In einer neuen Amtszeit würde er die Abwicklung der liberalen Demokratie weiter vorantreiben und weiter auf eine rein militärische Konfliktbearbeitung setzen. Die »freiwillige Emigration« von Palästinensern ist inzwischen sogar im Likud Mainstream. Der Oppositionsblock ist hingegen in vielerlei Hinsicht moderater, insbesondere in der Innenpolitik, aber auch gegenüber den Palästinensern. Sicherheitspolitisch gehören ihm allerdings ebenfalls Parteien mit harten Positionen an.
Vier Szenarien für die Regierungsbildung:
Netanyahu erreicht erneut eine MehrheitNetanyahu gelingt es, gemeinsam mit den bisherigen Koalitionsparteien eine Mehrheit von mindestens 61 Mandaten zu erreichen. Nach dem aktuellen Umfragestand würde er dieses Ziel verfehlen. Selbst wenn Amcha ins Parlament einzieht, fehlen dem Lager gegenwärtig mehr als fünf Mandate zur Mehrheit. Dennoch ist sein Block im Aufwind und Netanyahu ein exzellenter Wahlkämpfer.
Die Opposition übernimmt die RegierungHier sind mehrere Varianten denkbar. Eine Möglichkeit wäre eine Mehrheit der vier Oppositionsparteien allein, allerdings erreichten sie selbst in ihren besten Umfragen nur 60 Sitze, also einen zu wenig, und zudem sind die Umfragen rückläufig. Eine zweite wäre eine Koalition, die sich auf Ra’am stützt oder von der Partei geduldet wird. Das haben Bennett und Lieberman allerdings ausgeschlossen. Eine dritte Möglichkeit wäre eine Koalition mit der Reservisten- und Wirtschaftspartei, sollte diese ins Parlament einziehen.
Die politische Ausrichtung solcher Koalitionen wäre unterschiedlich: Mit Ra’am würde sie innenpolitisch und im Umgang mit den Palästinensern gemäßigter auftreten; die Reservisten- und Wirtschaftspartei vertritt dagegen eine Kontinuität der anhaltenden militärischen Härte.
Eine rechte Regierung ohne NetanyahuDiskutiert wird weiterhin eine Regierung, die weder von Netanyahu geführt wird noch auf linke, arabische oder ultraorthodoxe Parteien angewiesen ist: ein breites, klar rechts geprägtes Bündnis unter Einbeziehung zentristischer Parteien. Insbesondere Lieberman und Bennett favorisieren eine solche Lösung. Das Problem: Ohne den Likud hätte ein solches Bündnis keine Mehrheit. Es ist kaum vorstellbar, dass sich der Likud unter Netanyahu einer solchen Regierung anschließen würde, ohne selbst den Ministerpräsidenten zu stellen. Sollte Netanyahu überraschend abtreten, fiele das zentrale Hindernis für eine solche Koalition weg. Dann wäre dieses Szenario das wahrscheinlichste.
Patt und NeuwahlenKeiner der Blöcke bringt 61 Abgeordnete für eine Regierung zusammen. Dann könnte Israel erneut in eine Phase langwieriger Koalitionsverhandlungen und schließlich in Neuwahlen geraten.
Solange Netanyahu antritt, zeichnet sich keines der vier Szenarien klar ab – jedes ist möglich. Fest steht nur, dass nach der Wahl jemand seine Versprechen brechen muss, oder es kommt zur Neuwahl. Dabei geht es um mehr als die Frage, wer die nächste Regierung bildet: Es ist eine Entscheidung, inwieweit die politische Verschiebung der vergangenen Jahre zum neuen Normal Israels wird.
Gesellschaftlicher Zusammenhalt ist Voraussetzung für die Bewältigung der Umwelt-, Sicherheits- und transformationsherausforderungen des 21. Jahrhunderts. Der WBGU empfiehlt daher, gesellschaftliche, wirtschaftliche und politische Teilhabe strukturell zu stärken, Bildungsfinanzierung als Zukunftsinvestition auszugestalten, Kommunen handlungsfähiger zu machen und politische Kommunikation auf Zusammenhalt statt Polarisierung auszurichten. So kann demokratische Handlungsfähigkeit gestärkt und Sicherheit umfassender gedacht werden.
Leitautor:innen: Jörg E. Drewes, Anna-Katharina Hornidge, Aletta Bonn, Kai Maaz, Karen Pittel,Hans-Otto Pörtner, Sabine Schlacke, Claudia Traidl-Hoffmann, Joscha Wullweber
Mitautor:innen: Julia Behrens, Mareike Blum, Kerstin Burghaus, Catharina Caspari, Astrid Dähn, Verena Engelhardt, Tallulah Gundelach, Paula Haufe, Magdalena Knabl, Katharina Michael, Alexander Mitranescu, Katharina Molitor, Jürgen Orasche, Marion Schulte zu Berge, Astrid Schulz, Jan Siegmeier, Nikola Tietze
Gesellschaftlicher Zusammenhalt ist Voraussetzung für die Bewältigung der Umwelt-, Sicherheits- und transformationsherausforderungen des 21. Jahrhunderts. Der WBGU empfiehlt daher, gesellschaftliche, wirtschaftliche und politische Teilhabe strukturell zu stärken, Bildungsfinanzierung als Zukunftsinvestition auszugestalten, Kommunen handlungsfähiger zu machen und politische Kommunikation auf Zusammenhalt statt Polarisierung auszurichten. So kann demokratische Handlungsfähigkeit gestärkt und Sicherheit umfassender gedacht werden.
Leitautor:innen: Jörg E. Drewes, Anna-Katharina Hornidge, Aletta Bonn, Kai Maaz, Karen Pittel,Hans-Otto Pörtner, Sabine Schlacke, Claudia Traidl-Hoffmann, Joscha Wullweber
Mitautor:innen: Julia Behrens, Mareike Blum, Kerstin Burghaus, Catharina Caspari, Astrid Dähn, Verena Engelhardt, Tallulah Gundelach, Paula Haufe, Magdalena Knabl, Katharina Michael, Alexander Mitranescu, Katharina Molitor, Jürgen Orasche, Marion Schulte zu Berge, Astrid Schulz, Jan Siegmeier, Nikola Tietze
Gesellschaftlicher Zusammenhalt ist Voraussetzung für die Bewältigung der Umwelt-, Sicherheits- und transformationsherausforderungen des 21. Jahrhunderts. Der WBGU empfiehlt daher, gesellschaftliche, wirtschaftliche und politische Teilhabe strukturell zu stärken, Bildungsfinanzierung als Zukunftsinvestition auszugestalten, Kommunen handlungsfähiger zu machen und politische Kommunikation auf Zusammenhalt statt Polarisierung auszurichten. So kann demokratische Handlungsfähigkeit gestärkt und Sicherheit umfassender gedacht werden.
Leitautor:innen: Jörg E. Drewes, Anna-Katharina Hornidge, Aletta Bonn, Kai Maaz, Karen Pittel,Hans-Otto Pörtner, Sabine Schlacke, Claudia Traidl-Hoffmann, Joscha Wullweber
Mitautor:innen: Julia Behrens, Mareike Blum, Kerstin Burghaus, Catharina Caspari, Astrid Dähn, Verena Engelhardt, Tallulah Gundelach, Paula Haufe, Magdalena Knabl, Katharina Michael, Alexander Mitranescu, Katharina Molitor, Jürgen Orasche, Marion Schulte zu Berge, Astrid Schulz, Jan Siegmeier, Nikola Tietze
Dans la nuit du 16 et 17 septembre 2026, le Congrès américain promulgue, pour la première fois depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, de nouvelles sanctions économiques contre la Russie, visant particulièrement ses hydrocarbures et sa « flotte fantôme », comprenant ainsi les pays importateurs de gaz et de pétrole russes dont l’Inde et la Chine. Ce nouveau projet de loi soulève alors de nouvelles questions sur les relations russo-américaine. Quels sont les objectifs majeurs des nouvelles sanctions économiques imposées par Donald Trump ? Comment la Russie y réagit-elle ? Peuvent-elles alors fragiliser les relations avec ses alliés ? Enfin, que peut-on alors en déduire de la relation russo-américaine ? Le point avec Igor Delanoë, chercheur associé à l’IRIS, spécialisé sur la géopolitique de la Russie.
Quelles sont les objectifs principaux de ces nouvelles sanctions économiques engagés par Donald Trump ? Quelle position la Russie adopte-t-elle face aux sanctions ?
Ces sanctions ont un double objectif. D’une part, à l’approche des élections de mi-mandat qui s’annoncent mal pour Donald Trump, elle vise à faire taire les critiques de ceux qui affirment, outre Atlantique, que le président américain « capitule » devant Vladimir Poutine. Rappelons que le taux d’approbation de l’action de Donald Trump a dégringolé à 32 %, le niveau le plus bas jamais mesuré pour l’actuel locataire de la Maison-Blanche. Deuxièmement, ces sanctions « infernales », comme les nomme la presse américaine, ont aussi pour but que la Chine et l’Inde, les deux principaux acheteurs de brut russe, diminue considérablement leurs achats. Il s’agit aussi pour l’administration américaine de se créer un levier supplémentaire sur ces pays avec qui elle a engagé un rapport de force au sujet du déficit commercial et des tarifs douaniers. Cette manœuvre fait écho aux pressions exercées fin 2025 par Washington sur l’Inde notamment, sous forme de menaces, afin que New Delhi, alors premier client de la Russie pour les achats de pétrole, baisse ses approvisionnements en brut russe. Alors que la guerre contre l’Iran se poursuit de manière plus ou moins larvée et que la circulation dans le détroit d’Ormuz reste dangereuse, on peut imaginer que le président américain souhaite favoriser les pétroliers américains auprès des clients asiatiques. Ceci dit, ces sanctions sont de nature à accroître les tensions sur le marché international et, notamment, la hausse des prix de l’essence et de l’énergie en Europe.
Face à cette décision, Moscou ne peut que prendre acte et critiquer. Même si cela reste peu probable, il faudra voir si la Russie prendra des mesures de rétorsion dans le domaine du nucléaire civil et de l’exportation de métaux rares vers les États-Unis ; il s’agit de deux domaines où la coopération russo-américaine se poursuit. En revanche, Vladimir Poutine a signé le lundi 21 septembre un oukase qui vise à placer « sous administration externe » les actifs de la filiale russe d’une société américaine de l’Illinois, AptarGroup, spécialisée dans la fabrication d’emballages. Les actifs ont été saisis et transférés « provisoirement » a une société russe, H&N. Il s’agit clairement d’une rétorsion à la suite de l’adoption de ces nouvelles sanctions par Donald Trump. Cela constitue aussi un tournant car jusqu’à présent, les entreprises américaines étaient à l’abri à l’égard de ces confiscations décidées par le Kremlin, contrairement aux entreprises européennes, qui en ont fait les frais, et continuent d’être occasionnellement visées.
Quelles sont les marges de manœuvre dont dispose la Russie face à ces sanctions au regard de sa situation économique ? Alors que la Russie avait mis en place des stratégies de contournement face aux précédentes sanctions occidentales, celles-ci pourraient-elles perdurer alors que ces sanctions états-uniennes visent également les cinq principaux pays importateurs de gaz et de pétrole russes, dont l’Inde et la Chine ?
Hormis le fait que le prix du pétrole a augmenté ces derniers jours et que la demande en Asie reste soutenue, les marges de manœuvre russes sont minces. Dernièrement, les ventes de pétrole russe ont bondi, notamment en Extrême-Orient, sur fond d’instabilité au Moyen-Orient, et notamment à la suite de l’attaque de l’oléoduc est-ouest en Arabie saoudite. Ainsi, au cours de la semaine du 7 septembre, les recettes d’exportations de brut ont bondi à 2,4 milliards de dollars, soit une augmentation de 620 millions de dollars hebdomadaires, ce qui a ramené le niveau des exportations russes de pétrole à ce qu’il était fin mai 2026. Le pétrole ESPO (Eastern Siberia – Pacific Ocean), chargé en Extrême-Orient et vendu aux raffineries chinoises, était vendu 12,5 dollars au-dessus du prix du Brent, soit 117,1 dollars le baril. L’Urals, qui est la marque de référence pour le pétrole russe, se vendait quant à lui avec une surprime de 6 dollars par baril, et même jusqu’à 20 dollars au-dessus du prix du Brent, mi-septembre. On est donc bien loin du prix plafond décrété par le G7, fixé à 44,1 dollars par baril depuis le 1er février 2026. Selon cette mesure, tout pays qui achète du pétrole russe au-dessus de ce prix s’expose à des sanctions…
Autrement dit, la marge de manœuvre russe se situe dans la forte demande asiatique – et c’est aussi pour cela que Donald Trump a adopté ces sanctions – et le peu d’alternative existante pour les importateurs. Reste donc à voir si les Indiens et les Chinois vont obtempérer, ou braver le risque et s’exposer à des sanctions américaines en poursuivant leurs achats au même rythme. Ils peuvent aussi les poursuivre en réduisant les volumes. Les Chinois ont déjà montré l’an dernier qu’ils étaient prêts à courir le risque en achetant du pétrole transbordé dans des ports chinois à partir de navires sous sanctions. Finalement, la discussion se déplace plus du côté des relations bilatérales entre Washington et les acheteurs de pétrole russe, qu’entre Moscou et Washington. La poursuite ou la baisse des achats de brut russe reflètera, au fond, plus un rapport de force entre les Américains et les acheteurs de brut russe, qu’autre chose.
Alors que Donald Trump semblait épargner davantage Vladimir Poutine ces derniers mois, comment peut-on expliquer ce revirement ? Quel bilan peut-on plus largement dresser de l’évolution de la relation russo-américaine ?
Il faut distinguer les affaires de personne et les rapports de force entre États. Donald Trump a en effet toujours affirmé qu’il « s’entendait » avec Vladimir Poutine, et il doit certainement lui en vouloir de ne pas avoir accepté les conditions américaines pour un cessez-le-feu en Ukraine au printemps 2025. Toutefois, ces nouvelles sanctions visent tout autant à offrir un meilleur positionnement aux pétroliers américains qu’à fournir à la Maison-Blanche un nouveau levier sur Pékin et New Delhi. Relevons que Donald Trump les a adoptées juste avant l’Assemblée générale des Nations unies – institution internationale qu’il abhorre –, et après le sommet de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OSC), qui s’est tenu à Bichkek le 1er septembre, et celui des BRICS, qui a eu lieu le 13 septembre à New Delhi. Même s’il ne comprend pas nécessairement le fonctionnement de ces organisations, il doit certainement discerner une forme d’hostilité dans leurs agendas respectifs à l’égard de la domination américaine, et notamment celle du dollar. Autrement dit, ces sanctions sont aussi censées, selon moi, rappeler à l’ordre ces pays eurasiatiques – Russie comprise – vis-à-vis de leur prétention à remodeler l’ordre international en faveur de plus de multipolarité et à la dédollarisation des échanges commerciaux (sauf pour l’Inde, qui est plus prudente sur ce sujet).
Quant à la relation russo-américaine, elle a traversé trois phases depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche : une phase de reprise du dialogue et de stabilisation de la confrontation, au cours de l’hiver et au début du printemps 2025. Cette première phase est clef car elle met un terme à l’envenimement incontrôlé de la relation qui prévalait depuis 2022, sous l’administration Biden. La relation russo-américaine a ensuite traversé une zone de turbulence provoquée par la désillusion du côté des Américains, concernant leur capacité à régler la guerre en Ukraine rapidement. Menaces et ultimatums ont été brandis par Washington à l’endroit de Moscou au cours de l’été 2025, et cette phase a trouvé son terme lors de la rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump à Anchorage. Ce sommet a permis d’enrayer cette dynamique négative et de faire repartir les contacts entre Russes et Américains. Une troisième phase s’est ainsi ouverte, caractérisée par des contacts occasionnels entre représentants russes et américains, la stérilité du trialogue – Russie, États-Unis, Ukraine – sur le dossier ukrainien, sans que cela provoque pour autant une escalade dans la relation russo-américaine. Cette phase a toutefois provoqué une autre désillusion, celle des Russes cette-fois, qui se sont pris à croire, après Anchorage, à un accord même tacite avec Washington sur les modalités du règlement de la guerre en Ukraine. Nous nous trouvons toujours, d’une certaine manière, dans cette phase aujourd’hui.
En fonction du résultat des élections américaines de mi-mandat, on pourrait rentrer soit dans une nouvelle phase de tensions russo-américaines, caractérisées pourquoi pas par une reprise de l’aide directe des États-Unis à l’Ukraine. On peut aussi imaginer que la relation reste dans cette phase plateau post-Anchorage, jusqu’à la fin du mandat de Donald Trump, avec un trialogue qui aura le mérite d’exister. Ce qui est sûr, c’est qu’à Moscou, on n’attend plus grand-chose de l’actuelle administration américaine concernant le règlement de la guerre en Ukraine.
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Publié le 4 août 2026, le dernier livre blanc japonais sur la défense s’inscrit dans la continuité du tournant stratégique engagé par le gouvernement de l’archipel depuis la diffusion des trois documents de sécurité nationale de 20222 et dont la mise à jour est attendue avant la fin de l’année 2026. Ragaillardi par l’écrasante majorité dont dispose la Première ministre Sanae Takaichi au sein des deux chambres du pays et en dépit d’une situation financière préoccupante, l’actuel gouvernement estime pouvoir mettre en œuvre le renforcement militaire décidé, tout en notant l’urgence d’une adaptation du Japon à un environnement régional jugé plus dangereux que jamais. Début septembre 2026, le ministère de la Défense a demandé un budget de l’ordre de 48 milliards d’euros pour 2027.
Ainsi, le Japon cherche moins à annoncer une nouvelle stratégie qu’à justifier l’accélération de sa mutation militaire et à désamorcer le narratif relayé par la Chine et ses principaux relais médiatiques sur la renaissance d’une forme de « militarisme nippon ». Ces derniers se montrent extrêmement virulents depuis les déclarations de la Première ministre japonaise en novembre 2025 reconnaissant l’impact qu’aurait une crise dans le détroit de Taïwan sur la sécurité de l’archipel. Une « situation de menace pour la survie » du Japon selon ses propos et pouvant justifier la mise en œuvre des Forces d’Autodéfense (FAD).
Le document repose sur trois idées de fond : la Chine constitue désormais le principal défi stratégique, la guerre est entrée dans une phase de transformation technologique rapide, et la sécurité du Japon exige un effort durable de modernisation militaire, industrielle et technologique.
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Am morgigen Freitag wird der Bundestag über den von der Koalition beschlossenen Tankrabatt entscheiden. Stefan Bach, Steuerexperte am Deutschen Institut für Wirtschaftsforschung (DIW Berlin), empfiehlt eine für Geringverdienende und Pendelnde zielgenauere Alternative über den Direktauszahlungsmechanismus.
Der neue Tankrabatt ist kein zielgenaues Instrument zur Entlastung der Bevölkerung, da er nach dem Gießkannenprinzip auch Haushalten mit hohen Einkommen zugutekommt oder Freizeitfahrten fördert. Zugleich wird der notwendige Anreiz zum Energiesparen abgeschwächt. Eine zielgenauere Alternative wäre ein einkommensdifferenziertes Energiegeld. Dieses muss zunächst über den Direktauszahlungsmechanismus an alle ausgezahlt werden. Technisch steht dieser Mechanismus bereit, doch haben bisher nur wenige ihre Kontoverbindung hinterlegt. Aber wenn ein Energiegeld von beispielsweise 200 Euro ausgelobt würde, stiege die Erfassung wohl innerhalb weniger Wochen rasant an. Wer sich nicht registriert, könnte zu Weihnachten einen Gutschein über einen geringeren Betrag per Post erhalten.
Die weitere Herausforderung liegt in der Differenzierung nach den individuellen Einkommen, damit es zielgenau nur an Geringverdienende geht. Eine Einkommensprüfung bereits bei Auszahlung ist administrativ zu aufwendig, da die Finanzbehörden die aktuellen Einkommen nicht kennen. Stattdessen sollte das pauschal ausgezahlte Energiegeld bei der Einkommensteuererklärung im Folgejahr über einen gesonderten Tarif versteuert werden. Denkbar wäre beispielsweise, dass die unteren 40 Prozent der Einkommensverteilung das Energiegeld vollständig steuerfrei behalten dürfen. Bei mittleren Einkommen würde es mit steigenden Einkommen schrittweise belastet, während es die oberen 40 Prozent vollständig zurückzahlen müssen.
Ein Energiegeld von beispielsweise 200 Euro – als Weihnachtsgeld bis Mitte Dezember an alle ausgezahlt – würde den Staat zunächst mehr als 16 Milliarden Euro kosten. Durch die nachträgliche Einkommensdifferenzierung ließen sich die fiskalischen Kosten jedoch um die Hälfte reduzieren. Das wäre zwar immer noch teurer als der Tankrabatt, aber dafür zielgenau.
Pendelnden könnte man zusätzlich ein Mobilitätsgeld von beispielsweise 3 Cent je Entfernungskilometer zahlen. Das würde zusätzlich 0,8 Milliarden Euro kosten, wenn man es der oberen Einkommenshälfte bei der Einkommensteuer wieder abzieht.
À l’occasion de la parution de « Comment l’Amérique a donné l’Iran aux mollahs » signé par le grand reporter états-unien Scott Anderson (éditions Saint-Simon), Pascal Boniface revient sur les grands moments qui ont mené la chute du Shah d’Iran en 1979. D’après l’auteur, les États-Unis, aveuglés par leur confiance en leur allié et sourds aux revendications de la population iranienne, portent une lourde responsabilité dans l’arrivé au pouvoir de l’ayatollah Khomeiny.
L’ouvrage de Scott Anderson nous plonge dans les rouages qui ont contribué à la fin du régime monarchique : perception d’une soumission de l’Iran vis-à-vis de Washington, société fracturée entre un Téhéran bourgeois et une ruralité déstabilisée par une modernisation à marche forcée, et surtout méconnaissance totale par les diplomates états-uniens du pays dans lequel ils évoluaient.
Une lecture précieuse qui permet de percevoir sur un nouveau jour les errements de la stratégie de Washington dans la guerre actuellement menée à l’encontre de la République islamique.
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Fossil fuel subsidies are widespread, regressive, and environmentally costly, yet abrupt removal can raise poverty. To identify a practical reform pathway, we evaluate the effectiveness of compensatory policies grounded in existing national social protection systems. We develop a high-resolution global social accounting matrix to quantify how reallocating subsidies through actual social assistance impacts poverty, inequality, and CO2 emissions. Without compensation, reform lowers emissions but increases poverty, especially for low-income households in emerging economies. Redirecting funds via social assistance disproportionately benefits the bottom half and reduces national poverty, particularly under targeted cash transfers or expanded programs where savings are large. However, full revenue recycling is not always desirable: Once vulnerable households are adequately protected, additional recycling can weaken both fiscal and climate gains. We therefore treat full recycling through social assistance as an analytical benchmark rather than a policy prescription and show that partial, targeted recycling, as illustrated by retaining roughly 20% of savings while channeling the remainder through social protection, can still reduce poverty while preserving emissions cuts. Overall, fossil fuel subsidy reform is most effective when social assistance is used to compensate low-income households, not to absorb all fiscal savings, leaving residual revenues available for other public priorities.
Fossil fuel subsidies are widespread, regressive, and environmentally costly, yet abrupt removal can raise poverty. To identify a practical reform pathway, we evaluate the effectiveness of compensatory policies grounded in existing national social protection systems. We develop a high-resolution global social accounting matrix to quantify how reallocating subsidies through actual social assistance impacts poverty, inequality, and CO2 emissions. Without compensation, reform lowers emissions but increases poverty, especially for low-income households in emerging economies. Redirecting funds via social assistance disproportionately benefits the bottom half and reduces national poverty, particularly under targeted cash transfers or expanded programs where savings are large. However, full revenue recycling is not always desirable: Once vulnerable households are adequately protected, additional recycling can weaken both fiscal and climate gains. We therefore treat full recycling through social assistance as an analytical benchmark rather than a policy prescription and show that partial, targeted recycling, as illustrated by retaining roughly 20% of savings while channeling the remainder through social protection, can still reduce poverty while preserving emissions cuts. Overall, fossil fuel subsidy reform is most effective when social assistance is used to compensate low-income households, not to absorb all fiscal savings, leaving residual revenues available for other public priorities.