This paper investigates the impact of aid for trade (AfT) targeted at trade policies on the participation of recipient countries in global value chains (GVCs), and how this impact varies with their prevailing political regimes. In democratic countries, the need for the authorities to account for the interests of various stakeholders (e.g., lobbies, trade unions) can compromise the allocation, use, and effectiveness of AfT. In contrast, less democratic regimes are typically more insulated from political pressures, which may lead to more effective outcomes of aid. At the same time, integration into some complex GVCs requires efficient and democratic institutions, to which these products are sensitive. Employing a sample of 110 countries and data covering 2002-2018, we control for standard determinants of GVC participation, while examining the effect of AfT and the moderating role of the political regime in place. Our estimation addresses the endogeneity of aid through an appropriate instrumentation strategy. Our results suggest that the effect of AfT is mostly positive in autocratic regimes, indicating more effective trade policy reforms. When we account for regional disparities, we find evidence that AfT for trade policy is also impactful in some democratic regimes. This might suggest that the efficacy of AfT is not strictly regime-dependent, but hinges on the government’s commitment to carry out significant reforms leading to greater participation in the global economy.
This paper investigates the impact of aid for trade (AfT) targeted at trade policies on the participation of recipient countries in global value chains (GVCs), and how this impact varies with their prevailing political regimes. In democratic countries, the need for the authorities to account for the interests of various stakeholders (e.g., lobbies, trade unions) can compromise the allocation, use, and effectiveness of AfT. In contrast, less democratic regimes are typically more insulated from political pressures, which may lead to more effective outcomes of aid. At the same time, integration into some complex GVCs requires efficient and democratic institutions, to which these products are sensitive. Employing a sample of 110 countries and data covering 2002-2018, we control for standard determinants of GVC participation, while examining the effect of AfT and the moderating role of the political regime in place. Our estimation addresses the endogeneity of aid through an appropriate instrumentation strategy. Our results suggest that the effect of AfT is mostly positive in autocratic regimes, indicating more effective trade policy reforms. When we account for regional disparities, we find evidence that AfT for trade policy is also impactful in some democratic regimes. This might suggest that the efficacy of AfT is not strictly regime-dependent, but hinges on the government’s commitment to carry out significant reforms leading to greater participation in the global economy.
This paper investigates the impact of aid for trade (AfT) targeted at trade policies on the participation of recipient countries in global value chains (GVCs), and how this impact varies with their prevailing political regimes. In democratic countries, the need for the authorities to account for the interests of various stakeholders (e.g., lobbies, trade unions) can compromise the allocation, use, and effectiveness of AfT. In contrast, less democratic regimes are typically more insulated from political pressures, which may lead to more effective outcomes of aid. At the same time, integration into some complex GVCs requires efficient and democratic institutions, to which these products are sensitive. Employing a sample of 110 countries and data covering 2002-2018, we control for standard determinants of GVC participation, while examining the effect of AfT and the moderating role of the political regime in place. Our estimation addresses the endogeneity of aid through an appropriate instrumentation strategy. Our results suggest that the effect of AfT is mostly positive in autocratic regimes, indicating more effective trade policy reforms. When we account for regional disparities, we find evidence that AfT for trade policy is also impactful in some democratic regimes. This might suggest that the efficacy of AfT is not strictly regime-dependent, but hinges on the government’s commitment to carry out significant reforms leading to greater participation in the global economy.
La signature d’un accord de défense et d’assistance mutuelle en cas d’agression entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan le 7 août 2026 n’est pas une surprise en soi. Depuis quelque temps le rapprochement entre ces trois pays était en marche. Le 17 septembre 2025, l’Arabie saoudite avait conclu avec le Pakistan un accord de défense et un renforcement de la coopération mutuelle. Quant à la Turquie et à l’Arabie saoudite, elles parrainent la Syrie d’Ahmed Al-Charaa et sont très proches dans de multiples domaines.
Naissance d’un « axe sunnite » ?Bien que les signataires de l’accord s’en défendent, il s’agit bel et bien d’un « axe sunnite » en réponse à la menace équivalente côté iranien chiite. Le choix du lieu et de la temporalité pour cette signature est important. L’accord a été signé à la Mecque le lieu le plus sacré pour les musulmans sunnites. Par ailleurs, il intervient quelques jours après des attaques de milices irakiennes pro-iraniennes contre l’Arabie saoudite, la riposte saoudienne et le réveil de la menace Houthi en mer rouge.
Les limites de l’accordCet accord qui prévoit une assistance mutuelle en cas d’attaque contre l’un des pays signataires soulève cependant quelques questions qui pour l’instant n’ont pas de réponse. La première est la portée réelle de ces engagements. Le Pakistan est certes un allié de l’Arabie saoudite et la seule puissance nucléaire musulmane, mais il entretient en même temps des relations très étroites avec son voisin iranien. Il est donc peu probable que ce pays s’engage dans un conflit avec l’Iran.
La Turquie, quant à elle, a vocation à être une puissance régionale et est dotée d’une armée puissante et d’une industrie d’armement innovante et dynamique mais elle est également membre de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Elle a donc des engagements qui pourraient ne pas être compatibles avec les exigences de cet accord.
Par ailleurs, on pourrait se soulever la question de l’avenir de cette alliance. A-t-elle vocation à s’élargir à d’autres pays comme l’Égypte qui constitue une force régionale non négligeable ou le Qatar qui abrite un large contingent militaire turc ? Doha ne voudra-t-il pas rejoindre cet accord ? Qu’en est-il des autres pays de la région comme le Koweït et Bahreïn qui sont laissés seuls face à des menaces qu’ils ne peuvent conjurer ?
Les Émirats arabes unis ont pour l’instant fait le choix de consolider leur alliance avec les États-Unis et Israël pourraient s’inquiéter d’une montée en puissance de leur grand voisin saoudien.
Un affichage médiatique ou un véritable tournant ?Il est trop tôt pour mesurer la portée de l’accord du 7 août. Ce qui est clair, c’est qu’il vient conforter la position de l’Arabie saoudite vis-à-vis de l’Iran bien qu’il soit très peu probable que les choses changent sur le terrain. Téhéran en fin tacticien connait parfaitement les limites de ces engagements qui constituent avant tout un affichage qui donne un avantage symbolique à Riyad.
Riyad, de son côté, sait très bien qu’elles ne pourront pas se passer de sitôt du parapluie américain, même si celui-ci est troué et a du mal à s’ouvrir, d’autant plus qu’un tel acte n’aurait pas pu être conclu sans l’aval de Washington. Des inquiétudes pourraient surgir côté israélien mais elles seraient compensées par un renforcement de leur coopération avec les Émirats arabes unis.
L’article Arabie saoudite, Pakistan, Turquie : un accord tripartite pour quoi faire ? est apparu en premier sur IRIS.
Benyamin Netanyahou vient de rejeter la deuxième phase du plan de paix présenté par Donald Trump dans le cadre du Conseil de la paix. Annoncé en octobre 2025, ce plan global prévoyait, dans un premier temps, un cessez-le-feu — mis en œuvre mais non respecté — ainsi que la libération des otages israéliens et de prisonniers palestiniens. La deuxième phase proposait quant à elle un retrait progressif de l’armée israélienne de Gaza et le désarmement du Hamas. Si le Hamas avait accepté cette nouvelle feuille de route, le Premier ministre israélien s’y est opposé.
Quels risques cette décision fait-elle peser sur la relation entre Israël et les États-Unis ? Comment Donald Trump est-il susceptible de réagir ? En quoi le contexte actuel rend-il de plus en plus difficile la possibilité de la création d’un État palestinien ? L’analyse de Pascal Boniface
L’article Netanyahou bloque le plan de paix de Trump sur Gaza est apparu en premier sur IRIS.
Après plusieurs mois de conflit, le détroit d’Ormuz devrait prochainement rouvrir à la circulation maritime. Alors que le détroit avaient été fermé par l’Iran à la suite des frappes israélo-américaine et est utilisé par Téhéran comme levier stratégique, Donald Trump, qui avait fait de cette réouverture un objectif majeur de sa stratégie, présente cette avancée comme une victoire. Pourtant, l’accord ayant permis cette réouverture fait suite à des négociations menées entre l’Iran et Oman, sans participation des États-Unis. Cette situation relance les interrogations sur l’influence réelle de Washington au Moyen-Orient.
En quoi les tensions autour du détroit d’Ormuz fragilisent-elles la crédibilité des États-Unis sur la scène internationale ? L’Iran est-il en train de s’imposer comme un acteur incontournable de la recomposition géopolitique du Moyen-Orient ?
L’article Trump : de Superman à la mouche du coche est apparu en premier sur IRIS.
Jordanien zeigt exemplarisch, dass Aufnahmebereitschaft und internationale Unterstützung nicht ausreichen, um in langanhaltenden Vertreibungssituationen dauerhafte Lösungen zu erreichen: Trotz vergleichsweise günstiger Voraussetzungen ist für viele dort lebende syrische Flüchtlinge keine langfristige Perspektive erkennbar. Stattdessen ist durch das Zusammenspiel jordanischer Regierungsinteressen und internationaler Geberprioritäten ein System begrenzter Teilhabe für die Geflüchteten entstanden. Es ermöglicht vielen Syrer:innen, ihren Alltag unter prekären Bedingungen weitgehend eigenständig zu organisieren, bietet ihnen aber weder substantielle Rechte noch Zukunftsperspektiven. Diese Zwischenarrangements – international finanziert und auf temporären Aufenthalt ausgerichtet – haben lange funktioniert. Weil die Hilfsgelder sinken und die Rückkehrerwartungen steigen, werden diese Arrangements zunehmend brüchig. Für Geber wie Deutschland stellt sich daher die Frage, wie Unterstützung künftig gestaltet werden kann, wenn freiwillige Rückkehr für viele nicht realistisch ist, Resettlement kaum zur Verfügung steht und lokale Integration politisch blockiert bleibt.
L’arme nucléaire est un élément central des relations internationales et un enjeu majeur de sécurité et de dissuasion. À ce jour, neuf États possèdent l’arme nucléaire : les États-Unis, la Russie, la France, le Royaume-Uni, la Chine, l’Inde, le Pakistan, Israël et la Corée du Nord. Le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), signé en 1968, vise à limiter la diffusion de cette arme et à favoriser le désarmement. Toutefois, son efficacité reste limitée puisque certains États n’y ont jamais adhéré et que d’autres s’en sont retirés. Les conflits récents illustrent l’importance stratégique de l’arme nucléaire, qui constitue pour certains États une garantie contre toute intervention militaire extérieure et un moyen d’assurer la survie de leur régime. Les frappes menées par Israël et les États-Unis contre des installations nucléaires iraniennes ont ravivé les inquiétudes liées au risque de prolifération nucléaire.
En quoi le risque de prolifération constitue-t-il un enjeu majeur pour la sécurité internationale ? Un désarmement nucléaire est-il encore envisageable dans le contexte géopolitique actuel ?
L’article Géopolitique de l’arme nucléaire est apparu en premier sur IRIS.
Am 7. August 2026 übernimmt Abelardo de la Espriella das Präsidentenamt in Kolumbien. Die Amtsübergabe vollzieht sich in einem politischen Klima extremer Konfrontation und Polarisierung, das vom neuen Präsidenten aus dem rechten Lager und vom scheidenden Amtsinhaber aus dem linken Spektrum, Gustavo Petro, massiv angeheizt wird. Dadurch wird ein alter Konflikt der politischen Extreme neu entfacht, der das Land spaltet.
Die Vorbereitungen für die Amtsübergabe zeigen, wie tief die politischen Gräben sind: Entgegen der üblichen Praxis sind nicht alle noch lebenden ehemaligen Präsidenten eingeladen. Der scheidende Präsident Gustavo Petro wird nicht anwesend sein, ebenso wenig wie der bei der Stichwahl knapp unterlegene Gegenkandidat Iván Cepeda. Auf Wunsch des neuen Präsidenten findet die Feierlichkeit nicht wie üblich in der Hauptstadt Bogotá statt, sondern in Cali, der drittgrößten Stadt im Südwesten.
Zurück in traditionelle BahnenDie Machtbasis des neuen Präsidenten, die sich aus traditionellen Eliten, regionalen Clans, wirtschaftlichen Interessensgruppen, Evangelikalen und ehemaligen Generälen zusammensetzt, zielt darauf ab, die Entscheidungen der Vorgängerregierung rückgängig zu machen und das Land wieder in die traditionellen Bahnen der Machtausübung zurückzuführen. Die Gefolgschaft zum Präsidenten steht im Mittelpunkt, den Streitkräften wird eine zentrale Rolle zugewiesen und Entscheidungen werden mit den regionalen Machtgruppen ausgehandelt. Dazu gehört auch, stärker aus den Regionen heraus zu regieren. So soll die Küstenstadt Barranquilla zu einem zweiten Amtssitz des Präsidenten werden. Der unter dem neuen Präsidenten erwartete Ausschlag des Machtpendels nach rechts findet auch seinen außenpolitischen Niederschlag: Wie bereits angekündigt, will sich de la Espriella den Maximen der Außenpolitik der USA in der Region unterordnen.
Unmittelbar nach seinem Amtsantritt will der neue Präsident mit mindestens 90 Dekreten durchstarten und Entscheidungen der linken Regierung von Gustavo Petro korrigieren. Aus den Reihen der Opposition ist bereits von „Widerstand“ und „friedlichem zivilem Ungehorsam“ die Rede, um die Errungenschaften der Regierung Petro zu verteidigen. Diese werden insbesondere in Sozialreformen und der Integration bislang marginalisierter Gruppen wie Bauern, Indigenen, Afrokolumbianern und anderen Minderheiten in die Gesellschaft gesehen.
Doch das Erbe von Petro ist ambivalent: Seine erratische Regierungsführung mit anhaltenden Personalwechseln auf Ministerebene, sein impulsiver persönlicher Stil mit unerwarteten Richtungswechseln und seine Neigung zu populistischen Maßnahmen haben viele seiner einstigen Anhänger verschreckt. Die Ausrufung einer Gegenregierung zu de la Espriella und die Verweigerung der Anerkennung seines Wahlsieges tun ihr Übriges.
Vom „falschen“ Frieden zu Konflikten auf den StraßenDer neue Präsident hat deutlich gemacht, dass das Thema Sicherheit von Beginn seiner Amtszeit an Priorität haben wird. Damit kehrt Kolumbien zu einem Muster der Vergangenheit zurück, bei dem Sicherheit vor Frieden gestellt wird. De la Espriella will sich vom „falschen Frieden“ seines Vorgängers distanzieren und stattdessen hart gegen die verschiedenen Gewaltakteure im Land durchgreifen, darunter Guerillas, wiederbewaffnete Gruppen, kriminelle Organisationen und Drogenkartelle. Der seit 2016 laufende Friedensprozess ist ihm fremd, weshalb er das Amt des Hohen Beauftragten für den Frieden abschaffen und die Sonderjustiz für den Frieden (JEP), die sich mit den Verbrechen während des bewaffneten Konflikts befasst, einstellen will.
Doch viele der Ankündigungen des Präsidenten stoßen auf die Grenzen der finanziellen Möglichkeiten der Regierung: Das Defizit wird auf sechs bis sieben Prozent des Bruttoinlandsprodukts geschätzt. Diese Finanzierungslücke soll durch eine Reduzierung der öffentlich Beschäftigten, eine Steuerreform und eine Refinanzierung der Staatsschulden geschlossen werden. Es ist zu erwarten, dass de la Espriella die Schuldzuweisung an seinen Amtsvorgänger gezielt nutzt, um sein eigenes Handeln zu rechtfertigen.
Kolumbien steht damit vor heftigen sozialen Auseinandersetzungen. Zwei gegensätzliche Vorstellungen von der Zukunft des Landes prallen aufeinander. Und durch den hohen Mobilisierungsgrad sind Konflikte auf den Straßen absehbar. Präsident de la Espriella, der sich gerne als „der Tiger“ bezeichnet, wird daher gefordert sein, nicht nur seine politische Linie durchzusetzen, sondern auch die Verständigung mit der Opposition, deren Führung Ex-Präsident Petro bereits übernommen hat, zu suchen, um dem Land unnötige Kraftproben zu ersparen.
Der Nato-Gipfel vom 7. und 8. Juli 2026 in Ankara bescherte Präsident Recep Tayyip Erdoğan einen persönlichen Prestigegewinn und der Türkei eine symbolische Aufwertung ihrer Stellung in der Nato sowie als Sicherheitspartner für USA und EU. Doch die konkreten Ergebnisse waren bescheiden. Die von der türkischen Regierung wahrgenommenen sicherheitspolitischen Bedrohungen sowie das Interesse, die internationale Vernetzung voranzutreiben und die Exportchancen der expandierenden Rüstungsindustrie des Landes auszubauen, erfordern engere Kooperation mit den USA und der EU. Dadurch stößt das Leitbild der »nationalen strategischen Autonomie«, das Ankara gegenüber Washington wie Brüssel verfolgt, an seine Grenzen. Die beim Gipfel in der türkischen Hauptstadt demonstrierte Nähe zum US-Präsidenten Donald Trump könnte sich als Hindernis für das Ziel der türkischen Führung erweisen, die Türkei als europäische Mittelmacht stärker in die europäische Sicherheitsarchitektur einzubinden. Umgekehrt könnte eine Annäherung an die EU das Verhältnis zu Trump belasten. Trotz solcher Dilemmata bleibt eine strategische Rückkehr zur »klassischen Westorientierung« ausgeschlossen.
Le 25 juin 2026, Emmanuel Macron et Giorgia Meloni se sont retrouvés à Antibes, sur la côte méditerranéenne, à l’occasion du 36e sommet franco-italien. Organisée dans le cadre du traité du Quirinal, signé en 2021 pour approfondir la coopération bilatérale, cette réunion intergouvernementale a mobilisé les principaux ministères des deux pays. Le sommet a débouché sur plusieurs résultats concrets : une nouvelle feuille de route de défense pour la période 2026-2031, des avancées en matière de défense aérienne, de nucléaire civil et de coopération spatiale, ainsi qu’une coordination renforcée sur l’immigration, les enjeux méditerranéens et la lutte contre la criminalité organisée. Dans un contexte géopolitique marqué par la guerre en Ukraine, les tensions au Moyen-Orient et une politique étrangère américaine incertaine, Paris et Rome ont voulu démontrer la solidité retrouvée de leur relation.
Un dossier manquait pourtant à l’appel : l’Indo-Pacifique. Cette omission interroge, à l’heure où la région est devenue le principal centre de gravité de l’économie mondiale et l’un des foyers majeurs de la compétition stratégique internationale. La temporalité du sommet s’y prêtait pourtant : la France a actualisé sa doctrine en 2025 ; l’Italie y accroît sa présence diplomatique et navale ; l’Union européenne tente, depuis 2021, d’y donner davantage de cohérence à son action.
Faut-il y voir une simple hiérarchie des urgences ? Sans doute. Les enjeux transfrontaliers, méditerranéens et transatlantiques mobilisent naturellement l’essentiel de l’agenda politique bilatéral. Mais cette explication ne suffit pas. De nombreux sujets transverses affectent largement les deux régions : sécurité des routes maritimes, accès aux technologies critiques, résilience des chaînes d’approvisionnement, transition énergétique et rivalités normatives relient plus que jamais les deux espaces.
Une coopération franco-italienne dans l’Indo-Pacifique ne se substituerait ni aux stratégies nationales ni à celle de l’Union. Elle pourrait en revanche servir de lien entre ces différents échelons. La France apporte une présence souveraine, diplomatique et militaire ; l’Italie, une puissance industrielle et navale avec une volonté affichée de lier la Méditerranée à l’océan Indien. Ces différences ne sont pas un obstacle, elles sont le point de départ d’un partenariat utile.
L’article Après Antibes, l’Indo-Pacifique : le prochain chantier franco-italien est apparu en premier sur IRIS.