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Diplomacy & Defense Think Tank News

USA und Iran: Donald Trump auf „Schlingerkurs“

SWP - Wed, 05/08/2026 - 12:15
Am Golf wird kaum noch geschossen, sondern verhandelt. Es könnte zu einer Lösung kommen, sagt Nahost-Experte Guido Steinberg. Er bleibt aber skeptisch, ob die USA Servicegebühren an den Iran für die Passage der Straße von Hormus akzeptieren werden.

Agenda - The Week Ahead 03 – 09 August 2026

European Parliament - Wed, 05/08/2026 - 10:13
The European Parliament is in recess over the summer from 27 July to 23 August 2026.

Source : © European Union, 2026 - EP

Industriearbeitsplätze gehen im Strukturwandel verloren, produktionsnahe Tätigkeiten bleiben aber oftmals erhalten

Rund zwei Drittel der von 1975 bis 2019 abgebauten Industriearbeitsplätze wurden durch produktionsnahe Tätigkeiten im Dienstleistungssektor kompensiert – Einkommensverluste bleiben gering, wenn Beschäftigte ihren Beruf beim neuen Arbeitgeber beibehalten – Arbeitsmarktpolitik sollte stärker auf ...

Russland: "Keine demokratische Wahl"

SWP - Wed, 05/08/2026 - 05:30
Die Wahl des russischen Parlaments, der "Duma", steht an. "Die Opposition hat fast keine Einflussmöglichkeiten", so Russlandexpertin Sabine Fischer von der SWP Berlin. Es ginge um "eine mit Manipulation herbeigeführte Zustimmung zur Politik dieses russischen Regimes".

Synergies and Challenges in Financing Adaptation, Sustainable Development, and Loss and Damage

European Peace Institute / News - Tue, 04/08/2026 - 23:05

Adapting to climate impacts is more critical than ever. Average global temperatures surpassed the 1.5°C threshold in 2024, and the ten worst climate-related disasters of 2025 caused over $120 billion in insured losses alone. Yet just as adaptation becomes more urgent, climate has slipped down the global agenda, leaving the developing countries most exposed to climate impacts—and least responsible for them—to adapt with shrinking international support. 

This issue brief gives an overview of the history and current state of adaptation finance and examines how it overlaps with development finance and with loss and damage. It sets the goals agreed at COP29 and COP30 against estimated adaptation needs of $310 to $365 billion per year by 2035 and explains why, for many small island developing states and least developed countries, the form finance takes—grant-based and directly accessible—matters as much as the amount. 

The brief argues that adaptation, sustainable development, and loss and damage should complement one another rather than compete for scarce, siloed funding. It makes the case for strict criteria on what counts as climate finance rather than the automatic separation of climate and development projects, and for multilateral climate finance to grow, grant-based funding to expand, and climate resilience to be mainstreamed across all development efforts. This will ensure the international system is ready to deliver when political will to tackle climate change returns. 

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PH rejects anew China's 'nature reserve' declaration

Globalsecurity.org - Tue, 04/08/2026 - 14:00
The Philippine government continues to reject China's declaration of Bajo de Masinloc as a "nature reserve," warning Beijing against implementation of any measure in the feature.

PLA documentary debuts H-6N bomber carrying single large missile; weapon capable of anti-ship and ground strikes: expert

Globalsecurity.org - Tue, 04/08/2026 - 14:00
In the latest episode of a PLA documentary focusing on joint operations, striking footage shows two J-20 stealth fighters escorting an H-6N bomber carrying a large missile under its fuselage, rather than the smaller missiles typically seen under the wings. A military affairs expert says the missile could be a powerful air-launched ballistic missile capable of conducting anti-ship or ground-strike missions.

Telephone conversation with President of Brazil Luiz Inacio Lula da Silva

Globalsecurity.org - Tue, 04/08/2026 - 14:00
Vladimir Putin had a telephone conversation with President of Brazil Luiz Inacio Lula da Silva at the initiative of the Brazilian side.

China’s Secret Nuclear Tests

SWP - Tue, 04/08/2026 - 02:00

The United States has accused China of conducting secret nuclear weapons tests in violation of international norms and testing moratoria. Because of its comparatively limited historical testing record, China has strong incentives to obtain additional test data for the modernization of its nuclear weapons programme. Thus, it would be dis­advantageous for Washington to respond by resuming underground nuclear testing, as Russia and China would benefit more from the erosion of international testing norms. For their part, Germany and Europe can take only limited action by promoting greater transparency and confidence-building measures.

Orientations de la coopération franco-coréenne pour la formation des personnels des sous-marins à propulsion nucléaire

IRIS - Mon, 03/08/2026 - 16:59
À télécharger

Cette note a été initialement publiée en anglais sur le site du Sejong Institute sous la forme d’un Sejong Focus le 21 juillet 2026. Elle fait suite à la note IRIS du même auteur en date du 1er juillet 2026 et sa proposition de développer une « Coopération franco-coréenne pour la construction du sous-marin à propulsion nucléaire (SNA) sud- coréen ». Elle propose également de renforcer la coopération bilatérale entre la France et la Corée du Sud dans le cadre du futur programme de SNA en abordant la question de la formation du personnel sud-coréen navigant et technique destinée à servir dans le cadre de ce programme très important pour Séoul.

Ces deux papiers complémentaires s’inscrivent dans la perspective de la visite du président sud-coréen Lee Jae-myung en France les 7 et 8 septembre 2026 avec le souhait d’approfondir la coopération stratégique entre les deux pays dans un domaine structurant.

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Ceuta : anatomie d’une crise

IRIS - Mon, 03/08/2026 - 15:03

Les 30 et 31 juillet, un afflux important de migrants est entré dans l’enclave espagnole de Ceuta. Environ 50 000 à 60 000 personnes, majoritairement des hommes, dont de nombreux mineurs, ont traversé la frontière à la nage depuis la ville de Fnideq. Cet afflux d’une ampleur inédite a provoqué une crise humanitaire et diplomatique. Si la situation a été maîtrisée rapidement et que la majorité des personnes ont été reconduites au Maroc, plusieurs personnes ont perdu la vie lors de cette traversée. Située sur le continent africain, à la frontière avec le Maroc et à une quinzaine de kilomètres des côtes espagnoles, Ceuta est un territoire sous souveraineté espagnole, mais revendiquée par le Maroc. Cette situation réanime le débat autour de l’enclave et des relations entre l’Espagne et le Maroc.

Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a été critiqué pour son manque de communication face à cette crise et certains pays européens, comme l’Italie et le Danemark, sont même allés jusqu’à remettre en question les accords de Schengen sur la libre circulation des personnes. Ces prises de position interrogent sur la solidarité européenne pourtant prônée par ces pays sur les questions des gestions des migrations. L’Espagne cherche à préserver ses relations diplomatiques avec le Maroc, les deux pays ayant signé un traité d’« amitié, de bon voisinage et de coopération » en 1991. De même, cette volonté de maintenir le dialogue est importante puisque l’Espagne, le Maroc et le Portugal organiseront conjointement la Coupe du monde de football masculine en 2030.

Comment expliquer l’afflux d’un aussi grand nombre de personnes vers l’enclave de Ceuta ? En quoi cette crise révèle-t-elle des difficultés plus profondes de la société marocaine ? Dans quelle mesure cette situation peut-elle affecter les relations entre l’Espagne et le Maroc ?

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Ein harter Schlag gegen die Schattenflotte

SWP - Mon, 03/08/2026 - 14:52
Sie ist die Lebensader der russischen Wirtschaft: die Schattenflotte, mit der das russische Regime sein Rohöl in die Abnehmerländer exportiert. Doch im Moment ist diese Flotte geschwächt. Von der Ukraine werden ihre Tanker beschossen und zerstört, von immer mehr europäischen Ländern bei der Durchfahrt durch Nord- und Ostsee aufgehalten. Und dabei ginge noch mehr.

Une géopolitique du mariage homosexuel sous Vladimir Poutine : le cas Zabiiako-Kasatkina

IRIS - Mon, 03/08/2026 - 12:33
Des corps glorifiés aux corps interdits

Depuis son arrivée au pouvoir, Vladimir Poutine utilise les corps et le sport pour raconter le redressement de la Russie. Le concept de « sportokratura » permet de qualifier ce système dans lequel dirigeants, oligarques et athlètes sont mobilisés au service de l’État. La médaille devient une preuve de puissance. Le corps de l’athlète porte un drapeau, consolide un récit et participe au prestige du pouvoir. Bien sûr, ce dispositif possède une dimension profondément genrée. Son corps idéal est performant, sain, patriote et disponible pour la nation. Il prolonge l’image que Vladimir Poutine construit de lui-même par le judo, le hockey ou ses mises en scène torse nu. Cette virilité présidentielle sépare les corps conformes, dignes d’être montrés, des corps jugés déviants. Il crée également une place spécifique et genrée pour la femme dans la société russe. Naturellement, le discours contre ce qu’il appelle « la propagande LGBT » complète ainsi la sportokratura.

Le tournant se produit en 2013-2014. En juin 2013, la Douma adopte presque à l’unanimité une loi interdisant auprès des mineurs la « promotion de relations sexuelles non traditionnelles ». Quelques mois plus tard, la Russie accueille les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de Sotchi. Le Kremlin montre une nation moderne et victorieuse tandis que les personnes LGBT+ sont sommées de se taire. Puis, en mars 2014, Vladimir Poutine réactive le programme soviétique GTO, « Prêt au travail et à la défense », destiné à produire une population robuste et disponible pour la patrie. Le pouvoir façonne les corps qu’il souhaite voir et efface ceux qui troublent son récit.

Daria Kasatkina et Natalia Zabiiako appartiennent d’abord à la première catégorie. Demi-finaliste à Roland-Garros en 2022 et ancienne huitième mondiale, Kazatkina offre au tennis russe une figure de réussite. Zabiiako obtient une médaille d’argent olympique par équipes en 2018 pour l’équipe russe alors sous bannière neutre en raison du scandale de dopage d’État. Dans le contexte de la défiance russe vis-à-vis de l’Occident, elles participent au narratif poutinien selon lequel la Russie serait une forteresse assiégée par l’UE et l’OTAN, gardienne des « valeurs traditionnelles ». Puis leur corps échappe au scénario. En juillet 2022, les deux femmes révèlent leur homosexualité, officialise leur relation, et condamne la guerre en Ukraine. Une triple annonce inédite à l’heure de l’invasion russe. Les deux championnes chargées d’incarner la Russie deviennent, par leur seule existence publique, une contestation de la norme imposée par le Kremlin : il leur est depuis impossible de revenir dans leur pays natal.

La guerre culturelle russe contre l’Occident

La répression ne commence pas avec l’invasion de l’Ukraine mais elle change d’échelle avec elle. En 2020, la Constitution russe avait déjà défini le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme. À partir de décembre 2022, la loi de 2013 est étendue à l’ensemble de la population. Toute représentation positive ou simplement neutre des identités LGBT+ peut désormais être sanctionnée, qu’elle s’adresse à des enfants ou à des adultes dans l’espace public, les médias ou des ouvrages de littérature. Enfin, en novembre 2023, la Cour suprême franchit une nouvelle étape en qualifiant d’extrémiste un soi-disant « mouvement LGBT international » qui ne possède pourtant ni direction, ni structure, ni existence juridique identifiable.

Ce durcissement s’inscrit dans la guerre culturelle menée parallèlement à la guerre militaire. Le Kremlin présente l’invasion de l’Ukraine comme la défense d’une civilisation russe assiégée par un Occident décadent. Dans cette représentation, l’Ukraine constitue à la fois un front territorial et un front moral. Son rapprochement avec l’Union européenne menacerait la sécurité de la Russie, mais également son identité, sa famille et sa démographie. Les personnes LGBT+ ainsi que les féministes deviennent les figures commodes de cette altérité. Elles permettraient de rendre visible un ennemi occidental décrit comme faible, dévirilisé et corrupteur. La politique anti-LGBT et antiféministes de l’État russe possède dès lors une fonction géopolitique. Elle distingue un « nous » russe, viril, orthodoxe et souverain, d’un « eux » occidental accusé d’avoir sacrifié ses traditions. Ce langage circule auprès de gouvernements illibéraux, de mouvements religieux conservateurs et de réseaux masculinistes. La Russie ambitionne ainsi de produire ses propres normes et de fédérer une internationale réactionnaire.

Kasatkina et Zabiiako rendent cette construction visible parce qu’elles en paient directement le prix. Les deux femmes ne sont plus retournées en Russie après leur coming out et leurs déclarations contre la guerre. Lorsque Kasatkina choisit l’Australie en 2025, elle explique ainsi que vivre ouvertement son homosexualité ne lui laissait guère d’autre possibilité. Sortir du placard conduit finalement à sortir du drapeau. Le changement de nationalité sportive se transforme en exil, en migration politique et en recherche de protection.

Se marier sous d’autres lois

Bien sûr, le choix de se marier en Grèce ajoute une dimension supplémentaire. Depuis février 2024, la Grèce est le premier pays de tradition chrétienne orthodoxe à avoir légalisé le mariage homosexuel, malgré l’opposition de son Église. Une décision qui brise le monopole moral revendiqué par Moscou. L’orthodoxie ne conduit pas mécaniquement au modèle politique russe. Un autre chemin existe, fondé sur la reconnaissance juridique des couples homosexuels et sur l’appartenance à l’espace normatif européen. De son côté, l’Australie joue un rôle différent. En accordant sa citoyenneté à Kasatkina et en l’accueillant sous son drapeau, elle transforme la protection des libertés en ressource d’attractivité. La Russie perd une ancienne numéro un nationale tandis que l’Australie gagne une joueuse et une figure incarnant les valeurs qu’elle entend projeter. Ici, le soft power se mesure à la capacité d’un État à offrir un avenir aux corps repoussés par d’autres États.

Et la cérémonie du mariage n’échappe pas à la guerre. Les joueuses de tennis russes Mirra Andreeva et Anastasia Pavlyuchenkova y côtoient leurs homologues ukrainiennes Nadiia Kichenok et Yuliia Starodubtseva. Leur présence suscite des critiques en Russie mais aussi… en Ukraine, notamment de la part de la joueuse Oleksandra Oliynykova. « Pendant qu’à une fête avec des Russes résonne “Lioubi menia, lioubi” (“Aime-moi, aime-moi”), moi, je vis la guerre. Et je ne me tairai pas. », a-t-elle déclaré sur Instagram. Dès lors, l’évènement devient une petite scène de la fracture sportive provoquée par la guerre, avec ses solidarités personnelles et ses lignes rouges. Deux anciennes représentantes du sport russe ont dû se placer sous la protection d’autres lois pour rendre leur couple pleinement visible. L’une a remporté une médaille olympique sous bannière neutre en raison du système de dopage russe. L’autre a joué sans drapeau après l’invasion de l’Ukraine avant d’en choisir un nouveau. Leurs parcours dessinent en creux les crises successives de la puissance russe et les prises de position de certains pays occidentaux à cet égard.

Ce mariage s’inscrit enfin dans une fracture idéologique plus large. Sans confondre leurs régimes politiques, Vladimir Poutine et Donald Trump participent à une même séquence conservatrice transnationale, dans laquelle la virilité, la famille traditionnelle et la dénonciation de « l’idéologie du genre » deviennent des marqueurs de souveraineté. Le masculinisme fonctionne alors comme un langage géopolitique : il définit l’ordre intérieur, désigne des adversaires et rapproche des gouvernements aux intérêts pourtant différents. D’autres États font au contraire de l’égalité des droits et de la reconnaissance des minorités sexuelles des éléments de leur attractivité. La ligne de fracture ne sépare donc plus simplement l’Est de l’Ouest, ni même les démocraties des régimes autoritaires. Elle oppose deux conceptions de la nation, du corps et de la liberté.

Finalement, ce mariage participe d’une nouvelle géographie transnationale. La Grèce fournit le cadre juridique de leur union, l’Australie une nouvelle citoyenneté à Kasatkina, tandis que le circuit international assure leur visibilité publique. Leur trajectoire montre comment un choix de politique intérieure peut produire des effets géopolitiques : circulation des talents, changement d’allégeance nationale, redistribution du capital symbolique sportif et, enfin, conflits de représentations. En plaçant les « valeurs traditionnelles » au centre de son projet politique, le Kremlin redéfinit aussi les conditions d’appartenance à la nation en forçant à l’exil un certain nombre de ses concitoyens et concitoyennes. L’histoire sportive des deux championnes demeure liée à la Russie mais leur avenir s’inscrit désormais sous d’autres drapeaux.

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So schadet der Börsenboom der Demokratie

Von hohen Aktienkursen profitieren Reiche besonders stark. Ärmere hingegen werden durch steigende Preise und Mieten zunehmend abgehängt. Das ist politisch gefährlich., Als Elon Musk Anfang Juni 2026 mit dem geplanten Börsengang von SpaceX offiziell zum ersten Billionär der Menschheitsgeschichte aufstieg, war das Medienecho gewaltig. Kaum Aufmerksamkeit hingegen erhielt die Tatsache, dass dies kein Ausreißer, sondern Symptom einer strukturellen Verschiebung ist, ...

Les mauvais calculs de l’Iran

IRIS - Fri, 31/07/2026 - 16:39
Les limites de la diplomatie

Pendant toute la première partie du conflit, les Saoudiens ont essayé de retenir les Américains, et ont privilégié la voie de la diplomatie pour préserver des relations de voisinage, qu’ils estiment essentielles pour la préservation du système en place.

La volonté persistante de l’Iran de contrôler le détroit d’Ormuz met en péril l’économie de toute la région et place tous les pays riverains sous la tutelle et le bon vouloir des Iraniens, qui peuvent autoriser, ou non, le passage des navires dans le détroit.

Pendant des mois, les Saoudiens et les autres pays du Golfe ont laissé faire la diplomatie pakistanaise et qatarie dans l’espoir d’éviter une escalade dont les conséquences auraient été imprévisibles. La dernière tentative omanaise d’une co-gestion du détroit par les deux pays a été rejetée par l’Iran.

Savoir s’arrêter ou pas

Téhéran aurait pu s’arrêter là et encaisser les bénéfices de cette première partie remportée contre les Américains et leurs alliés israéliens. Mais comme on dit « Jupiter rend fou celui qu’il veut perdre ». L’Iran par son intransigeance due, sans doute aux querelles internes qui agitent le régime, ont voulu pousser leur avantage quitte à commettre des fautes qui pourraient leur coûter très cher.

En incitant les rebelles Houthis à ouvrir un nouveau front et à interdire la navigation dans le détroit de Bab el-Mandeb aux navires battant un pavillon saoudien, Téhéran risque de réveiller un conflit que le monde avait oublié. Les conséquences pour la partie du Yémen contrôlée par les Houthis pourraient être désastreuses pour eux.

L’Irak fragilisé depuis l’invasion américaine de 2003 fait face de profondes divisions internes. L’Iran maintient son influence sur les milices chiites qui leur sont affiliées. Les attaques contre le Koweït, la Jordanie et l’Arabie saoudite ont été lancées à partir du territoire iraquien.

Le réveil de l’Arabie saoudite

La réaction de l’Arabie saoudite qui a récemment participé aux côtés des Etats-Unis à un raid aérien contre ces milices iraquiennes est un signal clair de changement de politique de la part de Riyad. Les Saoudiens avaient encaissé des coups sans réagir, comme la plupart des pays Golfe. Aujourd’hui, ils font savoir que la neutralité n’est plus de mise. Le raid combiné aurait causé la mort de six « conseillers » iraniens de haut rang qui œuvraient aux côtés des milices chiites.

Autre signe de mauvaise humeur des Saoudiens est l’annulation de la visite que devait effectuer le 30 juillet, Ali al-Zaïdi, le Premier ministre iraquien en Arabie saoudite. Les attaques au départ du territoire iraquien sont lancées à partir de Bassora contre le Koweït voisin, mais aussi à partir de la province de Salâh ad-Dîn et contre Erbil au Kurdistan.

En visant le Kurdistan iraquien l’Iran prend le risque de mobiliser contre eux les factions kurdes qui jusqu’ici avaient refusé de se joindre à l’attaque contre l’Iran. Ce serait une grave erreur stratégique qui permettrait une offensive terrestre qui a fait défaut à Washington jusqu’ici.

Le calcul iranien selon lequel les pays du Golfe se détacheront des Etats-Unis et qu’ils ne riposteront pas s’est avéré faux. Les Émirats arabes unis, le Koweït et la Jordanie avaient déjà participé de façon discrète à des raids de riposte contre l’Iran. Le fait que les Saoudiens annoncent officiellement leur participation à un raid contre des proxies iraniens est un signal clair que la donne a changé.

Une capacité opérationnelle limitée, mais un redoutable arsenal

Les armées des pays du Golfe disposent d’un formidable arsenal ultra moderne. Si les capacités opérationnelles des pays de la région ne sont pas optimales, il n’en demeure pas moins que cette force considérable, en appui des Américains, pourrait décupler les dommages infligés à l’Iran en cas de conflit total.

De plus, en s’attaquant à l’Égypte par le lancement de drones contre le port de Damiette et en gênant la navigation en mer Rouge, et par conséquent à travers le canal de Suez (une des principales ressources du pays), c’est un autre pari risqué qui est pris. L’Égypte dispose de grandes capacités militaires qu’elle n’hésitera pas à joindre à ses alliés américains et du Golfe, dont elle dépend financièrement en grande partie.

Le frein serait la reprise de la participation israélienne aux attaques contre l’Iran. L’Arabie saoudite et d’autres pays du Golfe ainsi que l’Égypte rechigneraient à joindre leurs forces à une coalition israélo-américaine.

La situation en Iran actuellement semble être un processus de fuite en avant semblable à celui que la France a connue sous la Terreur. Les dirigeants risquent de devoir affronter dans les prochaines semaines ou mois des coalitions bien plus importantes que celles qu’ils ont affrontées jusqu’à maintenant. Que feront les pays occidentaux dans cette équation ?

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Infantino nous Trump énormément

IRIS - Fri, 31/07/2026 - 10:47

L’UEFA a adressé un ultimatum sans équivoque à Gianni Infantino : si la privatisation de la Coupe du monde n’est pas abandonnée, les équipes européennes, piliers sportifs, médiatiques et financiers de la compétition, se retireront. Sans elles, la Coupe du monde perdrait son essence et son rayonnement. Après s’être cru intouchable à l’issue de la Coupe du monde 2026, Infantino se retrouve dos au mur.

Son alliance avec Donald Trump l’avait encouragé à multiplier les dérapages : exclusion de supporters de pays modestes, éviction d’un arbitre somalien, marginalisation de l’équipe d’Iran, ou encore mi-temps transformées en pauses publicitaires interminables. Autant de décisions qui ont altéré l’intégrité du football. L’UEFA, forte de son indépendance financière, refuse de se soumettre, contrairement à certaines fédérations plus vulnérables, achetées par des promesses de subventions. Le problème est clair : en sacrifiant l’éthique sportive sur l’autel des intérêts privés, Infantino risque de réduire la Coupe du monde à un simple produit de consommation, vidé de son âme.

Pourtant, les recettes de la compétition n’ont cessé de croître, portées par une audience toujours plus large et des sponsors enthousiastes. La privatisation n’est donc pas une nécessité économique, mais bien une manœuvre personnelle. Le vrai projet d’Infantino était de créer une entité commerciale avec des alliés de Trump pour s’enrichir et partager les bénéfices avec une élite restreinte. Une dérive qui dépasse même les scandales de l’ère Blatter, alors que l’enquête du FBI en 2015 contre la FIFA n’était déjà qu’une réponse des États-Unis à l’attribution des Coupes du monde 2018 et 2022 à la Russie et au Qatar.

Aujourd’hui, la révolte gronde. L’UEFA, la CONCACAF et d’autres fédérations envisagent un boycott, voire la création d’un tournoi concurrent. Jusqu’où ira cette résistance pour préserver l’intégrité du football ? Infantino, dont la réélection est désormais incertaine, devra-t-il céder ? Une chose est certaine : sa vision, où l’argent prime sur le sport, menace l’avenir du football. La solution résiderait-elle dans l’émergence d’un opposant capable de lui tenir tête, à l’image de ce qu’aurait fait Michel Platini ?

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