La campagne municipale dans la capitale est bien lancée et les piques entre candidats sont de sorties. Invité de Sud Radio ce mercredi matin, David Belliard, le chef de file des écologistes aux municipales, a dénoncé la « trumpisation » de la droite parisienne, menée par Rachida Dati, également candidate à la mairie de Paris.
En quoi aujourd’hui Rachida Dati est trumpisée, lui demande alors le journaliste. « Vous voyez bien ses vidéos, c’est beaucoup d’idéologies, d’instrumentalisation notamment de la pauvreté », répond l’élu écologiste, dénonçant « des fake news » de la part de la ministre de la Culture qu’il qualifie « d’adversaire » et même « d’ennemie » politique.
La droite parisienne menée par Rachida Dati « est une droite régressive, qui lutte contre le logement social, qui lutte contre l’encadrement des loyers, qui souhaite faire revenir des voitures », confie-t-il.
Une candidature commune à gauche ?Avec la campagne des municipales lancée, le maire adjoint à la mairie de Paris estime désormais, que « ce sera projet contre projet ». « La gauche n’a rien à voir avec cette droite régressive, anti-écolo et anti-social », poursuit-il.
Mi-décembre, les militants écologistes et communistes ont validé le projet d’union qui prévoit que leurs chefs de file respectifs se rangent derrière le socialiste Emmanuel Grégoire pour le scrutin de mars prochain.
Interrogé également sur la possibilité d’une candidature commune pour la gauche plus large, incluant la députée Sophia Chikirou, candidate LFI, l’élu conclut : « Je suis favorable à ce qu’à la fin il n’y ait qu’une candidature de gauche mais pour l’heure, commençons la campagne ».
Des températures négatives persistantes, plus de 3 500 personnes contraintes de dormir dehors chaque nuit, une saturation des dispositifs d’hébergement d’urgence et même un sans-abri mort vraisemblablement de froid dimanche soir. Voilà la situation à Paris en ces derniers jours de l’année 2025, où l’activation - dimanche soir - du plan grand froid par la préfecture de région n’a pas manqué de faire réagir.
Dès la fin de semaine, et alors que le mercure chutait à Noël, nombreux élus parisiens demandaient à l’État d’agir pour éviter un drame. Sauf que sans réponse positive de la préfecture de région, la Ville de Paris avait dû elle-même multiplier les initiatives. Six gymnases réquisitionnés pour accueillir 800 personnes, huit bâtiments municipaux transformés en abris pour en héberger 600 autres… « On pousse les murs », résumait vendredi Léa Filoche, adjointe d’Anne Hidalgo en charge des solidarités.
Une situation anormale pour nombre de candidats aux élections municipales de mars prochain. À gauche, on a demandé d’activer plus rapidement ce dispositif, qui permet l’ouverture de places supplémentaires mais aussi le renforcement des maraudes. « Chaque nuit sans décision met des vies en danger », tonnait le candidat socialiste Emmanuel Grégoire vendredi soir, demandant à ce que l’État « (mette) à disposition ses bâtiments vacants et (réquisitionne) les logements vides depuis trop longtemps ».
Ouvrir et réquisitionner plusL’opportunité pour lui d’affirmer qu’en cas de victoire en mars prochain, il ouvrirait « plusieurs centres supplémentaires dans l’ensemble de la capitale, supposant de rééquilibrer les efforts d’ouest à l’est ». Dans ce sens, « les maires d’arrondissement qui n’assureront pas le partage de l’effort devront être sanctionnés ».
Son allié dans l’union de gauche, le communiste Ian Brossat, a proposé (une nouvelle fois) la réquisition de l’ancien hôpital du Val-de-Grâce (Ve arrondissement), fermé depuis bientôt dix ans. « Chaque lit, chaque salle chauffée, chaque bâtiment disponible doit être immédiatement mobilisé », écrit-il.
Ce à quoi le conseiller de Paris Centre Aurélien Véron, soutien de Rachida Dati (LR) dans la course à l’Hôtel de Ville, a listé l’Académie du Climat (IVe), les anciennes mairies du Ier et du IIe arrondissement comme espaces disponibles. « Moins de discours, des actes. La solidarité, ce n’est pas une tribune ! », a-t-il écrit.
Dans le même temps, la candidate LFI, Sophia Chikirou, appelle aussi les élus de gauche en place à agir. « J’en appelle à la majorité sortante, à Anne Hidalgo et Emmanuel Grégoire, Ian Brossat et David Belliard : il faut mettre en place une grande opération de mise à l’abri avec ouverture de jour et de nuit de lieux chauffés et distribution de repas chauds. Réquisitionnez les logements vides ! Agissez au nom des Parisiens et Parisiennes. N’attendez pas de compter les morts ! », exigeait elle sur les réseaux sociaux.
Pour que la Ville n’attende pas l’ÉtatLa députée de la France insoumise qui redit « que les pouvoirs de police du maire permettent de réquisitionner des bâtiments vides lorsque l’absence de logement créé une situation d’urgence humanitaire, d’atteinte à la dignité humaine ou à l’ordre public. C’est le cas aujourd’hui à Paris mais la maire actuelle de Paris n’utilise pas ses pouvoirs ».
Sur le sujet, le candidat Horizons (et soutenu par Renaissance), Pierre-Yves Bournazel, regrette que « la mairie et l’État se renvoient la balle », « une hostilité et querelle politicienne qui n’a pas lieu d’être ». L’élu du XVIIIe ajoutant que pour cet épisode de froid, qui doit se poursuivre encore plusieurs jours, le nombre de places d’hébergement d’urgence ouvertes par la préfecture (plus de 600), est loin d’être suffisant.
On estime à 3 500 le nombre de personnes qui dorment à la rue dans la capitale selon un décompte lors de la nuit de la solidarité. Un nombre « largement sous-estimé » selon l’association Utopia 56.
Ainsi, Pierre-Yves Bournazel, cartographie à l’appui, avec « 25 sites à la main de la mairie de Paris (…) qui peuvent être mobilisés dès maintenant pour accueillir les personnes sans abri ». Dans le détail, 21 gymnases inutilisés, mais aussi l’ancienne mairie du IIe ou encore l’Académie du climat. Le candidat estime que 3 000 personnes pourraient être accueillies dans ces sites « jusqu’à la fin de la période de grand froid annoncée au 11 janvier ». Le mercure devrait repasser sous la barre des 0°C pour cette nuit de la Saint-Sylvestre.
Un drame terrible s’est joué à la station Denfert-Rochereau (XIVe arrondissement de Paris) mardi soir. Aux alentours de minuit, un homme de 42 ans est décédé, percuté par un métro de la ligne 6 qui arrivait en station, en direction de Charles de Gaulle - Étoile.
Selon des sources concordantes, l’homme était malvoyant, une source policière indiquant qu’il marchait avec une canne blanche. Le parquet de Paris indique que « la vidéosurveillance le montre s’avancer au bord du quai et chercher une porte, probablement après avoir entendu l’entrée en station du métro circulant en sens inverse ».
Le trafic interrompu dans le secteurAprès quoi cette personne a chuté sur les voies avant d’être percutée par le métro qu’il attendait. Malgré l’intervention rapide des pompiers, qui ont tenté de le réanimer et qui l’ont ramené sur le quai, il a été déclaré décédé.
Suite à ce drame, le trafic de la ligne 6 a été interrompu entre les stations Raspail et Place d’Italie jusqu’à la fin de service. La RATP indique que le conducteur du métro, « très choqué, a été pris en charge par son encadrement ». Le parquet de Paris fait savoir qu’une enquête en recherche des causes de la mort a été confiée au commissariat du XIVe arrondissement.
Pour le passage à la nouvelle année, le Réveillon du 31 sur les Champs-Élysées est une tradition parisienne depuis maintenant 2014, attirant des centaines de milliers de personnes, bravant le froid, venant célébrer le réveillon dans une ambiance festive et une grande messe populaire.
Si le traditionnel compte à rebours et le spectaculaire feu d’artifice sont maintenus pour le Réveillon 2026, la Mairie de Paris a dû renoncer à des concerts et spectacles organisés depuis deux ans, et ce à la demande de la préfecture de police, afin de mieux gérer l’affluence et garantir la sécurité de tous.
Néanmoins, l’avenue la plus emblématique du monde promet toujours un moment magique pour célébrer les douze coups de minuit.
Mapping 3D, Compte à rebours et feu d’artificeCette année, le thème du Réveillon 2026 sera « Les arts et la pensée », succédant à l’édition précédente « Paris sur son 31 ! ». L’avenue sera piétonne dès 19 heures pour accueillir le public.
À 23h50, une projection artistique (mapping) illuminera l’Arc de Triomphe. Cette « création visuelle », accompagnée d’une œuvre musicale originale signée Ena Eno et André Manoukian, transformera le monument en un tableau vivant, célébrant Paris comme un carrefour des arts, un atelier créatif vibrant et un foyer littéraire.
Le spectacle rendra hommage au 70e anniversaire du jumelage entre Paris et Rome, qui sera célébré en 2026. Après les Jeux olympiques l’an dernier, le sport ne sera pas en reste, avec des références « subtiles » aux succès marquants du PSG durant l’année écoulée (Ligue des champions, et même le Ballon d’Or d’Ousmane Dembélé).
Le mapping culminera avec le compte à rebours traditionnel avant le passage à la nouvelle année.
À minuit, un flash blanc total marquera le début d’un feu d’artifice de 10 minutes, pour un final en apothéose. Une playlist musicale 100 % féminine, ponctuée d’un clin d’œil à l’Italie, rythmera ce moment.
Le spectacle se clôturera sur l’emblématique « Imagine » de John Lennon, invitant à débuter l’année sous le signe de « la paix, de l’espoir et de la fraternité ».
Conseils pratiques pour venir sur les Champs pour le réveillon du 31Pour vivre pleinement ce grand moment populaire, une bonne organisation est essentielle :
Quand arriver ? L’affluence est chaque année très importante. Pour vous assurer une place de choix et profiter au mieux du spectacle face à l’Arc de Triomphe, il est fortement conseillé d’arriver tôt, dès 19h00, heure à laquelle l’avenue sera rendue piétonne et les points d’accès ouverts.
Accès aux Champs-Élysées : L’avenue sera sécurisée et uniquement accessible via trois points d’entrée principaux pour des raisons de sécurité, avec contrôles. Par le sud et le Nord : via la place Franklin D. Roosevelt. Par l’est : via la place de la Concorde. Aucun accès par la place de l’Étoile ne sera possible.
Transports en commun : Privilégiez impérativement les transports en commun, qui seront gratuits et fonctionneront toute la nuit du 31 décembre (dès 17h00) au 1er janvier (jusqu’à midi). Cependant, attention : plusieurs stations de métro et de RER seront fermées dès 16 heures pour garantir un accès sécurisé.
Restrictions et sécurité : Face à la densité de la foule, il est déconseillé de venir avec des enfants en bas âge. Des contrôles stricts seront effectués aux points d’accès, incluant palpation de sécurité et vérification des sacs. L’introduction de bouteilles ou gourdes en verre, de vélos, trottinettes ou rollers est strictement interdite. La consommation d’alcool est également proscrite sur les Champs-Élysées.
À noter enfin que France 2 diffusera en direct l’événement depuis Paris à 23h50. Cette retransmission sera précédée dès 21h10 d’une émission musicale pour fêter la nouvelle année avec des artistes comme Amir, Gilbert Montagné, Pascal Obispo, Amel Bent…
Ce n’est pas un chemin de croix mais, tout de même, un sacré parcours. Pour se rendre à Paris, Olga, Ukrainienne de Kiev, a pris le train jusqu’à Odessa au sud du pays, puis le bus jusqu’à Chisinau, capitale de la Moldavie avant d’embarquer dans un avion direction l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.
Ce mardi soir dans les gradins de l’Accor Arena à Paris (XIIe), cette prof d’anglais de 35 ans, qui se présente simplement comme « chrétienne », prie « pour la paix, la justice et la victoire » de son pays meurtri par la guerre. Avec un vœu pour 2026 après presque quatre années sous les bombes de Poutine : « Que les civils, les militaires et les prisonniers puissent, enfin, rentrer à maison. »
Y aura-t-il bientôt moins de 2 millions de Parisiens ? Si les courbes de l’Insee (l’Institut national de la statistique et des études économiques) continuent sur leur lancée, ce seuil devrait être franchi dans une poignée d’années.
Ce n’est désormais plus une surprise : à rebours des autres départements franciliens, la capitale perd des habitants depuis 2012. Une tendance de fond déjà enclenchée dans les années 1950-1960, d’après une récente étude de l’Insee.
Le problème semble enfin être résolu. Après une journée de galère ce mardi pour les passagers d’Eurostar où de nombreux trains ont été annulés ou retardés à la suite d’un double problème technique dans le tunnel de la Manche, Getlink indique ce mercredi dans un communiqué que « l’incident lié au défaut d’alimentation au sein du Tunnel sous la Manche a été résolu cette nuit. Le trafic a repris dans les deux sens ».
Hormis l’annulation du train qui devait partir à 6h01 de Londres pour rejoindre Paris, tous les trains dans les deux sens étaient affichés à l’heure mercredi. Même chose pour Bruxelles : seul le train de 6h16 au départ de Londres était affiché comme annulé.
Le service Le Shuttle, des trains qui transportent des véhicules entre la France et le Royaume-Uni, faisait également état mercredi matin de perturbations, le site internet indiquant pour certains départs un « retard approximatif de 6 heures par rapport à votre heure de réservation ».
Double incident techniqueLa veille, Eurostar annonçait la suspension de « tous les trains entre Londres, Paris, Amsterdam et Bruxelles » jusqu’à nouvel ordre, après « un problème d’alimentation électrique du tunnel sous la Manche suivi de l’arrêt d’une navette shuttle sous le tunnel ». Vers 16 heures, la compagnie indiquait une « reprise progressive » du trafic et l’exploitant du tunnel, Getlink, avait indiqué que la circulation était « assurée de manière alternée dans les deux sens ». Aux alentours de 19 heures, la société a ensuite annoncé qu’un retour à la normale était attendu « dans la nuit ».
Au moins 12 trains entre Paris et Londres ont été ou sont annulés pour la journée, soit 75 % des trajets de la journée. Deux autres trains ont été retardés. Eurostar proposait ce mardi aux clients affectés d’échanger gratuitement leur billet, ou d’annuler leur réservation contre un remboursement ou un bon d’échange.
Nuit dans un EurostarDes passagers sont toutefois restés coincés toute la nuit dans un Eurostar, rapporte BFMTV, sans électricité, sans chauffage et sans toilettes.
« Tout ce qui est électrique ne fonctionne pas. C’est toujours les mêmes informations, il y a un problème grave », a rapporté Hervé, un passager de ce train. « On est agacé parce qu’il y a de la fatigue, parce qu’on n’a pas de boisson chaude », a-t-il ajouté.
Contacté par l’AFP pour confirmer cette information, Eurostar n’a pas donné suite. La compagnie évoque sur son site, en plus du problème électrique dans le tunnel mardi, « d’autres problèmes liés à l’infrastructure ferroviaire pendant la nuit ».
La BBC cite elle aussi un passager du train Londres-Paris de 19h01, qui, à trois heures du matin, était toujours coincé à l’entrée du Tunnel.
Près de 20 millions de clients l’an dernierIl leur a été dit qu’il y avait « 50 % de chances d’aller à Paris, 50 % de chances de retourner à Londres », a-t-il raconté : « je suppose que mes projets pour la nouvelle année sont désormais entre les mains des opérateurs du tunnel ».
Prisé par ceux qui circulent entre Londres et le continent, Eurostar a transporté un nombre record de 19,5 millions de clients l’an dernier, soit 850 000 de plus qu’en 2023.
Plusieurs sociétés ont annoncé ces derniers mois leur intention d’ouvrir des lignes concurrentes à l’entreprise, qui est aujourd’hui seule à effectuer du transport de passagers sur la ligne sous la Manche.
Pas de trêve pendant les fêtes. En décembre, 18 gang bangs ont eu lieu à la Factory. Mais ce club qui était installé dans le sous-sol d’une copropriété cossue, rue d’Alleray à Paris (XVe), a été délocalisé depuis octobre à Bagnolet (Seine-Saint-Denis). La conséquence de la fermeture, pour un problème d’accessibilité, des locaux parisiens ordonnée par la préfecture de police.
En banlieue désormais, ces événements qui consistent à placer une femme au centre des attentions de plusieurs hommes moyennant 80 euros l’entrée, se poursuivent donc à un rythme effréné. Ils ont lieu rue Jules-Ferry à Bagnolet dans des locaux servant jusque-là plutôt de showroom. Et situés à 50 m d’une école élémentaire et de plusieurs associations culturelles.
Les lettres, en immenses, sont à la vue de tous. Rue des Pyrénées (XXe arrondissement de Paris), la permanence parlementaire de la députée (L’Après) de Paris Danielle Simonnet, a été taguée de l’inscription « QG du Hamas ». Les tagueurs prenant le soin d’inscrire deux fois la lettre « S ».
Après avoir découvert cette dégradation, la députée a dénoncé sur X des « tags diffamants ». « Continuons sans relâche à défendre le droit du peuple palestinien à vivre libre, et la paix pour les Palestiniens comme les Israéliens ! Que cessent enfin la répression et la colonisation » a-t-elle écrit.
Un premier tag l’an dernier« Ce n’est pas la première fois que ça m’arrive », réagit Danielle Simonnet. En effet, la permanence de la députée avait déjà été la cible de tags en raison du soutien à la cause palestinienne de l’élue. Exemple lors de la campagne des élections législatives de 2024, quand la candidate de la Nupes avait découvert les inscriptions « LFI parti judophobe » à cette même adresse.
« La mairie de Paris s’est engagée à nettoyer ce tag », assure la députée, qui se réserve le droit de porter plainte.
Suite à ce nouveau tag, Danielle Simonnet a reçu le soutien de plusieurs personnalités politiques de gauche. « C’est l’absence de toute forme de nuance qui tue le débat public. Danielle n’a jamais été un soutien du Hamas, mais s’est justement et légitimement mobilisée pour une solution à deux États », écrit par exemple le premier parti du PS Olivier Faure, entre deux posts d’Alexis Corbière et de Raquel Garrido, également membres de L’Après.
« Le débat démocratique exige le refus de toute forme de violence, quels que soient les désaccords politiques », a écrit le candidat à la mairie de Paris Emmanuel Grégoire, dénonçant une « dégradation honteuse ». De son côté, le communiste Ian Brossat a comparé le sort de la permanence de Danielle Simonnet à la librairie Violette and Co et à la galerie l’Esprit d’Escalier, également taguées cette année « simplement parce qu’elles osent défendre le droit du peuple palestinien à vivre libre ».
President John Dramani Mahama of Ghana addressing the UN General Assembly last September. Credit: UN Photo
By Kester Kenn Klomegah
MOSCOW, Jan 8 2026 (IPS)
Squeezed between import substitution and dependency syndrome, a condition characterized by a set of associated economic symptoms—that is rules and regulations—majority of African countries are shifting from United States and Europe to an incoherent alternative bilateral partnerships with Russia, China and the Global South.
By forging new partnerships, for instance with Russia, these African countries rather create conspicuous economic dependency at the expense of strengthening their own local production, attainable by supporting local farmers under state budget. Import-centric partnership ties and lack of diversification make these African countries committed to import-dependent structures. It invariably compounds domestic production challenges. Needless to say that Africa has huge arable land and human resources to ensure food security.
A classical example that readily comes to mind is Ghana, and other West African countries. With rapidly accelerating economic policy, Ghana’s President John Dramani Mahama ordered the suspension of U.S. chicken and agricultural products, reaffirming swift measures for transforming local agriculture considered as grounds for ensuring sustainable food security and economic growth and, simultaneously, for driving job creation.
President Mahama, in early December 2025, while observing Agricultural Day, urged Ghanaians to take up farming, highlighting the guarantee and state support needed for affordable credit and modern tools to boost food security. According to Mahama, Ghana spends $3bn yearly on basic food imports from abroad.
The government decision highlights the importance of leveraging unto local agriculture technology and innovation. Creating opportunities to unlock the full potential of depending on available resources within the new transformative policy strategy which aims at boosting local productivity. President Mahama’s special initiatives are the 24-Hour Economy and the Big Push Agenda. One of the pillars focuses on Grow 24 – modernising agriculture.
Despite remarkable commendations for new set of economic recovery, Ghana’s demand for agricultural products is still high, and this time making a smooth shift to Russia whose poultry meat and wheat currently became the main driver of exports to African countries. And Ghana, noticeably, accepts large quantity (tonnes) of poultry from Russia’s Rostov region into the country, according to several media reports. The supplies include grains, but also vegetable oils, meat and dairy products, fish and finished food products have significant potential for Africa.
The Agriculture Ministry’s Agroexport Department acknowledges Russia exports chicken to Ghana, with Ghanaian importers sourcing Russian poultry products, especially frozen cuts, to meet significant local demand that far outstrips domestic production, even after Ghana lifted a temporary 2020 avian flu-related ban on Russian poultry.
Moreover, monitoring and basic research indicated Russian producers are actively increasing poultry exports to various African countries, thus boosting trade, although Ghana still struggles to balance imports with local industry needs.
A few details indicate the following:
* Significant Market: In any case, Ghana is a key African market for Russian poultry, with exports seeing substantial growth in recent years, alongside Angola, Benin, Cote d’Voire, Nigeria and Sierra Leone.
* Demand-Driven: Ghana’s large gap between domestic poultry production and national demand necessitates significant imports, creating opportunities for foreign suppliers like Russia.
* Major Exporters: Russia poultry companies are focused on increasing generally their African exports, with Ghana being a major destination. The basic question: to remain as import dependency or strive at attaining food sufficiency?
* Product Focus: Exports typically include frozen chicken cuts (legs and meat) very vital for supplementing local supply. But as the geopolitical dynamics shift, Ghana and other importing African countries have to review partnerships, particularly with Russia.
Despite the fact that challenges persist, Russia strongly remains as a notable supplier to Ghana, even under the supervision of John Mahama’s administration, dealing as a friendly ally, both have the vision for multipolar trade architecture, ultimately fulfilling a critical role in meeting majority of African countries’ large consumer demand for poultry products, and with Russia’s trade actively expanding and Ghana’s preparedness to spend on such imports from the state budget.
Following two high-profile Russia–Africa summits, cooperation in the area of food security emerged as a key theme. Moscow pledged to boost agricultural exports to the continent—especially grain, poultry, and fertilisers—while African leaders welcomed the prospect of improved food supplies.
Nevertheless, do these African governments think of prioritising agricultural self-sufficiency. At a May 2025 meeting in St. Petersburg, Russia’s Economic Development Minister, Maxim Reshetnikov, underlined the fact that more than 40 Russian companies were keen to export animal products and agricultural goods to the African region.
Russia, eager to expand its economic footprint, sees large-scale agricultural exports as a key revenue generator. Estimates suggest the Russian government could earn over $15 billion annually from these agricultural exports to African continent.
Head of the Agroexport Federal Center, Ilya Ilyushin, speaking at the round table “Russia-Africa: A Strategic Partnership in Agriculture to Ensure Food Security,” which was held as part of the international conference on ensuring the food sovereignty of African countries in Addis Ababa (Ethiopia) on Nov. 21, 2025, said: “We see significant potential in expanding supplies of Russian agricultural products to Africa.”
It mentioned that the Agriculture Ministry’s Agroexport Department, and the Union of Grain Exporters and Producers, exported over 32,000 tonnes of wheat and barley to Egypt totaling nearly $8 million during the first half of 2025, Kenya totaling over $119 million.
Interfax media reports referred to African countries whose markets are of interest for Russian producers and exporters. Despite existing difficulties, supplies of livestock products are also growing, this includes poultry meat, Ilyushin said. Exports of agricultural products from Russia to African countries have more than doubled, and third quarter of 2025 reached almost $7 billion.
The key buyers of Russian grain on the continent are Egypt, Algeria, Kenya, Libya, Tunisia, Nigeria, Morocco, South Africa, Tanzania and Sudan, he said. According to him, Russia needs to expand the geography of supplies, increasing exports to other regions of the continent, increase supplies in West Africa to Benin, Cameroon, Ghana, Liberia and the French-speaking Sahelian States.
Of course, Russian exporters have nothing to complain. Africa’s dependency dilemma still persists. Therefore, Russia to continue expanding food exports to Africa explicitly reflects a calculated economic and geopolitical strategy. In the end of the analysis, the debate plays out prominently and also the primary message: Africa cannot afford to sacrifice food sovereignty for geopolitical solidarity.
With the above analysis, Russian exporters show readiness to explore and shape actionable strategies for harnessing Africa’s consumer market, including that of Ghana, and further to strengthen economic and trade cooperation and support its dynamic vision for sustainable development in the context of multipolar friendship and solidarity.
Kester Kenn Klomegah focuses on current geopolitical changes, foreign relations and economic development-related questions in Africa with external countries. Most of his well-resourced articles are reprinted in several reputable foreign media.
IPS UN Bureau
Follow @IPSNewsUNBureau
Activists at a My body, My choice protest. Credit: Voicepk.net
By Zofeen Ebrahim
KARACHI, Pakistan, Jan 8 2026 (IPS)
As 2026 dawns, women in Pakistan are left grappling with a stark reality: rape and marital rape continue to be misinterpreted by judges in the country’s highest courts.
Earlier this month, Pakistan’s Supreme Court set aside a rape conviction, changing it to fornication (consensual sex out of marriage) – reducing a 20-year sentence to five years and slashing the fine from 500,000 rupees to 10,000 rupees, sparking fresh calls for better protections for Pakistani women.
“Such judgments do not give confidence to women to come out and report sexual violence perpetrated on them,” said Ayesha Farooq, chairperson of the government-notified Committee of the Anti-Rape Investigation and Trial Act, formed in 2021.
Despite protective legislation, 70 percent of gender-based violence incidents go unreported. Of those reported, the national conviction rate stands at just 5 percent, with some categories as low as 0.5 percent and domestic violence convictions at 1.3 percent.
Senator Sherry Rehman highlighted the stark figures: in 2024, Islamabad had seven convictions out of 176 rape cases, Khyber Pakhtunkhwa one out of 258, Sindh none from 243 rape cases and Balochistan reported 21 rapes with no convictions.
Nida Aly, Executive Director of AGHS, said, “I have never felt so disappointed in our judiciary. Judges have failed as a gender-competent forum and lost credibility.”
The Supreme Court case involved a survivor who, in 2015, was raped at gunpoint while relieving herself in the woods. She reported the incident seven months later; DNA tests confirmed the accused as the father of her child. The trial court convicted him, and the Lahore High Court upheld the verdict. Yet at the Supreme Court, two of three judges reclassified the act as fornication, citing the complainant’s silence, lack of resistance, and absence of physical marks. Section 496-B of the Penal Code prescribes five years’ imprisonment and a Rs10,000 fine for fornication.
This reasoning drew sharp criticism from the National Commission on the Status of Women, which said consent cannot be inferred from silence, delayed reporting, or lack of resistance, and urged courts to recognise the realities of trauma, fear, coercion, and power imbalances in sexual violence cases.
Ironically, after the recasting of the case, the woman was exempted from punishment.
She was reminded of another case of rape in 2024, where a woman accused her brother’s friend of rape.
“The same judge converted the conviction of rape into fornication – along with arguments like “the woman showed no resistance; there were no marks of violence” and there was a two-day delay in reporting to the police.
Justice Ayesha Malik’s dissenting note arguing there was no “standardised” rulebook response by the victim emphasised consent.
Jamshed M. Kazi, Country Representative, UN Women Pakistan, said such cases resonate far beyond the courtroom. “The language used and the conclusions reached shape not only legal precedent but also social attitudes, survivor confidence, and public trust in justice.”
He added, “For survivors of sexual violence, judgements can leave lasting marks on the lives of women and girls, affecting how their experiences are believed and remembered, and may discourage reporting, reinforcing silence, fear, or self-doubt among survivors.”
Another case saw the Lahore High Court dismiss rape complaints against a husband because he was still legally married, even though he raped the woman at gunpoint. The judge, while maintaining the conduct of the man to be “immoral” and “inappropriate under religious or social norms”, said it was not a crime since the marriage continued to exist legally at the time of the incident.
“The judge focused on the validity of the marriage and completely disregarded the woman’s claim of non-consent and being subjected to forced sex at gunpoint,” pointed out Aly.
While there is no explicit provision criminalising marital rape, the Protection of Women (Criminal Law Amendment) Act, 2006 removed marriage as a defence to rape. When the definition of rape was substantially revised under the Criminal Law (Amendment) Act, 2021, no marital exemption was reintroduced.
Between 1979 and 2006, Maliha Zia, Director, Gender, Inclusion & Development at the Karachi-based Legal Aid Society, explained, marriage operated as a defence to rape because the law defined rape as sexual intercourse by a man with a woman “who is not his wife” under specified circumstances. The deliberate removal of the words “not his wife” in 2006 therefore eliminated marriage as a defence, a position that has remained unchanged since.
“The 2006 Protection of Women Act was an important step; it corrected major injustices by separating rape from zina (unlawful sexual intercourse – including adultery and fornication),” said Dr Sharmila Faruqui, a member of the National Assembly. “But it stopped short of clearly saying that lack of consent within marriage is also rape and that silence has allowed old assumptions to survive.”
Faruqui stressed the need for judicial sensitisation, particularly at senior levels, but noted that judges are ultimately bound by the law. “When the law is unclear, even well-intentioned interpretations can go wrong,” she said. She called for legislative clarity—through a penal code amendment or another carefully considered route—emphasising that consent, grounded in dignity and equality, must remain central regardless of marital status. “Marriage was never meant to be a license for violence.”
This was endorsed by Zia, who has been among the trainers of judges who hear GBV cases. “Much work needs to be done to constantly sensitise the justice sector on women’s experiences and the trauma they go through due to sexual violence. “Many work on the assumption that the woman is most likely lying, especially if she didn’t fight or run or report straight away,” she added.
To its credit, Pakistan, under the anti-rape act of 2021 special courts were notified to look into gender-based violence cases. To date there are 174 such courts. Unfortunately, these courts are not exclusively handling GBV cases, said Zia. But even with this limitation, rape case convictions in Sindh rose to 17 percent in 2025, from 5 percent in 2020, when such courts did not exist. “Imagine how much better it could be!” According to her, in districts where there is a high caseload of GBV, courts should be exclusive, not necessarily more.
IPS UN Bureau Report
Follow @IPSNewsUNBureau