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Diplomacy & Defense Think Tank News

FIFA : «Ces interpellations sont un véritable coup de tonnerre»

IRIS - Thu, 28/05/2015 - 17:26

Cette action de la police américaine était-elle prévisible ?

Non, on ne l’attendait pas même si nous savions que des enquêtes pour corruption sont en cours depuis pas mal de temps. Interpeller de hauts responsables de la Fifa deux jours avant l’élection de son président, constitue un véritable coup de tonnerre. C’est d’ailleurs certainement pour cela que la police américaine a agi à ce moment précis.

Pensez-vous, justement, que dans ces conditions l’élection du président peut avoir lieu ?

Je pense qu’il est nécessaire de la reporter pour qu’elle se déroule dans un climat serein. Si Joseph «Sepp» Blatter tente de passer en force, faisant fi de cette affaire, cela serait très mal perçu et pourrait se retourner contre lui s’il n’est pas, semble-t-il, visé par ces procédures.

Pourquoi les USA sont, semble-t-il, les seuls à avoir ouvert des enquêtes sur des représentants de la Fifa et à intervenir en Suisse alors que plusieurs pays sont concernés par ces éventuelles malversations ?

Tout d’abord, certaines opérations financières frauduleuses se seraient produites sur le sol américain, ce qui les met en première ligne. De plus, les USA, qui ont une conception intrusive du droit, entretiennent de bonnes relations avec l’état helvétique, tout particulièrement en matière d’extradition. La justice américaine est ainsi quasi certaine que les personnes interpellées leur seront remises. Dans d’autres pays, cela n’aurait pas forcément été le cas. N’oublions pas non plus, que les USA n’ont pas décroché la Coupe du monde et en garde une rancœur.

Depuis plusieurs dizaines d’années, la Fifa est secouée par des affaires similaires. Est-ce à dire que cette association est totalement corrompue ?

On ne peut pas dire que tout le monde est mouillé, non. Beaucoup se plaignent de son fonctionnement et de son manque de transparence. Il y a certainement des gens corrompus mais ce n’est pas la mafia. On peut penser que cette organisation n’est plus adaptée au monde d’aujourd’hui et qu’il est indispensable de la réformer. C’est d’ailleurs, à l’instar de Michel Platini (président de l’UEFA) ce que pas mal de monde demande. La Fifa n’a, pour l’heure, aucun compte à rendre à personne, si ce n’est à la justice.

Certains sont prêts, à coups de millions d’euros ou de dollars, à corrompre ou à se faire corrompre. Accueillir la Coupe du monde ou décrocher des contrats de diffusion de matchs sont donc des marchés extrêmement juteux ?

Pour un pays, ce n’est pas qu’une question d’argent. Certains en perdent d’ailleurs en organisant cet événement. Mais cela génère du prestige et une exposition mondiale exceptionnelle. ça offre aussi une formidable occasion de créer une cohésion intérieure. Certains présidents veulent à tout prix cet événement pour asseoir leur popularité. C’est un enjeu de puissance et symbolique. C’est cela que cherche le Qatar par exemple. Pour des entreprises de médias ou autres, les contrats occasionnent, par contre, très souvent des retombées financières énormes. C’est pour tout ça que pas mal de gens sont prêts à pas mal de choses, parfois malhonnêtes, pour profiter des retombées de la Coupe du monde».

Inscription en ligne

IHEDN - Thu, 28/05/2015 - 17:07

»Mexiko ist kein gescheiterter Staat«

SWP - Thu, 28/05/2015 - 15:10
Drogenbanden haben Mexiko in einen blutigen Konflikt gestürzt, und der Staat findet kaum eine...

Qualitätssicherung in der klimawissenschaftlichen Politikberatung

SWP - Thu, 28/05/2015 - 15:09

Der VN-Klimagipfel in Paris wird einen neuen Typ von Abkommen hervorbringen, der auf Zusagen freiwilliger Emissionsminderungen beruht (bottom-up). Dies markiert die Abkehr vom »top-down«-Paradigma, das die internationale Klimapolitik seit mehr als zwei Jahrzehnten dominiert. Klimawissenschaftliche Berater sollten diesen Paradigmenwandel zum Anlass nehmen, ihre Rolle in der internationalen Klimapolitik zu hinterfragen. In Zukunft wird es schwieriger werden, Expertise bereitzustellen, die für sich beanspruchen kann, sowohl wissenschaftlich stichhaltig als auch politisch anschlussfähig zu sein. In Situationen, wo diese beiden Standards guter wissenschaftlicher Politikberatung miteinander in Konflikt geraten, müssen Berater und Beratungsgremien sicherstellen, dass die wissenschaftliche Integrität der Klimaforschung nicht untergraben wird.

Freiheit, Gleichgültigkeit, Unsicherheit?

Hanns-Seidel-Stiftung - Thu, 28/05/2015 - 15:03
Wie geht man als Christ mit den Chancen und Risiken von „Big Data“ um? Diese Frage wird am 6. Juni im Mittelpunkt einer Podiumsdiskussion stehen, zu der die Hanns-Seidel-Stiftung prominente Vertreter auf den 35. Deutschen Evangelischen Kirchentag nach Stuttgart eingeladen hat.

Intelligence économique et sécurité : cap vers un avenir commun

IRIS - Thu, 28/05/2015 - 12:42

Du 4 au 6 juin 2015 se déroulera le Sommet de l’Intelligence économique et de la sécurité (IES), à Chamonix-Mont-Blanc. Un événement inédit, qui réunira pour la première fois ces deux disciplines sœurs au sein du même cadre, organisé en partenariat avec l’IRIS. Alain Juillet, Président du Club des directeurs des entreprises de sécurité et ancien Haut responsable de l’intelligence économique pour le Premier ministre, mènera les conférences de la journée publique du Sommet IES. Il revient sur les dernières avancées françaises et ouvre la réflexion sur l’avenir.

En 2015, soit un peu plus de vingt ans après le rapport Martre de 1994, qui posait les bases de l’intelligence économique et la stratégie des entreprises en France, l’intelligence économique et la sécurité sont devenues des enjeux de premier ordre pour les gouvernements et les grands groupes économiques. Les usages d’internet et du numérique sont aujourd’hui pleinement intégrés à la réflexion d’ensemble. Il ne s’agit plus de concepts stratégiques d’une part et d’outils technologiques d’autre part : une approche globale émerge et la France y participe pleinement. « Intelligence économique et sécurité sont intimement liées, affirme Alain Juillet. On ne peut faire sérieusement de l’intelligence économique sans protéger ses propres données. Les deux disciplines utilisent déjà nombre d’outils communs et des techniques de plus en plus sophistiquées, exigeant des experts et des analystes de haut niveau. Elles doivent être intégrées toutes les deux dans le processus décisionnaire. Pourtant on a eu tendance à les séparer pendant longtemps, la première étant considérée comme très technique et la seconde comme très basique. L’arrivée du numérique et l’entrée dans le cyberespace se sont chargées de faire évoluer les mentalités. »

Au Sommet IES 2015, de hauts responsables institutionnels et privés, des dirigeants d’entreprises, juristes, chercheurs et journalistes spécialisés, seront réunis pour échanger et se sensibiliser mutuellement aux dernières avancées dans leurs domaines respectifs. Dépassant le cadre purement théorique, ils se focaliseront sur les aspects pratiques qui intéressent directement « ceux qui proposent » et « ceux qui disposent ». Parmi les grandes tendances à l’agenda de leurs travaux, les problématiques liées à la sécurité des systèmes d’information et la cybersécurité figurent au premier plan. « L’ouverture du cyberespace, la généralisation du numérique et l’arrivée du big data changent nos approches et nous obligent à penser sans frontières, poursuit Alain Juillet. D’autant que le nombre d’acteurs étatiques, industriels ou criminels est en constante progression. Aujourd’hui, l’information utile existe quelque part et le problème est de la sélectionner parmi la quantité d’informations disponibles. Parallèlement tous nos systèmes de stockage et de traitement, tous nos process industriels peuvent être attaqués, détournés ou piratés. Savoir, dans cet environnement, apporter en temps utile les réponses nécessaires, requiert une expertise, une mise en réseau des informations et une remise à niveau permanentes. » Autre tendance du Sommet IES 2015 : l’influence. Bien au-delà de la communication, de la propagande ou de la publicité, ce champ nouveau est utilisé par les meilleurs pour appuyer leurs idées et neutraliser celles des autres. « Quand on voit dans notre pays l’action de certaines ONG et autres lobbies anglo-saxons pour empêcher des lois ou contrer nos entreprises, reprend Alain Juillet, on prend conscience qu’il faut les identifier, décoder leurs comportements et trouver des parades car leurs actions sont souvent dévastatrices pour leurs cibles. »

Les développements progressifs ont hissé la France parmi les pays les plus performants

La prise de conscience a pris un certain temps en France, depuis les débuts de l’intelligence économique il y a vingt-ans. C’est en 1997 que le général Jean Pichot-Duclos et Christian Harbulot théorisent pour la première fois la « guerre économique », en fondant l’École de guerre économique, sur le constat, reprend Alain Juillet, que « nous n’avons pas d’amis, quelques partenaires temporaires et énormément d’ennemis de tous bords et de toutes origines. Chacun veut privilégier l’emploi et développer la croissance chez lui, ce qui ne peut se faire qu’au détriment des autres. » En 2003, le député Bernard Carayon justifie dans la même idée le concept de « patriotisme économique », dans son rapport sur l’intelligence économique, la compétitivité et la cohésion sociale. C’est suite à ce rapport qu’Alain Juillet est nommé premier Haut responsable à l’intelligence économique par le gouvernement Raffarin, fonction qu’il occupera jusqu’en 2009. A l’époque, tous les jalons étaient à poser, tout était à inventer, car la France découvrait qu’elle pouvait se faire piller des informations hautement stratégiques par des pays alliés. « Le problème était de définir ce qu’il fallait faire, se souvient l’ancien haut fonctionnaire. Sensibiliser tous les acteurs publics et privés, former des spécialistes, déployer un réseau d’excellence sur le plan territorial, adapter nos lois à la réalité du marché international, et aider les entreprises au niveau défensif et offensif. La difficulté majeure est venue de la naïveté de nos concitoyens, se croisant avec une idéologie administrative les empêchant d’admettre la simple réalité. » Une fois les grandes bases posées, la fonction et les missions ont évolué. Aujourd’hui, Claude Revel, Déléguée interministérielle à l’Intelligence économique, toujours sous l’égide du Premier Ministre, a notamment publié un rapport sur le développement d’une influence normative internationale stratégique. La France compte aujourd’hui parmi les pays performants dans le domaine de l’intelligence économique.

« Notre pays a eu du mal à évoluer car cela heurtait ses idéaux et ses valeurs mais tout le monde comprend maintenant qu’il faut réagir. La prise de conscience est généralisée, affirme le spécialiste. L’angélisme des Français s’est trouvé confronté à la réalité : dureté du marché international sur le plan des marges et des coûts, révélations de Snowden qui n’a fait qu’officialiser ce que nous disions depuis des années, difficultés de la recherche et de l’innovation quand les concurrents profitent de vos faiblesses pour piller ce qui constituera votre avenir. » Tout le monde s’accorde désormais sur le fait que préserver les intérêts français et sécuriser les informations stratégiques et économiques du pays est une impérieuse nécessité. « Quand il s’agit de survivre les Français sont un peuple courageux, malin et réactif et l’engouement pour l’intelligence économique en est un révélateur, selon Alain Juillet, qui nuance cependant : mais ne nous leurrons pas. Quand on voit comment nous sommes incapables d’adopter une loi sur le secret des affaires pour nous protéger des prédateurs alors que la plupart des grands pays l’ont votée depuis longtemps, on se dit qu’il y a encore du chemin à faire, par rapport en particulier aux Anglo-Saxons.»

Survivre dans le monde de demain implique une remise en cause permanente

Aujourd’hui, l’intelligence économique et la sécurité ont tout de même atteint une certaine maturité : les techniques de veille et d’analyse sont maîtrisées, la France sait assurer la sécurité matérielle et physique de ses sites et dispose de techniques et d’outils bien adaptés. Mais les nouveaux défis ne manquent pas. « Demain les actions offensives et défensives concerneront essentiellement l’immatériel et se dérouleront dans le cyberespace, qui est par essence multidimensionnel, explique Alain Juillet. Or, dans ce nouveau champ d’action, nous en sommes aux balbutiements tant au niveau des moyens que des techniques. Nous découvrons tous les jours de nouvelles approches qui multiplient les possibilités, changent les règles du jeu et nous obligent à remettre en cause une bonne partie de nos fondamentaux. » Alain Juillet prévoit ainsi que « l’accélération du temps opérationnel va bouleverser les organisations, obligeant le décideur à déléguer une bonne partie de ses fonctions à ses subordonnés, qui disposeront d’un niveau de connaissance disponible sans commune mesure avec aujourd’hui. L’exigence d’expertise va aussi amener à travailler en réseau, incluant l’entreprise et ses sous-traitants. Survivre dans le monde de demain implique une remise en cause permanente. Résister suppose la mise en place de moyens de défense dans lesquels chacun à un rôle à jouer. L’efficacité globale s’appuie sur la solidarité individuelle.» Institutions et entreprises vont donc devoir modifier sans tarder leurs normes de travail, leurs chaînes hiérarchiques, leurs cultures et leurs habitudes propres, sous peine de se retrouver en queue de wagon, dans une compétition internationale dont les frontières sont aujourd’hui dématérialisées.

« Il faut que l’intelligence économique et la sécurité diffusent partout, analyse Alain Juillet. Chacun doit en être porteur et prendre conscience qu’on ne peut plus gagner sans avoir les bonnes informations, et qu’on doit se protéger contre ceux qui tentent de récupérer nos secrets d’entreprises pour gagner la compétition internationale. Cet état d’esprit doit être partout, mais commence par les responsables au plus haut niveau de l’entreprise comme de l’administration. C’est eux qu’il faut convaincre en priorité. » D’où l’intérêt de la rencontre privilégiée que constitue le Sommet IES 2015, pour les grands décideurs institutionnels et dirigeants d’entreprises amenés à définir la meilleure façon d’avancer ensemble face aux enjeux nouveaux d’un monde où la défense des intérêts, la sécurité et la prospérité se jouent de concert. « Je serais étonné si l’une des conclusions de ce Sommet n’était pas qu’il faut repenser nos modèles. », conclut Alain Juillet.

La place des pays émergents aux Nations unies

Centre Thucydide - Thu, 28/05/2015 - 11:42

De par sa composition universelle, l'ONU a historiquement été la première organisation à accorder une place, une voix et une tribune aux pays émergents. Ces derniers ont, en retour, peu à peu modifié en profondeur l'organisation, qui ne rassemble plus aujourd'hui, comme en 1945, les seuls vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale. Cette évolution, qui débute au moment où les pays nouvellement décolonisés adhèrent à l'ONU, ne s'est pas déroulée sans remous ni résistances....

Dépense publique : le temps de l’action

Institut Montaigne - Thu, 28/05/2015 - 10:24
Date de publication: Jeudi 28 Mai 2015Couverture: Type de publication: Rapport

Southeast European and Black Sea Studies Journal analyses elections in Turkey

ELIAMEP - Thu, 28/05/2015 - 10:02

On 7 June, Turkey will hold a general election. Although it is likely that the ruling Justice and Development Party (AKP) will secure a majority, the election will be an important one. Speculation and uncertainty are rife about the possible results of the elections and the consequences for the AKP, which has been in power since 2002 and is looking increasingly authoritarian under President Erdogan, and for Turkey as a whole. The war just over Turkey’s border in Syria means that regional implications could also be significant. No matter how the vote turns out, there will be repercussions for Turkey’s Kurdish minority. The Kurdish-dominated People’s Democratic Party (HDP) is projected to win something like 9%, tantalizingly close to the parliamentary threshold of 10%. In previous elections, Kurdish candidates have run as independents in order to sidestep the barrier, but the decision to run as a party this year means the stakes are much higher. In its latest issue Southeast European and Black Sea Studies Journal extensively deals with the Turkish election.

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Scandales de corruption : la FIFA est-elle impossible à réformer ?

IRIS - Wed, 27/05/2015 - 18:30

Le 27 mai, sept hauts responsables de la Fédération internationale de football (FIFA) ont été arrêtés par les autorités suisses pour des faits présumés de corruption. Ces accusations vous surprennent-elles ? Est-ce une première dans l’histoire des grandes instances de gouvernance du football ?
Oui et non. Non, puisque depuis de nombreuses années maintenant, on entend beaucoup de rumeurs sur des cas de corruption, de trucages, de blanchissement ou de malversations qui ont lieu à la tête de la FIFA et de certaines autres fédérations sportives internationales. Des enquêtes menées par la BBC notamment ont révélé ces pratiques. Au début des années 2000, il y a aussi eu quelques enquêtes judiciaires entreprises par le parquet fédéral suisse mais qui n’ont à l’époque pas abouti.
Cependant, c’est la première fois que la justice américaine se penche sur le dossier. En ce sens, on peut donc être surpris. On constate que la justice américaine n’hésite pas à appliquer le principe de l’extraterritorialité, c’est-à-dire que des faits potentiellement entrepris à l’étranger par des individus ou des entités étrangères peuvent tomber sous le coup de la loi américaine. On sait depuis plusieurs années que le FBI enquêtait sur la FIFA. Des fuites ont révélé que Chuck Blazer, un ancien membre du Comité exécutif de la FIFA et secrétaire général de la Confédération de football d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes (CONCACAF), coopérait avec le service de renseignement intérieur en réalisant des écoutes d’autres membres du comité exécutif de la FIFA. Ces arrestations sont donc l’aboutissement d’années d’enquête de la part des Américains, ce qui n’est en même temps qu’un début. Il va certainement y avoir un procès dans la mesure où les autorités américaines n’hésitent pas à juger ou à condamner des entités ou des individus étrangers.
C’est effectivement une première dans l’histoire des grandes instances de gouvernance du football, et même du sport en général, de voir la justice américaine aussi sévère et assidue dans l’application des lois. Il faut rappeler que les grandes fédérations sportives bénéficient d’une relative immunité judiciaire en Suisse depuis qu’elles s’y sont installées au début du 20ème siècle. Il me semble que ces évènements marquent donc la fin de cette impunité.

Pourquoi la FIFA essuie-t-elle de si nombreuses critiques depuis tant d’années sur sa gouvernance ? Une refonte de la FIFA et de son fonctionnement est-elle envisageable ?
Les grandes critiques liées à toute cette palette de fraudes peuvent s’expliquer par plusieurs caractéristiques intrinsèques à la FIFA.
Il y a premièrement le fait que la FIFA brasse énormément d’argent (environ 1,4 milliard d’euros de revenus annuels). Ensuite, on sait également qu’il n’y a que très peu de régulation interne à la FIFA. Finalement c’est une petite structure qui ne compte pas plus de 400 salariés. On sait aujourd’hui, au vu notamment de la manière dont l’institution gère les différentes affaires qui l’entachent, qu’il n’y a que très peu de contrôle sur ses activités. Enfin, la FIFA a un caractère fondamentalement international : des fédérations nationales agissent avec des confédérations régionales qui sont elles-mêmes en relation avec des individus possédant des comptes off-shore, régis par différentes législations. Etant donné qu’il n’existe pas de police internationale, il est donc très difficile pour un enquêteur national de suivre toutes les activités de la FIFA à travers le monde, concernées par différentes juridictions et différentes régions du monde. Ce qui touche la FIFA aujourd’hui est un phénomène qui impacte d’autres secteurs qui sont également à haute liquidité et au caractère international important.
La refonte de la FIFA est envisageable puisque son image publique, et par extension celle du football mondial, sont gravement touchées par toutes ces affaires. Pour le moment, la FIFA a montré très peu de zèle à mettre en place des réformes. On l’a vu avec le rapport Garcia l’année dernière dont les conclusions n’ont finalement pas été reprises par la FIFA. L’enquêteur américain qui travaillait pour la fédération a par ailleurs démissionné et s’est désolidarisé des conclusions de la FIFA vis-à-vis de ce rapport. Il n’y a donc eu que des petites réformes à la marge qui ont été mises en œuvre. Ces prochains jours de pression médiatique vont peut-être forcer le changement. En tout cas, c’est à espérer. A mon sens, il faudrait également que les sponsors, qui financent une grande partie des revenus de la FIFA, critiquent l’institution et poussent les dirigeants à changer le système. Très récemment, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, ainsi que de nombreuses associations, représentants de la société civile ou d’anciens joueurs médiatiques, ont fait pression dans ce sens. Mais pour l’instant, le système « Blatter » a toujours réussi à s’en sortir.

Si Sepp Blatter est reconduit dans ses fonctions, sa position sera-t-elle mise à mal par cette nouvelle affaire ? Quid des prochains rendez-vous mondiaux ?
En plus des arrestations effectuées à la demande des autorités américaines, les Suisses ont annoncé qu’ils menaient une enquête pour blanchissement d’argent lié aux affaires des Coupes du monde 2018 et 2022. La position de Sepp Blatter est évidemment mise à mal, comme toujours, mais il arrive à chaque fois à se maintenir à la tête de l’institution. Pour autant, la pression est aujourd’hui tellement grande qu’il serait étonnant réussira qu’il tienne encore quatre ans. Sans oublier que d’ici là, la Coupe du monde de Russie mettra au jour d’autres pressions, notamment celui d’un éventuel boycott.
Cependant, il ne faut pas uniquement se concentrer sur Sepp Blatter puisque la corruption est visiblement chose courante à la FIFA. Par conséquent, si une autre personne, venant elle aussi du système, arrivait à être à la tête de l’institution ou succédait à Sepp Blatter suite à une démission, cela ne pourra pas forcément représenter un changement. D’autres organisations, comme le CIO par exemple, ont montré qu’il est possible de se réformer. Par conséquent, la FIFA en est parfaitement capable, à condition qu’il y ait véritablement une sorte de contrôle et de pression externe pour forcer un changement qui émanerait de l’intérieur..

Depuis l’installation du Comité international olympique (CIO) en 1915, la Suisse a su attirer une quarantaine de fédérations sportives internationales et une vingtaine d’autres organisations sportives, notamment pour raisons fiscales. Quid de la position de la Suisse et de sa législation en matière fiscale et pénale ?
Il est vrai que la Suisse a montré très peu de volonté à poursuivre les autorités sportives jusqu’ici. Jusqu’à très récemment, les membres des fédérations internationales sportives étaient immunisés de toute enquête liée à la corruption et au blanchissement. Mais depuis décembre dernier, une loi stipule désormais que ces personnes sont « politiquement exposées » et peuvent donc faire l’objet d’une enquête pour des faits de blanchissements. D’ici deux ans, elles pourront également être poursuivies pour des actes de corruption, ce qui est tout à fait nouveau. Ces personnes bénéficiaient auparavant stricto sensu d’une immunité judiciaire dans ces deux domaines. La Suisse, en plus d’être un paradis fiscal et d’accorder des exemptions fiscales aux fédérations sportives, était également un paradis judiciaire. Cette situation semble enfin être en train de changer.
Il faut attendre de voir si dans les prochaines années, la Suisse met réellement en place une législation plus stricte. Suite à la crise économique mondiale de 2008, les paradis fiscaux et la Suisse en premier lieu doivent répondre à de plus en plus d’accusations et de reproches vis-à-vis de leurs régimes fiscaux et judiciaires.

Securing Education for Syrian Refugees in Jordan

European Peace Institute / News - Wed, 27/05/2015 - 18:00

Approximately 40 percent of school-age Syrian refugees in Jordan are not getting an education. As the Syrian war has entered its fifth year and humanitarian actors seek to bridge short-term humanitarian assistance with longer-term development goals, about 80,000 Syrian refugees in Jordan are still falling through the cracks when it comes to education.

This new report assesses the state of education for Syrian refugees in Jordan. It finds that despite generous efforts by the Jordanian government, the UN, and nongovernmental organizations to provide quality education for Syrian refugees, five significant impediments remain:

  • economic barriers in the education system and in Syrian refugee households,

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  • legal and regulatory obstacles to school enrollment,
  • educational divides between Syrian and Jordanian students,
  • social tensions in schools, and
  • competing priorities for refugee households.

The author suggests a number of entry points for overcoming these obstacles. For example, improving employment opportunities for refugee parents would create the conditions at home that enable children to be sent to school. This could include granting Syrian refugees limited permits to work in certain jobs where they would not compete with the Jordanian labor force. In addition, easing refugees’ registration requirements or issuing an international document that grants access to basic services could facilitate more regular enrollment in education.

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Improved education for Syrian refugees is not just an end in itself, the author argues. While endowing refugees with knowledge that they can bring home when their country is ready to rebuild, better education for Syrian refugees will also contribute to stability and development in Jordan at a time when the host country seeks to remain a source of peace in a volatile region.

 

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Emmanuel Combe – L’Opinion – Lutte contre le vol et le cambriolage : un regard économique

Fondapol / Général - Wed, 27/05/2015 - 15:34

Article de Emmanuel Combe, paru dans L’Opinion, le 26 mai 2015.
La question de l'insécurité et de la délinquance constitue, après le chômage et le pouvoir d'achat, une préoccupation majeure des Français. L'augmentation tendancielle des « atteintes aux biens » depuis 2008, en dépit d'un recul en 2014, n'est sans doute pas étrangère à cette inquiétude.

Cet article Emmanuel Combe – L’Opinion – Lutte contre le vol et le cambriolage : un regard économique est apparu en premier sur Fondapol.

Conflits en mer de Chine méridionale : la solution sera-t-elle politique ou militaire ?

IRIS - Wed, 27/05/2015 - 15:30

Daniel Cirera est Secrétaire général du Conseil scientifique de la Fondation Gabriel Péri. Il nous répond à l’occasion de son intervention au colloque « Nouvelles tensions en mer de Chine méridionale » organisé par l’IRIS et la Fondation Gabriel Péri le 19 mai 2015 à Paris :
– La résolution des conflits territoriaux en mer de Chine méridionale doit-elle passer par les organisations internationales et régionales ?
– Selon vous, comment expliquer la centralité de la Chine sur ces questions territoriales ?
– Selon vous, y a-t-il un risque de voir les tensions en mer de Chine méridionale déboucher sur un conflit armé ?

Kampf gegen IS: »Das irakische Militär ist kaum einsatzfähig«

SWP - Wed, 27/05/2015 - 14:50
Der Nahost-Experte Guido Steinberg teilt die Kritik an der mangelnden Motivation irakischer...

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