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Mis à jour : il y a 2 semaines 3 jours

CENI : L'opposition politique n'y siégera pas, tant que Bonaventure Dimsongdo Ouédraogo n'est pas remplacé

jeu, 15/07/2021 - 01:16

Soupçonné d'être militant du parti au pouvoir (le Mouvement du peuple pour le progrès, MPP), le représentant de la chefferie coutumière, pressenti pour être le candidat à la présidence de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Bonaventure Dimsongdo Ouédraogo, est ainsi récusé par l'opposition politique. Ce qui a eu pour conséquence,le report de l'élection du bureau de la CENI, du lundi 12 juillet au jeudi 15 juillet 2021.

Mais à la veille de la date retenue pour l'élection, le Chef de file de l'opposition politique au Burkina Faso (CFOP-BF) a, par une conférence de presse (mercredi, 14 juillet 2021), déclaré qu'il ne siégera pas à la CENI, tant que le mis en cause, Bonaventure Dimsongdo Ouédraogo, n'est pas remplacé. Issu de la société civile, plus précisément de la composante de la chefferie coutumière, Bonaventure Dimsongdo Ouédraogo ne saura garder la neutralité, à partir du moment où il est partisan du parti au pouvoir, soutient le CFOP-BF.

"L'opposition politique prend à témoin l'opinion nationale et internationale de sa volonté renouvelée d'œuvrer à consolider l'ancrage démocratique et à préserver la paix et la concorde nationale", soulignent les responsables de l'institution.
"Monsieur Bonaventure Dimsongdo Ouédraogo a fait preuve d'engagement politique avéré en faveur des candidats du parti au pouvoir au cours de la récente consultation électorale. Toute chose qui créera dangereusement un déséquilibre au profit de la composante politique de la majorité", justifie le porte-parole des conférenciers, Alain Zoubga. Le CFOP-BF invite le parti au pouvoir et ses alliés à faire preuve de sens de responsabilité afin de ne pas détériorer le climat social et politique.

En commentaires à la sortie du ministre de l'Administration territoriale et de la décentralisation, Clément Sawadogo (qui dit qu'il n'y a pas d'éléments tangibles contre le récusé), Achille Tapsoba, relevant qu'il est le vice-président du MPP et ancien militant du CDP, a rappelé que la loi, ce n'est pas seulement la lettre, c'est aussi l'esprit.

Il rappelle également au ministre Clément Sawadogo que la CENI est une histoire et qu'à ce titre, elle a suppléé la Commission nationale d'organisation des Elections (CNOE) par souci de préservation de la neutralité dans l'organisation des élections.

Lefaso.net

DECLARATION LIMINAIRE

Dans la nuit de Dimanche 11 au lundi 12 Juillet, une dizaine de nos compatriotes dont 4 VDP et d'autres civils sont tombés sous les balles assassines des forces du mal.

Nous condamnons fermement ces lâches attaques et réitérons avec vigueur notre interpellation au gouvernement sur la nécessité de trouver des réponses fortes et appropriées à ce mal qui ronge notre nation.
A la mémoire de ceux qui sont tombés, nous vous invitons à observer une minute de silence.

Je vous remercie
Mesdames et messieurs les journalistes,
Le CFOP a, en date du 12 Juillet 2021, adressé au Ministère de l'Administration Territoriale et de la Décentralisation, des observations d'une part sur la convocation des représentants des composantes de la CENI en vue de la mise en place du bureau de cette Institution, d'autre part sur la désignation de Monsieur Bonaventure Dimsongdo OUEDRAOGO au titre de la société civile, récusée par l'opposition pour partialité.

Sur le premier point relatif à la convocation de nos représentants à la CENI, le MATD a simplement procédé au report de la date de désignation du président et des vices présidents de la CENI fixée au 15 Juillet prochain.
L'opposition politique prend acte de ce report.

S'agissant du second point relatif à la CENI, il y a lieu de rappeler que la CENI se veut être une structure nationale indépendante d'organisation des élections au Burkina Faso. Or, il ressort de la désignation du représentant de la composante société civile au titre de la chefferie coutumière pressentie pour la candidature à la présidence de la CENI, que ce candidat en la personne de monsieur Bonaventure D. OUEDRAOGO a fait preuve d'engagement politique avéré en faveur des candidats du partis au pouvoir au cours de la récente consultation électorale. Toute chose qui créera dangereusement un déséquilibre au profit de la composante politique de la majorité.

De ce qui précède :
l'opposition politique ne saurait cautionner une telle présence d'une personnalité politiquement engagée manifestement partisanne ce qui remet en cause le principe d'indépendance et d'impartialité de l'organe chargé de l'organisation des élections, fruit d'un acquis de haute lutte de tous les démocrates burkinabé, consacré par les instruments législatifs internationaux et nationaux à savoir la Charte africaine de la démocratie, des élections, de la gouvernance et le Code électoral du Burkina Faso.

Nous sommes d'autant plus conforté par l'article 10 du code électoral qui définit clairement que le président de la CENI et issu de la société Civile.
Tout autre représentant de la société civile reconnu engagé et manifestement partisan, choisi parmi les cinq membres sera récusé comme Monsieur Bonaventure Dimsongdo OUEDRAOGO.

l'opposition politique appelle à la mise en place d'une CENI consensuelle et impartiale. Aussi, invite t- elle la composante société civile, en particulier la chefferie coutumière, à reconsidérer la désignation de ce représentant en tant qu'élément de la société civile en vue de préserver la neutralité et l'impartialité de ladite composante.

l'opposition politique met en garde le gouvernement contre une mise en place au forceps d'une administration électorale qui n'obéit pas aux principes d'indépendance et d'impartialité exigés par les normes nationales et internationales et qui est susceptible de créer une crise institutionnelle, source de menaces de la stabilité et de la paix nationale.

Mesdames et messieurs les journalistes,
L'opposition politique, tout en déplorant les différentes manœuvres de diabolisation des actes républicains du CFOP, orchestrés par le MPP et ses alliés, invite le parti au pouvoir et ses alliés à faire preuve de sens de responsabilité afin de ne pas détériorer le climat social et politique.

L'opposition politique prend à témoin l'opinion nationale et internationale de sa volonté renouvelée d'œuvrer à consolider l'ancrage démocratique et à préserver la paix et la concorde nationale.

A défaut d'un remplacement de Monsieur Bonaventure Dimsongdo OUEDRAOGO, les commissaires de la composante opposition politique ne siègeront pas à la CENI.
Que Dieu Bénisse le Burkina Faso
Je vous remercie

Le Chef de File de l'Opposition Politique
Ouagadougou le, 14 juillet 20121

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Burkina : Fusion entre l'Institut des sciences (IDS) et l'Ecole normale supérieure de Koudougou (ENSK)

jeu, 15/07/2021 - 01:15

Au cours de l'hebdomadaire conseil des ministres de ce mercredi 14 juillet 2021, plusieurs décrets ont été adoptés. On note, entre autres, la fusion entre l'Institut des sciences (IDS) et l'Ecole normale supérieure de Koudougou (ENSK) et la création du Conseil national de la nutrition qui sera présidé par le président du Faso.

Désormais, l'Ecole normale supérieure (ENS) voit le jour. Cette école normale supérieure est le fruit de la fusion entre l'ancien Institut des sciences (IDS) et l'ancienne Ecole normale supérieure de Koudougou (ENSK). Ce changement est intervenu par un souci de rationalisation et d'efficacité, a indiqué le ministre de la Communication, Ousséni Tamboura.

Au niveau du ministère de la Justice, le conseil des ministres a adopté deux décrets portant nomination et renouvellement des membres de la commission nationale de l'OHADA (Organisation pour l'harmonisation du droit des affaires). Ainsi, treize membres sont nommés pour un premier mandat de trois ans et quatorze membres sont renouvelés pour un dernier mandat de trois ans.

Au titre du ministère de la Santé, un décret portant création, attribution, organisation et fonctionnement du Conseil national de la nutrition a été adopté. « Le Conseil national de la nutrition est présidé par le président du Faso », a annoncé le ministre Tamboura. Pour le ministre, ce décret traduit l'évolution de la gestion multisectorielle du défi de la nutrition au Burkina Faso.

Au cours de cette rencontre gouvernementale, le ministère en charge de l'Action humanitaire a présenté un rapport portant sur la situation humanitaire qui a été examiné. On enregistre 237 078 Personnes déplacées internes au premier trimestre de 2021. A la date du 30 juin 2021, le Burkina Faso compte 1 312 071 Personnes déplacées internes. Malgré les efforts consentis sur le terrain, les défis sont d'actualité, a signifié le porte-parole du gouvernement. Ces défis sont estimés à huit milliards FCFA.

Cryspin Laoundiki
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Agriculture au Burkina : Les acteurs s'approprient la plateforme PARM pour mieux gérer les risques agricoles

jeu, 15/07/2021 - 01:10

Afin de mieux outiller les acteurs du secteur de l'agriculture sur les risques agricoles et leur gestion, la plateforme pour la gestion des risques agricoles (PARM) organise les 14 et 15 juillet 2021, un atelier de partage des connaissances et d'apprentissage. Deux jours durant, les participants vont s'approprier la mise en place du processus PARM, prioriser les risques agricoles mais aussi discuter des stratégies et outils nécessaires pour gérer les risques agricoles avec une approche holistique.

La plateforme de gestion des risques agricoles (PARM) a été initiée en 2013 par les pays du G7-G20, afin d'aider les pays en développement à intégrer les risques agricoles dans les politiques de développement et dans les investissements pour contribuer à la croissance de la productivité agricole de façon durable. En effet, la gestion des risques agricoles est primordiale pour l'instauration de systèmes alimentaires productifs, sains et durables, car elle contribue à améliorer la sécurité alimentaire, la nutrition et la santé des populations des pays en développement.

Les participants à l'atelier

Depuis novembre 2019, le Burkina Faso participe à la PARM Horizon 2 et au processus pays PARM. Ce processus qui implique l'engagement et la participation des parties prenantes nationales se déroule en plusieurs phases dont la mise en place du processus et la planification des activités, l'évaluation des risques agricoles, l'identification des outils de PARM en réponse aux risques prioritaires et la conception de projet/programme ainsi que l'appui à la mise en œuvre de projet/programme PARM.

Yassia Kindo, secrétaire général du ministère de l'Agriculture

Le présent atelier de partage de connaissances s'inscrit dans le cadre de l'approche participative d'appropriation nationale du processus. Selon Yassia Kindo, secrétaire général du ministère de l'Agriculture, le processus PARM sera d'un grand apport pour le secteur agricole burkinabè. « Le fondamental qu'il faut lever pour booster l'investissement dans le secteur agricole est bien sûr la maîtrise des risques et c'est pour cette raison que nous sommes satisfaits du démarrage de ce processus dans notre pays... Il permet de disposer d'un certain nombre d'experts, qui vont aider à réfléchir et poser un diagnostic scientifique pour révéler les risques majeurs, les causes, les impacts, afin de mieux définir les outils appropriés pour les adresser », a-t-il confié.

Dr Bidoueza Jean-Claude, expert technique PARM-FIDA

Les risques agricoles qui sont l'ensemble des aléas naturels, économiques, ou anthropiques qui entraînent des dommages sur l'activité agricole, sont multiples. Il y a par exemple les risques naturels liés au climat (poches de sècheresse), les risques phytosanitaires, les risques économiques liés à la volatilité des prix ainsi que les risques sécuritaires liés à l'insécurité.

Le processus va donc permettre d'identifier, quantifier, évaluer les risques auxquels est confronté le secteur agricole. Par la suite, les risques identifiés seront priorisés et des outils pour les adresser de façon concrète seront proposés, précise Dr Bidogeza Jean-Claude, expert technique PARM-FIDA. Des projets seront également formulés pour mettre en action les outils identifiés.

Amelle Ouédraogo
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Développement des compétences en TIC : Un schéma directeur pour de meilleurs résultats dans l'éducation

jeu, 15/07/2021 - 01:05

La ministre de l'Economie numérique, des Postes et de la Transformation digitale, Hadja Fatimata Ouattara/Sanon, a procédé, ce mercredi 14 juillet 2021, à la signature du schéma directeur pour le développement des compétences et le renforcement des capacités dans les TIC en Afrique. Ce document élaboré dans le cadre de l'Alliance Smart Africa permettra aux États de concevoir des projets et des politiques publiques de renforcements des capacités en TIC concrets et efficaces.

C'est en 2013, lors du Transform Africa Summit qui s'est tenu à Kigali au Rwanda, que sept pays (Rwanda, Kenya, Ouganda, Soudan du Sud, Mali, Gabon et Burkina) se sont engagés à jouer un rôle moteur dans l'accélération du développement socio-économique grâce aux TIC. Ainsi est née l'Alliance Smart Africa qui compte aujourd'hui une trentaine de pays membres.. Au sein de cette alliance, le volet développement et renforcement des compétences numériques a été confié au Burkina Faso qui a élaboré une stratégie, laquelle stratégie a été adoptée à Kigali en 2019.

La réunion de validation s'est déroulée en visioconférence

Un travail collaboratif

Un plan directeur de mise en œuvre de cette stratégie a été élaboré à partir des réflexions des différents groupes de travail de chaque pays membre. Cela a été possible grâce au Secrétariat de Smart Africa dirigé par Lassina Koné et au financement de l'Agence norvégienne pour le développement international (NORAD) qui a permis le recrutement du cabinet Onepoint. La validation de ce schéma directeur (Blueprint) est intervenue, ce mercredi 14 juillet 2021, au cours d'une réunion virtuelle.

Une vue des cadres du ministère présents à la réunion

Une approche par groupe

Selon Marie Alice de l'entreprise Onepoint, une approche par groupe a été privilégiée afin de mieux appréhender la diversité africaine et relever les défis. Ainsi, les pays africains ont été regroupés en cinq différents groupes et « chaque groupe fournit une vision à date de l'état de deux facteurs clés pour le développement des compétences TIC. Il s'agit de l'accès et l'utilisation des TIC et les performances en matière d'éducation. » Le groupe C qui regroupe dix pays dont le Burkina Faso, présente un score bon et moyen en matière d'éducation et un score en dessous de la moyenne (2,4) en matière de pénétration des TIC.

La ministre en charge de l'économie numérique, Hadja Ouattara a salué le travail collaboratif dans l'élaboration du schéma directeur

Un schéma concret

A en croire la ministre en charge de l'Economie numérique, Hadja Fatimata Ouattara/Sanon, le schéma directeur fournit une formulation des recommandations pour les meilleurs cadres juridiques, politiques, réglementaires et institutionnels pour le développement des compétences des TIC dans l'éducation. Toujours selon elle, il suggère également un modèle financier durable pour accroître les TIC dans l'éducation formelle, informelle et la formation professionnelle et recommande des projets pilotes aux États membres pour améliorer les résultats de l'éducation grâce à la technologie.

La coopération norvégienne était représentée par Mehraz Rafat

Les chantiers déjà entamés au Burkina

Avant de parapher le schéma directeur, la ministre Ouattara a indiqué que le développement des compétences est un chantier cher au Burkina. A l'entendre, le pays a favorisé la création de nouvelles filières dans les nouveaux métiers du numérique dans les universités et grandes écoles. [ Cliquez ici pour lire l'intégralité ]

Herman Frédéric Bassolé
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Roch Marc Christian Kaboré : Sera-t-il à Place des grands hommes ?

jeu, 15/07/2021 - 01:00

Être président du Faso, peut être un rêve d'enfant, parce qu'on a vu rouler en voiture un dignitaire de la République, accompagné de sirènes et de motards sur des routes dégagées, où les autres sont à l'arrêt, obligés de l'observer comme les vaches dans le pré regardent le train qui passe. De la fonction rêvée à la fonction réelle, beaucoup d'illusions et de toiles d'araignées dans la tête tombent. Qu'est-ce que cette fonction éminente de la République ? Que doivent faire ceux qui l'exercent pour laisser des traces dans l'histoire ?

Le rasage matinal est un exercice barbant. Faisant partie des premiers moments de la journée, c'est un moment où le cerveau se met en marche, où la concentration est difficile parce que l'on commence à penser après le sommeil, d'où les coups de lame maladroits et le sang. À quoi pense le président du Faso en se rasant ?
Roch Marc Christian Kaboré à cette période de son second mandat, doit se donner souvent des coups de lame involontaires au rasage.

Après avoir étrenné puis abandonné le ministère de la Défense, il est obligé de le reprendre après le drame de Solhan. Son second mandat commence comme le premier par une catastrophe humanitaire liée au terrorisme, les questions sur le bilan de son passage à la présidence doivent être les pensées qui l'assaillent quand il se rase. Que va-t-il laisser après son passage à la tête de l'État ? Un pays entier, avec l'intégralité du territoire, et quelle société ?

Il peut essayer des actions d'éclat, des coups publicitaires qui feront la différence d'avec les autres présidents. Mais cela ne fera pas sens dans le temps long et ne le conservera pas dans les mémoires et les livres d'histoire. Que doit faire Roch Marc Christian pour ne pas être un président ordinaire, un président qui n'aura rien laissé aux générations futures, un président auquel l'histoire demandera des comptes ?

Le sens du dernier remaniement réside dans cette préoccupation. S'il a décidé de prendre en charge le ministère de la Défense après le drame de Solhan, c'est pour peser de son poids sur la résolution de la crise sécuritaire qui menace l'intégrité du Burkina Faso. En l'élisant au suffrage universel par deux fois, les Burkinabè lui ont confié leur destin. Et ce destin se joue aujourd'hui de manière importante et cruciale sur le plan de la sécurité. C'est pour avoir lui-même la maîtrise de la défense du pays par les temps troublés que nous vivons.

Insuffler l'enthousiasme et la motivation

En temps de paix, la question territoriale ne serait pas une contrainte importante. Elle relèverait seulement des préoccupations d'aménagement, d'équité et d'accès aux ressources. Le président avait alors le loisir d'impulser sa marque sur d'autres domaines et secteurs de la vie de la nation. Mais aujourd'hui, le président du Faso a la lourde responsabilité de tout faire pour que le pays ne disparaisse pas et qu'aucune portion de son territoire ne lui soit pas enlevée. S'il échoue sur ce plan, il aura tout perdu, il rentrera dans l'histoire comme celui qui n'a pas réussi à défendre le pays et elle (l'histoire) ne lui sera pas indulgente. Et ainsi il perdra toute gloire et toute reconnaissance à l'avenir.

En rencontrant les militaires, des plus hauts gradés aux plus bas de l'échelle, il a dû leur passer le message que la bataille contre le terrorisme ne doit pas être perdue. Il a dû leur insuffler l'enthousiasme et la motivation pour que, plus jamais, il n'y ait un autre Solhan. Pour rentrer dans l'histoire, il faut lutter contre l'adversité. Nous avons des ennemis de partout, ils ont réussi à rentrer chez nous et chez nos voisins et nous attaquent sans répit. Réussir à nous en débarrasser est l'exploit qui est demandé à notre peuple, notre armée, nos dirigeants politiques et militaires.

Notre devoir est de le réaliser et c'est ainsi seulement qu'on écrira l'histoire. Certains vous diront que l'on ne peut pas vaincre le terrorisme, que les Américains se sont retirés d'Afghanistan et que les Français se retirent du Mali et du Sahel. Mais l'histoire est faite de choses que l'on disait impossibles. Et nous, nous n'avons pas le choix, nous n'avons pas un autre pays, une autre terre où aller, si on laisse les groupes terroristes nous retirer la terre de nos ancêtres.

Chaque matin, chacun en se rasant doit se dire avec obstination que nous pouvons le faire. Et chacun à son poste de combat doit faire son travail pour que nous gagnions sur nos ennemis. C'est seulement ainsi que nous écrirons l'histoire et que nos dirigeants accèderont à la place des grands hommes. La lutte contre le terrorisme n'est pas une bataille qui peut être gagnée par un individu quel que soit son talent, c'est la lutte de tout un peuple avec des dirigeants éclairés.

Mettre le holà sur les dérives prédatrices

Une seconde chose doit faire partie des pensées qui viennent au président face à son miroir, la lutte contre la corruption. Elle lui permettra de se différentier de ses prédécesseurs. Depuis Thomas Sankara, rien n'a été fait dans ce domaine. S'il s'y engage, il gagnera en popularité et pourra mobiliser dans la lutte contre le terrorisme. On ne lui demande pas de faire du sankarisme, mais de mettre le holà sur les dérives prédatrices qui diminuent les moyens que l'on peut consacrer à la défense du pays et de son territoire.

Ramener un peu de vertu dans la gouvernance du pays ne peut pas lui nuire au procès de la postérité. A cette préoccupation, doit s'adjoindre celle de la justice pour tous les crimes impunis qu'il est venu trouver dans les tiroirs de la République. C'est un devoir qui lui incombe, et auquel il ne peut pas se dérober. En le faisant, il trace les sillons pour que le pays se réconcilie avec la justice. Et cela lui sera reconnu par les générations futures comme celui qui aura mis fin à l'impunité, ou tout au moins a commencé à juger les crimes impunis.

En décidant avec ses amis Salif Diallo et Simon Compaoré de s'opposer au règne à vie de Blaise Compaoré, Roch Marc Christian Kaboré prenait la plume pour écrire sur une page blanche de l'histoire. Grâce au peuple, l'insurrection et la résistance au coup d'État de Diendéré sont venues s'écrire en lettres de sang. Le sang et la sueur continuent de couler pour préserver le pays. En tant que président du Faso, il ne doit pas être un des acteurs mineurs de cette histoire.

Sana Guy
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CENI : Les commissaires prêtent serment le 19 juillet 2021, selon le Conseil constitutionnel

mer, 14/07/2021 - 22:48

Par un communiqué signé du mardi, 13 juillet 2021, le Conseil constitutionnel ordonnne la prestation de serment, devant lui, des nouveaux membres de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), le lundi, 19 juillet 2021.

Un communiqué rendu public à un moment où le Chef de file de l'opposition politique au Burkina Faso (CFOP-BF) récuse la qualité d'un des membres, candidat à la présidence de l'institution, la CENI, et subordonne sa participation par le remplacement dudit membre.

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Compte rendu du Conseil des ministres du mercredi 14 juillet 2021

mer, 14/07/2021 - 22:35

Le Conseil des ministres s'est tenu à Ouagadougou, le mercredi 14 juillet 2021,en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 14 H 40 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l'étranger.

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION, DE L'INTEGRATION AFRICAINE ET DES BURKINABE DE L'EXTERIEUR

Le Conseil a adopté un décret portant classification et organisation-type des Missions diplomatiques et des Consulats généraux du Burkina Faso à l'étranger.

L'adoption de ce décret permet une meilleure réorganisation des représentations diplomatiques du Burkina Faso à travers le monde.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L'ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

Le Conseil a adopté six (06) rapports.

Le premier rapport est relatif à un projet de loi de règlement et projet du compte général de l'administration des finances au titre du budget de l'Etat, exercice 2020.

Le projet de loi de règlement retrace les autorisations en matière de recettes et de dépenses du budget général et des comptes d'affectation spéciale, l'état d'exécution en recettes et en dépenses du budget général et des comptes d'affectation spéciale, l'état d'exécution des opérations de trésorerie et la présentation du résultat d'exécution des lois de finances.

Le projet du compte général de l'administration des finances retrace les opérations d'exécution du budget à travers la balance générale des comptes du trésor et les états financiers y relatifs.

Au total, la présentation du résultat des lois de finances pour l'exécution du budget de l'Etat, exercice 2020 indique les résultats suivants :

au titre du résultat du budget général exercice 2020, les recettes se sont établies à mille huit cent cinquante-huit milliards deux cent quinze millions neufcent cinquante-neuf mille quatre cent vingt-sept (1 858 215 959 427) FCFA, contre des dépenses de deux mille quatre cent deux milliards neuf cent quatorze millions cinq cent soixante-quatorze mille cent soixante-huit (2 402 914 574 168) FCFA. Il se dégage un déficit de cinq cent quarante-quatre milliards six cent quatre-vingt-dix-huit millions six cent quatorze mille sept cent quarante-un (544 698 614 741) FCFA ;

au titre de l'exercice 2020, le résultat des comptes d'affectation spéciale se chiffre à quatre-vingt-dix milliards sept cent vingt et un millions sept cent quinze mille trois cent trente-six (90 721 715 336) FCFA ;

au titre du budget de l'Etat, exercice 2020, le résultat du projet de loi de règlement indique un déficit de quatre cent cinquante-trois milliards neuf cent soixante-seize millions huit cent quatre-vingt-dix-neuf mille quatre cent cinq (453 976 899 405) FCFA contre un déficit de deux cent soixante-treize milliards soixante-six millions sept cent quatre-vingt-seize mille quatre cent seize (273 066 796 416) FCFA en 2019.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l'Assemblée nationale.

Le deuxième rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification de l'accord cadre de financement signé le 25 mars 2021 entre le Burkina Faso et la Banque Islamique de Développement (BID), et relatif au projet de renforcement de soins de santé primaires pour l'amélioration de la santé et de la nutrition au Burkina Faso.

L'objectif du projet est de contribuer à la réduction de la morbidité et de la mortalité maternelle, néo-natale et infanto-juvénile ainsi que des inégalités d'accès aux soins de santé de qualité, d'ici à 2026 dans les régions sanitaires des Cascades, des Hauts-Bassins, du Centre-Sud et de l'Est du Burkina Faso.

Le coût du projet estimé à 29,79 millions USD, soit environ 16,38 milliards FCFA est financé par la BID à hauteur de 27,96 millions USD, soit environ 15,37 milliards FCFA.

Le projet vise entre autres, la construction et l'équipement de 25 Centres de santé et de promotion sociale (CSPS), de 100 Postes de santé communautaire (PSC) et la mise en place de 15 cliniques mobiles au profit des personnes déplacées internes.

Le troisième rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification de la Convention de crédit CBF 1371 01B conclue le 16 avril 2021 entre le Gouvernement du Burkina Faso et l'Agence française de développement (AFD) pour le financement du Projet d'appui au développement des collectivités territoriales (PADCT).

La contribution de l'Agence française de développement est structurée autour d'une subvention de 4,59 milliards FCFA et d'un prêt de 13,12 milliards FCFA, soit au total un montant de 17,71 milliards FCFA.

La zone d'intervention du PADCT comprend les communes de la région de la Boucle du Mouhoun et celles de la région de l'Est.

Le quatrième rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification de la Convention de crédit CBF 1363 01C, conclue le 16 avril 2021 entre le Gouvernement du Burkina Faso et l'Agence française de développement (AFD) pour le financement du Projet d'amélioration et de sécurisation de la production agricole (SECURAGRI).

La contribution de l'AFD est constituée d'une subvention de 4,59 milliards FCFA et d'un prêt de 13,12 milliards FCFA, soit au total 17,71 milliards FCFA.

Les bénéficiaires du projet sont les ménages ruraux des régions de la Boucle du Mouhoun et de l'Est.

Le cinquième rapport est relatif à un décret portant création de l'Ecole normale supérieure (ENS).

L'ENS regroupe désormais l'Institut des sciences (IDS) et l'Ecole normale supérieure de Koudougou (ENSK).

L'adoption de ce décret permet à l'Ecole normale supérieure d'accomplir efficacement ses missions et de se conformer au décret n°2014-609/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Etablissements publics de l'Etat à caractère scientifique, culturel et technique (EPSCT).

Le sixième rapport est relatif à un décret modificatif du décret n°2008-715/PRES/PM/MEF/MASSN du 17 novembre 2008 portant création du Fonds national de solidarité.

Le Fonds national de solidarité devient désormais le Fonds national de solidarité et de résilience sociale (FNS-RS). Ainsi modifié, ce Fonds aura désormais pour mission de contribuer à la prise en charge et à la résilience des personnes et des groupes sociaux vulnérables ou en détresse, ainsi qu'au financement des actions humanitaires. Il s'agit par cette modification de permettre le financement des initiatives d'autonomisation des personnes et groupes vulnérables.

L'adoption de ce décret vise à assurer un meilleur impact des interventions du Fonds national de solidarité et de résilience sociale.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE, DES DROITS HUMAINS ET DE LA PROMOTION CIVIQUE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets portant respectivement nomination et renouvellement de mandat des Membres de la Commission nationale de l'Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires (CONAHDA).

L'adoption de ce décret permet la nomination de treize (13) Membres pour un premier mandat de trois (03) ans et le renouvellement de treize (13) autresMembres pour un dernier mandat de trois (03) ans à la Commission nationale de l'Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires (CONAHDA). Ces nominations sont conformes aux dispositions du décret n°2016-569/PRES/PM/MJDHPC/MINEFID/MCIA du 28 juin 2016 portant création, attributions, organisation et fonctionnement de la Commission nationale de l'Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE

Le Conseil a adopté un décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Conseil national pour la nutrition (CNaN).

Le CNaN est désormais présidé par Son Excellence Monsieur le Président du Faso pour traduire l'évolution multi sectorielle du défi de la nutrition dans notre pays.

L'adoption de ce décret permet de renforcer le dispositif de coordination des interventions en nutrition en vue d'améliorer de manière significative les indicateurs.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L'INNOVATION

Le Conseil a adopté undécret portant approbation des statuts de l'Ecole normale supérieure (ENS).

L'Ecole normale supérieure est un établissement d'enseignement supérieur, de formation professionnelle et de recherche. Elle a pour mission la formation professionnelle initiale et continue des personnels d'enseignement, d'encadrement, d'animation de la vie scolaire et d'orientation scolaire et professionnelle.

L'adoption de ce décret permet à l'Ecole normale supérieure de se conformer aux dispositions du décret n°2014-612/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Etablissements publics de l'Etat à caractère scientifique, culturel et technique (EPSCT).

I.6. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FEMME, DE LA SOLIDARITE NATIONALE, DE LA FAMILLE ET DE L'ACTION HUMANITAIRE

Le Conseil adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport est relatif à la situation humanitaire dans notre pays au 30 juin 2021.

Au premier semestre 2021, 237 078 Personnes déplacées internes (PDI) ont été enregistrées faisant passer le nombre de PDI de 1 074 993 au 31 décembre 2020 à 1 312 071 à la date du 30 juin 2021. Cette population est composée de 16,41% d'hommes, de 23,04% de femmes et de 60,55% d'enfants.

A la date du 21 mars 2021, 30 000 tonnes de céréales ont été distribuées au bénéfice de 848 925 personnes dont 436 302 PDI, 269 098 personnes vulnérables et 143 525 victimes de catastrophes.

Les défis en matière humanitaire qui restent à relever sont estimés à plus de huit (08) milliards FCFA. Le Président du Faso a instruit les ministres concernés à prendre toutes diligences idoines pour relever ces défis.

Le second rapport est relatif à un décret portant approbation des statuts particuliers du Fonds national de solidarité et de résilience sociale (FNS-RS).

L'adoption de ce décret permet de se conformer à la loi n°010-2013/AN du 30 avril 2013 portant règles de création des catégories d'établissements publics et au décret n°2014-610/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des fonds nationaux.

II. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre de l'Economie, des finances et du développement a informé le Conseil de la signature le 14 juillet 2021, des accords de financement avec la Banque mondiale d'un montant total de 478,75 millions USD, soit environ 264 milliards FCFA.

Ces financements sont destinés :

au projet communautaire de relance et de stabilisation au Sahel ;
au projet de déploiement du solaire à large échelle et à l'électrification rurale ;
au projet d'appui au renforcement de la gestion du foncier et des mines ;
au projet d'appui à l'inclusion financière et à l'accès au financement des petites et moyennes entreprises.
Ces accords traduisent la confiance dont jouit le Burkina Faso auprès des partenaires techniques et financiers.

Le ministre de l'Economie, des finances et du développement a en outre informé le Conseil de la tenue des assises nationales de la fiscalité les 29 et 30 juillet 2021 à Ouagadougou, sous la présidence de Son Excellence Monsieur le Premier ministre. Ces assises visent l'amélioration du dialogue sur le système fiscal national et le renforcement du civisme fiscal.

II.2. Le ministre des Infrastructures et du désenclavement a informé le Conseil du lancement des travaux de renforcement et de bitumage des voies d'accès au Port sec et à la Maison de la culture Anselme Titianma SANON le 22 juillet 2021 à Bobo-Dioulasso.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

Monsieur Abdoulaye OUEDRAOGO, Mle 28 138 B, Administrateur civil, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Secrétaire général.

B. AU TITRE DU MINISTERE DE L'ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

Monsieur François Xavier BAMBARA, Mle 52 153 B, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Chargé de missions ;
Monsieur Tanga OUEDRAOGO, Mle 33 306 U, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Conseiller technique.

C. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE

Monsieur Seydou NOMBRE, Mle 58 196 X, Administrateur des hôpitaux et des services de santé spécialisé en économie de la santé, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Directeur général du Centre hospitalier universitaire de Bogodogo.

D. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FEMME, DE LA SOLIDARITE NATIONALE, DE LA FAMILLE ET DE L'ACTION HUMANITAIRE

Monsieur Adama SORI, Mle 216 155 E, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur de l'administration des finances de l'Institut d'éducation et de formation professionnelle (INEFPRO) ;
Monsieur Windinmanegde Raoul OUEDRAOGO, Mle 219 223 W, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Chef de département de l'administration et des finances du Secrétariat permanent du Conseil national pour l'enfance ;

Madame Adjiguiwénou Aïcha KANGOUEBOU, Mle 279 848 A, Conseiller d'éducation féminine, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Directrice régionale de la Femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l'action humanitaire du Plateau-Central ;
Monsieur Augustin OUEDRAOGO, Mle 92 529 G, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur régional de la Femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l'action humanitaire de l'Est.

E. AU TITRE DU MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT

Monsieur Naba DABIRE, Mle 25 782 C, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Directeur général des études et des statistiques sectorielles, cumulativement avec ses fonctions de Responsable du « Programme Pilotage et soutien » ;

Monsieur Mahamadi BADINI, Mle 92 677 E, Ingénieur de conception en génie civil, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur des travaux d'entretien ;
Monsieur Emmanuel BEMBAMBA, Mle 101 777 D, Ingénieur en génie civil, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Responsable du « Programme Développement du réseau de pistes rurales », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des pistes rurales ;

Monsieur Michel KAFANDO, Mle 39 679 C, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Directeur des affaires juridiques et du contentieux ;
Monsieur Saferbâ Ardjouma SOMA, Mle 211 865 Y, Ingénieur en génie civil, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur des travaux de construction ;

Monsieur Benjamin KAMBOU, Mle 110 00 C, Ingénieur en génie civil, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur régional des Infrastructures et du désenclavement des Hauts-Bassins ;
Monsieur Koumbatian SOME, Mle 92 731 U, Ingénieur en génie civil, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur régional des Infrastructures et du désenclavement du Sud-Ouest.

F. AU TITRE DU MINISTERE DE L'ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Monsieur Oumarou MANDE, Mle 58 065 V, Professeur certifié des lycées et collèges, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Chargé de missions ;
Monsieur Lucien BOUDA, Mle 322 645 N, Professeur des lycées et collèges, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Chargé de missions ;

Monsieur Saïdou KIENTEGA, Mle 233 939 P, Ingénieur des travaux de la géologie et des mines, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur général des carrières ;
Monsieur Wend Dolean Arsène ILBOUDO, Mle 333 944 V, Ingénieur de recherche en énergie renouvelable, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Directeur général des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique.
G. AU TITRE DU MINISTERE DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

Monsieur Mohamed Joël KABORE, Juriste, est nommé Chargé de missions en remplacement de Monsieur Moussa KONFE ;

Monsieur Diaboado Marius Tresor LOMPO, Enseignant, est nommé Chargé de missions en remplacement de Madame Emma Patricia TAMINI ;
Monsieur Nestor KAHOUN, Mle 76 306 X, Technicien supérieur de musée, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

Monsieur Hamidou LOMPO, Mle 97 695 M, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur des marchés publics ;
Monsieur Rayengnéwindé Augustin OUEDRAOGO, Mle 226 390 W, Administrateur des services touristiques, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur du développement de l'industrie touristique ;

Monsieur Benjamin ZAGRE, Mle 238 622 X, Administrateur du cinéma et de l'audiovisuel, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur du développement et du contrôle de la production et de la diffusion ;
Monsieur Etienne Baowendmalgré SANDOUIDI, Mle 86 704 B, Instituteur certifié, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Culture, des arts et du tourisme du Namentenga.

III.2. NOMINATIONS DE MEMBRES DE LA COMMISSION NATIONALE DE L'ORGANISATION POUR L'HARMONISATION EN AFRIQUE DU DROIT DES AFFAIRES (CONAHDA) AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE, DES DROITS HUMAINS ET DE LA PROMOTION CIVIQUE

Les personnes dont les noms suivent sont nommées Membres de la Commission nationale de l'organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires (CONAHDA) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Membre représentant le ministère de la Justice, des droits humains et de la promotion civique :

Monsieur Mathias NIAMBA, Mle 130 175 L, Magistrat.
Membre représentant le ministère de l'Economie, des finances et du développement :

Monsieur Yacouba Zabré GOUBA, Mle 59 225 T, Inspecteur du trésor.
Membres représentant le ministère de l'Industrie, du commerce et de l'artisanat :

Madame Mariam OUEDRAOGO/TRAORE, Mle 224 676 N, Attachée en études et analyses ;
Monsieur Yacouba SAWADOGO, Mle 200 576 F, Conseiller des affaires économiques.
Membre représentant le ministère de l'Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l'innovation :

Monsieur Ousmane BOUGOUMA, Mle 257 406 J, Maître assistant.
Membre représentant le ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

Monsieur Mahama TAKO, Mle 212 385 A, Inspecteur du travail.
Membre représentant le ministère de l'Agriculture, des aménagements hydro-agricoles et de la mécanisation :

Monsieur Ezzedine BAMOGO, Mle 293 672 S, Conseiller en études et analyses/option droit.
Membre représentant le ministère des Affaires étrangères, de la coopération, de l'intégration africaine et des Burkinabè de l'extérieur :

Monsieur Bowurossigué Chrisostome SANOU, Mle 118 847 L, Conseiller des affaires étrangères.
Membre représentant l'Ordre des avocats :

Monsieur Moumouny KOPIHO, Avocat au Barreau.
Membre représentant l'Ordre des notaires :

Monsieur Yacouba DEMBELE, Notaire.
Membre représentant les Organisations des transporteurs :

Monsieur Patrice dit Sansan KAMBOU, Transporteur.
Membre représentant l'Association professionnelle des Banques et établissements financiers :

Madame Florence BEOUINDE, Cadre supérieur de banque.
Membre représentant le Mouvement coopératif artisan :

Monsieur Seydou TOU, Mle 231 90 33 V, Gestionnaire financier.
Les personnes dont les noms suivent sont nommées Membres de la Commission nationale de l'Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires (CONAHDA) pour une dernière période de trois (03) ans.

Membres représentant le ministère de la Justice, des droits humains et de la promotion civique :

Monsieur Issa Safériba FAYAMA, Mle 130 274 L, Magistrat ;
Monsieur Boureima YAMEOGO, Mle 130 318 L, Magistrat ;
Monsieur Pinnagné Simplice BADO, Mle 130 460 B,Magistrat.
Membre représentant le ministère de l'Economie, des finances et du développement :

Madame Wendkouni Naomie OUEDRAOGO/SAKANDE, Mle 215 219 L, Attachée en études et analyses.
Membre représentant le ministère de l'Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l'innovation :

Monsieur Moussa DAO, Mle 205 830 X, Juriste.
Membre représentant la Chambre nationale des huissiers de justice :

Monsieur Wenbi Olivier ZONGO, Huissier de justice.
Membre représentant l'Ordre des experts comptables et des comptables agréés :

Monsieur Koniba SOMA, Expert-comptable.
Membre représentant la Chambre de commerce et d'industrie du Burkina :

Madame Bintou BOLI/DJIBO, Juriste d'affaires.
Membre représentant la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest :

Madame Kiswendsida Judith Valérie KABORE, Mle 65 13, Economiste gestionnaire.
Membre représentant l'Association professionnelle des Banques et établissements financiers :

Madame Yoalé Léa SAGNON, Mle BFL070003, Juriste.
Membres représentant la Confédération paysanne du Faso :

Monsieur Bassiaka DAO, Agriculteur ;
Monsieur Boureima DIALLO, Eleveur.
Membre représentant les Clubs OHADA :

Monsieur Alfred BAMA, Mle 41 345 T, Enseignant.

III.3. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D'ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d'Administrateurs et d'un Président aux Conseils d'administration :

de l'Institut national de formation des personnels de l'éducation (INFPE) au titre du ministère de l'Education nationale, de l'alphabétisation et de la promotion des langues nationales ;
de l'Agence pour la promotion des exportations du Burkina (APEX-Burkina) et de l'Agence de promotion de l'expertise nationale (APEN) au titre du ministère de l'Industrie, du commerce et de l'artisanat.

A. MINISTERE DE L'EDUCATION NATIONALE, DE L'ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d'administration de l'Institut national de formation des personnels de l'éducation (INFPE) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L'ETAT

Au titre du ministère de l'Education nationale, de l'alphabétisation et de la promotion des langues nationales :

Monsieur Lucien HIEN, Mle 53 508 B, Inspecteur de l'éducation de la petite enfance ;
Madame Soutongnoma Romaine SANYAN/NADEMBEGA, Mle 90 098 R, Inspecteur de l'enseignement primaire et de l'éducation non formelle.
Au titre du ministère de l'Economie, des finances et du développement :

Monsieur Adama BADOLO, Mle 34 825 X, Inspecteur des impôts.
Au titre du ministère de l'Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l'innovation :

Monsieur Ousséni SO, Mle 104 532 V, Maître de Conférences.
Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

Monsieur Abdel Kader BEOGO, Mle 217 028 Z, Conseiller en gestion des ressources humaines.
Au titre du ministère de la Femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l'action humanitaire :

Madame Emma KIEMA/KANKYONO, Mle 46 391 Z, Inspecteur de l'éducation de la petite enfance.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL

Monsieur Tuembé DOYE, Mle 32 607 U, Inspecteur de l'enseignement primaire et de l'éducation non formelle.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ELEVES

Monsieur Lombozo Bernard PEMOU, Mle 11 32, Elève professeur des écoles, Délégué général.
Le second décret nomme Monsieur Lucien HIEN, Mle 53 508 B, Inspecteur de l'éducation de la petite enfance, Président du Conseil d'administration de l'Institut national de formation des personnels de l'éducation (INFPE) pour un premier mandat de trois (03) ans.

B. MINISTERE DE L'INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L'ARTISANAT

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte nomination de Monsieur Ollé Arnaud KAM, Mle 256 193 C, Conseiller en études et analyses, Administrateur représentant l'Etat, au titre du ministère de l'Agriculture, des aménagements hydro-agricoles et de la mécanisation au Conseil d'administration de l'Agence pour la promotion des exportations (APEX-Burkina) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le second décret porte nomination de Monsieur Emmanuel NIGNAN, Mle 36 612 F, Professeur certifié, Administrateur représentant les Experts, au Conseil d'administration de l'Agence de promotion de l'expertise nationale (APEN) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement

Ousséni TAMBOURA

Officier de l'Ordre de l'Etalon

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CENI : « Aucune disposition nous autorise à recevoir une récusation », Clément Sawadogo, ministre de l'Administration territoriale

mer, 14/07/2021 - 22:31

À la suite du report de l'élection du bureau de la CENI et de la récusation des commissaires de la CENI désignés au titre de la chefferie, le ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation, Clément P. Sawadogo, a tenu une conférence de presse le 13 juillet pour donner des explications.

Initialement prévue le 12 juillet 2021, l'élection du bureau de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a été reportée au 15 juillet. Ce report, d'après le ministre Clément P. Sawadogo, permet de peaufiner le processus et de ramener le calme au sein des acteurs.

En effet, à peine désignés pour siéger au sein de la CENI, deux commissaires font l'objet de contestations. Le premier est Bonaventure Dimsongdo Ouédraogo, désigné commissaire de la CENI au titre de la société civile, récusé par l'opposition politique qui met en doute sa neutralité. Le second est Tasséré Savadogo, représentant de l'opposition, dont la présence au sein de la CENI est contestée par un mouvement de la société civile qui pointe son activisme politique.

En réponse à ces deux demandes de récusations, le ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation affirme qu'il ne peut pas trancher. « Il n'y a aucun élément matériel ni juridique qui nous permet d'engager une procédure de récusation », a-t-il assuré.

Le chef de file de l'opposition politique au Burkina Faso (CFOP-BF), pour justifier cette récusation, affirme que Bonaventure Dimsongdo Ouédraogo, désigné au titre de la société civile pour représenter les autorités coutumières, avait participé activement à la campagne du MPP, parti au pouvoir, aux élections de novembre 2020.

Mais le ministre affirme qu'en « dehors des dispositions du code électoral, aucune loi ne les autorise à recevoir une récusation ». De plus, ajoute Clément Sawadogo, « la loi ne prévoit pas une validation des commissaires par les autres composantes de la CENI ». Autrement dit, il n'appartient pas au CFOP de valider le commissaire désigné par les coutumiers.
De son côté, le Réseau des mouvements du Burkina Faso (RM/BF) évoque un « activisme politique débordant et des prises de position partisanes » du commissaire Tasséré Savadogo, commissaire de la CENI au titre de l'opposition, pour demander sa récusation.

En réaction à cette demande, le ministre de l'Administration territoriale indique que la loi n'empêche pas les commissaires de la CENI de militer au sein d'un parti politique. La seule chose qui leur est interdite est d'être membre dirigeant d'un parti. Et dans ce cas de figure, le commissaire doit seulement démissionner de son poste avant de rejoindre le bureau de la CENI.

Pour conclure, Clément Sawadogo affirme qu'aucune des demandes de récusation n'est traitable. Ainsi, les deux mis en cause peuvent bien siéger à la CENI comme commissaires au regard du code électoral.

Nado Ariane Paré (Stagiaire)
Lefaso.net

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Millénium challenge 2 : Le comité de surveillance en séance de travail chez le Premier ministre Christophe Dabiré

mer, 14/07/2021 - 19:14

Le Premier ministre Christophe Dabiré a reçu ce mercredi 14 juillet 2021, pour une séance de travail, le président du comité d'orientation et de surveillance du deuxième programme du Millénium challenge des Etats Unis d'Amérique. Les travaux ont porté sur la gouvernance, l'organisation et le recrutement du directeur général du Millénium challenge et de ses collaborateurs.

Le Burkina Faso bénéficie une seconde fois du programme de développement américain, Millénium challenge. Pour ce deuxième programme, le gouvernement burkinabè profitera de plus de 250 milliards de francs CFA. Il a choisi d'axer cet investissement sur l'énergie. Ce mercredi 14 juillet 2021, le comité d'orientation et de surveillance du programme, conduit par Mamady Sanon, était chez le Premier ministre Christophe Dabiré pour une séance de travail.

Deuxième du genre, cette réunion du conseil, d'après le président dudit comité, a porté essentiellement sur le management, l'organisation, le recrutement et la gouvernance. « Nous avons déjà engagé un recrutement d'un directeur général avec cinq de ses principaux collaborateurs. Après cela, il y aura le recrutement des collaborateurs de la direction générale du MC Burkina Faso », a-t-il informé.

Cette réunion, selon Mamady Sanon, a concerné l'organigramme, les attributions et les rémunérations des personnes qui travailleront pour le Millénium

Cette rencontre, a-t-il dit, a aussi concerné l'organigramme, les attributions et les rémunérations de toutes les personnes qui auront la « chance » et le « bonheur » de travailler pour le Millénium challenge. « C'est une réunion très importante car c'est le début de tout », a laissé entendre le président du comité d'orientation et de surveillance.

A en croire, M. Sanon, ce programme concerne l'énergie solaire, le transport et le stockage de l'énergie, car elle est la base de tout développement. Pour cela, la direction générale qui sera installée, travaillera avec le ministère en charge de l'Énergie à travers la Société nationale burkinabè d'électricité (SONABEL), l'Agence nationale de régulation du secteur de l'énergie (ARSE). Il s'agit aussi, a-t-il précisé, de renforcer les capacités des acteurs, de produire l'énergie en qualité et en quantité, et de pouvoir la stocker. « A long terme, on ne devrait plus connaître de délestages, de coupures et plus de baisse de rendement dans les différentes unités de production et même dans les ateliers », a-t-il déclaré.

Obissa Juste MIEN
Lefaso.net

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Burkina : L'hôpital Charles de Gaulle et l'Institut national de santé publique s'accordent pour améliorer la santé des enfants

mer, 14/07/2021 - 19:10

Le Centre hospitalier universitaire pédiatrique Charles de Gaulle (CHUP-CDG) et l'Institut national de santé publique (INSP) ont signé un protocole d'accord. C'était ce mercredi 14 juillet 2021 au sein de l'établissement hospitalier.

A travers ce protocole d'accord, le Centre hospitalier Charles de Gaulle (CHUP-CDG) et l'Institut national de santé publique (INSP) veulent regarder dans la même direction pour améliorer la santé des enfants qui constituent la cible du CHUP-CDG. Le protocole définit cinq domaines de collaboration entre les deux structures que sont : les programmes de recherches scientifiques, les stages de formation ou de perfectionnement, les échanges de documentation et d'informations scientifiques, la valorisation des résultats de recherche et l'organisation des manifestations scientifiques. Il décrit par ailleurs les principaux objectifs et principes de base qui vont étayer le partenariat entre les deux structures.

Une vue des participants à la cérémonie de signature du protocole d'accord entre le CHUP-CDG et l'INSP

« Cette convention de collaboration couvre des domaines comme la recherche scientifique où nous voulons développer des programmes communs de recherches ciblés sur la prise en charge ou l'amélioration de la santé des enfants. Deuxième domaine d'intervention, c'est la formation ; qu'elle soit l'appui à la formation universitaire ou la formation continue des prestataires ou des agents de santé dans le système de santé impliqués dans la prise en charge des enfants qui constituent la cible du CHU pédiatrique Charles de Gaulle. Troisième axe par exemple de collaboration que nous avons, c'est tout ce qu'il y a comme expertise de santé publique, les évaluations communes que nous pouvons faire dans le cadre aussi de l'amélioration de la santé des enfants », a précisé Dr Hervé Hien, directeur général de l'INSP.

Le directeur général de l'INSP et la directrice générale du CHUP-CDG ravis de la signature du protocole entre les deux structures

La directrice générale du CHUP-CDG, Cyrille Priscille Kaboret/Ouédraogo a pour sa part salué la signature de ce protocole d'accord entre les deux structures. Elle rappelle qu'en tant que CHU, l'établissement hospitalier qu'elle dirige doit mener des recherches en vue d'améliorer la santé des enfants. La signature de ce protocole d'accord avec l'INSP, qui est un opérateur de recherche et d'expertise dans le domaine de la santé, est donc la bienvenue.

« Le CHU pédiatrique Charles de Gaulle est un hôpital national, c'est un CHU qui a quatre missions que sont les soins, la formation, la recherche et la santé publique. Il était de bon ton qu'on puisse s'asseoir ensemble, faire un protocole d'accord pour s'accompagner mutuellement. S'accompagner mutuellement en matière de renforcement de compétences, de recherches scientifiques pour améliorer la santé des populations », a laissé entendre la directrice générale de l'hôpital.

Photo de famille

Après cette signature de protocole d'accord, la prochaine étape sera la planification des activités en lien avec les cinq domaines de collaboration définis dans le protocole, ainsi que la mise en place d'un programme cohérent de mise en œuvre efficace.

Justine Bonkoungou
Lefaso.net

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Bobo-Dioulasso : Des commerçants, remontés contre le ministère du Commerce, menacent de fermer les marchés

mer, 14/07/2021 - 19:00

Des commerçants réunis au sein de l'Union des acteurs économiques des petites et moyennes entreprises des Hauts-Bassins ne sont pas contents de leur ministère de tutelle. Ils l'ont fait savoir au cours d'une conférence de presse qu'ils ont animée, ce mercredi 14 juillet 2021 à Bobo-Dioulasso. Si toutefois leur cri de cœur n'est pas entendu, ils menacent de mener des actions revendicatives à travers la fermeture des marchés.

Cette rencontre avec les professionnels de médias a permis aux conférenciers de manifester leur mécontentement vis-à-vis du ministère en charge du Commerce, notamment sa Brigade mobile de contrôle et de la répression des fraudes ( BMCRF). Selon le porte-parole des manifestants, le tissu économique du Burkina Faso va très mal au regard de l'actualité socio-économique et sécuritaire (insécurité et pandémie du Covid-19).

« Ces deux facteurs plombent considérablement les activités socio-économiques et par ricochet mettent à mal le vivre-ensemble. Pour le monde des affaires, les voyants sont au rouge et l'horizon s'assombrie de jour en jour au regard de l'évolution de la situation », a déploré le porte-parole, Boureima Ouédraogo. Avant de poursuivre : « C'est dans ce contexte que le ministère du Commerce, à travers sa brigade mobile, décide de faire une répression que nous qualifions de barbare dans le milieu des petites et moyennes entreprises. Des contrôles incessants, des saisies de marchandises, des fermetures de magasins sans préavis sont devenus monnaies courantes dans nos secteurs (…) ».

Le porte-parole des conférenciers, Boureima Ouédraogo

Selon lui, tout est fait pour tuer un bon nombre d'entreprises déjà moribondes du fait de leur situation intenable. Car il estime que ces agissements sont de nature à compromettre les efforts de relance du secteur économique prôné par le président du Faso, Roch Kaboré. C'est pourquoi, à travers cette conférence de presse, ces commerçants disent vouloir dénoncer les pratiques de répressions et de harcèlement de la BMCRF et attirer l'attention du ministère en charge du Commerce sur certains faits à savoir, la récurrence de certaines décisions inopportunes au sein de son département ; le favoritisme dans l'octroi des autorisations spéciales d'importations, l'acharnement et la répression sur les commerçants du secteur informel.

Par ailleurs, ils dénoncent des irrégularités dans les contrôles des documents de douane en ce qui concerne l'importation des marchandises, le nombre élevé de structures de régulation dans les filières porteuses, la non mise à disposition des fonds issus des prélèvements destinés au développement des filières porteuses et au financement de leurs organisations, et la suspension des autorisations spéciales d'importation des céréales sans au préalable une concertation avec les acteurs directs concernés.

Des membres de l'Union présents à la conférence de presse

Les conférenciers menacent de fermer les marchés

Pour les conférenciers, l'objectif de cette sortie est d'attirer l'attention des décideurs afin qu'ils leur permettent de mener leurs activités dans la sérénité et de contribuer ainsi au développement du Burkina Faso. Pour remédier à cette situation, ils souhaitent que le ministère du Commerce institue un dialogue franc et régulier avec tous les acteurs engagés pour le développement du pays. Au cours de cette conférence de presse, les manifestants ont par ailleurs souhaité la réouverture des frontières terrestres pour un meilleur exercice de leurs activités, des échanges avec les institutions financières pour faciliter le remboursement des prêts en souffrance dus au Covid-19.

Des journalistes présents à la conférence de presse

Au titre de la filière sésame, ils demandent aux autorités de veiller à ce que la brigade mobile travaille avec les acteurs directs et qu'elle ne soit pas un frein aux activités de la filière et faciliter la concertation entre certains exportateurs et les autres acteurs. [ Cliquez ici pour lire l'intégralité ]

Romuald Dofini
Lefaso.net

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Développement : Le Burkina et la Banque mondiale signent quatre accords de financement

mer, 14/07/2021 - 18:30

Le ministre de l'Economie, des Finances et du Développement, Lassané Kaboré, et la représentante résidente de la Banque mondiale au Burkina, Maïmouna MBow Fam, ont procédé, ce mercredi 14 juillet 2021, à la signature de quatre conventions de financement pour un montant total de 478, 7 millions de dollars (soit environ 264 milliards F CFA).

A travers la signature des quatre accords de financement, la Banque mondiale a renouvelé son engagement pris à Paris, lors de la conférence pour le financement du PNDES, de soutenir le Burkina dans la mise en œuvre de réformes et de projets structurants. D'un montant total de 478,7 millions de dollars (soit environ 264 milliards FCFA), le premier accord est destiné au financement du Projet communautaire de relance et de stabilisation au Sahel (PRCSS). L'objectif dudit projet de développement est de contribuer au relèvement et à la résilience des communautés dans les zones cibles de la région du Liptako-Gourma au Burkina, au Mali et au Niger.

Les participants lors de la cérémonie de signature

D'un coût global de 150 millions de dollars (soit environ 83 milliards F CFA), le PRCSS couvre la période 2021-2026. Il est placé sous la tutelle du ministère en charge de l'Economie et est structuré en cinq composantes.
Le deuxième accord concerne le financement du Projet de déploiement du solaire à large échelle et l'électrification rurale (SOLEER), lequel projet est financé à hauteur de 168,75 millions de dollars (soit plus de 100 milliards FCFA). Il est prévu pour s'exécuter de 2022 à 2026, sous la tutelle technique du ministère en charge de l'Énergie et est structuré en trois composantes.

Les participants lors de la cérémonie de signature

Le troisième accord est relatif au financement du Projet de renforcement de la gestion foncière et des mines (PARGFM), d'un montant de 150 millions de dollars (soit environ 83 milliards FCFA). Ce financement qui est constitué à hauteur de 50% d'un don et 50% d'un crédit vise, entre autres, à améliorer l'efficacité des services fonciers et miniers, à renforcer la sécurité foncière dans certaines municipalités. La mise en œuvre du PARGFM couvre la période 2021-2027, et est placé sous la tutelle technique du ministère en charge de l'Economie.

En attendant le début de la rencontre

Le dernier accord porte sur le financement additionnel du Projet d'appui à l'inclusion financière et d'accès au financement des petites et moyennes entreprises (PAIF-PME) dont le montant s'élève à dix millions de dollars soit environ cinq milliards F CFA. La date de clôture est prévue pour le 30 avril 2025.

Les objectifs de la nouvelle stratégie de la Banque mondiale

Ces quatre conventions qui viennent d'être signées couvrent les quatre objectifs de la nouvelle stratégie de la Banque mondiale pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre. Au nombre de ces objectifs, la représentante résidente de l'institution au Burkina, Maïmouna Mbow Fam, a cité le renforcement de la présence positive de l'Etat sur toute l'étendue du territoire et l'amélioration de la délivrance des services sociaux de base aux citoyens ; l'accompagnement du secteur productif tel que l'énergie pour, dit-elle, créer les conditions de développement du secteur privé.

Mme Fam a réitéré l'engagement de la Banque mondiale à accompagner le gouvernement dans la mise en oeuvre de ces projets

Il y a également le renforcement de l'employabilité des jeunes et du capital humain qui, selon elle, « est un élément très important pour pouvoir permettre aussi de renforcer la résilience dans le domaine de la santé, l'éducation et de la protection sociale pour les couches les plus vulnérables ». L'un des objectifs, c'est aussi l'amélioration de la résilience climatique. En plus de couvrir les quatre objectifs de la nouvelle stratégie de la Banque, ces quatre conventions, a relevé Mme FAM, visent à accompagner le gouvernement dans sa stratégie de résilience, de prévention des conflits et de relance de l'économie après le Covid.

« Doubler l'accès à l'énergie d'ici 2025 ».

Le ministre en charge de l'Energie s'est réjoui du fait que la Banque mondiale partage la vision du président du Faso, Roch Kaboré, qui est de faire du secteur de l'énergie, un moteur de développement, avant de faire une revue du financement reçu. « Aujourd'hui, nous avons eu un accompagnement de la Banque mondiale pour près de 325 mégawatts d'énergie solaire et de 325 mégawatts de stockage avec batterie », a indiqué Dr Ismaël Bachir Ouédraogo. Pour lui, cela est un fait inédit, une première en Afrique de l'Ouest.

Le secteur privé va nous accompagner avec près de 500 millions de dollars, a indiqué le ministre de l'énergie.

Toute chose qui conforte le Burkina dans son rôle de leader en matière d'énergie solaire dans la sous-région. « Nous avons le meilleur ensoleillement. Le Burkina est, aujourd'hui, résolument engagé sur les chantiers du développement grâce aux subventions que le ministère des Finances accorde au secteur de l'énergie pour la production de l'électricité (près de 35 milliards de FCFA par an). Notre objectif c'est de pouvoir éliminer ces subventions et baisser le coût du kilowattheure pour faire de telle sorte que notre économie puisse être compétitive et aussi pour qu'en milieu rural les gens puissent avoir accès à une énergie moins chère et accessible », a laissé entendre le ministre Ouédraogo.

L'acte symbolique de signature

En plus des points évoqués plus haut, le projet SOLEER permettra la mise en place de mini-centrales solaires en milieu rural. Il soutiendra également l'électrification d'environ 300 villages et le raccordement de 120 000 ménages, petites et moyennes entreprises, et infrastructures communautaires à des services électriques modernes, durables et abordables, par l'extension du réseau national. A la question de savoir quel est l'état d'avancement du projet, le ministre Ouédraogo rassure : « Nous avons déjà lancé la mise en place de l'unité de gestion de ce projet. Nous pensons qu'au cours du mois d'août, nous allons être prêts pour pouvoir démarrer ».

La vision du département de l'Energie, c'est de doubler l'accès à l'énergie d'ici à l'horizon 2025 et de faire de l'accès universel à l'énergie une réalité au Burkina Faso d'ici 2030.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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Burkina : Le "Leader Group" réunit les jeunes autour de la question de l'entrepreneuriat

mer, 14/07/2021 - 18:00

Dans le cadre des activités du FESTIVAC (Festival des vacances), le Leader Group a organisé une conférence publique dans l'après-midi du vendredi 9 juillet 2021 à Ouagadougou. Les organisateurs expliquent que l'objectif est de présenter aux jeunes d'autres facettes de l'entrepreneuriat et de leur faire connaître les investissements numériques.

Plusieurs jeunes entrepreneurs étaient présents à ce rendez-vous avec les jeunes comme Eldaa Ragnimwendé Koama, P-DG de Improv'you ou Benjamin Zoungrana, directeur général de Burkina nouvelle vision. On notait aussi la présence de Hugues Kevin Gouba, P-DG de BSL et artiste musicien connu sous le nom de Hugo Boss. Tous ont volontiers partagé leurs expériences et des témoignages autour du thème « Promotion de l'entrepreneuriat des jeunes au Burkina ».

Pour entreprendre, il faut des préalables. Selon Eldaa Koama, il faut d'abord résoudre l'équation Qui-Que-Que-Qui : « Qui suis-je ? Qu'est-ce qui m'intéresse ? Que sais-je faire et qu'est-ce que je peux offrir ? Qui est-ce que je connais et qui peut faire quoi ? ». Les réponses à ces interrogations permettront d'économiser de l'énergie et du temps, a-t-elle assuré. La directrice de Improuv'you a invité les jeunes à chercher le meilleur d'eux-mêmes sans avoir peur de consentir des sacrifices. « C'est le don de soi et le sacrifice qui font que tu arrives à multiplier ton influence », justifie-t-elle.

Pour Emmanuel Kaboré, « entreprendre c'est prendre des risques »

Les plus âgés n'étaient pas en marge de cette conférence. Emmanuel Kaboré, fondateur de l'entreprise Projet production solaire (PPS), a également partagé son expérience avec les plus jeunes. L'ingénieur électrotechnicien a abandonné les mines pour se lancer dans la promotion de l'énergie renouvelable. Malgré les difficultés auxquelles il s'est heurté, il a assumé son choix. « C'était dur. A un moment donné, j'ai songé à repartir dans les mines, ou à repartir en Europe, mais je n'ai pas osé », explique-t-il.

A force de persévérer, il a réussi à relever le défi en créant la première société d'externalisation au Burkina Faso, qui le hissa entre 2013 et 2014 au rang de premier employeur privé du pays avec plus de 2 000 employés. En effet, en tant que prestataire privé, Emmanuel Kaboré mettait à la disposition des sociétés minières et des sociétés d'Etat, des compétences locales après trois ou six mois de recyclage dans son entreprise. Cependant, il a abandonné cette activité pour se consacrer à son entreprise PPS.

Pour l'actuel secrétaire chargé de l'environnement et de l'économie verte du bureau national du Conseil national du patronat burkinabè, « entreprendre c'est prendre des risques. Entreprendre c'est chercher à apporter des solutions. Tous les entrepreneurs sont des vendeurs de solutions ».

« On nous a traités de brouteurs, mais aujourd'hui la CEDEAO, organise des assises sur la cryptomonnaie comme facilitateur du commerce sous-régional », Benjamin Zoungrana

L'investissement numérique

Burkina nouvelle vision est l'œuvre de deux frères : Pierre et Benjamin Zoungrana. C'est une entreprise spécialisée dans la cryptomonnaie. L'aîné, Pierre, a été vendeur de produits chinois avant de se lancer dans l'investissement en ligne en 2009. A la fin des études de Benjamin, ils s'unissent pour créer Burkina nouvelle vision (BNV). Après de multiples difficultés, BNV compte aujourd'hui dix employés. En plus de proposer des formations en cryptomonnaie et un suivi en investissement numérique, l'entreprise s'est diversifiée dans l'agrobusiness et dans l'immobilier.

« Ce qui nous a rendus financièrement libres et nous permet de venir nous assoir devant vous pour partager notre expérience, c'est la cryptomonnaie », affirme Benjamin Zoungrana, directeur général de BNV. Il invite donc les jeunes à investir dans le numérique et principalement dans la cryptomonnaie car, pour lui, elle constituera la monnaie du futur. « On nous a traités de brouteurs. Mais aujourd'hui, la CEDEAO organise des assises sur la cryptomonnaie comme facilitateur du commerce sous-régional », conclut-t-il.

Haouda Sawadogo, promoteur du FESTIVAC

A l'issue des échanges, les organisateurs ont exprimé leur satisfaction. « Au regard de la mobilisation et des conseils reçus pendant les communications, nous sommes très satisfaits. (…) Nous comptons mieux faire pour la prochaine fois », promet Haouda Sawadogo, président de Leader Group.
A noter qu'au début de la conférence, une minute de silence a été observée en mémoire de l'architecte malgache Modeste Rasolodera, décédé le 29 juin et inhumé le vendredi 9 juillet 2021. Il est l'auteur de plusieurs édifices aux Burkina et parmi ses chefs-d'œuvre, il y a le CBC.

Yidalawala Isaac Ki-Zerbo (Stagiaire)
Lefaso.net

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Mines et métallurgie : Le Burkinabè Loïse TAMALGO nommé Délégué général d'Eramet au Gabon

mer, 14/07/2021 - 17:51

Notre compatriote Loïse Tamalgo est nommé Délégué général d'Eramet au Gabon à compter du 12 juillet 2021. Basé à Libreville, Loïse Tamalgo, qui était précédemment à Huawei, dispose d'une solide expérience d'une vingtaine d'années dans l'accompagnement de projets de développement socio-économiques et dans la mise en œuvre de partenariats et programmes de relations communautaires sur le continent africain.

Le nouveau délégué général d'Eramet au Gabon aura pour mission de soutenir le développement des activités des deux filiales, COMILOG et SETRAG, dans le cadre du partenariat entre Eramet et l'Etat gabonais, renforcé en 2020 par la création de deux fonds RSE destinés à financer de nouveaux programmes au profit des populations du pays. Il représentera le Groupe Eramet au Gabon et s'attachera à poursuivre activement les relations de confiance avec les autorités du pays, les services de l'État, les ONG et les représentations internationales.

Loïse Tamalgo est titulaire d'une maîtrise en Langues Appliquées au Tourisme et aux Affaires et d'un Master in Business Administration (MBA) en stratégie d'entreprise. Il a effectué la plus grande partie de sa carrière au sein de Huawei Northern Africa. Il a notamment occupé des postes de Directeur Grands Comptes opérateurs de téléphonie mobile et gouvernements et de Directeur Pays pour Huawei Burkina Faso pendant huit ans puis de Vice-Président des ventes pour la représentation de Huawei Côte d'Ivoire qui regroupe cinq pays (Côte d'Ivoire, Togo, Bénin, Burkina et Guinée Conakry).

M. Tamalgo était depuis 2020 Vice-Président en charge des relations publiques pour l'Afrique subsaharienne, couvrant 22 pays dont le Gabon. A ce titre il était responsable du développement de la visibilité et du rayonnement de Huawei dans la région, de la définition et de la mise en œuvre de la stratégie en matière de relations publiques, de communication et de RSE, ainsi que du développement des partenariats clés.

Présente sur cinq continents et dans 20 pays, ERAMET est une société minière et métallurgique qui revendique 3,5 milliards de chiffre d'affaires en 2020 pour un effectif d'environ 13 000 salariés.

Lefaso.net

Lire aussi :
Loïse Tamalgo (Huawei) : « L'Afrique doit se saisir de la quatrième révolution industrielle déjà en cours »
Loïse Tamalgo (Huawei Afrique) : « Il faut désenclaver le numérique de l'aspect sectoriel »

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Sayouba Traoré aux présidents du Faso et de l'Assemblée nationale : « Il faut réparer la brousse »

mer, 14/07/2021 - 14:03

Je vous demande très respectueusement de bien vouloir accepter de lire ces quelques mots. C'est uniquement en ma qualité de citoyen burkinabè que je me permets de m'adresser à vous ce matin. D'ores et déjà, je sollicite votre compréhension. Je ne suis spécialiste en rien du tout. Toutefois, cela fait plus de 30 ans que j'arpente les villages et hameaux de nos pays. J'ai regardé exécuter les différentes phase du PNGT.

Dès le départ, je savais ce PNGT insuffisant à atteindre les objectifs. La preuve, la dégradation de l'environnement et des ressources naturelles s'est poursuivie. En certains endroits, cette dégradation s'est même accélérée. Comment je peux parler avec une telle assurance ? C'est parce que je fréquente les techniciens d'agriculture et les techniciens d'élevage, les différents producteurs, les ONG et les associations depuis de longues années.

Monsieur le Président du Faso,
Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale

Les manifestations de notre calvaire actuel ont commencé depuis les années 1970. Depuis cette date, la région du Sahel a souffert d'une sécheresse sévère et persistante. C'est-à-dire que ce n'est pas une année difficile en passant, et puis on va réparer les dégâts l'année suivante. Non ! C'est une accumulation d'années difficiles. Et une année difficile vient aggraver les effets néfastes de la précédente.

A ce niveau, le terme insécurité alimentaire est insuffisant pour décrire la situation. C'est bien simple, plus personne n'a de quoi manger et de quoi donner au bétail. Résultat : on s'en va. Quand la savane réputée plus accueillante est touchée par la sécheresse, il est inutile de s'attarder sur une région encore plus désolée comme le sahel. Les populations quittent donc ces zones arides vers les régions plus humides, au sud, et les grandes villes.

Monsieur le Président du Faso,
Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale

Le cadre de vie s'est rétréci, obligeant tout ce monde à vivre sur un périmètre étroit. Agriculteurs comme éleveurs, tous ensemble. Il est légitime que les agriculteurs se sentent envahis chez eux. Tout comme il est légitime que les éleveurs recherchent des moyens d'existence, là où ces ressources existent. Les jeunes et ceux qui ont encore de la force se sont investis dans l'orpaillage traditionnel. Déjà cette activité amplifie la détérioration du cadre de vie et la dégradation des ressources naturelles. On pouvait fermer un œil et se dire que ces gens ne disposent que de cette soupape de sécurité. Et voilà que des sociétés minières viennent leur enlever ce recours ultime. La terre elle-même devient une marchandise aux mains des sociétés immobilières.
Quand on lotit le champ d'un paysan ou quand on bâtit sur le pâturage d'un éleveur, on condamne ces concitoyens à une mort certaine.

Monsieur le Président du Faso,
Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale

Ce que je dis là, vous pouvez le vérifier par vous-mêmes sur le terrain. Cet enchaînement de crises est déjà difficile pour les populations. Mais les hommes ne veulent pas changer leurs habitudes. Avant, il y avait une forte mortalité infantile. Une femme fait dix enfants, dans l'espoir que les mâchoires de la mort vont épargner deux ou trois. Les gouvernements et leurs partenaires ont mis le paquet. Et la santé maternelle et infantile s'est améliorée. Une femme fait dix enfants, et se retrouve avec 9 sur les bras. Mais les hommes ont toujours refusé de tenir compte de cette nouvelle donne. Résultat : l'explosion démographique.

Les scientifiques appellent explosion démographique une augmentation très élevée et très rapide de la population. Une explosion démographique est généralement génératrice de pauvreté et de fragilité économique : les structures économiques et aussi sociales du pays n'ont pas le temps de s'adapter à la taille de la population. Comment cela se traduit en Afrique et plus spécifiquement au Sahel ? Les chiffres disent bien ce qu'ils veulent dire. La population de l'Afrique subsaharienne a été multipliée par près de 5 fois entre 1960 et 2020. Elle a dépassé le milliard en 2017. Elle représente dorénavant 14% de la population mondiale, contre 7% en 1960. En 1950, il y avait 227.794.000 d'Africains. En 1960 283.361.000. En 2020. 1.340.598.000.

Maintenant voyons quelques pays du Sahel. En 1960, la Mauritanie comptait 850.384 habitants. En 2020, la population de ce pays est passé à 4.525.696 habitants. Pour le Mali, on a 5.263.733 en 1960, contre 19.658.031 en 2019. De 3 millions d'habitants en 1960, la population du Niger est estimée à 20 millions d'habitants en 2018. Le Burkina Faso passe de 8.800.000 habitants en 1960 à 20.244.080 habitants en 2018.

Monsieur le Président du Faso,
Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale

Le cadre de vie a diminué. Les ressources naturelles ont fondu. Les plus anciens se rappellent de certains arbres qu'on ne voit plus aujourd'hui. De même, il y avait des fruits en vente au bord des chemins que l'on ne voit plus dans les paniers des femmes. La production de nourriture a diminué. Et le nombre des mangeurs autour de l'écuelle a augmenté. Pour répondre à cette nouvelle situation, on a tenté d'augmenter les productions agricoles et animales. Plus une surexploitation des ressources naturelles. Résultat ? Une dégradation des terres, qui n'en peuvent plus. Et un déboisement à marche forcée. Et enfin une consommation effrénée des ressources en eau. Surexploitation, ça veut dire qu'on consomme plus que ce que la nature peut donner. Et on ne laisse même pas à cette pauvre nature le temps de reconstituer ses forces.

Monsieur le Président du Faso,
Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale

Pourquoi je vous raconte ces choses ce matin ?
Je vous demande de mobiliser tout ce qui est mobilisable pour réparer la brousse. Réparer la brousse, on sait le faire. Des techniques existent. Le Burkina Faso dispose de techniciens de terrain à même de mettre cela en œuvre. Notre pays ne manque pas de main-d'œuvre. Le courage au travail du Burkinabè est proverbial. Voyez vous-mêmes, s'il vous plaît ! Est-ce que nous pouvons continuer avec des terres tellement appauvries que nous récoltons 300 kilogrammes de céréales à l'hectare ? Permettez-moi de préciser que dans d'autres zones du monde, on récolte 8 tonnes à l'hectare. Est-ce que nous pouvons continuer à pratiquer l'élevage avec trois mois de fourrage par an ? Est-ce que nous pouvons continuer à déboiser pour cuisiner, alors que la savane au sud elle-même est aujourd'hui menacée ?

Monsieur le Président du Faso,
Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale

Je vous demande très respectueusement de jeter un regard sur la carte. Nous avons tout foutu en l'air au nord. Aujourd'hui, nous grignotons la savane au sud. Pouvons-nous vraiment continuer ce processus mortifère ? L'insécurité au Sahel va prendre fin un jour. Je n'ai pas le moindre doute là-dessus. Nous vaincrons. Parce que nous avons raison. Parce que nous n'avons pas le choix. Mais tout esprit bien disposé voit bien que, tant que nous n'allons pas nous décider à réparer la brousse, cette libération sera vaine.

Monsieur le Président du Faso,
Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale

Pardonnez-moi d'avoir abusé de votre temps. Je vous le demande très respectueusement. De même, si un propos vous a heurté dans cet écrit, veuillez croire que c'est le fait d'une maladresse.

Votre compatriote et votre frère Sayouba Traoré
Journaliste, écrivain.

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École supérieure de Commerce (Ouagadougou) : Une bonne moisson aux soutenances 2021

mer, 14/07/2021 - 13:53

C'est parti pour la série de soutenances de fin de cycle à l'Ecole supérieure du Commerce (ESC) à Ouagadougou. Pour la journée du mardi 13 juillet 2021, elles étaient quatre impétrantes à défendre leurs travaux devant le jury pour l'obtention de leur diplôme de Licence. Les documents jugés satisfaisants ont obtenu des notes allant de 16 à 18/20.

Débutée le 12 juillet 2021, la série de soutenances de fin de cycle à l'Ecole supérieure de Commerce (ESC) se poursuit. Pour la journée du mardi 13 juillet 2021, quatre étudiantes ont présenté le contenu de leurs travaux aux membres du jury. Il s'agit de Raïssa Sawadogo qui a obtenu 17,5/20 en présentant son travail sur le thème "Traitement du crédit documentaire : cas de la Banque commerciale du Burkina" ; d'Augustine Nikiema qui a obtenu 17/20 à travers son thème "La procédure du décaissement du crédit dans un fonds national : Le Cas du FASI" ; de Natacha Ky qui s'en sort avec 18/20 pour avoir défendu son thème portant sur " Le financement de micro-projets : Cas du FASI" , et de Faridatou Kaboré avec la note de 16/20.

Natacha Ky obtient sa Licence en Finance Comptabilité avec 18/20 comme note de soutenance

A en croire Augustine Nikiema, en vue de réduire la pauvreté au Burkina Faso, le FASI accompagne les acteurs du secteur informel avec des crédits afin de renforcer leurs activités. Cela à travers des conditions très souples. "Avec une carte grise on peut avoir un prêt au FASI", a-t-elle indiqué. Quant à Raïssa Sawadogo, elle s'est intéressée au crédit documentaire qui pour elle constitue un élément fiable permettant aux commerçants d'expédier leurs marchandises en toute sécurité. Pour Natacha Ky, l'objectif était de faire connaître les procédures de financement des micros-projets au niveau du FASI, dans la mesure où le secteur informel occupe une grande place dans l'économie du Burkina.

Raïssa Sawadogo obtient sa Licence en Commerce international avec 17,5/20 comme note de soutenance

Ces travaux ont été bien appréciés par les membres du jury composé des représentants des institutions d'accueil et des encadreurs de l'ESC. Selon Dr Dah Ollo, l'un des présidents de jury, les travaux sont satisfaits dans ce sens qu'ils ont traité des problématiques d'actualité qui touchent, pour la plupart, la jeunesse. Du côté de l'administration c'est déjà la satisfaction au regard des premiers résultats ; c'est du moins ce qu'a laissé entendre le directeur administratif de l'ESC, Ousséni Paré.

Dr Dah Ollo, président de jury pour la soutenance d'Augustine Nikiema qui a obtenu 17/20

"Pour cette session de soutenances, pour le moment, on est satisfaits au regard des résultats. Sur 22 étudiants, dix ont déjà soutenu avec des notes allant de 16 à 18,5 ", se réjouit-il. A l'en croire, il s'agit des étudiants qui viennent de finir les trois années de formation en 2021. Pour l'occasion, il a salué tout le corps professoral et administratif pour le travail abattu qui a permis aux étudiants d'effectuer des stages et rédiger le document pour le soumettre à l'évaluation d'un jury.

De leur côté, les impétrantes ont aussi remercié l'administration de l'ESC pour l'accompagnement durant leur formation et l'obtention des stages dans les différentes entreprises partenaires.

Parents et amis venus soutenir les impétrantes.

Pour rappel, l'Ecole supérieure de Commerce est une école supérieure privée créée en 2012 avec pour mission de former des professionnels aptes à occuper des postes de responsabilité managériale et capables de gérer les défis liés aux changements au sein des entreprises. Placée sous la tutelle technique et pédagogique du ministère en charge de l'Enseignement supérieur, elle fonctionne selon le système LMD ( Licence, Master, Doctorat). Elle offre quinze filières de formation dans plusieurs domaines avec des diplômes reconnus par le CAMES.

Judith SANOU
Lefaso.net

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Avis d'Appel d'Offres pour le recrutement de consultants individuels ou bureaux d'études, chargés de suivre et de contrôler

mer, 14/07/2021 - 10:35

N°2021-…005/SNV/Agri
Financement : ASDI
Dans le cadre de l'opérationnalisation de l'objectif spécifique 2 « Rendre l'environnement politique et juridique plus favorable aux spécificités du pastoralisme » du projet « Mobilité transfrontalière pastorale apaisée et stabilité sociale au Sahel » (MOPSS), SNV, lance un appel à candidature pour le recrutement de consultants individuels ou bureaux d'études, chargés de suivre et de contrôler les travaux ci-dessus :

LOT1 : balisage d'un tronçon 56,066 km continu de couloir de transhumance dans les communes de Kayan et de Kourouma (Région des Hauts Basins)
LOT2 : réalisation de 04 forages pastoraux (en AEPS) positifs munis de quatre abreuvoirs chacun dans les communes de Djigouèra et Kourouma (Région des HautsBassins), et de Loumana et Sindou (Région des Cascades)

I. PARTICIPATION A L'APPEL D'OFFRES

La participation à la concurrence est ouverte à toutes les personnes physiques ou morales pour autant qu'elles ne soient pas sous le coup d'interdiction ou de suspension et en règle vis-à-vis de l'Administration de leur pays d'établissement ou de base fixe.

II. ACQUISITION DU DOSSIER D'APPEL D'OFFRE

Tout soumissionnaire éligible, intéressé par le présent avis peut télécharger les TDR sur le lien suivant https://urlz.fr/g7pb

III. DÉPOTS DES OFFRES

1. Les consultants (es) intéressés (es) par la présente mission devront faire parvenir par mail leur offre technique et financière à l'adresse électronique recruitmentBF@snv.org au plus tard le 22 juillet 2021 2021 à 16h avec la mention en objet du mail, « Recrutement de consultant pour le suivi et le contrôle des travaux des Lot 1 et 2 ».

2. Les soumissionnaires resteront engagés par leurs offres pour un délai minimum de cent vingt (120) jours, à compter de la date de remise des offres.

3. Les délais d'exécution ne devraient pas excéder quatre-vingt-dix (90) jours.

La SNV se réserve le droit d'apporter toutes modifications ultérieures ou de ne donner aucune suite à tout ou partie du présent avis.

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