La décision de mettre le Traité des eaux de l'Indus (IWT) en suspens marque la fin de la retenue de l'Inde face à de multiples provocations graves de la part du Pakistan. Signé en 1960 et célébré au niveau international comme un rare exemple de coopération durable entre deux voisins aux relations conflictuelles, le Traité a survécu aux guerres, aux bouleversements politiques, aux crises militaires et à une hostilité diplomatique prolongée uniquement grâce à l'approche bienveillante et de bon voisinage adoptée par l'Inde.
Les accords d'une telle importance reposent sur la réciprocité, la confiance, la bonne foi et un véritable engagement en faveur de la coopération. Au cours des six dernières décennies, ces principes fondamentaux ont été progressivement érodés par l'obstructionnisme persistant du Pakistan, la politisation des questions techniques et le recours répété aux mécanismes du Traité comme instruments visant à entraver le développement légitime dans le territoire de l'Union du Jammu-et-Cachemire. Pour couronner le tout, le Pakistan a poursuivi sans relâche une politique diabolique d'exportation du terrorisme, détruisant complètement les fondements mêmes de la bonne volonté, de l'amitié et de la bonne foi sur lesquels reposait le Traité.
Alors que l'Inde assumait constamment la responsabilité de faire fonctionner le Traité, le Pakistan a entretenu un faux récit de victimisation, présentant chaque proposition légitime de l'Inde comme une menace pour sa survie. L'Inde s'est à maintes reprises conformée aux exigences du Traité dans leur lettre et leur esprit, allant souvent au-delà de ses obligations formelles en accordant des accommodements supplémentaires. Le Pakistan, en revanche, a fréquemment considéré le Traité non pas comme un instrument de coopération et de bénéfice mutuel, mais comme un levier politique destiné à entraver les droits légitimes de l'Inde sur les rivières occidentales.
Le schéma d'obstruction du Pakistan est apparu presque immédiatement après l'entrée en vigueur du Traité. Les premières informations fournies par l'Inde au titre du Traité concernant une nouvelle centrale hydroélectrique ont été transmises en mars 1962, à peine un an après la ratification. Le projet était minuscule : une petite centrale au fil de l'eau de 200 kW, utilisant seulement 25 cusecs d'eau, sans consommation d'eau ni retenue, même d'une seule seconde. Elle était destinée à fournir de l'électricité à une population tribale isolée située à plusieurs centaines de kilomètres en amont de la frontière internationale.
Pourtant, le Pakistan s'y est opposé. Un second projet de taille similaire, pour lequel des informations ont été fournies en décembre 1963, a de nouveau été contesté pour des motifs peu convaincants. Ces objections se sont prolongées jusqu'en septembre 1971, lorsque le Commissaire indien aux eaux de l'Indus a demandé la clôture de l'affaire sans préjudice pour la position de l'une ou l'autre partie. Il avait fallu huit ans pour négocier le Traité lui-même, et presque autant pour traiter les objections concernant un modeste projet de 200 kW. De tels épisodes ont révélé un schéma profondément enraciné : une résistance procédurale déconnectée de tout fondement substantiel.
L'invocation intéressée et malhonnête du Traité par le Pakistan est devenue encore plus évidente pendant les périodes de conflit. En novembre 1965, après l'éclatement d'un conflit à grande échelle, le Pakistan a affirmé ne pas avoir reçu les approvisionnements en eau dans les canaux du Central Bari Doab. L'Inde a répondu que le Pakistan n'avait pas présenté les demandes nécessaires comme l'exigeait le Traité. En outre, la régulation à partir des ouvrages de tête de Ferozepur était devenue physiquement impossible en raison des bombardements et tirs provenant du côté pakistanais, au cours desquels du personnel chargé de l'irrigation a été tué ou grièvement blessé. Aucune régulation n'était possible, même pour les canaux indiens, dans de telles conditions. Malgré la poursuite de tirs non provoqués après le cessez-le-feu, l'Inde a déclaré que les parts estimées du Pakistan avaient été déversées dans la Sutlej et acheminées en aval.
Un épisode révélateur s'est produit en juin 1973, lorsque le Pakistan, en raison de son occupation illégale de certaines parties du Jammu-et-Cachemire et agissant comme État riverain en amont sur un cours d'eau local, a interrompu pendant plusieurs jours l'approvisionnement en eau du canal hydroélectrique de Poonch. Cette interruption a affecté à la fois la production d'électricité et l'irrigation dans la région. Il s'agissait d'une violation directe et grave du Traité. L'Inde a déposé une protestation et demandé le rétablissement immédiat des débits. La réponse finale du Pakistan, en mars 1975, a minimisé l'affaire en affirmant que la perturbation résultait d'un « changement naturel du cours » du ruisseau. L'Inde a fait preuve de retenue et a choisi de ne pas aggraver la situation, préférant préserver le cadre plus large de coopération. Cette retenue, toutefois, a rarement été réciproquée.
Les différends entourant les grands projets hydroélectriques de l'Inde racontent la même histoire. Le projet hydroélectrique de Salal est devenu controversé parce que le Pakistan a soulevé des objections fallacieuses en juillet 1970, alors que la conception du projet était pleinement conforme au Traité. Dans un geste extraordinaire de conciliation, l'Inde a accepté d'importantes modifications de conception qui n'étaient pas exigées par le Traité, notamment la réduction à zéro de la capacité de retenue (pondage) et l'obturation des évacuateurs de fond. Ces concessions ont finalement eu de lourdes conséquences.
Le barrage a perdu sa capacité d'évacuation des sédiments et, en quelques années, une grande partie de sa capacité de stockage prévue (environ 284 MCM) s'est fortement envasée, réduisant considérablement son efficacité à long terme. Même lors du remplissage initial du réservoir de Salal, le Pakistan avait exigé que l'Inde fournisse un volume équivalent d'eau provenant des rivières orientales afin de compenser l'eau retenue dans le volume mort du réservoir de Salal, une demande extraordinaire totalement étrangère aux dispositions du Traité. L'Inde a néanmoins accédé à cette demande également.
Un autre exemple frappant de la magnanimité de l'Inde a été la suspension du projet de navigation de Tulbul dans la vallée du Cachemire. L'Inde a interrompu les travaux en 1987, face aux objections du Pakistan, dans l'espoir d'une résolution à l'amiable. Le projet demeure encore aujourd'hui dans l'impasse. Dans les commentaires pakistanais, ce projet a été transformé en symbole de prétendus desseins indiens visant à stocker l'eau du fleuve Jhelum et à en réguler les déversements vers le Pakistan. En privé, des responsables pakistanais reconnaissaient que le projet pourrait également bénéficier au Pakistan grâce à une amélioration des débits pendant la saison d'étiage. Publiquement, toutefois, la question a été prolongée pendant des décennies, le Pakistan continuant à retarder tout règlement significatif. Ce qui aurait pu être une entreprise de coopération mutuellement bénéfique a été transformé en un nouveau théâtre de méfiance artificiellement entretenue.
Le même schéma s'est répété dans le projet hydroélectrique de Baglihar. Les informations sur le projet ont été fournies pour la première fois par l'Inde en 1992. Des discussions prolongées ont suivi, au niveau de la Commission permanente de l'Indus, des canaux gouvernementaux et des discussions au niveau des secrétaires. L'Inde s'est engagée à plusieurs reprises dans un dialogue bilatéral et a même proposé des ajustements de conception afin de répondre aux préoccupations pakistanaises. Pourtant, certaines sections des médias pakistanais ont simultanément propagé des affirmations alarmistes selon lesquelles Baglihar transformerait le Pakistan en désert. Finalement, le Pakistan a porté l'affaire devant un Expert neutre désigné dans le cadre du Traité. La décision a largement confirmé la position de l'Inde, affirmant que le projet était conforme aux dispositions du Traité, sous réserve de modifications techniques limitées. Le faux récit d'un préjudice existentiel pour le Pakistan s'est effondré sous un examen impartial.
Le projet Kishanganga a également suivi une trajectoire similaire. Les informations ont été fournies en 1994. Lors des phases de planification en 1989, l'Inde a demandé des données au Pakistan afin de prendre en compte les usages agricoles et hydroélectriques en aval. Le Pakistan a affirmé que toutes les eaux étaient déjà entièrement affectées au projet hydroélectrique de liaison Neelum-Jhelum. Il a également cité une superficie exagérée de 133 209 hectares irrigués, un chiffre qu'il n'a pas été en mesure de justifier ni devant la Commission ni devant la Cour d'arbitrage.
Même lorsque l'Inde a été autorisée à effectuer une visite spéciale d'inspection du site du projet Neelum-Jhelum, après un long retard en 2008, l'affirmation pakistanaise selon laquelle le projet était en construction depuis 1988 a été révélée comme un mensonge. En outre, l'Inde a mené un engagement bilatéral approfondi avant d'accepter l'arbitrage par un tiers. La Cour d'arbitrage Kishanganga a finalement confirmé le droit de l'Inde de détourner les eaux du Kishanganga/Neelum vers le fleuve Jhelum pour la production d'électricité. Pourtant, même après cette décision, le Pakistan a continué à soulever des objections sur la conception du projet et à entretenir l'incertitude. Une fois de plus, la réalité a divergé fortement de la rhétorique politique.
Ainsi, depuis la mise en œuvre du Traité, pratiquement chaque projet hydroélectrique indien sur les rivières occidentales, quelle que soit sa taille ou sa conception, a fait l'objet d'objections de la part du Pakistan. Les objections du Pakistan ont cherché à limiter la conception des projets hydroélectriques indiens aux normes technologiques des années 1960, malgré le fait que le Traité lui-même permet la prise en compte de pratiques d'ingénierie solides.
Même aujourd'hui, le Pakistan continue de persister dans sa contestation obstructionniste des projets Kishanganga et Ratle. Il a aggravé la situation en engageant des procédures parallèles devant deux mécanismes de règlement des différends différents (Expert neutre et Cour d'arbitrage), ce qui constitue une violation manifeste du Traité.
Les actions du Pakistan ont détruit l'esprit de coopération envisagé dans le préambule du Traité. Il en résulte une prise de conscience croissante en Inde, en particulier dans le territoire de l'Union du Jammu-et-Cachemire, selon laquelle la transformation du Traité en arme par le Pakistan constitue un obstacle majeur au développement des ressources en eau dans la région. Depuis des années, des questions sont soulevées quant à la viabilité du Traité, compte tenu de l'intransigeance du Pakistan ainsi que de l'évolution des besoins et des réalités du terrain dans la région.
Au-delà des désaccords procéduraux se situe un contexte plus large d'hostilité qui ne peut être ignoré. Le terrorisme transfrontalier persistant, y compris les attaques visant des civils, des infrastructures et des projets de développement au Jammu-et-Cachemire, a profondément empoisonné l'atmosphère nécessaire à la mise en œuvre coopérative du traité. Même des projets concernant l'utilisation des eaux du système fluvial de l'Indus, tels que le projet de navigation de Tulbul, etc., n'ont pas été épargnés par des attaques terroristes. L'Inde subit depuis des décennies la politique du Pakistan consistant à exporter et à parrainer le terrorisme, et le Pakistan ne montre aucun signe de volonté de changer ses pratiques. Des accords d'une telle importance stratégique exigent un seuil minimal de confiance. Il est impossible d'attendre une coopération durable dans un domaine tout en soutenant la déstabilisation dans un autre.
Un autre aspect essentiel de cette question est la mauvaise gestion de l'eau par le Pakistan. Alors que le Pakistan se plaint de la prétendue menace que les actions de l'Inde feraient peser sur sa sécurité hydrique, la réalité est tout autre. En effet, les propres reconnaissances internes du Pakistan ont mis en évidence le caractère infondé de ses accusations contre l'Inde. Par exemple, en 2010, le ministre des Affaires étrangères pakistanais de l'époque, M. Shah Mahmood Qureshi, a publiquement contesté l'affirmation selon laquelle l'Inde serait responsable des pénuries d'eau au Pakistan. Il a déclaré que le Pakistan recevait environ 104 millions d'acre-pieds (MAF) d'eau par an mais n'en utilisait qu'environ 70 MAF, laissant environ 34 MAF perdus en raison d'une mauvaise gestion. Dans un aveu particulièrement franc, il a demandé :
« Où vont les 34 millions d'acre-pieds d'eau ? L'Inde vous vole-t-elle cette eau ? Non, ce n'est pas le cas. Veuillez ne pas vous tromper vous-mêmes… Nous gérons mal cette eau. »
Il a en outre critiqué la tendance au sein du Pakistan à « exagérer » les différends et à « rejeter la responsabilité », appelant à prêter attention aux inefficacités internes telles que les systèmes d'irrigation défaillants, les fuites et le gaspillage.
Cet aveu va au cœur du problème. Les inquiétudes du Pakistan concernant l'eau ne résultent pas de projets indiens, mais de ses propres défaillances structurelles et institutionnelles : capacité de stockage insuffisante, fuites chroniques dans les canaux, inefficacité des systèmes de culture, faibles rendements d'irrigation, manque d'entretien et conflits interprovinciaux. Ces défis internes ne peuvent être résolus par un recours mal fondé à une rhétorique anti-indienne.
Voici quelques faits tirés du document de politique nationale de l'eau du Pakistan de 2018. Le système de gestion de l'eau du Pakistan présente des inefficacités critiques entraînant un gaspillage important des ressources disponibles. Sur environ 140 MAF d'eau reçus par le Pakistan du système fluvial de l'Indus, seulement 104,0 millions d'acre-pieds (MAF) peuvent être détournés chaque année par le système de canaux, et sur ce total, seulement 58,3 MAF atteignent effectivement les exploitations agricoles. Cela signifie qu'environ 46,7 MAF sont perdus lors du transport.
En substance, près de la moitié de l'eau des canaux prélevée du système de l'Indus n'atteint pas les champs agricoles qu'elle est censée irriguer. La réalité brutale et alarmante est également qu'en moyenne 35 MAF d'eau se déversent simplement dans la mer d'Arabie sans être utilisées. Le volume total d'eau perdu est bien supérieur au double de la part de l'Inde en vertu du Traité, et il est perdu uniquement en raison des inefficacités et des défaillances du Pakistan.
Pendant plus de six décennies, certaines composantes de l'establishment politique et médiatique pakistanais ont régulièrement véhiculé le récit selon lequel les projets hydroélectriques indiens en amont étaient conçus pour « voler l'eau », réguler le Jhelum et la Chenab, provoquer des sécheresses ou des inondations, détruire l'agriculture du Pendjab et, en fin de compte, « transformer le Pakistan en désert ».
Cette rhétorique a resurgi à presque chaque projet indien — de Salal et Tulbul à Baglihar, Kishanganga et Ratle — transformant des désaccords techniques ordinaires en prétendues menaces existentielles. Pourtant, après la mise en service de projets tels que Salal, Baglihar et Kishanganga, aucune des conséquences catastrophiques annoncées avec assurance ne s'est jamais matérialisée. Le Pakistan ne s'est pas asséché, ses rivières n'ont pas disparu et son agriculture ne s'est pas effondrée à cause de ces projets.
Au lieu de cela, les alertes récurrentes concernant les barrages indiens se sont de plus en plus révélées pour ce qu'elles étaient réellement : non pas une réalité hydrologique, mais une stratégie politique. Elles servaient à internationaliser des différends bilatéraux, à générer une pression diplomatique sur l'Inde et à retarder des projets de développement légitimes pleinement autorisés dans le cadre du Traité. Les mécanismes du Traité, destinés à la coopération, ont été à plusieurs reprises et cyniquement exploités comme instruments d'obstruction. En outre, en choisissant la dissimulation plutôt que la sincérité et en utilisant le terrorisme comme instrument de politique d'État, le Pakistan a détruit et jeté par-dessus bord la bonne volonté et l'amitié mêmes sur lesquelles reposait le Traité.
La décision de l'Inde de mettre le Traité des eaux de l'Indus en suspens ne peut être comprise que dans ce contexte, comme reflétant l'aboutissement de la non-coopération persistante du Pakistan, de sa mauvaise foi répétée, de l'usage systématique abusif du Traité et du lancement d'attaques terroristes transfrontalières.
Une leçon ressort clairement de cette saga : les accords et traités internationaux ne perdurent pas simplement parce qu'ils sont signés, mais parce qu'ils sont respectés par toutes les parties. La longévité de tels arrangements ne dépend pas uniquement des principes juridiques et des textes, mais du respect mutuel, de la responsabilité réciproque et d'un engagement sincère envers les principes fondamentaux de la coexistence pacifique. Le rejet par le Pakistan de ces normes essentielles a conduit à la situation actuelle. Il ne peut s'en prendre qu'à lui-même.
Catholic Relief Services - United States Conférence of Catholic Bishops, Programme du Burkina Faso (CRS), lance un appel d'offres pour le recrutement d'une société de gardiennage pour assurer le gardiennage la surveillance de ses locaux à usage de bureaux sis à Gounghin et à la ZAD dans la ville de Ouagadougou.
La participation à la concurrence est ouverte à toutes les entreprises ou les sociétés qualifiées dans le domaine du gardiennage/surveillance pour autant qu'elles ne soient pas sous le coup d'interdiction ou de suspension et en règle vis-à-vis de l'Administration de leur pays d'établissement.
Tout soumissionnaire éligible, intéressé par le présent avis de publication, pourra obtenir gratuitement une copie des documents de cet appel d'offres en écrivant par courrier électronique à : bids.burkina@crs.org
Les dossiers de soumission présentés en un (01 ) original et deux (02) copies, conformément aux termes de références, devront parvenir ou être remises sous pli fermé au bureau de CRS sis Rue 9-107 Porte 452, à la zone industrielle de Gounghin, au plus tard le 23 juillet 2026 à 10h00 temps universel avec la mention Recrutement d'un prestataire de service spécialisé dans le domaine du gardiennage/surveillance de bureaux ».
Les enveloppes seront ouvertes le 23 juillet 2026 à 10h30 temps universel en présence des représentants des soumissionnaires qui décideront d'assister à la séance d'ouverture des plis. L'ouverture aura lieu au bureau de CRS, dans la salle de conférence. Les offres reçues après la date et l'heure limite seront purement rejetées.
En cas d'envoi de l'offre par la poste ou tout mode de transmission autre que celui indiqué dans le présent appel d'offres, le CRS ne pourrait être tenue responsable de la non-réception de celle-ci.
Les soumissionnaires resteront engagés par leurs offres pendant un délai de 120 jours à compter de la date limite de remise des offres.
Le CRS se réserve le droit de ne donner aucune suite à tout ou partie du présent avis d'appel d'offres.
Light for the World, a le plaisir de porter à la connaissance des candidats les résultats du processus de recrutement pour les différents postes, organisé au travers de consultants de l'Institut de management Conseils et formation pendant la période de mars à mai 2026
Voici 40 jours que Mme KONE/ILBOUDO Alphonsine Françoise nous a quitté pour la demeure du Père Céleste.
Depuis l'annonce de son départ, vous n'avez pas cessé de nous manifester votre soutien, votre réconfort, et votre amour.
Ses frères et sœurs, enfants, neveux, nièces et petits enfants vous disent infiniment merci.
Dans l'incapacité de vous le manifester individuellement, trouvez ici notre reconnaissance infinie.
Que DIEU vous rende en multiples grâces et bénédictions vos efforts soutenus à notre égard
Aimez-vous sans compter, c'est le seul langage du ciel !
Le Directeur Général de la SONABEL communique :
Les candidats aux tests et concours de recrutements de la SONABEL pour des Contrats de Travail à Durée Indéterminée (CDI), sont priés de se présenter aux lieux, dates et heures indiqués sur les convocations pour passer les épreuves écrites.
Le détail des différentes convocations peut être consulté sur le site web de la SONABEL, accessible à l'adresse : www.sonabel.bf
LE DIRECTEUR GENERAL,
Souleymane OUEDRAOGO
Chevalier de l'Ordre de l'Etalon
La grande famille KOCTY à Fada N'Gourma, Ouagadougou, Niamey (Niger), Abidjan (Côte d'Ivoire), Tunis (Tunisie) et Casablanca (Maroc) ;
La grande famille THIOMBIANO à Fada N'Gourma ;
La grande famille SANFO Abdoulaye à Koulouba, ainsi que les familles alliées à Nonssin et Warougou ;
La veuve KOCTY née SANFO Salimata ;
Les enfants Abdel Aziz, Ben Lamourdia et Adjima Madjid ;
Ont la profonde douleur de vous annoncer le décès de leur époux, père, frère, oncle et ami :
KOCTY Bouraïma Dit « Kasma »
Décès survenu le samedi 20 juin 2026.
PROGRAMME DES OBSÈQUES
Mardi 23 juin 2026
• Veillée de prière au domicile du défunt sis à Ouaga 2000
• Heure : 19h30
Mercredi 24 juin 2026
• 07h00 : Levée du corps au CHU de Bogodogo
• Prière au domicile du défunt
• Inhumation au cimetière de Karpala
UNION DE PRIÈRES
Que le Seigneur accueille son serviteur dans sa paix éternelle et apporte réconfort et consolation à toute la famille éprouvée.
« Heureux des a present les morts qui meurent dans le Seigneur ! »
« Oui, dit l'Esprit, afin qu'ils se reposent de leurs travaux, car leurs œuvres les suivent. »
(Apocalypse 14:13)
Le Chef Coutumier de Dapoya / Saaba ;
Les grandes familles : NIKIEMA, LAGMVARE, ILBOUDO, SIMPORE, TIENDREBEOGO, OUEDRAOGO, KOMBASSERE, NANA à Saaba et Ouagadougou ;
Les grandes familles : OUEDRAOGO, BANGBATINBO à Ouahigouya, Ouagadougou et Italie ;
Les familles alliées : DAKOURE, YOUGBARE, KYELEM, GAMPENE, CONOMBO et THIOMBIANO à Ouagadougou, DIARRA aux États-Unis et au Mali ;
Madame veuve NIKIEMA née OUEDRAOGO Assèta Afia à Ouagadougou ;
Les enfants : Sandra Zangbéwendé Aïda, Gaël Pougdba Ismaël aux États-Unis et Donald Tewendé Idriss à Ouagadougou ;
Les petits enfants : Amira, Khalani, Mariam, Kaïden, Afia et Camila ;
Les frères : NIKIEMA Dieudonné et NIKIEMA Oscar à Ouagadougou ;
Ont la profonde douleur de vous annoncer le rappel à Dieu de leur frère, époux, père, oncle, grand-père, beau-frère et ami :
NIKIEMA Blaise, agent de banque (Ex BIB) à la retraite,
Décès survenu le dimanche 21 juin 2026 à l'Hôpital Yalgado OUEDRAOGO des suites de maladie dans sa 70èmeannée.
Le programme des obsèques vous sera communiqué ultérieurement.
Que par la miséricorde de Dieu son âme repose en paix.
Union de prières.
Pour son premier match de la Coupe du monde, la Tunisie s'est inclinée lourdement face à la Suède (5-1), ce lundi 15 juin. Dominés dans tous les compartiments du jeu, les Aigles de Carthage devront impérativement se relancer lors de leur prochaine sortie face au Japon.
La Tunisie a joué ce lundi tôt dans la matinée son match de la première journée du mondial. Opposés à la Suède, les Tunisiens ont été largement dominés par leur adversaire.
La Suède a dominé son adversaire sur le score de 2 buts à 1 à la première mi-temps avant de revenir à la seconde période pour porter le score final à 5 buts à 1 au coup de sifflet final.
Portée par des attaquants tel que Victor Gyökeres et Alexander Isak, la Suède débute d'une belle manière sa compétition et montre ainsi ses ambitions d'aller loin dans le tournoi.
Logée dans le groupe F avec la Suède, le Japon et les Pays Bas, la Tunisie devra vite se relancer au prochain match pour espérer poursuivre le tournoi.
Au prochain match, les aigles de Carthage seront opposés au Japon le dimanche 21 juin à 4h GMT. Les Tunisiens devront obligatoirement faire un résultat au risque de compromettre sérieusement leurs chances de qualification pour la suite de la compétition.
Lefaso.net
Longtemps considéré comme une culture secondaire, le manioc ambitionne aujourd'hui de s'imposer comme l'un des piliers de la souveraineté alimentaire du Burkina Faso. Derrière l'attiéké, le gari ou le tapioca consommés quotidiennement par de nombreux ménages, se cache une filière porteuse de solutions face aux défis de l'insécurité alimentaire, du chômage des jeunes et de la dépendance aux importations. Pourtant, malgré son potentiel industriel et économique, elle peine encore à obtenir la reconnaissance et l'accompagnement que réclament ses acteurs. Dans une interview accordée à notre rédaction, Gérard Sanou, entrepreneur agricole, président de l'Union provinciale des producteurs de manioc du Houet et animateur du cluster manioc de Bobo-Dioulasso, nous parle des difficultés que rencontre cette filière.
Dans les zones agricoles de Panamasso, Santidougou, Doufiguisso et dans plusieurs localités de l'ouest du Burkina Faso, le manioc est bien plus qu'une simple culture vivrière. Il constitue une source importante de revenus pour des milliers de producteurs et de transformateurs. Pourtant, selon Gérard Sanou, entrepreneur agricole, président de l'Union provinciale des producteurs de manioc du Houet et animateur du cluster manioc de Bobo-Dioulasso, cette filière demeure largement sous-estimée.
« Beaucoup de Burkinabè consomment le manioc ou ses produits dérivés sans imaginer l'ampleur de sa production dans certaines régions du pays », explique-t-il. Selon les estimations des acteurs, le Grand Ouest du Burkina Faso concentrerait à lui seul près de 5 000 hectares de cultures de manioc. D'autres bassins de production existent également dans plusieurs régions du pays. Toutefois, l'absence de statistiques nationales fiables reste un obstacle majeur à la promotion de la filière. Pour Gérard Sanou, ce déficit de données limite la capacité des producteurs à convaincre les décideurs, les partenaires techniques et financiers ainsi que les institutions bancaires d'investir davantage dans le développement du secteur.
Dans plusieurs localités de l'ouest du Burkina Faso, le manioc est bien plus qu'une simple culture vivrièreUne culture stratégique pour nourrir le Burkina Faso
Face aux défis alimentaires auxquels le pays est confronté, les professionnels du manioc estiment que cette culture pourrait jouer un rôle stratégique dans la recherche de l'autosuffisance alimentaire. Le tubercule se distingue par sa polyvalence. Il permet la fabrication de nombreux produits alimentaires fortement appréciés des consommateurs, notamment l'attiéké, le gari, le tapioca, la farine de manioc ou encore divers produits transformés à forte valeur ajoutée.
Mais les débouchés du manioc ne s'arrêtent pas à l'alimentation humaine. Il peut également servir à la production d'amidon industriel, d'aliments pour bétail, de bioéthanol ou encore de farine panifiable pouvant être incorporée à la fabrication du pain. Pour Gérard Sanou, cette diversité constitue un atout considérable dans un contexte où le Burkina cherche à réduire sa dépendance vis-à-vis de certaines importations alimentaires. « La véritable souveraineté commence par notre capacité à nourrir notre population avec nos propres ressources », soutient Gérard Sanou.
Pour Gérard Sanou, le développement du manioc dépasse largement la seule question agricoleUn potentiel économique encore insuffisamment exploité
Au-delà de son importance alimentaire, le manioc présente aussi des avantages économiques significatifs. Selon Gérard Sanou, un hectare de manioc nécessite un investissement compris entre 650 000 et 700 000 francs CFA et peut produire jusqu'à 40 tonnes de tubercules dans de bonnes conditions.
La culture offre également une certaine flexibilité aux producteurs puisqu'elle peut être associée à d'autres spéculations telles que le maïs, le sorgho, le niébé ou le soja. Cette pratique permet de diversifier les sources de revenus tout en optimisant l'utilisation des terres agricoles. À cela s'ajoute la vente de boutures destinées à la multiplication, qui constitue une activité économique complémentaire pour plusieurs producteurs.
Mais c'est surtout dans la transformation que les perspectives apparaissent les plus prometteuses. Avec un investissement inférieur à deux millions de francs CFA, il est possible de mettre en place une petite unité artisanale capable de produire de l'attiéké, du gari ou du tapioca. Selon Gérard Sanou, autour de ces activités gravitent de nombreux métiers : ouvriers agricoles, transformateurs, transporteurs, commerçants, restaurateurs ou distributeurs. Toute une chaîne de valeur susceptible de générer des emplois durables, notamment pour les jeunes et les femmes.
Les professionnels du manioc estiment que cette culture pourrait jouer un rôle stratégique dans la recherche de l'autosuffisance alimentaireUne alternative à l'exode rural et à l'orpaillage
Pour lui, le développement du manioc dépasse largement la seule question agricole. Il y voit également un outil de stabilisation sociale dans les zones rurales. Dans plusieurs localités du pays, l'attrait de l'orpaillage pousse de nombreux jeunes à abandonner les activités agricoles à la recherche de revenus immédiats. « Aujourd'hui, si vous prenez dix femmes dans mon village, au moins sept ont leurs maris sur des sites d'orpaillage », confie-t-il. Pour lui, cette situation fragilise ainsi les équilibres familiaux et menace le développement des communautés rurales. « Nous voulons que les zones de production de manioc deviennent de véritables Eldorados pour les jeunes », affirme-t-il.
L'ambition des acteurs est de transformer les bassins de production en pôles économiques capables de créer suffisamment d'opportunités pour retenir les jeunes dans leurs villages et leur offrir des perspectives de revenus stables. Selon eux, la filière dispose déjà des bases nécessaires pour atteindre cet objectif, à condition qu'elle bénéficie d'un environnement favorable à son développement.
Malgré ces contraintes, les producteurs et transformateurs restent convaincus que l'avenir du manioc est prometteurDes défis qui freinent l'essor de la filière
Malgré ses nombreux atouts, la filière manioc reste confrontée à plusieurs difficultés. La première concerne la commercialisation. La dégradation de la situation sécuritaire a fortement perturbé certains circuits traditionnels d'écoulement des produits. Or, le manioc est une culture particulièrement sensible après la récolte, avec une durée de conservation relativement limitée.
Les producteurs dénoncent également la concurrence des produits importés, notamment la pâte fermentée provenant de pays voisins comme la Côte d'Ivoire, le Ghana ou le Bénin. Selon eux, les coûts de production, souvent plus faibles dans ces pays, rendent les produits étrangers plus compétitifs sur le marché burkinabè. L'accès au financement constitue un autre défi majeur. Les crédits agricoles proposés par les institutions financières sont généralement adaptés aux cultures de courte durée, alors que le cycle du manioc peut s'étendre sur onze à seize mois. « Les mécanismes de financement actuels ne correspondent pas aux réalités de notre culture », regrette-t-il.
À cela s'ajoutent les difficultés liées à la structuration des organisations professionnelles, à l'insuffisance des infrastructures de transformation et au manque de visibilité de la filière dans les politiques publiques.
Pour Gérard Sanou, le véritable défi consiste désormais à créer les conditions permettant à cette culture de révéler toute son importance économique et socialeFaire du manioc une priorité nationale
Malgré ces contraintes, les producteurs et transformateurs restent convaincus que l'avenir du manioc est prometteur. Leur plaidoyer vise aujourd'hui à obtenir une meilleure intégration de la filière dans les stratégies nationales de développement agricole. Ils réclament notamment un accompagnement spécifique, des financements adaptés, un renforcement de la transformation locale, une meilleure organisation des acteurs ainsi que des actions de promotion des produits dérivés.
Pour Gérard Sanou, le potentiel existe déjà. Le véritable défi consiste désormais à créer les conditions permettant à cette culture de révéler toute son importance économique et sociale. À l'heure où le Burkina Faso cherche à renforcer sa résilience alimentaire, à créer davantage d'emplois pour sa jeunesse et à valoriser ses ressources locales, le manioc apparaît comme une opportunité encore insuffisamment exploitée. Une culture longtemps restée dans l'ombre, mais qui pourrait demain s'imposer comme l'un des moteurs du développement agricole national.
Romuald Dofini
Lefaso.net
COMZA Burkina, en partenariat avec la SONABEL, a procédé ce mercredi 10 juin 2026 au lancement officiel de SOS Cash Power, le crédit d'électricité d'urgence. Ce nouveau service vient dépanner les usagers de compteurs prépayés confrontés à l'épuisement de leur crédit Cash Power et qui se retrouvent dans l'incapacité de trouver un point de recharge. Il est accessible au *3480#.
SOS Cash Power est un service destiné à assurer la continuité des services de la SONABEL, même lorsque le client ne dispose pas de liquidités Grâce à SOS Cash Power, le client obtient immédiatement une avance en énergie pouvant aller de 250 à 5 000 FCFA, qu'il remboursera à la prochaine recharge. Le service est accessible au *3480#. Dès activation, le client reçoit un code de recharge. Les frais de service incluant la TVA sont de 15 %. Pour en bénéficier, il faut être abonné Cash Power depuis au moins trois mois, ne pas avoir de redevances SONABEL et ne pas avoir de crédit SOS Cash Power en cours.
La cérémonie de lancement a regroupé différents acteurs du domaine de l'énergie et des partenaires de mise en œuvre du serviceCe service innovant est porté par COMZA Burkina, structure spécialisée dans le développement des solutions de paiement et de services à valeur ajoutée orientées vers l'accès à l'énergie, en partenariat avec la SONABEL. Selon le directeur général de COMZA Burkina, Dr Aristide Aly Boyarm, bien souvent, des clients se retrouvent privés d'électricité au mauvais moment, faute d'avoir pu recharger à temps leurs compteurs. C'est en cherchant une réponse à ce problème que COMZA Burkina a développé cette solution technologique.
Selon le directeur général de COMZA Burkina, Dr Aristide Aly Boyarm, SOS Cash Power est une solution simple, rapide, accessible et surtout utile« SOS Cash Power est une solution simple, rapide, accessible et surtout utile. Utile pour le citoyen qui n'est plus jamais laissé dans le noir faute d'une liquidité immédiate. Utile pour la SONABEL, dont le service gagne en continuité. « Utile pour le Burkina Faso parce que chaque pas vers une inclusion financière et l'accès à l'énergie est un pas de plus vers le développement », a-t-il affirmé. Il a ajouté que le développement de cette technologie vient renforcer l'engagement de COMZA de continuer à travailler dans l'intérêt des usagers, avec de nouveaux services toujours plus utiles et toujours plus proches des Burkinabè.
Noël Somnéré, représentant du directeur général de la SONABEL, a rassuré les clients sur le fait que la SONABEL va veiller à ce que le déploiement de SOS Cash Power se fasse dans le respect des principes de transparence, de fiabilité et de qualité des services.Noël Somnéré, représentant du directeur général de la SONABEL, a salué le lancement de SOS Cash power, qui, selon lui, vient répondre à une préoccupation des ménages en termes d'énergie. « Dans un contexte où l'électricité est devenue un besoin essentiel pour la vie quotidienne, les activités économiques, l'éducation, la santé et la sécurité, éviter les interruptions de services dues à un manque momentané de liquidités constitue une avancée importante. SOS Cash Power apporte ainsi plus de flexibilité, d'opportunités de service et de sérénité aux clients », s'est-il réjoui. Il a rassuré les clients sur le fait que la SONABEL va veiller à ce que le déploiement de SOS Cash Power se fasse dans le respect des principes de transparence, de fiabilité et de qualité des services.
Une démonstration de l'utilisation du service ainsi qu'une signature de convention entre COMZA Burkina et la SONABEL ont mis fin à la cérémonie de lancement.
Armelle Ouédraogo
Lefaso.net
Dans l'histoire du numérique au Burkina Faso, certains noms s'imposent comme des références. Celui du Dr Joachim Tankoano en fait incontestablement partie. Cet homme a consacré l'essentiel de sa carrière à préparer son pays à l'ère du numérique, bien avant que la transformation digitale ne devienne un enjeu majeur à l'échelle mondiale. Son parcours est celui d'un visionnaire, d'un bâtisseur et d'un homme de savoir qui a accompagné près d'un demi-siècle d'évolution des technologies de l'information en Afrique.
Né le 14 avril 1951 à Fada N'Gourma, Joachim Tankoano est titulaire d'une maîtrise en informatique obtenues à l'université de Montréal en 1978, puis d'un doctorat d'État en sciences mathématiques, option informatique, décroché à l'université de Nancy I en 1988. Il fait partie de la génération des pionniers africains qui ont très tôt compris l'importance des technologies numériques pour le développement.
Entre 1983 et 1987, il enseigne à l'université de Nancy II en France en qualité de maître-assistant associé. Il rejoint ensuite, d'avril 1988 à septembre 1990, l'Institut africain d'informatique (IAI) de Libreville, au Gabon, où il participe à la formation de nombreux cadres africains. Cette expérience renforce sa conviction que le développement de l'Afrique passe par la formation de ses propres experts et la maîtrise de ses infrastructures technologiques.
Bâtir l'école pour bâtir le pays
En 1990, il rentre au Burkina Faso avec la mission de créer la première École supérieure d'informatique (ESI) du pays, au sein de l'université de Ouagadougou. Premier directeur de l'établissement, il en conçoit les programmes, recrute les enseignants au niveau national et international, organise les concours d'entrée et mobilise avec l'appui de la Délégation générale à l'informatique les ressources nécessaires à son fonctionnement.
En 1993, il joue un rôle majeur dans la création et la gestion du domaine internet de premier niveau national (ccTLD) « .bf », à travers une collaboration entre l'université de Ouagadougou, l'Office de la recherche scientifique et technique outre-mer (ORSTOM) et l'Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA) de France. Cette initiative permet au Burkina Faso d'affirmer sa présence et son identité sur internet.
En 1994, il organise à Ouagadougou en collaboration avec l'INRIA et l'ORSTOM le 2e Colloque africain sur la recherche en informatique (CARI'94).
Lorsque l'ESI est transférée à l'université polytechnique de Bobo-Dioulasso en 1994, elle est déjà devenue une institution reconnue pour la qualité de sa formation.
L'artisan des politiques numériques
Le parcours du Dr Tankoano est étroitement lié aux grandes réformes numériques du Burkina Faso. De 1995 à 2006, il est Délégué général à l'informatique avec rang de ministre. Il devient ensuite, de 2006 à 2008, ministre des postes et des technologies de l'information et de la communication.
À ces fonctions, il contribue à poser les bases de la modernisation numérique du pays. Sous son impulsion sont élaborés plusieurs documents stratégiques majeurs, notamment le deuxième Plan directeur informatique national, le Plan national de développement de l'infrastructure d'information et de communication (NICI)-premier dans son genre en Afrique, et la Cyberstratégie nationale.
Pour lui, le numérique ne doit pas être considéré comme un secteur isolé, mais comme un outil au service de tous les domaines du développement. Il œuvre ainsi à l'intégration du numérique dans les référentiels des politiques nationales et sectorielles de développement, ainsi qu'à la mise en place d'un cadre juridique adapté, favorable au développement des infrastructures de communication de qualité, au développement de l'utilisation des services de la société de l'information et au développement de ressources humaines qualifiées.
Bien avant que l'e-gouvernement et la dématérialisation des services publics ne deviennent des priorités, il défendait déjà l'idée d'une administration plus performante grâce aux outils numériques.
Un ministre bâtisseur
À la tête du ministère des Postes et des TIC entre 2006 et 2008, il conduit plusieurs réformes majeures. Notamment, il co-supervise avec le ministre en charge du commerce la privatisation partielle de l'ONATEL avec l'appui de la Banque mondiale, initie le projet de construction du backbone national en fibre optique, engage l'évolution de RESINA vers un Intranet à l'échelle nationale, initie l'intégration de la technologie WiMax dans RESINA et initie plusieurs textes législatifs destinés à encadrer la société de l'information et à lutter contre la cybercriminalité.
Il initie également la création de l'Agence nationale de promotion des TIC (ANPTIC), devenue aujourd'hui un acteur important de la transformation numérique du Burkina Faso. Il coordonne par ailleurs les premières éditions du Forum panafricain sur les meilleures pratiques dans le domaine des TIC organisées à Ouagadougou.
Une expertise reconnue au-delà des frontières
Notons que l'expertise du Dr Tankoano dépasse largement le cadre national. Entre 2009 et 2010, à la demande du Programme des nations unies pour le développement (PNUD), il accompagne la République de Guinée dans l'élaboration de sa politique nationale de développement des technologies de l'information et de la communication ainsi que de sa stratégie de développement de l'e-gouvernement.
Un chercheur toujours actif
Derrière le responsable politique se trouve également un chercheur passionné. Depuis plus de quarante ans, il mène des travaux scientifiques dans des domaines variés, allant de l'implémentation du protocole X25 à l'aide de langages de programmation parallèle, de la conception des systèmes réactifs distribuables à l'aide des réseaux de Petri aux bases de données relationnelles, aux bases de données distribuées et aux nouvelles architectures des bases de données. Ses recherches ont conduit à la publication de plusieurs ouvrages, dont une série consacrée aux systèmes de gestion de bases de données relationnelles, devenue une référence pour de nombreux étudiants et professionnels francophones.
En 2022 et en 2025, il publie encore des articles scientifiques dans des revues internationales consacrés aux modèles de bases de données multi-modèles, démontrant une curiosité intellectuelle et une capacité d'innovation toujours intactes.
Il est également co-auteur de l'ouvrage « Internet au Burkina Faso : réalités et utopies », publié chez L'Harmattan en 2001 avec Mahamoudou Ouédraogo, un livre qui reste une référence pour comprendre les débuts de l'Internet dans le pays.
Un héritage durable
Aujourd'hui conseiller indépendant en politiques publiques du numérique, Dr Joachim Tankoano continue de partager son expertise à travers la recherche et le conseil. Son parcours relie plusieurs générations et plusieurs étapes de l'histoire numérique du Burkina Faso, des premières formations en informatique aux infrastructures modernes de télécommunication, des salles de cours universitaires aux grandes décisions gouvernementales.
Décoré Chevalier de l'Ordre national en 2004, Officier de l'Ordre national en 2007 puis Commandeur de l'Ordre de l'Étalon en 2021, il est reconnu pour sa rigueur, sa vision et son sens du service public.
À travers son engagement, il a largement contribué à faire entrer le Burkina Faso dans l'ère numérique. Son œuvre continue aujourd'hui d'inspirer les acteurs qui construisent l'avenir digital du pays.
Fredo Bassolé
Lefaso.net
La Société burkinabè de télédiffusion (SBT) joue un rôle stratégique, notamment dans la dynamique de souveraineté en matière de diffusion des programmes radiophoniques et télévisuels en mode numérique. Anciennement rattachée au ministère de la Communication, de la Culture, des arts et du tourisme, la Société burkinabè de télédiffusion (SBT) est passée sous la tutelle du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques, à travers un décret adopté par le Conseil des ministres en février 2026. C'est dans la lancée de ce changement de tutelle, qui vise à mieux arrimer la SBT aux dynamiques du numérique et à renforcer son ancrage dans le secteur des communications électroniques, que la ministre de la transition digitale, des postes et des communications électroniques, Dr Aminata Zerbo, a, dans la journée du mercredi 10 juin 2026, effectué une visite sur des sites à Ouagadougou.
Il s'agit de la station d'émission (site de diffusion pour les régions du Kadiogo et de l'Oubri), située au quartier Kamboinsin ; du centre de distribution numérique (qui est le réseau principal pour la diffusion au Burkina) sis quartier Gounghin, avant d'achever le périple à Ouaga 2000, où se situe l'administration de la SBT. À chaque étape, la ministre de la transition digitale, des postes et des communications électroniques a pu découvrir les infrastructures, les équipements et échanger avec le personnel.
Mme la ministre, suivant la présentation du directeur technique de la SBT.« Nous avons visité trois sites à travers lesquels nous avons pu voir les installations ; elles sont hautement stratégiques pour la diffusion audiovisuelle sur l'ensemble du territoire national. Aujourd'hui, la SBT, avec ses différentes installations, couvre près de 98% de notre territoire ; ce qui est excellent, même si l'objectif est d'atteindre le taux de 100%. Il est à noter également qu'elle a été impactée par la situation sécuritaire, donc ce taux s'est un peu dégradé. C'est de la fiabilité de ces installations que dépendent la qualité des services et surtout leur continuité sur l'ensemble du territoire. C'est avec satisfaction que je découvre ces infrastructures, ces équipements qui sont aux standards internationaux et qui permettent de pouvoir diffuser des contenus audiovisuels de qualité. C'est également une grande satisfaction pour moi d'avoir échangé avec les travailleurs et de voir que nous avons un personnel très engagé, très professionnel, qui a à cœur de fournir des services de qualité à l'ensemble de nos populations. En plus de cela, nous avons constaté qu'ils (les travailleurs : ndlr) intègrent déjà les directives de la RPP (Révolution progressiste populaire), énoncées par le camarade président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, en fabriquant des équipements sur place et en implémentant des plateformes maison qui leur permettent d'être plus efficaces. Nous avons également noté, bien entendu, des besoins, notamment en extension d'infrastructures pour permettre à la SBT de répondre aux demandes croissantes de chaînes, en acquisition d'équipements pour renforcer les capacités techniques des équipes dans leurs interventions et dans la maintenance des équipements qui sont répartis sur l'ensemble du territoire national. Ce sont des besoins qui sont très bien notés, je pense qu'il y a déjà des pistes de solutions qui ont été identifiées, nous allons poursuivre les échanges avec la direction générale, dans l'optique de plus de performance de la SBT au service des populations », a, à l'issue de la visite, déclaré la ministre, Dr Aminata Zerbo.
Le directeur général de la SBT, présentant un équipement au centre de distribution numérique.Elle se réjouit de la dynamique de mutualisation des infrastructures du numérique et du renforcement de la synergie d'action entre les équipes qui s'inscrivent dans l'esprit du transfert de tutelle de la SBT. « Les échanges vont se poursuivre avec la direction générale pour la mise en œuvre diligente de l'ambitieuse feuille de route qui est assignée à la SBT, qui doit aujourd'hui diversifier ses offres de services, notamment explorer la possibilité d'offrir la connectivité. Les équipes sont déjà à pied d'œuvre sur ce chantier et nous espérons avoir le pilote de la mise en œuvre de l'exploitation de ‘'white space'' (comme ils le disent) pour offrir la connectivité à certaines structures de l'administration », a-t-elle ajouté avant d'adresser des félicitations au conseil d'administration, à la direction générale et à tout le personnel de la SBT, pour le travail abattu au quotidien.
Vue partielle de la station d'émission de Kamboinsin.Une visite que le directeur général de la SBT, Touho Maba David Ganou, entouré de ses proches collaborateurs, apprécie notamment dans le contexte de changement de tutelle et dans la volonté de permettre à la structure de répondre pleinement à ses missions au bénéfice des populations. Il rappelle au passage que la SBT a pour mission de couvrir l'ensemble du territoire par un réseau d'émetteurs et d'assurer la diffusion des programmes télévisuels au Burkina et que, de ce fait, toutes les chaînes de télévision y transitent avant d'être diffusées sur le territoire. « En plus de cela, nous avons la co-localisation, des partages d'infrastructures pour permettre aux chaînes de télé, aux radios, aux fournisseurs d'accès internet de passer à travers notre réseau d'émetteurs implantés sur l'ensemble du territoire pour pouvoir atteindre leurs populations. Nous faisons aussi, pour ceux qui le désirent, des mesures d'audiences, donc de l'audiométrie, et du monitoring pour ceux qui le désirent sur l'ensemble de notre réseau », a décliné le directeur général de la SBT, Touho Maba David Ganou.
Pour le directeur général, Touho Maba David Ganou, cette visite traduit l'intérêt des autorités vis-à-vis de la SBT.Lire aussi : Société burkinabè de télédiffusion : Les redevances de diffusion sur la TNT connaissent une réduction de 52%
O.L.
Lefaso.net
Le Tribunal de grande instance (TGI) de Bobo-Dioulasso a accueilli, ce mercredi 10 juin 2026, la cérémonie marquant l'entrée officielle de onze clercs de notaire dans l'exercice de leurs fonctions. Réunis à la barre de la juridiction, les impétrants ont ainsi levé la main droite pour jurer de respecter les lois et règlements régissant la profession notariale, tout en s'engageant à accomplir leurs missions avec exactitude, probité et loyauté.
Cette prestation de serment, prévue par les textes encadrant la profession de notaire au Burkina Faso, constitue une étape incontournable avant l'inscription des clercs sur le registre de l'Ordre des notaires. Au-delà du caractère formel de l'acte, la cérémonie a été présentée comme un engagement solennel envers la loi, la justice et les citoyens.
Conformément à l'article 19 du décret n°2022-0515/PRES-TRANS/PM/MJDHRI/MEFP portant application de la loi n°021-2019/AN du 7 mai 2019 relative au statut des notaires, tout clerc de notaire doit prêter serment devant la juridiction compétente avant son inscription au registre professionnel. Le serment prescrit stipule : « Je jure de me conformer aux lois et règlements concernant la profession de notaire et de loyalement remplir mes fonctions de clerc de notaire avec exactitude et probité et d'observer en tout l'obligation qu'elle m'impose ».
Le présidium lors de la cérémonie de prestation de sermentDans ses réquisitions, le substitut du procureur du Faso près le TGI de Bobo-Dioulasso, Abdoul Gafarou Nacro, a rappelé toute la portée de cet engagement. « Le serment n'est pas qu'une simple formule. Ce ne sont pas juste des mots que l'on prononce. C'est un engagement ferme et solennel. C'est un pacte que vous nouez avec le peuple burkinabè et avec la loi », a-t-il déclaré à l'endroit des nouveaux clercs.
Selon lui, cette obligation légale vise ainsi à faire peser sur les clercs les mêmes exigences professionnelles et éthiques que celles qui incombent aux titulaires de charge. En effet, les clercs participent quotidiennement à la préparation et au suivi des actes authentiques aux côtés des notaires. « Dès l'instant où vous prêtez serment, vous êtes soumis à des obligations. Vous devez avoir des comportements tels que le justiciable qui vous rencontre ait le sentiment d'avoir affaire au notaire lui-même », a-t-il insisté.
Des notaires présents à la prestation de serment dont le président de l'ordre (à l'extrême gauche)Pour le parquet, cette formalité contribue également à renforcer la confiance du public dans les professions juridiques. Les clercs sont souvent les premiers interlocuteurs des citoyens dans les études notariales. Ils accueillent, orientent et accompagnent les usagers dans leurs démarches. « Les actes notariés sont des actes authentiques qui font foi jusqu'à inscription de faux. Les populations doivent pouvoir avoir confiance en ceux qui participent à leur élaboration », a-t-il indiqué. Le substitut du procureur du Faso a par ailleurs invité les citoyens à demeurer vigilants lorsqu'ils signent des actes, en exigeant notamment des explications claires ou une traduction dans leur langue lorsqu'ils en éprouvent le besoin.
Le substitut du procureur du Faso près le TGI de Bobo-Dioulasso, Abdoul Gafarou Nacro, a rappelé toute la portée de cet engagementUne exigence légale et déontologique
Président de l'ordre des notaires du Burkina, Maître Yacouba Dembélé a salué cette cérémonie qui répond, selon lui, à une double exigence : légale et déontologique. « Le notaire est un officier public ministériel. Les actes qu'il établit bénéficient d'une présomption de légalité et d'exactitude. Il est donc indispensable que les personnes qui l'accompagnent dans l'accomplissement de ses missions soient elles-mêmes soumises à des exigences élevées de professionnalisme et d'intégrité », a-t-il expliqué.
Maître Yacouba Dembélé a salué cette cérémonie qui répond, selon lui, à une double exigence : légale et déontologiquePour le président de l'ordre, la prestation de serment participe à l'amélioration de la qualité du service rendu aux populations et à la consolidation de la sécurité juridique. Il a rappelé aux nouveaux clercs les valeurs fondamentales qui doivent guider leur carrière à savoir la loyauté, la confiance, la probité, la discrétion professionnelle et le sens du service. « Tout ce que nous faisons vise à garantir la sécurité juridique des populations. Le serment que vous venez de prêter vous oblige à être davantage professionnels, plus attentifs aux attentes des citoyens et plus engagés dans l'accomplissement de vos missions », a-t-il exhorté.
Des autorités de l'appareil judiciaire ont pris part à cette cérémonieDes clercs conscients de leurs responsabilités
Du côté des impétrants, la cérémonie a été vécue comme un moment fort de leur parcours professionnel. Clerc de notaire de première catégorie exerçant dans l'étude de Me Karim Kaboré, Anastasie Somda estime que cette prestation de serment constitue un rappel solennel des responsabilités qui incombent aux collaborateurs des études notariales. « Nous travaillons aux côtés des notaires depuis plusieurs années pour certains d'entre nous. Mais ce matin, cette cérémonie nous rappelle de façon solennelle l'importance de notre engagement. Nous repartons avec davantage de détermination à exercer nos fonctions dans le respect de la probité et de la loyauté », a-t-elle confié.
Clerc de notaire de première catégorie, Anastasie Somda estime que cette prestation de serment constitue un rappel solennel des responsabilités qui incombent aux collaborateurs des études notarialesÀ travers cette prestation de serment, les onze clercs de notaire rejoignent officiellement le cercle des professionnels appelés à contribuer, aux côtés des notaires, à la sécurisation des actes juridiques et à la protection des droits des citoyens.
Romuald Dofini
Lefaso.net
Quelques jours après son installation officielle, le Conseil d'administration de la radio de l'AES, Daandé Liptako, a été reçu par le Premier ministre ce mercredi 10 juin 2026. Au cours des échanges, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a insisté sur le rôle stratégique de ce média confédéral dans la lutte informationnelle et la promotion d'un récit porté par les peuples du Burkina Faso, du Mali et du Niger.
Composé de neuf membres issus des ministères en charge de la Communication, des Affaires étrangères et des Finances du Burkina Faso, du Mali et du Niger, le Conseil d'administration a un mandat de trois ans, renouvelable une fois.
La présidente du Conseil d'administration (PCA), Moussokoura Konaté, a rendu compte au Chef du Gouvernement des travaux de la première session.
"Nous avons adopté huit projets de délibération. Il s'agit de textes stratégiques qui concernent l'organisation et le fonctionnement de la Direction générale, le budget de démarrage, la feuille de route éditoriale, le statut du personnel. Désormais, la direction générale dispose d'une boussole, d'un cadre légal, réglementaire et stratégique pour lancer officiellement les activités", a-t-elle indiqué.
Le Premier ministre a salué le travail abattu et encouragé le Conseil à traduire en actes concrets la vision des chefs d'État du Burkina Faso, du Mali et du Niger.
"Nos plus hautes autorités ont compris que le combat engagé ne peut être gagné sans des outils pour contrer la guerre informationnelle. Vous avez un rôle stratégique de gouvernance et d'orientation. Vous jetez les bases de la radio confédérale. Vous êtes les pionniers d'une aventure historique", a-t-il déclaré.
Pour lui, l'enjeu est clair : l'AES doit imposer son propre narratif, fondé sur la paix, la fraternité, la cohésion, la souveraineté et la reconquête de la fierté des peuples du Sahel.
"Le narratif de la neutralité absolue s'écroule comme un château de cartes. Chaque média défend une cause. Dans un contexte où l'on veut diviser les peuples du Sahel, la radio ne sera pas jugée sur sa neutralité, mais sur sa capacité à porter la cause des peuples de l'AES", a-t-il affirmé.
Réaffirmant l'engagement des plus hautes autorités à accompagner le média, le Chef du Gouvernement a conclu : "Nous ferons en sorte que la radio s'impose par la qualité de son contenu. Nous avons la conviction qu'on va y arriver. Affranchissez-vous des vérités d'école. Laissez-vous guider par les réalités géostratégiques de notre espace confédéral".
Avec cette audience, l'AES confirme sa volonté de se doter d'outils de communication souverains, capables de produire et de diffuser son propre récit.
Lefaso.net
Source : DCRP/Primature
Le conseil d'administration de Seplat Energy a annoncé aujourd'hui que Tony Elumelu a été élu prochain président du conseil d'administration de l'entreprise. Il succédera à Udoma Udo Udoma, l'actuel président du conseil, à compter de janvier 2027, ouvrant ainsi un nouveau chapitre de gouvernance alors que l'entreprise poursuit sa croissance et sa transformation.
Le conseil a également nommé Effiong Okon au poste de directeur général (Chief Executive Officer), avec prise de fonction le 1er août 2026. Ces changements à la tête de l'entreprise ont été annoncés dans un avis déposé auprès de Nigerian Exchange Limited (NGX) et signé mardi par la secrétaire générale de la société, Edith Onwuchekwa, conformément aux exigences de cotation de la bourse.
M. Elumelu est le fondateur et président de Heirs Holdings, un important groupe d'investissement panafricain présent dans des secteurs stratégiques de l'économie africaine, notamment l'énergie, l'électricité, la banque, l'assurance et les services financiers, la technologie, l'immobilier, l'hôtellerie et la santé. Il est également l'initiateur et le fondateur de l'« Africapitalisme », une philosophie économique qui prône la libération du potentiel de l'Afrique grâce à des investissements à long terme dans des secteurs clés susceptibles d'améliorer les conditions de vie et de transformer le continent.
M. Elumelu est actuellement président du conseil d'administration de Transcorp Group, le plus grand conglomérat coté du Nigeria. Ses filiales comprennent Transcorp Power, l'un des principaux producteurs et fournisseurs d'électricité en Afrique de l'Ouest, ainsi que Transcorp Hotels Plc, l'une des principales marques hôtelières du Nigeria. Il préside également le groupe panafricain de services financiers United Bank for Africa (UBA) Group.
Le nouveau directeur général, M. Effiong Okon, est un dirigeant expérimenté qui possède plus de 35 ans d'expertise internationale dans l'industrie. Il apporte un solide parcours en matière d'excellence opérationnelle et de mise en œuvre stratégique. Il connaît parfaitement l'organisation, puisqu'il y travaille depuis 2018. Il a d'abord siégé au conseil d'administration de Seplat en tant que directeur des opérations pendant quatre ans, puis comme directeur des nouvelles énergies. Plus récemment, il occupait le poste de directeur général de ANOH Gas Processing Company (AGPC), où il a conduit avec succès l'exécution du projet jusqu'à la production du premier gaz en janvier 2026.
Alors que Seplat entre dans une nouvelle phase de son développement, la vaste expérience de Tony Elumelu en matière de gouvernance d'entreprise, de construction institutionnelle et de création de valeur à long terme constituera un atout majeur pour accompagner l'entreprise dans le renforcement de sa position en tant qu'acteur
Du 23 au 28 juin prochain, le Burkina Faso sera la capitale de la pétanque africaine, avec le Festival international de pétanque de Ouagadougou (FIPO Une dizaine de pays africains sont attendus à Ouagadougou pour faire crépiter les boules. À quelques jours de ce grand rendez-vous, le promoteur Maxime Zongo, par ailleurs président du Club sportif de solidarité Naaba Wangsé, a accordé en exclusivité à Lefaso.net cette interview. Dans cet entretien, il nous parle des préparatifs de ce grand événement, les enjeux du FIPO pour le Burkina.
Lefaso.net : Le 23 juin prochain sera donné le coup d'envoi du FIPO 3ᵉ édition. À quelques semaines de l'événement, quel point pouvez-vous faire à nos lecteurs ?
Maxime Zongo : Effectivement le 23 juin prochain sera donné le coup d'envoi du 3ᵉ Festival de pétanque de Ouagadougou (FIPO). Actuellement nous sommes dans les courses et les démarches pour le bon déroulement de l'événement, nous avons rencontré des autorités, des personnalités, ces dernières nous ont assuré de leur soutien, nous pouvons dire que c'est satisfaisant.
Combien de pays sont attendus pour ce grand rendez-vous de la pétanque africaine ?
Il y a treize pays africains qui seront présents à ce grand rendez-vous de la pétanque ici à Ouagadougou, et il y a d'autres pays qui nous bousculent pour être invités. Et nous sommes en train de voir comment les inviter car il y a beaucoup de choses à préparer afin de les accueillir dans de bonnes conditions, c'est pour dire qu'en réalité ça pourrait dépasser les 13 pays.
Président de club que vous êtes, faites-nous la genèse de la création du FIPO ?
Ce que je peux dire sur la création du FIPO, ça fait trois ans de cela. Il est bien vrai que le Club sportif de solidarité a déjà organisé plein de compétitions à l'interne ici à Ouaga. Nous avons vu que c'était très intéressant, alors on s'est dit pourquoi ne pas élargir cela en invitant des pays étrangers ? Il y a eu un premier FIPO qui a regroupé tous les acteurs de la pétanque à l'échelon national, l'engouement était au rendez-vous, raison pour laquelle aujourd'hui nous sommes à la troisième édition.
Après deux éditions, quels seront les grands axes de ce troisième FIPO, en dehors de la compétition, qu'est-ce qu'il y aura ?
Le FIPO c'est bien vrai que l'activité phare, c'est la pétanque, mais nous allons créer des activités culturelles, artistiques et de loisirs autour de la pétanque. En un mot, une foire entourera tout au long du déroulement du FIPO, tout le monde en aura pour son compte, les personnes âgées, la jeunesse, les femmes, les enfants. Nous joindrons l'utile à l'agréable, avec des formations professionnelles à l'endroit des PDI des arrondissements 2 et 3. Au deuxième FIPO, ces PDI ont reçu des formations en maroquinerie, en pâtisserie, il y aura également des dons de sang pour venir en soutien au ministère de la Santé, et pour nos FDS.
Quelles sont vos attentes sur le plan organisationnel, et sur le plan des résultats des équipes burkinabè ?
Le Club sportif Naaba Wangsé est déjà une structure bien organisée, mais nous ne pouvons pas tout faire, l'événement est pour la ville de Ouagadougou, nous sollicitons toutes les compétences, au niveau des ministères de l'Action sociale, des Sports, de la Sécurité, etc. parce qu'il y va de l'image du Burkina. Il faut faire tomber les préjugés que des gens ont montés sur le Burkina. Nous voulons faire comprendre que le pays des hommes intègres est bel et bien vivable, et tu es libre d'aller là où tu veux en toute liberté et sécurité. Nous défendons une cause nationale, patriotique, et nous attendons le soutien de tout le monde.
Maintenant, quant aux résultats sportifs, mon souhait est que le grand trophée accompagné de la somme de deux millions de francs reste au Burkina, mais je n'en fais pas une fixation. C'est une équipe béninoise qui a remporté le FIPO passé. Cela démontre que le FIPO est bien réel, il appartiendra aux équipes burkinabè de se faire valoir, le mérite ne se quémande pas, il se gagne.
Avec l'érection d'un boulodrome, les joueurs et les supporters seront dans le confort.L'innovation pour ce 3ᵉ FIPO, c'est qu'il se déroulera dans un boulodrome que vous avez érigé. D'où vous est venue cette idée ?
Rien n'est impossible à celui qui croit. C'est bien vrai que je suis dans la pétanque depuis peu, le Club Naaba Wangsé aussi est jeune. Moi je suis joueur, j'ai fait le constat que le Burkina est dans la pétanque depuis longtemps, et quand les Étalons sortent pour les compétitions dans les pays maghrébins ou européens, ils voient des boulodromes, et chez nous il n'y en a pas. Je me suis dit qu'à ce niveau il faudra faire quelque chose. C'est ça qui m'a amené à lancer le chantier du boulodrome. J'ai tenu une réunion avec mon association, j'ai proposé le projet et j'ai dit : « Impossible n'est pas burkinabè. » Même si c'est dans un ou deux ans, on va se battre pour ce premier boulodrome ici au Burkina. Nous étions loin d'imaginer que ce serait le premier boulodrome dans la sous-région.
Comme notre club est un club de solidarité, on s'est serré les coudes, et on a pu concrétiser ce projet qui aura coûté environ une quarantaine de millions de francs. Ce boulodrome qui est là est un joyau et une fierté nationale. Vu l'engagement du camarade président, le capitaine Ibrahim Traoré, qui invite tout un chacun à apporter sa pierre à la construction de la patrie, c'est tout cela qui nous a encouragés à faire ce boulodrome, qui est aujourd'hui une fierté nationale. Depuis l'érection du boulodrome, la physionomie de l'hippodrome a changé, chaque soir des gens pas seulement du club, mais d'un peu partout viennent suivre les jeux de pétanque et faire des échanges, et cela me réjouit énormément.
Pour la compétition proprement dite, il y aura combien de sortes de jeux ?
Au regard de la nomination festival international de pétanque, il y aura tous les ateliers possibles dans la pétanque, dès les premiers jours du tournoi, nous avons la doublette qui se tiendra pendant deux jours. Nous avons tenu à faire cela parce que c'est une spécialité que les gens aiment et les vainqueurs auront 200 000 francs. Le troisième jour, c'est le tête-à-tête, où le joueur se défend seul, là également le prix du vainqueur est à 200 000 francs. Le quatrième jour, il y a l'épreuve du tir de précision. Parmi tous les joueurs, l'on saura qui est le meilleur tireur.
Nous avons fixé le prix du meilleur tireur à 250 000 francs. Le 5ᵉ jour, samedi 27 juin, et le 6ᵉ jour, dimanche 28 juin, la grande finale, ça sera l'open de pétanque avec l'épreuve reine de la triplette, où les meilleurs boulistes des pays participants vont rivaliser pour aller chercher le grand trophée accompagné d'une enveloppe de deux millions de francs. Naturellement tout le monde ne peut pas accéder à la finale, mais les équipes qui seront éliminées dès les premiers instants sont reversées dans l'épreuve de la Consolante qui fait 250 000 francs. Il faut noter qu'en dehors des prix des vainqueurs, il y a des récompenses intermédiaires dans toutes les spécialités de jeux.
Vous allez accueillir du beau monde d'horizons divers, quelles sont les conditions de participation ?
Pour la participation aux jeux, il y a des conditions édictées sur une fiche, que ce soit pour les doublettes, les triplettes, chaque pays peut inscrire jusqu'à six équipes. Pour le séjour de nos hôtes, nous avons préparé un lieu d'hébergement, la restauration pour les étrangers qui vont venir, pour qu'ils soient dans les meilleures conditions d'accueil possible, afin qu'ils sachent que le Burkina est une terre d'accueil, d'hospitalité.
Organiser un tel événement nécessite de la logistique, des techniciens pour superviser les jeux, la restauration de vos hôtes. À combien peut-on estimer le budget prévisionnel ?
Le budget prévisionnel tourne autour d'une soixantaine de millions. Au vu du nombre de pays attendus, cela nécessite beaucoup de choses. Cela nécessite un investissement colossal, c'est même pour dire que l'estimation mentionnée ci-dessus n'est qu'un minimum, sinon ça pourrait dépasser largement ce montant. Organiser un tel événement, ce n'est pas facile, voilà pourquoi nous avons besoin des partenaires, des mécènes et des sponsors, car après tout c'est le Burkina qui gagne.
Au soir du 28 juin, votre grande satisfaction sera laquelle ?
Au soir du 28 juin, ma plus grande satisfaction est que tout se déroule bien dans le fair-play. Nous souhaitons que nos autorités soient à nos côtés. Là, les étrangers sauront qu'elles sont regardantes sur ce qui se passe et apprécieront l'initiative que nous avons eue.
Un dernier mot pour clôturer cette interview, un appel à lancer ?
D'abord merci à votre organe pour cette interview. Ce que j'ai à dire, en réalité le FIPO est un acte patriotique, c'est pour vendre l'image du pays. C'est un lieu de rassemblement, pour susciter la fraternité, la solidarité, la cohésion sociale entre Burkinabè et avec les autres peuples. Nous recherchons à créer une chaîne de solidarité à l'endroit de nos PDI, nos FDS et les Volontaires pour la défense de la patrie. Je demande à ce que nos autorités aient un regard particulier sur le FIPO. Nous souhaitons qu'il soit inscrit dans le calendrier social, culturel et sportif du pays. Le FIPO n'est pas personnel, notre rêve est qu'il soit inscrit dans l'agenda de l'État, afin de le perpétuer pour les futures générations.
Interview réalisée par Barthélemy Kaboré
(Collaborateur)
La mine de Mana, filiale du groupe Endeavour mining, dans la province des Balé, région des Bankui a procédé, le lundi 8 juin 2026, à l'inauguration officielle du Centre Multimédia des Jeunes de Wona. Cette infrastructure vise à améliorer l'accès des jeunes aux outils numériques, à l'information et aux opportunités de formation.
D'un coût global de plus de 42,5 millions de francs CFA, l'infrastructure dispose aujourd'hui de 35 ordinateurs connectés à Internet. Elle est destinée à servir de cadre d'apprentissage et de perfectionnement pour les élèves, étudiants, entrepreneurs et autres professionnels de la localité.
Le Centre Multimédia des Jeunes devrait profiter à plus de 1 000 jeunes des communes de Bana et de Kona. Il leur offrira un accès accru aux ressources numériques et aux services en ligne, tout en favorisant l'acquisition de compétences utiles à leur parcours académique et professionnel.
Réalisé dans le cadre des actions de développement des communautés hôtes de la mine, le projet a consisté à réhabiliter et transformer l'ancienne maison des jeunes de Wona en centre multimédia moderne. Des infrastructures administratives ont également été construites, la clôture du site reconstruite et le centre équipé en matériel informatique, bureautique ainsi qu'en connexion Internet.
Selon le directeur général de la mine de Mana, Xavier Thérin, cette initiative s'inscrit dans la volonté de favoriser l'insertion socioéconomique des jeunes à travers le numérique. « Le numérique représente aujourd'hui un puissant levier d'éducation, d'employabilité et d'entrepreneuriat. À travers cette infrastructure, nous souhaitons offrir aux jeunes de nos communautés hôtes, les moyens de développer leurs compétences et de saisir les opportunités de demain », a-t-il déclaré.
La réalisation de ce projet a bénéficié de l'appui de plusieurs partenaires, notamment ERSUM, Globex Equipment, Maxam et la Fondation Endeavour. Ils ont contribué à la réhabilitation, à l'électrification et à l'équipement du centre.
À travers cette initiative, la mine de Mana réaffirme son engagement à créer une valeur tangible pour ses communautés hôtes et à contribuer au développement du capital humain au Burkina Faso.
Rama Diallo
Lefaso.net