Plus de 100 000 personnes, selon le gouverneur du Sud-Kivu, ont participé, mardi 3 novembre, à une marche pacifique à Uvira pour dénoncer la guerre dans l’Est de la République démocratique du Congo et réclamer le retour de la paix. Cette mobilisation est une initiative du gouverneur Jean-Jacques Purusi.
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Mercredi 04 Novembre 2026
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Alors que le litre d'essence est vendu à 750 FCFA dans les stations-services, il coûte 850 FCFA dans les mini-stations issues de la réforme de formalisation du secteur de contrebande communément appelé « kpayo ». Une différence de 100 FCFA qui échappe encore à de nombreux consommateurs et qui pourrait fragiliser davantage cette activité.
Le marché de la vente de carburant connaît un bouleversement inattendu au Bénin. Longtemps considérée comme la principale alternative aux stations-services, la vente de l'essence de contrebande perd progressivement de son attractivité. Et pour cause, la flambée de ses prix, qui dépassent désormais ceux pratiqués dans le circuit officiel. Une situation qui profite aux stations-services, mais qui réserve également une surprise aux consommateurs des mini-stations où le litre d'essence y est vendu encore plus cher.
Conformément à la note N°121/MIC/DCI/SPD/SA du 8 octobre 2026 du ministère du Commerce, le prix du litre d'essence est fixé à 750 FCFA dans les stations-services. Sur le marché parallèle, en revanche, il faut débourser au moins 800 FCFA pour obtenir un litre de « kpayo », avec des prix qui peuvent grimper davantage selon les localités. Cette différence de prix couplée à la meilleure qualité du carburant vendu dans les stations officielles, pousse de nombreux automobilistes et motocyclistes à changer leurs habitudes en se rendant massivement dans les stations-services.
Mais si les consommateurs pensent faire une bonne affaire en se tournant vers les mini-stations, ils risquent de déchanter. Dans ces points de vente issus de la réforme de formalisation du secteur informel, le litre d'essence est affiché à 850 FCFA, soit 100 FCFA de plus que dans les stations-services.
Une différence de prix qui échappe à de nombreux consommateurs
Le montant de 850 FCFA auquel le litre d'essence est vendu dans les mini-stations est encore méconnu de nombreux usagers. Angelo, jeune ouvrier, en a fait l'expérience. Pensant gagner du temps en évitant les longues files d'attente des stations-services, il s'est dirigé vers une mini-station pour se ravitailler. Mais il ignorait que le carburant y était vendu plus cher. Pour lui, les mini-stations ayant presque le même fonctionnement que les stations-services, devraient appliquer les mêmes tarifs. « Je ne savais pas, sinon, je me serais rendu à la station », regrette-t-il après avoir découvert la différence de prix.
Comme Angelo, Stéphane et Alphonse avaient l'habitude de s'approvisionner dans les mini-stations sans véritablement connaître le prix du litre. Informés du tarif de 850 FCFA, les deux consommateurs décident finalement de renoncer à cette option.
Même désillusion pour Arsène, jeune entrepreneur. Après avoir acheté 2 000 FCFA de carburant, il découvre qu'il paie plus cher que dans une station-services. Une expérience qui le convainc de ne plus retourner dans ces points de vente.
Se ravitailler à partir de 300 FCFA, un avantage qui fait la différence
Malgré ce prix relativement élevé, les mini-stations conservent certains atouts. Leur principal argument commercial reste la flexibilité des montants d'achat. Contrairement aux stations-services, où les petits achats sont limités, elles permettent aux consommateurs de se ravitailler méme à partir de 300 FCFA.
Une souplesse particulièrement appréciée par Anicet, jeune coiffeur, qui assume son choix de continuer à fréquenter ces points de vente. « J'aime me ravitailler auprès des mini-stations parce qu'avec au moins 300 FCFA, tu peux te faire servir. Quel que soit le montant, on te sert », explique-t-il. «
Dans les autres stations, si tu n'as pas au moins 1 000 FCFA, tu ne peux pas acheter. Mais ici, même avec 300 FCFA, tu peux acheter et faire une petite course. Il y a des jours où c'est compliqué, où on n'a pas d'argent. C'est alors difficile de faire même une petite course », a-t-il ajouté. Pour lui, cette facilité constitue également un avantage par rapport aux vendeurs traditionnels de « kpayo », chez qui il faudrait disposer d'au moins 400 FCFA pour espérer obtenir un demi-litre d'essence.
Des pompistes qui tentent de dissimuler le prix affiché
Si les mini-stations parviennent encore à attirer une partie de la clientèle, certains de leurs agents semblent avoir trouvé des moyens peu orthodoxes pour contourner la réticence des consommateurs face au tarif de 850 FCFA.
Steeve, pompiste dans une mini-station, confirme que les clients peuvent se faire servir à partir de 300 FCFA. « Quel que soit le montant sollicité, nous, on sert le client. Déjà, à partir de 300 francs CFA », affirme-t-il.
Concernant le prix du litre, il précise que celui-ci ne relève pas de la décision des pompistes. « Le prix du litre tel que c'est affiché ne dépend pas de nous. C'est depuis le haut (Gouvernement, NDLR) que c'est fixé », explique-t-il. Mais face à la réaction de certains clients qui rebroussent chemin dès qu'ils découvrent les 850 FCFA affichés, Steeve reconnaît avoir adopté une stratégie particulière : masquer avec un petit carton la partie de l'écran indiquant le prix du carburant. Ainsi, les clients qui cherchent à connaître le tarif avant de se faire servir passent leur chemin si cela leur paraît cher. Mais ceux qui demandent directement du carburant, sans vérifier le prix affiché, font leur achat.
Une pratique similaire est observée chez Jean, un autre pompiste. Ce dernier a choisi de camoufler l'affichage du prix en faisant apparaître systématiquement la mention « Error » sur la partie de l'écran réservée à cette information.
Ces pratiques soulèvent des interrogations sur la transparence des prix et l'information des consommateurs dans ces points de vente.
La conjoncture internationale bouleverse le marché du carburant
Cette évolution des prix intervient dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques, les conflits et les perturbations du marché pétrolier.
Au Bénin, le gouvernement affirme avoir consenti des efforts pour limiter les répercussions de cette conjoncture sur les consommateurs.
Invité sur Bénin Télévision, le ministre porte-parole du gouvernement a expliqué que les prix auraient pu connaître une augmentation beaucoup plus importante. Selon lui, un arbitrage du chef de l'État, en concertation avec le ministre du Commerce, a permis de contenir la hausse, et de maintenir le prix à son niveau actuel. Il a également évoqué la stratégie gouvernementale visant à avoir des réserves pendant un trimestre, voire un semestre dans certaines circonstances. Cette politique, a-t-il expliqué, consiste notamment à ne pas répercuter immédiatement le « juste prix » du marché international sur les consommateurs. Un choix qui permet de maintenir des tarifs relativement accessibles, contrairement à ceux pratiqués dans plusieurs pays de la sous-région et ailleurs dans le monde.
Selon Wilfried Léandre Houngbédji, environ 70 % des consommateurs d'essence et de gasoil s'approvisionnaient traditionnellement sur le marché alternatif, notamment auprès des vendeurs de « kpayo ». Mais la conjoncture actuelle inverse progressivement cette tendance. Le carburant de contrebande étant devenu plus cher que celui vendu dans les stations-services, de nombreux consommateurs se détournent désormais du circuit informel pour rejoindre les points de vente agréés. Un phénomène qui explique, selon lui, l'affluence observée ces derniers temps dans les stations-services.
Le « kpayo » face à une menace existentielle ?
Au Bénin, les mini-stations sont nées d'une réforme visant à organiser et à formaliser progressivement la vente de carburant issue du circuit informel. L'objectif affiché était notamment de mieux encadrer cette activité, de sécuriser le stockage et la distribution de ce liquide hautement inflammable et de réduire les risques d'incendies qui, pendant des années, ont occasionné d'importantes pertes en vies humaines et des dégâts matériels.
Toutefois, cette transformation du secteur s'accompagne de nouvelles contraintes pour les acteurs. Entre les taxes, les charges liées à la formalisation et les effets de la conjoncture internationale sur les prix d'approvisionnement, le carburant vendu dans les mini-stations est devenu moins compétitif. Le paradoxe est désormais manifeste : les stations-services proposent du carburant moins cher que les mini-stations, pourtant issues de la volonté de structurer un secteur longtemps dominé par la contrebande.
Si la possibilité d'acheter de petites quantités constitue encore un argument commercial pour les mini-stations, cet avantage suffira-t-il à fidéliser les consommateurs face à une différence de prix de 100 FCFA par litre ?
Longtemps incontournable dans les habitudes de consommation des Béninois, le « kpayo » se retrouve aujourd'hui confronté à une concurrence inédite : celle du circuit officiel, désormais plus avantageux sur le plan tarifaire. Dès lors, une question se pose : la formalisation du secteur, conjuguée à la flambée des prix et au retour des consommateurs vers les stations-services, sonnera-t-elle progressivement le glas de l'essence « kpayo » au Bénin ?
F. A. A.
Adopté à l'unanimité par le Conseil communal, le budget 2027 de la mairie de Cotonou s'établit à 72,4 milliards de FCFA. Plus de 74 % des ressources sont consacrées à l'investissement, avec des priorités annoncées dans l'éclairage public, la voirie, l'assainissement et les infrastructures scolaires.
Pour son premier exercice budgétaire de la mandature 2026-2033, l'équipe conduite par Luc Gnacadja affiche une ambition : faire des investissements de proximité le principal levier de transformation de la capitale économique béninoise.
Le budget primitif 2027, adopté lundi 2 novembre 2026, à l'unanimité par les conseillers communaux, s'élève à 72,4 milliards de FCFA.
Cette enveloppe intervient au terme d'une tournée de consultations menée du 5 au 9 octobre dans les treize arrondissements de la ville. A cette occasion, le maire dit avoir recueilli les préoccupations des populations, ensuite regroupées autour de 38 priorités, soit trois par arrondissement. L'éclairage public, l'état des voies, la gestion des eaux pluviales, l'éducation et l'accès aux soins figurent parmi les attentes les plus récurrentes.
La question des infrastructures scolaires occupe également une place importante dans les doléances. La construction et la réhabilitation des établissements, leurs clôtures ainsi que l'aménagement de toilettes adaptées sont notamment réclamés dans les treize arrondissements.
Des investissements annoncés dans les quartiers
Pour répondre à ces attentes, la municipalité prévoit de consacrer un milliard de FCFA à l'éclairage solaire et plus de 1,2 milliard à la voirie en 2027.
Dans le secteur éducatif, les interventions annoncées portent sur la construction de nouvelles salles de classe, l'achèvement de chantiers interrompus et l'amélioration des équipements scolaires.
« Au moins une action visible dans chaque arrondissement dès 2027 »
La mairie entend également préparer les opérations structurantes des prochaines années. Des études sont ainsi annoncées en vue de travaux prévus en 2028 et 2029, notamment pour les collecteurs d'assainissement, le pavage de voies, les passerelles de Hindé, le marché Saint-Michel, l'école d'Agbodjèdo et certains centres de santé.
La municipalité revendique également un changement dans la gestion des finances locales. Plus de 74 % du budget seront consacrés aux investissements, dont les crédits progressent de 47,54 %. À l'inverse, les dépenses de fonctionnement enregistrent une baisse de 6,44 %. « Nous empruntons pour bâtir, jamais pour payer notre fonctionnement », affirme Luc Gnacadja, qui présente cette orientation comme l'un des marqueurs de sa nouvelle mandature.
La mairie entend ainsi privilégier les dépenses susceptibles de produire des améliorations durables dans les quartiers.
La mobilisation des ressources propres constitue un autre axe de cette stratégie. À la demande du maire, l'Inspection générale des finances a réalisé un audit des recettes non fiscales de la municipalité. Ses 48 recommandations doivent être mises en œuvre afin d'améliorer le recouvrement et de mieux sécuriser les ressources de la ville. « Chaque franc collecté doit revenir à la ville. (...) Tout ne se fera pas en un an. Je ne vous annoncerai aucun chantier qui ne soit chiffré et dont le terrain ne soit sécurisé », assure-t-il. », a assuré Luc Gnacadja.
Le maire reconnaît par ailleurs que certaines préoccupations exprimées par les habitants dépassent les compétences directes de la municipalité. C'est notamment le cas de la construction de commissariats ou de certains centres de santé, qui relèvent de l'Etat. Il promet de défendre ces dossiers auprès du gouvernement.
M. M.
La République démocratique du Congo (RDC) a réclamé une meilleure rémunération des services environnementaux rendus par ses forêts tropicales au monde, lors de la 17ᵉ Conférence des parties sur la biodiversité (COP17), tenue à Erevan, en Arménie, du 19 au 30 octobre. Ce plaidoyer a été porté par la ministre déléguée à l’Environnement, Arlette Bahati Tito.
La déforestation prend de l’ampleur aux environs de la ville de Bandundu, dans la province du Kwilu. Plusieurs espaces forestiers sont victimes d’abattages illégaux d’arbres destinés à la production de braises, a alerté mardi 3 novembre le Cadre de concertation de la société civile.
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