Vous êtes ici

Agrégateur de flux

Burkina/Lutte contre la fraude : 2 310 bâtons d'explosifs et 7 500 détonateurs saisis

Lefaso.net (Burkina Faso) - mer, 28/10/2026 - 00:22

Les services des douanes ont saisi 2 310 bâtons d'explosifs et 7 500 détonateurs au cours de deux opérations distinctes. Ces saisies ont été présentées à la presse par la Direction générale des douanes, ce mardi 27 octobre 2026, à Ouagadougou. Selon les explications fournies par les douaniers, les bâtons d'explosifs ont été découverts à la suite d'un accident impliquant un camion en transit transportant des boissons à destination de Ouagadougou. Le conducteur aurait tenté de dissimuler les produits avant d'être interpellé. La seconde opération a permis de saisir 7 500 détonateurs, conditionnés dans 75 boîtes de 100 unités chacune et transportés dans un car de transport en commun. Cette saisie fait suite à une filature qui a conduit à l'interpellation de deux personnes présentées comme impliquées dans l'affaire.

La route peut parfois réserver de mauvaises surprises. Soukaïlou Ouédraogo, chauffeur du camion transportant les explosifs, affirme avoir accepté d'acheminer une marchandise sans en connaître précisément la nature. Une décision qui l'a finalement conduit entre les mains des services de contrôle. Mais l'ignorance qu'il invoque ne suffit pas à dissiper toutes les interrogations. Selon ses explications, la marchandise lui aurait été confiée par une connaissance au Ghana, avec pour consigne de l'acheminer vers la frontière.

Soukaïlou Ouédraogo affirme avoir poursuivi son trajet avant de se retrouver dans une situation qu'il dit ne pas avoir maîtrisée. Il explique avoir paniqué lorsqu'il a découvert la nature des produits transportés. Pourtant, deux questions demeurent : pourquoi avoir franchi le poste douanier sans signaler la cargaison ? Et pourquoi avoir tenté de dissimuler les produits après le renversement du camion ? Interrogé sur ces points par le directeur général des douanes, Dr Yves Kafando, le conducteur évoque une commission qu'il avait acceptée. Il soutient que son interlocuteur ne lui avait pas donné toutes les informations sur le contenu du chargement.

« Il m'a juste dit que ce sont des produits que les orpailleurs utilisent dans les mines. Il ne m'a pas dit que c'était ça. Je pensais que c'était du cyanure. C'est lorsque le camion s'est renversé que j'ai su que c'était des dynamites. J'ai paniqué c'est la raison pour laquelle j'ai pris pour cacher », a-t-il laissé entendre.

Issa Sissao invite les contrebandiers à abandonner les trafics illicites

Confronté aux conséquences de cette affaire, Soukaïlou Ouédraogo dit regretter la situation dans laquelle il se trouve. Il appelle ses collègues et les autres acteurs du transport à ne pas suivre son exemple, au risque de se retrouver dans la même situation.

« A tous mes amis et collègues, mes patrons, ne faites pas comme moi car ce n'est pas une bonne affaire. Me voici aujourd'hui dans cette situation. Si je savais que ça allait être comme cela, je n'allais même pas commencer », a-t-il conclu.

Dans la seconde opération, consacrée à la saisie de 7 500 détonateurs, deux personnes, Issa Sissao et Sory, ont été interpellées. Face aux douaniers, Sissao affirme transporter régulièrement ce type de produits, qu'il dit dissimuler progressivement. Interrogé sur sa connaissance des dangers liés aux explosifs, il soutient que, dans son cas, les produits sont destinés aux sites miniers, où les orpailleurs les utiliseraient dans le cadre de leurs activités.

Toutefois, cette explication soulève des interrogations quant à la destination réelle de la cargaison. Les éléments présentés ne permettent pas, à eux seuls, d'établir que les détonateurs étaient effectivement destinés aux sites miniers évoqués par le mis en cause.

« Nous donnons ses produits aux orpailleurs. Le client est au Ghana. Nous achetons le colis avec lui et arrivé au Burkina nous prenons le colis pour vendre en Côte d'Ivoire », a-t-il dit.

Aperçu d'une boite de détonateurs

La réponse du présumé propriétaire ne convainc pas le directeur général des douanes. Ce dernier lui rappelle que le commerce vise la réalisation de bénéfices et non la perte. Il remet également en question la cohérence de l'itinéraire évoqué, qui relierait le Ghana au Burkina Faso, avant un acheminement des mêmes produits vers la Côte d'Ivoire pour leur commercialisation. Selon lui, ce circuit soulève des interrogations, notamment sur la logique commerciale consistant à acheminer des produits du Ghana vers le Burkina Faso avant de les réexpédier en Côte d'Ivoire pour les vendre.

De son côté, Issa Sissao lance également un appel aux personnes impliquées dans ces pratiques, les invitant à y mettre fin. « J'invite tous ceux qui sont impliqués dans le trafic illicite de produits explosifs à y mettre fin. Ce n'est pas une bonne chose, car le commerce de ces produits présente des dangers importants et peut avoir de graves conséquences. »

La saisie de ces produits est également l'occasion pour le directeur général des douanes de saluer la vigilance des agents sur le terrain. Dissimulés dans des cachettes aménagées, les bâtons d'explosifs et les détonateurs ont nécessité, selon lui, du professionnalisme et une attention particulière pour être découverts. Il met en garde les personnes qui persistent dans les pratiques de contrebande, malgré les appels à y mettre fin.

« ceux qui veulent tester le niveau de vigilance de nos agents le paieront à leurs dépens », prévient Dr Yves Kafando

« Ce sont des produits très nocifs, qui peuvent non seulement mettre en danger la vie des citoyens, mais également détruire l'environnement et mettre en péril les animaux », souligne-t-il. Tout en félicitant les agents pour leur engagement, il les exhorte à maintenir leur niveau de vigilance face aux stratégies de contournement des contrôles douaniers. Face à la persistance des pratiques de contrebande, Dr Yves Kafando annonce une volonté de renforcer la répression contre les contrevenants. Malgré les multiples appels à l'abandon de ces activités, certains importateurs et commerçants continuent de recourir à des stratégies de contournement des contrôles. Le responsable des douanes rappelle que des dispositions ont récemment été durcies par l'Assemblée législative du peuple afin de sanctionner davantage les pratiques susceptibles de mettre en danger la vie des citoyens.

« Nous avons passé le temps à appeler les faux importateurs et les contrebandiers à abandonner ces pratiques. Malheureusement, elles perdurent. Des dispositions ont donc été prises pour punir davantage les récalcitrants. J'invite ces derniers à y mettre fin, ceux qui pensent qu'ils peuvent utiliser des stratagèmes pour contourner le niveau de vigilance des agents le paieront à leurs dépens. Nos agents sont pleinement engagés et restent vigilants », prévient-il.

À travers ces deux opérations, les services des douanes réaffirment leur engagement dans la lutte contre la fraude et le trafic illicite. Ces saisies mettent en évidence l'importance des contrôles douaniers dans la détection et l'interception de marchandises susceptibles de présenter des risques pour la sécurité des populations.

Muriel Dominique Ouédraogo
Lefaso.net

Catégories: Africa, Afrique, European Union

Burkina : Le ministère de la Santé lance le Mois de la communication sanitaire en langues nationales

Lefaso.net (Burkina Faso) - mer, 28/10/2026 - 00:17

Le ministère de la Santé a annoncé, ce mardi 27 octobre 2026, le lancement du Mois de la communication sanitaire en langues nationales. Cette initiative, qui mobilise les professionnels de la santé et des médias, vise à rapprocher davantage l'information sanitaire des populations afin de renforcer la prévention et de favoriser l'adoption de comportements favorables à la santé.

Prévue du 2 au 30 novembre 2026, cette campagne sillonnera l'ensemble des régions du Burkina Faso. L'objectif est de toucher un maximum de personnes grâce à des messages de sensibilisation diffusés dans les langues nationales, pour faciliter la compréhension des informations sanitaires et améliorer leur appropriation par les populations.

Prenant la parole à cette occasion, le ministre de la Santé, le Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, a souligné l'importance d'une communication accessible et adaptée aux réalités linguistiques des communautés. « En matière de santé, une information comprise peut protéger une vie. Une bonne information peut prévenir une maladie, dissiper une peur et aider une personne à prendre la bonne décision au bon moment. Durant tout le mois de novembre 2026, des radios partenaires seront mobilisées pour diffuser des émissions interactives, des interventions de spécialistes et des capsules d'information. La première semaine sera consacrée à la redevabilité sur les actions, les réformes et les réalisations du secteur de la santé depuis septembre 2022. À cet effet, une émission spéciale en langue mooré est prévue le samedi 31 octobre 2026, à partir de 10 heures, sur Radio Burkina, avec une diffusion relayée par les radios partenaires. Les trois semaines suivantes permettront d'aborder les problématiques sanitaires propres aux différentes régions, avec la participation de professionnels de santé et la prise en compte des préoccupations des auditeurs », a-t-il déclaré.

Cette campagne sillonnera l'ensemble des régions du Burkina Faso, selon le ministre de la Santé

Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou a également rappelé que la construction d'infrastructures sanitaires, à elle seule, ne suffit pas à améliorer durablement la santé des populations. Selon lui, ces efforts doivent nécessairement s'accompagner d'une communication efficace, capable d'informer, de sensibiliser et de prévenir les risques sanitaires. Il a par ailleurs indiqué qu'environ 12 % du budget de l'État est alloué à son département, soulignant ainsi l'importance accordée au secteur de la santé.

Pour conclure, le ministre Kargougou a invité les professionnels des médias à s'engager pleinement dans cette initiative, afin de contribuer à la diffusion de messages sanitaires fiables, compréhensibles et accessibles à toutes les couches de la population.

Ismaël Ouédraogo
Lefaso.net

Catégories: Africa, Afrique, European Union

Burkina/Commerce international : Les opérateurs économiques sensibilisés aux conditions de voyage et au règlement des différends commerciaux

Lefaso.net (Burkina Faso) - mer, 28/10/2026 - 00:14

La Chambre de commerce et d'industrie du Burkina Faso (CCI-BF), avec l'accompagnement du ministère de l'Industrie, du commerce et de l'artisanat et du ministère des Affaires étrangères, organise, ce mardi 27 octobre 2026, à Ouagadougou, une session d'information à l'intention des opérateurs économiques. Cette initiative vise à renforcer leurs connaissances sur les conditions de voyage à l'international et les mécanismes de prévention et de règlement des différends commerciaux.

Les opérateurs économiques burkinabè entretiennent de nombreuses relations d'affaires avec des partenaires étrangers, notamment dans le cadre des opérations d'importation et d'exportation. Toutefois, ces échanges comportent des risques qui peuvent compromettre leurs activités. Paiements non effectués, marchandises non livrées ou non conformes, contrats insuffisamment encadrés et difficultés d'obtention de visas figurent parmi les problèmes régulièrement rencontrés.

Les sessions s'adressent principalement aux opérateurs économiques burkinabè engagés dans des relations d'affaires à l'international. Elles sont également ouvertes à toute personne ou institution intéressée par les thématiques abordées

C'est pour contribuer à la prévention de ces situations que la CCI-BF a initié cette session d'information. Les échanges sont organisés autour de deux panels consacrés à la gestion des relations d'affaires à l'international et aux mécanismes de règlement des conflits commerciaux.

Les communications portent notamment sur les précautions à prendre avant la conclusion d'un partenariat, les clauses essentielles des contrats commerciaux, les instruments de paiement et les voies de recours en cas de litige. Les participants sont également informés des conditions d'entrée et de séjour dans certains pays partenaires, notamment la Chine, l'Inde et la Turquie.

À l'issue de chaque session, un rapport de synthèse sera élaboré. Il présentera les principales difficultés rencontrées par les opérateurs économiques ainsi que les recommandations adressées au secteur privé, à la CCI-BF et aux ministères concernés

Prévenir les risques liés aux transactions internationales

Pour le directeur général adjoint en charge des infrastructures et du développement au sein de la CCI-BF, Fousséni Koné, cette initiative répond aux préoccupations exprimées par les entreprises burkinabè à travers le dispositif d'écoute et d'appui-conseil de l'institution.
Il a indiqué que les difficultés rencontrées dans les échanges commerciaux internationaux peuvent entraîner des pertes financières importantes, des retards dans les activités et, dans certains cas, fragiliser durablement les entreprises.

« Dans les affaires à l'international, la confiance est indispensable, mais elle ne saurait remplacer la vigilance. La réussite d'une opération commerciale repose aussi sur la qualité des vérifications préalables, la clarté des engagements contractuels, la maîtrise des moyens de paiement et la connaissance des règles applicables dans le pays partenaire », a souligné Fousséni Koné.

Fousséni Koné a remercié les ministères chargés du commerce et des affaires étrangères, les représentations diplomatiques, les experts et les équipes ayant contribué à l'organisation de cette session

Il a également rappelé que la CCI-BF a pour mission d'accompagner les entreprises, de défendre leurs intérêts et de rechercher, avec les acteurs concernés, des solutions aux difficultés qui entravent leurs activités.
Présent à cette session, le conseiller technique du ministre de l'industrie, du commerce et de l'artisanat, Seydou Ilboudo, a réaffirmé l'engagement du gouvernement à accompagner les entreprises burkinabè dans leur ouverture aux marchés internationaux.

Il a relevé que plusieurs litiges résultent notamment de l'absence de contrats suffisamment solides, de la méconnaissance des instruments de paiement internationaux et du manque de vérification de la crédibilité des partenaires commerciaux. À ces difficultés s'ajoutent les pratiques frauduleuses dont certains opérateurs économiques sont victimes.
« Ces réalités ne doivent pas constituer un frein à l'accès de nos opérateurs économiques aux marchés extérieurs, car mieux ils sont informés, mieux ils sauront se prémunir des risques liés au commerce international », a déclaré Seydou Ilboudo.

Seydou Ilboudo a salué l'initiative de la CCI-BF, qui vise à renforcer les connaissances des opérateurs économiques sur les risques liés au commerce international

Le conseiller technique a par ailleurs salué la participation des banques, des assurances, des institutions chargées du règlement des litiges, des acteurs de la justice commerciale, des partenaires diplomatiques et des experts. Il a assuré que le ministère chargé du commerce accordera une attention particulière aux recommandations formulées à l'issue des différentes sessions.

Une initiative saluée par les opérateurs économiques

Du côté des participants, cette session suscite de l'intérêt. Pour l'un d'entre eux, Léon Nikiema, elle répond à une attente du secteur privé, confronté à des difficultés dans l'accomplissement des formalités de voyage et la gestion des différends commerciaux avec des partenaires étrangers.

Il estime que certains commerçants ne disposent pas de suffisamment d'informations sur les conditions d'obtention des visas commerciaux et les règles applicables lors de leurs déplacements professionnels.
« Il est essentiel que les autorités compétentes, notamment le ministère chargé du commerce et la Chambre de commerce et d'industrie du Burkina Faso, renforcent l'information et la sensibilisation des acteurs du secteur privé. Leur accompagnement est également nécessaire pour faciliter la résolution des différends rencontrés à l'international », a souhaité Léon Nikiema.

Léon Nikiema ( en tenue blanche et bleue) a assuré que les informations recueillies au cours de cette session seront partagées avec les autres membres des faîtières professionnelles d'hommes et de femmes d'affaires

Le participant a également insisté sur la nécessité de faire parvenir les informations aux commerçants qui n'ont pas pu prendre part à cette session. À cet effet, il invite les responsables d'associations et de faîtières professionnelles présents à organiser des séances de restitution au profit de leurs membres.

Cette session de Ouagadougou s'inscrit dans un programme de sensibilisation qui prévoit quatre étapes, respectivement à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Koudougou et Ouahigouya. À travers cette tournée, la CCI-BF et ses partenaires entendent permettre à un plus grand nombre d'opérateurs économiques de mieux sécuriser leurs transactions internationales et de prendre les précautions nécessaires lors de leurs voyages d'affaires.

Samirah Bationo
Lefaso.net

Catégories: Africa, Afrique, European Union

Burkina : Plus de 106 000 femmes enceintes ont bénéficié des suppléments de micronutriments multiples

Lefaso.net (Burkina Faso) - mer, 28/10/2026 - 00:10

Elles étaient 134 039 femmes enceintes à atteindre. Elles ont été 106 023 à recevoir, pour la première fois, des suppléments de micronutriments multiples (MMS), soit 79,1 % de l'objectif. Tel est le principal résultat du projet « Introduire et étendre la MMS au Burkina Faso », présenté mardi 27 octobre 2026 à Ouagadougou lors d'un atelier de capitalisation, après environ vingt-quatre mois de mise en œuvre.

Porté par l'Alliance ALIMA-Keoogo-SOS Médecins BF, avec le ministère de la Santé et sa Direction de la nutrition, le projet a couvert 177 formations sanitaires, dans cinq districts du Kadiogo (Baskuy, Bogodogo, Boulmiougou, Nongr-Massom, Sig-Noghin) et dans celui de Kombissiri, dans la région du Nazinon.
Sur le volet formation, 837 agents de santé ont été formés, soit 98,47 % des 850 prévus. Le projet a aussi sensibilisé 141 794 femmes en âge de procréer, diffusé 24 émissions radiophoniques et fourni des outils de suivi et de communication.

Cent mille boîtes de 180 comprimés ont été mobilisées. « Ces résultats traduisent l'ampleur des activités conduites, mais mettent aussi en évidence les efforts nécessaires pour garantir la disponibilité des suppléments », a reconnu Sory Keïta, chef des opérations pays de l'Alliance.
Selon l'évaluation finale faite par l'Alliance, les bénéficiaires jugent le produit favorablement. 92,4 % des femmes interrogées se disent satisfaites, 97,9 % estiment les MMS utiles pour leur santé et 97,1 % pour celle de leur bébé. Elles citent une odeur moins marquée que celle des comprimés de fer et d'acide folique, les bénéfices perçus contre l'anémie, la gratuité lors des consultations prénatales et les conseils des soignants.

Sory Keïta, chef des opérations pays de l'Alliance.

La question de la pérennité

Représentant le haut-commissaire du Kadiogo, le secrétaire général de la province, Boukari Sawadogo, a rappelé que la nutrition maternelle était « une priorité de santé publique ». Mais l'introduction d'une nouvelle intervention ne garantit pas sa survie, a souligné le haut-commissaire, Maurice Konaté. Celle-ci dépend, selon lui, de « la disponibilité continue des produits, du renforcement des capacités des prestataires, de la qualité des données, du suivi de l'observance et de l'appropriation de la stratégie par les structures sanitaires ». La fin du projet doit, selon lui, servir de transition pour consolider les acquis.

Vue partielle des participants .

L'Alliance, qui cherche des financements pour poursuivre son appui, plaide pour une extension nationale. « Nous lançons un appel à tous les partenaires techniques et financiers autour du ministère de la Santé », a déclaré M. Keïta, pour qui cette tâche ne saurait reposer sur une seule organisation.

Le secrétaire général de la province du Kadiogo, Boukari Sawadogo, représentant le Haut-commissaire Maurice Konaté.

Des consultations trop tardives

Il reste tout de même un défi. De nombreuses femmes ne se présentent en consultation qu'au deuxième, voire au troisième trimestre de leur grossesse, ce qui réduit l'efficacité du suivi. « L'idéal serait de prendre la femme très rapidement, dès le premier trimestre, et de la suivre jusqu'à l'accouchement », a insisté M. Keïta, qui appelle à intensifier la sensibilisation, avec l'appui des acteurs communautaires et des professionnels de santé.
En rappel, les MMS sont des suppléments nutritionnels contenant plusieurs vitamines et minéraux essentiels, dont le fer et l'acide folique. Ils contribuent à prévenir l'anémie, à soutenir le développement du fœtus et à réduire certains risques liés à la grossesse, notamment les malformations congénitales, les naissances prématurées et le faible poids à la naissance.

Les participants ont posé pour la postérité

Fredo Bassolé
Lefaso.net

Catégories: Afrique

Tunisie : un journaliste indépendant, critique virulent du président, condamné à quatre ans de prison

LeMonde / Afrique - mer, 28/10/2026 - 00:09
De nombreux opposants et journalistes tunisiens font face à une vague de répression accrue depuis 2021.
Catégories: Afrique

Colloque International en Hommage au Professeur Idrissa M. OUEDRAOGO

Lefaso.net (Burkina Faso) - mer, 28/10/2026 - 00:09

Thème : « Secteur informel et développement en Afrique : enjeux théoriques et perspectives d'actions »

Ouagadougou, Burkina Faso, Du 29 au 31 octobre 2026

L'Université Thomas Sankara, en partenariat avec l'Université Aube Nouvelle et le Centre d'Etudes et de Recherche sur l'Intégration Economique en Afrique (CERIEA), annonce la tenue d'un Colloque International en hommage au Professeur Idrissa M. OUEDRAOGO. Cet événement scientifique majeur se tiendra au Campus de l'Université Thomas Sankara sis à Saaba et aussi au Campus de l'Université Aube Nouvelle, au Burkina Faso, du 29 au 31 octobre 2026, et portera sur le thème central : « Secteur informel et développement en Afrique : enjeux théoriques et perspectives d'actions ».

Un enjeu structurant pour le développement du continent

Au cours des quatre dernières décennies, l'Afrique a connu une croissance économique notable, avec un PIB réel progressant en moyenne de 3,8 % par an. Cependant, cette dynamique contraste avec une transformation structurelle limitée, freinant la création d'emplois décents. Le secteur informel s'est imposé comme une réalité structurelle des économies africaines, représentant entre 25 % et 65 % du PIB en Afrique subsaharienne et fournissant 83,1 % de l'emploi total sur la période 2015-2024.

Face à ce constat, ce colloque vise à créer un cadre de dialogue ouvert et prospectif sur le rôle et la place du secteur informel dans le processus de développement du continent. Il s'agira d'explorer une problématique majeure qui a été au cœur des travaux du Professeur Idrissa M. OUEDRAOGO, tout en offrant aux décideurs politiques, aux praticiens du développement et aux chercheurs un espace pour confronter les connaissances établies à l'épreuve des faits.

Une rencontre scientifique sur deux sites

Les cérémonies et temps forts du colloque (ouverture officielle, cérémonie d'hommage, conférence inaugurale, panel de haut niveau et table ronde de synthèse) se tiendront le jeudi 29 octobre 2026 sur le campus de l'Université Thomas Sankara, dans l'amphithéâtre D.

Les communications scientifiques se dérouleront en sessions parallèles, du vendredi 30 au samedi 31 octobre 2026, sur le campus de l'Université Aube Nouvelle, dans les salles Tour du savoir, Toguyeni et 6. Chaque session d'une heure trente accueillera au maximum trois communications.

Temps forts du programme

La journée du jeudi 29 octobre s'ouvrira par l'accueil des participants et des officiels, avant la cérémonie d'ouverture et une cérémonie d'hommage associant collègues, famille et étudiants. La conférence inaugurale sera prononcée par le Pr Aly Mbaye, sous la modération du Pr Nasser Ary-Tanimoune.

L'après-midi sera consacré à un panel de haut niveau réunissant des représentants d'institutions publiques, du secteur bancaire, du monde académique, des organisations professionnelles et des acteurs de l'économie informelle. Ce panel sera modéré par le Pr Adama Diaw.

Le vendredi 30 octobre, après un mot de bienvenue du premier responsable de l'Université Aube Nouvelle et du Président du Comité d'Organisation, une communication plénière sera présentée par le Pr Nasser Ary-Tanimoune sur le thème : « Formalisation de l'informel : exemple du système bancaire dans l'UEMOA. Et après ? ». Les travaux se poursuivront ensuite en sessions parallèles autour des quatre axes du colloque.

Quatre axes de réflexion

Les communications présentées s'organisent autour de quatre axes principaux :
Axe 1 : Le secteur informel : logique d'émergence et de développement — sous-développement et informalité, chocs et vulnérabilité, genre, éducation et formation, qualité des institutions, politiques d'inclusion et de formalisation ;

Axe 2 : Secteur informel : levier ou frein au développement — investissement, financement de l'économie, compétitivité, transformation structurelle, productivité, croissance et ressources naturelles ;

Axe 3 : Secteur informel et pauvreté — vulnérabilité, travail décent, protection sociale, inégalités et criminalité ;

Axe 4 : Secteur informel et politiques publiques — bilan des politiques de formalisation, promotion du secteur informel, climat des affaires, fiscalité, emploi décent, accès au financement et dialogue État-acteurs.

Le samedi 31 octobre, les sessions parallèles se poursuivront jusqu'en fin de matinée, avant le rapportage général et la clôture du colloque.

Un hommage à un économiste de référence

En rendant hommage au Professeur Idrissa M. Ouédraogo, ce colloque entend prolonger et mettre en débat ses travaux sur le secteur informel, la gouvernance économique et les politiques de développement en Afrique. Il vise à créer un cadre de dialogue ouvert et prospectif sur le rôle et la place du secteur informel dans le processus de développement du continent, à confronter les connaissances établies à l'épreuve des faits et à proposer des orientations d'action susceptibles d'accompagner les transformations économiques et sociales en Afrique.

Informations pratiques
Dates : du 29 au 31 octobre 2026
Lieu : Ouagadougou, Burkina Faso
Jeudi 29 octobre : Université Thomas Sankara, amphithéâtre D
Vendredi 30 et samedi 31 octobre : Université Aube Nouvelle, salles Tour du savoir, Toguyeni et 6
Contact presse et organisation : Comité d'organisation du colloque email : collouqeceriea.unz@gmail.com
Le programme détaillé du colloque est disponible auprès du comité d'organisation.

Catégories: Afrique

Burkina Faso : Plan International lance quatre projets de plus de 3,4 milliards de FCFA en faveur des femmes, des jeunes et des enfants

Lefaso.net (Burkina Faso) - mer, 28/10/2026 - 00:08

Plan International Burkina Faso a procédé au lancement officiel de quatre projets de développement et de résilience, représentant un investissement global de plus de 3,4 milliards de francs CFA, ce mardi 27 octobre 2026, à Ouagadougou. La cérémonie s'est déroulée sous la présidence de la ministre des sports, de la jeunesse et de l'emploi, représentée par le gouverneur de la région du Liptako, Abdoul Karim Zongo. La secrétaire générale du ministère en charge de la jeunesse et de l'emploi, Colette Ouédraogo, et le représentant résident de Plan International Burkina Faso, Dr Ahmed Maïga étaient également au présidium. Ces initiatives visent notamment à renforcer l'autonomisation économique des femmes et des jeunes, améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, faciliter l'accès aux services sociaux de base et protéger les filles contre les mutilations génitales féminines.

Quatre projets, plusieurs domaines d'intervention, mais une ambition commune. Celle d'améliorer durablement les conditions de vie des populations, particulièrement des enfants, des filles, des femmes et des jeunes. À travers ce lancement collectif, Plan International Burkina Faso entend apporter des réponses complémentaires aux défis économiques, sociaux et sanitaires auxquels sont confrontées les communautés. Alignées sur sa stratégie pays 2025-2027 et les politiques nationales, ces initiatives couvrent plusieurs étapes essentielles allant de la vie, de la nutrition et de la protection de la petite enfance à l'éducation, jusqu'à l'insertion professionnelle et à l'autonomisation économique des jeunes.

Renforcer la résilience des communautés

Les quatre initiatives concernent le projet de Résilience économique par le vert et l'entrepreneuriat (REVE), le projet de Renforcement et d'amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle (BV-2N). À cela, s'ajoutent le Projet intégré de développement communautaire et de résilience (PIDCR-PBFA), ainsi que le projet de renforcement de l'accélération de l'abandon des mutilations génitales féminines et de promotion de la santé maternelle et infantile (MGF/E Nakambé).

Présentant la portée de ces interventions, le représentant résident de Plan International Burkina Faso, Dr Ahmed Maïga, a souligné qu'elles traduisent la volonté de l'organisation, de contribuer davantage au développement des communautés, tout en accompagnant les efforts déjà engagés par le gouvernement. Il a notamment mis en avant la promotion des emplois verts, l'autonomisation économique des femmes et des jeunes, la protection des droits des filles, l'amélioration de l'éducation et de l'accès à l'eau, à l'hygiène et à l'assainissement, ainsi que la lutte contre la malnutrition.

Des participants au lancement des quatre projets de Plan Burkina au profit des femmes, des jeunes et particulièrement des PDI et personnes retournées dans leurs localités

Pour le représentant résident, la réussite de ces projets repose également sur la mobilisation de l'ensemble des acteurs. Il a ainsi salué l'accompagnement des autorités administratives, des services techniques de l'État, des partenaires financiers, des organisations de mise en œuvre et des communautés bénéficiaires, tout en appelant à maintenir une collaboration étroite pour atteindre les résultats attendus.

REVE : miser sur les emplois verts et l'entrepreneuriat des jeunes

Doté d'un budget de 531 325 170 francs CFA, financé par Plan Pays-Bas, le projet REVE sera mis en œuvre de juillet 2026 à juin 2029 dans les communes de Dédougou, Boromo, Ouahigouya, Titao, Dori et Bani, réparties entre les régions du Bankui, de Yaadga et du Liptako. Il cible les jeunes de 18 à 35 ans, notamment les jeunes femmes, les personnes déplacées internes et les personnes retournées. L'initiative entend réduire leur vulnérabilité économique en renforçant leurs compétences, leur employabilité et leur accès aux moyens de production.

Concrètement, le projet prévoit la formation de 190 jeunes à l'entrepreneuriat et de 120 autres au marketing digital et au commerce électronique. Il ambitionne également de former 180 leaders communautaires et 400 membres de sociétés coopératives aux pratiques agricoles durables. Sur le terrain, deux périmètres maraîchers seront réalisés, six hectares de bas-fonds rizicoles aménagés et deux jardins-écoles mis en place. Des coopératives bénéficieront aussi d'un accompagnement pour développer des activités économiques, notamment autour du miel, du karité et du niébé.

Une attention particulière sera accordée à l'entrepreneuriat féminin, avec notamment la formation de 90 femmes au leadership et des actions de plaidoyer pour améliorer leur accès à la terre. Le projet prévoit également la création de 30 groupes d'épargne et de crédit communautaires.

« Aujourd'hui, nous lançons des opportunités pour les jeunes, de l'espoir pour les femmes, de meilleures perspectives pour les enfants et des solutions durables pour les communautés », Dr Ahmed Maïga, représentant résident de Plan International Burkina Faso

BV-2N : prévenir la malnutrition dès les premières années de vie

La nutrition constitue un autre volet majeur de ces interventions. Financé à hauteur de 187 960 236 francs CFA par les fonds de parrainage de Plan International, le projet BV-2N sera déployé de juillet 2026 à juin 2027 dans les régions du Djôrô, du Nando, du Nakambé et des Koulsé. Cette initiative vise à contribuer à la réduction de la malnutrition aiguë chez les enfants de moins de 5 ans, en privilégiant une approche de proximité auprès des familles. Elle cible particulièrement les jeunes enfants, les femmes enceintes et allaitantes ainsi que les agents de santé à base communautaire.

Selon les données de l'enquête nutritionnelle nationale 2024-2025 présentées dans le dossier du projet, la prévalence de la malnutrition aiguë globale atteint 9,9% au Burkina Faso. Dans les régions concernées, elle varie entre 5,3% et 9,3%, tandis que la malnutrition chronique avoisine 20%. Pour améliorer cette situation, BV-2N prévoit notamment l'animation de 1 045 groupes d'apprentissage et de suivi des pratiques alimentaires du nourrisson et du jeune enfant, ainsi que la formation de 341 agents de santé à base communautaire.

Le projet prévoit également l'acquisition de 3 000 bracelets de mesure du périmètre brachial et la formation de 16 289 mères à leur utilisation. L'objectif est de leur permettre de reconnaître précocement les signes de malnutrition chez leurs enfants et de favoriser une prise en charge rapide.

PIDCR-PBFA : améliorer l'éducation, l'accès à l'eau et l'autonomie économique

Avec un financement de 1 744 583 032 francs CFA, le Projet intégré de développement communautaire et de résilience (PIDCR-PBFA) représente le plus important investissement parmi les quatre initiatives annoncées. Prévu de juillet 2026 à juin 2027, il interviendra dans 13 provinces réparties entre les régions du Nando, du Djôrô, des Koulsé, du Kadiogo et du Nakambé. Son ambition est de contribuer à créer un environnement dans lequel les enfants peuvent apprendre, grandir et s'épanouir en sécurité.

Dans le domaine éducatif, le projet prévoit la construction ou la réhabilitation de 30 salles de classe, ainsi que la distribution de fournitures scolaires à 10 170 enfants parrainés. L'amélioration des conditions de vie passera également par la réalisation de 30 forages et de 14 blocs de latrines. L'autonomisation économique occupe aussi une place importante dans cette intervention. Le projet ambitionne de former 264 jeunes, de fournir 137 kits d'installation et de créer 405 nouveaux groupes d'épargne et de crédit communautaires. Des organisations féminines bénéficieront également d'un appui pour développer leurs activités génératrices de revenus.

À ces actions s'ajoutent la sensibilisation à la santé sexuelle et reproductive, l'accompagnement des clubs de filles, la promotion de la masculinité positive, la prise en charge des violences et le renforcement des capacités des districts sanitaires.

Des participants au lancement des quatre projets de Plan Burkina au profit des femmes, des jeunes et particulièrement des PDI et personnes retournées dans leurs localités

MGF/E Nakambé : accélérer l'abandon de l'excision dans 302 villages

La protection des filles et la santé maternelle et infantile constituent le quatrième axe d'intervention. D'un budget d'environ 984 millions de francs CFA, le projet MGF/E Nakambé sera mis en œuvre de septembre 2026 à août 2029 dans 302 villages de 15 communes des provinces du Boulgou et du Kouritenga, dans la région du Nakambé. Il vise à accélérer l'abandon des mutilations génitales féminines, tout en contribuant à l'amélioration de la santé maternelle et infantile. Le projet devrait toucher directement environ 37 008 personnes et indirectement près de 142 992 autres.

Selon les données de l'enquête démographique et de santé de 2021 citées dans le dossier de présentation, la prévalence des mutilations génitales féminines atteint 56% chez les femmes de 15 à 49 ans au Burkina Faso, contre 65% dans la région du Nakambé. Face à cette situation, le projet mise sur la mobilisation communautaire et le dialogue entre les générations pour favoriser l'abandon de cette pratique. Il prévoit notamment 302 assemblées communautaires, 906 dialogues intergénérationnels et sept forums de leaders.

La mobilisation des jeunes occupera également une place centrale, avec la formation de 604 clubs regroupant 12 080 filles et autant de garçons. Les activités de sensibilisation organisées à l'occasion des journées nationales et internationales devraient, quant à elles, toucher environ 180 000 personnes.

Le gouvernement salue la vision des quatre projets

Présidant la cérémonie au nom de la ministre des sports, de la jeunesse et de l'emploi, le gouverneur de la région du Liptako, Abdoul Karim Zongo, a salué l'engagement de Plan International Burkina Faso, présent dans le pays depuis 1976. Il a particulièrement apprécié la mobilisation de plus de 3,4 milliards de francs CFA dans un contexte marqué par la raréfaction des ressources financières. Selon lui, cet investissement constitue une contribution importante aux efforts entrepris par les autorités pour améliorer les conditions de vie des populations et renforcer leur résilience.

Le gouverneur a également relevé la convergence entre les ambitions des quatre projets et les priorités nationales, notamment en matière d'éducation, de formation professionnelle, d'emploi, d'entrepreneuriat et d'autonomisation économique des femmes et des jeunes.

« On ne cessera de le répéter, l'investissement dans les jeunes représente un choix stratégique pour l'avenir de notre pays », Abdoul Karim Zongo, gouverneur de la région du Liptako

Insistant sur la place de la jeunesse dans le développement du pays, il a souligné que le renforcement des compétences professionnelles et l'accès aux opportunités économiques constituent des leviers essentiels pour réduire les vulnérabilités et favoriser une croissance inclusive. Il a par ailleurs, accordé une attention particulière à la protection des droits des filles, réaffirmant la nécessité de lutter contre les mutilations génitales féminines, qu'il juge incompatibles avec la dignité humaine, l'égalité et la protection des enfants.

Le représentant de la ministre a enfin salué la collaboration entretenue entre Plan International et les services de l'État. Il a encouragé la poursuite de ce partenariat, dans le respect des communautés et des priorités nationales, afin que les investissements annoncés produisent les résultats attendus sur le terrain. À travers ces quatre projets, Plan International Burkina Faso entend ainsi conjuguer développement économique, amélioration des services sociaux et protection des populations vulnérables. Leur mise en œuvre, en partenariat avec les services techniques de l'État, les organisations locales et les communautés, devra permettre de traduire ces engagements en améliorations concrètes et durables des conditions de vie des bénéficiaires.

Hamed Nanéma
Lefaso.net

Catégories: Afrique

Royaume-Uni: 1,5 million d'écoliers contraints d'étudier dans des écoles délabrées

RFI (Europe) - mer, 28/10/2026 - 00:04
Au Royaume-Uni, le bâti scolaire a beau avoir bénéficié d'une campagne de remise à neuf sous Tony Blair, Premier ministre de 1997 à 2007, beaucoup d'établissements sont en mauvais état et ont bien du mal à obtenir les fonds pour des travaux. Selon une enquête réalisée par le journal The Guardian, 1,5 million d'écoliers étudient dans des écoles délabrées.
Catégories: Union européenne

Cinéma : « Merci ma rivale », un appel au dialogue pour préserver l'amour dans les couples

Lefaso.net (Burkina Faso) - mer, 28/10/2026 - 00:00

Comment réagir lorsqu'on découvre l'infidélité de son conjoint ? Faut-il céder à la colère et à la confrontation ou tenter une autre approche pour sauver son couple ? C'est autour de ces interrogations que s'articule « Merci ma rivale », le nouveau long métrage de la société de production Waati Group, du réalisateur Oumar Dagnon, présenté en grande première le lundi 26 octobre 2026 au Ciné Burkina, à Ouagadougou. Le film est programmé au Ciné Burkina du 26 octobre au 11 novembre 2026.

D'une durée d'une 1h45, le film raconte l'histoire de Reine, une épouse qui découvre l'infidélité de son mari. Plutôt que d'affronter directement sa rivale, elle décide de l'approcher sans révéler sa véritable identité. Entre confidences, jalousie et situations cocasses, elle se rapproche progressivement de celle qu'elle considère comme une ennemie. Cette démarche inattendue l'amène à reconsidérer sa relation conjugale et à entrevoir une autre voie pour préserver son foyer.

À l'issue de la projection, le réalisateur Oumar Dagnon s'est réjoui de l'accueil réservé à son œuvre. Les rires et les moments d'émotion observés dans la salle lui donnent des raisons d'espérer une bonne réception du film auprès du grand public.
« Déjà, on est très satisfait. Aujourd'hui, c'est vrai qu'on fait des films d'auteur, mais ces films s'adressent à une partie du public. Or, le cinéma est populaire à la base, donc il faut aller vers la grande masse. En faisant ce film, on voulait réaliser un film populaire qui allait parler au plus grand nombre », a-t-il expliqué.

Le film est programmé au Ciné Burkina du 26 octobre au 11 novembre 2026

Pour le cinéaste, l'objectif n'est pas seulement de divertir, mais aussi d'amener les spectateurs à réfléchir à leurs comportements dans leurs relations amoureuses. Le film invite notamment à dépasser les réactions impulsives face à l'infidélité pour privilégier des solutions susceptibles de préserver les liens affectifs. Selon le réalisateur, le mariage ne doit pas être considéré comme une garantie définitive de la stabilité d'une relation. Pour lui, l'amour doit continuer à se cultiver, même après plusieurs années de vie commune.

« On connaît un peu les réalités des foyers. Souvent, quand une femme apprend que son mari a une maîtresse, au lieu de chercher à coopérer avec elle, c'est la bagarre. Cette fois-ci, nous avons essayé d'aborder le sujet autrement, en montrant une femme qui va vers sa rivale pour apprendre à réaimer son mari. Ce n'est pas parce qu'on est marié que tout est acquis. Même dans une relation amoureuse, il ne faut pas considérer l'autre comme acquis. On doit tout le temps faire des efforts pour continuer à se séduire et maintenir la flamme dans le foyer. À la base, c'est l'amour qui a uni les deux personnes. Il faut donc se demander pourquoi, avec le temps, elles en arrivent à se déchirer », a-t-il indiqué.
Au-delà de son message de sensibilisation, « Merci ma rivale » entend également contribuer à la promotion du cinéma burkinabè et à la valorisation de la littérature nationale.

« Nous avons trouvé que le roman avait du potentiel, mais il fallait le ramener au cinéma. L'adaptation cinématographique est un peu différente du roman, mais elle en garde l'esprit », a-t-il précisé.
Dans le film, la comédienne burkinabè Viviane Yanogo a incarné Reine, l'épouse confrontée à l'infidélité de son mari. Pour l'actrice, ce rôle renvoie à des réalités que connaissent de nombreux couples, au Burkina Faso comme ailleurs. L'actrice dit avoir apprécié les réactions contrastées du public. Certains spectateurs peuvent reprocher à Reine d'avoir délaissé son foyer, tandis que d'autres comprennent sa décision de se battre pour reconquérir son mari. Mais, à ses yeux, l'essentiel réside dans la capacité à se remettre en question et à rechercher des solutions.

Selon l'actrice principale, Viviane Yanogo, la communication constitue un levier essentiel pour prévenir les ruptures et apaiser les tensions

« J'ai incarné un personnage dont l'histoire existe dans nos sociétés, dans nos familles. C'est notre vécu quotidien. Nous traversons ces réalités dans les couples, pas seulement au Burkina Faso, mais partout dans le monde. Mais le plus important, c'est de savoir ce qu'on fait après une telle situation. Est-ce qu'il faut rester les bras croisés et perdre l'amour de sa vie ? Le personnage travaille à récupérer l'amour de son mari pour reconstruire son foyer. C'est très important dans nos sociétés, où les couples sont aujourd'hui très fragilisés et où les divorces sont nombreux », a-t-elle déclaré.

Pour Viviane Yanogo, les difficultés conjugales ne doivent pas systématiquement conduire à désigner un seul responsable. La communication constitue, selon elle, un levier essentiel pour prévenir les ruptures et apaiser les tensions. L'actrice a ainsi appelé les femmes et les hommes à entretenir leur relation au quotidien. Elle estime que le mariage ne doit pas conduire à négliger les efforts qui ont permis de construire le couple.
« Il ne faut pas tout le temps culpabiliser l'autre. Il faut se remettre en cause en permanence dans un couple, essayer de dialoguer. Souvent, c'est justement la communication qui manque dans nos foyers, et cette absence de dialogue peut conduire au divorce. Et ce n'est pas parce qu'on est marié qu'on doit se délaisser. Il faut travailler à dialoguer et à faire vivre son amour. Les femmes doivent continuer à prendre soin d'elles-mêmes, quel que soit leur âge. Nous sommes des reines et nous devons aller de l'avant », a-t-elle lancé.

Parmi les spectateurs présents à cette grande première, Ashley Djiguimdé a salué un film qui, selon elle, aborde un problème de société en donnant également à voir les difficultés que peuvent rencontrer les hommes dans leur vie conjugale. Ce qui l'a particulièrement marqué, c'est la souffrance du personnage masculin, qui vit des difficultés dans son foyer sans parvenir à en parler ouvertement à son entourage.

« C'est un très beau film qui enseigne aussi bien aux femmes qu'aux hommes. Il parle d'un fait de société. Il y a beaucoup d'hommes aujourd'hui qui souffrent dans leur foyer. Ce film m'enseigne vraiment et j'invite tout un chacun à venir le suivre », a-t-il confié.

La cinéphile a également apprécié la stratégie adoptée par Reine pour approcher sa rivale, car selon elle cette réaction tranche avec les confrontations parfois observées dans des situations similaires.
« J'ai aimé sa réaction parce que beaucoup de femmes, lorsqu'elles apprennent que leurs maris ont des maîtresses, font des scandales. Elle, elle a pris les choses en douceur et il n'y a pas eu de bagarre. C'est ce que j'ai aimé », a-t-elle expliqué.

Auteure du roman qui a inspiré le long métrage, Sakinatou Sanfo a également exprimé sa satisfaction quant à cette adaptation. L'écrivaine a expliqué avoir voulu, à travers son histoire, interpeller les femmes sur les limites de la violence comme moyen de résoudre les conflits.

« J'ai écrit ce roman pour alerter les sœurs, parce que, quoi qu'on dise, les hommes aussi peuvent être des bourreaux. Je voulais également faire passer un message à nos sœurs : la violence ne donne pas toujours des résultats positifs. Si Reine était allée vers Sandra avec la violence, rien ne garantit que celle-ci aurait abandonné. Mais, en adoptant une autre approche, elle a découvert que la gentillesse pouvait porter ses fruits », a-t-elle expliqué.
L'auteure s'est par ailleurs réjouie de voir son œuvre portée à l'écran. Cette adaptation constitue également selon elle une marque de considération pour son travail littéraire.

Hanifa Koussoubé
Lefaso.net

Catégories: Afrique

Recherche scientifique : Le Burkina Faso décroche le 11ᵉ Prix Vilho Väisälä de l'Organisation météorologique mondiale (OMM)

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 27/10/2026 - 23:30

Une équipe de chercheurs burkinabè a remporté le 11ᵉ Prix du Professeur Dr Vilho Väisälä de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), grâce à ses travaux sur la surveillance en temps réel de l'état des pistes d'atterrissage en période de pluie. La distinction a été remise le 7 octobre 2026, à Amsterdam, aux Pays-Bas, en marge de la Conférence technique de l'OMM (TECO-2026) et du salon international Meteorological Technology World Expo 2026. La cérémonie s'est tenue en présence de la directrice générale de l'Agence nationale de la météorologie du Burkina Faso, Dr Mariam Tidiga.

Cette distinction récompense une innovation technologique destinée à améliorer la surveillance des pistes d'atterrissage et à renforcer la sécurité des opérations aériennes en période pluvieuse.

Lors de la cérémonie, Dr Dieudonné Sama a présenté les travaux primés avant de recevoir, au nom de l'équipe, le diplôme et la médaille associés à cette distinction. Le prix est également assorti d'une récompense financière de 10 000 dollars américains.

L'article scientifique récompensé, intitulé « Global Reporting Format automation under rain : runway conditions monitoring in real time using Integrated Sensing and Communication technology », porte sur l'automatisation du Format mondial de comptes rendus de l'état de la piste (GRF) en cas de pluie.

Ces travaux ont été réalisés par trois scientifiques burkinabè. Il s'agit du Dr Dieudonné Sama, chercheur principal et auteur de la thèse intitulée « Changement climatique en Afrique de l'Ouest : Impact sur l'aviation, résilience et stratégies d'adaptation », du Pr Doua Allain Gnab Ahou, directeur de thèse, et de l'ingénieur Ali Ganame.

Le dispositif développé repose sur la technologie de détection et de communication intégrées (ISAC). Son fonctionnement consiste à utiliser un lien radio installé le long de la piste d'atterrissage pour mesurer, en temps réel, l'épaisseur de la couche d'eau présente à sa surface. Cette estimation est obtenue à partir de l'atténuation du signal radio.

La méthode a été calibrée sur le site de l'aéroport international de Ouagadougou. Les résultats ont montré une bonne corrélation entre les estimations produites par le dispositif et les mesures de référence, avec un coefficient de détermination de 0,87.

Cette technologie présente plusieurs avantages. Elle permet une surveillance automatique et continue de l'état des pistes, à moindre coût, sans nécessiter d'intervention directe sur leur surface. Elle pourrait ainsi réduire le recours aux inspections manuelles effectuées à l'aide de véhicules, limiter les perturbations des activités aéroportuaires et contribuer à la préservation de l'environnement.

À terme, cette solution pourrait améliorer la disponibilité des informations sur l'état des pistes et faciliter la prise de décision lors des opérations aériennes en période de pluie.

Avec cette distinction, le Burkina Faso devient le deuxième pays africain et le premier d'Afrique subsaharienne à recevoir le Prix du Professeur Dr Vilho Väisälä de l'OMM.

Cette récompense met en valeur les compétences des chercheurs burkinabè ainsi que le potentiel scientifique de l'Université Norbert Zongo de Koudougou.

Pour l'équipe de recherche, ce prix représente l'aboutissement d'un travail collectif mené malgré des ressources limitées. Il constitue également une motivation supplémentaire pour poursuivre le développement de solutions technologiques adaptées aux besoins de l'aviation civile.

Les chercheurs entendent désormais finaliser le dispositif et préparer son déploiement dans les aéroports. Leur objectif est de contribuer à une surveillance plus efficace, économique et respectueuse de l'environnement des pistes d'atterrissage, afin de renforcer la sécurité aérienne.

Lefaso.net
Ministère de l'Administration territoriale et de la Mobilité

Catégories: Afrique

Egypte : la journaliste Lina Attalah, directrice du média indépendant « Mada Masr », libérée après le paiement d’une amende

LeMonde / Afrique - mar, 27/10/2026 - 23:27
A l’issue d’une unique audience, un tribunal a ordonné la fermeture du site Internet et imposé une amende de près de 49 000 euros, pour l’avoir exploité « sans licence ». Il s’agit de la sixième affaire visant Lina Attalah et le média « Mada Masr » en six ans, mais aucune n’avait jusque-là abouti à un procès.
Catégories: Afrique

Les pays exportateurs de gaz se concertent à Moscou

24 Heures au Bénin - mar, 27/10/2026 - 22:36

Le huitième Sommet des chefs d'État et de gouvernement du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF) s'est tenu ce 27 octobre 2026 à Moscou. La séance plénière a été présidée par le président russe Vladimir Poutine.

Le Sommet du Forum des pays exportateurs de gaz s'est tenu ce 27 octobre 2026 à Moscou. La séance plénière présidée par le président russe Vladimir Poutine s'est déroulée en présence de plusieurs chefs d'État et de gouvernement d'Afrique, d'Amérique latine, d'Asie-Pacifique et du Moyen-Orient dont ceux du Qatar, de la Guinée équatoriale, de la Libye, du Venezuela, d'Algérie et de l'Iran.

Le gaz représente aujourd'hui un quart du mix énergétique mondial. L'an dernier, sa consommation a augmenté de 1,2 %, pour atteindre 4 200 milliards de mètres cubes. Ces tendances devraient se poursuivre et, d'ici le milieu du siècle, la demande mondiale de gaz devrait atteindre 5 500 milliards de mètres cubes par an.
Quant à l'offre internationale, elle augmentera d'environ 50 %, pour atteindre 1 700 milliards de mètres cubes.

"Cela signifie que le rôle du gaz naturel comme pilier de l'énergie, de l'industrie et de l'agriculture mondiales, ainsi que du système commercial international, ne fera que se renforcer. Ceci représente un défi majeur pour l'industrie gazière, d'autant plus compte tenu des turbulences qu'elle traverse actuellement.", a souligné le président de la Fédération de Russie.

"Comme chacun sait, la situation au Moyen-Orient s'est aggravée dans l'un des principaux centres mondiaux de production gazière, les chaînes d'approvisionnement et les voies de transport traditionnelles étant perturbées. Les gazoducs russes à destination de l'Europe ont été directement visés par des attaques terroristes, notamment des attentats à la bombe. Par ailleurs, certains pays ont imposé des restrictions à l'acquisition d'équipements et de technologies nécessaires.", a déploré Vladimir Poutine.

Garantir des approvisionnements stables et fiables

Dans ce contexte difficile, et face à la demande croissante de gaz, les producteurs mondiaux de gaz doivent garantir des approvisionnements stables et fiables, assurant ainsi aux consommateurs des foyers chauffés, du carburant pour les entreprises et les centrales électriques, ainsi que des matières premières pour la production de produits chimiques, d'engrais et de nouveaux matériaux., ont souligné les participants.

À l'issue de la réunion, la Déclaration de Moscou du de 8e Sommet du Forum a été adoptée.
Les délégués au sommet sont invités l'année prochaine à Moscou pour participer au 10e forum international, la Semaine russe de l'énergie, pour poursuivre les discussions et explorer des projets de coopération spécifiques.

Les pays membres du GECF représentent 70 % des réserves mondiales de gaz naturel et environ 40 % des exportations mondiales.

Le Forum des pays exportateurs de gaz est une organisation créée, il y a 25 ans, et qui réunit les principaux producteurs et fournisseurs de gaz naturel sur le marché mondial.

Catégories: Afrique

Why Party Plenums Matter So Much to Xi

Foreign Policy - mar, 27/10/2026 - 22:28
The Chinese leader is deeply reliant on formal mechanisms of power.

Decoding Israel’s Election Results

Foreign Policy - mar, 27/10/2026 - 22:19
Exit polls show no clear winner, with Eisenkot’s opposition bloc slightly ahead of Netanyahu’s.

Ex-wife of Zimbabwe's vice-president freed after collapse of attempted murder case

BBC Africa - mar, 27/10/2026 - 22:09
Marry Mubaiwa had been held on remand for seven years after being charged in 2019 for her then husband's attempted murder.
Catégories: Africa

5 individus déposés en prison après un vol à main armée

24 Heures au Bénin - mar, 27/10/2026 - 22:00

Présentés au procureur de la République près le Tribunal de première instance de Djougou, jeudi 22 octobre 2026, cinq individus ont été placés en détention provisoire pour vol à main armée. Cinq autres suspects sont sous contrôle judiciaire.

Des présumés voleurs séjournent en prison en attendant leur procès. Les faits remontent au vendredi 16 octobre 2026 à Kikélé, dans la commune de Bassila. Une centaine de têtes de bétail aurait servi à tendre une embuscade à des citoyens de retour du marché.

Les investigations, menées avec l'appui des chasseurs locaux, ont permis de retrouver le troupeau à environ 600 mètres du lieu des faits. Une surveillance des lieux a ensuite conduit à l'interpellation de dix suspects. La perquisition a également permis de découvrir des boîtes vides de munitions de calibre 12.

Le jeudi 22 octobre, ils ont été présentés au procureur de la république. Au terme de leur audition au parquet du Tribunal de première instance de Djougou, cinq suspects ont été placés en détention provisoire. Les cinq autres ont été placés sous contrôle judiciaire.

Catégories: Afrique

Netanyahu and rival each claim mandate after tight Israel election

Euractiv.com - mar, 27/10/2026 - 21:49
Nationwide turnout stood at nearly 78%, the highest since 1999
Catégories: European Union

Trump’s Tariffs Will Have Another Day in Court

Foreign Policy - mar, 27/10/2026 - 21:46
The administration has lost five trade cases in a row, and it’s set to potentially notch another loss.

Dramatic Changes Are Unlikely in Israel, Even if Netanyahu Is Ousted

Foreign Policy - mar, 27/10/2026 - 21:39
Early results indicate deadlock in parliamentary elections.

Pages