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Diplomacy & Defense Think Tank News

Aid for trade, political ties, and global value chains: a regime-dependent effect?

This paper investigates the impact of aid for trade (AfT) targeted at trade policies on the participation of recipient countries in global value chains (GVCs), and how this impact varies with their prevailing political regimes. In democratic countries, the need for the authorities to account for the interests of various stakeholders (e.g., lobbies, trade unions) can compromise the allocation, use, and effectiveness of AfT. In contrast, less democratic regimes are typically more insulated from political pressures, which may lead to more effective outcomes of aid. At the same time, integration into some complex GVCs requires efficient and democratic institutions, to which these products are sensitive. Employing a sample of 110 countries and data covering 2002-2018, we control for standard determinants of GVC participation, while examining the effect of AfT and the moderating role of the political regime in place. Our estimation addresses the endogeneity of aid through an appropriate instrumentation strategy. Our results suggest that the effect of AfT is mostly positive in autocratic regimes, indicating more effective trade policy reforms. When we account for regional disparities, we find evidence that AfT for trade policy is also impactful in some democratic regimes. This might suggest that the efficacy of AfT is not strictly regime-dependent, but hinges on the government’s commitment to carry out significant reforms leading to greater participation in the global economy.

Aid for trade, political ties, and global value chains: a regime-dependent effect?

This paper investigates the impact of aid for trade (AfT) targeted at trade policies on the participation of recipient countries in global value chains (GVCs), and how this impact varies with their prevailing political regimes. In democratic countries, the need for the authorities to account for the interests of various stakeholders (e.g., lobbies, trade unions) can compromise the allocation, use, and effectiveness of AfT. In contrast, less democratic regimes are typically more insulated from political pressures, which may lead to more effective outcomes of aid. At the same time, integration into some complex GVCs requires efficient and democratic institutions, to which these products are sensitive. Employing a sample of 110 countries and data covering 2002-2018, we control for standard determinants of GVC participation, while examining the effect of AfT and the moderating role of the political regime in place. Our estimation addresses the endogeneity of aid through an appropriate instrumentation strategy. Our results suggest that the effect of AfT is mostly positive in autocratic regimes, indicating more effective trade policy reforms. When we account for regional disparities, we find evidence that AfT for trade policy is also impactful in some democratic regimes. This might suggest that the efficacy of AfT is not strictly regime-dependent, but hinges on the government’s commitment to carry out significant reforms leading to greater participation in the global economy.

Aid for trade, political ties, and global value chains: a regime-dependent effect?

This paper investigates the impact of aid for trade (AfT) targeted at trade policies on the participation of recipient countries in global value chains (GVCs), and how this impact varies with their prevailing political regimes. In democratic countries, the need for the authorities to account for the interests of various stakeholders (e.g., lobbies, trade unions) can compromise the allocation, use, and effectiveness of AfT. In contrast, less democratic regimes are typically more insulated from political pressures, which may lead to more effective outcomes of aid. At the same time, integration into some complex GVCs requires efficient and democratic institutions, to which these products are sensitive. Employing a sample of 110 countries and data covering 2002-2018, we control for standard determinants of GVC participation, while examining the effect of AfT and the moderating role of the political regime in place. Our estimation addresses the endogeneity of aid through an appropriate instrumentation strategy. Our results suggest that the effect of AfT is mostly positive in autocratic regimes, indicating more effective trade policy reforms. When we account for regional disparities, we find evidence that AfT for trade policy is also impactful in some democratic regimes. This might suggest that the efficacy of AfT is not strictly regime-dependent, but hinges on the government’s commitment to carry out significant reforms leading to greater participation in the global economy.

Japon : que nous dit la tentative d’ouverture d’un débat publique sur le nucléaire par l’actuel ministre de la Défense ?

IRIS - Wed, 29/07/2026 - 17:35
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En dépit du traumatisme de Hiroshima et de Nagasaki et d’un pacifisme institutionnel ancré dans la constitution de 1947, le Japon a vu régulièrement resurgir la question du nucléaire militaire. Le durcissement de son environnement régional avec la nucléarisation de la Corée du Nord, les tensions grandissantes avec la Chine et une Russie belliciste semblent avoir créé les conditions d’un réexamen des principes de la politique nucléaire japonaise pour le gouvernement Takaichi. Le débat traditionnel sur la question a jusqu’ici été structuré autour de trois thématiques : le partage nucléaire avec les États-Unis, le maintien d’une dissuasion crédible face à des voisins révisionnistes et plus épisodiquement sur l’intérêt pour le Japon de posséder ses propres armes nucléaires.

Les discussions les plus récentes, généralement prudentes et circonscrites à de rares déclarations de responsables politiques, dont les anciens Premiers ministres Shinzō Abe et Shigeru Ishiba, ont moins porté sur la perspective d’une nucléarisation du Japon que sur l’intérêt de réfléchir sur les options nucléaires dont disposerait le pays en cas de crise alors que son voisinage est perçu comme de plus en plus menaçant. Aussi, les propos de Shinjirō Koizumi, actuel ministre de la Défense, sur le fait que le nucléaire constituait pour le Japon « un sujet que nous ne pouvons pas éviter » n’ont pas manqué d’attirer l’attention. Comment les interpréter et que peuvent-ils révéler des intentions de l’actuel gouvernement très en pointe sur les questions de défense ? S’agit-il de préparer l’opinion publique japonaise et internationale à de nouvelles avancées sécuritaires de l’archipel ? En effet ces déclarations interviennent alors qu’une réflexion est engagée depuis de longs mois sur la mise à jour des principaux documents relatifs à la défense du pays publiés en 2022 et qui ont été perçus comme un tournant stratégique majeur.

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Frontières africaines : déconstruire les idées reçues

IRIS - Wed, 29/07/2026 - 15:47

Arbitraires, artificielles, héritées de la colonisation, les frontières du continent africain ont pour le moins mauvaise réputation et continuent aujourd’hui de nourrir les débats. Si l’idée reçue selon laquelle elles auraient été définies lors de Conférence de Berlin (1884-1885) demeure tenace, la délimitation des frontières est en réalité un processus long, marqué par des enjeux politiques et historiques complexes et façonnés à la fois par les puissances coloniales et par les acteurs africains.

À l’occasion de la parution de son ouvrage « La mauvaise réputation. Essai sur les frontières africaines » (Éditions Riveneuve, 2026), Caroline Roussy, directrice de recherche à l’IRIS et responsable du programme Afrique/s, répond à nos questions :

  • Pourquoi les frontières africaines ont, selon vous, « mauvaise réputation » ?
  • En quoi la frontière sénégalo-gambienne est-elle singulière ?
  • La fin des frontières aura-t-elle réellement lieu ?

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Trump empêtré dans les guerres

IRIS - Wed, 29/07/2026 - 12:23

Donald Trump a toujours cultivé l’image d’un président tout-puissant, recevant dans à la Maison-Blanche les dirigeants du monde entier pour afficher sa domination et son influence. Pourtant, lors des récentes rencontres avec Benyamin Netanyahou et Volodymyr Zelensky, aucune caméra n’était présente. Une discrétion soudaine qui s’explique par le fait que ces deux hommes incarnent deux conflits dans lesquels les États-Unis se sont enlisés. Trump, qui promettait des solutions rapides, se retrouve incapable de tenir ses engagements, ce qui entache son image de winner infaillible.

La mort de Lindsey Graham, le « faucon » républicain pro-israélien et pro-ukrainien, a réuni ces deux dirigeants à Washington. Mais l’Ukraine et Israël, bien que présentés comme des alliés indéfectibles de l’Occident, peinent à convaincre. L’Ukraine, en frappant un navire iranien, cherche à prouver sa fiabilité, tandis qu’Israël tente de se positionner comme un rempart contre l’axe Russie-Iran. Pourtant, ces stratégies ne suffisent pas à masquer les contradictions : Israël, puissance occupante, réprime violemment les Palestiniens, et l’Ukraine, malgré son alignement sur les valeurs occidentales, voit ses demandes de missiles Patriot restées sans réponse concrète.

La situation de Trump est d’autant plus délicate que sa crédibilité est en berne. Seuls un tiers des Américains soutiennent encore sa gestion des conflits, et 76 % estiment qu’il les a mal menés. De plus, ses récentes tergiversations, comme l’accord de défense avec l’Arabie saoudite, d’abord signé puis remis en question, renforcent la méfiance de ses partenaires. Les Iraniens, les Saoudiens et les Russes ne croient plus en sa parole. Pendant ce temps, Poutine, dont l’étoile pâlit face aux frappes ukrainiennes, doit regretter d’avoir rejeté les propositions de Trump en 2025, alors bien plus favorables à Moscou.

Que reste-t-il donc à Trump ? Poursuivre les frappes, mais les stocks de missiles s’épuisent. Négocier, mais personne ne croit plus en sa signature. Ou bien abandonner, laissant à l’Iran le contrôle de territoires qu’il ne maîtrisait pas avant la guerre. Dans tous les cas, une chose est sûre : l’image du président tout-puissant s’effrite, et celle du loser prend le dessus.

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Claudia Kemfert: „Reihenfolge stimmt noch nicht: Erst Infrastruktur, dann Marktintegration“

Das Bundeskabinett will heute Änderungen am Erneuerbare-Energien-Gesetz (EEG) auf den Weg bringen. Dazu folgt eine Einordnung von Claudia Kemfert, Leiterin der Abteilung Energie, Verkehr, Umwelt im DIW Berlin:

Die stärkere Ausrichtung auf Systemintegration, Speicher und Flexibilität ist grundsätzlich richtig. Positiv ist auch, dass beim Netzanschlusspaket gegenüber den ersten Plänen nachgebessert wurde. Dennoch bleibt problematisch, dass die Folgen unzureichender Netze zunehmend auf die Betreiber erneuerbarer Anlagen verlagert werden. Eine entschädigungsfreie Abregelung von bis zu 20 Prozent ist ein erheblicher Eingriff und kann Investitionen verteuern. Regionale Steuerung darf den dezentralen Netzausbau nicht ersetzen. Netzbetreiber müssen verbindlich zu schneller Optimierung, Digitalisierung und Ausbau verpflichtet werden.

Die Einigung auf die EEG-Novelle und das Netzanschlusspaket enthält wichtige Fortschritte: zusätzliche zwölf Gigawatt Windenergie an Land, stärkere Anreize für Speicher, eine höhere Beteiligung der Kommunen und gegenüber den ursprünglichen Plänen begrenztere Regeln zur entschädigungsfreien Abregelung. Positiv sind auch die Übergangsregelungen für kleine Photovoltaikanlagen. Damit wird ein wichtiger Schritt getan, um den Ausbau der Erneuerbaren ab 2027 rechtssicher fortzuführen. 

Allerdings stimmt bei der EEG-Novelle die Reihenfolge noch nicht. Mehr Marktintegration kann sinnvoll sein, aber dafür müssen Smart Meter, digitale Infrastruktur, Speicher und bezahlbare Direktvermarktungsangebote vorhanden sein. Werden Einspeisevergütungen zurückgefahren, bevor diese Voraussetzungen flächendeckend geschaffen sind, droht vor allem bei kleiner Dach-Photovoltaik und Bürgerenergie ein Investitionsdämpfer. Entscheidend ist jetzt, Planungssicherheit über 2026 hinaus zu schaffen und Erneuerbaren-Ausbau, Netze, Speicher, Digitalisierung und Flexibilität konsequent gemeinsam voranzubringen.

Systemintegration ja, Investitionsbremse nein. Wer Erneuerbare stärker in den Markt schicken will, muss zuerst Netze, Smart Meter, Speicher und Flexibilität bereitstellen. Sonst werden Versäumnisse im Stromsystem auf diejenigen abgewälzt, die die Energiewende tragen. Kritisch bleibt, dass die Bundesregierung die Ursachen der Netzengpässe nicht konsequent beseitigt, sondern einen Teil der Risiken auf Investoren erneuerbarer Energien verlagert. Wer Investitionen in Wind- und Solarenergie durch neue Unsicherheiten erschwert, gefährdet den Ausbau ausgerechnet der Technologien, die für ein klimaneutrales, bezahlbares und sicheres Energiesystem gebraucht werden. Es ist ein Fehler, die Defizite bei Netzen, Digitalisierung und Flexibilität den Erneuerbaren anzulasten. Die Energiewende scheitert nicht an zu viel Wind- und Solarenergie, sondern an einem Stromsystem, das zu langsam modernisiert wird.


DIW-Konjunkturbarometer setzt Achterbahnfahrt im Juli fort

Das Konjunkturbarometer des Deutschen Instituts für Wirtschaftsforschung (DIW Berlin) ist im Juli deutlich gefallen. Mit 91,3 Punkten liegt der Wert nun so niedrig wie seit Herbst 2025 nicht mehr und entfernt sich damit merklich von der neutralen 100-Punkte-Marke, die ein durchschnittliches Wachstum ...

Le Kazakhstan s’affirme face à la Russie : une émancipation en trompe-l’œil ?

IRIS - Tue, 28/07/2026 - 17:00
La diplomatie de la dentelle

La déclaration d’Omsk intervient dans un contexte particulier. Quelques jours auparavant, des attaques ukrainiennes avaient perturbé le terminal russe de Novorossiïsk, où débouche l’oléoduc du Caspian Pipeline Consortium (CPC). Cette infrastructure, qui assure environ 80 % des exportations de pétrole kazakhstanais, révèle que la guerre atteint directement les revenus du Kazakhstan. Pris au prisme de l’actualité, l’appel de Tokaïev répond donc à une préoccupation humanitaire autant qu’à un intérêt national immédiat.

Pourtant, ça n’est pas suffisant pour comprendre la situation et il faut changer de focale temporelle pour mieux l’appréhender. Rembobinons. Depuis 2022, le Kazakhstan pratique une diplomatie de la dentelle à vocation multivectorielle pour construire une centralité kazakhstanaise. Quelques semaines avant l’invasion, Tokaïev avait appelé l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) à contenir les troubles dans son pays et des troupes russes avaient pénétré son territoire et stabilisé son pouvoir. Astana semblait durablement redevable à Vladimir Poutine. Mais la suite a démenti cette lecture. Dès juin 2022, au Forum économique de Saint-Pétersbourg, Tokaïev refuse devant Vladimir Poutine de reconnaître les républiques autoproclamées de Donetsk et de Louhansk, qualifiées de « territoires quasi étatiques ». En septembre de la même année, le Kazakhstan rejette aussi les référendums organisés dans les territoires occupés et s’abstient lors de plusieurs votes des Nations unies, sans soutenir les annexions. Marchant sur un fil, le pays ne s’associe pas aux sanctions occidentales, mais s’engage à limiter leur contournement. Puis, le 9 novembre 2023. À Astana, après une rencontre avec Vladimir Poutine, Tokaïev ouvre sa déclaration en langue kazakh. Il poursuit en russe une vingtaine de secondes plus tard, mais la délégation venue de Moscou est prise de court. Sergueï Lavrov, Dmitri Peskov et plusieurs responsables russes cherchent leurs dispositifs de traduction. Il faut bien comprendre que, jusqu’à présent, les échanges verbaux diplomatiques entre la Russie et le Kazakhstan se déroulaient uniquement en russe. Le changement paraît minuscule. Dans un espace marqué par la domination politique et culturelle russe, l’émancipation passe aussi par la langue. Tokaïev n’efface pas le russe, largement pratiqué et officiellement utilisé. Il rappelle que le kazakh est la langue d’un État souverain. Pendant quelques secondes, Moscou doit traduire et s’adapter.

Mais attention aux conclusions trop hâtives, car de fortes dépendances existent entre Moscou et Astana. La géographie, d’abord. Les deux pays partagent plus de 7 500 kilomètres de frontière, soit la plus grande frontière terrestre de la planète. Les institutions, ensuite. Comme la Russie, le Kazakhstan appartient à l’Union économique eurasiatique (UEE) et à l’OTSC. L’économie, enfin. En 2024, les échanges avec la Russie atteignaient 28,1 milliards de dollars. Ça n’est pas un hasard si Rosatom conduira le consortium chargé de construire la première centrale nucléaire kazakhstanaise.

Néanmoins, parallèlement, Astana multiplie les alternatives à la Russie. La Chine est devenue son premier partenaire commercial pris individuellement, tandis que l’Union européenne conserve cette place si l’on considère les Vingt-Sept comme un bloc. Elle demeure également la principale source d’investissements étrangers dans le pays. Le Kazakhstan développe le corridor transcaspien, qui relie la Chine à l’Europe sans traverser le territoire russe, et renforce ses relations avec la Turquie, l’Azerbaïdjan et les États du Golfe. À l’échelle régionale, son rapprochement avec l’Ouzbékistan et le projet « Central Asia 2040 » visent à faire émerger une Asie centrale capable de défendre ses propres intérêts. Cette diplomatie dite « multivectorielle » a pour objectif de répartir les dépendances afin de préserver la souveraineté du Kazakhstan.

La fin du monopole russe

Si cette évolution nourrit l’idée d’un affaiblissement russe, la réalité est plus contrastée. Moscou conserve en Asie centrale une influence militaire, économique et culturelle considérable. Elle reste un marché majeur, une voie de transit et un partenaire sécuritaire. De plus, les sanctions ont même accru la valeur du Kazakhstan et du Kirghizstan pour les entreprises russes, qui y trouvent des intermédiaires et de nouvelles routes.

Toutefois, la centralité russe est désormais contestée. Pendant plusieurs décennies, depuis 1991, le Kremlin fixait les limites de l’autonomie acceptable dans l’espace post-soviétique mais la guerre a fragilisé cette hiérarchie. La puissance qui prétendait garantir la stabilité régionale menace désormais la souveraineté de ses voisins. Au Kazakhstan, les discours russes mettant en doute les frontières inquiètent particulièrement le nord du pays, où vit une importante population russophone. Les difficultés de l’Arménie face à l’Azerbaïdjan ont également dégradé la crédibilité des garanties russes. La Chine étend son influence économique, la Turquie consolide ses réseaux dans le monde turcique (dont le Kazakhstan fait partie) et l’Union européenne investit dans les transports, l’énergie et les matières premières critiques. Leur présence simultanée multiplie les possibilités offertes aux États de la région. Concrètement, l’affaiblissement russe est une affaire de rivalités de pouvoir. Désormais, Moscou obtient plus difficilement l’alignement de ses voisins et dépend davantage d’eux pour réorienter ses échanges. Tokaïev peut ainsi exprimer son désaccord sans renverser l’ensemble du partenariat.

La notion d’« espace post-soviétique » s’en trouve fragilisée. Elle place la Russie au centre d’un ensemble défini par un passé commun. Or les trajectoires nationales divergent et de nouvelles régions politiques s’affirment. Le Kazakhstan se présente comme un État d’Asie centrale connecté à l’Europe et à l’Asie. Si la Russie demeure un pôle majeur de l’Eurasie, elle n’en constitue plus l’unique centre de gravité.

Le moment des puissances moyennes ?

Le Kazakhstan illustre enfin une transformation des relations internationales. Depuis 2024, Tokaïev présente son pays comme une « puissance moyenne ». La notion ne désigne pas simplement un rang économique ou militaire. Les travaux d’Eduard Jordaan, comme ceux d’Andrew Cooper, Richard Higgott et Kim Nossal, insistent sur une pratique de la puissance : multilatéralisme, médiation, coalitions et secteurs stratégiques permettent d’exercer une influence supérieure à ses capacités matérielles. Le Kazakhstan possède plusieurs de ces leviers. Situé entre la Russie, la Chine, la mer Caspienne et l’Europe, il dispose de pétrole, de gaz, d’uranium et de minerais critiques. Son renoncement à l’arsenal nucléaire soviétique alimente sa diplomatie de non-prolifération. Astana accueille des négociations et tente de convertir son enclavement en fonction d’intermédiation. En d’autres termes, le Kazakhstan veut s’imposer de nouveau comme un carrefour.

De manière générale, la fragmentation du monde doublée de sa multipolarité élargit la marge de manœuvre de tels États. Ils négocient dossier par dossier : la sécurité avec la Russie, les infrastructures avec la Chine, les investissements avec l’UE, la défense avec la Turquie ou les technologies avec les États-Unis. Ce multi-alignement adapte la diplomatie kazakhstanaise à un monde moins hiérarchisé. Le statut de puissance moyenne ne se décrète pas. Le Kazakhstan reste dépendant des infrastructures russes, exposé au poids chinois et faiblement doté sur le plan militaire. Son régime autoritaire limite aussi la portée de son discours sur le multilatéralisme. Tokaïev peut proposer un gel de la guerre, mais il ne peut l’imposer. Sa puissance est donc limitée et réside dans sa marge de décision, ses ressources stratégiques et sa capacité à parler à plusieurs camps.

Les propos d’Omsk prolongent une série de gestes diplomatiques et symboliques. En 2022, Tokaïev refusait les annexions russes. En 2023, les dirigeants de Moscou écoutaient quelques mots de kazakh. En 2026, il demande à Vladimir Poutine d’arrêter la guerre. Cette affirmation politique du Kazakhstan sur la Russie s’appuie désormais sur des transformations matérielles : le développement du corridor transcaspien doit réduire la dépendance envers les routes russes, les investissements chinois et européens diversifient les partenaires du pays, tandis que les rapprochements avec l’Ouzbékistan, l’Azerbaïdjan et la Turquie renforcent son ancrage régional. Le projet « Central Asia 2040 » donne également un contenu politique à l’émergence d’une Asie centrale plus autonome. La Russie demeure présente dans la région. Mais elle n’y parle plus seule.

En définitive, à l’échelle de l’ancien empire de l’URSS, ce mouvement dépasse largement le Kazakhstan. L’espace post-soviétique apparaît désormais atomisé : l’Ukraine combat la Russie, la Moldavie se tourne vers l’Union européenne, le Caucase du Sud se réorganise autour de nouveaux rapports de force, l’Asie centrale affirme ses propres intérêts quand les pays baltes ont depuis longtemps rejoint l’UE et l’OTAN. La guerre en Ukraine accélère cette fragmentation. Affaiblie et embourbée sur le front ukrainien, la Russie conserve une importante capacité d’influence, de pression et de déstabilisation, mais sa centralité recule. Les anciennes périphéries construisent leurs propres espaces politiques, leurs alliances et leurs voies de circulation. Une nouvelle ère post-impériale s’ouvre ainsi en Eurasie. La fin de l’espace post-soviétique prend forme sous nos yeux.

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L’aviation navale allemande veut récupérer une capacité antinavire en dotant ses P-8A Poseidon de missiles JSM

Zone militaire - Tue, 28/07/2026 - 16:49

Initialement, l’Allemagne avait l’intention de remplacer ses huit avions de patrouille maritime P-3C Orion dans le cadre du projet MAWS [Maritime Airborne Warfare Systems] qui, mené en coopération avec la France, devait aboutir à un «système de systèmes» censé mettre en réseau un ensemble de capteurs [aéronefs, sémaphores, bouées acoustiques, satellites, etc.]. Puis, en 2021,...

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Warum Deutschland zurückfällt

Die deutsche Industrie verliert an Boden – viele Ursachen sind hausgemacht. Wie kann die stille Auszehrung gestoppt werden? Fünf Vorschläge., Dieser Gastbeitrag von Alexander Schiersch und Alexander S. Kritikos ist am 27. Juli 2026 in der Frankfurter Allgemeinen Zeitung erschienen., Deutschlands forschungsintensive Industrien bilden seit Jahrzehnten das Fundament der deutschen Wirtschaft. Doch ob Automobilindustrie, Maschinenbau, Chemie- oder Elektronikindustrie, es knirscht seit einiger Zeit. Das zentrale Problem ist eine politisch hausgemachte und inzwischen strukturell ...

»Der NPT ist tot, lang lebe der NPT!«

SWP - Tue, 28/07/2026 - 10:50

Im Mai 2026 hat die Überprüfungskonferenz des Nuklearen Nichtverbreitungsvertrags (Non-Proliferation Treaty, NPT) stattgefunden. Das Treffen scheiterte, weil sich die Delegationen nicht auf ein Abschlussdokument einigen konnten. Dass dies zum dritten Mal in Folge geschah, ist einmalig in der Geschichte des NPT. Im Vorfeld hat­ten einige Diplomaten und Fachleute gewarnt, ein erneuter Fehlschlag wäre katastrophal für den Vertrag und die gesamte Nuklearordnung. Doch dies ist ein Fehlschluss. Der NPT ist zwar der Kern der nuklearen Ordnung und hat zudem erhebli­ches Gewicht für die Weltordnung insgesamt. Doch frühere Überprüfungskonferen­zen, der Verlauf der diesjährigen Tagung und die Reaktionen auf ihren Ausgang legen nahe, dass der NPT stabil ist. Die wachsende nukleare Ungleichheit, wie sie in dem Arrangement zwischen fünf Kernwaffenstaaten und 186 Nichtkernwaffenstaaten an­gelegt ist, polarisiert die multilaterale Nukleardebatte in New York, Genf und Wien, doch sie bedroht nicht den Fortbestand des NPT. Gefahr für den Vertrag bestünde indes, wenn Russlands und Chinas Revisionismus weiter zunehmen und der Gestaltungswille der USA noch mehr schwinden sollte.

Coupe du monde 2026 : quel bilan géopolitique ?

IRIS - Mon, 27/07/2026 - 18:13

Quel bilan peut-on faire de cette Coupe du monde ?

Présentée comme la Coupe du monde la plus géopolitique de l’histoire, l’a-t-elle réellement été ? Il est intéressant de noter qu’à première vue, cette Coupe du monde masculine a semblé rencontrer des mobilisations différentes que celles observées au Qatar en 2022. Pas ou peu de campagne d’appels aux boycotts en amont de la compétition, pas des prises de position collectives de sélections européennes autour des droits humains, ou des enjeux environnementaux, pourtant omniprésents lors de cette édition XXL. Par exemple, l’Allemagne, particulièrement engagée au Qatar, est ainsi restée discrète, son directeur sportif, Rudi Voller, ayant demandé aux joueurs de ne pas exprimer leurs opinions politiques.

Ce qui semble être un recul des mobilisations collectives ne signifie toutefois pas que les enjeux géopolitiques aient disparu. À l’exception près de la Team Melli qui a dénoncé les conditions extrêmement dégradées dans lesquelles elle a disputé cette Coupe du monde, et des manifestations importantes au Mexique pour attirer l’attention médiatique sur des personnes disparues, ces mobilisations se sont davantage exprimées à travers des initiatives individuelles. Songeons ici à la banderole « las Malvinas son argentinas » [« Les Malouines sont argentines »], brandie par certains joueurs argentins, ravivant les tensions diplomatiques avec le Royaume-Uni. Saisie par Londres, la commission de discipline indépendante de la FIFA se penche sur le sujet, alors que Andrew Guiliani, allié de Donald Trump et à la tête de la FIFA Task Force considérant au contraire que cela relevait de la liberté d’expression, semblant faire l’impasse sur le règlement de la FIFA interdisant toute manifestation politique. Signalons également la prise de parole du sélectionneur égyptien, Hossam Hassan, sur le conflit à Gaza. Après la qualification de son équipe en huitième de finale, il est apparu sur le terrain en portant sur ses épaules un drapeau palestinien, dédiant la victoire « aux frères palestiniens ». Lors d’une conférence de presse, il exhortait le monde à ne pas détourner le regard de ce qui se passe à Gaza. De la même manière, l’attaquant espagnol, Borja Iglesias, dont on avait suivi l’engagement politique lors du scandale de l’affaire Rubiales lors de la précédente Coupe du monde féminine et de la lutte contre le racisme et l’homophobie, a utilisé ses réseaux sociaux pour dénoncer les prix exorbitants des billets, et le mercantilisme éperdu de cette édition.

Il est intéressant de noter les actions venues d’institutions et d’associations. Toujours sur le sujet du prix des billets, des protestations ont quitté les terrains pour être portées devant les Cours de Justice. Ainsi, l’organisation des supporters européens (FSE) après avoir demandé en décembre 2025 à la FIFA d’intervenir, a finalement saisi la Commission européenne en portant plainte contre l’instance zurichoise, dénonçant les prix exorbitants, les procédures opaques et déloyales et l’abus de position de monopole. Cette procédure, lancée sur le territoire européen, a connu un écho outre Atlantique avec l’ouverture d’une enquête, quelques jours avant le début de la compétition, par les procureures générales des États de New York et du New Jersey, faisant donc entrer ces protestations dans les prétoires.

Notons également la forte mobilisation de l’ONG FairSquare, particulièrement active depuis plusieurs années, qui a lancé la campagne « Reboot FIFA », appelant à une réforme de la gouvernance de la FIFA, et a déposé plainte auprès de la commission d’éthique de la FIFA, à la fois sur les conditions d’attribution du FIFA Peace Prize, remis en décembre 2025 à Gianni Infantino. De manière intéressante, cette demande d’explications a été soutenue par la Fédération norvégienne de football, dirigée par Lise Klaveness ainsi que par 50 parlementaires européens à l’approche de la compétition.

Enfin, cette édition met également en évidence les limites du pouvoir que l’on attribue à la FIFA. Depuis plusieurs décennies, l’organisation promeut l’idée que le football est capable de rassembler le monde au-delà des divisions politiques. Or, la Coupe du monde 2026 rappelle que cette ambition se heurte aux réalités de la souveraineté des États. Les restrictions de visas imposées à certains membres de la délégation iranienne ou l’impossibilité pour l’arbitre somalien Omar Artan d’entrer sur le territoire américain l’ont rappelé assez franchement. Aussi puissante soit-elle, la FIFA ne peut s’affranchir des décisions régaliennes des pays hôtes, avouant ainsi son impuissance. L’autorisation de la banderole argentine par la bien nommée FIFA World Cup Task Force est également un exemple particulièrement croquignolesque. Par ailleurs, et malheureusement comme à chaque grande compétition sportive, masculine et féminine, les insultes racistes submergent les réseaux sociaux et s’immiscent même sur certains plateaux TV et Parlements. Si Kylian Mbappé s’est fendu d’une réponse, la FIFA constate début juillet que la part des publications considérées comme racistes a augmenté de trois points de pourcentage par rapport à la Coupe du monde 2022. Au-delà des slogans et des actions performatives, il est temps que la FIFA et les instances sportives plus largement se saisissent réellement du fléau des violences.

Si la Coupe du monde masculine 2026 a été coorganisée par le Canada, les États-Unis et le Mexique, Donald Trump a été un acteur quasi-omniprésent lors de la compétition, et cela malgré son absence physique lors des matchs. Comment interpréter cette omniprésence et que révèle-t-elle des ambitions de la diplomatie sportive états-unienne sous Trump II ? 

Plus grand événement sportif jamais organisé en termes de participation, avec un nombre inédit d’équipes engagées (48) et une audience mondiale considérable, cette compétition représentait une opportunité exceptionnelle de visibilité internationale. Compte tenu de la manière dont Donald Trump fait de la politique, il était donc prévisible que le président états-unien cherche à investir, voire à saturer l’espace médiatique afin de se promouvoir lui et son programme politique, contenter sa base électorale et de renforcer son image sur la scène internationale. Son omniprésence dans la préparation de l’événement est, à ce titre, particulièrement marquante. Le 47ème président s’est régulièrement mis en scène comme un acteur de premier plan de la compétition, y compris en jouant parfois le rôle du perturbateur. Ses déclarations laissant entendre que certaines villes gouvernées par des Démocrates pourraient perdre l’organisation de matchs sur une simple décision présidentielle, en « appelant Gianni », ou ses déclarations décourageant l’équipe iranienne de se rendre sur le territoire états-unien illustrent une volonté d’affirmer sa main mise sur l’événement et de rappeler que, malgré une organisation officiellement partagée entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, les États-Unis entendaient se tailler la part du lion dans ce Mondial.

Cette présence médiatique a toutefois contrasté avec une relative discrétion durant la compétition elle-même. Accaparé par d’autres enjeux internationaux (la guerre déclenchée avec Israël contre l’Iran, les célébrations du 250e anniversaire des États-Unis ou encore le G7 à Evian), Donald Trump n’était pas présent aux rencontres. Relative discrétion en tout cas jusqu’à l’affaire Balogun, où il a trahi toutes les règles en demandant (et obtenant !) au président de la FIFA, Gianni Infantino, l’annulation de la suspension de l’attaquant états-unien après un carton rouge. En outre, difficile d’ignorer sa présence lors de la finale. Copieusement sifflés avec Gianni Infantino, Donald Trump a, comme lors de la finale de la Coupe du monde des clubs en 2025, tardé à se retirer de la photo des vainqueurs, transformant un moment sportif en une nouvelle scène de représentation politique.

Au-delà de sa propre personne, cette Coupe du monde s’inscrit dans une stratégie plus large de diplomatie sportive américaine fondée, notamment sur l’accueil de grands événements internationaux. Gardons en tête que les États-Unis accueilleront ainsi dans les prochaines années les Jeux olympiques et paralympiques Los Angeles en 2028, les Coupes du monde masculine et féminine de rugby, la Coupe du monde féminine en 2031 et bien d’autres. Ils soulèvent néanmoins une question centrale, déjà apparue lors de cette Coupe du monde : quel accès au territoire états-unien ? Les politiques restrictives de visas, pour ne citer qu’elles, vont effet entrer en tension avec la vocation universelle de ces événements, notamment pour les Jeux olympiques, qui réuniront 206 comités nationaux olympiques et sans doute encore l’équipe des réfugiés.

Enfin et plus largement, cette première Coupe du monde organisée conjointement par trois États pose désormais une dernière question : quel héritage laissera-t-elle, tant pour les relations entre les pays organisateurs que pour la gouvernance future des méga-événements sportifs ?

Dans un an, la Coupe du monde féminine de football se déroulera pour la première fois sur le continent latino-américain, la candidature brésilienne l’ayant emporté sur celle européenne (Allemagne, Belgique et Pays-Bas) en 2024. Que traduit donc ce choix et quelles opportunités offre-t-il ? Alors qu’historiquement les compétitions s’étaient en grande partie déroulées dans des pays occidentaux, ce mondial peut-il permettre d’offrir au football féminin un caractère plus universel ?

À la suite d’un scrutin somme tout serré (119 voix – 91 voix), le Brésil a été élu pays hôte, de ce qui sera la 10ème édition de la compétition. Face à lui se présentait une candidature européenne portée par l’Allemagne, la Belgique et les Pays-Bas qui proposait un modèle de compétition plus compact géographiquement, mettant notamment l’accent sur les mobilités douces.

Indéniablement, cette élection du Brésil constitue une décision importante pour plusieurs raisons. D’une part, pour la première fois, cette compétition féminine sera organisée en Amérique latine, où si le football occupe une place centrale dans les identités nationales, sa féminisation reste encore marquée par d’importantes inégalités structurelles. Après l’Europe, l’Asie, l’Océanie et l’Amérique du Nord, la FIFA continue donc à étendre son empire. D’autre part, rappelons que le choix du Brésil représente aussi une forme de continuité, faisant écho à l’édition masculine organisée dans le pays en 2014, permettant de s’appuyer sur des infrastructures existantes, notamment plusieurs stades construits ou rénovés à cette occasion.

Cette édition sera la dernière à 32 équipes puisque le format atteindra 48 équipes à partir de 2031. Là encore, cette évolution traduit une stratégie de la FIFA, cherchant à offrir à davantage de nations la possibilité de participer au plus haut niveau, reflétant également une démocratisation de la pratique féminine. Sur le papier donc, et au regard des belles surprises de la Coupe du monde masculine qui vient de s’achever comme celle du Cap Vert ou de la République démocratique du Congo, davantage d’équipes représentées signifie aussi davantage de fédérations impliquées sur la période d’éliminatoires, davantage d’investissements potentiels et une visibilité accrue, y compris pour des territoires où la pratique féminine est encore en structuration. Restons cependant prudentes et prudents. L’organisation ou la participation à une compétition, fusse-t-elle la plus importante de sa discipline, ne garantit pas en rien un développement pérenne des sections féminines ni au plus niveau, ni au niveau amateur. Comme à chaque fois, loin des promesses et des superlatifs dont Infantino s’est fait la spécialité, l’enjeu sera de mesurer, au-delà de l’événement, les effets à long terme de ce mondial, sur la professionnalisation des championnats, les conditions offertes aux joueuses, la pérennité des investissements et les relations entre équipes nationales et fédérations. Il s’agira également d’être très attentives et attentifs aux actions menées par la FIFA. Après avoir publié sa première stratégie globale pour le développement du « football féminin » en 2018 (soit 114 ans après sa fondation, rappelons-le), la FIFA a un rôle déterminant à jouer dans la manière dont elle accompagne, valorise et promeut cette compétition. Reste à savoir dans quelle mesure, elle s’en saisira.

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Pogrom en Palestine

IRIS - Mon, 27/07/2026 - 15:26

Qu’est-ce qu’un pogrom ? Ce terme russe, signifiant « destruction » ou « pillage », désigne des violences organisées par des individus contre une communauté jugée inférieure, souvent avec la complicité passive ou active des autorités. Historiquement, les Juifs russes en ont été victimes à la fin du XIXᵉ et au début du XXᵉ siècle, dans un contexte où l’État attisait la haine antisémite pour détourner la colère populaire.

Aujourd’hui, les Palestiniens subissent cette même logique de la part des colons israéliens en Cisjordanie. Depuis le 7 octobre, plus de 1 000 Palestiniens ont été tués, soit par l’armée israélienne, soit par des colons, dans une impunité totale. Les autorités israéliennes, loin de sanctionner ces actes, les légitiment souvent en inversant le récit : des colons armés deviennent des « randonneurs » victimes de « terroristes », tandis que les Palestiniens subissent arrestations arbitraires, humiliations et punitions collectives.

Les exemples sont nombreux : villages terrorisés, oliviers arrachés, mosquées incendiées, hôpitaux investis, femmes enceintes empêchées d’accoucher. Pourtant, la communauté internationale, et notamment l’Union européenne, reste silencieuse ou se contente de discours équilibristes, renvoyant dos à dos oppresseurs et opprimés. Quelques Israéliens, comme l’ancien ministre Moshe Arens, osent qualifier ces actes de « terrorisme juif ».

Comment expliquer que des violences aussi systématiques, perpétrées en toute impunité, puissent persister sans réaction forte de la communauté internationale ? Dans quelle mesure l’inversion du récit par les autorités israéliennes contribue-t-elle à normaliser l’oppression des Palestiniens ? Comment concilier l’universalisme des droits humains avec le silence assourdissant face à ces crimes ?

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Sachsen-Anhalt würde sich mit der AfD selbst am meisten schaden

Eine AfD-Politik träfe die Regionen am härtesten, in denen die Partei besonders stark ist. Eine Studie zeigt, dass Sachsen-Anhalt etliche Jobs verlieren könnte., Im September wählt Sachsen-Anhalt einen neuen Landtag. Die AfD hat gute Chancen, stärkste Kraft zu werden – womöglich könnte sie sogar eine absolute Mehrheit erreichen. Die Debatte dreht sich dabei fast immer um die Gründe für ihren Erfolg: wirtschaftliche Sorgen, Migration oder das Gefühl, ...

Marten Ritterrath hat erfolgreich seine Dissertation verteidig

Marten Ritterrath, Assoziierter Doktorand in der Abteilung Kriminalität, Arbeit und Ungleichheit, hat am 20. Juli 2026 seine Dissertation an der Universität zu Köln erfolgreich verteidigt. Die Dissertation mit dem Titel "How Personal Experiences and Social Concerns Shape Green Innovation and Climate ...

Unmute Europe LIVE: Irlands EU-Ratspräsidentschaft im Blick

SWP - Sun, 26/07/2026 - 12:20
Seit Juli hat Irland für sechs Monate den Vorsitz im Rat der Europäischen Union übernommen. Welche politischen Gestaltungsmöglichkeiten hat eine Ratspräsidentschaft tatsächlich? Und welche Themen werden Europa in den kommenden Monaten besonders beschäftigen?

Chine et États-Unis : divorce impossible

IRIS - Fri, 24/07/2026 - 16:35

La Chine a longtemps été présentée comme la future première puissance économique mondiale, notamment grâce à sa forte capacité d’innovation dans les nouvelles technologies, susceptible de lui permettre de dépasser les États-Unis. Toutefois, elle est aujourd’hui confrontée à un déclin démographique qui pourrait freiner ses perspectives de croissance. À l’inverse, les États-Unis bénéficient d’une dynamique démographique plus favorable à leur économie, en partie grâce à l’immigration. D’autres facteurs pourraient également influencer l’évolution du rapport de force entre les deux puissances, tels que leurs capacités d’innovation, leur adaptation au changement climatique, leurs choix politiques ou encore leur influence régionale. Malgré les tensions, les économies chinoise et américaine restent fortement interdépendantes, ce qui rend plus probable un scénario de rivalité durable qu’un affrontement direct.

La Chine est-elle en mesure de dépasser la puissance américaine ? Comment les deux pays se préparent-ils aux conséquences du changement climatique sur la sécurité alimentaire et la production agricole ? Les relations sino-américaines évoluent-elles vers une concurrence durable ou vers un affrontement direct ?

À l’occasion de la sortie du Déméter 2026, Jean-François Di Méglio, président du conseil d’orientation d’Asia Centre, répond à nos différentes questions :

  • Dans quelle mesure le déclin démographique de la Chine pourrait-il affecter son économie et sa capacité à rivaliser avec les États-Unis ?
  • Comment les États-Unis et la Chine se préparent-ils aux conséquences du changement climatique sur la sécurité alimentaire et la production agricole ?
  • Quels sont les scénarios les plus plausibles pour l’évolution des relations sino-américaines ?

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Flamingos, Filz und fiese Freunde: Korruption von A-lbanien bis U-SA

SWP - Fri, 24/07/2026 - 12:32
Die US-Wirtschaftsexpertin Laura von Daniels der Stiftung Wissenschaft und Politik (SWP) nimmt das Finanzgebahren der US-Administration unter die Lupe und erklärt, wieso der US-Präsident so sehr auf Kryptowährung steht.

Klima-Recht und Klima-Diplomatie können sich sinnvoll ergänzen

Vor genau einem Jahr stellte der Internationale Gerichtshof in Den Haag in einem Rechtsgutachten fest: Staaten sind völkerrechtlich verpflichtet, das Klima zu schützen und erhebliche Schäden zu verhindern. Der Klimaspruch kann ein Instrument der internationalen Klimadiplomatie sein, diese aber nicht ersetzen.

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