Deux groupes parlementaires ont été constitués ce mercredi 11 février 2026, lors de la session extraordinaire consacrée à la mise en place des organes de l'Assemblée nationale, 10e législature.
Conformément aux dispositions de l'article 24.2 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale, deux groupes parlementaires ont été constitués ce mercredi 11 février 2026, au Palais des gouverneurs à Porto-Novo. Il s'agit des groupes parlementaires Union progressiste le renouveau (UP-R) et Bloc républicain (BR). Les déclarations de constitution de ces groupes parlementaires ont été lues par les députés Aké Natondé pour le compte de l'UP-R, et Assan Séïbou pour BR.
Les travaux se poursuivent pour l'élection des membres du bureau des différentes commissions permanentes.
F. A. A.
Le ministère du numérique et de la digitalisation, en partenariat avec le cabinet Deloitte, a élaboré la stratégie numérique du Bénin à l'horizon 2031. Cette vision a été définie à l'issue d'un séminaire stratégique organisé les 5 et 6 février 2026 à Cotonou.
Le Bénin définit sa stratégie numérique pour les 5 prochaines années. Le ministère du numérique et de la digitalisation, en collaboration avec le cabinet Deloitte a élaboré le document stratégique lors d'un séminaire tenu à Cotonou les 5 et 6 février 2026.
La rencontre selon Karim Koundi, associé au cabinet Deloitte, visait à mobiliser et à fédérer l'ensemble des parties prenantes publiques et privées du secteur autour d'une vision commune. L'objectif d'après lui, étant de favoriser une appropriation collective de la stratégie et d'assurer l'alignement des priorités et des actions pour les prochaines années. Les travaux ont notamment porté sur la définition des orientations et des initiatives stratégiques devant guider le développement du numérique au cours du prochain quinquennat.
Ce séminaire selon la ministre du numérique et de la digitalisation, devait permettre de répondre à une question cruciale : quel Bénin numérique bâtir à l'horizon 2031 ?
Aurélie Adam Soulé Zoumarou a rappelé à cette occasion que le gouvernement attend une stratégie globale, couvrant l'ensemble des domaines du numérique. Elle a également souligné que, malgré les progrès réalisés, plusieurs défis persistent. Parmi ceux-ci figurent l'accès insuffisant à la connectivité, la couverture et la qualité de l'internet haut débit, ainsi que la persistance de la fracture numérique.
La ministre n'a pas manqué d'évoquer les enjeux liés à la protection des données à caractère personnel, à la transformation numérique des PME et au financement des start-up ; lesquels nécessitent des réponses adaptées et renforcées.
Elle a exhorté les participants à contribuer activement aux réflexions afin de garantir la cohérence et la solidité de la vision stratégique du Bénin numérique à l'horizon 2031.
F. A. A.
Le Maroc est élu, ce mercredi 11 février 2026, à Addis-Abeba (Ethiopie), dès le premier tour, pour un mandat de deux ans au Conseil de Paix et de Sécurité de l'Union africaine. C'est la troisième fois que le Royaume marque sa présence au sein de cet organe décisionnel permanent en charge de la prévention, la gestion et le règlement des conflits sur le continent.
Le Royaume du Maroc est encore élu pour un mandat de 02 ans au Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (CPS/UA). L'élection a lieu ce mercredi 11 février 2026, à Addis-Abeba, lors des travaux de la 48e session ordinaire du Conseil exécutif de l'organisation panafricaine.
L'élection du Maroc au CPS de l'UA est une reconnaissance des actions entreprises par Sa Majesté le Roi en faveur d'une Afrique stable, dont l'approche en matière de résolution des conflits repose sur une démarche rationnelle et le respect du droit international, ainsi que sur la recherche de solutions pacifiques, a souligné M. Bourita dans une déclaration à la presse à l'issue de l'élection du Royaume, dès le premier tour, pour un mandat de deux ans au CPS de l'organisation panafricaine.
Par cette élection, le Maroc signe pour la troisième fois, sa présence au sein de cet organe après un mandat de 3 ans (2022-2025) et autre mandat de 2 ans (2018-2020). Au cours de ces mandatures, le Maroc a contribué de manière constructive à l'amélioration des méthodes de travail et à l'instauration des bonnes pratiques, de concert avec les autres États membres, dans le cadre d'une démarche responsable et inclusive.
C'est la troisième fois en neuf ans, depuis le retour du Maroc à l'Union africaine en 2017, que le Royaume est élu au CPS, l'un des organes importants de l'Union chargé de gérer les questions liées aux crises, aux enjeux sécuritaires et à la stabilité du continent africain, a rappelé M. Bourita, ajoutant que, conformément à la vision de Sa Majesté le Roi, la paix et la stabilité ne peuvent exister sans développement.
Ce vote en faveur du Maroc se veut de même une reconnaissance des initiatives et de l'approche adoptées par le Maroc, grâce au leadership du Souverain en matière de paix et de sécurité, fondées sur une vision globale indissociable du développement, la médiation et les opérations de maintien de la paix et le rapprochement des points de vue, a-t-il soutenu.
Grâce à son expérience acquise lors de ses mandats précédents au sein du CPS de l'UA, le Maroc est aujourd'hui en mesure de renforcer son action et de contribuer positivement à la sécurité et à la stabilité de l'Afrique, a ajouté le chef de la diplomatie marocaine.
Le Royaume a obtenu plus des deux tiers des voix (34 voix) lors de cette élection qui a eu lieu dans le cadre de la 48ème session ordinaire du Conseil exécutif de l'Union africaine.
Cette session est organisée en prélude au 39e Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UA, prévu les 14 et 15 février 2026.
F. A. A.
Boris Maurice AÏWANOU, l'un des gardes rapprochés du chef de l'Etat Patrice Talon n'est plus. Il a tiré sa révérence ce mardi 10 février 2026.
Deuil à la Présidence de la République du Bénin. Boris Maurice AÏWANOU, l'un des gardes rapprochés du chef de l'Etat est décédé ce mardi 10 février 2026. Il est mort des suites d'une crise d'asthme, selon les informations.
Le regretté est un agent discret et un maillon essentiel du dispositif de sécurité présidentielle. Aux côtés du chef de l'Etat depuis une dizaine d'années, il s'est illustré par son professionnalisme, sa loyauté et son engagement sans faille au service de la protection du chef de l'État et des institutions de la République.
Paix à son âme !
Après avoir semblé se calmer sur le Groenland, Donald Trump s’attaque désormais à l’intégrité territoriale de son voisin du nord par une méthode plus insidieuse : l’encouragement actif au séparatisme albertain. Ce que la plupart des observateurs français semblent avoir manqué, c’est que l’administration américaine ne se contente plus de provoquer Ottawa par des tweets incendiaires – elle organise méthodiquement la sécession d’une province canadienne de la taille du Texas.
Les rencontres secrètesDepuis avril 2025, des officiels du Département d’État américain ont rencontré à trois reprises des dirigeants de l’Alberta Prosperity Project (APP), un groupuscule séparatiste d’extrême droite qui milite pour l’indépendance de cette province pétrolière de cinq millions d’habitants. Le Financial Times a révélé fin janvier que ces militants cherchent désormais une ligne de crédit de 500 milliards de dollars auprès du Trésor américain pour financer la transition vers l’indépendance. Autant dire que Washington ne se contente pas d’observer – il finance potentiellement la balkanisation du Canada.
Jeff Rath, conseiller juridique de l’APP qui a participé à ces rencontres, s’est vanté auprès du Financial
Times : « Les États-Unis sont extrêmement enthousiastes à l’idée d’une Alberta libre et indépendante. »
Il affirme avoir « des relations bien plus solides avec l’administration Trump qu’avec le Premier ministre Mark Carney ». Le message est sans équivoque : l’Amérique de Trump considère désormais ouvertement les séparatistes albertains comme des interlocuteurs légitimes, au même titre – voire davantage – que le gouvernement fédéral canadien.
Scott Bessent, le secrétaire au Trésor, a mis de l’huile sur le feu lors d’une interview sur Real America’s Voice, média de droite ultra-trumpiste : « L’Alberta est un partenaire naturel pour les États-Unis. Ils ont de grandes ressources. Les Albertains sont des gens très indépendants. » Il a ajouté qu’une rumeur circulait sur un référendum imminent, avant de conclure : « Les gens parlent. Les gens veulent la souveraineté. Ils veulent ce que les États-Unis ont à offrir. »
Le représentant républicain Andy Ogles du Tennessee a été encore plus direct sur un plateau de la BBC :
« Je pense que les gens d’Alberta préféreraient ne pas faire partie du Canada et faire partie des États-Unis, parce que nous sommes des gagnants. » Sur le podcast de Steve Bannon, l’ancien conseiller de Trump, l’analyste Brandon Weichert a même esquissé la feuille de route : « Si l’Alberta vote pour l’indépendance, nous la reconnaîtrons et la mettrons sur la voie pour devenir le 51e État– exactement comme le Texas et la Californie qui se sont d’abord déclarés indépendants du Mexique avant de rejoindre l’Union. »
L’objectif de Donald Trump est limpide et procède en trois temps. Primo : pousser le mouvement séparatiste albertain à recueillir les 177 732 signatures nécessaires d’ici mai 2026 pour forcer un référendum. Secondo : si Ottawa tentait de bloquer ce référendum au nom de l’unité canadienne, Trump brandirait l’étendard du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », retournant contre son plus proche allié une rhétorique qu’il a bien souvent combattue ailleurs. Tertio : dans le scénario optimum, une Alberta indépendante serait rapidement absorbée par les États-Unis, apportant 84% de la production pétrolière canadienne et des réserves massives de terres rares.
Nous voilà arrivés à cette aberration géopolitique : le « grand frère américain », champion autoproclamé de la démocratie libérale, travaille activement à faire éclater de l’intérieur une démocratie parlementaire stable et prospère, membre du G7 et de l’OTAN.
La réalité du terrainPour l’instant, les chiffres semblent rassurants pour Ottawa. Un sondage Ipsos de janvier 2026 montre que seulement trois Albertains sur dix soutiennent le processus de séparation – et parmi eux, un sur cinq considère un vote en faveur du oui comme largement symbolique, une manière d’exprimer leur mécontentement plutôt qu’un désir ferme d’indépendance. Une pétition contre l’indépendance, « Alberta Forever Canada », a recueilli 438 568 signatures l’an dernier, soit bien plus que les séparatistes n’en ont jamais obtenu.
Mais la tendance inquiète. De plus en plus d’Albertains se montrent sensibles aux sirènes de Washington. Les sondages, s’ils restent défavorables à une sécession, le sont bien moins qu’auparavant. La rhétorique trumpiste sur « l’Alberta partenaire naturel des États-Unis » commence à faire son chemin dans une province qui se sent depuis longtemps incomprise par Ottawa et bridée dans ses ambitions pétrolières.
Le Premier ministre de Colombie-Britannique, David Eby, n’a pas mâché ses mots à propos des sécessionnistes : « Aller dans un pays étranger demander de l’aide pour démanteler le Canada, il y a un vieux mot pour ça : c’est de la trahison. » Mark Carney, lui-même originaire d’Edmonton, capitale de l’Alberta, s’est contenté d’une mise en garde diplomatique : « Nous attendons de l’administration américaine qu’elle respecte la souveraineté canadienne. »
L’État voyouCe dossier albertain illustre parfaitement la trajectoire de l’Amérique trumpiste : celle d’une superpuissance devenue État voyou, instrumentalisant le droit international quand il l’arrange, le piétinant quand il le gêne. Hier le Groenland, aujourd’hui l’Alberta – demain quelle autre démocratie alliée sera dans le collimateur ?
Romuald Sciora dirige l’Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l’IRIS, où il est chercheur associé. Essayiste et politologue franco-américain, il est l’auteur de nombreux ouvrages, articles et documentaires et intervient régulièrement dans les médias internationaux afin de commenter l’actualité. Il vit à New York.
L’article Alberta : quand Trump tente de faire éclater le Canada de l’intérieur est apparu en premier sur IRIS.
Die US-amerikanische Verteidigungspolitik ist von Widersprüchen gekennzeichnet, die sich auch in den jüngsten Strategiedokumenten der Trump-Administration widerspiegeln. Die Ursachen dafür liegen weit tiefer als nur im erratischen Verhalten des Präsidenten. Im Kern geht es um die unbeantwortete Frage, wie die USA mit dem Verlust globaler Dominanz umgehen sollen. Für Europa liegen in dieser Gemengelage nicht nur Risiken, sondern auch Chancen. Die Politik sollte hierzulande dennoch nicht der trügerischen Hoffnung erliegen, dass die Nato in ihrer jetzigen Form auch die zweite Amtszeit von Trump überdauern wird.
Cet article est un extrait de l’introduction de l’ouvrage Russie-Ukraine : la guerre hybride. Aux racines agricoles d’un bouleversement mondial de Sébastien Abis (Éditions Dunod, Armand Colin, 2026).
Impossible de comprendre la guerre en Ukraine si l’on ignore sa dimension agricole. Trop souvent reléguée à l’arrière-plan, elle constitue pourtant une clé d’analyse essentielle. Appréhender ce conflit par le prisme agricole, c’est mieux déchiffrer le monde dans lequel nous vivons et mieux anticiper celui qui se dessine.
Depuis longtemps, le territoire ukrainien est convoité pour ses ressources agricoles. Hier la démocratie athénienne, qui allait y chercher le blé qu’elle n’avait pas ; plus près de nous Staline ou Hitler qui pillèrent ces terres fertiles en céréales pour mener leurs guerres. Ce temps long n’est pas contredit par l’actualité plus contemporaine. Quand l’Ukraine accède à l’indépendance en 1991 et que l’URSS s’effondre, elle s’appuie sans hésiter sur son potentiel agricole pour se développer et trouver une place sur la scène internationale. Ce processus prend de l’ampleur dès le début du XXIe siècle, avec des récoltes qui vont s’amplifier grâce à la modernisation du secteur et des investissements considérables, y compris en provenance de l’extérieur. Un géant agricole (ré)émerge, à travers un tryptique tournesol, maïs et blé qui depuis rivalisent pour s’octroyer la symbolique du jaune sur le drapeau national. Son voisin russe, depuis l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine en 2000, a pris le même chemin agricole. Il s’y est lancé avec des objectifs géopolitiques bien plus large que les seules considérations sur les retombées économiques nationales et les demandes alimentaires mondiales. La Russie, après être redevenue hyper-puissance du blé au début de la décennie 2010, monte en capacité dans tous les domaines de production, consciente des opportunités qui s’élargissent sur le marché mondial. Il faut dire que les consommations progressent sous le double effet de la croissance démographique et socio-économique. Et la Russie, plus vaste pays du globe, sait valoriser ses atouts géographiques pour jouer sur ce terrain global et arsenaliser progressivement les dépendances alimentaires qu’elle crée avec plusieurs États pivots du monde ou ceux bien trop faibles pour résister aux sirènes de Moscou. À partir de 2014, outre l’explosion des hostilités entre Russes et Ukrainiens, une guerre géoéconomique se développe entre le Kremlin et l’UE, puisqu’un embargo sur les produits agricoles et alimentaires européens s’érige en écho aux sanctions de Bruxelles. En l’espace d’une décennie, l’Europe perd un grand marché et gagne un redoutable concurrent, non sans être elle-même tiraillée par le rythme des transitions à faire en matière agricole, entre agenda climatique en surchauffe et réveil stratégique lié à l’effroi du Covid puis à l’intensification du conflit russo-ukrainien qui glace l’UE.
À partir de cette géohistoire du premier quart de siècle, où l’agriculture et l’alimentaire n’ont jamais été autant nécessaires pour les sociétés et mobilisées à des fins de puissance, il importe de révéler à quel point la guerre agricole russo-ukrainienne s’avère sans frontières : ni spatiales, ni temporelles, ni sectorielles. L’effet cascade bat son plein. Derrière les affrontements militaires et les cartes des offensives se joue une autre partie, plus silencieuse mais tout aussi déterminante : celle de la production agricole, de la circulation des grains, de l’accès aux engrais et de la sécurité des approvisionnements. Ce conflit rappelle avec brutalité ce que beaucoup avaient fini par oublier : l’agriculture est une arme. Qui permet de se développer et d’installer la paix, ou parfois, hélas, de rivaliser et d’oppresser. La Russie n’a pas attendu la guerre pour s’imposer dans ce registre. Depuis le début des années 2000, Moscou a méthodiquement réarmé son agriculture. Investissements publics, consolidation d’acteurs privés puissants, contrôle des exportations, projection diplomatique : tout un arsenal qui a permis au pays de redevenir l’une des premières puissances agricoles du globe. À l’inverse, l’Ukraine, immense grenier fertile, n’a cessé d’être freinée par des blocages internes, des incertitudes juridiques et des tensions géopolitiques. Elle avait pourtant entamé une trajectoire prometteuse, mais la guerre est venue brutalement interrompre cet élan. Le résultat, c’est une bataille agricole dans la bataille militaire. Les ports de la mer Noire fermés ou minés ; les récoltes compromises par les combats et les pollutions générées ; les infrastructures de stockage et de transport ciblées par les bombardements ; les corridors céréaliers négociés puis rompus : autant de scènes où la guerre se mesure aussi à l’aune de la faim. Car priver un pays de ses exportations agricoles, c’est réduire sa capacité à financer son effort de guerre, mais c’est aussi déstabiliser ses partenaires commerciaux et ses clients alimentaires, souvent situés dans les régions les plus fragiles du globe.
La guerre russo-ukrainienne force aussi l’Union européenne (UE) à changer. Une époque s’entrouvre, assurément plus laborieuse et moins confortable pour elle, ses États membres et ses populations. Des logiciels doivent être mis à jour, pour éviter d’avancer dans ce siècle avec des visions anachroniques ou angéliques. Et à ce titre, il s’agit pour l’UE de réaliser que ses propres perspectives agricoles sont en profonde recomposition. L’Europe de la sécurité alimentaire et de la stabilité conférée par une politique agricole commune est amenée à se transformer dans un contexte géopolitique, économique et climatique qui bouleverse d’anciens équilibres. L’Ukraine, avec son lot d’inconnues, catalyse ces défis que l’UE doit affronter et qui pourraient l’affaiblir, faute de clairvoyance stratégique et de jeux collectifs responsables. Dans l’ère géopolitique des hippopotames – féroces, véloces et polygames – l’Europe ne saurait faire l’autruche et ignorer les renversements en cours. Pour elle aussi, les productions agricoles riment avec puissance. L’UE veut-t-elle se tourner vers le futur ?
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Zivile Krisenprävention ist von zentraler Bedeutung für das Leitbild der integrierten Sicherheit, an dem sich die Nationale Sicherheitsstrategie der Bundesregierung derzeit orientiert. Dies umfasst auch Konfliktprävention: Gewaltkonflikten mit zivilen Mitteln vorzubeugen oder sie einzudämmen. Konfliktprävention ist auch zentral, um die Außenpolitik der Bundesregierung als wehrhafte Friedenspolitik zu gestalten und das Prinzip zu stärken, Gewalt nur als Ultima Ratio einzusetzen. Dafür ist es wichtig zu wissen, ob und mit welchen Mitteln zivile Konfliktprävention wirkt. Hierfür fasst dieser Policy Brief wissenschaftliche Evidenz über die Wirksamkeit von Konfliktprävention durch Entwicklungszusammenarbeit (EZ) zusammen. Der Überblick zeigt, dass bestimmte EZ-Ansätze nachweisbar Konflikte verhindern oder abmildern können, EZ insgesamt aber nicht automatisch konfliktpräventiv wirkt. Eine Ausdifferenzierung nach verschiedenen Bereichen von EZ macht deutlich, dass vor allem Demokratie- und Friedensförderung konfliktpräventiv wirken. Verschiedene Formen von Gewalt wie Bürgerkrieg oder Wahlgewalt treten seltener auf, wenn in Demokratieförderung investiert wird. Friedensförderung kann maßgeblich den Wiederausbruch von Gewaltkonflikten verhindern, Friedensmissionen Todesopfer reduzieren oder Gewalt eindämmen. Für die EZ insgesamt sind derartige Effekte aber nicht nachgewiesen. Schlimmstenfalls kann EZ in Konfliktkontexten zur umkämpften Ressource werden und Gewalt befeuern. Schlecht geführte Projekte ohne Monitoring und solche, die nicht ausreichend kontextsensibel waren, haben Gewaltkonflikte begünstigt. Gleichzeitig wirken EZ-Schocks – abrupte Rückgänge von EZ – erwiesenermaßen konfliktfördernd. Soll EZ dabei unterstützen, Gewaltkonflikte zu verhindern oder einzudämmen, so muss sie bewusst auf diese Ziele ausgerichtet und mit den notwendigen Ressourcen ausgestattet werden. Außerdem sind gutes Projektmanagement und eine konfliktsensible Umsetzung für alle Arten von EZ maßgeblich, um nicht-intendierte konfliktfördernde Auswirkungen zu vermeiden.
Es empfehlen sich folgende Handlungsgrundsätze:
Friedens- und Demokratieförderung priorisieren und Ressourcen umsteuern. Um EZ als Konfliktprävention aufzustellen, empfiehlt es sich, Demokratie- und Friedensförderung prominenter auf die Agenda zu setzen und Mittel gezielt in diese Felder zu investieren.
Analyseinstrumente schärfen und als Entscheidungsgrundlage nutzen. Die bestehenden Analyseinstrumente sollten in ihrem Fokus auf Konfliktprävention geschärft und konsequenter genutzt werden. Besondere Bedeutung kommt der strategischen Vorausschau zu, die Frühwarnung mit Szenarienarbeit kombiniert.
Do-no-Harm durch EZ bleibt Handlungsmaxime.
Exit-Schocks vermeiden. Wo EZ erheblich reduziert oder beendet werden soll, hilft die detaillierte Analyse möglicher konfliktverschärfender Auswirkungen im Vorhinein, um diese mit entsprechenden Übergangsstrategien abzufedern. Wo der Ausbruch oder die Eskalation von Gewalt als Folge wahrscheinlich sind, gilt es, geplante Rückzugsentscheidungen zu überdenken.
Zivile Krisenprävention ist von zentraler Bedeutung für das Leitbild der integrierten Sicherheit, an dem sich die Nationale Sicherheitsstrategie der Bundesregierung derzeit orientiert. Dies umfasst auch Konfliktprävention: Gewaltkonflikten mit zivilen Mitteln vorzubeugen oder sie einzudämmen. Konfliktprävention ist auch zentral, um die Außenpolitik der Bundesregierung als wehrhafte Friedenspolitik zu gestalten und das Prinzip zu stärken, Gewalt nur als Ultima Ratio einzusetzen. Dafür ist es wichtig zu wissen, ob und mit welchen Mitteln zivile Konfliktprävention wirkt. Hierfür fasst dieser Policy Brief wissenschaftliche Evidenz über die Wirksamkeit von Konfliktprävention durch Entwicklungszusammenarbeit (EZ) zusammen. Der Überblick zeigt, dass bestimmte EZ-Ansätze nachweisbar Konflikte verhindern oder abmildern können, EZ insgesamt aber nicht automatisch konfliktpräventiv wirkt. Eine Ausdifferenzierung nach verschiedenen Bereichen von EZ macht deutlich, dass vor allem Demokratie- und Friedensförderung konfliktpräventiv wirken. Verschiedene Formen von Gewalt wie Bürgerkrieg oder Wahlgewalt treten seltener auf, wenn in Demokratieförderung investiert wird. Friedensförderung kann maßgeblich den Wiederausbruch von Gewaltkonflikten verhindern, Friedensmissionen Todesopfer reduzieren oder Gewalt eindämmen. Für die EZ insgesamt sind derartige Effekte aber nicht nachgewiesen. Schlimmstenfalls kann EZ in Konfliktkontexten zur umkämpften Ressource werden und Gewalt befeuern. Schlecht geführte Projekte ohne Monitoring und solche, die nicht ausreichend kontextsensibel waren, haben Gewaltkonflikte begünstigt. Gleichzeitig wirken EZ-Schocks – abrupte Rückgänge von EZ – erwiesenermaßen konfliktfördernd. Soll EZ dabei unterstützen, Gewaltkonflikte zu verhindern oder einzudämmen, so muss sie bewusst auf diese Ziele ausgerichtet und mit den notwendigen Ressourcen ausgestattet werden. Außerdem sind gutes Projektmanagement und eine konfliktsensible Umsetzung für alle Arten von EZ maßgeblich, um nicht-intendierte konfliktfördernde Auswirkungen zu vermeiden.
Es empfehlen sich folgende Handlungsgrundsätze:
Friedens- und Demokratieförderung priorisieren und Ressourcen umsteuern. Um EZ als Konfliktprävention aufzustellen, empfiehlt es sich, Demokratie- und Friedensförderung prominenter auf die Agenda zu setzen und Mittel gezielt in diese Felder zu investieren.
Analyseinstrumente schärfen und als Entscheidungsgrundlage nutzen. Die bestehenden Analyseinstrumente sollten in ihrem Fokus auf Konfliktprävention geschärft und konsequenter genutzt werden. Besondere Bedeutung kommt der strategischen Vorausschau zu, die Frühwarnung mit Szenarienarbeit kombiniert.
Do-no-Harm durch EZ bleibt Handlungsmaxime.
Exit-Schocks vermeiden. Wo EZ erheblich reduziert oder beendet werden soll, hilft die detaillierte Analyse möglicher konfliktverschärfender Auswirkungen im Vorhinein, um diese mit entsprechenden Übergangsstrategien abzufedern. Wo der Ausbruch oder die Eskalation von Gewalt als Folge wahrscheinlich sind, gilt es, geplante Rückzugsentscheidungen zu überdenken.
Zivile Krisenprävention ist von zentraler Bedeutung für das Leitbild der integrierten Sicherheit, an dem sich die Nationale Sicherheitsstrategie der Bundesregierung derzeit orientiert. Dies umfasst auch Konfliktprävention: Gewaltkonflikten mit zivilen Mitteln vorzubeugen oder sie einzudämmen. Konfliktprävention ist auch zentral, um die Außenpolitik der Bundesregierung als wehrhafte Friedenspolitik zu gestalten und das Prinzip zu stärken, Gewalt nur als Ultima Ratio einzusetzen. Dafür ist es wichtig zu wissen, ob und mit welchen Mitteln zivile Konfliktprävention wirkt. Hierfür fasst dieser Policy Brief wissenschaftliche Evidenz über die Wirksamkeit von Konfliktprävention durch Entwicklungszusammenarbeit (EZ) zusammen. Der Überblick zeigt, dass bestimmte EZ-Ansätze nachweisbar Konflikte verhindern oder abmildern können, EZ insgesamt aber nicht automatisch konfliktpräventiv wirkt. Eine Ausdifferenzierung nach verschiedenen Bereichen von EZ macht deutlich, dass vor allem Demokratie- und Friedensförderung konfliktpräventiv wirken. Verschiedene Formen von Gewalt wie Bürgerkrieg oder Wahlgewalt treten seltener auf, wenn in Demokratieförderung investiert wird. Friedensförderung kann maßgeblich den Wiederausbruch von Gewaltkonflikten verhindern, Friedensmissionen Todesopfer reduzieren oder Gewalt eindämmen. Für die EZ insgesamt sind derartige Effekte aber nicht nachgewiesen. Schlimmstenfalls kann EZ in Konfliktkontexten zur umkämpften Ressource werden und Gewalt befeuern. Schlecht geführte Projekte ohne Monitoring und solche, die nicht ausreichend kontextsensibel waren, haben Gewaltkonflikte begünstigt. Gleichzeitig wirken EZ-Schocks – abrupte Rückgänge von EZ – erwiesenermaßen konfliktfördernd. Soll EZ dabei unterstützen, Gewaltkonflikte zu verhindern oder einzudämmen, so muss sie bewusst auf diese Ziele ausgerichtet und mit den notwendigen Ressourcen ausgestattet werden. Außerdem sind gutes Projektmanagement und eine konfliktsensible Umsetzung für alle Arten von EZ maßgeblich, um nicht-intendierte konfliktfördernde Auswirkungen zu vermeiden.
Es empfehlen sich folgende Handlungsgrundsätze:
Friedens- und Demokratieförderung priorisieren und Ressourcen umsteuern. Um EZ als Konfliktprävention aufzustellen, empfiehlt es sich, Demokratie- und Friedensförderung prominenter auf die Agenda zu setzen und Mittel gezielt in diese Felder zu investieren.
Analyseinstrumente schärfen und als Entscheidungsgrundlage nutzen. Die bestehenden Analyseinstrumente sollten in ihrem Fokus auf Konfliktprävention geschärft und konsequenter genutzt werden. Besondere Bedeutung kommt der strategischen Vorausschau zu, die Frühwarnung mit Szenarienarbeit kombiniert.
Do-no-Harm durch EZ bleibt Handlungsmaxime.
Exit-Schocks vermeiden. Wo EZ erheblich reduziert oder beendet werden soll, hilft die detaillierte Analyse möglicher konfliktverschärfender Auswirkungen im Vorhinein, um diese mit entsprechenden Übergangsstrategien abzufedern. Wo der Ausbruch oder die Eskalation von Gewalt als Folge wahrscheinlich sind, gilt es, geplante Rückzugsentscheidungen zu überdenken.