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Afrique

Études en France 2026-2027 : les candidatures ouvrent bientôt, voici le calendrier complet

Algérie 360 - Wed, 09/09/2026 - 15:47

C’est officiel : si vous rêvez d’intégrer une université française, les candidatures pour la prochaine campagne « Études en France » ouvrent dès le 1er […]

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Son prix passe sous la barre des 200 DA/kg : récolte exceptionnelle de pommes dans cette wilaya

Algérie 360 - Wed, 09/09/2026 - 14:45

La wilaya de Khenchela s’apprête à conclure une campagne agricole remarquable pour la filière arboricole. Malgré quelques aléas climatiques printaniers, les volumes récoltés confirment le […]

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Nouveaux BMS – Météo Algérie : jusqu’à 50 mm de pluie attendus dès demain dans ces wilayas

Algérie 360 - Wed, 09/09/2026 - 14:43

Un épisode pluvio-orageux d’ampleur s’annonce sur l’Algérie dès cet après-midi, avec des cumuls pouvant atteindre 50 mm dans certaines régions. Selon Météo Algérie, plusieurs wilayas […]

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Portières truffées de près d’un quintal de kif: une opération commando fait tomber 8 trafiquants à Chlef

Algérie 360 - Wed, 09/09/2026 - 14:16

Près de 97 kilogrammes de drogue viennent d’être retirés du circuit dans l’ouest du pays. La brigade mobile des douanes de Chlef, appuyée par des […]

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Entretien entre le conseiller de Trump et Tebboune : Washington veut élargir le partenariat

Algérie 360 - Wed, 09/09/2026 - 14:06

Le rapprochement entre Alger et Washington franchit une nouvelle étape. Massad Boulos, conseiller principal du président américain Donald Trump pour les affaires arabes et africaines, […]

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Industrie textile : TEXFORCES-BF, le pari burkinabè de la transformation locale du coton

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 09/09/2026 - 14:05

Le président du Faso, chef de l'État, le capitaine Ibrahim Traoré, a procédé ce mercredi 9 septembre 2026, à l'inauguration officielle du complexe industriel de Textile des Forces du Burkina Faso (TEXFORCES-BF), à Logofourousso, village rattaché à la commune de Bobo-Dioulasso. Présentée comme une infrastructure stratégique et unique en Afrique de l'Ouest, l'usine ambitionne de renforcer la production textile nationale et de contribuer à l'autonomie du Burkina Faso en matière d'habillement militaire et civil.

Le secteur industriel burkinabè franchit une nouvelle étape avec la mise en service de TEXFORCES-BF. Implanté à Logofourousso, dans la commune de Bobo-Dioulasso, sur une superficie de 30 hectares, ce complexe industriel est destiné à produire des effets d'habillements pour les Forces de défense et de sécurité (FDS), mais également pour les populations civiles.

L'inauguration officielle de l'infrastructure est intervenue ce mercredi 9 septembre 2026, sous la présidence du capitaine Ibrahim Traoré. Elle marque, selon les autorités, une nouvelle étape dans la volonté de développer les capacités industrielles du pays et de donner davantage de valeur ajoutée à la production nationale.

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Les ressortissants étrangers au Kenya disposent de 90 jours pour obtenir un permis de travail.

BBC Afrique - Wed, 09/09/2026 - 14:01
Le Kenya a accordé aux ressortissants étrangers gérant de petites entreprises un délai de 90 jours pour faire traiter leur statut d'immigration, leurs permis de travail et leurs licences commerciales.
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Baleària renforce ses liaisons vers l’Algérie : 2 nouvelles lignes et des billets dès 200 €

Algérie 360 - Wed, 09/09/2026 - 12:37

Excellente nouvelle pour les voyageurs et la communauté algérienne à l’étranger ! Dans la foulée du prolongement de ses traversées pour la saison automne-hiver, la […]

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En finir avec la spéculation et les pénuries : l’État mise tout sur un nouveau verrou numérique

Algérie 360 - Wed, 09/09/2026 - 12:28

L’époque où l’incertitude planait sur la disponibilité des produits essentiels touche à sa fin. Face aux perturbations récurrentes des approvisionnements et aux hausses injustifiées des […]

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Exportations : Le port de Ténès expédie plus de 10 000 tonnes de ce produit vers l’Europe

Algérie 360 - Wed, 09/09/2026 - 11:18

Dans le cadre de la dynamique continue de promotion des exportations hors hydrocarbures, le port de Tenès (wilaya de Chlef) a enregistré, cette semaine, l’expédition […]

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Voyage sans visa : un nouvel accord bilatéral simplifie les déplacements pour cette catégorie

Algérie 360 - Wed, 09/09/2026 - 11:14

Circuler entre Alger et Yaoundé sans passer par la case consulat : c’est désormais possible pour une catégorie précise de voyageurs. Le Journal officiel vient […]

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Quand l'Afrique aura-t-elle son prochain vainqueur du Ballon d'Or ?

BBC Afrique - Wed, 09/09/2026 - 11:05
Sadio Mané et Achraf Hakimi ont été nominés pour le Ballon d'Or de cette année, mais quand un Africain remportera-t-il pour la première fois depuis 1995 la plus haute distinction individuelle du football ?
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Le Canada se prépare à une guerre commerciale prolongée suite à l'entrée en vigueur des contre-tarifs américains

BBC Afrique - Wed, 09/09/2026 - 10:28
Ces droits de douane s'appliqueront à 20 milliards de dollars de produits américains, mettant en péril la stabilité de la plus importante relation commerciale bilatérale au monde.
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Recrutement d'un facilitateur pour l'atelier de création du Réseau Ouest-Africain Des Organisations De Personnes Handicapées Psychosociales (ROOPH/WANOPPD)

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 09/09/2026 - 10:00

I. Contexte et Justification
CBM Global Disability Inclusion Burkina Faso organise une rencontre consultative régionale en vue de constituer le Réseau ouest-africain des organisations de personnes handicapées psychosociales (WANOPPD). Cette initiative vise à renforcer la représentation, le plaidoyer fondé sur les droits humains, la collaboration régionale et le partage de connaissances. CBM Global recherche un facilitateur expérimenté pour concevoir et conduire cet atelier participatif et inclusif.

II. PROFIL ET PRINCIPALES RESPONSABILITÉS

1. Profil

• Formation supérieure pertinente et expérience confirmée dans la facilitation d'ateliers régionaux multipartites.
• Bonne connaissance du handicap psychosocial, de la santé mentale, de la CDPH, des approches fondées sur les droits et de l'inclusion.
• Excellentes capacités de facilitation, de synthèse et de rédaction.
• Expérience de travail en Afrique de l'Ouest et avec des organisations de personnes handicapées fortement souhaitée.
• Pour une candidature portée par un cabinet, l'équipe proposée devra intervenir en binôme avec une personne handicapée.
NB : La coanimation de l'atelier avec une personne handicapée est obligatoire

2. PRINCIPALES RESPONSABILITÉS

• Préparer, avec l'équipe organisatrice, la méthodologie, l'agenda détaillé et les outils de facilitation.
• Animer les travaux, en garantissant une participation accessible, équilibrée et respectueuse des expériences vécues.
• Accompagner les participant dans la définition de la vision, des priorités, de la gouvernance et des modalités opérationnelles du WANOPPD.
• Synthétiser les décisions, produire les livrables de l'atelier et soumettre un rapport final assorti d'une feuille de route.

III. DOSSIER DE CANDIDATURE

Les candidat·es individuel·les ou cabinets sont invité à transmettre :
• une note technique concise présentant la compréhension de la mission, l'approche méthodologique et le calendrier ;
• un CV actualisé ou les CV des membres de l'équipe, avec deux références professionnelles ; • une offre financière détaillée, incluant les honoraires et les éventuels frais connexes ;
• un exemple pertinent de mission similaire ou de livrable produit.
NB : Les dossiers de candidatures doivent être envoyés hadjiratou.korogo@cbm-global.org au plus tard le 21 septembre 2026, avec pour objet : « Candidature – Facilitation atelier ROOPH/WANOPPD ».

ANNEXES
Cliquez sur ce lien : Termes De Référence pour la création du Réseau Ouest-Africain Des Organisations De Personnes Handicapées Psychosociales
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Décès de SAWADOGO Wendata Arsène : Remerciements et faire-part

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 09/09/2026 - 09:00

« J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi. Désormais, la couronne de justice m'est réservée. »
2 Timothée 4:7-8
Son Excellence le Naaba Wʋʋga, Chef du village de Péotenga/Pibaoré ;
La grande famille SAWADOGO, à Péotenga, Pibaoré, Kaya, Korsimoro, Ouagadougou et en Côte d'Ivoire ;
Les familles alliées ;
Les frères et sœurs ;
La veuve SAWADOGO Catherine, née OUEDRAOGO à Ouagadougou ;
Les enfants ;
Les oncles, tantes, cousins, cousines, nièces et neveux ;

ont la profonde douleur de vous faire part du rappel à Dieu de leur fils, frère, neveu, oncle, époux, père, beau-frère et ami :
SAWADOGO Wendata Arsène,
Attaché d'administration scolaire et universitaire, précédemment en service au Bureau comptable principal des matières du Ministère des Serveurs du Peuple.
Rappelé à Dieu le samedi 5 septembre 2026 au CHU Yalgado OUEDRAOGO, il a été accompagné à sa dernière demeure le dimanche 6 septembre 2026 au cimetière de Tabtenga.

Dans cette douloureuse épreuve, alors que les mots peinent à traduire la profondeur de leur peine et le grand vide laissé par sa disparition, la famille tient à exprimer du fond du cœur sa profonde gratitude à toutes celles et à tous ceux qui lui ont témoigné leur affection, leur compassion, leur solidarité et leur soutien.
Votre présence aux côtés de la famille, vos prières, vos messages, vos appels, vos gestes de réconfort et toutes les marques d'attention témoignées durant ces moments particulièrement difficiles ont été pour elle d'un immense réconfort.
À chacune et à chacun de vous, la famille dit simplement : MERCI.

Elle adresse une reconnaissance particulière :
• Au Camarade Comptable principal des matières (CPM) du Ministère des Serveurs du Peuple, ainsi qu'à sa délégation ;
• Aux ressortissants de Pibaoré résidant à Ziniaré, Korsimoro, Ouagadougou et ailleurs ;
• Aux voisins, collègues de service, amis, connaissances et promotionnaires du défunt ;
• Aux délégations venues de Péotenga, Pibaoré, Kaya, Korsimoro et Ziniaré ;
• Et à toutes les personnes qui, de près ou de loin, ont partagé la peine de la famille et ont contribué, par leur présence ou leur soutien, à l'accompagner dans cette épreuve.

La famille s'excuse de ne pouvoir citer toutes les personnes individuellement, de peur d'en oublier.
Que le Dieu Tout-Puissant et Miséricordieux vous rende au centuple tous vos bienfaits, vous protège et vous accompagne dans vos vies.

 MESSE ET VEILLÉE DE PRIÈRE :
Dans la foi et l'espérance chrétiennes, la famille vous invite à vous unir à elle dans la prière pour le repos de l'âme de SAWADOGO Wendata Arsène, selon le programme ci-après :

 Samedi 12 septembre 2026 à partir de 20 heures : veillée de prière au domicile du défunt, sis à Yong-Warbin, à côté de la Station Access OIL, après l'ancien péage, sur la route Ouagadougou-Ziniaré ;

 Dimanche 13 septembre 2026 à partir de 7 heures : messe à la Chapelle Saint-Alphonse de Nioko 2, suivie d'un recueillement au domicile du défunt, à Yong-Warbin, à partir de 10 h 30mn.
En ces moments où l'absence devient une réalité douloureuse, la famille vous remercie encore pour votre affection et votre soutien.
Que vos prières accompagnent Arsène sur son chemin vers le Seigneur !

Que son âme repose en paix !

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Masculinité positive : « Un homme qui écoute, qui pleure et qui partage les tâches n'est pas moins un homme », indique Sabine Gampéné

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 09/09/2026 - 00:25

Longtemps associée à la force, à l'autorité et parfois à la domination, la masculinité est aujourd'hui au cœur d'une réflexion nécessaire sur les rapports entre les femmes et les hommes. Au Burkina, où les violences basées sur le genre demeurent une préoccupation, le concept de « masculinité positive » entend agir en amont, en questionnant les normes sociales et les modèles de virilité transmis aux garçons et aux hommes. Respect du consentement, expression des émotions, partage des responsabilités domestiques et parentales, dialogue dans le couple sont autant de comportements qui peuvent contribuer à des relations plus équilibrées. Dans cet entretien, Sabine Gampéné, chargée de projets au Mouvement citoyen FEMIN-IN, explique ce que recouvre cette notion, son intérêt dans la lutte contre les VBG et le rôle que peuvent jouer les hommes, les femmes, les familles, les organisations de la société civile et les pouvoirs publics dans cette transformation.

Lefaso.net : Qu'entend-on exactement par « masculinité positive » ?

Sabine Gampéné : La masculinité positive désigne une façon d'être homme fondée sur le respect, l'écoute et l'égalité entre les femmes et les hommes. Elle invite les hommes à exercer leur autorité, leur force et leur influence non pas pour dominer, mais pour protéger, soutenir et bâtir des relations équilibrées, que ce soit dans le couple, la famille ou la communauté. Ce n'est pas un modèle figé, mais une orientation de valeurs qui rejette la violence, la domination et l'exclusion comme marqueurs de virilité.

Pourquoi est-il important aujourd'hui de parler de masculinité positive au Burkina Faso ?

Cette approche est importante parce que les violences basées sur le genre restent une réalité préoccupante dans notre pays, souvent nourries par des normes sociales qui associent la masculinité à la domination et au contrôle. On ne peut pas prétendre lutter durablement contre ces violences en s'adressant uniquement aux femmes et aux filles. Les hommes et les garçons doivent être des acteurs du changement. Parler de masculinité positive, c'est ouvrir un espace de dialogue avec eux, sans les accuser, mais en les invitant à devenir des alliés.

Quelles sont, selon vous, les caractéristiques d'une masculinité dite « positive » ?

On peut citer notamment le respect du consentement et de l'autonomie de la partenaire, le rejet de toute forme de violence physique, verbale ou économique, la capacité à exprimer ses émotions sans crainte d'être jugé, le partage des responsabilités domestiques et parentales, ainsi que l'écoute et la communication au sein du couple. C'est aussi la capacité à remettre en question certaines pratiques héritées, lorsqu'elles portent atteinte aux droits des femmes.

S'agit-il d'apprendre aux hommes à « devenir moins hommes » ou plutôt à repenser ce que signifie être un homme ?

Il ne s'agit absolument pas de demander aux hommes de renoncer à leur identité, mais de repenser certains repères hérités qui associent virilité et domination. Un homme qui écoute sa compagne, qui pleure, qui partage les tâches du foyer, n'est pas moins un homme. Il exerce simplement sa masculinité autrement. C'est un travail de déconstruction des stéréotypes, pas de négation de l'identité masculine.

Quel lien faites-vous entre masculinité positive et lutte contre les violences basées sur le genre ?

Au Mouvement citoyen FEMIN-IN, la masculinité positive est l'un de nos instruments majeurs dans la lutte contre les violences basées sur le genre. Elle agit en amont, sur les causes profondes : les normes sociales et les rapports de pouvoir inégaux entre les femmes et les hommes. C'est une approche transversale que nous intégrons dans plusieurs de nos interventions, notamment à travers l'École des alliés, un projet par lequel nous formons spécifiquement des hommes et des jeunes garçons sur la lutte contre les violences basées sur le genre et sur l'approche genre dans la communauté, afin qu'ils deviennent eux-mêmes des relais positifs. Nous retrouvons également cette approche dans un de nos programmes où la masculinité positive est mobilisée comme levier de prévention.

Concrètement, comment un homme peut-il adopter une posture de masculinité positive dans son couple ?

En pratique, cela commence par des gestes simples : consulter sa partenaire dans les décisions qui concernent le foyer, respecter son avis et son autonomie, éviter toute forme de contrôle ou d'humiliation, et accepter de partager les charges du quotidien. Cela suppose aussi de savoir communiquer en cas de désaccord, sans recourir à la violence ni au silence imposé, et de reconnaître la contribution de sa partenaire, qu'elle soit économique, domestique ou affective.

Le partage des tâches domestiques et de la responsabilité parentale fait-il partie, selon vous, de la masculinité positive ?

Oui, tout à fait. C'est même l'une de ses expressions les plus concrètes. Quand un homme s'implique dans l'éducation des enfants, dans les tâches ménagères ou dans les soins du foyer, il envoie un message fort à ses enfants et à la communauté : ces responsabilités ne sont pas réservées aux femmes. C'est aussi une façon de réduire la charge mentale et physique qui pèse historiquement sur les femmes.

Comment apprendre aux garçons, dès l'enfance, qu'être un homme ne signifie pas nécessairement être dominant ou ne pas exprimer ses émotions ?

Cela passe d'abord par l'exemple donné à la maison, à l'école et dans la communauté. Il faut valoriser chez les garçons l'expression de leurs émotions plutôt que de les réprimer au nom d'une prétendue force virile, encourager le respect entre filles et garçons dès le plus jeune âge, et intégrer ces messages dans l'éducation familiale, scolaire et communautaire. Les activités de sensibilisation que nous menons auprès des jeunes garçons visent précisément à planter ces graines très tôt.

Quel rôle les pères peuvent-ils jouer dans cette transformation ?

Le père est souvent le premier modèle masculin d'un enfant. Un père qui respecte sa compagne, qui s'implique dans l'éducation de ses enfants et qui gère les conflits sans violence transmet, sans même en avoir toujours conscience, des repères durables. Les pères ont donc un rôle central à jouer, non seulement par leurs paroles, mais surtout par leur exemple au quotidien.

Comment les femmes peuvent-elles contribuer aussi à la promotion de cette masculinité positive ?

Les femmes peuvent encourager et valoriser les comportements positifs chez les hommes de leur entourage, plutôt que de reproduire, parfois sans le vouloir, des attentes basées sur les stéréotypes de virilité. Elles peuvent aussi soutenir l'éducation égalitaire de leurs fils, participer aux espaces de dialogue intergénérationnel et intergenre, et s'associer aux hommes engagés comme alliés dans nos actions, à l'image de ce que nous encourageons à travers nos projets.

Selon Sabine Gampéné, les hommes peuvent rejoindre des initiatives déjà existantes, comme l'École des alliés et les arbres palabres où ils trouveront des espaces d'apprentissage et d'échange avec d'autres hommes engagés dans la même démarche

Les réseaux sociaux participent-ils à renforcer certaines masculinités toxiques ou peuvent-ils au contraire devenir des espaces d'éducation et de sensibilisation ?

Les deux réalités coexistent. Les réseaux sociaux peuvent véhiculer des contenus qui valorisent la domination, l'agressivité ou le mépris envers les femmes, et cela touche particulièrement les jeunes. Mais ces mêmes plateformes offrent aussi un potentiel énorme pour diffuser des messages positifs, toucher un public jeune et créer des communautés d'hommes engagés. Tout dépend des contenus que nous, organisations de la société civile, arrivons à y faire circuler.

Comment convaincre les hommes qui considèrent encore les discours sur l'égalité de genre comme une remise en cause de leur identité ou de leur autorité ?

Il faut d'abord éviter une posture accusatrice et privilégier le dialogue : l'égalité de genre n'enlève rien aux hommes, elle rééquilibre des rapports pour construire des foyers et une société plus harmonieuse. Nous avons constaté que le message passe souvent mieux lorsqu'il est porté par d'autres hommes déjà convaincus, c'est tout l'intérêt de notre approche à travers l'École des alliés : des hommes qui s'adressent à d'autres hommes, avec des exemples concrets et vécus, plutôt qu'un discours perçu comme venant de l'extérieur.

Quel rôle les associations féministes, les organisations de jeunesse et les pouvoirs publics doivent-ils jouer dans la promotion de modèles masculins plus égalitaires ?

Chaque acteur a un rôle complémentaire. Les associations féministes comme la nôtre créent les espaces de formation, de sensibilisation et d'accompagnement direct des communautés. Les organisations de jeunesse peuvent relayer ces messages auprès des pairs, avec une légitimité particulière auprès des adolescents et jeunes adultes. Quant aux pouvoirs publics, ils doivent inscrire ces enjeux dans les politiques nationales, notamment éducatives, et soutenir financièrement et institutionnellement les initiatives déjà portées par la société civile.

Si vous deviez expliquer la masculinité positive à un jeune garçon de 15 ans, que lui diriez-vous ?

Je lui dirais que devenir un homme, ce n'est pas apprendre à dominer les autres ou à cacher ce qu'il ressent, mais apprendre à respecter, à écouter et à protéger sans jamais faire de mal. Je lui dirais que sa force véritable se mesure à sa capacité à traiter les filles et les femmes autour de lui comme des égales, et non à sa capacité à imposer sa volonté.

Et quel message adresseriez-vous aux hommes burkinabè qui souhaitent devenir des alliés dans la lutte pour les droits des femmes, mais ne savent pas toujours par où commencer ?

Je leur dirais de commencer par de petites choses concrètes comme écouter davantage les femmes de leur entourage, remettre en question leurs propres réflexes et habitudes, et accepter de partager le pouvoir et les responsabilités dans leur foyer. Les hommes peuvent aussi rejoindre des initiatives déjà existantes, comme l'École des alliés et nos arbres palabres que nous animons, où ils trouveront des espaces d'apprentissage et d'échanges avec d'autres hommes engagés dans la même démarche.

Qu'est-ce que la masculinité positive peut changer, selon vous, dans la construction d'une société burkinabè plus juste et plus apaisée ?

Elle peut contribuer à réduire durablement les violences basées sur le genre, en s'attaquant à leurs racines plutôt qu'à leurs seules conséquences. Des foyers plus équilibrés, où les responsabilités sont partagées et où la communication remplace la violence, ce sont des communautés plus stables et plus résilientes. À terme, c'est toute la cohésion sociale et le développement du Burkina Faso qui en bénéficient, car aucune société ne peut avancer pleinement en laissant la moitié de sa population subir des violences ou être exclue des décisions qui la concernent.

Entretien réalisé par Farida Thiombiano
Lefaso.net

Categories: Afrique

Les 100 Visages du Burkina Digital : Lamoussa Oualbéogo, une carrière au service des télécommunications et de la régulation numérique du Burkina Faso

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 09/09/2026 - 00:21

À 39 jours de l'ouverture de Le Faso Digital 2026, nous poursuivons notre série consacrée aux femmes et aux hommes qui bâtissent le Burkina numérique. Aujourd'hui, nous mettons en lumière Lamoussa Oualbéogo, ingénieur des télécommunications, dont le parcours de plus de trois décennies épouse presque toute l'histoire de la modernisation des télécommunications et de la régulation du numérique au Burkina Faso.

Le développement du numérique burkinabè ne s'est pas construit en un jour. Il est le fruit d'un travail patient de bâtisseurs de réseaux, de rédacteurs de lois et de régulateurs qui ont su accompagner, texte après texte et infrastructure après infrastructure, la transformation du secteur des communications électroniques. Lamoussa Oualbéogo fait partie de ces artisans discrets mais déterminants.

Ingénieur des télécommunications, ancien Secrétaire général de deux ministères en charge du numérique et aujourd'hui Chargé d'études du Secrétaire exécutif de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), il a traversé, en acteur de premier plan, toutes les grandes étapes de l'histoire numérique du pays.

Une formation d'ingénieur, entre l'Afrique et la France

Né le 31 décembre 1966 à Thyou, dans la province du Boulkiemdé, Lamoussa Oualbéogo obtient son Baccalauréat série C au Lycée scientifique de Yamoussoukro, en Côte d'Ivoire, en 1987. Il poursuit ses études à l'Université de Ouagadougou, où il décroche un DEUG Maths-Physique en 1989 puis une Licence de Physique en 1990, avant de rejoindre l'Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications de Bretagne, en France, d'où il sort diplômé Ingénieur des télécommunications en 1994.

Cette formation, à la croisée de l'électronique, des mathématiques appliquées, de l'informatique et des télécommunications, lui donne très tôt une vision d'ensemble des enjeux techniques qui façonneront sa carrière : transmission, commutation, réseaux d'accès, réseaux cellulaires, réseaux satellitaires et réseaux IP.

Aux origines du GSM burkinabè

Sa carrière débute en 1994 à l'ONATEL, à la Direction de la Production et de la Maintenance, où il travaille à l'élaboration d'un document de base sur la mise en œuvre du GSM au Burkina Faso. De 1996 à 2001, il devient Chef du Département ingénierie à la Direction des Etudes et de la Planification, en charge des études d'ingénierie des équipements de télécommunications et de l'analyse des offres techniques.

C'est à ce titre qu'il prend la direction, de 1996 à 2000, du projet de mise en place du tout premier réseau cellulaire mobile numérique GSM du Burkina Faso, un jalon fondateur pour les télécommunications du pays.

À la tête de l'informatique et des nouvelles technologies de l'ONATEL

De 2002 à 2005, il est nommé Directeur de l'Informatique et des Nouvelles Technologies de l'ONATEL. Sous sa direction, l'entreprise déploie ses premiers projets pilotes ADSL et WIFI prépayés, élabore avec l'appui du cabinet PMC son schéma directeur informatique et des systèmes d'information, modernise et étend son réseau Internet, et initie la mise en œuvre d'un réseau IP haut débit ainsi que de solutions de convergence voix-données pour les entreprises.

Il occupe ensuite, entre 2005 et 2006, un poste au sein de la Direction de l'International et des Interconnexions, chargé des relations techniques de l'ONATEL avec les opérateurs internationaux acheminant du trafic vers le Burkina Faso.

Artisan des grandes réformes juridiques et institutionnelles du secteur

En 2006, Lamoussa Oualbéogo est nommé Secrétaire général du Ministère des Postes et des Technologies de l'Information et de la Communication, fonction qu'il occupe jusqu'en 2011. Il contribue durant cette période à la mise en place d'un cadre institutionnel et juridique déterminant pour le secteur, à travers l'élaboration de textes fondateurs : la loi n°061-2008/AN portant réglementation générale des réseaux et services de communications électroniques, la cyberlégislation, ainsi que la création de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) et de l'Agence nationale de promotion des TIC (ANPTIC).

De 2013 à avril 2016, il occupe à nouveau les fonctions de Secrétaire général, cette fois au Ministère du Développement de l'Economie Numérique et des Postes. Il y pilote l'élaboration de la politique sectorielle 2016-2020 du secteur, adoptée selon un processus participatif, ainsi que plusieurs textes législatifs majeurs, dont la loi sur les services et transactions électroniques et la loi sur l'enregistrement des noms de domaine sous le « .bf ». Il accompagne également la mise en place de plusieurs institutions clés, parmi lesquelles l'ARCEP, l'ANPTIC et la Commission de l'informatique et des libertés (CIL).

Sur le plan des infrastructures, il coordonne la signature du contrat de réalisation du réseau dorsal national de télécommunications (Backbone), la convention de don avec la Banque mondiale pour le Projet régional des infrastructures de communication électronique en Afrique de l'Ouest (PRICAO-BF), la mise en place du G-Cloud au profit de l'administration et du secteur privé, ainsi que l'extension du Réseau informatique national de l'administration (RESINA). Il pilote aussi l'élaboration de trois cyberstratégies sectorielles — e-gouvernement, e-éducation et e-commerce — destinées à intégrer progressivement les TIC dans les processus socio-économiques du pays.

Son action se traduit également par des initiatives de diffusion des usages numériques : l'organisation annuelle de la Semaine nationale de l'Internet, qui a formé plus de soixante-dix mille personnes en dix éditions, l'organisation du Forum panafricain de partage des meilleures pratiques TIC avec Microsoft et l'Union européenne, un centre de formation en TIC dédié aux personnes malvoyantes en partenariat avec l'UIT, ou encore les premières Assises nationales sur l'économie numérique, tenues en novembre 2015.

Une voix du Burkina Faso dans la gouvernance mondiale de l'Internet

De 2008 à 2016, Lamoussa Oualbéogo représente le Burkina Faso au sein du Comité Consultatif des Gouvernements (GAC) de l'ICANN, l'organisme international en charge de la gestion des ressources critiques de l'Internet. Il participe par ailleurs activement, depuis décembre 2000, aux travaux des Groupes d'études de l'UIT-BDT, et intervient comme expert de l'UIT sur plusieurs sujets, dont la téléphonie sur IP (VoIP) et la formation des opérateurs télécoms de la zone Liptako-Gourma. Lire la suite

Categories: Afrique

Burkina : La commune de Ouagadougou inaugure plus de 6 km de voiries aménagées dans le Grand-est

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 09/09/2026 - 00:18

La cérémonie officielle d'inauguration des voiries aménagées dans la centralité secondaire du Grand-est, dans l'arrondissement 5 de la commune de Ouagadougou, s'est tenue ce mardi 8 septembre 2026. Au total, ce sont 6,839 km de voiries qui ont été inaugurés. Le coût global du projet est de plus de 6,5 milliards de francs CFA.

Dans le cadre du Projet de développement durable de Ouagadougou, phase II (PDDO2), plus de 6 km de voiries ont été inaugurés dans la centralité secondaire du Grand-est.

Ces nouvelles voies vont contribuer à améliorer la mobilité et le désenclavement de plusieurs quartiers de l'est de la capitale, notamment Dassasgho et Wayalghin. Elles s'inscrivent dans le vaste programme de modernisation des infrastructures routières engagé dans la capitale. La maîtrise d'ouvrage du projet a été assurée par l'Agence municipale des grands travaux (AMGT).

Le projet réalisé comprend principalement deux axes structurants, auxquels s'ajoutent des voies d'accès aux équipements publics.

La commune de Ouagadougou a inauguré 6,839 km de voiries.

Le premier axe, long d'environ 3 kilomètres, relie notamment la rue Naaba Boulsa-Kibé à l'avenue du Président John Jerry Rawlings. Il assure également une liaison entre le boulevard Tensoba Weogo et le boulevard Thomas Sankara.

Le deuxième axe, d'une longueur de plus de 1,5 kilomètre, prend naissance au niveau de l'avenue du Musée national. Il se poursuit par la rue Pendenga avant de rejoindre le croisement avec l'avenue de la Croix-Rouge.

À ces deux axes principaux s'ajoutent environ 2 kilomètres de voies d'accès destinées à desservir les équipements publics existants dans la zone, ainsi que ceux réalisés dans le cadre du même projet.

Les nouvelles voies sont notamment accompagnées de caniveaux couverts, de trottoirs et de parkings. Un aménagement a également été mis en place pour les transports en commun.

Le 1er vice-président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, Dieudonné Ouédraogo, a indiqué que cette voirie vise à contribuer au bien-être de ses populations.

Le projet comprend également deux forages équipés de châteaux d'eau, environ 2 kilomètres d'éclairage public solaire et la plantation de près de 1 200 arbres.

« L'inauguration de ces voiries traduit une réalité simple : le développement doit se voir et se ressentir dans le quotidien des populations », a laissé entendre le 1er vice-président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, Dieudonné Ouédraogo, représentant le PDS.

Il a par ailleurs souhaité que les populations des localités bénéficiaires de ces infrastructures œuvrent à leur préservation.

« Au regard de l'importance de ces infrastructures pour la mobilité et l'amélioration du cadre de vie dans cette partie de la ville, je formule le vœu qu'elles contribuent pleinement au développement de la centralité secondaire du Grand-est et au bien-être de ses populations », a-t-il souhaité.

Le colonel-major Elie Tarpaga, conseiller technique du ministre de la construction de la patrie, a invité les populations à l'entretien des infrastructures.

La cérémonie s'est déroulée en présence du colonel-major Elie Tarpaga, conseiller technique qui a représenté le ministre en charge de la construction de la patrie.
« Au-delà des infrastructures matérielles, du bitume et du béton que nous dévoilons aujourd'hui, c'est l'âme de notre résilience que nous honorons. Ce que nous célébrons ensemble, c'est le triomphe de la volonté populaire et le couronnement de notre unité nationale inébranlable », a laissé entendre le représentant du ministre.

Youmandia Djibril Toguyeni, directeur général de l'AMGT, qui s'est occupée de réaliser la route, a indiqué que l'objectif est d'améliorer les conditions de vie des populations.

« Il s'agit de dynamiser une centralité que nous appelons la centralité secondaire du Grand-est. Il s'agit donc de voiries qui vont participer à faciliter l'accès aux équipements de base qui existent, mais également aussi faciliter le développement économique à travers l'action publique, mais également les contributions des investissements privés », a-t-il laissé entendre.

Le directeur général de l'AMGT, Youmandia Djibril Toguyeni, a rappelé que l'objectif de la voirie est de dynamiser la centralité secondaire du Grand-est.

Youmandia Djibril Toguyeni a rappelé que la route est également munie d'un parcours sportif afin de permettre aux populations d'avoir un espace adapté pour la pratique des activités sportives.

Jean Élysée Nikiéma
Lefaso.net

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Bankui : À Boromo, le ministre de la Guerre, Célestin Simporé appelle à renforcer la cohésion des forces combattantes

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 09/09/2026 - 00:14

Le ministre d'État, chargé de la Guerre et de la défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, a rencontré les populations et les forces combattantes de Boromo. C'est ledit ministère qui l'a annoncé ce lundi 7 septembre 2026. Cette rencontre, précise-t-il, s'inscrit dans le cadre de la tournée gouvernementale dans la région du Guiriko.

Ainsi, au Haut-commissariat, le ministre d'État a échangé avec les autorités administratives, militaires, paramilitaires, coutumières et religieuses. Il a transmis la reconnaissance du Gouvernement aux populations de Boromo et des localités environnantes pour leur accompagnement, tout en les invitant à poursuivre leurs prières et leur soutien aux efforts de reconquête du territoire. Le chef de canton de Boromo, Sa Majesté Naaba Tegawendé, a pour sa part renouvelé son engagement aux côtés de la Nation.

La délégation s'est ensuite rendue auprès des forces combattantes, notamment à la 2e Brigade d'intervention aéroportée, où un point de situation a fait état d'une évolution jugée très acceptable du contexte sécuritaire dans la zone. Le général Simporé a transmis aux différentes composantes engagées dans la sécurisation de Boromo, les salutations, félicitations et encouragements du président du Faso et du Gouvernement.

Le ministre d'État a souligné que les efforts des forces combattantes contribuent à la stabilisation progressive de la situation sécuritaire, à la restauration de la libre circulation et à la reprise des activités socioéconomiques, notamment agricoles. Il les a exhortées à maintenir leur résilience, leur vigilance et leur engagement, tout en cultivant l'esprit de la Révolution populaire et progressiste.

Insistant sur la complémentarité entre Gendarmerie, Police, Eaux et Forêts, Garde de sécurité pénitentiaire, sapeurs-pompiers, forces parachutistes et VDP, le général Célestin Simporé a appelé à davantage de solidarité et de cohésion. Il a également adressé des félicitations particulières aux VDP pour les sacrifices consentis aux côtés des autres composantes des forces combattantes.

Cette étape de Boromo a ainsi permis au Gouvernement de réaffirmer sa reconnaissance aux populations et aux forces engagées sur le terrain, tout en appelant à maintenir la mobilisation collective pour la restauration de l'intégrité du territoire et la consolidation de la souveraineté nationale.

Hamed Nanéma
Lefaso.net

Source : Ministère de la Guerre et de la défense patriotique

Categories: Afrique

Efforts de l'institutionnalisation de la zakat au Burkina Faso

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 09/09/2026 - 00:11

Dans « The role of zakat in the provision of social protection : a comparison between Jordan, Palestine and Sudan », A. C. Machado, C. Bilo and I. Helmy font comprendre que « Les pays varient considérablement dans l'institutionnalisation de la zakat, allant des contributions obligatoires aux contributions volontaires ». Ils rappellent que dans certains pays, l'État supervise la collecte et la gestion des fonds » (Machado, Bilo et Helmy, 2018, p. 3).

Allant dans le même sens, H. Lahjouji (2020) révèle que de nos jours, « dans le monde musulman, la Zakat est mise en œuvre soit d'une façon obligatoire ou volontaire. Certains pays collectent la Zakat sur une base obligatoire, en particulier l'Arabie Saoudite depuis 1951, le Pakistan depuis 1981, le Soudan depuis 1984, etc.

Ces pays disposent d'un fonds de Zakat supérieur aux pays dont le versement de la Zakat est volontaire. » Il poursuit en affirmant que « Plusieurs pays à majorité musulmane (Algérie, Jordanie, Indonésie, Koweït, etc..) délèguent la gestion des fonds de Zakat à des institutions religieuses soutenues par le gouvernement pour exercer la collecte et la distribution de la Zakat. Ces institutions participent au développement socioéconomique de leurs pays à travers la promotion de l'investissement, le développement des compétences humaines, la création d'emplois, etc. » (Lahjouji, 2020, p. 118)

De même les auteurs de l'encyclopédie de l'islam (2005) nous font savoir que « la majorité des musulmans continuent de payer la zakat en dehors de tout système fiscal obligatoire de perception et de redistribution » (Bearman, Bianguis, et alii, 2005, p.455). Ils notent qu' « il y a eu cependant à travers le monde musulman un mouvement pour créer de nouvelles structures intermédiaires destinées à recevoir les paiements volontaires de zakat. » A cet effet, ils citent « les Fonds de zakat (funduk al-zakât) de Jordanie (1978) et de Bahrayn (1979), la Maison kuwaytienne de la zakat (bayt al-zakat, 1982), plus autonome et la Banque sociale égyptienne Nasser (1977) » (Bearman, Bianguis, et alii, 2005, p.455).

Dans un écrit intitulé, « Gérer efficacement la zakat à l'échelle nationale », P. T. M.S. Diop (2013) publie ceci : « pour que le système zakataire joue pleinement son rôle de régulation sociale et de réduction de la pauvreté, il est nécessaire de réfléchir sur une stratégie de collecte au niveau national. Lorsque la zakat est gérée collectivement, et en conformité avec les prescriptions coraniques, elle peut être un facteur très important de la réduction de la pauvreté d'où un comité national de collecte et de gestion des fonds de la zakat » (Diop, 2013, reussir.com).

Il ajoute aussi qu' « il convient de tirer profit de l'ensemble des expériences, observées dans le monde, dans la collecte et la gestion de la zakat, afin de permettre à ce pilier fondamental de l'islam, de jouer pleinement son rôle dans la réduction de la pauvreté… » (Diop, 2013, reussir.com).
M. Mennani et E. Attak dans « Aperçu théorique sur la gouvernance des institutions de la Zakat, Recherches et Applications en Sciences Economiques et de Gestion » (2022) abordent le cadre institutionnel zakataire pour constituer un ajustement organisationnel à but non lucratif susceptible de fournir une protection sociale solide au sein de la société (Mennani et Attak, 2022, p. 25).

Ils mentionnent « L'expérience de l'Arabie Saoudite [qui] permet de fournir des implications rigides de l'incidence de la mise en application d'une gestion institutionnelle de la zakat sur l'amélioration de l'efficacité des fonds islamiques ainsi que sur la promotion des perspectives de croissance économique majeure. » (Mennani et Attak, 2022, p. 28). Par contre ils notent que « Malgré ses potentialités positives, le rôle de la zakat reste insignifiant dans les pays musulmans contemporains à cause de l'absence du cadre formel réglementé autorisé à remplir les fonctionnalités de cet aspect économico-islamique sur le plan des politiques de développement » (Mennani et Attak, 2022, p. 28).

Pour trouver une solution à cette équation d'institutionnalisation efficiente, El Marzouki souligne qu' « à l'heure actuelle, le fondement de gestion des institutions de la zakat constitue un débat majeur à explorer, au sein des différents pays à majorité ou à minorité musulmane, pour veiller à une meilleure promulgation d'un outil islamo-financier capable de limiter la propagation des injustices socio-économiques, et par conséquent proposer un nouveau cadre organisationnel » (El MarzoukI, 2021, p. 31 ).

En nous intéressant aux efforts d'institutionnalisation de la zakat dans les pays musulmans, nous nous sommes posé la question sur cette institutionnalisation au Burkina Faso.
Cet article est tiré de ma thèse de doctorat unique soutenue le 15 juillet 2025 dont le titre a porté sur « La zakat à Ouagadougou au BURKINA FASO : essai sur la solidarité en islam à travers quelques associations musulmanes »

La problématique de l'institutionnalisation de la zakat au Burkina Faso

Quelques personnes interviewées ne connaissent pas d'institution chargée de la collecte, de la gestion et de la distribution de la zakat. Les propos sont précis dans l'entretien n° 1 : « Non il n'y a pas d'organisation qui s'occupe de l'aumône légale. Chacun donne son aumône à qui il veut, surtout à son voisin le plus proche » (entretien n° 1, commerçant à Diébougou).

Pour l'interviewée n° 17, « chacun prélève la zakat, selon le pourcentage et donne aux personnes démunies » (entretien n° 17, étudiante en master socio). Il en est de même de l'interviewée n° 16 qui ne sait pas s'il y a une structure institutionnalisée pour la zakat (entretien n°16, Chargée Communication dans un établissement privé).

La question de collecte, de gestion et de distribution de la zakat se pose dans le milieu musulman burkinabè. L'entretien avec le chef de département/CNRST le fait savoir dans ce propos :
Si on était dans un système où tout est bien organisé, la zakat allait être collectée comme il se doit et les bénéficiaires aussi doivent êtes recensés. Ceux qui doivent donner la zakat aussi doivent être recensés pour que l'Etat ou du moins l'organisation se charge ensuite, non seulement de la collecte mais aussi de la distribution (entretien 10, Chef de département/CNRST).

Il poursuit en disant : « À ma connaissance, la seule association qui collecte la zakat pour la redistribuer, c'est l'A.E.E.M.B. et le CERFI. L'AEEMB et le CERFI, c'est pratiquement les mêmes associations. C'est généralement les anciens de l'A.E.E.M.B. qui deviennent les cerfistes parce qu'ils ne sont plus étudiants. Eux, ils organisent la collecte, la gestion et la redistribution. Mais toutes les autres là, vraiment c'est laisser à chacun, parce qu'il n'y a pas une structure qui arrive à organiser, collecter et distribuer » (entretien 10, Chef de département/CNRST, réalisé en février 2023).

Il renforce par cette affirmation : « Moi-même souvent, il y'a eu des années où j'ai donné. C'est peu mais j'ai donné. Mais je ne suis pas passé par une organisation. Je donne ce que j'ai pu économiser » (entretien n° 10, Chef de département/CNRST, réalisé en février 2023).

Cet interviewé note aussi que « ça ne devait pas être comme ça. Il devait avoir un système central. On part donner là-bas et ensuite cette structure recense les bénéficiaires pour distribuer. Mais jusqu'à là c'est difficile » (entretien n° 10, Chef de département/CNRST, réalisé en février 2023). Il rejoint ici le point de vue de N. Bakayogo lors d'une communication en 2008 sur « aperçu sur les efforts d'institutionnalisation de la zakat au Burkina Faso : pour une nouvelle perspective d'organisation ». En effet, ce dernier fait remarquer que « dans notre pays, tout comme un peu partout en Afrique subsaharienne, la Zakat s'organise, a priori et depuis l'avènement de l'islam, autour des imams ou marabouts de villages, de cantons, de région. Car ce sont ces imams et marabouts qui incarnaient, de fait, l'autorité islamique » (Bakayogo, 2008, p. 5).

Il souligne que c'est « toujours [le cas] aujourd'hui où des cheiks et marabouts dans les villes et campagnes, conformément au V 103 S 9, envoient des collecteurs auprès de leurs disciples pour prélever la zakat sur leurs biens, ceci au début de chaque année lunaire (mois de Muharram) ou simplement à la fin des récoltes annuelles » (Bakayogo, 2008, p. 5).

Dans les informations recueillies, il est aussi dit que des imams, ainsi que des leaders religieux et d'opinions ont joué et jouent encore un rôle important dans la mobilisation et la distribution de la zakat. Par contre, si pendant une longue période les imams ont été les acteurs incontournables dans la collecte et la distribution de la zakat, leur rôle est de plus en plus dénoncé par de nombreux fidèles. En effet, des fidèles musulmans ont constaté que « le plus souvent, les imams et les maîtres coraniques sont les principaux bénéficiaires de la zakat. L'impact en est que de nombreux fidèles ont commencé à distribuer/ donner eux-mêmes la zakat.

D'où l'idée proposée de « la constitution de ‘comités de gestion' au sein des mosquées… tout en préservant « la part du marabout (l'imam) » ((Bakayogo, 2008, p. 5). Ce qui rejoint les propos d'al-Qaradawi (2003) qui est convaincu qu'« il s'agit des gens (ndlr : les imams) qui sont chargés de collecter la zakat auprès de ceux qui en sont redevables, ainsi que des personnes chargées de la garde de l'argent, de la comptabilité et de la distribution… » (al-Qaradawi, 2003, p.106).

Cette situation a légitimé l'apparition d'ONG qui remplissent ce vide et collectent la zakat. Les agences humanitaires musulmanes récoltent et distribuent la zakat ainsi que d'autres formes de dons charitables » (Krafess, 2005, p. 11).
Nous pouvons donc dire avec Safa Khemiri que « Les ONG islamiques ont le droit de percevoir la zakat en raison de leurs actions sociales et humanitaires à l'égard des populations musulmanes » (Khemiri, 2022, p. 32).

La FAIB du Burkina Faso, en sa qualité de structure faîtière, fait sienne la mobilisation effective de la zakat. « L'A.E.E.M.B. et le C.E.R.F.I. qui entendent organiser la frange intellectuelle de la communauté pour un engagement social plus affirmé, ont favorisé la création de cadres de réflexion ou d'organisations de la collecte et de la redistribution de la Zakat » (Bakayogo, 2008, p. 6). N. Bakayogo poursuit en affirmant que « le seul cadre qui [s'était] officiellement constitué pour s'occuper véritablement de la collecte et de la redistribution de la zakat au Burkina Faso [était] la Fondation Omar Ben Khattab (F.O.B.K.). »

Au cours des différents entretiens avec les premiers responsables de ces structures, il est ressorti que celles-ci jouent surtout un rôle de conseillères plus que de mobilisation. Le directeur de Baïtoul Maal, dans l'entretien n°14, nous a même conseillé de prendre contact avec Zakat House, située au sein du CERFI, qui est, « à ce jour la seule structure officiellement reconnue et qui est habilitée pour la mobilisation de la zakat » (entretien n° 14, Directeur de Baïtoul Maal).

Il faut rappeler que « jusqu'à la création de la Zakat House, il n'y existait pas une structure formelle dans le domaine. C'était plutôt de façon individuelle et personnelle. Certains prélevaient leurs Zakat et donnaient à qui ils veulent, souvent à des personnes non bénéficiaires » (DG Zakat House, 2023). Ce qui fait que « L'impact de la Zakat dans l'amélioration des conditions de vie des populations n'était pas visible. Egalement, plusieurs musulmans ont un déficit d'informations sur la Zakat. Donc par ignorance, beaucoup ne prélevait pas. Il y avait la nécessité de mettre en place la Zakat House. La Zakat House concerne l'ensemble des musulmans du Burkina Faso. C'est une institution financière à caractère social, d'envergure nationale. Elle a pour mission principale de collecter et de gérer les ressources de la Zakat. »

La « Zakat House » au Burkina Faso : une structure de collecte, de gestion et de distribution

La Zakat House, lancée officiellement en novembre 2020, est pour le moment présente dans la région du Kadiogo (ex Centre) dont Ouagadougou est le chef-lieu. La régionalisation, la provincialisation voire la communalisation, restent les ambitions dans la décentralisation de la Zakat House.

Pour l'ancien directeur général de la Zakat House du Burkina Faso, L. Sakandé, « La mission qu'on nous a assignée, est de travailler à ce qu'on puisse quitter d'une zakat de consommation courante vers une zakat d'investissement et de développement. Donc nous essayons d'utiliser ces ressources pour invertir durablement. Voilà un peu en matière d'organisation ce qu'on peut dire pour le moment. Pour un début, je dirai qu'on est satisfait, puisqu'on a senti que c'est quelque chose que les gens attendaient » (entretien n°12, DG Zakat House, réalisé le 21/02/2023).

Dans cette lancée, il fait comprendre que « beaucoup n'avaient pas les informations bien que remplissant les conditions pour s'acquitter de la zakat ». C'est pourquoi la Zakat House, pour le moment, met l'accent sur l'information et la sensibilisation et aussi la formation à l'acquittement de la zakat : « nous ne collectons pas seulement, nous sensibilisons, nous formons pour donner de plus amples informations sur la zakat en particulier et sur la religion de façon générale ». Le résultat de cette démarche « a permis à beaucoup de personnes de venir vers nous pour poser leurs préoccupations, mais en même temps pour verser leur zakat » (entretien n°12, DG Zakat House, réalisé le 21/02/2023).

Nous notons que « la Zakat House qui a un comité de collecte et un guichet permanent qui permet aux redevables de la zakat de venir verser leur aumône légale, n'est pas pour le CERFI seulement, mais elle appartient à toute la umma ». La Zakat House dispose aussi de collecteurs « qui sillonnent les marchés, les services (publics et privés) pour sensibiliser et/ou collecter la zakat pour les reverser au guichet » (entretien n°12, DG Zakat House, réalisé le 21/02/2023).

Son but est d'apporter une aide humanitaire aux ayants droits de la zakat et de combattre la pauvreté en accompagnant les populations nécessiteuses et dépendantes de l'aide humanitaire vers l'autonomie et le développement. Quant à ses différentes missions, nous pouvons citer la collecte des biens zakataires, la redistribution de ces biens qui se fait conformément à la sourate 9, verset 60, la formation et l'éducation. En effet, la Zakat House travaille à éduquer pour changer les comportements et les mentalités selon les principes islamiques du coran et de la sunna à travers les conférences, les émissions radios et télévisuelles, les brochures, les articles scientifiques, etc.
Officiellement, mais non encore connue par tous les musulmans, c'est la Zakat House qui est la structure institutionnelle qui s'occupe de la zakat.

En conclusion, nous pouvons dire que La Zakat House est à ses débuts. Il lui faut encore sensibiliser davantage et instaurer un climat de confiance des fidèles qui voudraient passer par elle pour atteindre les bénéficiaires.
En effet, l'aspect de confiance a été évoqué par un de nos informateurs de la Cour des Comptes. Celui-ci a fait remarquer que « cette notion de laïcité [du Burkina Faso] joue aussi sur cette structuration ce qui fait que les gens sont très prudents. Donc maintenant chacun gère comme il veut ».

A cela il ajoute que « tous ceux qui ont les moyens pour la zakat, ont déjà un entourage immédiat ; ils ont notamment des amis qui veulent bénéficier de la zakat. Ce qui fait que les gens choisissent d'abord autour de leur entourage avant d'aller remettre à des institutions autorisées ». Pour lui, « comme c'est un Etat laïc, l'Etat n'as aucun rôle à jouer pour le moment. Mais il souligne que « l'Etat peut jouer un rôle important en encourageant » (entretien n°5, un responsable financier à la Cour des Comptes en décembre 2021).
C'est sûrement pour prouver l'encouragement de l'Etat que le ministre en charge de l'économie et des finances a pris part au lancement de la Zakat House en novembre 2020.

« Pour le ministre Lassané Kaboré, la mise en place de la Zakat House, qui trouve son fondement dans le saint Coran, facilitera l'accomplissement du 3e pilier de l'islam et permettra de disposer d'un outil efficace de lutte contre la pauvreté. Tout en insistant sur l'importance et l'urgence d'une meilleure organisation de la Zakat, il a invité la communauté musulmane, notamment les responsables religieux, les imams, les organisations islamiques, les fidèles musulmans et les partenaires du Burkina Faso à œuvrer pour son rayonnement ».

L. Sakandé, imam au CERFI et Directeur Général de Zakat House fait cas des collecteurs de la zakat en mentionnant qu'ils sont bénéficiaires même s'ils ne sont pas dans une position de démunis, à partir du moment qu'ils collectent. A Zakat House, il y a « des collecteurs mobiles que nous avons recrutés qui sont chargés de sillonner les services publics et privés, les marchés et Yaars à la recherche de potentiels contribuables pour, non seulement, leur parler de la Zakat, son caractère obligatoire, ses conditions, mais aussi leur parler de la Zakat House, ses missions, ses objectifs, etc. Il s'agit également de les inviter à confier la gestion de leur Zakat à la Zakat House. Donc, ses derniers peuvent payer directement avec ces collecteurs et en retour, ils recevront un reçu de paiement. »

Par contre, la zakat ce n'est pas l'impôt, surtout dans un pays laïc. Le directeur de la Zakat House le dit clairement dans l'entretien n°12 : « C'est un impôt, mais c'est un impôt cultuel et religieux et notre pays étant laïc, on n'a pas ce pouvoir politique qui nous permet de collecter la zakat comme les agents de l'impôt collectent. Eux, ils ont un pouvoir de l'Etat, ils peuvent contraindre les gens ou les poursuivre pour prendre. Nous n'avons pas ce pouvoir-là. »

La Zakat House, institutionnalisée en 2020, s'organise pour une pratique efficiente de la zakat. Elle a, jusqu'ici, fait de belles réalisations, surtout dans le domaine du social.

KAM Miedome
Attaché de recherche
INSS/CNRST
Tél : 70 39 03 07
e-mail : miedomekamj@yahoo.fr

Références bibliographiques

Al-Qaradâwi Youssouf, 2002, Pourquoi l'islam ? Arrissala, France, 102 p.
Al-Qaradâwi Youssouf, 2003, Les grands rites de l'islam, Arrissala, France, 276 p.
Bakayogo Nouhoun, 2008, Aperçu sur les efforts d'institutionnalisation de la zakat au Burkina Faso : pour une nouvelle perspective d'organisation, in Atelier sur la gestion des ressources de la zakat et des awqaf dans le contexte de la lutte contre la pauvreté du 20-24 octobre 2008 à Ouagadougou, 17 p.
Bearman Peri, Bianguis Thierry, Bosworth Cliforth Edmund, Van Donzel Emeri et Heinrichs Wolfhart Peter, 2005, « Zakat » in Encyclopédie de l'Islam, Nouvelle édition, Leiden BRILL, p. 441-457

Krafess Jamal, 2005, « L'influence de la religion musulmane dans l'aide humanitaire », dans le volume 87, numéro 858, de International Review of the Red Cross, pp. 327-342
Khemiri Safa, 2022, L'assistance humanitaire et l'aide au développement de l'Arabie saoudite à l'Afrique subsaharienne : entre charité, prédication et intérêts politiques, Master Moyen-Orient, Vol.116-2022, « Mémoires électroniques, Université de Genève, 104 p.

Lahjouji Hamida, 2020, « L'institutionnalisation de la zakat : un chantier de lutte contre la pauvreté », Journal d'Economie, de Management, d'Environnement et de Droit (JEMED), ISSN 2605-6461 Vol 3. N°1, pp. 114-124
Machado Anna Carolina, Bilo Charlotte and Helmy Imane, 2018, “The role of zakat in the provision of social protection : a comparison between Jordan, Palestine and Sudan : https://ipcig.org/sites/default/files/pub/en/WP168_The_role_of_zakat_in_the_provision_of_social_protection.pdf, consulté le 21/12/2024

Mennani Maha, Attak El houssain. 2022, « Aperçu théorique sur la gouvernance des institutions de la Zakat, Recherches et Applications en Sciences Economiques et de Gestion », Vol 1, No 1, p. 21-36

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