La situation reste préoccupante autour du remblai T17 de la concession de KCC à Kolwezi (Lualaba), où la présence de substances radioactives a été signalée le 27 mars dernier, au cours du conseil des ministres. Plusieurs jours après l’alerte sanitaire lancée par le gouvernement, aucun dispositif sécuritaire efficace n’a encore été déployé pour protéger les populations, selon des sources locales.
La Police nationale a démantelé un réseau spécialisé dans l'usurpation d'identité et l'escroquerie en ligne, le mardi 18 mars 2026 à Ouagadougou, à l'issue d'une opération menée par le Commissariat de Police de l'arrondissement n°9.
Selon les services de sécurité, les mis en cause utilisaient des procédés bien rodés pour piéger leurs victimes. Ils acquéraient frauduleusement des numéros de téléphone, créaient de faux profils sur les réseaux sociaux, puis appâtaient leurs cibles à travers de fausses promesses d'aides financières, d'investissements à gains rapides ou de prêts bancaires fictifs. Une fois la confiance établie, les échanges étaient transférés sur Whatsapp où les présumés escrocs exigeaient divers frais, notamment des frais de dossier ou de décaissement.
Les investigations ont révélé que les fonds soutirés étaient immédiatement transférés vers des numéros situés hors du territoire national, rendant leur traçabilité plus complexe. Le réseau utilisait également d'autres stratagèmes pour renforcer sa crédibilité et multiplier les victimes.
Grâce à une collaboration étroite avec la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC), les opérateurs de téléphonie mobile et les populations, trois membres actifs du groupe, tous de nationalité étrangère, ont été interpellés. Du matériel comprenant des téléphones portables, des cartes SIM et divers objets, a été saisi.
Lefaso.net
Source : Police nationale du Burkina
Treize enfants ont été enlevés lors d’une violente incursion attribuée aux rebelles de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) qui a frappé le village Bale, situé dans le groupement Ebale, en chefferie Sasa, à environ 125 kilomètres au nord-ouest du territoire d’Ango, dans le Bas-Uele. Survenue dans la nuit du 3 au 4 avril, cette attaque a également occasionné d’importants dégâts matériels, selon plusieurs sources locales et humanitaires.
Les responsables du Centre Tifinagh ont rencontré la presse le 4 avril 2026 pour présenter leur programme d'activités et attirer l'attention sur le patrimoine linguistique de la communauté Tamasheq. Le tifinagh est un alphabet ancien des Kal-Tamasheq, qu'ils entendent promouvoir comme composante des valeurs culturelles nationales.
Ag Sidi Tiral a conduit la conférence de presse au nom du Bureau exécutif de la sous-commission nationale de langue tamasheq. Il a insisté sur la nécessité de préserver et de transmettre l'écriture de leur communauté que beaucoup de Burkinabè découvrent encore. Le responsable du centre a fait savoir que la sous-commission nationale de langue tamasheq évolue sous la tutelle du ministère chargé de l'enseignement de base, à travers les structures nationales dédiées à la valorisation linguistique. Son programme 2026 s'articule autour de cinq axes : organisation interne, activités scientifiques, promotion culturelle, alphabétisation et traduction, ainsi que le développement du Centre Tifinagh.
Mais l'essentiel de la rencontre a porté sur le tifinagh lui-même. Sur les kakemonos dressés au sein du centre, l'alphabet apparaît sous forme de signes géométriques simples, accompagnés d'équivalents phonétiques et d'exemples de transcription. Un autre kakemono présente le Dytaniè en langue tamasheq, traduite en français, signe de la volonté des promoteurs de montrer que cette écriture n'est pas seulement patrimoniale, mais aussi vivante et utilisable dans des contenus contemporains.
Selon Ag Sidi Tiral, le tifinagh est un système d'écriture très ancien dont l'origine remonterait à plusieurs siècles avant Jésus-Christ. « Le tifinagh est un système d'écriture très ancien, millénaire », a-t-il affirmé, en rappelant que plusieurs travaux scientifiques situent son apparition entre le VIe et le IVe siècle avant notre ère.
Cet alphabet est aujourd'hui utilisé dans plusieurs pays par les populations berbères, notamment au Maroc, au Mali, au Niger, en Algérie et au Burkina Faso. Chez les Kal-Tamasheq, il demeure un marqueur identitaire fort, employé historiquement dans les correspondances, les poèmes, mais aussi dans la décoration des bijoux féminins et des armes masculines.
La conférence de presse a également mis en lumière les difficultés historiques ayant affecté son usage. Le responsable a évoqué deux formes de domination ayant freiné sa transmission : la colonisation arabo-islamique et la colonisation française. Selon lui, des croyances dissuasives ont longtemps circulé autour de cette écriture, au point de décourager certains apprentissages. Pendant la période coloniale française, le recours à des interprètes francophones aurait progressivement réduit l'usage direct du tifinagh dans certains espaces administratifs.
Malgré cela, l'alphabet a traversé les générations grâce à la persistance des communautés tamasheq sahéliennes. Pour les responsables du centre, cette continuité justifie aujourd'hui un effort structuré de diffusion. Le futur centre national Tifinagh, en préparation, devra organiser des séances d'apprentissage, produire des supports pédagogiques et élargir la connaissance de cette écriture à un public plus large.
Au-delà de la dimension linguistique, les promoteurs de la langue Tamasheq y voient un enjeu culturel et social. « L'objet principal du présent point de presse est de faire connaître l'existence du tifinagh », a insisté le responsable, estimant que cette reconnaissance participe au renforcement de la cohésion sociale et du vivre-ensemble au Burkina Faso.
Farida Thiombiano
Lefaso.net
Le diplomate américain James Swan entre officiellement en fonction ce mardi 7 avril 2026 comme Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en République démocratique du Congo et chef de la MONUSCO. Sa prise de fonctions intervient dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans l’Est du pays.
Promotrice de CHISAM, Amamat Ouédraogo nous ouvre aujourd'hui les portes de sa cuisine pour partager l'une de ses recettes fétiches : les lasagnes. Un plat d'origine italienne, certes, mais revisité avec l'âme chaleureuse de nos tables africaines. Entre couches de pâtes généreuses, sauce bolognaise parfumée et béchamel onctueuse, Amamat nous invite à un voyage culinaire accessible à toutes les mains, même les moins aguerries. Sortez vos plats à gratin, la leçon commence.
Lefaso.net
Ce mardi 7 avril 2026, la presse congolaise revient sur la ferveur spirituelle à Nkamba, après l’annonce du chef de l’État d’ériger la cité en “Ville sainte”. Elle s’intéresse également aux inquiétudes de la société civile face au projet du gouvernement d’accueillir temporairement des migrants expulsés des États-Unis, dans le cadre d’un partenariat entre les deux pays.
Le Potentiel : « Félix Tshisekedi élève Nkamba au statut de ville »
Au moins 439 violations des droits de l’homme ont été répertoriées à travers la RDC en janvier 2026, principalement dans la partie Est en proie aux conflits. Ces chiffres sont contenus dans le rapport du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH), publié lundi 6 avril à Kinshasa.
Selon ce document, même si ce chiffre est en baisse par rapport au mois précédent, il ne reflète pas une amélioration réelle de la situation.