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La France va étoffer son arsenal nucléaire dans le cadre d’une «dissuasion avancée» en Europe

Zone militaire - Mon, 02/03/2026 - 18:00

Lors d’un discours prononcé à l’École militaire le 7 février 2020, le président Macron avait rappelé que les intérêts vitaux de la France avaient une «dimension européenne». Partant, il avait proposé d’établir un dialogue avec les pays européens sur le rôle de la dissuasion nucléaire française «dans notre sécurité collective». En outre, avait-il ajouté, les...

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Le conflit en Iran fait ressurgir la peur des conséquences d’un blocage du détroit d’Ormuz sur l’économie mondiale

IRIS - Mon, 02/03/2026 - 17:58

Quelle est la place de l’Iran sur les marchés pétroliers et gaziers mondiaux ?

En 2025, l’Iran a produit environ 3,3 millions de barils par jour (mb/j) de pétrole brut et autour de 1,3 mb/j de distillats. Le pays représente ainsi environ 4,5 % de l’offre pétrolière mondiale et est, en janvier 2026, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), le quatrième producteur de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), derrière l’Arabie saoudite (10,28 mb/j), l’Irak (4,34 mb/j) et les Émirats arabes unis (3,6 mb/j). Malgré son poids dans l’Organisation, l’Iran n’exporte qu’environ 1,5 mb/j de pétrole brut et de distillats. Certes les exportations iraniennes ont largement augmenté depuis 2020, période durant laquelle elles étaient tombées à leur plus bas niveaux des dernières années (0,4 mb/j), toutefois la structure des exportations s’est progressivement resserrée autour de la seule Chine. Pékin est en effet aujourd’hui la destination de plus de 90 % des exportations iraniennes contre moins de 25 % en 2017 ! Sur les marchés gaziers mondiaux, le constat est similaire. L’Iran est certes un acteur important avec les deuxièmes réserves mondiales (17,5 %) derrière la Russie (19,9 %) et environ 6,5 % de la production mondiale. Toutefois ses exportations ne représentent que 6,5 % des quantités produites et plus de 93 % du gaz iranien est consommé sur place. Les bombardements observés depuis samedi n’ont pour l’instant pas touchés d’infrastructures pétrolières et gazières (excepté des navires) qui se trouvent dans leur grande majorité dans le sud et le sud-ouest du pays. Pour le pétrole, l’île de Kharg représente à elle seule 90 % des exportations de pétrole brut. Dès lors les risques de déstabilisation des marchés énergétiques mondiaux par la seule coupure des exportations iraniennes restent faibles. Les marchés pétroliers sont sous-pressions non pas en raison des seuls bombardements sur l’Iran mais face au risque global de déstabilisation de la région et de leurs flux pétroliers dans le détroit d’Ormuz.

Le détroit d’Ormuz reste toujours ainsi stratégique dans la géopolitique mondiale de l’énergie ?

Oui le détroit d’Ormuz est encore aujourd’hui l’un des points névralgiques les plus importants de la géopolitique énergétique mondiale. Et le conflit en Iran fait ressurgir la peur des conséquences d’un blocage du détroit d’Ormuz sur l’économie mondiale. Le détroit d’Ormuz, qui relie le golfe Persique et le golfe d’Oman, est situé entre l’Iran et le sultanat d’Oman. Il mesure environ 63 km de long pour environ 40 km de large à l’endroit le plus resserré et ses couloirs de navigation ne dépassent pas 3,7 km. Ormuz a une triple importance stratégique. En 2025, sur les 102 millions de barils de pétrole (mb/j) consommés par jour au niveau mondial, près de 76 mb/j ont été transportés par voie maritime. La majeure partie d’entre eux a emprunté le détroit de Malacca (23,7 mb/j) et le détroit d’Ormuz (20,1 mb/j). Ainsi le seul détroit d’Ormuz voit passer près de 20 % du pétrole consommé au niveau mondial. Une grande partie des exportations des principaux pays producteurs de la région (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Iran, Irak, Koweït et Qatar) passe par ce dernier, dont plus de 75 % ont pour destination l’Asie. C’est donc ce goulot d’étranglement spécifique qui inquiète les marchés. Il faut également rajouter que les approvisionnements en gaz naturel liquéfié (GNL), notamment en provenance du Qatar utilisent le même trajet et 20 % des flux mondiaux de GNL y transitent. Il est également le point de passage final de l’ensemble des échanges commerciaux dans le golfe Persique, lieu d’affrontement durant la guerre entre l’Iran et l’Irak (1980-1988, et avec les États-Unis en 1987 et 1988 durant la guerre des tankers. Enfin, le détroit d’Ormuz est le principal objet de chantage et un véritable outil de pression de l’Iran envers ses voisins et les États-Unis. Mais, même au plus fort du conflit Iran-Irak durant les années 1980 ou durant les guerres du Golfe, il n’avait jamais été fermé, remettant en question la volonté et la capacité de l’Iran à le bloquer. Cependant la volonté des gardiens de la révolution de fermer le détroit et d’entrer dans une logique du pire est aujourd’hui affirmée et, avec les bombardements iraniens observés dans les pays du golfe Persique ce week-end, la situation se complique sensiblement.

Les bombardements en Iran interviennent dans une conjoncture particulière sur les marchés pétroliers qui pourraient limiter une hausse durable des prix ?

Les principales incertitudes aujourd’hui tournent autour de deux questions : la durée du conflit et son impact sur les flux pétroliers dans le golfe Persique et le détroit d’Ormuz. Ce dimanche, deux navires ont ainsi été touchés, ce qui pourrait augurer le pire en matière de conséquences économiques et environnementales. De manière générale ce sont les évènements géopolitiques observés depuis janvier 2026 notamment au Venezuela et dans une moindre mesure les diminutions de la production au Kazakhstan et en Russie qui ont permis aux cours du pétrole de se maintenir autour de 60 dollars le baril. En février 2026, les cours du pétrole brut Brent se sont hissés à environ 70 dollars en raison des tensions observées entre les États-Unis et l’Iran et l’absence d’avancée concrète dans les négociations. Qui peut dire à combien peut monter le pétrole dans un contexte de blocage total du détroit ? En juin 2025, lors de bombardements américains sur les installations nucléaires iraniennes (guerre des 12 jours), les prix avaient augmenté de près de 15 % pour atteindre plus de 80 dollars, avant de retourner vers leur niveau d’équilibre à moins de 70 dollars. Lundi 2 mars à l’ouverture des marchés ils ont atteint environ 80 dollars mais les incertitudes demeurent. Les prix risquent d’évoluer au gré des développements observés dans la zone et la crainte reste une hausse continue à plus de 100 dollars, impactant une croissance mondiale déjà affaiblie par les questions douanières et les aléas géopolitiques depuis début 2026. Certains acteurs semblent avoir pris leurs précautions puisque les exportations de pétrole brut avaient accéléré depuis près d’une semaine dans le Golfe. En outre, les principaux pays de l’OCDE disposent de stocks stratégiques (environ 90 jours d’importations nettes pour les pays membres de l’AIE) qui peuvent limiter la hausse des prix en rassurant les marchés. Et certains pays du golfe Persique peuvent également détourner une partie des flux vers la mer Rouge à travers leur réseau d’oléoduc. L’Arabie saoudite a ainsi une possibilité de détourner 60 % de ses exportations de pétrole brut (8,2 mb/j en 2024), tout comme les Émirats arabes unis ou le Qatar pour le gaz via le port de Fujairah dans le golfe d’Oman[1]. L’OPEP qui s’est réunie le 1er mars, a décidé de son côté d’augmenter ses quotas de production de 206 000 barils par jour, ce qui reste faible au regard des évènements survenus ce week-end. Les alternatives restent ainsi limitées puisque le contournement maximum de cargaisons du détroit laisserait tout de même une perte estimée entre 8 et 10 millions de barils pour les marchés. Plus globalement dans un contexte de crise, c’est la peur qui imprègne les marchés. Elle fait ressurgir le spectre d’une crise comparable aux chocs pétroliers de 1973-1974 et de 1979 qui avaient précipité l’économie mondiale dans la récession. Elle révèle notamment l’importance toujours prégnante du pétrole pour les économies et la nécessité d’accélérer les politiques de décarbonation du secteur du transport. La décarbonation est le meilleur levier pour limiter les conséquences des risques géopolitiques sur les marchés pétroliers.

Les bombardements interviennent pourtant dans une période plutôt particulière sur les marchés pétroliers. Ces derniers étaient, début 2026, en fort déséquilibre en raison d’une demande plus faible qu’attendue et que l’AIE a encore révisé à la baisse dans son dernier Oil Market Report de février 2026 (de + 0,93 mb/j à 0,85 mb/j) et d’une croissance importante de l’offre pétrolière. L’AIE estimait ainsi une situation d’excédent d’offre pétrolière à environ 3,7 mb/j en 2026 quand le département américain à l’énergie l’estimait de son côté à 3,1 mb/j contre 2,7 mb/j en 2025. Les fondamentaux de marchés avant le conflit invitaient plutôt à considérer des prix bas (autour de 60 dollars) pour 2026 et 2027. Les marchés pétroliers étaient ainsi en importante transformation. D’une part en raison des politiques de décarbonation, la croissance de la demande pétrolière ralentit et se trouve tirée exclusivement par les pays non-OCDE. D’autre part si la Chine a tiré la croissance mondiale de pétrole sur la dernière décennie, la croissance de sa demande a fortement ralenti et l’Inde pourrait devenir rapidement le principal moteur. Enfin du côté de l’offre, les politiques de l’OPEP et des autres producteurs restent fondamentales. En 2026, l’ensemble des Amériques (Argentine, Brésil, Canada, États-Unis et Guyana) pourrait à eux seuls ajouter 1,3 mb/j à l’offre mondiale Un choc pétrolier n’est donc pas inenvisageable à court terme au vu des développements observés dans le golfe Persique, mais 2026 ne sera pas 1974 en raison d’une intensité pétrolière moindre pour l’économie mondiale et avec des fondamentaux de marchés qui invitent plutôt à envisager des prix bas pour les années à venir.

[1] Passages stratégiques maritimes et sécurité énergétique européenne : bouleversements géopolitiques et stratégies de mitigation, rapport de l’Observatoire de la sécurité des flux et des matières énergétiques, n°22, juillet 2025.

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Les Européens face au risque de la guerre

RFI (Europe) - Mon, 02/03/2026 - 17:54
Face à l’embrasement régional qui fait suite aux attaques israélo-américaines sur l’Iran, face à une Amérique versatile, et une Russie inflexible, l’Europe s’intéresse plus que jamais au renforcement de sa sécurité. Le discours d’Emmanuel Macron sur la dissuasion nucléaire en fait partie. Elle se couple à un renforcement considérable des budgets militaires.
Categories: France, Union européenne

The Brief – As Europe deliberates, Putin doubles down on Iran

Euractiv.com - Mon, 02/03/2026 - 17:50
A regime short on legitimacy finds its most reliable backer in Moscow – deepening an axis Europe can no longer afford to ignore
Categories: European Union

Sánchez blocks US from using Spanish bases for Iran operation

Euractiv.com - Mon, 02/03/2026 - 17:43
The clash adds to tensions between Washington and Madrid over Spain's defence policy
Categories: European Union

CARITAS Congo redynamise son réseau de 48 coordinations diocésaines en RDC

Radio Okapi / RD Congo - Mon, 02/03/2026 - 17:32


L’Asbl CARITAS Congo a décidé de redynamiser son réseau national à travers la RDC, dans un contexte de crise financière mondiale qui fragilise les organisations humanitaires. 


C’est ce qu’explique l’atelier qu’elle organise du 2 au 6 février à Kinshasa, axé sur le renforcement des capacités de ses 48 coordonnateurs diocésains.

Categories: Afrique, European Union

Bénin de 2016 à 2026, Ce que je retiens

24 Heures au Bénin - Mon, 02/03/2026 - 17:29

Lorsque, en décembre 2022, je consignais quelques réflexions sur la situation socio-économique et politique du Bénin, il ne s'agissait point d'assigner au réel une direction qu'il n'aurait pas encore empruntée, mais d'observer, avec la prudence qu'impose toute exigence intellectuelle, les manifestations initiales d'un processus dont la pleine intelligibilité ne pouvait relever que de la durée. Car il est dans la nature même des transformations nationales de ne se révéler qu'à ceux qui acceptent de les contempler avec le recul nécessaire, c'est-à-dire à distance des passions immédiates et des impatiences superficielles.
Or, la décennie qui s'étend désormais sous notre regard présente cette singularité d'avoir conjugué la persistance de l'ordre constitutionnel avec l'accélération d'une recomposition économique, institutionnelle et symbolique dont les effets excèdent déjà les contingences qui les ont vu naître.
Cette trajectoire ne s'est nullement déployée dans l'abri d'un environnement régional stable. Bien au contraire, les années récentes ont été marquées, en Afrique de l'Ouest, par des ruptures institutionnelles, des reconfigurations sécuritaires et des incertitudes dont l'onde de choc n'a épargné aucune conscience politique attentive. L'événement du 7 décembre 2025, qui porta un instant l'ombre de la discontinuité sur l'édifice républicain béninois, doit être appréhendé avec la gravité qu'exigent ces moments où l'histoire hésite. Que cette tentative ait trouvé sa résolution dans le maintien de la légalité constitutionnelle n'est pas un fait anodin : il atteste que l'État béninois, loin d'être une abstraction fragile, est devenu une réalité suffisamment intériorisée pour opposer à la tentation de la rupture la force silencieuse de sa propre légitimité.
De l'économie comme langage de la permanence :
Les mutations les plus profondes des nations se lisent rarement dans les proclamations ; elles se discernent dans la structure même de leurs équilibres économiques. À cet égard, les analyses de la Banque mondiale indiquent que la croissance du produit intérieur brut béninois, établie à 3,3 % en 2016, s'est élevée à 7,5 % en 2024, avec des perspectives de consolidation à un niveau supérieur à 7 %. Plus révélateur encore est le niveau de l'investissement, désormais supérieur à 35 % du produit intérieur brut, signe d'un État qui n'a point choisi la facilité de la préservation, mais l'exigence de la construction. Cette orientation a trouvé son prolongement naturel dans l'accès renouvelé aux marchés financiers internationaux, notamment à travers l'émission d'un Sukuk souverain de 500 millions de dollars, dont la portée excède sa seule dimension budgétaire — car emprunter avec crédibilité, pour une nation, c'est attester qu'elle inspire confiance au-delà d'elle-même.

La dette publique, qui s'établit autour de 50 % du produit intérieur brut, doit être comprise à l'aune de cette logique : non comme le signe d'une dérive, mais comme l'empreinte comptable d'une volonté d'édification.
De la transformation du territoire comme expression de la souveraineté :
L'autorité d'un État se manifeste également dans sa capacité à organiser son propre espace et à inscrire sa présence dans la géographie qu'il administre. Les infrastructures réalisées ou engagées au cours de la décennie écoulée — axes routiers, corridors logistiques, modernisation portuaire — participent pleinement de cette entreprise de structuration territoriale, qui est, au fond, une manière pour la puissance publique de rendre le territoire plus intelligible et plus habitable.
Le dédoublement de la liaison Sèmè-Porto-Novo, accompagné d'un nouvel ouvrage d'art destiné à abolir les lenteurs anciennes, constitue, à cet égard, un soulagement tangible pour nombre de béninoises et de béninois qui, par nécessité professionnelle ou par attachement légitime, empruntent quotidiennement cet itinéraire longtemps éprouvant. Il représente, par ailleurs, une opportunité historique pour Porto-Novo, dont l'accessibilité accrue crée les conditions préalables à un développement économique, administratif et symbolique plus conforme à son rang institutionnel.
Le Centre hospitalier international de Calavi, par l'ambition de son plateau technique et la portée de sa vocation, marque une étape supplémentaire dans l'affirmation d'une capacité sanitaire autonome, réduisant progressivement la dépendance extérieure en matière de soins spécialisés. Dans le même mouvement, les logements sociaux de Ouèdo traduisent l'effort de conciliation entre l'expansion urbaine, désormais irréversible, et l'exigence fondamentale de dignité résidentielle, qui demeure l'un des fondements silencieux de la stabilité sociale.
Il serait cependant intellectuellement périlleux de taire les tensions inhérentes à toute transformation d'envergure. La réorganisation du marché Dantokpa, l'un des plus importants pôles commerciaux de la sous-région ouest-africaine, a suscité des inquiétudes légitimes et des épreuves humaines qu'aucune analyse sérieuse ne saurait ignorer. Mais l'histoire économique enseigne, avec constance, que toute mutation structurelle suppose, à un moment donné, de substituer à l'ordre spontané, souvent saturé par sa propre croissance, un ordre repensé, conçu et structuré.
La véritable interrogation ne réside donc pas dans le principe de cette modernisation, mais dans sa pleine réussite. Les nouveaux marchés modernes, conçus comme instruments de désengorgement et de rationalisation — notamment le marché dit de « Gros », appelé à accueillir une part substantielle des activités commerciales — devront impérativement atteindre un niveau de vitalité économique au moins équivalent à celui des espaces qu'ils remplacent, et, au-delà, les surpasser. Car la légitimité ultime d'une réforme ne procède ni de son intention ni de son architecture, mais de sa capacité effective à recréer, dans un cadre renouvelé, les conditions de la prospérité qu'elle entend organiser.
De la culture comme réappropriation de soi, Du ciel retrouvé : Amazone
La renaissance culturelle observée à Ouidah, notamment à travers les Vodun Days et la restitution des 26 œuvres royales, procède d'une démarche plus profonde qu'une simple politique événementielle. La construction du musée internationale du Vodun à Porto-Novo n'est pas anodine — il s'agit de restaurer une culture, non un culte, culture longtemps jetée aux pilories. En clair, cette renaissance participe d'une réconciliation avec l'épaisseur historique de la nation, condition préalable à toute projection sereine dans l'avenir.
Retrouvé sa culture, oui, le Bénin veut retrouver également son ciel. L'accréditation d'une compagnie aérienne nationale « Amazone » s'inscrit dans cette même logique d'affirmation. Le retour d'un pavillon béninois dans l'espace aérien international ne saurait être réduit à une simple opération économique. Il constitue l'une de ces manifestations discrètes mais essentielles par lesquelles un État affirme sa continuité symbolique.
De la jeunesse comme dépositaire du temps à venir :
Toute œuvre politique véritable ne trouve sa pleine justification que dans sa capacité à se transmettre, c'est-à-dire à survivre à ceux qui l'ont initiée pour devenir un bien commun durable.
La perspective de l'élection présidentielle de 2026, organisée dans le respect scrupuleux du principe constitutionnel de limitation des mandats, ouvre à cet égard une séquence nouvelle, dont l'importance excède la seule alternance des personnes pour toucher à la continuité même de l'État. La figure de Romuald Wadagni, dont la responsabilité dans la conduite des finances publiques s'est exercée au cœur de cette décennie de transformation, incarne, pour une part significative de la jeunesse béninoise, la possibilité d'une continuité éclairée par le renouvellement, c'est-à-dire d'une fidélité aux acquis conjuguée à la promesse d'une intensification lucide des réformes.
Les résultats des élections législatives et municipales de janvier 2026 s'inscrivent, du reste, dans cette dynamique générationnelle. L'émergence de jeunes maires à la tête de collectivités majeures, notamment à Parakou et à Abomey-Calavi, ainsi que l'entrée de jeunes députés au sein de la représentation nationale, contribuent à faire naître une espérance nouvelle : celle d'un État dont la continuité ne serait pas la répétition du passé, mais son approfondissement conscient.
À l'examen des orientations esquissées par les deux candidats à l'élection d'avril 2026, il m'est permis de former, avec gravité mais sans réserve, l'espérance que le candidat Romuald Wadagni saura proposer un programme étoffé, à la mesure des fondations déjà posées, et capable de porter davantage encore le Bénin, monde de splendeurs — ce pays dont l'histoire, la culture et la stabilité composent déjà les linéaments d'une singularité ouest-africaine.
Car les nations qui s'élèvent durablement sont celles qui savent, au moment décisif, confier leur continuité à des mains capables d'en comprendre à la fois l'héritage et l'exigence.

En somme, la gouvernance Talon aura marqué des esprits, au Bénin comme au delà de nos frontières . Elle juxtapose routes neuves et controverses démocratiques, ratios budgétaires maîtrisés et dettes accrues, croissance rapide et inclusion graduelle. Presque dix ans après, le Bénin apparaît transformé — mais toujours traversé par cette interrogation fondamentale : comment convertir cette transformation en horizon collectif partagé ? C'est peut-être là que réside la substance véritable de la décennie : dans cette tension féconde entre l'élan et l'équilibre, entre la mesure des chiffres et l'épaisseur humaine qu'ils tentent — imparfaitement de raconter.

Me Mickaïl Jr BADAROU

Categories: Afrique

Jeffrey Epstein, agent du Mossad ?

Le Monde Diplomatique - Mon, 02/03/2026 - 17:27
Monsieur Alan Dershowitz est sans doute l'un des avocats les plus connus aux États-Unis. Défenseur passionné d'Israël, il fut également l'avocat de Jeffrey Epstein. Lors d'un débat l'opposant le 13 février dernier à un comédien d'origine égyptienne, Bassem Youssef, très suivi sur les réseaux (…) / , , , ,

La HAAC renforce les capacités des journalistes sur la couverture des élections

24 Heures au Bénin - Mon, 02/03/2026 - 17:22

Une formation itinérante sur la couverture médiatique de l'élection présidentielle de 2026 s'est ouverte ce lundi 2 mars 2026 à l'hôtel Sossa, à Cotonou. Organisée par la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication (HAAC) avec le soutien de l'Organisation internationale de la Francophonie, cette formation réunit des professionnels des médias de la zone sud.

Du 2 au 5 mars, des journalistes participent à une session de renforcement des capacités consacrée à la couverture médiatique de l'élection présidentielle de 2026. Selon le Secrétaire général de la HAAC, il s'agit de rappeler les règles professionnelles du métier tout en se mettant à jour en fonction du type d'élection concerné, afin d'éviter les erreurs parfois constatées lors des précédents scrutins. François Awoudou a insisté sur la nécessité de s'adapter aux spécificités des scrutins, notamment en matière de contentieux électoral.

Les médias, acteurs clés de la paix et de la démocratie

Procédant au lancement officiel des travaux, le Vice-président de la HAAC a salué la forte mobilisation des journalistes. « Les élections, surtout présidentielles, constituent toujours un moment crucial dans la vie d'une nation. Dans ce contexte, le rôle du journaliste dépasse la simple diffusion de l'information », a déclaré Mohamed Barré.

À l'approche du scrutin présidentiel du 12 avril 2026, il a rappelé que les médias ont une responsabilité majeure dans la consolidation de la paix, de la transparence et de la confiance publique. « Il s'agit de garantir aux citoyens une information fiable, vérifiée, pluraliste et accessible afin qu'ils puissent exercer leur droit de vote en toute connaissance de cause », a souligné le Vice-président de la HAAC.

Face aux risques de désinformation, de manipulation et de discours susceptibles de fragiliser la cohésion sociale, la couverture des élections exige rigueur professionnelle, équilibre dans le traitement de l'information et strict respect des textes en vigueur.

Des thématiques clés au programme

Pendant quatre jours, les participants approfondiront plusieurs thématiques essentielles, notamment : le rôle des médias en période électorale ; la feuille de route du reporter en période électorale ; les défis de la logistique électorale.
Les échanges porteront également sur la centralisation des résultats électoraux dans le cadre de la présidentielle ; le contentieux électoral de l'élection présidentielle devant la Cour constitutionnelle du Bénin ; le contentieux répressif et les infractions électorales ; la gestion des réseaux sociaux ; le traitement des sources et les exigences déontologiques.

Au-delà des communications, les organisateurs entendent faire de cette formation un véritable cadre d'échanges et de partage d'expériences entre journalistes issus d'organes de presse aux réalités diverses. Le Vice-président de la HAAC a exprimé le vœu que cette initiative contribue à renforcer le professionnalisme des journalistes et à faire de l'élection présidentielle de 2026 un modèle de transparence et de maturité démocratique.

Categories: Afrique

Au moins 580 agents et cadres de l’IGF en formation à l’ENA

Radio Okapi / RD Congo - Mon, 02/03/2026 - 17:12


Après un bilan de compétences, au moins 580 agents et cadres de l’Inspection générale des finances (IGF) bénéficient, depuis ce lundi 2 mars, d’une série de formations continues à l’École nationale d’administration (ENA). 


Cette session vise non seulement à renforcer leurs compétences, mais aussi à leur inculquer un sens éthique renforcé dans l’exercice de leurs fonctions. 

Categories: Afrique, European Union

Central Asia Watches, Worries, as Conflict Threatens to Engulf the Middle East

TheDiplomat - Mon, 02/03/2026 - 17:09
It’s awkward to be on record calling Trump the “president of peace” as he plunges the Middle East into a likely catastrophic conflict.

How Former Allies Pakistan and the Taliban Came to ‘Open War’

TheDiplomat - Mon, 02/03/2026 - 17:06
For the first time, Pakistan has directly targeted the Afghan Taliban in cross-border strikes.

Dans les camps sahraouis de Tindouf, la rumeur d’une guerre en pointillé

LeMonde / Afrique - Mon, 02/03/2026 - 17:00
De leur exil algérien, civils réfugiés et combattants du Front Polisario témoignent du conflit armé aux portes du Sahara occidental, où les drones marocains ont imposé un nouveau rapport de force.
Categories: Afrique, Union européenne

Il risque cinq ans de prison pour outrage public à la pudeur via Internet

24 Heures au Bénin - Mon, 02/03/2026 - 16:59

Au Bénin, le Tiktokeur Valère Noukonmè arrêté pour avoir publié en direct sur TikTok des actes sexuels risque désormais cinq ans de prison ferme pour outrage public à la pudeur et escroquerie via internet. C'est la réquisition du ministère public à la CRIET après la découverte de présumées données à caractère cybercriminel dans le téléphone du prévenu.

De présumées données à caractère cybercriminel retrouvées dans le téléphone d'un tiktokeur après son arrestation pour avoir diffusé en direct sur TikTok des actes sexuels. C'est l'histoire du tiktokeur Valère Noukonmè qui a été interpellé en octobre 2025 par les agents du Centre national d'investigations numériques (CNIN). Cette arrestation est liée à la publication en direct sur Tiktok de vidéos à caractère sexuel, avait indiqué le CNIN dans un communiqué. Au cours de sa garde à vue, l'analyse de son téléphone portable va permettre aux enquêteurs de la police de découvrir de présumées données à caractère cybercriminel.

Présenté au parquet spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), le tiktokeur est placé en détention préventive. Il est ensuite poursuivi pour deux chefs d'accusation. Il s'agit des charges « d'outrage public à la pudeur et d'escroquerie via internet ». Jeudi 12 février 2026, son procès s'est poursuivi devant la chambre correctionnelle de la CRIET. À la barre, le prévenu ne reconnaît pas les faits. Il a essayé de se dédouaner sans succès.

Cinq ans de prison ferme requis par le parquet spécial

Dans ses réquisitions, le ministère public représenté par la cinquième substitut du procureur spécial près la CRIET a souligné que le tiktokeur Valère Noukonmè s'adonnait aux actes d'escroquerie en ligne et faisaut notamment dans l'escroquerie de plan love et plan cul. Le parquet spécial de la CRIET a souligné que le live tiktok confirme les données cybercriminelles à caractère érotique retrouvées dans son téléphone.

Pour ces faits, le ministère public a demandé à la Cour de retenir le prévenu dans les liens de prévention des faits d'escroquerie via internet et d'atteinte à la pudeur. Il a requis cinq (5) ans de prison ferme et une amende d'un million FCFA contre le tiktokeur. La confiscation de son téléphone mis sous scellé a été également sollicitée par le parquet. Le délibéré de son procès est fixé au jeudi 2 avril 2026, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.

https://www.libre-express.bj/justice/4934/criet-arrete-pour-un-direct-dune-video-a-caractere-sexuel-un-tiktokeur-risque-5-ans-de-prison-apres-des-donnees-cybercriminelles-retrouvees-dans-son-telephone

Categories: Afrique

MEPs quiz Commission on privacy concerns of Meta’s smart glasses

Euractiv.com - Mon, 02/03/2026 - 16:42
Swedish media revealed on Friday that Meta's wearable may record users in intimate situations without their knowledge
Categories: European Union

CS Don Bosco : l’entraineur Pamphile Mihayo limogé

Radio Okapi / RD Congo - Mon, 02/03/2026 - 16:41


Le Cercle Sportif Don Bosco a annoncé dimanche 1er mars dans la soirée le limogeage de son entraîneur principal, Pamphile Mihayo. Cette décision intervient quelques heures après leur défaite concédée face à la Jeunesse Sportive Groupe Bazano (1-2) au Stade Kibasa Maliba.

Categories: Afrique, European Union

Epstein a tenté d'acheter un palais au Maroc quelques jours avant son arrestation en 2019

BBC Afrique - Mon, 02/03/2026 - 16:40
Le financier déchu était en pourparlers pour acheter la luxueuse demeure Bin Ennakhil, mais l'achat n'a jamais été finalisé.
Categories: Afrique, Defence`s Feeds

LINAFOOT Ligue 1 : Mazembe écrase Lubumbashi Sport, V.Club accroché par Céleste FC

Radio Okapi / RD Congo - Mon, 02/03/2026 - 16:25


Le TP Mazembe s'est imposé face à Lubumbashi Sport sur le score de 2-0, dimanche 1er mars au stade Kibasa Maliba, dans le cadre du groupe A du championnat national de football de la RDC. Dans le groupe B, l’AS V.Club et Céleste FC se sont séparés sur un score vierge à Kinshasa.

Categories: Afrique, European Union

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