Le ministère de la construction de la patrie informe le public que le site de la zone administrative de Ouaga 2000 (situé au secteur N°55, dans l'arrondissement N°12 de Ouagadougou et comprenant les sections 491, 492, 861, 862, 863 et 864) constitue une emprise stratégique majeure de l'Etat. De ce fait, toute forme d'occupation, de construction, d'aménagement et de mise en valeur est formellement interdite jusqu'à nouvel ordre. Plus de détails dans le communiqué signé du 3 août 2026 et ci-joint.
Lefaso.net
L'intelligence artificielle est désormais impliquée dans 55 % des cyber-crimes signalés en Afrique, où elle accélère et industrialise les attaques numériques, selon le rapport d'évaluation des cybermenaces en Afrique 2026 rendu public ce lundi 3 août 2026 par INTERPOL (Organisation internationale de la police criminelle).
En clair, plus d'une cyber-attaque sur deux recensée en Afrique repose désormais sur l'intelligence artificielle, révèle INTERPOL, qui précise que le rapport s'appuie sur des données d'enquêtes provenant de 36 pays membres africains. « La sextorsion numérique et le harcèlement en ligne, souvent facilités par des deepfakes générés par l'IA et des médias synthétiques, sont restés omniprésents, avec environ 600 000 détections de sextorsion enregistrées par TrendAI, l'un des nombreux partenaires travaillant avec INTERPOL.
De même, la sophistication des schémas de compromission des e-mails professionnels (BEC) a considérablement augmenté, l'IA étant utilisée pour générer une correspondance par e-mail très convaincante, les acteurs malveillants basés en Afrique ciblant les victimes en Europe et en Amérique du Nord via des infrastructures réparties dans plusieurs juridictions. Le rapport révèle que l'absence de partage de données inter-agences en temps réel entre banques, télécoms et forces de l'ordre crée un angle mort dangereux dans les efforts de lutte contre la fraude financière.
Cette vulnérabilité est exploitée par des criminels qui sont allés au-delà du simple vol de références existantes pour créer des identités entièrement synthétiques. En combinant des données personnelles réelles avec des éléments fabriqués, ces personages numériques générés par IA peuvent contourner même les systèmes avancés de vérification biométrique et ont été utilisés pour ouvrir des comptes bancaires, sécuriser des prêts mobiles et enregistrer des cartes SIM sous de faux noms », détaille l'organisation internationale de la police criminelle, INTERPOL.
L'Afrique de l'Est est, selon l'enquête, devenue un centre de fraude à l'argent mobile et de ransomwares ciblant les infrastructures. Les arnaques de compromission par email et de romance pour entreprises, ciblant à la fois des victimes d'entreprises et individuelles, étaient très fréquentes en Afrique centrale et ouest, révèle INTERPOL, ajoutant que la connectivité ultra-élevée de l'Afrique australe en fait un aimant pour les acteurs de menace mondiaux cherchant un maximum de perturbations.
« Le coût financier de la cyber-criminalité en Afrique est important. Depuis 2024, les pertes liées à la cyber-criminalité ont plus que doublé, passant de 192 millions à 484 millions USD, principalement grâce aux arnaques facilitées par l'IA, à la collecte de diplômes et aux campagnes d'ingénierie sociale automatisée. Selon le rapport, en 2025, les arnaques en ligne ont continué d'être le type de cybercriminalité le plus signalé, les attaquants exploitant les plateformes d'argent mobile, les réseaux sociaux et l'IA pour atteindre leurs cibles. Notamment, 72 % des pays interrogés ont signalé la présence de centres frauduleux, avec la plus forte concentration en Afrique australe et ouest », présente le rapport.
A en croire l'organisation, la cybercriminalité est devenue l'une des menaces criminelles les plus importantes pour la région et l'IA automatise chaque étape d'une cyber-attaque, de la reconnaissance et du phishing à l'extorsion et à l'évasion.
Le rapport recommande des capacités standardisées en criminalistique numérique, une coopération transfrontalière renforcée, l'investissement dans la littératie IA parmi les forces de l'ordre et un partenariat formel-public-privé pour soutenir une prévention, une détection et une réponse efficaces.
Lefaso.net
Les 30 et 31 juillet, un afflux important de migrants est entré dans l’enclave espagnole de Ceuta. Environ 50 000 à 60 000 personnes, majoritairement des hommes, dont de nombreux mineurs, ont traversé la frontière à la nage depuis la ville de Fnideq. Cet afflux d’une ampleur inédite a provoqué une crise humanitaire et diplomatique. Si la situation a été maîtrisée rapidement et que la majorité des personnes ont été reconduites au Maroc, plusieurs personnes ont perdu la vie lors de cette traversée. Située sur le continent africain, à la frontière avec le Maroc et à une quinzaine de kilomètres des côtes espagnoles, Ceuta est un territoire sous souveraineté espagnole, mais revendiquée par le Maroc. Cette situation réanime le débat autour de l’enclave et des relations entre l’Espagne et le Maroc.
Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a été critiqué pour son manque de communication face à cette crise et certains pays européens, comme l’Italie et le Danemark, sont même allés jusqu’à remettre en question les accords de Schengen sur la libre circulation des personnes. Ces prises de position interrogent sur la solidarité européenne pourtant prônée par ces pays sur les questions des gestions des migrations. L’Espagne cherche à préserver ses relations diplomatiques avec le Maroc, les deux pays ayant signé un traité d’« amitié, de bon voisinage et de coopération » en 1991. De même, cette volonté de maintenir le dialogue est importante puisque l’Espagne, le Maroc et le Portugal organiseront conjointement la Coupe du monde de football masculine en 2030.
Comment expliquer l’afflux d’un aussi grand nombre de personnes vers l’enclave de Ceuta ? En quoi cette crise révèle-t-elle des difficultés plus profondes de la société marocaine ? Dans quelle mesure cette situation peut-elle affecter les relations entre l’Espagne et le Maroc ?
L’article Ceuta : anatomie d’une crise est apparu en premier sur IRIS.
De son vrai nom Yieniboa Haro, Lubya Star s'impose progressivement comme l'une des voix qui portent haut la culture gourmantché. Issu d'une famille de musiciens, l'artiste, qui a officiellement lancé sa carrière en 2019, présente aujourd'hui son deuxième album, « Intronisation ».
Chez Lubya Star, la musique est bien plus qu'une passion. Elle est un héritage familial. Bien avant de monter sur scène, l'artiste grandit dans un univers où les sonorités traditionnelles rythment le quotidien. Son grand-père, Noaga Haro, tout comme son père, Potiamo Haro, sont tous deux musiciens. C'est à leurs côtés qu'il découvre très tôt la richesse de la musique gourmantché.
En 2019, Yieniboa Haro décide de franchir le pas en lançant officiellement sa carrière artistique. Son premier album, « Mon heure », lui ouvre les portes de plusieurs scènes au Burkina Faso et dans la sous-région. Quelques années plus tard, il revient avec Intronisation, un opus qu'il présente comme une œuvre de maturité.
Pour l'artiste, le choix de ce titre reflète avant tout la portée des messages contenus dans l'album.
Selon lui, chaque chanson aborde une réalité qui touche les Burkinabè. Il y est question de patriotisme, d'amour, de solidarité, mais aussi de reconnaissance envers ceux qui se battent quotidiennement pour la sécurité du pays.
À travers cet album, Lubya Star souhaite rappeler que les artistes ont eux aussi une responsabilité dans le contexte actuel.
Pour lui, la musique peut contribuer à renforcer l'espoir, à encourager les populations et à valoriser les efforts consentis par les forces combattantes.
Loin de limiter son rôle à celui d'un simple animateur de spectacles, il considère que l'artiste est également un acteur de changement social.
« À travers nos chansons, nous ne faisons pas seulement danser les populations. Nous avons tous un rôle à jouer pour accompagner notre pays sur la bonne voie. Nous pouvons sensibiliser, encourager et transmettre des messages qui rassemblent. Si aujourd'hui nous arrivons encore à organiser des concerts ou à enregistrer des albums à Ouagadougou, c'est parce qu'il y a des hommes qui sont au front pour assurer notre sécurité. Il était donc important pour moi de leur rendre hommage à travers cet album », explique-t-il.
Parmi les titres qui composent « Intronisation » figurent notamment « Je suis Burkinabè » et « Soldat », deux chansons dans lesquelles l'artiste exprime son attachement au Burkina Faso et appelle à l'unité autour des valeurs de paix et de résilience.
Au-delà du patriotisme, Lubya Star fait de la promotion de la culture gourmantché le fil conducteur de son parcours artistique.
Celui qui est aujourd'hui considéré comme un ambassadeur de cette culture estime que la musique constitue un puissant outil de préservation des langues nationales.
À ses yeux, chanter dans sa langue maternelle est une manière d'affirmer son identité et de transmettre un patrimoine aux générations futures.
« Je suis né Gourmantché et j'en suis fier. C'est donc tout à fait normal que je fasse la promotion de ma langue maternelle. Nos langues sont une richesse qu'il faut préserver. Les valoriser à travers la musique, c'est aussi faire preuve de patriotisme, parce qu'un peuple qui protège sa culture protège aussi son identité », soutient-il.
Si son nom reste encore discret auprès d'une partie du public burkinabè, Lubya Star bénéficie en revanche d'une solide notoriété auprès de la diaspora, notamment au Niger, en Côte d'Ivoire et au Bénin où il effectue régulièrement des tournées.
Cette reconnaissance au-delà des frontières constitue pour lui une source de motivation supplémentaire.
Parmi les souvenirs qui l'ont le plus marqué figure son arrivée au Niger lors d'une récente tournée.
« Lorsque je suis arrivé à l'aéroport, il y avait plus de 20 véhicules qui étaient venus m'accueillir. Franchement, cela m'a beaucoup touché. Je pense que c'est l'un des plus beaux accueils que j'ai reçus depuis le début de ma carrière. Ce sont des moments qui donnent envie de continuer à travailler et à aller toujours plus loin », confie-t-il.
Bien qu'il soit très populaire à l'étranger, l'artiste ne veut pas comparer l'accueil et la reconnaissance qu'il reçoit à l'étranger avec ceux dont il bénéficie dans son propre pays.
Il dit croire au temps et au travail pour se faire davantage connaître au Burkina Faso.
« Je ne suis pas du tout frustré. Je crois au travail et je sais qu'avec le temps, les Burkinabè me connaîtront davantage. Le plus important est de continuer à produire de la bonne musique. La reconnaissance viendra naturellement », affirme-t-il.
Laisser des traces positives aux générations futures
Derrière les prestations et les applaudissements se cachent pourtant des difficultés que le public ignore souvent.
Comme de nombreux artistes, Lubya Star reconnaît avoir dû faire face à d'importants défis financiers depuis le début de sa carrière.
Il indique que les frais engagés pour son premier projet musical, réalisé en 2019, ne sont toujours pas entièrement réglés.
Pour lui, le manque de moyens demeure l'un des principaux freins au développement de nombreux talents burkinabè.
Mais au milieu de ces difficultés, certains souvenirs continuent de nourrir son courage.
Il évoque avec émotion la rencontre qu'il a faite avec un vieil homme à l'issue d'un concert en 2021.
Celui-ci lui avait offert une pièce de 25 francs CFA, en lui demandant de toujours la garder sur lui avant chacune de ses prestations.
Depuis ce jour, il conserve précieusement cette pièce. Elle lui a porté chance, dit-il convaincu.
Il y voit un symbole de bénédiction et de persévérance.
Aujourd'hui disparu, cet admirateur continue, selon lui, de l'accompagner à travers ce geste qui reste gravé dans sa mémoire.
Après la sortie de « Intronisation », l'artiste entend désormais organiser un grand concert live à Ouagadougou avant la fin de l'année 2026.
Au-delà de cet objectif, Lubya Star nourrit une ambition plus grande : laisser une empreinte durable dans la musique burkinabè.
Il souhaite que son parcours inspire les jeunes artistes et que ses chansons continuent de porter des messages positifs.
À ses yeux, le véritable succès ne se mesure pas uniquement à la popularité ou aux récompenses, mais à l'héritage laissé aux générations futures.
« Je veux que les jeunes qui viendront après nous puissent dire que leurs aînés ont fait de la musique de qualité. Chanter ne consiste pas seulement à faire du bruit. Nous devons transmettre des valeurs, laisser de bons messages et contribuer, chacun à notre manière, au développement de notre pays », conclut-il.
Fidèle à l'esprit de la parenté à plaisanterie entre Yadsés et Gourmantchés, Yieniboa Haro a lancé quelques piques humoristiques à ses « esclaves », comme le veut la tradition. L'artiste a plaisanté en affirmant que les Gourmantchés sont leurs chefs et que les Yadsés devaient écouter sa musique pour devenir plus « civilisés ».
Voir le clip de Lubya Star ici :
Samirah Bationo
Lefaso.net
L’attaque armée attribuée à des miliciens Maï-Maï contre un cantonnement des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), menée le matin du dimanche 1er août dans la localité de Kyubo Mamba, en territoire de Mitwaba (Haut-Katanga) a coûté la vie à au moins huit personnes.
Les Agents contractuels de droit public de la santé de la première promotion de 2025 bénéficient désormais d'un cadre harmonisé pour la gestion de leur carrière et de leur rémunération. Le dispositif est fixé par une circulaire en date du 23 juillet 2026, signée par le ministre délégué chargé du Budget et de la Fonction publique, Rodrigue Chaou.
Le gouvernement béninois uniformise les pratiques de gestion administrative et financière des Agents contractuels de droit public de la santé recrutés il y a six mois. Le cadre fixé est applicable dans les 77 communes du Bénin.
Parmi les principales mesures, les salaires devront être payés au plus tard le 20 de chaque mois, selon le même calendrier que celui des fonctionnaires de l'État. Le texte interdit également aux collectivités d'exiger des pièces non prévues par le manuel de procédure pour le paiement des rémunérations.
La circulaire renforce aussi la protection sociale des agents. Les mairies sont invitées à délivrer avec diligence les documents nécessaires à leur prise en charge sanitaire. Les Secrétaires exécutifs, en collaboration avec les Contrôleurs financiers et les Trésoriers communaux, sont chargés d'achever l'affiliation de tous les agents à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).
L'objectif de ce transfert progressif de la gestion administrative et financière des personnels de santé vers les communes est d'assurer une meilleure prévisibilité des carrières et de renforcer la sécurité des agents. Cette réforme devrait, à terme, être étendue à d'autres secteurs, notamment celui de l'éducation.