Le 27ᵉ anniversaire de la fête du Trône a été commémoré à Ouagadougou, à travers une réception officielle organisée, le jeudi 30 juillet 2026, à la résidence de l'ambassadeur du Maroc au Burkina Faso, Youssef Slaoui. C'était en présence du ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, du ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, de plusieurs chefs de missions diplomatiques accrédités au Burkina, de chefs d'organisations interafricaines et internationales, de personnalités administratives, militaires, coutumières et religieuses, ainsi que de nombreux sympathisants du Maroc et bien sûr de la communauté marocaine résidant au Burkina Faso.
Cette fête à la marocaine, avec au menu pour les convives le célèbre couscous bien assaisonné et les succulents gâteaux, marque le 27ᵉ anniversaire de l'accession de Sa Majesté le Roi Mohammed VI au trône.
Dans son allocution, l'ambassadeur du Royaume du Maroc, Youssef Slaoui, après avoir souhaité la bienvenue à ses invités de différents rangs, qualités et grades, a mis en avant les avancées enregistrées sous le règne du souverain marocain, faisant du Maroc « un moteur économique en pleine mutation », et réaffirmé la volonté de son pays de renforcer la coopération bilatérale avec le Burkina Faso. Fort des acquis du Maroc en termes « de potentiel de transformation économique majeur, de réformes audacieuses, d'investissements stratégiques et de détermination constante à renforcer la compétitivité de son économie », ce pays entend toujours œuvrer en faveur « d'un partenariat de référence et d'une coopération mutuellement bénéfique et solidaire » avec le Burkina Faso.
Selon l'ambassadeur Youssef Slaoui, pour ne prendre que l'année 2025, le partenariat entre le Royaume du Maroc et le Burkina Faso « a tenu toutes ses promesses avec l'organisation à Ouagadougou, le 10 décembre 2026, de la 5ᵉ session de la commission mixte de coopération, co-présidée par les chefs de diplomatie des deux pays. » Cette rencontre biennale a permis de raffermir « des coopérations sectorielles et de conclure des instruments juridiques portés par la vision commune des deux pays frères. »
Parmi les domaines couverts par cette coopération « basée sur l'échange d'expertise et le partage de compétences, il y a notamment la défense/sécurité, la protection civile, la formation professionnelle, l'agriculture, le commerce, la jeunesse, les infrastructures routières, la sécurité routière, la douane, l'urbanisme et l'habitat et la reconnaissance réciproque des permis de conduire nationaux des deux pays. »
À l'actif également de cette coopération, « le déploiement de plusieurs délégations dans les deux sens, à l'instar de la mission économique B2B effectuée par la Confédération marocaine des exportateurs (ASMEX) et de la Foire commerciale marocaine au SIAO ainsi que la participation des professionnels marocains à la 3ᵉ édition de Pharma Expo, pour ne citer que ces exemples. »
Concernant l'axe de Coopération Scientifique et Technique, « pour l'année académique 2026/2027, le quota officiel des bourses d'études marocaines est porté au nombre de 250, réparti entre les formations universitaires et professionnelles orientées vers les matières techniques, d'ingénierie, la spécialisation médicale, les sciences juridiques et économiques, répondant ainsi aux besoins du tissu socio-économique du Burkina Faso, avec un quota spécial dédié aux pupilles de la Nation. »
Dans le sens Burkina Faso en direction du Maroc, la période considérée a été marquée par « la densité des échanges de visites comme la délégation qui a pris part à la 4ᵉ édition de GITEX Africa-Morocco sur la transformation digitale et la visite de travail dans plusieurs villes marocaines pour le compte de l'Agence Faso Mêbo ».
Pour le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, qui a salué à sa juste valeur la solidité du partenariat entre les deux pays, « les opérateurs économiques du Maroc sont invités à investir davantage au Burkina Faso. J'adresse donc un message de confiance aux opérateurs économiques, aux institutions financières, aux universités, aux centres de recherche et aux investisseurs marocains. Le Burkina Faso est prêt à accueillir des partenariats ambitieux, équilibrés et durables », conformément à l'esprit de la Révolution progressiste populaire (RPP).
Pour conclure son intervention, le ministre Karamoko Jean-Marie Traoré a réitéré qu'« entre le Burkina Faso et le Royaume du Maroc, l'amitié est une réalité vécue. Elle se manifeste par la constance du dialogue politique, la confiance entre nos dirigeants, la solidarité entre nos peuples et, surtout, par les résultats concrets que cette coopération apporte à nos populations respectives. »
La cérémonie commémorative de la fête du Trône à Ouagadougou, qui a réuni un beau monde, autour de l'ambassadeur Youssef Slaoui et du ministre burkinabè Karamoko Jean Marie Traoré, s'est clôturée par la coupure du gâteau d'anniversaire, « un geste symbolique pour marquer les excellentes relations d'amitié et de coopération entre les deux pays », suivie d'un cocktail offert par la représentation diplomatique du Maroc.
Sita TARBAGDO (collaborateur)
Le Bénin entend faire du Vodun un levier de développement économique à travers le tourisme religieux. Dans cette dynamique, les Vodun Days, l'un des grands rendez-vous de valorisation de ce patrimoine, pourraient passer de trois jours à une semaine lors des prochaines éditions, afin d'accroître les retombées économiques et touristiques de l'événement.
« Dans le concept des nations aujourd'hui, ce que nous avons à apporter de fondamental et d'exceptionnel, c'est le Vodun. Nous allons donc partir du Vodun pour aller vers le développement », a déclaré le Professeur Mahougnon Kakpo, lors de la 2ᵉ édition du Forum Diaspora Connect, ce jeudi 21 juillet 2026 à Cotonou.
Selon le président du Comité des Rites Vodun, le tourisme religieux est une activité économique, culturelle qui génère beaucoup de ressources. Il cite en exemple l'Arabie Saoudite, l'Italie, la France qui tirent d'importants bénéfices de la fréquentation de sites et événements religieux.
Au Bénin, cette orientation se traduit déjà par plusieurs initiatives, notamment la Route des Couvents Vodun, le projet du Musée international du Vodun à Porto-Novo, le Musée d'art contemporain de Cotonou, ainsi que des événements comme les Vodun Days et le Festival des Masques.
Évoquant les Vodun Days, le président du Comité des Rites Vodun a précisé que l'objectif est d'aller au-delà du format actuel. « Au lieu de rester sur trois jours, on est en train de l'étendre sur une semaine d'abord. Donc la prochaine édition, ce ne sera plus trois jours, ce sera sur une semaine », a-t-il annoncé.
Cette évolution vise à mieux valoriser les infrastructures développées autour de l'événement et à favoriser l'activité des différents acteurs économiques. « Lorsque vous êtes dans trois jours, il y a des infrastructures qui sont construites, qui sont inexploitées. À la longue, il faudra trouver un autre moyen pour que ces infrastructures hôtelières, routières (...) génèrent le commerce du service », a-t-il indiqué.
Pour Mahougnon Kakpo, cette stratégie doit également intégrer le tourisme mémoriel et le tourisme diasporique afin de créer une dynamique permanente. « Le tourisme religieux sera accompagné, s'il ne l'est pas déjà, par le tourisme mémoriel et le tourisme diasporique », a-t-il affirmé. Cette approche permet de renforcer l'attractivité du pays tout en créant des opportunités d'emploi, notamment pour les jeunes.
« Les emplois qui sont générés par le tourisme religieux, le tourisme mémoriel, le tourisme diasporique, sont des emplois où on ne demande pas forcément un diplôme avant de faire », a-t-il souligné.
À travers la valorisation du Vodun, le Bénin ambitionne ainsi de transformer son patrimoine culturel et spirituel en un moteur de croissance économique.
A peine alertée du vol d'une motocyclette, la Police républicaine a lancé une opération de recherche qui a permis l'interpellation rapide d'un suspect à Koudjinako, dans l'arrondissement de Colli. Un complice présumé est toujours recherché.
La Police républicaine a procédé, samedi 1er août 2026, à l'interpellation d'un homme soupçonné d'avoir participé au vol d'une motocyclette de marque Haojue 115 dans la commune de Toffo.
Les faits se sont déroulés vers 5 heures du matin. La victime, un pâtissier résidant à Houègbo, a signalé au commissariat de l'arrondissement le vol de son engin.
Dès la réception de la plainte, les policiers ont déployé un dispositif de recherche et de bouclage, notamment dans le quartier Koudjinako, situé dans l'arrondissement de Colli.
Les équipes, réparties en plusieurs groupes, ont mené des fouilles qui ont conduit à l'interpellation d'un individu dans les environs du lieu des faits, peu après le vol.
Au cours de son audition, le suspect, présenté comme résident de Sékou, a reconnu son implication dans l'affaire. Il a également livré l'identité d'un complice présumé, déjà connu des services de police.
Une enquête est ouverte.
M. M.
Au moins cinq personnes ont été tuées, une autre blessée et deux autres restent portées disparues au cours des six derniers jours dans le nord de la chefferie de Bwito, en territoire de Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu. Cette recrudescence des incidents sécuritaires dans le nord de la chefferie de Bwito inquiète les habitants de Kibirizi et des localités voisines, où des civils ont été tués, blessés ou enlevés.
On 9 December 2022, Europe was shaken by images of cash-filled suitcases and the arrests of European Parliament Vice-President Eva Kaili and former MEP Antonio Panzeri. Quickly dubbed “Qatargate,” the operation exposed a cash-for-influence scheme, in which the governments of Qatar and Morocco allegedly bribed European co-legislators to promote their interests within the European Parliament (EP), including shielding Qatar from criticism over human rights violations in the run-up to the FIFA World Cup. Three years later, Belgian police again raided multiple locations in Brussels over suspicions that Chinese telecommunications giant Huawei had bribed European lawmakers with cash gifts and luxury trips (Freund, 2025).
These cases were not simply individual anomalies or exceptions. They revealed an underlying systemic problem: the vulnerability of European financial and political systems to infiltration by foreign actors seeking to bypass democratic processes in order to advance their interests, a phenomenon increasingly described as strategic corruption. While these vulnerabilities had long existed, they were arguably overlooked until Russia’s full-scale invasion of Ukraine exposed how weak and uneven anti-corruption laws across the EU Member States could be exploited by foreign actors to expand their influence within EU borders. This article thus investigates how the public narrative of Members of the European Parliament (MEP) on corruption have shifted following the war in Ukraine.
European policymakers have long recognized corruption as a European policy problem. Yet, they diverged on the appropriate course of action. While Member States envisioned limited integration in areas with clear cross-border implications, where cooperation was perceived to serve their common interests, supranational institutions like the EP advocated deeper integration, ranging from broad criminal law harmonization to European enforcement mechanisms.
As criminal law has traditionally been regarded as a matter of national sovereignty, the introduction of supranational tools against corruption in Member States has been challenging. Despite having limited impact on the outcome, the EP often pushed the Commission and the Council to introduce ambitious tools to curb Europe’s corruption problem. However, advocated tools have often lost their teeth during negotiations due to persistent dissensus on where should power lie in anti-corruption governance.
MEPs’ discursive strategies in pushing for more assertive EU action have primarily rested on underlining the cross-border implications of corruption, that corruption wastes common budget, undermines liberal democratic values, and threatens the internal security. With the war in Ukraine, the nature of security threats and its relation to corruption have changed in broadly four ways.
First, the referent actors shifted from non-state to state actors. Until 2022, when linking corruption to security, MEPs primarily focused on organized crime groups, such as the mafia, human and drug trafficking networks, and terrorist organizations, and the ways in which they used corruption to finance their operations. After the war, the responsible actors shifted to foreign governments, particularly to Russia, pursuing strategic objectives through the corruption of European politicians. The threat was no longer covert criminal networks but with visible state-linked actors who exert influence within the EU through oftentimes legal ways such as investing in real estate to obtain EU citizenship or by hiring European policymakers to major Russian companies.
Second, such security considerations became a legitimization strategy employed by MEPs to advance robust EU tools against corruption. The analysis of MEP speeches of the last decade shows a visible increase in MEPs’ resort to the war as a way to push through previously failed anti-corruption measures, such as ban on citizenship by investment schemes or the long awaited Anti-corruption Directive. As Renew MEP García Hermida-Van Der Walle put forward: “There will be no more rolling out the red carpet for Putin’s cronies and other corrupt people trying to access the EU to launder their money… We can ban all sorts of golden passport schemes forever within the European Union. And, maybe more importantly – also for the long term – I’m asking the Council, the Member States, to please, please, please allow us to have an anti-corruption directive in the European Union with real teeth.”
Third, security threats have started to be combined with democratic considerations. Previously, organized groups only threatened the physical security of the Union by engaging in criminal activities often sustained by corruption. Now, corrupt actors also threaten democratic decision-making in the EU often by channelling resources to pro-Russia media outlets in the EU. In this way, foreign influence was portrayed as capable of undermining democratic institutions and political decision-making.
Lastly, foreign influence and concerns for strategic corruption have started to be utilized by not only-pro EU political groups but also Eurosceptic MEPs. While the former used these threats to justify stronger supranational tools, the latter used it for opposite means: less EU intervention. They argued that current problems were because of the EU’s interventionist policies that created bureaucratic burdens and regulatory complexity that facilitated corruption.
They also criticized what they perceived as the EU’s “hypocritical” approach to corruption, arguing that it selectively targeted conservative governments while overlooking how EU-funded NGOs or liberal policymakers can also become targets of strategic corruption.
In sum, geopolitical developments not only affect the Union’s security architecture but also its anti-corruption policies. This article thus demonstrated how corruption is politically framed and debated in the European public sphere in an era of growing geopolitical instability. Understanding the evolving relationship between corruption and security in this context enables policymakers not only to develop more nuanced policy instruments that respond to emerging realities, but also to recognize how security-related corruption narratives can be mobilized to advance pro as well as anti-EU positions and to respond to the variety of arguments more effectively.
The post Framing Corruption in the European Parliament: Shifting Narratives after the War in Ukraine appeared first on Ideas on Europe.
Anti-FGM activists protests outside the National Assembly in Banjul, The Gambia, on 18 March 2024, as lawmakers discuss a bill seeking to lift the ban on FGM. Credit: by Muhamadou Bittaye/AFP
By Inés M. Pousadela
MONTEVIDEO, Uruguay, Aug 3 2026 (IPS)
Last August, a one-month-old girl in The Gambia bled to death after being subjected to female genital mutilation (FGM), a practice that had been illegal in the country since 2015. FGM is a human rights violation, whatever the appeals to faith or tradition made in its defence, but now the Gambian Supreme Court is being asked to strike the country’s ban down. This is the second attempt in two years to make FGM legal again.
Civil society stopped it the first time. When a repeal bill reached the National Assembly in 2024, the Network Against Gender-Based Violence brought survivors to testify, lobbied legislators, ran radio programmes and obtained a ruling from Cairo’s Al-Azhar University saying that FGM is not required under Islam. The bill fell in July 2024.
The ongoing fight in The Gambia is a measure of how fragile advances in the recognition of rights are. FGM is in retreat across most of the countries where it is practised, the result of decades of campaigning by survivors and community organisations. But holding that ground is becoming harder, as the money supporting those campaigns dries up and a resurgent anti-rights movement works to recast FGM as a traditional practice under foreign attack.
A practice in retreat
Over 230 million girls and women alive today have undergone FGM, with an additional four million cut every year. But the direction of travel has changed. A 2024 UNICEF report found that half of the decline in prevalence over the past 30 years has come in the last decade, with rates among adolescent girls halved or cut by 30-plus percentage points in countries including Ethiopia, Kenya and Sierra Leone. Attitudes have shifted too. Around 400 million people in practising countries, two-thirds of the population, now say they want FGM to end.
That change has a clear source. The Joint Programme run by UNICEF and the UN Population Fund found that the sharpest reductions come where communities are supported to deliberate and then commit, publicly and collectively, to abandoning the practice. The UN channels funding and provides coordination, but the dialogues, declarations and door-to-door persuasion are the work of community activists, national organisations and survivor networks. Thanks to these civil society efforts, in 2025 alone, over 7.5 million people took part in community dialogues and over 190,000 religious leaders and community influencers publicly denounced FGM.
The tools that work
Where campaigners have targeted the religious justifications that sustain FGM, results have followed. In 2025, Islamic scholars in Djibouti, Eritrea and Somalia issued a joint ruling saying that nothing in the faith requires FGM. Litigation has proved another powerful tool. In July 2025, the Court of Justice of the Economic Community of West African States found Sierra Leone in breach of its international obligations for failing to criminalise FGM, and said that, when intentionally inflicted, the practice meets the threshold of torture. In India, the Supreme Court has begun hearing whether cutting among the Dawoodi Bohra community should lose constitutional protection as an essential religious practice. And this June, Colombia became the first country in Latin America to ban FGM, driven by Emberá Indigenous women campaigning against a practice carried out in their own community.
Prohibition is now the norm rather than the exception, with Djibouti and Guinea writing bans into their constitutions in 2025. But laws alone don’t necessarily change what happens on the ground, and enforcement remains thin. Arrests and prosecutions rose sharply in 2025, yet there were still only 711 FGM court cases all year. In The Gambia, the fine imposed on the country’s first convicted cutters was paid by a prominent imam, an act that helped galvanise the campaign seeking to repeal the ban.
The movement’s defunding
The tactics that drove three decades of progress are now being starved of funding, with budget cuts falling hardest on the survivor-led and grassroots groups that are most effective but always face the toughest struggles for support. Funding for the Joint Programme fell from US$29.6 million in 2024 to US$16.3 million in 2025. The dismantling of USAID removed the largest single source of civil society funding worldwide, and total US foreign aid halved in a year. The UK, once the biggest funder of FGM prevention, is winding down its flagship programme with no replacement, so it can spend more on weapons.
The economics make no sense, because every dollar invested in prevention brings a tenfold return. The Joint Programme estimates that treating the health consequences of FGM currently costs US$1.4 billion a year. Politics, though, is playing a big part. In global north countries, political shifts are driving the withdrawal of aid, and far-right parties invoke FGM to stigmatise migrant communities while also opposing the gender justice policies that would make a difference. In practising countries, prohibition is increasingly recast as a foreign imposition on culture and faith. What unites these arguments is a shared sleight of hand that treats FGM as a question of cultural identity rather than a violation of fundamental human rights.
Elimination by 2030, the target that states set when they agreed the Sustainable Development Goals in 2015, is already out of reach. But the evidence on what works is not in dispute, and it points towards communities and grassroots movements. The question is whether governments that claim to value human rights will keep supporting those delivering progress, or let a generation of girls pay the price of retreat.
Inés M. Pousadela is CIVICUS Head of Research and Analysis, co-director and writer for CIVICUS Lens and co-author of the State of Civil Society Report. She is also a Professor of Comparative Politics at Universidad ORT Uruguay.
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Conformément aux nouvelles dispositions légales en vigueur depuis janvier 2026, les dates des 4 et 5 août sont désormais des journées de commémoration et de recueillement seront des journées de travail continu.
Ainsi, le ministère des serviteurs du peuple informe les travailleurs et employeurs du public et du privé que les horaires de travail des 4 et 5 août 2026 sont réaménagés de 7h30 à 14h sur l'ensemble du territoire national.
Pour mémoire, le 4 août 1983 correspond à l'avènement de la Révolution démocratique et populaire (RDP) et le 5 août 1960 marque l'accession de la Haute-Volta (Burkina Faso) à la souveraineté internationale.
Lefaso.net
Lors de la commémoration de la Journée nationale du GENOCOST ( génocide pour des gains économiques ) dimanche 2 août au Sud-Kivu, des victimes de la récente occupation d’Uvira par la coalition RDF/AFC-M23 ont témoigné des exactions subies et appelé à la vérité sur les crimes commis et à la justice.
Le Bénin a rendu hommage à plusieurs de ses filles et fils qui se distinguent par leur parcours, leur créativité et leur engagement. C'est à travers la première édition de la cérémonie nationale du Mérite et de la Mémoire tenue vendredi 31 juillet 2026 au Dôme du Sofitel de Cotonou, dans une atmosphère marquée par la reconnaissance et la solennité.
Initiée par le président de la République, Romuald Wadagni, Grand Maître des Ordres nationaux du Bénin, la cérémonie a été organisée sous l'égide de la Vice-Présidente de la République, Grande Chancelière des Ordres nationaux du Bénin. Elle a permis de distinguer des personnalités issues de plusieurs secteurs, notamment l'éducation, la culture, les arts, le sport, l'agriculture, l'action sociale et l'inclusion.
Pour le chef de l'État, cette célébration vise à mettre en lumière celles et ceux qui contribuent à écrire l'histoire du pays. « Nous allons faire en sorte que les grandes figures qui ont marqué notre histoire contemporaine, que les jeunes qui, par l'excellence de leur travail, dessinent le visage du Bénin de demain, que tout ce monde soit célébré », a déclaré Romuald Wadagni.
Selon lui, cette reconnaissance dépasse le simple hommage. « Une telle célébration, ce n'est pas seulement rendre hommage à ce qui nous rend fiers, mais c'est également faire en sorte que dans la cité, de nouvelles vocations naissent. C'est faire en sorte que la communauté ait envie de se sublimer », a-t-il ajouté.
Parmi les récipiendaires figurent les meilleurs élèves aux examens nationaux du CEP, du BEPC et du Baccalauréat, distingués pour leur excellence scolaire. Plusieurs ambassadeurs de la culture béninoise ont également été honorés, à l'image de Romuald Hazoumè, Julien Sinzogan, Georges Adéagbo et Edwige Akplogan, pour leur contribution au rayonnement artistique du Bénin.
La musique béninoise a aussi été célébrée à travers la distinction de grandes voix ayant marqué l'histoire culturelle du pays, dont Angélique Kidjo, Danialou Sagbohan, Nel Oliver, Séna Joy ou encore Alèkpéhanhou.
La cérémonie a également mis en avant l'engagement social, avec la reconnaissance accordée à la Fondation Claudine Talon, ainsi que les parcours d'anciens sportifs, de journalistes sportifs, d'acteurs du monde agricole et de personnes vivant avec un handicap.
À travers cette initiative, les autorités entendent inscrire durablement la valorisation du mérite dans la mémoire collective nationale et encourager l'excellence dans tous les domaines.
Voici la liste des distinctions par catégories
Voici la liste des distingués
Racines et Couleurs
Romuald Hazoumè
Julien Sinzogan
Georges Adéagbo
Edwige Akplogan
Les Voix éternelles du Bénin
Danialou Sagbohan
Nel Oliver
Séna Joy
Angélique Kidjo
Bluky D'Almeida
Isbath Madou
Kiri Kanta
Michel Aloucou alias Alèkpéhanhou
Vincent Ahehehinnou
Wally Badarou
Yves Gontran Valette
Engagement social
Fondation Claudine Talon
Les Champions de la Nation
Bonaventure Codjia
Georges Boco
Julien Affaton
François-Xavier Adjovi
Saadou Do Rego
Issiaka Soulé
Pierre Ogoudjobi
Achille Takpa
François Moufalilou Liady
Les Mains qui nourrissent
Simon Takpa
Olivier Zaga
Houenoumadji Ado
Boubacar Mama
Roland Vignonfodo
Dignité et Honneurs
Prisca Tchansi
Chantal Gbenakpo
Prudencia Atindokpo
Franck Adomalinkpo
Bastou Odjo
Ahmed Taofik
Dans la Russie de Vladimir Poutine, un média qui utilise le mot « mariage » peut désormais avoir besoin d’un astérisque. Le 16 juillet 2026, la tenniswoman Daria Kasatkina et la patineuse Natalia Zabiiako publient les images de leur union célébrée en Grèce, loin des ors de Moscou ou de Saint-Pétersbourg. Toutes deux Russes, elles disent avoir fêté « l’amour, la liberté et l’acceptation ». Pourtant, sur le ru.net (l’internet russe), le récit prend une autre tournure. Les mots « mariage », « couple », « relations » et « coming out » sont accompagnés d’un renvoi rappelant que le prétendu « mouvement LGBT international » est considéré comme terroriste en Russie, au même titre que Daesh ou Al-Qaïda. L’astérisque devient une frontière. D’un côté, deux femmes se marient. De l’autre, le droit russe rend leur union impossible et… dangereuse.
Dès lors, ce mariage prend une dimension géopolitique car il met en relation plusieurs territoires, plusieurs drapeaux et plusieurs représentations contradictoires. Kasatkina, longtemps première joueuse russe de tennis, représente l’Australie depuis mars 2025 et en a obtenu la citoyenneté en janvier 2026. Zabiiako, née à Tallinn, a d’abord patiné pour l’Estonie avant de remporter l’argent olympique par équipes avec la Russie en 2018 à la suite de sa naturalisation.
Dans ce contexte, leur union est révélatrice de ce qui se produit lorsqu’un État anti-LGBT cherche à contrôler le corps de ses championnes. Comment le mariage de Daria Kasatkina et Natalia Zabiiako révèle-t-il la transformation, par la Russie de Vladimir Poutine, de l’intime, du genre et de la sexualité en frontière géopolitique ?
Des corps glorifiés aux corps interditsDepuis son arrivée au pouvoir, Vladimir Poutine utilise les corps et le sport pour raconter le redressement de la Russie. Le concept de « sportokratura » permet de qualifier ce système dans lequel dirigeants, oligarques et athlètes sont mobilisés au service de l’État. La médaille devient une preuve de puissance. Le corps de l’athlète porte un drapeau, consolide un récit et participe au prestige du pouvoir. Bien sûr, ce dispositif possède une dimension profondément genrée. Son corps idéal est performant, sain, patriote et disponible pour la nation. Il prolonge l’image que Vladimir Poutine construit de lui-même par le judo, le hockey ou ses mises en scène torse nu. Cette virilité présidentielle sépare les corps conformes, dignes d’être montrés, des corps jugés déviants. Il crée également une place spécifique et genrée pour la femme dans la société russe. Naturellement, le discours contre ce qu’il appelle « la propagande LGBT » complète ainsi la sportokratura.
Le tournant se produit en 2013-2014. En juin 2013, la Douma adopte presque à l’unanimité une loi interdisant auprès des mineurs la « promotion de relations sexuelles non traditionnelles ». Quelques mois plus tard, la Russie accueille les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de Sotchi. Le Kremlin montre une nation moderne et victorieuse tandis que les personnes LGBT+ sont sommées de se taire. Puis, en mars 2014, Vladimir Poutine réactive le programme soviétique GTO, « Prêt au travail et à la défense », destiné à produire une population robuste et disponible pour la patrie. Le pouvoir façonne les corps qu’il souhaite voir et efface ceux qui troublent son récit.
Daria Kasatkina et Natalia Zabiiako appartiennent d’abord à la première catégorie. Demi-finaliste à Roland-Garros en 2022 et ancienne huitième mondiale, Kazatkina offre au tennis russe une figure de réussite. Zabiiako obtient une médaille d’argent olympique par équipes en 2018 pour l’équipe russe alors sous bannière neutre en raison du scandale de dopage d’État. Dans le contexte de la défiance russe vis-à-vis de l’Occident, elles participent au narratif poutinien selon lequel la Russie serait une forteresse assiégée par l’UE et l’OTAN, gardienne des « valeurs traditionnelles ». Puis leur corps échappe au scénario. En juillet 2022, les deux femmes révèlent leur homosexualité, officialise leur relation, et condamne la guerre en Ukraine. Une triple annonce inédite à l’heure de l’invasion russe. Les deux championnes chargées d’incarner la Russie deviennent, par leur seule existence publique, une contestation de la norme imposée par le Kremlin : il leur est depuis impossible de revenir dans leur pays natal.
La guerre culturelle russe contre l’OccidentLa répression ne commence pas avec l’invasion de l’Ukraine mais elle change d’échelle avec elle. En 2020, la Constitution russe avait déjà défini le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme. À partir de décembre 2022, la loi de 2013 est étendue à l’ensemble de la population. Toute représentation positive ou simplement neutre des identités LGBT+ peut désormais être sanctionnée, qu’elle s’adresse à des enfants ou à des adultes dans l’espace public, les médias ou des ouvrages de littérature. Enfin, en novembre 2023, la Cour suprême franchit une nouvelle étape en qualifiant d’extrémiste un soi-disant « mouvement LGBT international » qui ne possède pourtant ni direction, ni structure, ni existence juridique identifiable.
Ce durcissement s’inscrit dans la guerre culturelle menée parallèlement à la guerre militaire. Le Kremlin présente l’invasion de l’Ukraine comme la défense d’une civilisation russe assiégée par un Occident décadent. Dans cette représentation, l’Ukraine constitue à la fois un front territorial et un front moral. Son rapprochement avec l’Union européenne menacerait la sécurité de la Russie, mais également son identité, sa famille et sa démographie. Les personnes LGBT+ ainsi que les féministes deviennent les figures commodes de cette altérité. Elles permettraient de rendre visible un ennemi occidental décrit comme faible, dévirilisé et corrupteur. La politique anti-LGBT et antiféministes de l’État russe possède dès lors une fonction géopolitique. Elle distingue un « nous » russe, viril, orthodoxe et souverain, d’un « eux » occidental accusé d’avoir sacrifié ses traditions. Ce langage circule auprès de gouvernements illibéraux, de mouvements religieux conservateurs et de réseaux masculinistes. La Russie ambitionne ainsi de produire ses propres normes et de fédérer une internationale réactionnaire.
Kasatkina et Zabiiako rendent cette construction visible parce qu’elles en paient directement le prix. Les deux femmes ne sont plus retournées en Russie après leur coming out et leurs déclarations contre la guerre. Lorsque Kasatkina choisit l’Australie en 2025, elle explique ainsi que vivre ouvertement son homosexualité ne lui laissait guère d’autre possibilité. Sortir du placard conduit finalement à sortir du drapeau. Le changement de nationalité sportive se transforme en exil, en migration politique et en recherche de protection.
Se marier sous d’autres loisBien sûr, le choix de se marier en Grèce ajoute une dimension supplémentaire. Depuis février 2024, la Grèce est le premier pays de tradition chrétienne orthodoxe à avoir légalisé le mariage homosexuel, malgré l’opposition de son Église. Une décision qui brise le monopole moral revendiqué par Moscou. L’orthodoxie ne conduit pas mécaniquement au modèle politique russe. Un autre chemin existe, fondé sur la reconnaissance juridique des couples homosexuels et sur l’appartenance à l’espace normatif européen. De son côté, l’Australie joue un rôle différent. En accordant sa citoyenneté à Kasatkina et en l’accueillant sous son drapeau, elle transforme la protection des libertés en ressource d’attractivité. La Russie perd une ancienne numéro un nationale tandis que l’Australie gagne une joueuse et une figure incarnant les valeurs qu’elle entend projeter. Ici, le soft power se mesure à la capacité d’un État à offrir un avenir aux corps repoussés par d’autres États.
Et la cérémonie du mariage n’échappe pas à la guerre. Les joueuses de tennis russes Mirra Andreeva et Anastasia Pavlyuchenkova y côtoient leurs homologues ukrainiennes Nadiia Kichenok et Yuliia Starodubtseva. Leur présence suscite des critiques en Russie mais aussi… en Ukraine, notamment de la part de la joueuse Oleksandra Oliynykova. « Pendant qu’à une fête avec des Russes résonne “Lioubi menia, lioubi” (“Aime-moi, aime-moi”), moi, je vis la guerre. Et je ne me tairai pas. », a-t-elle déclaré sur Instagram. Dès lors, l’évènement devient une petite scène de la fracture sportive provoquée par la guerre, avec ses solidarités personnelles et ses lignes rouges. Deux anciennes représentantes du sport russe ont dû se placer sous la protection d’autres lois pour rendre leur couple pleinement visible. L’une a remporté une médaille olympique sous bannière neutre en raison du système de dopage russe. L’autre a joué sans drapeau après l’invasion de l’Ukraine avant d’en choisir un nouveau. Leurs parcours dessinent en creux les crises successives de la puissance russe et les prises de position de certains pays occidentaux à cet égard.
Ce mariage s’inscrit enfin dans une fracture idéologique plus large. Sans confondre leurs régimes politiques, Vladimir Poutine et Donald Trump participent à une même séquence conservatrice transnationale, dans laquelle la virilité, la famille traditionnelle et la dénonciation de « l’idéologie du genre » deviennent des marqueurs de souveraineté. Le masculinisme fonctionne alors comme un langage géopolitique : il définit l’ordre intérieur, désigne des adversaires et rapproche des gouvernements aux intérêts pourtant différents. D’autres États font au contraire de l’égalité des droits et de la reconnaissance des minorités sexuelles des éléments de leur attractivité. La ligne de fracture ne sépare donc plus simplement l’Est de l’Ouest, ni même les démocraties des régimes autoritaires. Elle oppose deux conceptions de la nation, du corps et de la liberté.
Finalement, ce mariage participe d’une nouvelle géographie transnationale. La Grèce fournit le cadre juridique de leur union, l’Australie une nouvelle citoyenneté à Kasatkina, tandis que le circuit international assure leur visibilité publique. Leur trajectoire montre comment un choix de politique intérieure peut produire des effets géopolitiques : circulation des talents, changement d’allégeance nationale, redistribution du capital symbolique sportif et, enfin, conflits de représentations. En plaçant les « valeurs traditionnelles » au centre de son projet politique, le Kremlin redéfinit aussi les conditions d’appartenance à la nation en forçant à l’exil un certain nombre de ses concitoyens et concitoyennes. L’histoire sportive des deux championnes demeure liée à la Russie mais leur avenir s’inscrit désormais sous d’autres drapeaux.
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Les grandes familles ZOUNGRANA, KABORÉ, DAMIBA, SAKANDÉ, TIENDREBEOGO, DOUAMBA, OUEDRAOGO, les familles alliées et amies ;
Son époux ZOUNGRANA Yamba Ahmad ;
Ses enfants :
TIENDRÉBÉOGO/ZOUNGRANA Aïcha Inès ;
DOUAMBA/ZOUNGRANA Madina Mazel ;
OUÉDRAOGO/ZOUNGRANA Yasmina Sergine ;
Ses frères et sœurs et leurs familles ;
Ses neveux et nièces ;
Ses petits-enfants ;
Profondément touchés par les nombreuses marques de compassion, de solidarité, de soutien et d'affection qui leur ont été témoignées lors du décès survenu le 30 juin 2026 et du Doua le 07 juillet 2026. Ils expriment leur profonde et sincère gratitude à toutes les personnes qui les ont accompagnés et soutenus durant cette douloureuse épreuve.
Ils adressent leurs remerciements les plus sincères aux autorités administratives, religieuses et coutumières, aux parents, amis, voisins, collègues, commerçants du marché de Dassasgho, connaissances, ainsi qu'à toutes celles et à tous ceux qui, par leurs prières, leur présence, leurs messages ou leur soutien moral, matériel, financier et spirituel, leur ont apporté un précieux réconfort.
Puisse Allah le Tout-Puissant récompenser chacun pour ses bienfaits et accorder à notre chère regrettée sa miséricorde.
La famille prie toutes les personnes dont les noms n'ont pu être cités individuellement de trouver ici l'expression de sa profonde reconnaissance et de ses sincères remerciements.
« Nous appartenons à Allah, et c'est à Lui que nous retournerons. »
Washington étudie la possibilité de frappes ciblées contre le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM). Une telle opération signerait le retour militaire des États-Unis au Mali, dans un Sahel où le dispositif russe n'a pas tenu ses promesses sécuritaires. Mais les expériences française, russe et, plus récemment, nigériane rappellent les limites d'une réponse fondée principalement sur la puissance de feu.
Une option militaire encore incertaine
Selon le Washington Post, l'administration Trump examine plusieurs scénarios visant le JNIM, coalition djihadiste affiliée à Al-Qaida. Aucune décision n'a toutefois été annoncée. Le Pentagone s'est refusé à tout commentaire, tandis que des désaccords subsisteraient au sein de l'exécutif américain sur l'opportunité d'une intervention.Une opération nécessiterait, en principe, l'accord de Bamako, des renseignements suffisamment précis et une coordination avec les forces maliennes et leurs alliés russes d'Africa Corps. L'équation est d'autant plus complexe que les États-Unis ont quitté, en 2024, leur base de drones d'Agadez, au Niger, qui constituait l'un des principaux points d'appui de leur dispositif de surveillance dans la région.
Le bilan accablant du partenariat russe
Le JNIM ne se cantonne plus à ses bastions du nord et du centre du Mali. Il étend désormais son emprise vers l'ouest et le sud, où se concentrent une grande partie de la population, des activités économiques et des voies d'approvisionnement du pays. Selon l'Africa Center for Strategic Studies, près de 20 % des activités violentes attribuées au groupe au Mali ont été enregistrées dans ces régions entre juillet 2024 et juin 2025, contre 8 % au cours des douze mois précédents. En ciblant les routes commerciales, les convois de carburant et les sites industriels, le JNIM cherche moins à conquérir immédiatement Bamako qu'à l'isoler et à l'asphyxier économiquement. Depuis septembre 2025, ses attaques contre les corridors reliant le Mali au Sénégal et à la Côte d'Ivoire ont provoqué des pénuries et des flambées de prix. Dans ce contexte, Washington estime que Moscou s'est révélé être « un partenaire de sécurité inefficace ». Les données de l'ACLED, reprises par Reuters, assombrissent encore le bilan : en 2025, les forces maliennes et leurs alliés de Wagner et d'Africa Corps auraient tué 918 civils, contre 232 attribués au JNIM et à la branche sahélienne de l'organisation État islamique. Ces violences contre les populations, notamment peules, risquent en outre d'alimenter les recrutements djihadistes.
Une frappe ne fait pas une stratégie
Des frappes américaines pourraient détruire des camps, neutraliser des cadres du JNIM et perturber temporairement ses chaînes de commandement. Le précédent nigérian illustre cependant à la fois l'utilité tactique et les limites stratégiques de ce type d'intervention. Le 25 décembre 2025, à la demande d'Abuja, les États-Unis ont frappé deux camps liés à l'organisation État islamique dans l'État de Sokoto. Selon les autorités nigérianes, seize munitions guidées ont été employées ; l'Africom a fait état de la mort de plusieurs combattants. En mai 2026, une série d'opérations aériennes et terrestres conjointes aurait ensuite tué 175 membres du groupe dans le nord-est du Nigeria, dont plusieurs responsables, selon un bilan de l'armée nigériane rapporté par Reuters. Ces opérations ont désorganisé des réseaux et approfondi la coopération en matière de renseignement entre Washington et Abuja. Elles n'ont pourtant pas mis fin à l'insurrection. Boko Haram et l'État islamique en Afrique de l'Ouest conservent d'importantes capacités opérationnelles, tandis que persistent les facteurs qui nourrissent la violence : pauvreté, faiblesse des services publics, conflits locaux et abandon de territoires périphériques. Les États-Unis pourraient obtenir au Mali des résultats tactiques comparables contre le JNIM. Mais après Serval, Barkhane, Wagner et Africa Corps, une leçon s'impose : éliminer des combattants ne suffit pas à rétablir durablement la sécurité. Une frappe peut infléchir momentanément le rapport de force ; elle ne remplace ni l'État, ni la justice, ni une solution politique.
La 2ᵉ édition du Tournoi national de pétanque a été lancée, ce samedi 1er août 2026, sur l'Esplanade de l'Amazone à Cotonou, à l'occasion de la 66e anniversaire d'indépendance du Bénin. La manifestation s'est déroulée en présence du Président de la République, Romuald Wadagni.
L'Esplanade de l'Amazone à Cotonou a accueilli la 2e édition national de pétanque. Elle a été organisée par le Ministère des Sports et de l'Engagement civique (MSEC), avec l'appui technique de la Fédération Béninoise de Pétanque. La compétition a réuni des sélections provenant des 12 départements du Bénin.
« La pétanque incarne des valeurs qui font écho à l'identité de notre nation. Sport accessible et populaire, elle rassemble les générations, les familles, les amis et les communautés autour de ce qui compte le plus : le respect, la solidarité, le partage et le plaisir d'être ensemble », a déclaré le Ministre des Sports et de l'Engagement civique Benoît Dato.
Pour lui, cette initiative traduit la volonté du Gouvernement de promouvoir le sport pour tous. « Ce qui nous rassemble sera toujours plus fort que ce qui nous différencie. Le sport, par son pouvoir de réunir, demeure l'un des plus beaux symboles de cette ambition », a-t-il déclaré.
À travers cette deuxième édition, les autorités entendent faire de la pétanque un vecteur de cohésion nationale et renforcer la pratique du sport sur l'ensemble du territoire.