Ce 20 mai, à Beijing, Xi Jinping et Vladimir Poutine se sont rencontrés au Grand Palais du Peuple. Une rencontre de plus, dira-t-on, la 25e visite de Poutine en Chine. Mais une décision, ce jour-là, mérite qu'on s'y attarde : les deux chefs d'État ont convenu de reconduire le Traité de bon voisinage, d'amitié et de coopération sino-russe. Signé il y a 25 ans. Toujours en vigueur. Et désormais prolongé.
Les deux présidents ont signé mercredi à Beijing une déclaration conjointe visant à renforcer la coordination stratégique globale et à approfondir les relations de bon voisinage et de coopération amicale entre les deux pays.
Pourquoi ce traité de bon voisinage compte ? Soyons honnêtes : en Europe, on parle surtout de la dimension stratégique du couple Chine-Russie. Ces lectures ne sont pas absurdes. Mais elles passent à côté du fait suivant : la relation sino-russe ne repose pas, et n'a jamais reposé, sur une alliance militaire. Elle repose sur un traité de bon voisinage. Ce n'est pas la même architecture. Une alliance fige des engagements de défense mutuelle. Un traité de voisinage organise la coexistence durable de deux puissances qui partagent 4 200 kilomètres de frontière. C'est moins spectaculaire. C'est aussi beaucoup plus stable.
Et c'est ce que Xi Jinping a souligné aujourd'hui. Pour lui, dans un monde où l'ordre international se fragilise, ce traité n'est pas un vestige des années 2000 : il est une réponse. Une réponse à la tentation du retour aux rapports de force bruts entre grandes puissances.
Trois éléments à retenir de cette journée. Premièrement, la profondeur de la relation. Trente ans de partenariat stratégique, 25 ans de traité, 25 visites de Poutine en Chine. Cette relation s'inscrit dans la durée, bien au-delà des crises récentes. Les analyses qui la lisent uniquement à travers le prisme de l'actualité immédiate manquent la perspective.
Deuxièmement, le vocabulaire utilisé par Xi. Il a parlé de coordination stratégique « dos à dos » — « back to back ». L'image est précise : deux puissances qui coopèrent, mais qui regardent dans des directions différentes. Ce n'est pas la formation d'un bloc. C'est l'inverse : préserver son autonomie tout en sachant qu'on n'est pas seul.
Troisièmement, le cadre global. Xi a insisté sur un point souvent négligé : la Chine et la Russie sont toutes deux membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU. Ce n'est pas un détail. Cela signifie que leur coordination s'inscrit dans le cadre multilatéral existant — et pas en dehors.
Et puis, il y a une dimension dont on parle rarement, et qui mérite pourtant qu'on s'y arrête. 2024–2025 est l'« Année de la culture Chine-Russie ». 2026–2027 sera l' « Année de l'éducation sino-russe ». Ce ne sont pas des slogans. Ce sont des dispositifs concrets : programmes d'échange universitaires, coopération entre laboratoires, apprentissage croisé du chinois et du russe, festivals, expositions, tournées d'orchestres.
Aujourd'hui, plus de 25 000 étudiants russes étudient en Chine, et plus de 50 000 étudiants chinois sont en Russie. Ces chiffres ne font pas les gros titres. Mais ils racontent quelque chose qu'un partenariat de circonstance ne pourrait pas produire : on n'envoie pas ses étudiants chez quelqu'un en qui on n'investit pas pour le long terme. Une relation humaine de cette ampleur, elle, se construit sur des décennies.
Pour un public francophone, une dernière chose. Cette idée d'une coopération de long terme entre grandes puissances, sans alignement, sans bloc, dans le respect du multilatéralisme et nourrie par les échanges humains — elle a un écho en France. La diplomatie d'autonomie stratégique, héritée du gaullisme, repose sur des principes voisins. Le vocabulaire diffère. L'instinct, lui, est familier.
Beijing et Moscou ne forment pas un bloc. Ils prolongent un voisinage. La nuance change tout.
CGTN
L'équipe Wend Panga A a remporté, le dimanche 24 mai 2026, la finale du tournoi de baseball5 en s'imposant face à Pabré B sur le score de 16 à 11. Cette compétition s'inscrivait dans le cadre du Programme de renforcement des capacités des jeunes (PRCJ).
Organisé du 23 au 24 mai 2026 à Ouagadougou, le tournoi est une initiative du Groupement d'intérêt public-Programme national de volontariat au Burkina Faso (GIP-PNVB), en partenariat avec l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA).
Le baseball5 est une version simplifiée du baseball qui se joue avec cinq joueurs par équipe. Cette discipline se pratique sur un terrain carré de petite dimension, sans batte ni gant. Le point est marqué lorsqu'un joueur frappe la balle, effectue le tour des bases puis revient au point de départ sans être éliminé.
Au total, huit équipes ont pris part à la compétition. À l'issue des différentes rencontres, l'équipe Wend Panga A s'est illustrée en décrochant le trophée. En finale, elle a dominé Pabré B sur le score de 16 à 11.
L'équipe de Pabré A a terminé à la troisième place, tandis que Wend Panga B s'est classée quatrième, au pied du podium.
Les vainqueurs ont reçu des jeux de maillots ainsi que des médailles en récompense de leurs performances.
Pour rappel, cette compétition fait suite au Programme de renforcement des capacités des jeunes (PRCJ), lancé en octobre 2025 et achevé en janvier 2026. Le tournoi de baseball5 figurait parmi les activités inscrites au programme.
Les joueurs de baseball5, composés d'élèves, ont bénéficié d'une formation de trois mois sur la pratique et les règles de la discipline avant la tenue de la compétition les 23 et 24 mai 2026.
À l'issue de la finale, le représentant résident de la JICA au Burkina Faso, Kobayashi Takemichi, s'est réjoui du niveau de jeu affiché par les différentes équipes tout au long du tournoi.
« Le sport a beaucoup de bienfaits pour la santé. Il permet d'avoir un esprit sain dans un corps sain. J'espère que le sport enrichira l'esprit des Burkinabè. Nous travaillons aussi pour ça avec nos amis du GIP-PNVB », a-t-il indiqué.
Le représentant résident de la JICA au Burkina Faso, Kobayashi Takemichi, s'est réjoui du niveau de jeu présenté par les équipesIl a rappelé que le choix du baseball5 pour les activités du PRCJ s'explique par le fait qu'il s'agit d'un sport très populaire au Japon.
« Dans le processus, il faut dire qu'il y avait quatre activités. Une des activités qui vient de connaître son épilogue à travers cette compétition, c'est le volet sport. Comme vous le savez, il y a derrière le sport le facteur cohésion sociale, rassemblement et surtout, le sport a un effet immédiat. Vous avez vu les élèves qui transpiraient », a déclaré, pour sa part, le directeur général du GIP-PNVB, Djourmité Nestor Noufé.
Le directeur général du GIP-PNVB, Djourmité Nestor Noufé, a exprimé sa satisfaction après avoir suivi le tournoiIl a également exprimé sa satisfaction après les différentes oppositions observées au cours du tournoi et a émis le souhait de poursuivre, dans les années à venir, le partenariat avec la JICA pour un accompagnement technique et financier du projet.
L'entraîneur de l'équipe Wend Panga A, Abdoul Aziz Bonkoungou, s'est lui aussi réjoui de la victoire de son équipe dans cette compétition qui a réuni huit formations.
« C'est un sentiment de joie, parce qu'il y a eu un travail qui a été bien bâti. Je suis fier de mon travail », a-t-il précisé.
Pour rappel, l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et le Groupement d'intérêt public-Programme national de volontariat au Burkina Faso (GIP-PNVB) collaborent depuis plusieurs années sur des initiatives liées notamment au volontariat national et à l'insertion professionnelle des jeunes.
Jean Élysée Nikiéma (stagiaire)
Lefaso.net
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