Des mouvements d'éléphants sont observés ces derniers temps dans plusieurs localités du pays, notamment à Boromo et Hèrèdougou sur la route nationale N°1, RN1 (route Ouagadougou -Bobo) ainsi qu'aux environs du pont Nazinon sur la RN5 (route Ouagadougou-Pô), informe le ministre de la sécurité.
Les populations des zones concernées et les usagers desdites routes sont donc invitées à faire preuve de prudence et à observer strictement les mesures de sécurité. Il s'agit d'éviter tout contact avec les éléphants et maintenir une distance de sécurité ; respecter les limitations de vitesse sur les routes traversant les aires protégées et les corridors à éléphants ; éviter de fréquenter les zones abritant les éléphants pendant la nuit.
Aussi, les populations sont appelées à protéger les exploitations agro-sylvo-pastorales par des mesures appropriées de refoulement des éléphants ; s'interdire formellement de blesser ou d'abattre les éléphants, espèces intégralement protégées et à informer sans attendre les services forestiers de toute présence d'éléphants dans les zones d'habitations ou sur les routes à travers le numéro vert 1010.
En outre, le ministre de la sécurité encourage, par cette note signée du 8 juin 2016, l'ensemble des populations à faire preuve de vigilance et de civisme, et à renforcer la collaboration avec les services forestiers pour une gestion efficace de ce phénomène écologique.
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L'Afrique du Sud connaît, voilà plusieurs années maintenant, des vagues de violences xénophobes contre des migrants. Des mouvements nationalistes, relayés par les réseaux sociaux, pointent les étrangers comme responsables de la criminalité et de la dégradation des services publics, dans un contexte de pauvreté, de chômage, etc. Depuis fin mars 2026, le pays est retombé dans ce cycle infernal avec des violences exercées sur des personnes, des commerces et bien saccagés et brûlés… Face à la situation, des Etats africains organisent le rapatriement de leurs compatriotes, tandis que les dirigeants politiques sud-africains cherchent la parade à cette spirale de violences, au moment où plusieurs groupes hostiles à l'immigration ont fixé au 30 juin 2026, un ultimatum aux étrangers en situation irrégulière pour quitter le pays.
L'hospitalité de la nation arc-en-ciel est loin d'être au mieux de sa forme. Les vagues de violences xénophobes de 2008 (62 étrangers tués et des milliers déplacés du fait des attaques à travers le pays, selon C News), de 2015, de 2021 et de 2026 en cours, contrastent avec l'idéal qui veut que tout Africain soit chez lui, partout en Afrique.
Depuis fin mars, l'actualité dans ce seul pays africain à avoir, jusque-là, abrité une édition de Coupe du monde (en 2010), est encore plombée par la vague de violences xénophobes. De nombreux dégâts humains et matériels enregistrés, obligeant des pays africains à organiser des rapatriements de leurs compatriotes pendant que de nombreux autres Africains pleurent le sort de leurs proches dans cette nation arc-en-ciel.
En effet, les migrants en situation irrégulière sont, selon africanews, accusés de contribuer à l'aggravation du chômage déjà parmi les plus élevés au monde (le pays afficherait un taux de chômage supérieur à 32 %), et d'exercer une pression supplémentaire sur les services publics de santé et d'éducation. « Bien qu'il n'existe pas de statistiques officielles sur le nombre de migrants en situation irrégulière, les estimations varient entre 2 et 5 millions de personnes pour une population totale d'environ 62 millions d'habitants. Première puissance économique d'Afrique australe, l'Afrique du Sud demeure une destination privilégiée pour les migrants originaires de pays voisins comme le Zimbabwe, le Mozambique et le Lesotho, mais également du Nigeria, du Ghana, du Malawi et de l'Éthiopie.
Plusieurs gouvernements africains, dont ceux du Ghana, du Nigeria, du Kenya et du Mozambique, ont récemment affirmé que leurs ressortissants avaient été victimes de menaces ou d'agressions en raison de leur statut d'étrangers. Le Ghana a ainsi rapatrié près de 300 de ses citoyens le mois dernier, tandis que le Mozambique a rapporté la mort de cinq de ses ressortissants lors d'attaques présumées à caractère xénophobe dans la ville côtière de Mossel Bay », présente africanews, ajoutant que depuis sa formation en 2024, le gouvernement de coalition sud-africaine a placé la question migratoire parmi ses priorités, avec à l'actif, l'expulsion de plus de 100 000 personnes en situation irrégulière au cours des deux dernières années.
Lire aussi : Violences en Afrique du Sud : Le réseau « AFRIKKI » exige des mesures immédiates pour stopper la vague de xénophobie
Plusieurs groupes hostiles à l'immigration ont donc fixé au 30 juin 2026, un ultimatum aux étrangers en situation irrégulière pour quitter le pays et réclament l'ouverture de discussions avec le gouvernement.
Dans une allocution prononcée le dimanche 7 juin 2026, le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a promis de prendre des mesures pour répondre aux préoccupations croissantes liées à l'immigration clandestine. Il estime que de nombreux Sud-Africains soulèvent des questions certes difficiles, mais légitimes et réelles qui, de ce fait, méritent d'être entendues et prises en compte.
Le président a cependant mis en garde contre toute tentative de certains groupes de se substituer aux forces de l'ordre, en avertissant que les autorités ne toléreraient aucune initiative de justice populaire.
Cette sortie du président de la République trouvera-t-elle écho favorable auprès de ces groupes de violences ? En tous les cas, tout doit être mis en œuvre pour éviter ces fureurs qui s'exercent sur les personnes et leurs biens.
Lire aussi : Violences Xénophobes en Afrique du Sud : La face hideuse de la Nation arc-en-ciel
O.L.
Lefaso.net
Wendyam Nafissatou Ouédraogo a ouvert, ce lundi 8 juin 2026 à Bobo-Dioulasso, le bal des soutenances des élèves stagiaires du cycle B de la promotion 2024-2026 de l'Institut régional d'administration (IRA) du Guiriko. Première candidate à se présenter devant le jury, elle a brillamment défendu son rapport de stage consacré au développement des compétences en coopération culturelle à la Semaine nationale de la culture (SNC). Une prestation saluée par les membres du jury et récompensée par la note de 18,50/20, avec la mention « Excellent ». Une première qui marque également un tournant historique dans la formation des cadres moyens de l'administration publique burkinabè.
L'Institut régional d'administration (IRA) du Guiriko a officiellement lancé, ce lundi 8 juin 2026 à Bobo-Dioulasso, la première vague des soutenances de rapports de stage des élèves stagiaires du cycle B de la promotion 2024-2026. Durant trois jours, du 8 au 10 juin, 117 apprenants issus de 18 filières défendront leurs travaux de fin de formation devant des jurys composés de praticiens et de cadres de l'administration publique.
Pour inaugurer cette session, c'est l'élève assistante des affaires culturelles Wendyam Nafissatou Ouédraogo qui a été appelée à ouvrir les soutenances. Un exercice qu'elle a réussi avec brio en obtenant la note de 18,50/20 devant un jury présidé par le conseiller technique du gouverneur de la région du Guiriko chargé des affaires culturelles, Siaka Coulibaly.
Un travail axé sur la coopération culturelle à la SNC
Dans son rapport intitulé : « Développement des compétences en coopération culturelle à la Semaine nationale de la culture », l'impétrante s'est intéressée aux mécanismes de coopération mis en œuvre au sein de la direction générale de la SNC. À travers son immersion professionnelle, elle a analysé les dispositifs existants et mis en lumière plusieurs difficultés, notamment les insuffisances observées dans l'efficacité du système de coopération culturelle.
« Durant notre immersion, nous avons constaté une insuffisance dans l'efficacité du dispositif de coopération culturelle. Cela nous a conduits à formuler des recommandations portant notamment sur l'amélioration des conditions de travail et le renforcement des capacités des agents », a-t-elle expliqué à l'issue de sa soutenance. La jeune stagiaire n'a pas caché les difficultés rencontrées lors de la rédaction de son document, notamment en raison des contraintes liées à l'événementiel culturel.
Les participants à la cérémonie inaugurale des soutenances à l'IRA Guiriko« Au début, ce n'était pas simple. Avec les activités de la SNC, je me demandais parfois si j'allais réussir à terminer mon document à temps. Heureusement, grâce à l'accompagnement de mes collaborateurs et de mes encadreurs, j'ai pu relever ce défi », a-t-elle confié avec satisfaction. Encadrée par Ousmane Bangré et Sitélé Romaric Sanou, tous deux conseillers des affaires culturelles, Wendyam Nafissatou Ouédraogo devient ainsi la première élève du cycle B à soutenir son rapport à l'IRA du Guiriko.
Wendyam Nafissatou Ouédraogo n'a pas manqué d'exprimer sa joie et sa satisfaction à l'issue de la soutenanceUne réforme historique dans la formation des cadres moyens
Au-delà de la performance individuelle de la candidate, cette session revêt une dimension particulière pour l'École nationale d'administration et de magistrature (ENAM). Selon les responsables de l'institution, il s'agit en effet de la première fois dans l'histoire de l'établissement que les élèves du cycle B sont soumis à l'exercice de soutenance de leur rapport de stage. Pour l'administration de l'école, cette innovation pédagogique traduit une volonté de renforcer les exigences de qualité dans la formation des cadres moyens de l'administration publique. À en croire les premiers responsables, cette réforme consacre ainsi une rupture qualitative majeure et marque l'avènement d'une nouvelle ère dans la formation des cadres moyens de l'administration.
Pour le directeur de l'IRA du Guiriko, Yéréli A. L. Lamien, cette première soutenance est un signal encourageant pour l'ensemble des apprenants. « Nous avons lancé officiellement les soutenances à travers cette cérémonie inaugurale. La candidate vient d'obtenir une mention excellente sur un sujet particulièrement pertinent portant sur la coopération au sein de la SNC », a-t-il indiqué. Selon lui, le travail présenté témoigne d'une bonne maîtrise théorique et pratique de la thématique abordée.
Pour le directeur de l'IRA du Guiriko, Yéréli A. L. Lamien, cette première soutenance est un signal encourageant pour l'ensemble des apprenants« Elle a analysé les différents types de coopération, les difficultés rencontrées par les acteurs et proposé des pistes d'amélioration. Son travail montre qu'elle a été suffisamment outillée durant sa formation et son stage », a-t-il apprécié. Le directeur de l'institut s'est également montré confiant quant à l'avenir professionnel de l'impétrante. « Avec les compétences acquises, elle est prête à intégrer efficacement l'administration publique. Nous lui souhaitons un excellent parcours professionnel et pourquoi pas un retour dans trois ans pour le cycle A », a-t-il laissé entendre.
Un document salué pour sa pertinence
Président du jury, Siaka Coulibaly n'a pas caché sa satisfaction à l'issue de l'évaluation. Selon lui, le rapport de Wendyam Nafissatou Ouédraogo se distingue par sa qualité méthodologique et la pertinence de ses propositions. « Nous avons été très séduits par ce travail. C'est un document assez clinique qui identifie clairement les problèmes, les analyse et propose des solutions adaptées. Il est bien structuré, facile à lire et très accessible », a-t-il souligné.
Le conseiller technique du gouverneur estime que les recommandations formulées pourraient constituer une réelle valeur ajoutée pour la Semaine nationale de la culture (SNC). « Les pistes proposées peuvent être utiles à la SNC, notamment dans la recherche de partenariats et de sponsors. Il est important que des étudiants s'intéressent à cette institution culturelle majeure de notre pays », a-t-il ajouté.
Président du jury, Siaka Coulibaly n'a pas caché sa satisfaction à l'issue de l'évaluationSiaka Coulibaly a rappelé le rôle stratégique de l'IRA dans la formation des agents de l'État au niveau régional. « L'IRA est l'un des incubateurs les plus stratégiques de l'État au cœur de nos régions. Ces soutenances réaffirment la continuité et la vitalité de notre système de formation administrative », a-t-il indiqué. S'adressant ainsi aux candidats, il les a invités à faire preuve de professionnalisme, d'intégrité et de patriotisme dans l'exercice de leurs futures responsabilités.
Romuald Dofini
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Le footballeur international Ben Aziz Zagré est décédé de suite d'un cancer du genou. Le joueur burkinabè de 27 ans avait été contraint de mettre un terme à sa carrière il y a près d'une année.
Fin avril 2026, il avait subi une opération de la jambe en Europe dans l'espoir de poursuivre sa lutte, d'après des informations de Shinnik, son dernier club en Russie.
Durant sa carrière, Ben Aziz Zagré a connu deux sélections avec les Étalons A. Il est également passé par des clubs comme l'AJEB et a connu les championnats Danois et Portugais.
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Source : Moussavou Billa
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Source : Moussavou Billa
Le ministère chinois de l'Industrie et des Technologies de l'information (MITI) a lancé jeudi un programme pilote de coop é ration entre le minist è re et les provinces pour l'innovation et le d éveloppement de la 6G. Ce projet vise à apporter un soutien solide au futur déploiement commercial de la 6G.
Parmi les priorités figurent le développement des technologies de pointe 6G, l'approfondissement de l'intégration des communications avec l'intelligence artificielle, l'Internet par satellite et la détection sans fil, ainsi que l'intensification de la recherche et du développement en matière de stations de base 6G, d'équipements de réseau clés, de terminaux, de puces et de systèmes d'exploitation.
Les régions pilotes exploreront des scénarios d'application de la 6G adaptés aux conditions locales, en ciblant des secteurs tels que les communications immersives, la fabrication industrielle, l' économie des vols à basse altitude, l'intelligence incarnée et les opérations maritimes intelligentes.
Le MITI a indiqué qu'il suivrait de près les développements de la 6G et adapterait les plans pilotes en conséquence. Le ministère organisera également des essais technologiques par l'intermédiaire du Groupe de promotion IMT-2030 (6G) et privilégiera les régions pilotes pour accueillir les grandes conférences du secteur de la 6G.
Cette initiative intervient alors que la Chine cherche à consolider ses avantages dans le domaine des communications de nouvelle génération. Le pays est actuellement en tête du classement mondial en matière de développement de la 5G, disposant de la plus grande infrastructure de réseau 5G au monde, avec des millions de stations de base déployées à l'échelle nationale et une part prépondérante des connexions 5G mondiales.
Par rapport à la 5G, la 6G peut offrir des performances 10 à 100 fois supérieures en termes de vitesse de transmission, de latence et de fiabilité. Sa couverture devrait s'étendre directement aux domaines a é rien, spatial, terrestre et maritime, formant ainsi un réseau mondial véritablement omniprésent. A ce titre, la 6G servira de centre névralgique pilotant la transformation numérique des sociétés et des industries intelligentes de demain.
La Chine a approuvé l'attribution d'un spectre d'essai dans la bande 6 GHz pour le développement de la technologie 6G, a déclaré le ministère début mai.
Cette autorisation, accordée au Groupe de promotion IMT-2030 (6G), permet de mener des essais de la technologie 6G dans certaines régions. L'initiative vise à faire progresser la recherche technique, les tests et la validation sur la base des scénarios clés et des indicateurs de performance définis par l'Union internationale des télécommunications pour la 6G.
Le groupe de promotion, mis en place en juin 2019 par le MITI, est la principale plateforme visant à rassembler les efforts de l'industrie, des universités et de la recherche chinoises, à promouvoir la recherche sur la technologie de communication mobile 6G en Chine et à favoriser la coopération et les échanges internationaux.
Ambassade de la République populaire de Chine au Burkina Faso
Les professionnels des secteurs de la communication et de la publicité ont désormais un cadre officiel de promotion de l'excellence, dénommé « Zama d'Or ». Le dépôt des dossiers de candidatures pour la première édition est ouvert du 9 au 23 juin 2026, annonce le ministère de la Communication, de la culture, des Arts et du Tourisme, dans une note signée ce lundi 8 juin 2026.
Ce concours vise à promouvoir des créations de qualité, à favoriser une saine émulation entre les professionnels, à valoriser des productions publicitaires mettant en exergue les valeurs endogènes, à renforcer le professionnalisme, la créativité et le respect des normes d'éthique en matière de communication au Burkina Faso.
Peuvent prendre part au concours, les communicateurs et les publicitaires travaillant dans un service ou dans une agence de communication et utilisant la langue française ou les langues nationales (mooré, Jula, Fulfuldé, Gulmancema).
Les œuvres recevables sont celles qui ont été publiées ou diffusées du 1er janvier au 31 décembre 2025, dans un organe de presse de droit burkinabè, sur une plateforme d'une institution, d'un ministère ou de toute autre structure légalement reconnue au Burkina Faso.
Les dossiers de candidatures sont reçus du 9 au 23 juin 2026, de 8h à 15h30, à la Direction générale de la Communication et des Médias, sise 5ème étage du bâtiment R+11, dans la zone ZACA.
Pour la presse en ligne et les médias sociaux, les liens des œuvres sont à envoyer à l'adresse : dgcm@communication-culture.gov.bf.
Le règlement intérieur du concours (ci-dessous joint) peut-être également consulté sur le site web du ministère de la Communication, de la culture, des Arts et du Tourisme : www.communication.gov.bf
Lefaso.net
À l'occasion du rappel à Dieu de notre très cher fils, frère, époux, père et grand père, VALIA Patrice, décédé le 15 Mai et inhumé le 18 Mai à Yako, la grande famille VALIA et alliés tient à exprimer sa profonde gratitude à toutes les personnes qui lui ont témoigné leur soutien, leur compassion et leur solidarité tout au long de cette douloureuse épreuve.
Nous adressons nos sincères remerciements aux parents, amis, voisins, collègues, connaissances, autorités administratives et religieuses, ainsi qu'à toutes les personnes qui, de près ou de loin, nous ont accompagnés par leurs prières, leurs visites, leurs messages de réconfort, leurs contributions multiformes et leur présence réconfortante lors des obsèques.
Vos nombreuses marques d'affection, de générosité et de sympathie nous ont profondément touchés et ont constitué un précieux soutien dans ces moments de peine. Votre proximité nous a aidé à traverser cette épreuve avec courage et espérance.
Que Dieu, dans son infinie bonté et sa miséricorde, vous bénisse abondamment, protège vos familles et vous rende au centuple tout le bien que vous avez manifesté à notre égard.
La grande famille VALIA et alliés.
« Le souvenir de ceux que nous aimons demeure à jamais gravé dans nos cœurs »
Son Excellence le Naaba YEMDE KOURIT YIR SOABA de Koupéla,
Le Chef coutumier de Lilgomdin,
Les grandes familles POUYA, KABORÉ, ZOUNGRANA et ZOUGMORE,
À Ouagadougou, Noessin, Koupéla, au Niger, au Canada, au Luxembourg et à Paris,
Son frère André, sa sœur Florence,
Ses enfants :
• Jeanne Hélène Aimée,
• Hélène Marie Solange,
• Denise Béatrice,
Les gendres et belles-filles,
Les petits-enfants et arrière-petits-enfants,
Les cousins, cousines, neveux et nièces,
Les familles alliées : ZOMBRE, KABORÉ, DRAMÉ, OUÉDRAOGO, KOANDA, SEBGO, KIBA, KOUTIEBOU, TARI, DAMIBA, SANDWIDI, KYÉLEM, NANA, BANDÉ, NARÉ, EWENCZYK, OUÉDRAOGO, SAWADOGO, TAPSOBA, PATER, GADO et KABRÉ,
Très touchés par les innombrables marques de compassion, de solidarité, d'amitié, de fraternité et de soutien multiforme qui leur ont été témoignées à l'occasion du rappel à Dieu de leur épouse, sœur, mère, tante, grand-mère et arrière-grand-mère,
Madame Veuve POUYA née ZOUNGRANA Odile Fatoumata,
rappelée à Dieu à Ouagadougou le samedi 23 mai 2026 et inhumée le vendredi 29 mai 2026,
adressent leurs sincères remerciements et leur profonde gratitude à toutes celles et à tous ceux qui, de près ou de loin, les ont accompagnés et soutenus par leurs prières, leur présence, leurs visites, leurs messages de réconfort ainsi que par leur soutien moral, spirituel, matériel et financier tout au long de cette douloureuse épreuve.
Ils remercient tout particulièrement les nombreuses personnes qui se sont déplacées pour rendre un dernier hommage à la défunte et entourer sa famille de leur affection et de leur sollicitude.
Leurs remerciements vont également aux autorités administratives, religieuses et coutumières, au corps médical de la Clinique Sandof, ainsi qu'à l'ensemble des parents, amis, voisins, collègues, connaissances et communautés de Ouagadougou, Noessin, et Koupéla pour leur présence réconfortante et leurs nombreux témoignages de sympathie.
Ne pouvant citer tous les noms, de crainte d'en omettre, qu'ils trouvent ici l'expression de leur reconnaissance profonde et sincère.
Ils prient le Seigneur Tout-Puissant, dans Son infinie miséricorde, de combler chacun de Ses grâces, de lui rendre au centuple ses bienfaits et de raffermir davantage les liens de fraternité, d'amitié et de solidarité qui nous unissent.
« Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur ! Oui, dit l'Esprit, qu'ils se reposent de leurs travaux, car leurs œuvres les suivent. » Apocalypse 14, 13
En ce douloureux et triste anniversaire,
Les grandes famille KABORE, WANGRAWA , NANA, COMPAORE, TAPSOBA et TIENDREBEOGO à kokologho, Ouagadougou, Donsin, Bobo Dioulasso, Cote d'Ivoire, France, USA, Canada et ailleurs ;
Les familles alliées et amies ILBOUDO, GNEME, BARAS, KING, ZOUNDI, OUEDRAOGO, YANOGO, NANA, CLARK, CIANELIE, GYENGANI, GNANKAMBARY, KABRE,TRAORE, TIEMTORE et TOE ;
Les enfants et petits-enfants Marie Abib, Luc Hyacinthe, Gladine Olivia, Romaric Joseph Wilson, Abigaêl et Amine Bernard vous renouvellent leur profonde gratitude pour les nombreuses marques de compassion, de solidarité et de soutien multiforme que vous leur avez apporté lors de cette épreuve et vous invitent à la messe de Requiem de :
Mme KABORE/WANGRAWA Thérèse
Au programme :
– Vendredi 12 juin 2026 à 19h 30mn
Veillée de prière à domicile sis à Lafiabougou (2eme stop) après la pharmacie Harmonie, route d'Orodara
– Samedi 13 juin 2026 à 9h
Messe de requiem à la paroisse Saint Jean Paul II de Lafiabougou au secteur N°20 de Bobo Dioulasso
Ton Amour est une lumière qui ne s'éteigne jamais !
Ton souvenir est un trésor précieux que nous gardons dans nos cœurs !
Dans le silence, la discrétion, ton sourire éclaire nos jours !
O Maman Chérie, cueille pour nous une rose des jardins célestes et envoie-la-nous comme un message d'amour !
Le KASSIRI NAABA Tègré,
Le GRAND IMAM de Kaya,
El HADJ OUEDRAOGO Mahamoudou Rêba,
El HADJ OUEDRAOGO Mahamadou Nombwaodo,
EL HADJ Abdoulaye Zoula.
La grande famille OUEDRAOGO à Kaya, Ouagadougou, Côte d'Ivoire, Canada, Suisse et États-Unis
Les frères et sœurs,
Les enfants :
OUEDRAOGO Abdel Kader Abraham Nagounkondo Blondin,
OUEDRAOGO Nafy Diane Pogpaola,
OUEDRAOGO Kadidiatou
OUEDRAOGO Winnie Faridah
Les cousins, cousines, neveux et nièces,
Les petits enfants,
Les familles alliées et amies : DEMI, LALSAGA, OUEDRAOGO, DERMÉ, BARGO, KOGUIYAGDA, HIEN,
vous remercient du fond du cœur, pour les différentes marques de sympathie que vous avez témoignées à leur égard, lors du décès le mercredi 27 mai 2026, suivi de l'inhumation le vendredi 29 mai 2026 de leur frère, époux, père, beau-père, grand père et arrière-grand-père,
El Hadj Colonel OUEDRAOGO Harouna.
Ils se gardent de citer des noms de peur d'en oublier.
Qu'Allah rende à chacun au centuple, ses bienfaits.
Ils profitent aussi de l'occasion pour vous informer que le doua pour le repos de son âme aura lieu ce dimanche 07 juin à 08h30 à son domicile à Ouagadougou.
TERMES DE RÉFÉRENCE (TdR)
En appui au Technicien de maintenance informatique
SOMMAIRE
1. CONTEXTE ET JUSTIFICATION 3
2. OBJECTIFS DU RECRUTEMENT 3
2.1. Objectif général 3
2.2. Objectifs spécifiques 3
3. POSITIONNEMENT ET RATTACHEMENT HIÉRARCHIQUE 3
4. ATTRIBUTIONS ET TÂCHES 4
4.1. Administration de l'infrastructure et des systèmes 4
4.2. Gestion du réseau et des télécommunications 4
4.3. Sécurité du système d'information 4
4.4. Applications et logiciels métiers 4
4.5. Maintenance et appui au Technicien de maintenance 4
4.6. Appui aux utilisateurs et organisation 5
5. RÉSULTATS ATTENDUS ET LIVRABLES 5
6. PROFIL ET QUALIFICATIONS REQUIS 5
6.1. Formation 5
6.2. Expérience professionnelle 5
6.3. Compétences techniques 5
6.4. Aptitudes personnelles 6
7. CONDITIONS D'EMPLOI 6
8. COMPOSITION DU DOSSIER DE CANDIDATURE 6
9. PROCÉDURE ET CRITÈRES DE SÉLECTION 6
10. MODALITÉS ET DÉLAI DE DÉPÔT DES CANDIDATURES 7
1. CONTEXTE ET JUSTIFICATION
Une Société de référence dans les domaines de l'architecture, de l'ingénierie civile, de l'urbanisme et de l'aménagement. La conduite de ses activités repose de manière croissante sur un environnement numérique : conception assistée par ordinateur (CAO/DAO), modélisation des données du bâtiment (BIM), logiciels de calcul et de simulation, systèmes d'information géographique, gestion électronique des documents, messagerie professionnelle et site web institutionnel.
La disponibilité, la performance et la sécurité du parc informatique, des serveurs, du réseau et des applications métiers constituent désormais des facteurs déterminants de la productivité des équipes et de la qualité des livrables remis aux clients. Le cabinet dispose actuellement d'un Technicien de maintenance informatique qui assure les interventions courantes sur les équipements et les postes de travail.
Toutefois, l'accroissement du parc, la diversification des outils métiers, les exigences renforcées en matière de sécurité des données et la nécessité de structurer durablement le système d'information appellent un renforcement des capacités techniques. C'est dans ce cadre que la Société souhaite recruter un (01) Ingénieur des Travaux Informatiques, qui viendra en appui au Technicien de maintenance déjà en poste, afin d'assurer un encadrement technique de niveau supérieur et une meilleure maîtrise de l'infrastructure et des applications.
Les présents Termes de Référence (TdR) définissent le contexte, les objectifs, les attributions, le profil recherché, les résultats attendus ainsi que les modalités de candidature et de sélection relatives à ce recrutement.
2. OBJECTIFS DU RECRUTEMENT
2.1. Objectif général
Doter la Société d'une compétence d'ingénierie informatique capable de garantir la fiabilité, la sécurité et la continuité de fonctionnement de son système d'information, en appui au Technicien de maintenance.
2.2. Objectifs spécifiques
• assurer l'administration et la supervision du parc informatique, des serveurs et du réseau de l'entreprise ;
• renforcer la sécurité du système d'information et la protection des données (sauvegardes, contrôle des accès, antivirus, pare-feu) ;
• garantir le bon fonctionnement et l'évolution des logiciels métiers (CAO/DAO, BIM, calcul de structures, SIG) ;
• organiser et planifier la maintenance préventive et curative en coordination avec le Technicien de maintenance ;
• apporter un appui technique et fonctionnel aux utilisateurs (assistance, formation, accompagnement) ;
• contribuer à la structuration, à la documentation et à l'évolution du système d'information du cabinet.
3. POSITIONNEMENT ET RATTACHEMENT HIÉRARCHIQUE
L'Ingénieur des Travaux Informatiques est placé sous l'autorité de la Direction Générale. Il travaille en collaboration étroite et fonctionnelle avec le Technicien de maintenance informatique, qu'il encadre techniquement sur le plan opérationnel, ainsi qu'avec l'ensemble des services utilisateurs (architecture, ingénierie, urbanisme, administration et finances).
4. ATTRIBUTIONS ET TÂCHES
Sans que cette liste soit limitative, l'Ingénieur des Travaux Informatiques aura notamment pour tâches :
4.1. Administration de l'infrastructure et des systèmes
• administrer les serveurs (physiques et/ou virtualisés), les services associés et les espaces de stockage ;
• gérer le parc informatique : postes de travail, imprimantes, traceurs, scanners et autres périphériques ;
• installer, configurer et mettre à jour les systèmes d'exploitation et les outils de base ;
• superviser les performances de l'infrastructure et anticiper les besoins d'évolution (capacité, renouvellement).
4.2. Gestion du réseau et des télécommunications
• administrer le réseau local (LAN/Wi-Fi) : commutation, adressage, connectivité et qualité de service ;
• gérer la connexion Internet et la relation avec le fournisseur d'accès ;
• configurer et maintenir les équipements actifs (routeurs, commutateurs, points d'accès, pare-feu) ;
• assurer le bon fonctionnement de la téléphonie et des outils de visioconférence.
4.3. Sécurité du système d'information
• définir et mettre en œuvre les politiques de sauvegarde et de restauration des données ;
• gérer les comptes utilisateurs, les droits d'accès et l'authentification ;
• déployer et maintenir les dispositifs de protection (antivirus, pare-feu, mises à jour de sécurité) ;
• sensibiliser les utilisateurs aux bonnes pratiques de sécurité et de protection des données.
4.4. Applications et logiciels métiers
• installer, paramétrer et maintenir les logiciels métiers (CAO/DAO, BIM, calcul de structures, SIG) ;
• gérer les licences logicielles, leur conformité et leur renouvellement ;
• administrer la messagerie professionnelle (webmail) et les comptes associés ;
• assurer le suivi technique et la mise à jour du site web institutionnel et de son hébergement.
4.5. Maintenance et appui au Technicien de maintenance
• planifier et organiser la maintenance préventive et curative du parc ;
• traiter les incidents de niveau supérieur et appuyer le Technicien sur les interventions complexes ;
• encadrer techniquement le Technicien et contribuer à la montée en compétences de l'équipe ;
• tenir à jour l'inventaire du matériel, des logiciels et le registre des interventions.
4.6. Appui aux utilisateurs et organisation
• apporter une assistance technique et fonctionnelle aux utilisateurs (support, dépannage) ;
• élaborer et tenir à jour la documentation technique et les procédures d'exploitation ;
• participer à l'élaboration et au suivi du budget informatique ainsi qu'aux achats d'équipements ;
• assurer une veille technologique et formuler des propositions d'amélioration du système d'information.
5. RÉSULTATS ATTENDUS ET LIVRABLES
À l'issue de la période d'essai puis de manière continue, les principaux résultats et livrables attendus sont :
6. PROFIL ET QUALIFICATIONS REQUIS
6.1. Formation
• Diplôme : être titulaire d'un diplôme d'Ingénieur des Travaux en informatique (diplôme de niveau Bac + 3 / Licence professionnelle) ;
• Spécialité : dans l'une des spécialités suivantes : informatique, génie informatique, réseaux et télécommunications, systèmes et réseaux, ou systèmes d'information.
6.2. Expérience professionnelle
• justifier d'une expérience professionnelle d'au moins deux (02) ans à un poste similaire (administration systèmes et réseaux, support informatique) ;
• une expérience acquise dans un cabinet d'architecture, d'ingénierie ou de BTP, ou dans un environnement utilisant des logiciels de CAO/DAO, constitue un atout.
6.3. Compétences techniques
• administration des systèmes d'exploitation Windows et Linux, ainsi que des serveurs ;
• maîtrise des réseaux informatiques : protocoles TCP/IP, adressage, commutation, Wi-Fi et sécurité réseau ;
• connaissance des dispositifs de sauvegarde, de virtualisation et de sécurité (pare-feu, antivirus, gestion des accès) ;
• aptitude à installer et maintenir les logiciels métiers (suite Autodesk, AutoCAD, Revit, ArchiCAD, logiciels de calcul, SIG / QGIS) ;
• notions d'administration d'un site web et de sa plateforme d'hébergement, ainsi que de la messagerie professionnelle ;
• capacité à élaborer une documentation technique et à contribuer à la structuration du système d'information.
6.4. Aptitudes personnelles
• rigueur, sens de l'organisation et de la planification ;
• autonomie, sens des responsabilités et capacité d'initiative ;
• esprit d'équipe et aptitude à encadrer et à transmettre ;
• bon relationnel, sens du service et de la pédagogie envers les utilisateurs ;
• discrétion, confidentialité et intégrité dans le traitement des données ;
• capacité à travailler sous pression et à gérer les priorités.
7. CONDITIONS D'EMPLOI
8. COMPOSITION DU DOSSIER DE CANDIDATURE
Le dossier de candidature devra comporter les pièces suivantes :
1. une lettre de motivation ;
2. un curriculum vitae détaillé, daté et signé, faisant ressortir les expériences pertinentes ;
3. les copies des diplômes et attestations de formation ;
4. les attestations ou certificats de travail justifiant l'expérience ;
5. une copie d'une pièce d'identité en cours de validité ;
6. les références professionnelles (noms et contacts de deux personnes de référence).
Tout dossier incomplet ou parvenu hors délai pourra être écarté.
9. PROCÉDURE ET CRITÈRES DE SÉLECTION
La sélection se déroulera en deux (02) phases :
• Phase 1 – Présélection sur dossier : analyse des dossiers reçus au regard des critères d'éligibilité (formation, expérience, compétences).
• Phase 2 – Entretien : entretien technique et professionnel, éventuellement complété d'un test pratique, pour les candidats présélectionnés.
Les candidatures seront appréciées selon la grille indicative suivante :
Seuls les candidats présélectionnés seront contactés.
10. MODALITÉS ET DÉLAI DE DÉPÔT DES CANDIDATURES
Les dossiers de candidature doivent être transmis sous pli fermé ou par voie électronique, avec la mention « Recrutement d'un Ingénieur des Travaux Informatiques », selon les coordonnées ci-dessous :
La grande famille OUEDRAOGO, à Sabce, Koungoussi, Ouagadougou, Côte d'Ivoire ;
La grande famille Sana, à Boulenga, Ouagadougou ;
Les frères et sœurs : Salam Niini, Salif Niinguibé, Harouna Tigmi, Albert Zougraoua, Boureima Waadé, Salif Pousbila, Boureima Rayoudou , Pogyoudou, Poko, Laambila ;
Les enfants : Mahamadi, Ousseni, Abdoul Karim, Asseta ,Zalissa, Zoenabo, Harouna, Neimata, Mohazou, Inoussa, Boureima, Balhaïssa, Souleymane , Daouda ;
Les petits-enfants, neveux, nièces ;
Les veuves Awa, Binta ;
Profondément touchés par les nombreuses marques de sympathie, de solidarité et de soutien, souhaitent exprimer leur reconnaissance et leurs remerciements à toutes les personnes qui leur ont apporté leurs soutiens multiformes, lors du rappel à Allah de leur frère, époux, père, oncle, grand-père OUEDRAOGO Yembila Lassané , le 15 mars 2026 à Ouagadougou en sa 80e année, de l'inhumation le lendemain à Ouagadougou et du doua du 29 mars 2026 à Sabce.
Qu'Allah, dans son infinie miséricorde, l'accueille dans son paradis et récompense chacun pour ses prières.
Le Yiir Soaba d'Issouka (Koudougou)
Sa Majesté Naaba Saaga 1er d'Issouka
La grande famille YAMEGO à Issouka, Zapdin, Bobo-Dioulasso, Ouagadougou et à l'étranger,
La grande famille OUEDRAOGO à Bourkina, Imasgo, Ouagadougou et à l'étranger,
Les enfants : Edgard, Wilfried, Arnaud
Les familles alliées :
YAMEOGO, OUEDRAOGO, NANA, ZOUNGRANA
Ont la profonde douleur de vous annoncer le rappel à Dieu de leur, bien aimée mère, sœur, cousine, nièce, tante, belle-mère, grand-mère :
Madame YAMEOGO née OUEDRAOGO Ziripiguêda Delphine
décès survenu le samedi 06 Juin 2026 au CHU de YALGADO.
PROGRAMME DES OBSEQUES
Lundi 08 Juin 2026
14H : Levée de corps au CHU YALGADO OUEDRAOGO
20H : Veillée de prière au domicile sis à Rimkièta
Mardi 09 Juin 2026
06h30 : Transfert du corps à Koudougou
11h : Absoute à la paroisse Saint Joseph Mukassa de Koudougou suivi de l'inhumation au cimetière familial à Issouka.
UNION DE PRIERE
Discrète dans ses apparitions médiatiques, la chanteuse Nabalüm a créé l'événement en animant une conférence de presse le vendredi 29 mai 2026 à Ouagadougou. Face aux professionnels des médias, l'artiste, qui accorde rarement des entretiens, a annoncé sa volonté de renforcer ses relations avec la presse. Une occasion que Lefaso.net n'a pas manqué de saisir pour recueillir ses confidences sur ses dix années de carrière, les défis qu'elle a relevés, ses projets, …
Lefaso.net : Qu'est-ce qui vous a amené à choisir la musique comme carrière il y a dix ans ?
Nabalüm : Au départ, tout s'est fait avec patience. Je pense que le chant est ce que je fais le mieux. Je ne peux pas passer une journée sans chanter. La musique fait partie de moi ; c'est une passion avec laquelle je suis née. Pouvoir l'exercer de manière professionnelle était un rêve que je nourrissais depuis 2016. Dix ans plus tard, je suis toujours présente sur la scène musicale burkinabè. Au fil de mon parcours, j'ai compris que ce métier n'était pas aussi facile que je l'imaginais à mes débuts. Aujourd'hui, grâce à Dieu, je poursuis mon chemin avec détermination. Je crois avoir acquis une place dans le paysage musical burkinabè, une place qui mérite d'être davantage reconnue et valorisée.
Lorsque vous faites le bilan de ces dix années de carrière, quels moments de bonheur retenez-vous particulièrement et quels épisodes plus douloureux ont marqué votre parcours ?
Parmi mes plus beaux souvenirs de ces dix années de carrière, il y a d'abord ma première grande scène à Paris. Ensuite, lorsque je suis arrivée au Burkina Faso en juin 2016, deux mois après la sortie de la chanson “M'yamê”, j'ai découvert avec émotion à quel point le public l'avait adoptée. Le titre était diffusé partout : à la radio, à la télévision et dans les différents espaces publics. Cet engouement m'a profondément touchée.
Je garde également de merveilleux souvenirs des nombreuses scènes que j'ai eu l'occasion de partager, au Burkina Faso comme à l'étranger. Celle qui m'a le plus marquée reste sans doute mon concert au Soudan. Plus d'un millier de personnes étaient présentes et un écran avait même été installé à l'extérieur afin que ceux qui ne pouvaient pas accéder à la salle puissent suivre le spectacle. C'était un moment exceptionnel, d'autant plus qu'il s'agit d'un pays où les populations ont rarement l'occasion d'assister à des spectacles en raison de la crise sécuritaire et humanitaire.
Ce qui m'a particulièrement marquée ce jour-là, c'est la connexion qui s'est créée entre le public et moi. Pourtant, je chantais majoritairement en mooré et la plupart des spectateurs ne comprenaient pas la langue. Malgré cela, ils étaient pleinement réceptifs à la musique et à l'émotion que je transmettais. Ce sont des instants comme celui-là qui marquent un artiste à vie.
J'ai eu la chance de vivre des expériences similaires au Burkina Faso, à Abidjan, notamment lors du Marché des arts du spectacle africain (MASA), à Djibouti et dans plusieurs autres pays. Ce sont ces moments de partage avec le public qui nous donnent la force de continuer malgré les difficultés.
Concernant les souvenirs plus difficiles, je dirais qu'ils sont liés à la perte de certaines illusions. Au début, on imagine souvent que tout sera simple et harmonieux. Avec le temps, on découvre que le milieu artistique n'est pas toujours un long fleuve tranquille. Comme dans beaucoup d'autres domaines, il est marqué par des coups bas et parfois par la méchanceté.
Toutefois, je préfère ne pas concentrer mon énergie sur ces aspects. Je choisis plutôt de me focaliser sur ce qui me permet d'avancer, de résister et de poursuivre mon chemin. La plus grande épreuve a sans doute été cette désillusion : le moment où l'on doit abandonner une part de sa naïveté, ouvrir les yeux sur les réalités du métier et trouver en soi le courage nécessaire pour continuer à progresser.
L'artiste a débuté sa carrière en 2016Après avoir collaboré avec deux maisons de production, La Cour du Naaba et Destiny Prod, vous avez choisi, en 2026, de créer votre propre structure, Karism Prod. Quelles sont les raisons qui ont motivé cette décision ?
J'ai créé ma propre structure de production parce que j'avais envie de m'exprimer pleinement et de porter ma vision artistique en toute liberté. Mes expériences au sein des deux maisons de production par lesquelles je suis passée m'ont énormément appris.
Je tiens d'ailleurs à leur exprimer ma reconnaissance, car certaines choses ne s'achètent pas avec de l'argent. Elles ont investi de l'énergie, du temps et des moyens pour accompagner nos projets, et cela mérite d'être salué.
Aujourd'hui, j'ai voulu créer Karism Prod afin de pouvoir être entièrement moi-même dans ma démarche artistique. Lorsqu'on évolue sous une maison de production, il peut naturellement exister des visions ou des orientations qui ne s'alignent pas toujours, puisque chaque personne a sa manière de voir les choses, son calendrier et ses priorités.
Avec Karism Prod, c'est véritablement l'univers de Nabalüm qui pourra s'exprimer de la manière la plus authentique possible. J'espère naturellement que cette vision trouvera un écho favorable auprès du public.
Nous continuerons également à apprendre de nos erreurs et des expériences qui fonctionneront moins bien, car l'apprentissage est permanent. Dans ce milieu, personne ne détient à lui seul le secret de la réussite. Chacun avance étape par étape, avec le désir de progresser et l'espoir que les choses évoluent positivement.
En choisissant l'auto-production, vous assumez désormais seule les risques et les coûts liés à votre carrière artistique. Cette nouvelle responsabilité ne vous inquiète-t-elle pas ?
Au départ, il y a naturellement une part d'appréhension. Mais avec le temps, on finit par se convaincre que lorsqu'on a choisi de se lancer, il faut aller jusqu'au bout. Comme on le dit souvent, lorsqu'on saute à l'eau, il faut apprendre à nager. Aujourd'hui, je poursuis ce chemin avec détermination, en gardant à l'esprit l'objectif d'atteindre l'autre rive.
Votre univers musical est parfois perçu comme élitiste et davantage destiné à un public plus âgé. Comment accueillez-vous ces critiques et quel regard portez-vous sur cette perception ?
Je pense que cette perception est aussi liée à ma personnalité. Je suis quelqu'un de posé et de réfléchi. Avant d'entreprendre quelque chose, je m'assure d'être capable de l'assumer pleinement.
Lorsque j'ai choisi de faire de la musique, je me suis fixé une ligne de conduite. J'aimerais qu'un jour mes enfants puissent faire écouter mes chansons à d'autres personnes avec fierté. C'est pourquoi j'évite la vulgarité et les messages susceptibles d'égarer, par conviction et par principe.
Je suis consciente que tout le monde ne se reconnaît pas forcément dans mon univers artistique. Certains apprécient ce que je fais, d'autres moins. Mais jusqu'à présent, j'ai réussi à toucher et à satisfaire une grande partie de mon public, et cela me convient.
J'espère qu'avec le temps, d'autres personnes rejoindront cette grande famille. Quant à ceux qui qualifient ma musique d'élitiste, je dirais que mes choix artistiques sont assumés. Un jour, nous vieillirons tous, et j'aimerais pouvoir regarder mes clips et réécouter mes chansons sans aucun malaise, avec la même fierté qu'aujourd'hui.
Les journalistes présents à la conférence de presse de NabalümDe nombreux acteurs du show-business estiment qu'au regard de votre talent, de la qualité de vos prestations scéniques et de votre maîtrise du live, la reconnaissance dont vous bénéficiez aujourd'hui n'est pas encore à la hauteur de votre mérite. Que vous inspirent ces appréciations qui reviennent régulièrement ?
C'est une remarque qui me revient effectivement très souvent. Mais comme le dit l'adage : « Nul n'est prophète en son pays ». Malheureusement, c'est un constat que l'on peut faire dans notre pays : de nombreux artistes talentueux, qui ont beaucoup à apporter, ne bénéficient pas toujours de la reconnaissance qu'ils méritent. Cette situation ne date pas d'aujourd'hui et ne me concerne pas uniquement. Avant moi, plusieurs artistes de grande valeur ont connu la même réalité. Je pense notamment à Bil Aka Kora et à bien d'autres qui ont énormément contribué au développement de la musique burkinabè et qui ont encore beaucoup à offrir. Je suis convaincue que les véritables talents ne sont pas suffisamment valorisés au Burkina Faso. J'espère que les choses évolueront avec le temps. En attendant, nous continuons notre parcours avec détermination, en donnant le meilleur de nous-mêmes et en partageant ce que nous avons à offrir. Par ailleurs, nous constatons souvent que notre travail est davantage reconnu à l'extérieur du pays que chez nous. C'est une réalité avec laquelle nous composons, tout en gardant l'espoir qu'un changement de regard et de mentalité s'opérera progressivement.
Dans un milieu où la visibilité et l'exposition médiatique occupent une place importante, votre tempérament plutôt introverti représente-t-il un défi pour votre carrière ?
En vérité, la plupart des artistes que vous voyez sont introvertis. Un artiste est quelqu'un qui joue un rôle lorsqu'il est sur scène, mais sa personnalité est souvent tout autre dans la vie de tous les jours.
J'ai rencontré des artistes qui paraissaient très extravertis, voire un peu excentriques sur scène, mais qui, dans la réalité, étaient extrêmement timides. Certains ont même du mal à regarder leurs interlocuteurs dans les yeux. Je ne pense donc pas que l'introversion soit un frein à une carrière artistique.
Cela dit, il est vrai que notre métier exige une certaine interaction avec le public et les médias, puisque nous sommes des personnalités publiques. J'ai beaucoup travaillé sur cet aspect au fil des années. Si aujourd'hui je peux décider d'organiser une conférence de presse et de rencontrer des journalistes, c'est parce que j'ai fourni de gros efforts pour sortir de ma zone de confort.
À terme, Nabalüm ambitionne de produire et d'accompagner de jeunes talentsMalgré tout, je fonctionne beaucoup au ressenti. Je ne me sens obligée de rien. Je fais les choses lorsque je me sens prête, afin de pouvoir les assumer pleinement par la suite.
Au-delà de votre musique, de nombreux hommes disent être séduits par votre personnalité et votre physique. Comment vivez-vous cette attention particulière ? Avez-vous parfois été confrontée à des comportements envahissants ou déplacés ?
Tant que cela se fait dans le respect, je ne vois aucun problème. On ne peut pas empêcher les gens de nous admirer. Au contraire, j'en suis reconnaissante. Je sais que je ne suis pas la plus belle femme du Burkina Faso, donc le fait que certaines personnes apprécient ma personnalité, mon image ou ce que je dégage ne me semble pas négatif en soi.
Lorsqu'une personne me dit avec respect qu'elle m'apprécie, qu'elle me trouve belle ou qu'elle aime mon travail, cela me fait sourire. Je me dis que si je peux susciter un sentiment positif chez quelqu'un, c'est plutôt une bonne chose. En revanche, lorsque cette admiration prend une tournure déplacée ou perverse, cela devient dérangeant. J'essaie pourtant, à travers mon image et mon comportement, de ne laisser croire à personne qu'il existe des possibilités au-delà de ce que je suis prête à offrir. Mais chacun est libre de ses pensées et de ses interprétations.
Il arrive effectivement que certaines situations soient désagréables. On croise parfois des personnes très directes, voire vulgaires dans leur manière de s'exprimer. Heureusement, elles restent minoritaires. Je remercie tous ceux qui me témoignent leur affection, que ce soit à travers des messages privés, des courriels ou des commentaires. Que Dieu les bénisse et j'espère que leurs compagnes seront heureuses à leurs côtés. Mais je ne peux pas être la femme de tout le monde (rires).
Dix ans de carrière, quel programme avez-vous concocté pour cet anniversaire ?
Au programme de cette célébration, il y a d'abord un nouvel album sur lequel nous travaillons actuellement et que nous espérons sortir cette année. Nous prévoyons également un grand concert afin de communier avec toutes les personnes qui accompagnent Nabalüm depuis 2016 jusqu'à aujourd'hui.
Des prestations sont aussi prévues à l'extérieur du pays. Pour le reste, les détails seront dévoilés au moment opportun. Nous réservons encore quelques surprises au public.
Nabalüm exprime sa gratitude à ses fans pour leur soutien constantQuels conseils donneriez-vous à une jeune fille ou à une femme qui aspire à faire carrière dans la musique ?
Je leur conseille de garder la tête sur les épaules, peu importe le succès qui viendra. Quand on est une femme, on est un trésor, une fleur. Il ne faut donc pas être prête à tout pour réussir.
Il y aura certainement beaucoup de propositions qui promettront une réussite rapide, mais il est important de connaître ses valeurs et de les préserver. Il faut se fixer des limites et faire du travail sa principale arme.
Je suis convaincue que celui qui travaille n'échoue jamais. Peu importe le temps que cela prend pour accomplir de grandes choses, chaque effort finit toujours par être récompensé. Il faut donc bien réfléchir avant de se lancer.
Il ne faut pas arriver dans ce milieu avec naïveté en pensant que tout est rose. Il y a beaucoup de difficultés, mais rien n'est impossible. Si les hommes peuvent le faire, nous aussi, nous pouvons y arriver.
Quel est votre mot de la fin ?
Notre dernier mot est un souhait de paix pour notre pays, le Burkina Faso, que nous aimons profondément. À travers nos chansons et les actions que nous menons, nous essayons, à notre manière, de contribuer à cet idéal.
Nous prions pour notre pays et espérons qu'un jour, les artistes pourront à nouveau parcourir toutes les régions du Burkina Faso, y donner des concerts et aller à la rencontre de leurs fans.
Mon plus grand souhait est également de voir la musique burkinabè s'exporter davantage et rayonner à l'international, à l'image de ce que réussissent aujourd'hui de nombreux autres pays.
Interview réalisée par Samirah Bationo
Lefaso.net
« Nous avions raison… 14 ans trop tôt ». À travers cette lettre ouverte à la nation burkinabè, le Dr Dibi Millogo, premier directeur général de l'Agence de l'eau du Nakanbé, livre le récit d'un combat mené dès 2012 pour sauver les barrages de Ouagadougou de l'ensablement, des occupations anarchiques et de la dégradation environnementale. À l'heure où l'État engage des mesures fortes pour restaurer ces espaces, il revient sur les alertes longtemps ignorées et invite le Burkina Faso à faire de cette expérience une leçon durable de gouvernance, d'anticipation et de protection des biens communs.
PROLOGUE — LE MESSAGE QUI A RÉVEILLÉ QUATORZE ANNÉES DE MÉMOIRE
Le 8 mai 2026, très tôt le matin, alors que les images des opérations de déguerpissement des barrages de Ouagadougou circulaient déjà dans tout le pays, je reçus un message WhatsApp d'un ancien compagnon de combat.
Un homme avec qui nous avions partagé, il y a plus de quatorze ans, les diagnostics, les inquiétudes, les réunions, les alertes, les espoirs et parfois les découragements.
Il m'écrivit simplement :
« Bonjour DG. J'espère que tout va bien. Chez moi RAS.
L'aboutissement d'un de vos combats. Là où une dizaine d'ateliers ont hésité, un seul communiqué a tranché !
Démocratie et développement en Afrique ?!?!? Hum.
Excellente journée »
Ce message venait de Ghislain, ancien Directeur de l'Eau et de l'Environnement à l'époque où j'étais Directeur Général de l'Agence de l'Eau du Nakanbé.
En lisant ses mots, quatorze années de mémoire me sont revenues d'un seul coup.
Alors je lui répondis immédiatement :
« Je suis vraiment très heureux Ghislain. Franchement !
J'ai passé aux Barrages ce matin avec mon petit frère et je lui expliquais tous mes déboires après l'atelier pour trouver un signataire du Communiqué pour le déguerpissement.
Maintenant c'est fait et ma joie est grande.
Cela prouve que nous n'étions pas si utopiques que cela.
Merci Ghislain, c'était notre (avec toi et d'autres) combat et nous allons gagner encore.
Oui.
Nous avions raison.
Mais nous avions raison… quatorze ans trop tôt.
I — LES BARRAGES ÉTAIENT EN TRAIN DE MOURIR… ET PEU DE GENS LE VOYAIENT
Pendant que la ville grandissait…
pendant que les occupations anarchiques avançaient…
pendant que chacun cherchait sa survie immédiate…
les barrages de Ouagadougou agonissaient et mouraient-même, lentement. Silencieusement.
Ils mouraient :
• sous le poids de l'ensablement ;
• sous le poids des déchets, détritus urbains ;
• sous le poids des eaux usées ;
• sous le poids des pesticides ;
• sous le poids des occupations illégales ;
• sous le poids de notre incapacité collective à dire “STOP”.
Et pourtant, les signaux étaient déjà alarmants :
• dégradation inquiétante de la qualité de l'eau ;
• Prolifération de toute sorte de nuisibles de puces, tiques, moustiques
• réduction de la capacité de stockage ;
• prolifération de la jacinthe d'eau ;
• aggravation des risques d'inondation ;
• pression humaine incontrôlée sur les berges et les cuvettes.
Mais comme souvent dans l'histoire des peuples… les catastrophes sont visibles très tard.
Alors que les alertes, elles, commencent toujours beaucoup plus tôt.
II — NOUS AVIONS CHOISI D'ALERTER… AU LIEU DE NOUS TAIRE
Face à cette situation, nous avions refusé le silence.
À travers l'Agence de l'Eau du Nakanbé, nous avions engagé des diagnostics, des missions de terrain, des visites techniques, des concertations, des études, des analyses, et finalement un grand atelier national historique sur la gestion durable des barrages n°1, 2 et 3 de Ouagadougou.
Plus de 200 acteurs avaient répondu présents.
Et surtout…nous avions conduit les autorités elles-mêmes sur le terrain.
Elles ont vu la détresse des barrages et des riverains :
• les garages installés dans les emprises ;
• les habitations dans les zones inondables ;
• les activités maraîchères dans les cuvettes ;
• les déchets déversés dans les barrages ;
• les abattages clandestins d'animaux douteux ;
• les occupations anarchiques ;
• la jacinthe d'eau étouffer progressivement les plans d'eau.
Ce jour-là… tout le monde savait.
Ce jour, une union sacrée était faite autour de la question.
Ce jour-là naissait un plan d'action pour la gestion durable des barrages 1, 2 ,3 de Ouagadougou.
C'était en 2012. Il y a déjà 14 ans, débutait ainsi le combat pour la survie des barrages.
III — NOUS N'ÉTIONS PAS SEULS
Aujourd'hui le combat a abouti.
La victoire est là : elle est le résultat d'un long processus auquel, beaucoup, parfois anonymes ont contribué. Il ne faudrait pas l'oublier l'histoire, il ne faudrait pas oublier ces hommes et femmes qui avaient compris, bien avant beaucoup d'autres, que les barrages de Ouagadougou étaient en danger.
Je veux aujourd'hui leur rendre hommage avec émotion et reconnaissance.
Je pense :
• à Ghislain Kaboré, Fatimata Sawadogo, Adama Ilboudo, Boukary Sawadogo, Adolphe Kafando, Donatien Idani, Hortense Yaméogo, Séraphin Zongo, Patrice Compaoré, Arsène Compaoré, Armelle Ouattara…. compagnons de conviction et de combat dont les analyses et le travail de terrain avaient largement contribué à objectiver les menaces pesant sur les barrages ;
• à Lassina Sanou de l'ONEA, qui avait alerté sur les risques croissants pour l'approvisionnement en eau potable de Ouagadougou ;
• A la mairie de Ouaga, Cissé Mahamoudou
• aux cadres des services de l'eau, de l'environnement, de l'agriculture et des collectivités ;
• aux chercheurs Dr Louis Ouedraogo, Pr Zongo Fréderic, etc. experts et agents de terrain ;
• ainsi qu'à tous ceux, et Dieu sait combien, ils sont nombreux, qui ont eu le courage de regarder la réalité en face.
Nous étions peut-être en avance sur notre époque.
Mais nous étions sincèrement préoccupés par l'avenir du Burkina Faso.
Et aujourd'hui, je veux leur dire :
l'histoire n'oubliera pas que vous aviez vu juste avant beaucoup d'autres.
IV — LE JOUR OÙ LA POLITIQUE A EU PEUR DU COURAGE
Et pourtant… malgré les diagnostics… malgré les preuves… malgré les alertes…
malgré les recommandations consensuelles… les décisions fortes n'ont pas été prises.
Pourquoi ?
Parce qu'il fallait déguerpir.
Parce qu'il fallait toucher à des intérêts installés.
Parce qu'il fallait prendre des décisions impopulaires.
Parce que les élections approchaient.
Alors le courage fut repoussé.
Et pendant quatorze longues années, les barrages ont continué à s'envaser, les occupations ont progressé, les risques ont augmenté, les coûts futurs ont explosé.
La vérité est simple :
chaque année de retard dans une décision courageuse finit toujours par coûter plus cher à la Nation.
V — AUJOURD'HUI, L'ÉTAT AGIT ENFIN
Et cela mérite d'être salué avec grandeur.
Car ce qui se passe aujourd'hui n'est pas un simple déguerpissement.
C'est :
• une reprise en main de l'intérêt collectif ;
• une restauration de l'autorité publique ;
• une reconquête environnementale ;
• une victoire de la vision sur l'immobilisme.
Oui… c'est la mort du statuquo, cet agent destructeur du progrès, mais si confortable pour les intérêts de certains.
Il faut du courage pour faire aujourd'hui ce qui aurait dû être fait hier.
Et ce courage doit être encouragé.
Parce qu'une Nation forte n'est pas celle qui évite les décisions difficiles.
Une Nation forte est celle qui ose protéger son avenir, malgré les intérêts sectoriels, avant qu'il ne soit trop tard.
VI — LES GRANDES LEÇONS POUR LE BURKINA FASO
Cette histoire doit devenir une immense leçon nationale.
Une leçon de gouvernance.
Une leçon de responsabilité.
Une leçon de patriotisme.
Car les Nations ne meurent pas toujours par manque d'intelligence.
Très souvent… elles souffrent simplement parce qu'elles écoutent trop tard ceux qui avaient déjà compris.
Le Burkina Faso doit désormais devenir un pays :
• qui anticipe ;
• qui protège ses biens communs par rapport aux intérêts partisans ;
• qui écoute ses techniciens plutôt que les courtisans ;
• qui respecte la planification prospective en lieu et place de la restructuration corrective ;
• qui agit avant les catastrophes, au lieu de compatir à la douleur des victimes .
Et cette dynamique doit s'étendre à tout le pays, aux barrages, aux forêts, aux zones inondables, aux espaces publics, aux terres stratégiques, aux infrastructures vitales, à la protection environnementale, à l'urbanisation anarchique, mais aussi et surtout à la gouvernance elle-même.
Car le véritable déguerpissement que l'Afrique doit réussir est aussi moral, institutionnel et mental.
Nous devons déguerpir :
• l'improvisation ;
• le laisser-faire ;
• le court-termisme ;
• la peur des décisions courageuses ;
• la culture des intérêts particuliers au détriment du bien commun.
VII — À LA JEUNESSE AFRICAINE : N'AYEZ PAS PEUR D'AVOIR RAISON TROP TÔT
Chers jeunes,
retenez ceci toute votre vie :
Les visionnaires souffrent souvent d'une solitude particulière.
La solitude d'avoir compris avant les autres.
Vous serez parfois incompris.
Parfois découragés.
Parfois traités d'utopistes.
Parfois combattus simplement parce que vous voyez plus loin.
Mais ne renoncez jamais à défendre ce qui est juste pour votre peuple.
Car les grandes transformations commencent toujours par des femmes et des hommes capables de voir plus loin que le présent immédiat.
Oui…
avoir raison trop tôt est parfois douloureux.
Mais l'histoire finit presque toujours par rendre son verdict.
Et lorsqu'elle le rend… elle distingue toujours ceux qui protégeaient leurs intérêts de ceux qui protégeaient l'avenir de leur Nation.
ÉPILOGUE — QUAND LES BARRAGES PARLENT ENFIN
Aujourd'hui, les barrages de Ouagadougou parlent enfin.
Ils parlent :
• dans le bruit des machines ;
• dans la poussière des déguerpissements ;
• dans les terres qu'on libère ;
• dans les eaux qu'on tente de sauver ;
• dans ce réveil tardif mais nécessaire de l'autorité publique.
Et leur message au Burkina Faso est immense :
Une Nation devient grande lorsque l'intérêt général devient enfin plus fort que les intérêts particuliers.
Peut-être alors… que dans plusieurs décennies… les générations futures regarderont cette période comme le moment où le Burkina Faso a commencé à reconstruire une nouvelle culture nationale :
• une culture du courage ;
• une culture de l'anticipation ;
• une culture de la responsabilité ;
• une culture de la protection des biens communs.
Et ce jour-là… notre combat n'aura pas seulement contribué à sauver des barrages.
Il aura contribué à sauver une certaine idée du Burkina Faso.
NOUS AVIONS RAISON… 14 ANS TROP TÔT.
Dr Dibi MILLOGO,
1er Directeur Général de l'Agence de l'Eau du Nakanbé
Avec mes remerciements à Mme Sawadogo Fatimata et Monsieur Kaboré Ghislain pour leurs contributions
La directrice de l'Institut des sciences des sociétés (INSS), Dr Aoua Carole Congo, a procédé à la dédicace de son nouvel ouvrage intitulé “Quand la parole guérit : une approche psycholinguistique des crises”, le mardi 2 juin 2026 à Ouagadougou. À travers ce livre de 333 pages, l'auteure met en lumière le rôle essentiel de la parole dans les processus de guérison, de médiation et de réconciliation, dans un contexte marqué par la crise sécuritaire et humanitaire que traverse le Burkina Faso.
Composé de 333 pages réparties en huit chapitres, l'ouvrage met en lumière la place de la parole comme levier essentiel dans la résolution de la crise humanitaire et sécuritaire que traverse le Burkina Faso.
À travers des récits de médiation, de dialogue et de réconciliation, l'auteure démontre comment la parole peut contribuer à apaiser les cœurs meurtris, à restaurer les liens sociaux et à favoriser le vivre-ensemble entre des communautés affectées par les conflits.
Par cette contribution intellectuelle, la chercheure montre qu'au-delà des infrastructures matérielles à rebâtir, des économies à relancer et des institutions à stabiliser dans un contexte de conflit, une dimension fondamentale demeure souvent invisible : celle de la reconstruction symbolique et psychique des individus et des communautés. C'est pourquoi, à travers cette parution, l'auteure explique comment la parole agit comme un puissant mécanisme de régulation émotionnelle et cognitive face aux traumatismes individuels et collectifs.
La rédaction de l'ouvrage a valu six ans de travail de recherche selon l'auteur, Dr Aoua Carole CongoSelon l'auteure, ce livre analyse en profondeur le rôle du langage et de la narration dans les processus de résilience, en mettant en lumière les manières dont les individus et les communautés mobilisent la parole pour donner un sens à la souffrance, reconstruire l'estime de soi et restaurer les liens sociaux. « Dans cette perspective, le livre éclaire également les fonctions éducatives, thérapeutiques et sociales de la parole en contexte africain, tout en proposant des outils à la fois théoriques et pratiques destinés à l'éducation, à la médiation sociale et à la prise en charge psycholinguistique des personnes affectées par les crises », a-t-elle expliqué.
Ce livre, a déclaré la directrice de l'INSS, est la somme de ses expériences personnelles, parfois douloureuses, parfois heureuses, mais également le fruit des réflexions d'autres auteurs sur la crise sécuritaire, laquelle engendre de profondes blessures morales et psychologiques.
Pour elle, le « commencement étant le Verbe », comme le disent les Livres saints, la parole demeure un puissant outil pour apaiser les tensions. Car, selon elle, lorsque l'esprit de vengeance s'installe, il devient difficile de pardonner. C'est en parlant que l'on parvient à se comprendre et à se réconcilier.
Le préfacier de l'ouvrage, Mamadou Lamine Sanogo, a invité les populations à s'approprier le livreLe préfacier salue la clarté de l'œuvre
Mamadou Lamine Sanogo, préfacier de l'ouvrage, a salué la rigueur scientifique de l'auteure. Il a rappelé que sa collègue chercheure ne s'est pas contentée d'appliquer des théories universelles. « Elle les confronte à la réalité du Sahel, aux déplacements de populations, à la douleur des mères et au silence des enfants déscolarisés. Elle nous montre comment les technologies culturelles de résilience, le conte, le proverbe, l'alliance à plaisanterie, la parenté à plaisanterie ou encore la palabre constituent de véritables dispositifs cliniques endogènes. Ces formes langagières traditionnelles ne sont pas des vestiges du passé, mais des outils d'une modernité absolue pour recoudre le tissu social déchiré », a-t-il indiqué.
Cette cérémonie de dédicace a connu la participation de nombreux chercheurs et enseignants-chercheursL'ouvrage, a-t-il ajouté, s'adresse aux chercheurs, aux praticiens, aux acteurs humanitaires et aux décideurs politiques. « Il nous avertit que la reconstruction des infrastructures physiques ne sera d'aucune utilité si nous ne construisons pas, en parallèle, les “infrastructures langagières” de nos sociétés. Je salue la rigueur, la clarté et la profonde humanité de cette œuvre », a-t-il conclu.
Édité par la Librairie Mercury, "Quand la parole guérit" se présente ainsi comme une réponse complémentaire aux défis de cohésion sociale et de réconciliation auxquels le Burkina Faso est confronté.
Serge Ika Ki
Lefaso.net