En juillet, ayant écarté la Frégate de défense et d’intervention [FDI] du français Naval Group, le Portugal a signé un accord avec l’Italie afin de se procurer trois Frégates Multimissions [FREMM] EVO. Et cela pour un coût estimé à 3,9 milliards d’euros, cette somme tenant compte du maintien en condition opérationnelle [MCO] des navires ainsi...
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À Cotonou, chercheurs, professionnels de santé et éducateurs canins explorent une piste scientifique encore peu connue. L'utilisation de l'odorat exceptionnel des chiens pour contribuer à la détection précoce du cancer du sein. Une démarche qui place les réalités des patientes au cœur de l'innovation.
Et si le nez d'un chien pouvait, un jour, contribuer à sauver des vies ?
À Cotonou, une équipe de chercheurs et de professionnels de santé tente de répondre à cette question à travers un projet consacré à la détection olfactive canine du cancer du sein. L'objectif n'est pas de remplacer les méthodes médicales existantes, mais d'explorer une piste complémentaire qui pourrait, à terme, contribuer à améliorer le dépistage précoce.
Derrière cette recherche, se trouve une réalité beaucoup plus familière : celle des femmes confrontées au cancer du sein, parfois diagnostiqué tardivement en raison de symptômes insuffisamment pris en compte, de difficultés d'accès aux soins ou encore du coût et de la disponibilité des examens médicaux.
De la réalité des patientes à la recherche scientifique
Au Bénin comme dans de nombreux pays, la précocité du diagnostic constitue un enjeu majeur dans la prise en charge du cancer du sein. Plus la maladie est identifiée tôt, plus les possibilités de traitement peuvent être importantes. C'est dans ce contexte que l'association African Médical Détection Dogs (AfriMeDD) travaille avec la Faculté des Sciences de la Santé de l'Université d'Abomey-Calavi (FSS-UAC), le Centre National Hospitalier Universitaire Hubert Koutoukou Maga (CNHU-HKM) et le LEMACEN, autour d'une collaboration scientifique consacrée à la détection du cancer du sein par l'odorat canin.
L'approche repose sur une capacité bien particulière du chien : son odorat. Des composés chimiques associés à certaines maladies peuvent modifier l'odeur de prélèvements biologiques. Le projet de recherche vise à déterminer si des chiens spécialement entraînés peuvent reconnaître ces signatures olfactives et, surtout, si leurs performances peuvent être démontrées et validées selon des protocoles scientifiques rigoureux.
Quand le chien devient partenaire de recherche
Mais avant qu'un chien puisse participer à une telle recherche, un long travail est nécessaire. Les animaux doivent être sélectionnés, entraînés et évalués progressivement. Leur participation s'effectue dans un cadre qui prend également en compte leur bien-être et leurs conditions de travail.
Selon une publication de l'Ambassade de Belgique, lors d'une journée portes-ouvertes organisée à Cotonou, plus de 50 visiteurs ont pu découvrir les différentes étapes de cette recherche. Le parcours proposé était organisé autour de trois grandes questions : pourquoi, comment et comment le savons-nous ?
La première étape permettait de comprendre les enjeux du diagnostic précoce et le parcours des femmes confrontées à la maladie.
La deuxième plongeait les visiteurs dans l'univers de l'éducation canine : sélection des chiens, méthodes d'apprentissage et entraînement nécessaire pour leur permettre de reconnaître certaines odeurs.
Enfin, la troisième étape revenait à l'essentiel : la science. Quels sont les mécanismes recherchés ?
Comment construit-on un protocole expérimental ? Comment mesure-t-on les performances d'un chien ? Et surtout, comment passer d'une observation prometteuse à une preuve scientifique suffisamment solide pour envisager une application médicale ?
Les visiteurs ont également pu assister à une démonstration canine en direct, donnant une dimension concrète à une recherche qui pourrait, à première vue, sembler relever de la science-fiction.
Le pari d'une innovation ancrée dans le contexte béninois
Cette dynamique bénéficie notamment de l'accompagnement d'Enabel, aux côtés de la Faculté des Sciences de la Santé de l'Université d'Abomey-Calavi, avec un financement conjoint de la Belgique, à travers l'Agence belge de coopération internationale, et de la France, via le Fonds d'innovation pour le Développement.
Au-delà de la performance des chiens, le projet pose ainsi une question plus large : comment développer des innovations scientifiques qui répondent réellement aux besoins des populations ?
Pour les acteurs du projet, l'enjeu est précisément de partir du terrain, de construire une démarche adaptée au contexte local, puis de tester et de valider scientifiquement les solutions envisagées.
À terme, si les résultats de la recherche le permettent, l'odorat canin pourrait-il devenir un outil supplémentaire dans la lutte contre le cancer du sein ? Il est encore trop tôt pour l'affirmer.
Mais une chose est déjà certaine : à Cotonou, des chercheurs ont choisi de regarder autrement une question essentielle de santé publique. Et cette fois, pour tenter de mieux détecter la maladie, ils ont commencé par suivre la piste… du nez.
F. A. A.
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Avec une desserte passée de 42 % en 2017 à 84,3 % fin 2025, le Bénin entend désormais partager son expérience et renforcer sa position dans les débats africains sur l'accès universel à l'eau.
A Kigali du 17 au 21 août 2026, l'expérience béninoise en matière d'accès à l'eau potable s'impose comme l'un des exemples examinés dans la recherche de solutions durables aux défis de l'eau sur le continent. Décideurs, financiers, régulateurs et opérateurs africains se retrouvent au Symposium sur le leadership des systèmes d'eau et d'assainissement pour réfléchir à la performance et à la résilience des services.
Représenté par l'Agence nationale d'approvisionnement en eau potable en milieu rural (ANAEPMR), le Bénin participe aux travaux en mettant en lumière ses avancées notamment sur la transformation des systèmes d'eau, les réformes tarifaires et la professionnalisation de la gestion dans les petites villes et les zones rurales.
Une progression notable de la desserte rurale
La transformation mise en avant par le Bénin repose d'abord sur l'évolution de l'accès à l'eau potable. Le taux de desserte en milieu rural, estimé à environ 42 % en 2017, a atteint 84,3 % à fin décembre 2025, selon les données présentées par l'ANAEPMR.
Cette progression traduit un changement d'approche. Le Bénin ne mise plus uniquement sur la multiplication des points d'eau, mais développe des systèmes d'approvisionnement en eau potable multi-villages (SAEPmV), destinés à couvrir des territoires plus vastes et à assurer un service mieux structuré.
La démarche intègre également les branchements des ménages, l'exploitation des réseaux, la maintenance des équipements, le suivi des performances et le contrôle de la qualité de l'eau. Au second semestre 2025, 26 nouveaux ouvrages ont notamment été réceptionnés et 57 anciennes adductions villageoises réhabilitées. Des opérations de contrôle sanitaire ont également été engagées sur plusieurs installations.
Pour le Bénin, l'expérience acquise ces dernières années pose désormais une question centrale : comment garantir la continuité du service après la réalisation des infrastructures ? C'est sur ce point que la réforme de la gestion de l'eau prend toute son importance. La mise en place d'opérateurs professionnels, le recours à des contrats d'exploitation, le suivi des performances et le développement d'outils numériques doivent permettre de mieux encadrer le fonctionnement quotidien des réseaux.
Cette évolution vise à rompre avec une gestion fragmentée des ouvrages ruraux. L'objectif est de faire passer progressivement l'eau potable du statut d'équipement disponible à celui de véritable service public, avec des responsabilités identifiées et des exigences de performance.
La question sensible du financement
A Kigali, la soutenabilité financière des services d'eau constitue également un autre volet de l'expérience béninoise. L'accès universel suppose en effet de disposer de ressources suffisantes pour assurer l'exploitation, l'entretien des installations et l'extension des réseaux. La réforme tarifaire apparaît ainsi comme un levier important. Elle doit permettre de rechercher un équilibre entre le coût réel du service, la capacité contributive des ménages et la nécessité de protéger les populations les plus vulnérables.
Cette réflexion intéresse également les partenaires financiers. Un secteur capable de documenter ses coûts, ses recettes, ses performances et ses besoins d'investissement offre davantage de visibilité aux institutions susceptibles de financer son développement.
Derrière les indicateurs présentés à Kigali se trouvent des changements qui concernent directement les populations rurales. L'extension des réseaux rapproche l'eau potable des ménages et réduit la dépendance à certaines sources d'approvisionnement moins sûres.
Dans plusieurs localités bénéficiaires, l'amélioration de l'accès à l'eau contribue aussi à réduire le temps consacré à la corvée d'eau, particulièrement pour les femmes et les enfants. Elle peut également avoir des répercussions sur la santé, la scolarisation et les activités économiques.
Le défi reste toutefois de consolider ces acquis. L'augmentation de la couverture ne suffit pas si la qualité, la disponibilité et la continuité du service ne sont pas garanties dans la durée.
M. M.
Face aux interrogations qui circulent sur l’état de ses unités, l’ADC (Algerian Desalination Company) a décidé de prendre la parole. Dans un communiqué diffusé aujourd’hui, […]
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JUST IN: The 75th Ranger Regiment is rumored to be moving forward with the activation of a new 4th Ranger Battalion.
Initial personnel are expected to start reporting to the unit in September, and the battalion is projected to reach provisional status by next summer. pic.twitter.com/t2qzEwKJ0q
Après près de trois décennies dans l'industrie sidérurgique, dont 27 ans chez Tata Steel Europe, la Béninoise Mireille d'Oliveira-Richards a choisi de mettre son expérience au service du développement de son pays. À travers « Benin Connect », elle ambitionne de faire du Bénin un trait d'union entre les entreprises britanniques et l'Afrique.
Accompagner les entreprises dans leur transformation et contribuer au développement de son pays. Telle est l'ambition de Mireille d'Oliveira-Richards, entrepreneure béninoise. Elle a passé près de 30 ans dans un univers industriel très technique, où les erreurs coûtent cher et où les problèmes doivent être vite réglés. Dans ces milieux industriels encore très masculins, elle était souvent la seule femme noire. Une place qu'elle a su prendre par son expertise, ses compétences et sa capacité à s'imposer dans un environnement où les femmes restent minoritaires.
Mireille d'Oliveira-Richards lors d'une mission de transformation en BelgiqueLa professionnelle béninoise connaît les grandes usines, les organisations complexes et les entreprises confrontées à des difficultés de productivité, de rentabilité ou de transformation. « J'ai fait presque 29 ans dans la sidérurgie, dont 27 ans avec la société Tata Steel Europe, qui est l'une des plus grandes sidérurgiques du monde », confie-t-elle.
Chez Tata Steel, elle ne s'est pas cantonnée à une seule fonction. Elle a traversé les différents univers de l'entreprise : commercial, stratégie, technique, développement de produits, excellence opérationnelle et transformation.
Responsable de comptes pour des usines de Peugeot et Citroën, Mireille d'Oliveira-Richards a développé une solide expertise des environnements industriels et de la production d'acier. Son parcours l'a conduite sur plusieurs sites européens, notamment au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Belgique, en Allemagne, en France, en Suisse et en Europe de l'Est. Elle a pu gérer des situations de crise, notamment en République tchèque.« J'ai passé trois mois dans une usine en République tchèque pour un problème de transformation. J'ai intégré l'équipe afin de les aider à développer les process », raconte-t-elle.
Mireille d'Oliveira-Richards en Republique tchèqueCette expérience résume une partie de l'expertise acquise au fil des années ; celle d'analyser une situation complexe, identifier les priorités et accompagner une entreprise dans sa transformation.
« Je peux aller dans n'importe quelle usine ou entreprise, écouter leurs problèmes et les aider à s'améliorer. Ça s'appelle du business transformation », explique-t-elle. Une expérience qu'elle souhaite pouvoir valoriser au Bénin.
Faire connaître davantage le Bénin au monde anglophone
En 2020, lors du UK-Africa Investment Summit à Londres, Mireille d'Oliveira-Richards remarque l'absence du Bénin parmi les pays représentés. L'experte béninoise de la diaspora décide alors de chercher comment faire connaître davantage son pays au monde anglophone. « Je voulais revenir au Bénin avec un projet », confie-t-elle.
Elle se plonge dans le Programme d'actions du gouvernement et l'étudie comme une véritable feuille de route stratégique. Elle cherche à comprendre les besoins du pays et à identifier les entreprises britanniques susceptibles d'y trouver des opportunités.
C'est ainsi que naît Benin Connect, une structure qui aide les investisseurs à saisir les opportunités économiques au Bénin et en Afrique, tout en facilitant les relations d'affaires dans les secteurs de l'infrastructure, de l'expansion industrielle et du développement durable.
L'experte béninoise avec une délégation britannique au Bénin« J'ai beaucoup d'entreprises qui veulent venir en Afrique et elles sont impressionnées par mon expérience. La difficulté, c'est que quand j'arrive au Bénin, l'accompagnement n'est pas là », déplore-t-elle.
Entre le potentiel de son expertise et sa pleine valorisation sur le terrain, le chemin reste encore à parcourir. Au Bénin, elle cherche encore les moyens de la mettre pleinement à profit.
Se réinventer
Née au Bénin, mais ayant grandi et construit sa carrière à l'étranger, l'experte de la transformation des entreprises reconnaît avoir dû « tout réapprendre ». Elle a pris le temps de comprendre l'environnement béninois, ses institutions, ses acteurs et ses besoins. Aujourd'hui, elle voit le Bénin comme un marché devenu beaucoup plus attractif. « Le changement visible a été important et c'est ce qui a permis aux personnes comme moi de la diaspora de faire ce retour au Bénin », note-t-elle.
Enfance au Bénin, carrière à l'international, puis retour au paysAux Béninois de la diaspora qui souhaitent rentrer pour entreprendre, elle conseille de se faire accompagner afin de gagner du temps et d'éviter certaines erreurs. Mais surtout, elle invite les « candidats au retour » à abandonner l'idée du « copier-coller ».
« Au lieu de venir déjà avec son opinion de ce qu'on veut faire, il faut connaître le terrain, l'environnement local, identifier les besoins, et après se réinventer en fonction », conseille-t-elle.
L'expérience de Mireille d'Oliveira-Richards illustre une question plus large : comment mieux valoriser les compétences des Béninois de la diaspora qui reviennent avec plusieurs années d'expériences acquises dans de grandes entreprises et sur des marchés internationaux ?
Ces profils peuvent apporter des compétences techniques et managériales, des réseaux professionnels, une connaissance des marchés internationaux et une capacité à faire le lien entre les réalités locales et les standards internationaux.
Pour Mireille d'Oliveira-Richards, le défi n'est donc plus seulement de revenir au pays, mais de trouver comment transformer près de 30 ans d'expérience internationale en valeur concrète sur le terrain.
Son parcours pose, au-delà de son cas personnel, la question de la capacité du Bénin à identifier, accueillir et surtout mobiliser les compétences de sa diaspora. Car derrière ceux qui reviennent, il y a aussi des expertises, des réseaux et des expériences dont le pays pourrait davantage tirer profit.