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European Union

Latest news - AFET committee meetings - Committee on Foreign Affairs

Next AFET committee meeting will be held on:

  • Monday 16 and Tuesday 17 March, room ANTALL 4Q2 Brussels
Meetings are webstreamed with the exception of agenda items held "in camera".


AFET - DROI calendar of meetings 2026
Meeting documents
Webstreaming
Source : © European Union, 2026 - EP

THE HACK: Capitals discuss Digital Fairness Act

Euractiv.com - mar, 10/03/2026 - 09:49
In today's edition: Centrist CSAM amendments, gatekeepers' DMA compliance, Quality Jobs Act
Catégories: Afrique, European Union

VOLTAGE: All eyes on Paris for oil and nuclear talks

Euractiv.com - mar, 10/03/2026 - 09:31
In today's edition: Grid centralisation, SMRs, climate breakdown
Catégories: Afrique, European Union

HARVEST: Sometimes they come back

Euractiv.com - mar, 10/03/2026 - 09:11
In today's edition: EUDR, meat, milk
Catégories: Afrique, European Union

Press release - EP TODAY

European Parliament (News) - mar, 10/03/2026 - 08:33
Tuesday 10 March

Source : © European Union, 2026 - EP
Catégories: Afrique, European Union

Press release - EP TODAY

European Parliament - mar, 10/03/2026 - 08:33
Tuesday 10 March

Source : © European Union, 2026 - EP
Catégories: Afrique, European Union

Fico brings Russian energy to Paris

Euractiv.com - mar, 10/03/2026 - 07:11
Also, in Tuesday’s edition: return hubs, Order of Merit, US vs trees
Catégories: Afrique, European Union

Shifting defence landscape sparks Nordic debate over nuclear weapons

Euractiv.com - mar, 10/03/2026 - 06:00
Nordic countries long backed nuclear disarmament, but that may be changing
Catégories: Afrique, European Union

Fico set to meet von der Leyen as Ukraine pipeline pressure grows

Euractiv.com - mar, 10/03/2026 - 06:00
Slovak row with Ukraine over Russian oil could overshadow French nuclear summit
Catégories: Afrique, European Union

Stagflation looms over Europe as the Middle East conflict escalates

Euractiv.com - mar, 10/03/2026 - 06:00
Should hostilities persist, Europe could slide into a full-blown 1970s-style trap: inflation becoming self-reinforcing and sticky, growth turning chronically weak and job creation stalling
Catégories: Afrique, European Union

Swiss MedTech industry hit hard by Trump’s new tariff chaos

Euractiv.com - mar, 10/03/2026 - 06:00
Industry and trade body expect further tariffs, justified by ‘national security’ interests
Catégories: Afrique, European Union

Countries mobilise against EU power grid power grab

Euractiv.com - mar, 10/03/2026 - 06:00
A proposal to centralise planning of the EU's electricity network doesn't go down well in European capitals
Catégories: Afrique, European Union

TikTok, Instagram and X push more right-wing content at young users

Euractiv.com - mar, 10/03/2026 - 06:00
Elon Musk's social media platform also carries more political content than TikTok or Instagram, the same study finds
Catégories: Afrique, European Union

Bulgaria halts cancer screening programme, claiming high test costs [Advocacy Lab]

Euractiv.com - mar, 10/03/2026 - 00:29
Bulgaria's cancer screening programme, worth €10.4 million, was launched two years ago as part of efforts to tackle the nation's high cancer mortality rate, its halted despite rising cancer incidence
Catégories: Afrique, European Union

Procès du crash du vol AH5017 : « Nous ne voulons plus que l'Afrique devienne un dépotoir où l'on envoie des avions en mauvais état », Me Halidou Ouédraogo

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 10/03/2026 - 00:25

Douze ans après le tragique crash du vol AH5017 Ouagadougou-Alger, survenu le 24 juillet 2014 et ayant fait 116 morts, dont 54 Français et 23 Burkinabè, le procès de la compagnie espagnole Swiftair pour homicides involontaires s'ouvre ce lundi 9 mars 2026 devant le tribunal correctionnel de Paris. Maître Halidou Ouédraogo, président de l'Association des parents des victimes, revient dans cet entretien sur l'attente des familles et leurs espoirs que la justice établisse enfin les responsabilités de ce drame aérien survenu dans le Sahel.

Lefaso.net : Douze ans après le drame, dans quel état d'esprit les familles des victimes abordent-elles l'ouverture de ce procès ?
Maître Halidou Ouédraogo :
Vous savez, c'est comme si c'était hier. Je n'oublie pas cette situation. Bien sûr, les membres de notre association se sont mobilisés avec le soutien et la force de la population, qui nous a accompagnés. Nous nous sommes regroupés, nous nous sommes soutenus et nous avons accompagné nos membres jusqu'à l'indemnisation. Mais en réalité, le drame reste intime et douloureux, parce que nous n'avons pas voulu d'un procès. Nous avons opté pour un règlement à l'amiable, mais celui-ci est resté incomplet. La section française de l'administration était dans ce sens, mais il y a eu beaucoup de difficultés. Ensuite, elle n'a pas voulu de procès et a fait ce qu'elle pouvait, car les tentatives de porter l'affaire devant la justice ont rencontré de nombreux obstacles. Nous sommes même allés jusqu'à saisir l'Union européenne. C'est finalement lorsque l'Union européenne a estimé que Paris pouvait connaître du dossier que le procès s'est ouvert ce matin à Paris. Ce procès doit permettre d'établir la responsabilité de la compagnie et celle des personnes impliquées dans ce drame.

Qu'attendent concrètement les familles de ce procès en termes de clarification des responsabilités ?

Concrètement, les familles attendent de ce procès une clarification des responsabilités. Pour nous, certaines responsabilités sont déjà établies : l'état de l'avion d'abord, mais aussi celui de l'équipage. L'avion n'avait pas été révisé alors qu'il aurait dû l'être. C'était un appareil loué et préparé dans des conditions déplorables, qui avait déjà connu plusieurs problèmes. Le drame nous a profondément surpris, parce que nous, qui étions restés ici, ne savions pas que l'appareil était dans un tel état. Malgré tout, nous nous sommes battus comme nous pouvions et nous avons réussi à obtenir des indemnisations pour les ayants droit. Notre association s'est constituée partie civile dans cette affaire. Nous avons saisi notre avocat, qui était en contact avec l'organisation Agir Ensemble et avec nos partenaires du barreau de Paris. Nous avons également sollicité les autorités burkinabè qui, au départ, s'étaient réellement mobilisées à nos côtés. Nous avons interpellé les plus hautes autorités de l'État, mais nous n'avons pas obtenu de réponse. Nous avons aussi tenté d'établir des contacts avec l'Algérie, mais cela n'a pas abouti. Finalement, nous avons essayé de saisir plusieurs pays, car il y avait aussi des questions de sécurité concernant cet avion. Nous avons contacté la France il y a plus d'un mois, elle nous avait assuré qu'elle viendrait, mais cela ne s'est pas fait.

Nous voulions assister au procès, mais c'est une question de moyens. Paris est loin, les gens sont mobilisés ici et nous n'avons pas été suffisamment informés de la tenue de ce procès. Jusqu'à présent, nous n'avons pas eu de réponse.

Selon vous, quels sont les points essentiels que la justice devra éclaircir durant les audiences ?

La justice devrait en réalité établir clairement la responsabilité des affréteurs de l'avion, en l'occurrence l'Algérie, ainsi que celle des locataires de l'appareil. Ce sont des aspects qui ont été éludés jusqu'à présent. Lorsqu'on parle du mauvais état ou du manque de maintenance d'un avion, on sait que cela peut conduire à des situations dramatiques. Ce drame nous a profondément surpris. Ce matin encore, nous étions dans la stupeur. La justice doit donc déterminer les responsabilités des affréteurs et des locataires de l'avion.

Les familles espèrent-elles avant tout établir les responsabilités, obtenir réparation ou simplement connaître toute la vérité sur les circonstances du crash ?

D'abord, connaître toute la vérité sur les responsables du crash. Ensuite, voir ce qui doit en découler et quelles mesures doivent être prises. Nous verrons, au fil du procès, comment la justice va aborder cette affaire. Mais une chose est certaine : nos victimes ont été oubliées, que ce soit de notre côté, du côté de la France ou de la part de ceux qui étaient impliqués dans cette affaire. Mais cela ne suffit pas. Il faut que toute la responsabilité soit clairement établie pour ceux qui ont embarqué nos enfants, nos femmes et nos parents dans cet avion. Mourir ainsi, dans de telles conditions, est à la fois absurde et impossible à oublier.

Comment les familles ont-elles vécu ces douze années d'attente avant l'ouverture du procès ?

Nous sommes restés soudés. Chaque année, nous avons suivi l'évolution du dossier et nous avons toujours été présents. L'année dernière encore, nous avons commémoré l'anniversaire du drame et nous avons pu rester en contact avec les familles ainsi qu'avec nos partenaires, notamment les associations en France. Ces associations ont d'ailleurs réussi à obtenir que l'État français aménage un lieu de mémoire, comme nous l'avons fait ici avec le mémorial situé à la cité An II, grâce au soutien des associations internationales et à l'appui des services de sécurité à l'époque. Ainsi, dans certains lieux liés à l'aviation, des espaces ont également été dédiés à la mémoire des victimes de ce crash.

Selon vous, pourquoi cette procédure judiciaire a-t-elle pris autant de temps ?

D'un côté, il y a des personnes qui défendent leurs intérêts, et de l'autre, il y a les victimes. Nous avons fait ce que nous pouvions, mais cela ne suffit pas. Rien ne peut remplacer un être cher qui disparaît sous nos yeux. C'est toujours une épreuve très pénible et très difficile à vivre.

Les familles burkinabè se sentent-elles suffisamment informées et accompagnées dans cette procédure judiciaire ?

D'abord, nous avons été accompagnés par la population. Nous avons également bénéficié du soutien de la presse et il faut le souligner. Nos autorités nous ont aussi accompagnés, notamment en nous attribuant un site où nous avons pu construire un mémorial à la cité An II. Elles nous ont soutenus durant tout ce temps. Aujourd'hui, nous dépendons de la présidence, qui nous a orientés vers le ministère d'État en charge des transports et de la mobilité. Ce ministère nous a ensuite mis en relation avec l'administration des aéroports. Nous continuons donc de suivre la situation. Cependant, la stèle du mémorial a aujourd'hui besoin d'être réparée. Il y a des fissures et quelques dégradations. Les ayants droit ne peuvent pas intervenir directement, mais nous remercions les autorités de notre pays pour les efforts déjà consentis. En effet, tout l'environnement autour de la stèle, notamment les ruelles qui y mènent dans la cité, a été aménagé. Cela représente un investissement important. Aujourd'hui, nous travaillons à renforcer l'implication de l'État et à encourager également la participation des autres pays dont les ressortissants ont été victimes de ce drame. Il ne faut pas oublier que ce crash a concerné plusieurs nationalités. La France, par exemple, a contribué à certaines initiatives mémorielles, et au total 19 pays étaient concernés par cette tragédie. Il y avait 116 victimes, ce qui est considérable.

Combien de familles burkinabè seront représentées ou suivront ce procès ?

Nous avions prévu d'être représentés d'abord par notre avocat, ainsi que par quelques membres du bureau de l'association. Mais cela n'a finalement pas été possible, notamment parce que le procès a déjà commencé et que les moyens manquent. Le procès devrait durer environ deux semaines. Lors de la construction du mémorial, nous avions sollicité le soutien de l'État et de la justice. Certaines promesses avaient été faites, mais nous avons aujourd'hui l'impression que les choses ont évolué plus lentement que prévu. Pour l'instant, nous allons suivre le déroulement du procès à travers la presse et attendre les résultats pour voir quelles décisions seront prises.

Il n'y a donc pas d'avocat chargé de représenter les familles burkinabè ?

Si, il y en avait un qui devait nous représenter. Mais il fallait disposer des moyens nécessaires pour assurer son déplacement et son séjour à Paris afin qu'il puisse suivre le procès et représenter notre association. Malheureusement, nous n'avons pas pu réunir ces moyens. Nous avons posé le problème, mais chacun fait ce qu'il peut dans une telle situation. Nous vivons une situation particulière, très difficile, et nous faisons face avec les moyens dont nous disposons.

Mais est-ce que vous avez le sentiment que les préoccupations des familles burkinabè sont pleinement prises en compte dans la procédure ?

Nos préoccupations ont toujours été de préserver la mémoire de nos disparus. Nous avons maintenu ce souvenir vivant. Nous avons été présents dans les différentes démarches et nous avons bénéficié d'un certain accompagnement. L'État nous a notamment aidés en mettant à disposition un site où nous avons pu ériger le mémorial. Ce n'est pas un geste négligeable. Comme l'État est une continuité, nous ne pouvons qu'exprimer notre reconnaissance aux autorités pour les efforts déjà consentis. Nous espérons simplement qu'il n'y aura pas de recul et que, tous ensemble, nous continuerons à honorer la mémoire de nos disparus et à effacer les larmes que nous versons chaque fois, aujourd'hui, dans nos ventres.

Est-ce que vous avez un message à lancer ?

Le message est simple : que la justice soit faite. Elle doit être rendue, car jusqu'à présent, nous avons le sentiment que cela n'a pas été pleinement le cas. Il y avait pourtant des éléments préoccupants : un commandant de bord qui ne devait plus piloter, des manquements dans la gestion de l'appareil et un avion qui n'était pas dans les conditions requises pour voler. Nous ne voulons pas que l'Afrique devienne un dépotoir où l'on envoie des avions en mauvais état. C'est aussi pour cela que nous avons construit ce mémorial à la cité An II : pour que ce drame serve de leçon et pour éviter que de telles catastrophes se reproduisent. Les accidents d'avion sont rares, mais lorsqu'ils se produisent, ils emportent des vies précieuses. Tout doit être fait pour que cela n'arrive plus. Je voudrais également remercier la presse pour son accompagnement et son rôle dans la diffusion de l'information. Nous remercions aussi la population et toutes les personnes qui nous ont soutenus et accompagnés dans cette épreuve. Nous saluons la résilience des familles des victimes. Malgré la douleur, elles continuent d'avancer et de porter la mémoire de leurs proches disparus.

Entretien réalisé par Anita Mireille Zongo et Muriel Dominique Ouédraogo
Lefaso.net

Catégories: Afrique, European Union

Burkina Faso : « La littérature est comme une thérapie, un refuge », confie Priscille Jinette Ouédraogo/Bansé, communicatrice et écrivaine

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 10/03/2026 - 00:24

Elle incarne une génération de femmes pour qui l'écriture n'est pas seulement un art, mais un outil d'influence et de transformation. Écrivaine dévouée, blogueuse engagée et spécialiste en communication institutionnelle et des médias, Priscille Jinette Bansé épouse Ouédraogo a construit un parcours où la rigueur intellectuelle croise la créativité narrative. Zoom sur une femme engagée aux multiples casquettes, inspirée par des figures emblématiques comme Michelle Obama ou Monique Ilboudo.

Depuis l'école primaire, Priscille Jinette Ouédraogo/Bansé entretient de très bonnes relations avec les livres. Obsédée par les histoires, les livres deviennent ses premiers voyages. Sa passion pour la lecture la conduit à participer en 2006 à un concours de poésie organisé par Nestlé. C'était un petit concours à l'époque, mais à l'entendre, remporter le premier prix signifiait beaucoup pour elle. Elle comprend donc à partir de là que l'écriture peut être à la fois le reflet de soi et comme un guide. C'est d'ailleurs ce qui la galvanise plus à se tourner définitivement vers l'écriture afin d'apporter sa touche personnelle dans la vie des lecteurs.

« Les livres me faisaient voyager. Je me disais qu'il faut que je sois comme ces personnes qui écrivent. Il faut que moi aussi, je puisse faire vivre des émotions aux gens, les faire voyager par des histoires extraordinaires que je vivais à travers les livres d'autres auteurs », a-t-elle fait savoir.

Pour Priscille Jinette Ouédraogo/Bansé, la littérature est comme une thérapie, un refuge. Ainsi, ce qui a commencé comme un abri pour elle est devenu un socle professionnel. Des personnages comme Hercule Poirot créé par la romancière Agatha Christie, Michelle Obama, Monique Ilboudo, sont autant de figures parmi tant d'autres qui l'inspirent et qui l'ont motivé dans la littérature.

Priscille Jinette Ouédraogo/Bansé est déjà auteure de deux romans policiers, notamment « Du paradis à l'enfer », son premier roman publié en 2019, et « Les acolytes de fortune », le deuxième publié en 2023.
La native de Tenkodogo a laissé entendre que son troisième roman en cours d'écriture viendra changer la donne car il est plus sensible et beaucoup orienté vers sa vie personnelle.

Communicatrice de profession et blogueuse par amour du journalisme

Après avoir fait des études supérieures en sciences de l'information et de la communication option journalisme, les circonstances de la vie l'ont conduite à s'orienter en communication institutionnelle. En effet, en 2018, elle décroche le prix de la meilleure blogueuse de l'année grâce à sa participation au concours Mys'TIC Blogueuse Awards. Une compétition qui visait à promouvoir l'utilisation des blogs comme moyen d'expression, outil de vulgarisation et de promotion de l'information.

Sa passion pour le journalisme a conduit Priscille Jinette Ouédraogo/Bansé à créer un blog où elle partage ses histoires. Cependant, le manque de temps constitue un frein l'empêchant de vivre sa passion. À travers des articles, elle explore des sujets variés qui lui tiennent à cœur. Cela lui permet d'atteindre ses objectifs, ceux d'informer mais aussi de susciter l'émotion chez les lecteurs.

« J'ai toujours voulu être journaliste et j'adore être journaliste. Et comme je suis passionnée par tout ce qui est histoire, culture, art, j'ai créé un blog où j'écris souvent des articles sur l'actualité culturelle, sur des choses qui me passionnent, que j'aime bien. Mais je n'arrive pas à consacrer beaucoup de temps à cela. Et c'est dommage parce que c'est quelque chose que j'adore », a-t-elle ajouté.

D'un autre côté, sa passion pour le digital et la présence sur les réseaux sociaux sont autant de critères qui ont facilité son choix pour la communication institutionnelle. Cependant, la communication étant un domaine qui connaît une évolution rapide et accélérée, cela constitue un véritable défi pour Priscille Jinette Ouédraogo/Bansé, par ailleurs chargée de communication dans une ONG de la place.

« Je travaille dans un secteur où j'interagis quotidiennement avec des personnes qui viennent de divers horizons, de différentes mentalités et l'adaptation est souvent difficile. À côté de ça, il y a l'évolution rapide du secteur de la communication, surtout avec internet. Il y a toujours de nouvelles mises à jour et de nouveaux outils qui se créent tous les jours, sans oublier les nouvelles pratiques qui se mettent en place chaque jour. Et, en tant que communicante, il est important d'être à l'affût de toutes ces évolutions pour pouvoir suivre le rythme. Dans un monde où tout le monde s'autoproclame expert en communication, nous, les experts, devrons travailler deux fois plus pour montrer aux amateurs que c'est réellement un métier et que ce n'est pas un jeu », a-t-elle expliqué.

Mais à en croire la jeune dame, la résilience et l'humilité sont de véritables forces pour une personne qui vise le sommet. « Il faut être humble et accepter qu'on ne maîtrise pas toutes les choses. Je pense que c'est l'humilité et la résilience qui sont très importants pour relever les défis qui se présentent à nous, en tant que spécialistes des métiers de la communication », soutient-elle.

Priscille Jinette Ouédraogo/Bansé s'intéresse également depuis toujours au cinéma. Derrière son regard déterminé se dessine un rêve qu'elle refuse de laisser à l'étape d'illusion. Réaliser son rêve pour le septième art est un véritable chemin de vie qu'elle compte bien emprunter jusqu'à destination, car comme on le dit, les rêves prennent sens lorsqu'on ose les poursuivre.

Pour les femmes aux multiples casquettes comme elle ou qui envisagent de suivre les mêmes traces, Priscille Jinette Ouédraogo/Bansé les encourage à cultiver la discipline qui, selon elle, est la base de toute chose. « La base pour moi, c'est la discipline. Il faut être très discipliné, avoir des objectifs clairs et ne pas se disperser. Quand on n'est pas discipliné, c'est très compliqué », a-t-elle conclu.

Muriel Dominique Ouédraogo
Hanifa Koussoubé
Lefaso.net

Catégories: Afrique, European Union

Transport routier : Levée de la suspension des activités de la compagnie STAF à partir du mardi 10 mars 2026

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 10/03/2026 - 00:23

Après une suspension qui a pris effet le 16 février 2026, le ministère de l'Administration territoriale et de la mobilité annonce la levée de la mesure à compter du mardi 10 mars 2026 (communiqué ci-dessous joint)

Catégories: Afrique, European Union

Burkina : Sept ans d'emprisonnement et une amende de plus d'un milliard contre l'ancien CSAF Stanislas Kinda

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 10/03/2026 - 00:22

‎Le Tribunal de grande instance Ouaga I, siégeant en session du pôle économique et financier (ECO-FI), a rendu, vendredi, 6 mars 2026, son verdict dans l'affaire opposant le Ministère public à Wendegoudi Stanislas Kinda et Salam Kaboré pour, entre autres, des faits de détournement de deniers publics et de blanchiment de capitaux.‎

C'est une affaire qui remonte à octobre 2024 (lire lien au bas de l'article), période à laquelle une mission de l'Inspection générale des finances (IGF) a décelé des failles majeures dans la gestion du Centre pour la promotion de l'Aviculture (ex-CPAV). Saisie par l'Agent judiciaire de l'État (AJE), la section de recherche de la gendarmerie de Ouagadougou diligente une enquête qui met à nu un système de malversations massives : encaissement irrégulier de 60 chèques pour un montant total de 578 472 419 FCFA. À l'époque, Wendegoudi Stanislas Kinda occupait le poste de Chef de service administratif et financier (CSAF) de la structure, retrace la direction de la communication et des relations publiques (DCRP) du ministère de la justice et des droits humains (DCRP/MJ).

Le tribunal a requalifié les faits de complicité de fabrication de cachet d'une autorité reprochés à Wendegoudi Stanislas Kinda, en des faits de fabrication de cachets d'une autorité et l'en a déclaré coupable. Il a également requalifié les faits de commerce incompatible qui lui sont reprochés en des faits de simulation illicite pour lesquels il a aussi été déclaré coupable. ‎ Wendegoudi Stanislas Kinda (Stanislas Kinda) a été en outre reconnu coupable de détournement de deniers publics et de blanchiment de capitaux.

‎Pour cela, le Tribunal condamne Wendegoudi Stanislas Kinda à une peine d'emprisonnement de onze ans, dont sept ans ferme, et une amende de 1 735 417 257 FCFA, le tout ferme. Il est également condamné à payer à l'État burkinabè, la somme de 578 292 419 FCFA.

Salam Kaboré (dont la qualité n'a pas été mentionnée) est, lui, reconnu coupable de complicité de détournement de deniers publics et condamné à payer à l'Etat, la somme de 180 000 FCFA à titre de dommages et intérêts sans préjudice des intérêts légaux, et ce, à compter du 1er janvier 2024.

Le Tribunal condamne solidairement Wendegoudi Stanislas Kinda et Salam Kaboré à payer à l'État burkinabè, la somme de 2 000 000 FCFA au titre du préjudice moral, outre la somme de 1 000 000 FCFA au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

‎Par ailleurs, le Tribunal ordonne la confiscation de tous les biens meubles et immeubles de Wendegoudi Stanislas Kinda, à concurrence du montant de la condamnation de l'amende et des intérêts civils prononcés. Il ordonne en outre l'exécution provisoire sur les intérêts civils et fixe la contrainte judiciaire à trois mois pour Salam Kaboré et à douze mois pour Wendegoudi Stanislas Kinda, pour le recouvrement de l'amende et des intérêts civils.

Lefaso.net
Source : DCRP/MJ

Catégories: Afrique, European Union

Colonel-major Omer Marie Bruno Tapsoba : Un officier au service de « la Patrie, la loi et l'honneur »

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 10/03/2026 - 00:21

La Gendarmerie nationale du Burkina Faso est en deuil. Le colonel-major Omer Marie Bruno Tapsoba, ancien chef d'état-major de l'institution, s'est éteint dans la nuit du 1er au 2 mars 2026, après une longue carrière consacrée au service de la nation. Officier respecté et figure marquante de la gendarmerie, il laisse derrière lui l'image d'un leader rigoureux, animé par un sens élevé du devoir et un profond attachement aux valeurs républicaines.

Durant plus de deux décennies de service, le colonel-major Tapsoba a gravi les échelons de la hiérarchie militaire en occupant plusieurs postes de responsabilité à travers le pays. Son parcours débute dans les unités opérationnelles, notamment comme commandant adjoint de l'escadron de sécurité et d'intervention entre 1996 et 1997. Il est ensuite nommé commandant de la compagnie de gendarmerie de Dori de 1997 à 1998, puis de celle de Fada N'Gourma entre 1999 et 2000.

Il poursuit son ascension à la tête de la compagnie de gendarmerie de Ouagadougou de 2000 à 2003, avant de prendre le commandement du groupement de gendarmerie départementale de Ouahigouya entre 2004 et 2006. Son expertise est également sollicitée sur la scène internationale lorsqu'il participe, en 2006-2007, à une mission de police civile en Haïti sous mandat des nations unies.

De retour au pays, il occupe plusieurs postes stratégiques au sein de la gendarmerie, notamment directeur de la logistique entre 2007 et 2008, puis commandant des Écoles et Centres de perfectionnement de la gendarmerie nationale de 2009 à décembre 2011, contribuant à la formation et au perfectionnement de plusieurs générations de gendarmes.

Sa carrière se poursuit avec sa nomination comme commandant de la 2ᵉ région de gendarmerie, fonction qu'il occupe de 2011 à 2017. Le 23 mai 2017, il est porté à la tête de l'institution en tant que chef d'état-major de la Gendarmerie nationale, poste qu'il occupera jusqu'au 22 octobre 2021. Durant ses quatre années à ce poste, il s'emploie à renforcer les capacités opérationnelles de l'institution et à consolider les valeurs fondamentales de discipline, d'intégrité et de service à la nation.

Admis à la retraite le 28 juillet 2024, le colonel-major r Tapsoba aura consacré l'essentiel de sa vie au service public et à la sécurité des citoyens.
Il repose désormais au cimetière municipal de Gounghin, où famille, proches et frères d'armes lui ont rendu un dernier hommage, vendredi 6 mars 2026, au lendemain de la prise de commandement du colonel Issa Yaguibou, comme CEMGN.
Par son engagement, sa rigueur et son sens de l'honneur, le colonel-major Omer Marie Bruno Tapsoba laisse une empreinte durable dans l'histoire de la gendarmerie burkinabè.

Synthèse de Fredo Bassolé
Lefaso.net

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