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Afrique

La population d’Oicha appelée au respect strict des mesures barrières après un décès dû à Ebola

Radio Okapi / RD Congo - Tue, 02/06/2026 - 12:09

La bourgmestre de la commune rurale d’Oicha, Eugénie Kavira Mwenge, invite ses administrés à maximiser les pratiques d’hygiène et à éviter les rassemblements publics. Cet appel, lancé lundi 1er juin, fait suite à la notification d'un cas de décès lié à la maladie à virus Ebola dans cette partie du territoire de Beni (Nord-Kivu).

Categories: Afrique, European Union

The World’s Mineral Powers Seize Their Moment

Foreign Policy - Tue, 02/06/2026 - 12:00
Resource-rich countries haven’t always benefited from extraction. Can this time be different?

Coupe du monde 2026 : les supporters sénégalais voient leurs demandes de visa américain rejetées

France24 / Afrique - Tue, 02/06/2026 - 10:55
Placés depuis la fin 2025 sur la liste noire de l'immigration américaine par un décret de Donald Trump, les ressortissants sénégalais ne sont plus admissibles au visa US sauf pour quelques exceptions. Alors que six membres du comité exécutif de la fédération sénégalaise de football se sont vu refuser l’entrée aux États-Unis, l’inquiétude des supporters sénégalais monte. Reportage de notre correspondant à Dakar, Elimane Ndao.
Categories: Afrique

RD Congo : attaque meurtrière des rebelles de l'ADF à Beni, dans l'est du pays.

France24 / Afrique - Tue, 02/06/2026 - 10:50
Dans l’est de la République démocratique du Congo, les rebelles ADF, affilié à l’État islamique, ont mené une attaque dans la ville de Beni. Ces rebelles commettent des massacres à répétition mais, c’est la première fois depuis plus de trois ans que les ADF frappent à l’intérieur de la ville, un signe préoccupant. Les précisions avec notre correspondante à Kinshasa, Aurélie Bazzara-Kibangula.
Categories: Afrique, Swiss News

Kenya : colère contre l’accueil de patients américains atteints d’Ebola

France24 / Afrique - Tue, 02/06/2026 - 10:43
Au Kenya, des centaines de personnes ont manifesté à Nanyuki, une ville du centre du pays, contre la mise en place d’un centre de quarantaine dédié aux citoyens américains exposés au virus Ebola. Deux personnes ont été tuées dans ces manifestations.
Categories: Afrique, Swiss News

Pourquoi Kim Jong Un ne parle jamais de sa mère

BBC Afrique - Tue, 02/06/2026 - 10:39
Très peu de Nord-Coréens la connaissent car son origine pourrait menacer la légitimité du régime.
Categories: Afrique, France

There Are Only Four Great Powers

Foreign Policy - Tue, 02/06/2026 - 10:28
An era of great-power competition has started—but not all would-be competitors qualify.

Ebola : deux morts dans des manifestations au Kenya contre des centres d'isolement américains

France24 / Afrique - Tue, 02/06/2026 - 10:13
Des centaines de manifestants se sont rassemblés lundi ​à Nanyuki, ville du centre du Kenya, pour protester contre le projet des Etats-Unis d'instaurer un centre de ​quarantaine pour les personnes potentiellement infectées par le virus Ebola, ont déclaré à Reuters des habitants. Deux personnes ont été tuées dans ces manifestations.
Categories: Afrique, Swiss News

Boualem Sansal raconte une année noire dans les geôles algériennes, un récit engagé et parfois confus

LeMonde / Afrique - Tue, 02/06/2026 - 09:56
Avec « La Légende », l’écrivain franco-algérien signe son premier ouvrage chez Grasset, filiale du groupe Hachette Livre, contrôlée par Vincent Bolloré. Une publication attendue, déjà au cœur de vives polémiques.
Categories: Afrique, Swiss News

Social protection for better health in Arab countries

After World War II, countries in the Middle East and North Africa (MENA) started from low levels of socioeconomic development. Especially health indicators were worse than in most other world regions. This changed drastically when MENA countries became independent and started to invest into the social protection of citizens against health risks. They built up powerful social health insurance schemes, and today, many of their health indicators are almost on the same level as in Europe or North America. During the 1980s and 1990, however, most MENA governments reduced healthcare spending again as an element of structural adjustment programs, and focused increasingly on health services that are particularly important for the urban upper and middle classes, their main allies in society, but not so much for the poor. Therefore, MENA health systems suffer again from significant deficits regarding fairness, efficiency, and effectiveness. Financial, legal, and geographical obstacles restrict access for large parts of the population. The coexistence of multiple social protection schemes for different population groups reflects and intensifies already existing social inequalities. Deficits in quality and tidiness and the prevalence of informal fees charged for “good” treatment reduce further the value of public health services. Efficiency suffers from irrational prioritizations in fund allocation and from a lack of customer orientation. And the effects of MENA health systems, although not really bad, could still be better, which has become more than obvious during the recent COVID-19 pandemic.

Génocide des Tutsi : « La seule chose que l’on puisse offrir aux Rwandais, c’est la vérité sur cette terrible tragédie dont la France a été partie prenante »

LeMonde / Afrique - Tue, 02/06/2026 - 09:30
A l’occasion de la commémoration du génocide survenu en 1994, le député Aurélien Rousseau, président du groupe d’amitié France-Rwanda, appelle, dans une tribune au « Monde », à prendre pleinement la mesure des responsabilités de la France et à accompagner un nécessaire travail de mémoire.
Categories: Afrique, Swiss News

Au Sénégal, le président Faye nomme un gouvernement boycotté par Ousmane Sonko, actant leur rupture

LeMonde / Afrique - Tue, 02/06/2026 - 09:24
La formation du nouveau gouvernement survient une dizaine de jours après le limogeage par le président, Bassirou Diomaye Faye, de M. Sonko, devenu depuis le président de l’Assemblée nationale.
Categories: Afrique, Swiss News

MAGYAROK A BOEING 747-ESEN, 3/2 RÉSZ

Air Base Blog - Tue, 02/06/2026 - 08:45

A kétezres évek közepén, elsősorban a nemzeti légitársaságnál uralkodó hangulat miatt már a fiatalabb, kisebb tapasztalattal rendelkező pilótageneráció is szétnézett a nagyvilágban, előrelépési lehetőség után kutatva. Hasonlóképpen gondolkodott Szentgyörgyi Dezső is, aki 2001 óta repült a Malév Boeing 737-es első tisztjeként. A lehetőségek között felbukkant a magyar pilóták által akkor már jól ismert Tajvan és a Boeing 747-es. Szentgyörgyi Dezső történetének második része következik.

Milyen élményt jelentettek számodra a hosszú távú útvonalak?

- Az amerikai gyakorló útvonal lényege a Csendes-óceán északi részének átrepülése volt, aztán már mindegy volt, hogy Vancouverbe vagy Los Angelesbe érkezel. Jót tett az egómnak, amikor harminc évesen, első tisztként először megérkezem Los Angelesbe egy Boeing 747-essel. Akkor én azt is elhittem, hogy a vízen is tudok járni. Los Angeles olyan, hogy két mérföldenként jönnek a gépek, egy Jumbo, egy 737-es, egy Airbus. Az amerikai irányítót nem úgy kell elképzelni, mint az európait, hogy szabvány kifejezésekkel dolgozik, hanem beszélget veled, és közben rágógumizik. Nekem például azt mondta, hogy a „második gurulóút és át a hídon”. Ott ment a gurulóút és alatta az autópálya, én meg életemben először voltam ott, de ő már nem foglalkozott tovább velem, mondta az engedélyt a következőnek. Amikor egyszer valamit nem értettem az időjárásban és rákérdeztem, hogy volna kedves és segítene nekem, a válasza az volt, hogy az nem az ő dolga.

[...] Bővebben!


Le Potentiel : « Ebola en RDC : 343 cas confirmés, le gouvernement réajuste sa riposte et annonce la réouverture de l’aéroport de Bunia »

Radio Okapi / RD Congo - Tue, 02/06/2026 - 08:08


Revue de presse de mardi 2 juin 2026


La riposte sanitaire contre la 17e épidémie d'Ebola et la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC sont à la Une des journaux et médias en ligne ce mardi 2 juin.

Categories: Afrique, European Union

Épidémie d’Ebola : le diocèse de Bunia renforce les mesures de prévention dans les paroisses

Radio Okapi / RD Congo - Tue, 02/06/2026 - 06:55


Face à la progression de l’épidémie d’Ebola dans l’Est de la République démocratique du Congo, le diocèse de Bunia a annoncé, lundi 1er juin, une série de mesures strictes visant à protéger les fidèles et à limiter les risques de propagation du virus au sein des communautés chrétiennes.

Categories: Afrique, European Union

Montée des couleurs à la Primature : Hommage aux combattants et appel à plus de diligence dans l'action gouvernementale

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 02/06/2026 - 01:59

À l'occasion de la traditionnelle cérémonie de montée des couleurs nationales ce lundi 1ᵉʳ juin 2026 à la Primature, le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a appelé les agents de son institution à renforcer leur engagement au service de l'action gouvernementale et à s'approprier le Manifeste de la Révolution progressiste populaire (RPP).

Avant d'aborder les priorités de l'action gouvernementale, le chef du gouvernement a rendu hommage aux Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi qu'aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) engagés dans la reconquête du territoire national. Il a invité les participants à avoir une pensée pour ces derniers et pour ceux qui ont consenti le sacrifice ultime, assurant que leur sacrifice ne sera pas vain. Il a également formulé des vœux de prompt rétablissement aux blessés.

Saluant les progrès enregistrés ces derniers mois, notamment la réinstallation de plusieurs dizaines de villages, le Premier ministre a estimé que ces résultats témoignent de l'engagement et de l'abnégation des forces combattantes. Sur le plan administratif, il a insisté sur la nécessité d'accélérer le traitement des dossiers afin de soutenir efficacement la mise en œuvre des politiques publiques. « Nous devons redoubler d'efforts dans la prise en main diligente des dossiers, afin d'être un accélérateur de la mise en œuvre des différentes politiques publiques », a-t-il déclaré.

Évoquant le Manifeste de la Révolution progressiste populaire (RPP), Jean Emmanuel Ouédraogo a souligné que ce document résume l'esprit de la Révolution progressiste populaire dans tous les secteurs. Il a par ailleurs invité chaque agent à le lire pour y puiser davantage de motivation et d'engagement au service du développement national.
Rappelons que dans les jours à venir, le Premier ministre procédera à l'évaluation des contrats d'objectifs des membres de son gouvernement.

Lefaso.net
Source :
Page Facebook de la Primature du Burkina Faso

Burkina : ACONTA invite les parents à redoubler de vigilance face aux dangers des nouveaux produits du tabac

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 02/06/2026 - 01:55

Chaque 31 mai, la communauté internationale célèbre la Journée mondiale sans tabac, une occasion pour attirer l'attention sur les conséquences sanitaires et socio-économiques du tabagisme. Au Burkina, pour marquer cette date, l'association Afrique contre le tabac (ACONTA) a, avec ses partenaires, animé une conférence de presse, le dimanche 31 mai 2026 à Ouagadougou, pour attirer l'attention sur les dangers du tabac et des produits contenant de la nicotine. L'organisation a saisi l'occasion également pour inviter les parents à redoubler de vigilance face aux stratégies mises en place par l'industrie du tabac pour influencer les comportements des jeunes et encourager leur entrée dans la consommation.

« Démasquons les tactiques de séduction : Luttons contre la dépendance à l'égard du tabac et contre l'addiction nicotinique » ; tel est le thème retenu pour la célébration de l'édition 2026 qui met en exergue les stratégies de marketing de plus en plus sophistiquées utilisées par l'industrie du tabac pour attirer de nouveaux consommateurs, notamment les jeunes, les femmes et les groupes vulnérables, y compris les enfants, dévoile le coordonnateur d'Afrique contre le tabac (ACONTA), Adama Zango.

« Ces pratiques sont interdites au Burkina Faso et la loi n° 040 -2010/AN du 25 novembre 2010 portant lutte contre le tabac au Burkina Faso dispose en son article 16 que la publicité y compris la publicité transfrontalière et la promotion directes et indirectes, sous quelque forme que ce soit en faveur du tabac et des produits du tabac, sont interdites… », a-t-il rappelé.

Le coordonnateur d'ACONTA, Adama Zango, encadré de membres de son équipe, Anselme Compaoré et Kelly Ouédraogo, satisfaisant à une interview en langue nationale mooré, à l'issue de la conférence.

Selon cette organisation de la société de lutte anti-tabac et ses partenaires, malgré les progrès réalisés dans la lutte antitabac, dont l'adoption des décrets sur l'emballage neutre des produits du tabac, l'interdiction de fumer dans les lieux publics clos ou ouverts et dans les transports en commun, le système de marquage, d'authentification, de suivi et de traçabilité des produits du tabac et des nouveaux produits du tabac fabriqués ou importés au Burkina, l'inquiétude se fait sentir avec l'émergence de nouveaux produits nicotiniques, souvent présentés comme modernes, innovants ou moins nocifs. « Ces produits sont fréquemment accompagnés de campagnes publicitaires attrayantes, de saveurs séduisantes, d'emballages colorés et d'une forte présence sur les réseaux sociaux. Derrière cette apparence séduisante se cache une réalité préoccupante : la dépendance à la nicotine demeure un risque majeur pour la santé », regrettent ACONTA et ses partenaires, rappelant que la consommation du tabac et des produits nicotiniques constitue l'une des principales causes évitables de maladies et de décès prématurés dans le monde.

ACONTA et ses partenaires entendent resserrer davantage les rangs pour une synergie d'action autour de cette lutte pour la préservation de la santé des populations.

Mention spéciale aux forces de l'ordre pour les contrôles dans les bars, maquis, lieux publics

Face à cette situation, les conférenciers félicitent et encouragent les pouvoirs publics dans l'application effective des lois et réglementations relatives à la lutte antitabac. « Nous voyons dans les médias le travail remarquable de nos forces de l'ordre qui font des contrôles dans les bars et maquis contre l'interdiction de fumer dans les lieux publics », ont-ils salué.

Ils exhortent également les parlementaires à poursuivre leurs efforts en faveur des politiques publiques protectrices des populations contre les stratégies d'influence de l'industrie du tabac. « C'est l'occasion pour ACONTA et ses partenaires de louer le travail très apprécié du réseau des parlementaires burkinabè en santé, population et développement, qui s'est engagé à mettre en œuvre des actions en faveur de la santé publique par la lutte contre le tabac et les produits du tabac », a porté Adama Zango.

Les conférenciers encouragent en outre les établissements scolaires et universitaires à intensifier les actions d'information et de sensibilisation auprès des jeunes, élèves et étudiants et les médias à continuer à jouer leur rôle essentiel dans l'éducation citoyenne. Ils galvanisent, par ailleurs, les organisations de la société civile à davantage unir les efforts pour constamment plaidoyer auprès des décideurs et à surveiller les actions de l'industrie du tabac.

L'occasion a également été propice pour ACONTA de remettre à chacune des organisations partenaires, un rapport sur l'indice d'ingérence de l'industrie du tabac, édition 2025, rendu public le 24 avril 2026.

A en croire ces responsables d'organisations de lutte, l'industrie œuvre à affaiblir les politiques de lutte antitabac au Burkina, notamment en rusant avec les textes législatifs et règlementaires.
« On a souvenance que récemment la Cour d'appel de Ouagadougou a condamné l'industrie du tabac pour violation de la règlementation sur la publicité du tabac et des produits du tabac. En effet, la publicité du tabac vise l'augmentation des ventes du tabac et des produits du tabac y compris la cigarette électronique, l'initiation des jeunes au tabagisme, la diminution de l'envie d'arrêter de fumer et la rechute d'anciens fumeurs. Et la conséquence directe, c'est l'augmentation des victimes du tabac, si l'on sait que la consommation de tabac est à l'origine de 3 286 décès par an au Burkina Faso, selon the Tobacco Atlas (Burkina Faso|Atlas du tabac) », illustrent-ils, insistant que le marketing (publicité, promotion et parrainage du tabac) est la principale voie qu'utilisent les compagnies de tabac au Burkina pour toucher les consommateurs, nouveaux et anciens.

« Donc, interdire le marketing, la publicité et la responsabilité sociale des entreprises dans le projet de loi révisé portant lutte contre le tabac permettrait de renforcer la règlementation sur la publicité du tabac, préserver les acquis de la règlementation existante et de sauver des vies car selon le dossier d'investissement pour la lutte antitabac au Burkina Faso. (…). C'est pourquoi, nous invitons les parents et les communautés à protéger les enfants et les adolescents contre les dangers de la nicotine et du tabac. En effet, nos enfants consomment les cigarettes électroniques qui se déclinent en trois grands formats. Les modèles "Bic" ou Tube qui sont fins et légers, pour recruter les débutants. Les modèles "Briques" (ou Box) sont faits pour inhaler de grosse vapeur. Les modèles "Jouet" (ou Puffs/Pods) sont compacts, colorés, souvent jetables et très faciles à utiliser. Les enfants les utilisent facilement à l'insu des parents qui les confondent à des objets classiques sans danger. C'est pourquoi, ACONTA se joint aux autres acteurs de la société civile pour plaider en faveur de l'interdiction des nouveaux produits du tabac dans le projet de loi révisé portant lutte contre le tabac », a mis à nu Adama Zango, réaffirmant leur engagement à soutenir les actions visant à prévenir l'initiation au tabagisme, à accompagner les fumeurs désireux d'arrêter de fumer.

Le coordonnateur d'ACONTA, Adama Zango (3è à partir de la droite), livrant la déclaration luminaire.

Hommage au pneumologue Pr Georges Ouédraogo

« Sur ce point, c'est encore l'occasion pour nous, acteurs de la société civile, de féliciter et de reconnaître les efforts de notre gouvernement de disposer d'une unité de sevrage tabagique, premier du genre en Afrique de l'Ouest. Cette unité a été rebaptisée avant-hier, le 29 mai 2026 par arrêté du ministre de la santé en ‘'Unité de sevrage tabagique Pr Georges Ouédraogo'' en hommage à ce pneumologue qui a consacré une partie de sa vie à lutter contre le tabac et partant à sauver des milliers de vies. Reposez en paix, Pr Georges Ouédraogo, nous n'oublierons pas ce que vous nous avez légué et nous continuerons la lutte pour une génération sans tabac au Burkina Faso », se sont-ils inclinés.

Au-delà, la « bonne nouvelle » est, selon M. Zango, la consécration du Burkinabè Dr Mathurin Narcisse Naré, médecin en santé publique, ancien point focal de la lutte antitabac en 2010, et ancien chargé de mission du ministre de la santé, Dr Robert Kargougou. En effet, Dr Naré est lauréat du prix de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la journée mondiale sans tabac 2026. « Dans la région africaine de l'OMS, il y avait certainement plusieurs candidats, et notre compatriote fait partie des cinq lauréats qui ont obtenu le prix. Ce qui prouve que des hommes valeureux au Burkina sont convaincus que protéger la santé publique, c'est aussi lutter contre la consommation du tabac et des produits du tabac. A travers ce prix, c'est le gouvernement du Burkina Faso et tous les Burkinabè qui sont honorés en Afrique et dans le monde ; d'où l'importance de combattre l'ingérence et les actions malsaines de l'industrie du tabac pour saper les efforts du gouvernement et des acteurs de la société civile engagés dans la lutte antitabac », a confié le coordonnateur d'ACONTA.

Les conférenciers plaident donc pour l'adoption du projet de loi contre le tabac au Burkina Faso, l'application effective du décret sur l'emballage neutre des produits du tabac, l'adoption du projet de décret sur la prévention de l'ingérence de l'industrie du tabac au Burkina Faso et l'adoption de la règlementation sur les points de vente du tabac et des produits du tabac.

O.L
Lefaso.net

Burkina/Architecture : « Construire sans architecte, c'est prendre le risque de perdre son argent », Christophe Kaboré

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 02/06/2026 - 01:50

Alors que l'urbanisation progresse à grande vitesse au Burkina Faso, le métier d'architecte demeure encore méconnu du grand public. Pourtant, derrière chaque bâtiment fonctionnel, esthétique et adapté à son environnement se cache un travail de réflexion et de coordination souvent ignoré. Architecte agréé de l'État, membre de l'Ordre des architectes du Burkina Faso et associé gérant du cabinet ACD (Architecture et Développement), Christophe Kaboré plaide pour une meilleure compréhension de sa profession. Dans cet entretien accordé à notre rédaction, il revient sur le rôle de l'architecte, les défis du secteur et les enjeux d'une architecture adaptée aux réalités burkinabè.

Pour Christophe Kaboré, l'architecture est avant tout « l'art de bâtir ». Elle englobe non seulement la conception des bâtiments, mais aussi l'ensemble des sciences, techniques et réflexions qui permettent de créer des espaces adaptés aux besoins humains. « Dès qu'il est question de se loger, de travailler, d'étudier ou de se divertir dans un espace donné, l'architecte intervient. C'est lui qui imagine et conçoit les cadres de vie que sont les maisons, les écoles, les hôpitaux, les bureaux, les stades ou encore les aéroports », explique-t-il.

L'une des principales confusions observées dans la société concerne la différence entre l'architecte et les autres acteurs du bâtiment, notamment les maçons. Selon Christophe Kaboré, l'architecte joue le rôle de chef d'orchestre. À l'image du directeur d'un ensemble musical, il coordonne les différents intervenants impliqués dans un projet de construction. « Il y a les ingénieurs, les maçons, les électriciens, les plombiers et plusieurs autres corps de métier. L'architecte imagine le projet et mobilise toutes les compétences nécessaires à sa réalisation », précise-t-il. Cette mission de coordination est essentielle pour garantir la cohérence technique du projet et éviter ainsi les erreurs susceptibles d'entraîner des dysfonctionnements, voire des effondrements d'ouvrages.

Une des réalisations de Christophe Kaboré

Une vocation née dès l'enfance

Architecte depuis une dizaine d'années et actif dans le domaine de la construction depuis près de quinze ans, Christophe Kaboré confie que sa passion est née très tôt. Enfant, il participait régulièrement aux concours de construction de crèches organisés à l'occasion des fêtes de Noël. Ses réalisations suscitaient souvent l'admiration de son entourage. « J'ai toujours aimé ce qui est beau, ce qui est technique et scientifique. L'architecture s'est imposée naturellement à moi », raconte-t-il.

Aujourd'hui, plusieurs réalisations portent sa signature. Parmi celles dont il se dit particulièrement fier figurent des villas à Bobo-Dioulasso, des stations-service Prime Oil, la clinique Princesse Sarah à Ouagadougou, le complexe Convivium, l'immeuble d'EBOMAF à Pissy ainsi que plusieurs magasins et immeubles à travers le pays. Il évoque également sa participation, aux côtés d'un architecte senior, au projet de la future Assemblée législative du Burkina Faso.

L'architecture est avant tout « l'art de bâtir »

Un métier qui exige créativité et rigueur

Pour réussir dans ce domaine, l'architecte Christophe Kaboré estime qu'il faut posséder un profil multidisciplinaire. « Il faut allier imagination, sens esthétique, culture générale, maîtrise scientifique et technique. Mais surtout, il faut être capable de comprendre les besoins et la psychologie des personnes pour lesquelles on construit », souligne-t-il.

La profession exige également une formation rigoureuse. Au Burkina Faso, l'accès à l'Ordre des architectes est conditionné par l'obtention d'un diplôme de niveau master en architecture, soit un cursus minimum de cinq années d'études après le baccalauréat. Longtemps absente du paysage universitaire national, la formation en architecture commence désormais à se développer. Christophe Kaboré rappelle que deux écoles reconnues proposent aujourd'hui cette formation au Burkina Faso.

Par ailleurs, de nombreux professionnels du pays ont été formés à l'École africaine des métiers de l'architecture et de l'urbanisme (EAMAU) de Lomé, un établissement interétatique créé par plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest et du Centre.

Architecte depuis une dizaine d'années et actif dans le domaine de la construction depuis près de quinze ans, Christophe Kaboré confie que sa passion est née très tôt

Un métier encore méconnu

Malgré son importance, le métier d'architecte reste peu connu au Burkina Faso. « Beaucoup de personnes pensent que l'architecte se limite à dessiner des plans. Pourtant, il s'agit d'un travail beaucoup plus complexe qui prend en compte la gestion de l'espace, les aspects techniques, le confort, l'esthétique et l'environnement », déplore-t-il. Pour lui, cette méconnaissance explique en grande partie l'aspect désordonné de certaines villes burkinabè. Maisons mal implantées, gaspillage d'espace, bâtiments peu fonctionnels ou inadaptés aux besoins des occupants sont autant de conséquences de l'absence d'accompagnement professionnel.

C'est pour changer cette perception que l'Ordre des architectes du Burkina multiplie les actions de sensibilisation à travers des initiatives telles qu' « Archiconnect », une activité organisée notamment à Bobo-Dioulasso pour rapprocher les architectes de la population.

Une vue d'un des bâtiments conçus par Christophe Kaboré

Construire une identité architecturale burkinabè

Au-delà de la vulgarisation du métier, Christophe Kaboré estime que les architectes ont aujourd'hui une autre responsabilité : celle de promouvoir une architecture reflétant l'identité culturelle du Burkina Faso. « Nous devons éviter de reproduire systématiquement des modèles importés d'Europe ou d'ailleurs. L'architecture doit tenir compte de notre culture, de notre patrimoine et de notre environnement », insiste-t-il.

Cette réflexion est d'autant plus importante que le climat sahélien impose des contraintes spécifiques. Face aux fortes chaleurs, aux vents de poussière et aux pluies parfois intenses, les bâtiments doivent être conçus avec des matériaux et des techniques adaptés. L'architecte cite notamment l'utilisation de la terre et de la pierre latéritique, matériaux traditionnellement employés dans plusieurs régions du pays et particulièrement adaptés aux conditions climatiques locales.

L'une des idées reçues les plus répandues concerne le coût des prestations d'architecte. Beaucoup de particuliers considèrent encore cet accompagnement comme un luxe. Une perception que réfute catégoriquement Christophe Kaboré. « Consulter un architecte, c'est économiser », affirme-t-il. Selon lui, un bon architecte est capable d'adapter son projet au budget de son client tout en évitant les dépenses inutiles. Son intervention permet notamment d'optimiser l'utilisation du terrain, d'améliorer le confort des occupants et de réduire les erreurs coûteuses pendant la construction. À titre indicatif, les honoraires réglementaires des architectes varient généralement entre 5 % et 12 % du coût global du projet, selon sa complexité.

Une station d'essence conçue par Christophe Kaboré

Plus de femmes dans la profession

Autre évolution notable, la présence croissante des femmes dans le métier. Même si les hommes restent majoritaires, Christophe Kaboré observe une progression encourageante de la représentation féminine. « Aujourd'hui, beaucoup de femmes s'intéressent à l'architecture. D'ailleurs, mon épouse est elle-même architecte », confie-t-il.

Pour conclure, l'architecte lance un appel aux citoyens et particulièrement aux personnes ayant un projet de construction. « Lorsque l'on est malade, on consulte un médecin. Lorsque l'on veut apprendre, on va à l'école. De la même manière, lorsqu'on veut construire, la première personne à consulter doit être un architecte », soutient-il. À travers cet appel, Christophe Kaboré espère contribuer à une meilleure reconnaissance d'un métier qu'il juge essentiel pour bâtir des villes plus harmonieuses, plus fonctionnelles et davantage adaptées aux réalités du Burkina Faso.

Romuald Dofini
Lefaso.net

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