Le commissariat du 5e arrondissement de Porto-Novo a interpellé, il y a quelques jours, deux individus spécialisés dans l'écoulement de faux billets de 10 000 F CFA. Le montant des saisies auprès d'eux est estimé à 1 930 000 francs CFA.
De faux-monnayeurs dans les mailles de la Police. L'un des suspects a été interpellé suite à une opération de dépôt Mobile Money (MoMo), le 11 novembre dernier.
Selon la Police, le mis en cause s'est présenté chez le gérant de cabine pour un dépôt de 215 000 francs CFA. Le numéro communiqué étant erroné, il annule l'opération et profite d'un moment de confusion pour substituer les billets authentiques par de faux billets, mais conserve un vrai billet de 5 000 F qu'il place en façade, puis reprend sa demande pour un dépôt de 200 000 francs CFA. Dès que le gérant valide le transfert, il démarre sa motocyclette de marque Haojue et prend la fuite. Le gérant de cabine s'en rend compte et alerte aussitôt les populations riveraines qui parviennent à l'arrêter.
Après quelques heures de garde-à-vue, il a été présenté au procureur de la République le 13 novembre, puis écroué à la maison d'arrêt de Porto-Novo.
Lorsque le complice se présente au commissariat pour récupérer la moto que conduisait le mis en cause, les plaignants l'identifient et la Police procède à son interpellation sur le camp. La fouille du sac à dos qu'il avait sur lui a permis de découvrir 1 570 000 francs CFA de faux billets en coupures de 10 000 francs CFA, 09 cartes SIM anonymes ainsi que trois téléphones portables, dont deux iPhones.
Outre l'argent saisi, l'enquête policière a révélé que les deux faussaires avaient déjà réussi à infiltrer 360 000 francs CFA de monnaie contrefaite dans le circuit. Un montant qui a déjà fait l'objet de plaintes distinctes. En attendant d'autres éventuels plaignants, le préjudice global connu s'élève à 1 930 000 francs CFA.
F. A. A.
En choisissant à nouveau le Bénin comme l'une des étapes majeures de la 2ᵉ édition du Casablanca Finance City (CFC) Africa Tour 2025, l'institution marocaine envoie un message sans ambiguïté : Cotonou s'impose désormais comme un partenaire stratégique dans la construction d'un espace économique africain intégré, compétitif et attractif pour les investisseurs internationaux. Forte d'un environnement réformé, d'une stabilité saluée et d'une diplomatie proactive, la capitale économique béninoise se positionne plus que jamais comme un pivot incontournable des nouvelles routes financières du continent.
Depuis ce lundi 17 novembre 2025, le Sofitel Hôtel de Cotonou accueille les travaux de la 2ᵉ édition du CFC Africa Tour – étape du Bénin. Cette rencontre de haut niveau rassemble décideurs publics, investisseurs, institutions financières et dirigeants d'entreprises dans un format pensé pour stimuler les échanges et forger des partenariats structurants. Casablanca Finance City, désormais reconnu comme l'un des hubs économiques les plus influents d'Afrique, poursuit à travers cette tournée continentale son ambition : renforcer l'intégration économique africaine et asseoir la place du continent dans l'économie mondiale.
Un choix d'étape qui, loin d'être anodin, confirme la reconnaissance du potentiel économique du Bénin et de la pertinence de son modèle de gouvernance.
Une présence motivée par la proximité diplomatique et l'élan réformateur du Bénin
Pour Aziz El Khyari, Directeur du développement commercial et de la coopération de CFC, la tenue de cette 2ᵉ édition au Bénin s'inscrit dans la continuité des excellentes relations économiques entre Rabat et Cotonou, mais surtout dans la dynamique interne d'un pays en pleine transformation.
> « La présence du CFC à Cotonou pour cette 2ᵉ édition du Africa Tour repose sur la proximité diplomatique et économique entre nos deux pays, mais également sur la dynamique de croissance et les réformes structurantes engagées par le Bénin. Ces facteurs suscitent un intérêt croissant auprès des entreprises de notre communauté », souligne-t-il.
Les réformes engagées – modernisation de l'environnement des affaires, digitalisation accélérée, création de zones économiques intégrées, assainissement fiscal – ont multiplié les signaux positifs auprès des investisseurs étrangers à la recherche de marchés stables, transparents et prévisibles.
Une délégation marocaine structurée pour cette 2ᵉ édition
Pour cette 2ᵉ édition du CFC Africa Tour – Bénin, une vingtaine d'entreprises marocaines issues de secteurs clés — finance, énergie, immobilier, ingénierie, infrastructures — ont fait le déplacement. CFC a mis en place un dispositif “e-douane” destiné à optimiser les rencontres, fluidifier les échanges institutionnels et multiplier les rendez-vous B2B.
Cette approche sur mesure confirme la volonté de CFC d'aller au-delà d'une simple mission de prospection : il s'agit de créer de véritables passerelles économiques entre le Maroc et le Bénin, et d'identifier des partenariats concrets, durables et structurants.
Des opportunités d'investissement largement perçues
Intervenant lors de cette 2ᵉ édition, Hicham Choudri a insisté sur la pertinence de cette démarche proactive et sur la nécessité pour les acteurs africains de renforcer leurs interdépendances économiques.
> « La participation à cette 2ᵉ édition au Bénin s'explique par les dynamiques économiques positives observées ces dernières années. Nous y percevons d'immenses possibilités d'investissement, particulièrement pour les opérateurs marocains », a-t-il confié.
Pour les entreprises marocaines, le Bénin offre : – un marché interne en pleine croissance ;
– une stabilité politique appréciée ;
– des investissements publics massifs dans les infrastructures ;
– un cadre réformé destiné à attirer les capitaux étrangers ;
– un positionnement stratégique dans le corridor ouest-africain.
Le Bénin réaffirme son engagement à accompagner les investisseurs marocains
Au nom de la ministre du Commerce et de l'Industrie, Madame Shadiya Alimatou Assouman, le Secrétaire général du ministère, Éric Kader Tabe Gbian, a salué cette 2ᵉ édition du CFC Africa Tour – étape de Cotonou et resté ferme sur la volonté du gouvernement de renforcer l'attractivité économique nationale.
Remerciant l'ambassade du Maroc et les entreprises participantes, il a rappelé que les réformes engagées depuis 2016 ont profondément transformé le paysage économique du pays, offrant désormais un cadre plus transparent, plus compétitif et plus propice aux investissements.
> « Le Bénin demeure pleinement engagé à accompagner les entreprises marocaines. Notre ambition, réaffirmée avec cette 2ᵉ édition du CFC Africa Tour, est claire : offrir un cadre moderne, agile et attractif à tous les investisseurs souhaitant s'implanter ou étendre leurs activités », a-t-il déclaré.
Une 2ᵉ édition qui marque l'intégration africaine en marche
Au-delà de l'événement, cette 2ᵉ édition du CFC Africa Tour au Bénin est le symbole d'une dynamique plus large : celle d'un continent décidé à construire un espace économique cohérent, connecté et capable de rivaliser avec les grands blocs internationaux.
Le Maroc et le Bénin, portés par des visions convergentes, jouent un rôle essentiel dans cette marche vers une intégration économique africaine plus robuste. La tournée du CFC matérialise cette volonté de faire émerger une finance continentale intégrée et des partenariats Sud-Sud renforcés.
Le Bénin, un acteur désormais incontournable de la carte financière africaine
Grâce à cette 2ᵉ édition du CFC Africa Tour, Cotonou s'affirme plus que jamais comme un pôle d'attraction stratégique pour les investisseurs internationaux. Par ses réformes, sa stabilité politique et son ouverture croissante aux partenariats régionaux, le Bénin s'installe durablement comme un pivot régional dans la construction de la finance africaine de demain.
Le message est limpide :
Casablanca Finance City mise sur le Bénin. Et le Bénin, pour cette 2ᵉ édition, est plus que jamais prêt.Quelques images
Le président de la Chambre de commerce et d'industrie du Bénin (CCI Bénin), Arnauld Akakpo, et le Président-directeur général du Conseil économique du Nouveau-Brunswick (CÉNB), ont procédé à la signature d'un accord de partenariat visant à encourager et structurer les échanges entre les entreprises francophones du Bénin et du Canada.
Un accord de partenariat lie désormais la Chambre de commerce et d'industrie du Bénin et le Conseil économique du Nouveau-Brunswick. Les responsable des deux structures ont officialisé ce partenariat qui permet désormais d'identifier de nombreuses opportunités de coopération pour plus de 30 000 entreprises affiliées à la CCI Bénin, et des entreprises francophones du Nouveau-Brunswick.
L'accord signé prévoit également la création d'un Club d'affaires destiné à renforcer les relations commerciales entre les entreprises francophones des deux régions.
Cette plateforme offrira un espace d'échanges, de partage d'expériences et de prospection, facilitant ainsi le réseautage et le développement d'opportunités.
La signature de cet accord s'inscrit dans le cadre premier Forum CAP BLEU 2025 Afrique–Canada, organisé à Moncton avec 185 participants.
Cet événement, dédié au renforcement des relations économiques entre les deux espaces, a offert un cadre propice à l'officialisation de cet accord.
Par ce partenariat avec le CÉNB, la CCI Bénin confirme sa volonté de promouvoir les opportunités d'affaires pour les entreprises locales et d'accompagner leur ouverture vers des marchés internationaux. Cet accord illustre l'ambition du secteur privé béninois de renforcer ses capacités, de développer de nouveaux partenariats et d'explorer des perspectives porteuses, notamment en Amérique du Nord.
F. A. A.
La Confédération africaine de football (CAF) a dévoilé la liste des trois finalistes pour le prestigieux titre du Joueur de l'année 2025, prévu pour ce mercredi 19 novembre, à l'occasion des CAF Awards à Rabat, au Maroc.
Mohamed Salah (Egypte), Achraf Hakimi (Maroc) et Victor Osimhen (Nigéria), sont les trois finalistes qui se disputent le titre du Joueur de l'année 2025. La CAF a dévoilé leurs noms en prélude à la cérémonie des CAF Awards, prévue pour ce mercredi à Rabat.
Mohamed Salah, légende du football égyptien, plusieurs fois couronné, est à la recherche d'un nouveau sacre pour renforcer son statut de référence du football africain.
Face à lui, Achraf Hakimi, international marocain et latéral droit du Paris Saint-Germain. Auteur d'une saison exceptionnelle autant en club qu'en sélection, il s'impose comme l'un des défenseurs les plus influents du football mondial. Sa polyvalence, sa capacité offensive et son rôle déterminant dans les performances du Maroc en font un sérieux prétendant.
Enfin Victor Osimhen, l'une des plus grandes forces offensives du Nigeria, continue d'impressionner par sa puissance. Le joueur de Galatasaray part également favori.
F. A. A.
Une équipe conjointe des commissariats de Hounli et de Cana, dans la commune de Zogbodomey, a interpellé, dimanche 16 novembre 2025, un individu impliqué dans une tentative d'escroquerie dans le département du Zou.
Un Gabonais venu au Bénin en quête de « richesse rapide » sollicite les services d'un marabout qui en réalité n'est qu'un imposteur. L'escroc aurait convaincu sa victime qu'un portefeuille magique pourrait fructifier un million cinq cent mille francs. Il a été interpellé par la police, dimanche 16 novembre 2025, en face de la base de l'entreprise Porteo à Abomey, en face du centre universitaire Sogboaliho.
La perquisition effectuée au domicile du mis en cause n'a permis de découvrir aucun temple mystique. Seulement une importante quantité de faux billets soigneusement rangés a été découvert. L'individu est placé en garde à vue au commissariat de Cana, et sera présenté au Procureur de la République.
Marina HOUENOU (Stag)
Le président de la Commission électorale autonome (CENA), Sacca Lafia a remis les récépissés définitifs aux deux duos candidats dans la course pour l'élection présidentielle de 2026. La cérémonie s'est déroulée dans la matinée de ce lundi 17 novembre 2025, au siège de l'institution à Cotonou.
Après la décision de la Cour constitutionnelle qui valide définitivement les dossiers des duos Romuald Wadagni-Mariam Chabi Talata et Paul Hounkpè-Judicaël R. Hounwanou, pour l'élection présidentielle d'avril 2026, le président de la CENA leur a délivré le récépissé définitif ce lundi 17 novembre 2025.
Les candidats à la vice-présidence de la République Mariam Chabi Talata et Judicaël Hounwanou ont reçu ces récépissés au nom de leurs duos de candidats ce lundi 17 novembre 2025.
Après la remise des récépissés, M. Sacca Lafia a annoncé le tirage au sort pour le positionnement des duos de candidats sur le bulletin unique qui aura lieu cet-après-midi à 16h. Cette étape importante du processus électoral permettra d'éviter toute contestation liée à la disposition visuelle des candidats.
F. A. A.
C'est Angélique Kidjo, icone mondial de la musique africaine qui va assurer la présentation des CAF Awards, une grande soirée de distinction des célébrités du football africain, prévue pour ce mercredi 19 novembre 2025 à Rabat au Maroc.
Pour animer les CAF Awards, la Confédération africaine de football (CAF), a porté son choix sur Angélique Kidjo, artiste béninoise reconnue pour sa capacité à faire dialoguer les musiques du monde avec les sonorités africaines. Plusieurs fois récompensée aux Grammy Awards, elle va assurer l'animation de cette prestigieuse cérémonie de la CAF aux côtés de l'humoriste Oualass.
Sont annoncés sur ce grand évènement de la CAF, les plus grandes stars du football africain et mondial. La cérémonie permettra de distinguer le meilleur joueur et la meilleure joueuse de l'année, le meilleur entraîneur de l'année, la révélation de l'année, et plusieurs autres distinctions dans le domaine du football féminin.
Les CAF Awards 2025 se déroulent ce mercredi 19 novembre à l'Université Mohammed VI Polytechnique de Rabat, au Maroc.
F. A. A.
Les agents du Service régional de lutte contre la fraude (SRLCF), Borgou-Alibori, ont intercepté ce dimanche 16 novembre 2025, à Boussoukali, une localité proche de Malanville, 150 kg de cannabis dissimulés dans des sacs de charbon.
Le Service régional de lutte contre la fraude Borgou-Alibori maintient la veille en ce qui concerne le trafic de stupéfiants. 165 plaquettes de chanvre indien ont été saisies, dimanche 16 novembre 2025 vers 10h, à Boussoukali, près de Malanville.
Le motocycliste transportant ces produits prohibés a pris le soin de les dissimuler dans trois sacs de charbon. Aussitôt interpellé, il a pris ses jambes au cou abandonnant sa cargaison et sa motocyclette.
La fouille effectuée dans les trois sacs suspects a permis de découvrir 165 plaquettes de chanvre indien pesant 150 Kg. La marchandise placée sous scellés sera transférée à l'OCERTID pour la suite des procédures judiciaires.
F. A. A.
Les six (06) députés démissionnaires du parti Les Démocrates (LD), ont officialisé leur soutien à Romuald WADAGNI, candidat de la majorité présidentielle à l'élection présidentielle d'avril 2026 au Bénin. La cérémonie a eu pour cadre, le terrain de Midombo à Akpakpa, dans le 3e arrondissement de Cotonou, ce dimanche 16 novembre 2025.
Pour sa victoire à l'élection présidentielle d'avril 2026, Romuald WADAGNI peut désormais compter sur le soutien des députés Denise HOUNMENOU, Chantal ADJOVI, Joël GODONOU, Constant NAHUM, Patrick DJIVO, et Léansou DO REGO, tous démissionnaires du parti Les Démocrates, de l'ex président Boni YAYI. En présence de leurs militants et sympathisants, des sages, des jeunes et des femmes, et des conducteurs de taxi-moto communément appelés ‘'zémidjans'' des 15e et 16e circonscriptions électorale, ils ont officiellement déclaré leur soutien à WADAGNI.
Ce soutien selon le député Constant NAHUM, porte-parole des députés LD démissionnaires, fait suite à une analyse approfondie, libre de toute pression et affranchie de toute passion. Loin d'être improvisé ou dicté, le choix porté sur WADAGNI d'après lui, est un choix « réfléchi, construit, ancré dans la réalité du pays, et allié sur la nécessité de préserver l'intérêt national ».
Romuald WADAGNI, une figure de stabilité et de maîtrise
La politique étant l'art du possible, le possible aujourd'hui au Bénin et pour le Bénin selon le porte-parole des députés LD démissionnaires, ne se situe pas dans une rupture violente, ni dans la provocation idéologique. « Il se situe dans la stabilité, dans la continuité utile, dans la consolidation des acquis, dans le sérieux budgétaire, dans la prévisibilité étatique, et dans la rigueur économique ». Et sur ce chemin, Romuald WADAGNI selon Constant NAHUM, s'est imposé comme « une figure de stabilité et de maîtrise ». « Sa trajectoire, marquée par la compétence technique, la discipline budgétaire, l'intégrité personnelle et la rigueur administrative constituent un socle sûr pour la poursuite du développement national », a-t-il témoigné.
Poursuivre les nombreuses réformes, une nécessité
Les nombreuses réformes engagées par le chef de l'Etat Patrice TALON depuis son avènement en 2016 selon les députés LD démissionnaires, ont créé des dynamiques importantes. Constant NAHUM a cité à titre illustratif, la meilleure organisation des finances publiques, l'attractivité économique qui s'est renforcée, les nombreux chantiers sociaux, les infrastructures modernes, les dispositifs en faveur de la jeunesse, la formation, et de l'entrepreneuriat.
« Aucun pays sérieux ne déconstruit ce qui fonctionne. Aucun pays responsable ne détruit sa propre fondation. Aucun peuple conscient ne recommence éternellement depuis zéro », a souligné le porte-parole appelant à continuer le chemin tout en l'améliorant. Et le seul profil capable d'assumer la continuité dans la rigueur tout en ouvrant une nouvelle étape d'inclusion, de dialogue et de sensibilité sociale selon les LD, est Romuald WADAGNI.
« En portant notre soutien au candidat Romuald WADAGNI, nous portons le choix de la continuité constructive, du sérieux budgétaire, de la discipline administrative, mais aussi du rassemblement, du dialogue et du dépassement des clivages. Nous faisons le choix d'un leadership apaisé, d'une gouvernance rationnelle et d'une vision tournée vers les résultats. Un leadership capable de fédérer plutôt que de fracturer, d'apaiser plutôt que d'enflammer, de rassembler plutôt que de diviser car, […], le Bénin n'a pas besoin d'hommes forts, mais d'institutions plus portées, plus fortes, portées par des hommes compétents », a laissé entendre le porte-parole des députés LD exhortant chaque citoyen, chaque acteur politique, chaque membre des forces vives de la nation, à mesurer la gravité de l'époque et à y répondre avec sagesse.
Les députés Sofiath SCHANOU, Chantal AHYI, et Nathanaël SOKPOEKPE du Bloc du BR, et Orden ALADATIN de l'UP-R, ont félicité leurs collègues LD démissionnaires pour leur choix, qui prouve que le Bénin pour se construire, a besoin de tous ses fils et de toutes ses filles.
Quelques images
F. A. A.
Partenaire des grands événements culturels africains et des artistes francophones, TV5MONDE apporte son soutien à la création du Cotonou Comedy Festival (Bénin), qui se tiendra du 1er au 6 décembre 2025. Deux spectacles seront diffusés sur nos antennes et notre plateforme TV5MONDE+, ce qui leur assurera une visibilité mondiale.
Devenir l'un des principaux festivals d'humour du continent africain : c'est l'objectif ambitieux du Cotonou Comedy Festival créé par l'Agence de Développement des Arts et de la Culture (ADAC) du Bénin et le Groupe Jokenation, et auquel TV5MONDE a décidé d'apporter son soutien.
La première édition réunira de nombreux artistes francophones africains, européens et américains parmi lesquels Kev Adams, Herman Amisi, Frida Choco Bronzé, Willy Dumbo, J-M Elie, Elifaz, Kady, Prissy La Dégameuse, Manouton, Certe Mathurin, Charly Niobe, Juste Parfait, Ulrich Takam, Paul Taylor, Oualas, Samia Orosemane et Caroline Vigneaux.
« Le spectacle vivant et l'humour sont des vecteurs essentiels de dialogue et de cohésion à l'échelle de l'Afrique et de l'ensemble de la francophonie. TV5MONDE est fier de donner une résonance mondiale au Cotonou Comedy Festival en diffusant sur ses chaînes les deux spectacles organisés au Palais des Congrès de Cotonou. », annonce Kim Younes, PDG de TV5MONDE.
Diffusion début 2026 sur TV5MONDE
Le spectacle « Mikwabo », qui se tiendra le vendredi 5 décembre à 19h30, mettra spécialement à l'honneur les artistes africains. « Welcome Black », organisé le 6 décembre à 19h30, donnera quant à lui la parole à des humoristes internationaux autour des thèmes de l'identité, du sentiment d'appartenance et du métissage culturel. Ces deux spectacles seront diffusés sur TV5MONDE début 2026, en coordination avec la Société de Radio et de Télévision du Bénin (SRTB).
« Créer un festival est un véritable défi qui nécessite de s'appuyer sur des partenaires solides. Nous nous réjouissons que TV5MONDE ait accepté d'accompagner cette aventure en donnant une visibilité mondiale au Cotonou Comedy Festival dès sa première édition. C'est une très belle reconnaissance pour les artistes africains et internationaux qui s'y produiront », salue Grégoire Furrer, Fondateur du Montreux Comedy Festival et Président du groupe Jokenation.
Masterclass, table-ronde et village du rire : le Cotonou Comedy Festival sera aussi une semaine de festivités, de rencontres et de débats ouverts à tous. Découvrez le programme et la bande annonce.
À propos de TV5MONDE
TV5MONDE est le premier réseau mondial de télévision généraliste francophone. Il compte dix chaînes distribuées dans plus de 400 millions de foyers à travers le monde et sous-titrées en 12 langues, auxquelles s'ajoute la plateforme de streaming TV5MONDE+ disponible dans 200 pays et territoires, des chaînes « fast », des applications mobiles et une présence sur les messageries instantanées et les réseaux sociaux. TV5MONDE, c'est aussi l'offre TV5MONDE EDU avec ses programmes éducatifs et ses milliers de fiches pédagogiques d'apprentissage et d'enseignement du français fondées sur les contenus audiovisuels.
Et si la plus grande richesse de l'Afrique n'était ni ses minerais, son pétrole, ou ses terres, mais plutôt sa jeunesse ? Avec 60 % de la population âgée de moins de 25 ans, le continent déborde d'énergie, de créativité et de potentiel. Pourtant, dans un monde de plus en plus façonné par les technologies numériques et l'intelligence artificielle, des millions de jeunes Africains restent déconnectés, non par choix, mais par manque d'opportunités.Ceci ne représente pas seulement une opportunité manquée. C'est un appel à l'action. L'Afrique se trouve à un moment charnière de son parcours dans la transformation numérique. D'ici 2030, l'Afrique subsaharienne devrait générer 230 millions d'emplois liés au numérique, portés par l'expansion rapide des services digitaux. Le potentiel est donc immense, mais la question est comment le libérer ?
• Combler la fracture numérique : une nécessité sociale et économique
En 2024, le taux de pénétration d'Internet en Afrique a atteint 40 %, contre 3,2 % en 2005. Aujourd'hui, plus de 600 millions de personnes sur le continent utilisent l'internet mobile à haut débit. Malgré les avancées, plus de 900 millions de personnes restent hors ligne, et 76 % font face à un « écart d'usage ». Celles-ci vivent dans des zones couvertes par le réseau, mais n'ont pas les moyens ou les compétences pour accéder aux services numériques. En milieu rural, l'accès n'est que de 28%.
Combler cette fracture est un impératif à la fois social et économique. La numérisation démocratise l'accès à l'éducation, à la santé, aux services financiers et aux marchés. Elle réduit les inégalités, autonomise les communautés et crée des millions d'emplois. L'arrivée de câbles sous-marins internationaux et de l'internet mobile à haut débit a déjà élargi la participation au marché du travail et augmenté les revenus dans plusieurs pays africains. Les effets d'entraînement sur l'agriculture, l'industrie et le tourisme peuvent être profondément transformateurs.
• Transformer les réussites locales en norme régionale : combler l'écart d'usage pour une inclusion numérique durable
En Afrique de l'Ouest et du Centre, de nombreuses réussites concrètes montrent ce qu'il est possible de réaliser.
Au Bénin,plus de 250 services publics sont désormais accessibles en ligne, 68 communes ont été connectées à la fibre optique et la couverture mobile atteint 92 % du territoire.
Des programmes de formation communautaire ont permis à des milliers de personnes d'acquérir des compétences numériques. Awa, lycéenne, peut désormais accéder à des plateformes d'apprentissage et de mentorat en ligne, ouvrant ainsi des perspectives en matière d'éducation, d'entrepreneuriat et de citoyenneté pour elle et sa communauté.
Ces réussites ne doivent pas être des exceptions : elles doivent devenir la norme dans toute la région si nous voulons renforcer l'inclusion numérique de façon durable. Malgré une couverture croissante, près de 700 millions d'Africains n'utilisent toujours pas Internet. La raison est claire : l'accès seul ne suffit pas. Il faut aller au-delà, en rendant les données abordables, les services pertinents, et en renforçant l'éducation numérique.
• Un tournant décisif pour accélérer la transformation numérique, exploiter l'intelligence artificielle et construire un marché numérique unique
Alors que les dirigeants, décideurs, acteurs du secteur privé et de la société civile se réuniront à Cotonou les 17 et 18 novembre 2025, pour le sommet régional sur la transformation numérique en Afrique de l'Ouest et du centre, les thèmes de l'écart d'usage, des opportunités liées à l'intelligence artificielle, et du marché numérique unique seront au cœur des discussions.
Le marché africain de l'intelligence artificielle, estimé à 2 milliards de dollars en 2025, est porté par les startups et par l'adoption d'applications d'optimisation et de services destinés aux consommateurs. Mais l'objectif ne doit pas seulement se limiter à l'adoption : il doit s'agir aussi d'adaptation et de création.
Des solutions éthiques et locales, adaptées aux besoins africains, émergent déjà. Le Bénin déploie l'intelligence artificielle dans l'agriculture, la santé, l'éducation et les services publics, y compris un modèle de reconnaissance vocale en langue fon pour améliorer l'accès des populations rurales et âgées. De nombreuses innovations sont en cours dans les pays africains, illustrant le dynamisme et le potentiel du continent en matière de technologies numériques.
Pour amplifier ces innovations, il faut investir dans l'enseignement des STIM (sciences, technologie, ingénierie et mathématiques), dans les infrastructures de base, et dans des cadres réglementaires favorables.
La Stratégie de transformation numérique de l'Union africaine (2020– 2030) trace une feuille de route vers un marché numérique harmonisé, libérant le potentiel du commerce électronique, des paiements transfrontaliers et des échanges numériques. Le marché africain de l'e-commerce, estimé à plus de 50 milliards de dollars en 2024, devrait croître d'au moins 10 % par an. Pour concrétiser ce potentiel, il faut de la connectivité régionale, des flux de données transfrontaliers, des plateformes interopérables et des réglementations favorables, notamment en matière de cybersécurité et de protection des données.
• Un appel à l'action pour construire un écosystème numérique dynamique pour l'emploi et la croissance
Le sommet de Cotonou sera l'occasion de renouveler notre engagement en faveur d'un progrès numérique inclusif : combler la fracture numérique, développer les capacités en IA, créer des emplois numériques en Afrique de l'Ouest et du Centre grâce à une numérisation accélérée et une intégration régionale renforcée.
Ces objectifs sont ambitieux, mais réalisables. Par une action collective, nous pouvons bâtir un avenir numérique inclusif, innovant et résilient. Les gouvernements et leurs partenaires, y compris la Banque mondiale, le secteur privé et la société civile forgent de nouveaux partenariats et mobilisent des
investissements, notamment à travers des pactes numériques.
Le sommet veillera à ce que chaque acteur ait une voix : les gouvernements pour mener les réformes nécessaires, le secteur privé pour investir dans l'innovation et les infrastructures, et la jeunesse pour sa créativité et sa résilience.
Saisissons ce moment pour accélérer la transformation numérique, et avançons ensemble à chaque étape. L'avenir du continent est numérique, influencé par l'intelligence artificielle.
Construisons-le ensemble pour notre sous-région.
Bankolé Amiur Arcade O., identifié comme l'homme derrière le compte Facebook Amour Bankolé a été interpellé.
L'activiste Amour Bankolé, devenu visible ces dernières semaines pour ses publications jugées provocatrices, a été placé en garde à vue pour incitation à la rébellion.
Dans un message largement partagé, il avait appelé les militaires à renverser l'ordre établi. « Je tiens à avertir les soldats qu'il est temps maintenant de prendre le pouvoir, trop c'est trop », écrivait-il dans un post qui a rapidement attiré l'attention des autorités.
Les services de sécurité, déjà en alerte face à un climat social tendu, ont procédé à son interpellation. Selon des sources proches du dossier, l'affaire illustre la frontière sensible entre liberté d'expression et responsabilité citoyenne, dans un contexte politique où les discours en ligne sont scrutés de près.
Bankolé Amiur Arcade O. sera présenté dans les prochains jours au Procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET).
M. M.
En visite au Bénin pour l'ordination épiscopale de Mgr Éric Soviguidi, nommé nonce apostolique auprès du Burkina Faso et du Niger, le Cardinal Pietro Parolin a été reçu, samedi 15 novembre 2025, par le ministre des Affaires étrangères, Olushegun Adjadi Bakari.
Le Secrétaire d'État du Saint-Siège, Cardinal Pietro Parolina, été accueilli dans la matinée du 15 novembre 2025 au ministère des Affaires étrangères avant un entretien de près de trois quarts d'heure. Le chef de la diplomatie béninoise a salué la solidité du dialogue entre Cotonou et Vatican, une relation établie depuis 1971 et fondée, selon lui, sur « le respect, l'humanisme et la coopération ».
La visite du cardinal est perçue par le gouvernement comme un signe d'attention du Vatican envers l'Afrique de l'Ouest, et plus particulièrement envers le Bénin. Le ministre Bakari a exprimé la fierté du pays après la nomination de Mgr Soviguidi, qualifié de « ressortissant béninois appelé à une responsabilité diplomatique majeure dans une région confrontée à d'importants défis ».
Les discussions ont porté sur le rôle de l'Église dans la paix, le développement et l'action sociale. Les deux parties ont évoqué la coopération en matière de santé, d'éducation et de cohésion sociale, domaines où les partenariats sont jugés essentiels.
Après cette rencontre, le Cardinal Parolin s'est rendu à l'église Sacré-Cœur de Cotonou pour présider la messe de consécration de Mgr Soviguidi, élevé au rang d'archevêque titulaire du siège italien de Cerenza. L'ordination a constitué le moment central de cette visite marquée par une forte dimension diplomatique et spirituelle.
M. M.
Cotonou accueille du 15 au 17 décembre 2025 une importante mission économique et commerciale marocaine. L'initiative est pilotée par l'Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE). Elle vise à renforcer les échanges entre le Maroc et le Bénin.
Une délégation marocaine composée d'entreprises issues de plusieurs secteurs : agroalimentaire, électricité, énergie, infrastructures, eau, conseil et ingénierie, IMM, matériaux de construction et technologies de l'information, sera à Cotonou du 15 au 17 décembre 2025.
Les rencontres se tiendront au Golden Tulip Hotel de Cotonou. Au programme : sessions B2B, présentations sectorielles, mises en relation ciblées et échanges sur les opportunités d'investissement. L'objectif affiché est clair : dynamiser les flux commerciaux et ouvrir de nouvelles perspectives de coopération.
Cette mission s'inscrit dans la continuité du rapprochement économique entre Rabat et Cotonou. Elle devrait permettre d'explorer de nouveaux partenariats, notamment dans les secteurs à fort potentiel, et de consolider la présence des entreprises marocaines sur le marché béninois.
M. M.
LISTE DES ENTREPRISES MAROCAINES ATTENDUES
Le député Soumaïla Boké Sounon a retiré, dimanche 16 novembre 2025, sa démission du parti Les Démocrates, annoncée moins de vingt-quatre heures plus tôt dans une vidéo largement relayée. Il a présenté des excuses publiques et assuré rester membre de la formation d'opposition.
Soumaïla Boké Sounon a annulé sa démission des Démocrates, expliquant que son premier message est né d'un moment de tension dans la 2ᵉ circonscription électorale. Il parle d'une « querelle locale » et d'une réaction « impulsive ». Sa vidéo, affirme-t-il, n'avait pas pour but d'acter une rupture mais de traduire un malaise interne.
Le député assure que sa démarche ne visait pas les débats sur la révision constitutionnelle. Il rappelle ne pas avoir pris part au vote, faute d'avoir été mandaté. Les députés désignés par le parti ont, selon lui, « assumé avec brio » leur rôle.
Après « une nuit de réflexion », le député dit avoir mesuré la portée de ses propos. Il affirme que les valeurs du parti restent conformes à ses convictions. Il déclare « demeurer membre de LD » et salue « la flamme de l'espoir » portée par Boni Yayi.
M. M.
Le Centre communautaire Eya a vibré, vendredi 14 novembre 2025, au rythme de la joie et des rires d'enfants venus participer à la première projection publique de dessins animés TiVi5Monde organisée au Bénin. Cette initiative entièrement gratuite témoigne des excellentes performances de la chaîne jeunesse.
TiVi5Monde offre aux petits une séance de divertissement, d'apprentissage et de créativité. C'est à l'occasion d'une projection publique de dessins animés au Centre Eya. Dans une ambiance joyeuse, rythmée par l'excitation de l'événement, les enfants ont participé à une série d'ateliers ludiques et éducatifs ; peinture, coloriage, maquillage artistique et lecture.
Les enfants répartis en groupe pour les ateliers« Ce n'est jamais simple avec les enfants, mais ils se sont bien amusés, et c'est l'essentiel », a confié le plasticien et graffeur Hervé Hélou, responsable de l'atelier peinture.
En rotation, chaque groupe a pu profiter de tous les ateliers, dans une dynamique à la fois organisée et vivante.
Une immersion dans l'univers jeunesse africain et francophone
Après les ateliers, place à la projection. L'amphithéâtre du Centre Eya s'est transformé en salle de cinéma, accueillant les enfants dans de bonnes conditions. Pour cette première au Bénin, des dessins animés issus d'Afrique et du monde francophone ont été projetés tels que Roi Keïta, Kassa le messager ; à la recherche du légume star, ainsi que la série d'animation ‘'Les Sisters'' très appréciée du jeune public.
Pendant environ une heure, les enfants ont découvert une diversité de styles, d'histoires et d'univers, révélant la richesse de l'animation africaine et francophone. « Nous sommes au Bénin pour faire la promotion de la chaîne pour les enfants TiVi5Monde. L'idée est de permettre à n'importe quel enfant de découvrir la chaîne et d'avoir une approche directe et d'offrir une vraie séance de cinéma avec leurs héros préférés », a confié Guillaume Danard, responsable marketing de TV5Monde.
Projection de dessins animésTiVi5Monde diffuse des productions de France, de Belgique, de Suisse, du Canada, mais aussi celles d'Afrique. Selon lui, l'initiative vise également à encourager les producteurs et réalisateurs locaux à proposer leurs œuvres pour une éventuelle acquisition. L'événement a réuni plus de 80 enfants grâce au partenariat structurant entre le Centre communautaire Eya et les écoles environnantes. Depuis plusieurs années, Eya développe un programme d'accompagnement centré sur la réussite scolaire, l'éducation et l'épanouissement des enfants. Ce partenariat constitue un pilier essentiel dans la capacité du centre Eya à offrir des opportunités culturelles et éducatives aux enfants.
Akpédjé Ayosso
À propos de TV5Monde et TiVi5Monde
TV5Monde est un réseau de chaînes de télévision francophones internationales. TV5Monde est présente dans plus de 200 pays et territoires. Lancée en janvier 2012, sa chaîne dédiée à la jeunesse TiVi5Monde est disponible en Afrique depuis juin 2016 via Canal+ et la TNT. Elle est spécialisée dans les séries d'animation en français, dont de nombreuses œuvres africaines. La chaîne valorise le patrimoine culturel francophone tout en offrant un espace de diffusion pour les créateurs du continent.
Le paysage des paiements numériques en Afrique connaît une expansion sans précédent, marquant un tournant décisif vers des systèmes financiers interopérables inclusifs. L'édition 2025 du Rapport sur l'état des systèmes de paiement instantané inclusifs en Afrique (« Rapport SIIPS 2025 »), publiée par AfricaNenda Foundation, en partenariat avec la Banque mondiale et la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (« CEA »), met en lumière la manière dont les systèmes de paiement instantané (« SPI ») favorisent la participation économique, stimulent l'innovation et créent de nouvelles opportunités à travers le continent.
Le Rapport SIIPS 2025, dont c'est désormais la quatrième édition, s'impose comme la référence africaine en matière de systèmes de paiement instantané inclusifs (« SPII »). Le rapport révèle que 36 systèmes sont désormais opérationnels dans 31 pays africains, dont cinq ont été lancés au cours de l'année écoulée. L'ensemble de ces systèmes ont traité 64 milliards de transactions, représentant près de 2 000 milliards d'USD en 2024, confirmant ainsi la transition accélérée du continent vers la finance numérique. « Les paiements instantanés inclusifs transforment la manière dont les Africains interagissent sur le plan économique », déclare le Dr Robert Ochola, Président directeur générald'AfricaNenda Foundation.
« Les conclusions du Rapport SIIPS 2025 font état de progrès tangibles : davantage de pays adoptent des systèmes de paiement instantané, et un nombre croissant de personnes ont désormais accès à des services financiers numériques qui soutiennent les moyens de subsistance, le commerce et la croissance sur tout le continent. ».
« La toute dernière édition du Rapport SIIPS témoigne de progrès constants dans l'adoption des paiements rapides à travers le continent africain. Ces résultats sont prometteurs et constituent un excellent départ, mais il reste encore beaucoup à faire. Les pays dépourvus de tels systèmes de paiement rapide (« SPR ») devraient entamer leur mise en œuvre, tandis que ceux qui en disposent déjà gagneraient à renforcer leur inclusivité, stimuler l'innovation et améliorer l'accessibilité des services de paiement numérique. Les modèles régionaux de SPR ont démontré leur capacité à faciliter des paiements transfrontaliers rapides et économiques, et pourraient être étendus à d'autres régions, voire à l'ensemble du continent. Au sein du Groupe de la Banque mondiale, nous pensons qu'un développement rapide des paiements favorise la réalisation d'objectifs plus larges comme l'inclusion financière, la création d'emplois et la facilitation des échanges commerciaux. Grâce au projet FASTT, la Banque mondiale continue d'aider les pays à construire et à renforcer des écosystèmes de paiement rapide grâce à des financements, une assistance technique et des actions de renforcement des capacités. ». Niraj Verma, Directeur général par intérim, Département mondial Finance, Compétitivité et Investissement, Banque mondiale.
Une connectivité et une inclusion en expansion
Le rapport souligne l'interopérabilité croissante entre les systèmes. La moitié des SPI d'Afrique interconnectent désormais banques, les opérateurs d'argent mobile et les fintechs par le biais de plateformes multisectorielles. Le système de paiement instantané du Nigeria (NIP) est devenu le premier système à atteindre un niveau d'inclusivité « mature » selon l'échelle d'inclusivité AfricaNenda, tandis que dix autres ont progressé vers des niveaux « avancés ». Au-delà des transferts de particulier à particulier (« P2P »), de plus en plus de systèmes permettent désormais les paiements de particulier à entreprise (« P2B »), de gouvernement à particulier (« G2P ») ainsi que les paiements transfrontaliers, autant de cas d'usage essentiels pour élargir l'accès aux services numériques et renforcer l'intégration économique régionale.
Les populations et l'accès au cœur de la transformation
Les recherches menées en Angola, en Côte d'Ivoire, à Madagascar et en Tunisie révèle que les particuliers adoptent les paiements numériques plus rapidement que les commerçants, notamment dans les marchés émergents et ou en phase de démarrage. Les adultes de plus de 30 ans et les personnes percevant un revenu régulier restent les utilisateurs les plus actifs, tandis que les jeunes adultes et les femmes continuent de faire face à des obstacles tels que les risques de fraude, l'absence de pièce d'identité et un accès limité aux agents de proximité. Entre 50 % et 75 % des utilisateurs privilégiant encore les paiements en argent liquide invoquent le risque de fraude comme principal frein à l'adoption. Le rapport souligne que la réponse à ces préoccupations sera cruciale pour garantir des paiements numériques sûrs et accessibles à tous.« Pour que les paiements numériques profitent à tous, l'inclusion doit être une démarche délibérée », déclare le Dr Mactar Seck, Responsable de la section Innovation et technologie de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (« CEA »). « Les données du Rapport SIIPS 2025 apportent aux décideurs publics et régulateurs les éléments factuels nécessaires pour concevoir des écosystèmes au service des segments de population marginalisés en Afrique : les femmes, les jeunes, le secteur informel et les communautés rurales dans leur ensemble. »
Faire entrer l'économie africaine dans une nouvelle ère numérique
Le rapport met en évidence d'importantes opportunités de croissance grâce à l'intégration de l'infrastructure publique numérique (« IPN »), à la digitalisation des paiements G2P et à l'interopérabilité transfrontalière. Avec 36 pays disposant désormais dotés d'un SPI opérationnel, de systèmes d'identification numérique et de lois sur la protection des données, une meilleure coordination entre ces dispositifs pourrait permettre aux écosystèmes financiers du continent d'être plus inclusifs et plus sûrs.L'essor des cas d'usage G2P et transfrontaliers, comme le souligne le rapport, exigera une couverture renforcée de l'identité numérique, une harmonisation réglementaire accrue et une collaboration plus étroite entre secteurs public et privé — autant d'efforts essentiels pour répondre à l'ambition de création d'un marché africain unique et numériquement connecté.Le lancement du Rapport SIIPS 2025, accueilli par la Banque centrale d'Eswatini (« CBE ») du 11 au 14 novembre 2025, a réuni des banques centrales, des opérateurs de paiement, des décideurs publics, des partenaires de développement ainsi que des médias venus de tout le continent afin de débattre du rôle des paiements instantanés inclusifs dans la construction de l'avenir numérique de l'Afrique.
L'intégralité du Rapport SIIPS 2025 est disponible sur www.africanenda.org/en/siips2025. Il propose notamment des données détaillées, des études de cas pays et des recommandations fondées sur des données concrètes sur l'évolution du paysage des paiements en Afrique.