Le tribunal de première instance de première classe de Cotonou a auditionné, ce lundi 02 mars 2026, le président d'une fédération sportive. Il est mis en cause dans une affaire de harcèlement sexuel sur sa collaboratrice directe.
Un président de fédération sportive est poursuivi devant la justice pour harcèlement sexuel. Le responsable sportif, selon des sources proches du dossier, aurait engagé une secrétaire particulière. Très vite, celle-ci dit subir un harcèlement sexuel répété caractérisé par des missions improvisées, des invitations en weekend sous le couvert d'obligations professionnelles, et une pression constante, rapporte Le Potentiel.
Après 8 mois de travail sans contrat formel, elle déclare que ce blocage serait lié à son refus de céder aux avances de son patron. Elle finit par démissionner, et saisit l'Institut national de la femme (INF). Une procédure judiciaire a donc été ouverte à son encontre à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Le responsable de fédération a été interpellé et déféré devant la CRIET le 26 février dernier. La juridiction spéciale après l'avoir auditionné, s'est déclarée incompétente et transféré le dossier au président du tribunal de première instance de première classe de Cotonou.
Les parties se retrouvent le 9 mars prochain pour la suite du dossier.
F. A. A.
Au Bénin, le ministre des enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, a procédé au découpage des circonscriptions scolaires en zones pédagogiques. C'est à travers l'arrêté ministériel en date du 20 février 2026. La nouvelle organisation administrative fixe désormais à 118 le nombre de circonscriptions scolaires, et à 344 le nombre de zones pédagogiques à travers tout le Bénin.
Voici l'arrêté du ministre
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Alors que les frappes coordonnées israéliennes et américaines contre l'Iran du 28 février ont profondément secoué les marchés mondiaux, les premières répercussions se font déjà sentir à des milliers de kilomètres sur le continent africain. Pour des économies largement dépendantes des importations d'énergie et de produits alimentaires, la volatilité des prix et la perturbation des chaînes d'approvisionnement constituent des risques d'impact direct sur la croissance, l'inflation et le niveau de vie des populations.
Prix de l'énergie : un choc inflationniste mondial
L'escalade militaire au Moyen-Orient a provoqué une réaction immédiate des marchés de l'énergie. À l'ouverture des marchés, les prix du pétrole brut ont grimpé jusqu'à +13 %, plaçant le Brent autour de 80 $ le baril et le pétrole américain en hausse significative par rapport à la fin de la semaine précédente, avant de se stabiliser légèrement en projetant la crainte d'une interruption durable des flux via le détroit d'Hormuz. Cette zone stratégique, par laquelle transite près de 20 % du pétrole et du gaz liquéfié mondial, est désormais effectivement perturbée par les avertissements et attaques iraniennes après les frappes, entraînant une réduction significative du trafic maritime énergétique. Pour les économies africaines, en majorité dépendantes des importations de carburants raffinés, ces hausses se traduisent aussitôt par une poussée inflationniste des coûts du transport, de l'électricité et des intrants agricoles, aggravant déjà les pressions sur les prix à la consommation.
Coût de la vie et inflation : pression sur les ménages africains
Dans plusieurs pays africains, des analystes économiques avertissent que l'augmentation du prix du pétrole pourrait rapidement se répercuter sur les prix des biens de première nécessité et les coûts logistiques. Dans des marchés comme le Nigeria, malgré une production pétrolière importante, la dépendance à l'égard des importations de carburants raffinés expose fortement l'économie à la volatilité mondiale des prix de l'énergie. Cette dynamique devient encore plus lourde lorsque les prix du fret maritime — déjà sous pression en raison de l'instabilité du Moyen-Orient — augmentent, tirant vers le haut les coûts d'importation de denrées alimentaires, de fertilisateurs et d'autres biens essentiels dont de nombreux pays africains dépendent.
Chaînes d'approvisionnement et sécurité alimentaire
L'Union africaine et la CEDEAO ont toutes deux exprimé leur inquiétude, pointant une menace sur la stabilité des marchés de l'énergie et des chaînes d'approvisionnement alimentaire qui pourraient aggraver la vulnérabilité économique de nations fragiles. Dans plusieurs capitales ouest-africaines, des responsables économiques et des chambres de commerce mettent en garde contre une hausse importée des denrées de base — notamment le blé, le riz et le sucre — dont le prix international est déjà sensible aux variations des coûts énergétiques et des routes maritimes. Toute prolongation du conflit au-delà des zones du Golfe pourrait entraîner une inflation alimentaire domestique plus durable, avec des risques directs sur la sécurité des populations à faible revenu.
Fret, investissement et croissance à risque
La volatilité provoquée par l'incertitude géopolitique a aussi un effet négatif sur les marchés financiers et les flux d'investissement. Alors que les marchés européens et américains ont connu des baisses, les économies africaines tournées vers l'exportation de matières premières voient leurs revenus potentiels incertains, ce qui influence les perspectives budgétaires nationales.Par ailleurs, la montée des coûts d'assurance pour le fret maritime ainsi que la possible réorientation des routes commerciales — avec un détour par le cap de Bonne-Espérance plutôt que par le Moyen-Orient — font peser des coûts supplémentaires sur le transport de marchandises, points particulièrement sensibles pour des économies déjà en phase de relance ou sous pression monétaire.
Conclusion : un choc externe aux répercussions internes
Ce qui se déroule au-delà des côtes du Golfe persique ne restera pas sans effet sur les économies africaines. L'escalade du conflit expose les pays importateurs à des chocs énergétiques, inflationnistes et alimentaires, accélérant des défis structurels déjà identifiés par des institutions régionales telles que la CEDEAO et l'Union africaine. Face à un contexte aussi incertain, les décideurs africains se retrouvent confrontés à la nécessité de renforcer la résilience économique, diversifier les sources d'approvisionnement, et adapter des politiques monétaires aptes à amortir l'impact de chocs externes qui, bien qu'éloignés géographiquement, pèsent lourdement sur le quotidien des citoyens du continent.
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La 44e réunion du Comité des chefs d'état-major de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), s'est tenue du 23 au 27 février 2026 à Freetown, en Sierra Leone. Le Général de corps d'armée, Fructueux Gbaguidi, Chef d'état-major général des Forces armées béninoises (FAB), y a représenté le Bénin, réaffirmant l'engagement du pays en faveur de la stabilité régionale.
A l'instar de plusieurs autres pays de la sous-région, le Bénin a participé activement aux travaux de la 44e réunion du Comité des chefs d'état-major de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest. Les échanges au cours de cette session, ont porté sur la dégradation du contexte sécuritaire en Afrique de l'Ouest, marquée par la progression du terrorisme, la criminalité transnationale organisée et l'insécurité maritime. Cette rencontre de haut a été l'occasion pour les participants d'examiner les moyens de renforcer la coopération et la résilience collective face à ces menaces.
La session a également évalué la mise en œuvre de la Force en attente de la CEDEAO dans sa composante opérationnelle, afin de la rendre pleinement apte à conduire des interventions rapides contre le terrorisme.
Le Général Gbaguidi, par sa participation active, a réaffirmé la volonté du Bénin à contribuer durablement à la paix et à la sécurité en Afrique de l'Ouest.
Une visite du dépôt logistique de la CEDEAO à Lungi, a permis d'apprécier les capacités de soutien à un éventuel déploiement.
F. A. A.
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