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Fear and loathing in the Kremlin

Euractiv.com - 11 hours 51 min ago
By eschewing “traditional” regime change recipes and appointing Maduro’s former loyalist to head the government in Venezuela, Trump awakened Putin’s worst nightmares
Categories: European Union

Yanis Varoufakis under fire for calling ecstasy experience ‘amazing’

Euractiv.com - 11 hours 51 min ago
The health minister accused the former finance minister of acting irresponsibly and called for a public apology
Categories: European Union

Hamas document casts shadow over former EU envoy’s role in Gaza

Euractiv.com - 11 hours 51 min ago
An internal Hamas assessment suggests the EU’s former top diplomat in the Palestinian territories pursued a personal approach to Gaza that crossed Brussels’ red lines
Categories: European Union

What Silicon Valley Gets Wrong About National Security

Foreign Affairs - 11 hours 51 min ago
Defense tech innovation requires government intervention.

The War That Outgrew Sudan

Foreign Affairs - 11 hours 51 min ago
Middle East rivalries are turning a local war into a regional crisis..

SpaceX d'Elon Musk à l’assaut du mobile, la guerre des fréquences menace

La Tribune - 13 hours 46 min ago
Le géant américain SpaceX ne cache plus ses ambitions de devenir un opérateur mobile à part entière d'ici à fin 2027, en connectant nos smartphones directement à de nouveaux satellites. Mais Elon Musk peut-il vraiment faire de l’ombre aux opérateurs télécoms ?
Categories: France

Yeux rouges, toux, troubles digestifs… Et si c’était un adénovirus ?

Algérie 360 - 16 hours 40 min ago

Les adénovirus représentent une famille très vaste de virus extrêmement répandus à l’échelle mondiale. Contrairement à la grippe qui survient de manière saisonnière, ces agents […]

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Categories: Afrique

France, Germany, Poland push for swift EU-India free trade deal

Euractiv.com - 17 hours 24 sec ago
India and the EU have long been negotiating the deal. A summit is scheduled for January 27
Categories: European Union

L’Algérie sous l’emprise du froid : températures en forte baisse ce jeudi 8 janvier

Algérie 360 - 17 hours 26 min ago

Après deux journées marquées par des pluies soutenues et des chutes de neige parfois abondantes, la situation météorologique tend vers une relative accalmie en cette […]

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Categories: Afrique

South Korea’s Nuclear Latency May Be Washington’s Least Bad Option

Foreign Policy - Wed, 07/01/2026 - 23:37
With U.S. extended deterrence under strain, managing Seoul’s nuclear hedging may be safer than trying to stop it.

To Seize or Not to Seize Greenland

Foreign Policy - Wed, 07/01/2026 - 23:35
The Trump administration issues mixed messaging on whether it will use U.S. military force to annex Greenland.

PL: Antoine Semenyo scores late winner as Bournemouth beat Tottenham

ModernGhana News - Wed, 07/01/2026 - 23:09
Antoine Semenyo struck a stunning late winner in what is likely his final game for Bournemouth as they beat Tottenham Hotspur in dramatic fashion at Vitality Stadium. With the game poised at 2-2, Semenyo, who is expected to join Manchester City this week, fired home from outside the box to beat Djordje Petrovic and end the Cherries 39; 1 .
Categories: Africa

Venezuela’s Military Won’t Surrender Its Privileges Easily

Foreign Policy - Wed, 07/01/2026 - 22:58
Problems with the armed forces pre-date Maduro and even Chávez.

RD Congo : combats autour d'Uvira, le gouvernement met en cause le retrait de l’AFC/M23

France24 / Afrique - Wed, 07/01/2026 - 22:33
En RD Congo, l'inquiétude des habitants d’Uvira est toujours plus vive. Depuis plusieurs jours des combats sont signalés autour de la ville, dans l’est congolais. Ils opposent les rebelles du M23 soutenu par le Rwanda à l'armée congolaise et aux miliciens Wazalendo. Les rebelles de l’AFC/M23 ont pris le contrôle d’Uvira mi-décembre, puis, sous pression américaine, avaient annoncé leur retrait de la ville. Le gouvernement congolais remet en cause ce retrait.
Categories: Afrique

India-Bangladesh Tensions Reach a Fever Pitch

Foreign Policy - Wed, 07/01/2026 - 22:30
Cricket drama underscores the depth of the crisis, but Dhaka’s upcoming election offers a shot at a reset.

Tentative de déstabilisation : « Salif l'a rassuré qu'il pouvait tuer le président Ibrahim Traoré », témoigne un présumé complice

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 07/01/2026 - 22:26

La Radiodiffusion télévision du burkina (RTB) a diffusé le témoignage d'El hadj Madi Sakandé, commerçant, dans le cadre des investigations en cours sur une tentative de déstabilisation des institutions burkinabè. Face aux caméras de la télévision nationale, l'intéressé a livré un récit détaillé des faits qu'il dit avoir vécus, évoquant des rencontres, des échanges et des transferts de fonds liés à un projet de coup d'État. Ces aveux ont été portés à la connaissance du public, le mardi 6 janvier 2026.

D'entrée de jeu, le témoin décline son identité et situe le contexte de son intervention. « Je m'appelle El hadj Madi Sakandé. Je suis commerçant ». Il affirme s'être rendu une première fois en 2023, puis une seconde fois en 2025, chez l'ancien président Paul-Henri Sandaogo Damiba. Selon son témoignage, c'est lors de cette deuxième rencontre que l'ancien chef de l'État lui aurait fait part de « son intention de faire un coup d'État pour s'emparer du pouvoir » et de sa volonté de reprendre le pouvoir, en lui demandant d'explorer les voies possibles pour y parvenir.

Des intermédiaires civils évoqués dans le récit

À la suite de cette rencontre, El hadj Madi Sakandé indique s'être rendu à Ziniaré pour rencontrer un autre commerçant. Ce dernier lui aurait parlé de son petit-fils, Salif, présenté comme travaillant auprès du président du Faso et impliqué, selon le témoignage, dans des actes de déstabilisation. Il lui aurait affirmé que : « avec Salif dans l'équipe, l'objectif pourrait être atteint ».

Toujours selon le récit livré à la RTB, les coordonnées d'El hadj Madi Sakandé auraient été transmises à Salif, qui l'aurait ensuite contacté. Une rencontre aurait alors eu lieu entre les deux hommes, au cours de laquelle Salif aurait exprimé sa disponibilité à agir.

Des propos particulièrement graves rapportés

El hadj Madi Sakandé relate avoir alors suggéré à Salif d'échanger directement avec l'ancien président Damiba, estimant que « entre militaires, ils sauront comment faire ». Il affirme avoir lui-même passé l'appel et remis le téléphone à Salif. Selon le témoignage, Paul-Henri Sandaogo Damiba lui aurait demandé ce qu'il pouvait faire, compte tenu de sa position, dans le cadre d'un coup d'État.

La réponse attribuée à Salif est rapportée en ces termes : « Salif l'a rassuré qu'il pouvait tuer le président Ibrahim Traoré. Et comme il est avec le président tous les jours, il peut accomplir cette tâche sans problème. Il a également soutenu qu'il pouvait placer des explosifs sur des sites de rencontres des chefs militaires à Ouaga 2000, et les explosions allaient tuer beaucoup de chefs militaires ». El hadj Madi Sakandé précise qu'un second échange téléphonique aurait ensuite eu lieu entre Salif et l'ancien président Damiba.

Un financement obtenu en Côte d'Ivoire

Poursuivant son témoignage, Madi Sakandé affirme s'être rendu en Côte d'Ivoire pour y récupérer une somme de « 70 millions de francs CFA ». À son retour, dit-il, l'ancien président Damiba l'aurait appelé pour l'informer que « deux femmes et un homme » viendraient récupérer l'argent, avec un rendez-vous fixé dans l'une des gares des compagnies de transport de la place.

« Il m'a signifié qu'il leur a donné rendez-vous à la gare de TSR. Que je pouvais envoyer quelqu'un ou aller moi-même et qu'à l'arrivée, des femmes sur des scooters vont me faire signe des mains. À mon arrivée, une femme est effectivement apparue du côté gauche en me faisant des signes de main. Je l'ai rencontrée et je lui ai remis de l'argent, et une autre femme est venue à qui j'ai également remis de l'argent. Je leur ai demandé où est l'homme ? Elles m'ont indiqué un homme qui était adossé à une voiture 4x4 double cabine. Quand je suis arrivé à son niveau, lui aussi a fait le signe de la main et a pris de l'argent. La somme totale que j'ai remise aux trois protagonistes s'élève à 40 millions francs CFA », a confié monsieur Sakandé.

Arrestation et éléments évoqués au moment de l'interpellation

Après cette remise, El hadj Madi Sakandé indique être retourné chez l'autre commerçant afin d'échanger sur la suite à donner et le partage des fonds. « C'est pendant que nous étions en train d'échanger sur ce sujet qu'ils sont venus nous arrêter. En attendant qu'on nous appréhende, le petit fils de El hadj Winèga est venu avec un véhicule qui contenait des armes. Il m'a demandé de venir regarder et j'ai refusé, parce que je ne suis pas militaire. Et c'est au moment où nous discutions qu'ils sont venus nous embarquer, lui et moi dans un véhicule », a révélé Madi Sakandé.

Le regret de ses actes

Dans la dernière partie de son témoignage, El hadj Madi Sakandé exprime des regrets et formule des excuses publiques. « Nous voulons demander pardon au président Ibrahim Traoré et au peuple burkinabè », reconnaissant s'être laissé entraîner dans cette affaire. Il revient enfin sur la gestion des fonds, précisant que l'argent aurait été emballé dans trois cartons, sur conseil de l'ancien président Damiba, deux contenant chacun 15 millions de francs CFA et le troisième 10 millions de francs CFA, remis sans échange de paroles aux personnes désignées.

Ce témoignage, diffusé sur la télévision nationale, intervient dans un contexte d'enquêtes judiciaires et sécuritaires toujours en cours. Les autorités ont indiqué que les procédures se poursuivent afin d'établir les responsabilités et de situer l'ensemble des acteurs impliqués dans cette affaire.

Hamed Nanéma
Lefaso.net

Categories: Afrique

Burkina/Santé publique : La tondeuse, un outil de beauté masculine qui expose les hommes

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 07/01/2026 - 22:25

On en parle peu, mais les salons de coiffure pour hommes sont très fréquentés à Ouagadougou. La tondeuse, l'outil qui permet de débarrasser la pilosité de la tête, est clé dans ces lieux. Mais au-delà du bourdonnement de ces machines qui se fait entendre, leur utilisation requiert un soin et une attention particulière pour éviter les risques sanitaires de tous genres.

Assis sur une chaise pivotante, un jeune client baisse légèrement la tête tandis que le coiffeur ajuste la machine le long de sa nuque. Ici, les gestes sont à la fois rapides et maîtrisés. Pourtant, à chaque passage de la lame de la tondeuse sur la peau, il pourrait y avoir des risques. Dans les salons de coiffure pour hommes et les barbershops de Ouagadougou, la tondeuse est l'outil central du métier et un potentiel vecteur de risques lorsque l'hygiène n'est pas rigoureusement respectée.

À Karpala, Magloire Badolo exerce le métier de coiffeur depuis 2012. Propriétaire de son salon, il parle de la coiffure avec passion. « La coiffure, c'est un métier qui nourrit bien son homme. Je l'adore. C'est un métier qu'il faut pratiquer avec amour », explique-t-il, tout en continuant de travailler sur la tête d'un client. Pour lui, la tondeuse est au cœur de cette activité. Elle permet de répondre à la majorité des demandes, des coupes simples aux styles plus élaborés, en passant par les contours précis de la barbe et de la nuque. Magloire confie avoir ses préférences en matière de matériel. Il affectionne particulièrement certaines marques de tondeuses, comme celles rechargeables. Il indique que celles-ci s'adaptent aux réalités du terrain, notamment aux coupures d'électricité fréquentes.

« Il y en a que tu peux charger et débrancher pour travailler », précise-t-il. Dans un salon où les clients se succèdent parfois sans répit, la fiabilité de la tondeuse est essentielle. Mais au-delà de la performance technique, Magloire insiste sur la dimension humaine du métier pour être plus professionnel. Accueillir le client, l'écouter, comprendre ses attentes et parfois même lui proposer une coupe adaptée à la forme de son visage font partie intégrante du travail. « Quand les clients arrivent, il faut savoir les accueillir, leur demander quel genre de coupe ils veulent. Selon leur tête, tu peux leur proposer la coiffure », explique-t-il. Cette relation de confiance, toutefois, ne se limite pas au style mais elle englobe aussi la question de l'hygiène, assure le coiffeur.

Selon Magloire Badolo, c'est l'ensemble du matériel de coiffure qui doit être constamment désinfecté, même les sièges

Des pratiques diverses

Le constat fait dans les salons est que les pratiques liées à l'utilisation des tondeuses varient considérablement. Certains clients utilisent systématiquement le matériel du salon, tandis que d'autres préfèrent venir avec leurs propres tondeuses. Une habitude de plus en plus répandue, motivée par des préoccupations sanitaires. « Il y a des clients qui viennent avec leurs tondeuses », nous fait savoir Magloire. D'autres vont jusqu'à acheter une tondeuse qu'ils laissent au salon qu'il utilise uniquement pour eux. Qu'il s'agisse de la tondeuse du client ou de celle du salon, le prix de la coupe reste le même, selon lui. Pour ces clients, l'enjeu n'est pas financier, mais sanitaire. « Celui qui vient avec sa tondeuse, c'est par rapport à sa propre santé. Il ne veut pas que tout le monde utilise la même tondeuse que lui », souligne le coiffeur. Magloire encourage d'ailleurs cette pratique, qu'il considère comme une mesure de prévention efficace. Mais il rappelle que la tondeuse n'est pas le seul élément à surveiller.

Dans de nombreux salons, le tissu ou la cape utilisée pour couvrir les clients est souvent négligée mais vectrice de microbes ou de virus. Il arrive qu'un même tissu serve à plusieurs personnes sans être lavé entre deux utilisations. Une pratique que Magloire déconseille fermement. « La majorité des coiffeurs n'ont pas assez de tissus. Ils utilisent le même pour couvrir trois ou quatre clients sans le laver », déplore-t-il. Pour lui, chaque client devrait idéalement disposer de son propre tissu. Contrairement à la tondeuse, qui peut être désinfectée sur place, le tissu ne peut pas être lavé immédiatement. Or, il est en contact direct avec la nuque, le cou et parfois le visage, des zones sensibles où apparaissent fréquemment des irritations ou des boutons. « Beaucoup de clients se plaignent après la coiffure. Ils sentent de petits boutons au niveau de la nuque. Généralement, ça vient d'autres clients », explique-t-il.

Dans un autre salon de coiffure aux 1200 logements, Jean, coiffeur, assure que l'hygiène de leur tondeuse est une priorité. Selon Jean, qui affirme être dans le domaine depuis une dizaine d'années, à la moindre maladresse, les conséquences sont lourdes, donc ils ne peuvent pas se permettre d'erreur. « Les clients même sont très exigeants et veulent voir quand on désinfecte avant de commencer. »

Des usagers de plus en plus vigilants

Face à ces risques, les usagers de salons développent leurs propres stratégies de protection. Souleymane, par exemple, fait partie de ceux qui ne se rendent plus au salon sans leurs tondeuses personnelles. « J'ai acheté une tondeuse pour des questions d'hygiène surtout, et éviter des infections cutanées », confie-t-il. Depuis plus de trois ans, il l'utilise à une fréquence de deux fois par mois. Il nettoie lui-même les lames avec un chiffon et de l'alcool à 90 degrés, s'appuyant sur des tutoriels trouvés sur les réseaux sociaux. Il affirme n'avoir jamais connu d'irritation ou d'incident après une séance de coiffure, mais reste conscient des risques. « Les risques existent, surtout quand les équipements ne sont pas bien nettoyés. Il peut y avoir des infections cutanées, et même le VIH si le matériel n'est jamais désinfecté », souligne-t-il, tout en regrettant n'avoir jamais reçu de conseils directs de professionnels de la coiffure.

Mohammed quant à lui adopte une approche différente. Bien qu'il possède une tondeuse personnelle, il est parfois contraint d'utiliser celle du salon, la sienne étant filaire alors que beaucoup de salons privilégient désormais les modèles sans fil. Pour lui, l'essentiel est d'observer. « Avant d'aller dans un salon, j'observe d'abord l'intérieur et je discute un peu avec le coiffeur », spécifie-t-il.

Cheveux entassés au sol, matériel mal rangé ou absence de nettoyage sont autant de signaux d'alerte qui le dissuadent de revenir. Son exigence s'est renforcée après une expérience marquante. Un jour, alors qu'il s'apprêtait à se faire coiffer, le coiffeur a simplement retourné la lame utilisée sur le client précédent pour l'utiliser sur lui. « J'ai été choqué », raconte Mohammed. Malgré les tentatives de justification du coiffeur, il a quitté le salon sans se faire coiffer. Depuis, il redouble de vigilance, quitte à éviter certaines zones sensibles comme la nuque ou la barbe.

Désinfecter selon les règles de l'art

Selon le Dr Patrice Tapsoba, dermatologue au CHU-Yalgado-Ouédraogo, les risques liés à l'utilisation de tondeuses mal entretenues sont multiples. « Une lame émoussée peut entraîner des microcoupures lors du rasage. Cela constitue une porte d'entrée pour divers microorganismes », informe-t-il. Les infections bactériennes sont les plus courantes. Impétigo, folliculites, furoncles ou érysipèle figurent parmi les pathologies fréquemment observées. Les infections mycosiques, comme la teigne du cuir chevelu chez l'enfant ou le sycosis de la barbe chez l'adulte, sont également liées à l'usage de matériel contaminé.

Le Dr Tapsoba préconise l'utilisation d'eau de Javel diluée à 0,5 %, obtenue en mélangeant un volume d'eau de Javel concentrée à 8° chlorométriques avec quatre volumes d'eau

Sur le plan viral, les risques incluent les verrues, le molluscum contagiosum, et, dans des conditions extrêmes, des infections plus graves comme le VIH ou les hépatites B et C. Le dermatologue précise que, pour ces dernières, il est souvent difficile d'établir un lien direct, car les symptômes apparaissent tardivement. Toutefois, « le lien entre l'utilisation de matériel souillé par le sang et ces maladies demeure avéré ».

Pour limiter ces risques, le Dr Tapsoba recommande des protocoles précis de désinfection. Il préconise l'utilisation d'eau de Javel diluée à 0,5 %, obtenue en mélangeant un volume d'eau de Javel concentrée à 8° chlorométriques avec quatre volumes d'eau. Cette solution doit être préparée quotidiennement, conservée dans un récipient opaque à l'abri de la lumière, puis jetée en fin de journée. Les instruments doivent y être plongés pendant cinq minutes. Pour les éléments non immergeables, un essuyage avec une éponge imbibée de la solution est conseillé. Il insiste également sur la qualité des produits utilisés. Certaines eaux de Javel disponibles sur le marché sont inefficaces. Les produits issus de fabricants professionnels sont à privilégier.

Au fil des observations et des témoignages, l'hygiène dans les salons de coiffure en général repose sur une responsabilité partagée. Les coiffeurs ou coiffeuses, en première ligne, doivent intégrer la désinfection du matériel et le lavage des mains comme des gestes systématiques, au même titre que la coupe elle-même. Les clients, de leur côté, gagnent à être attentifs, à poser des questions, à observer et, si nécessaire, à exiger certaines pratiques.

Farida Thiombiano
Lefaso.net

Categories: Afrique

Ouagadougou : Quand la « janviose » met des ménages à rude épreuve

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 07/01/2026 - 22:20

À Ouagadougou, le mois de janvier rime souvent avec un mot bien connu des ménages, « la janviose ». Cette expression populaire désigne la période de vaches maigres qui survient juste après des fêtes de fin d'année marquées par de fortes dépenses liées aux célébrations de Noël et du Nouvel An. Une fois l'euphorie festive retombée, de nombreux foyers se retrouvent confrontés à des difficultés financières qui dévoilent la fragilité du pouvoir d'achat et la nécessité d'une meilleure planification financière au sein des ménages.

Dans les quartiers populaires comme Zogona, Dapoya, Wemtenga, la janviose se fait sentir dès les premiers jours de janvier. « En décembre, on fait tout pour que la famille ne manque de rien. On reçoit, on mange bien, on achète des habits pour les enfants. Mais après, le porte-monnaie est vide », confie Mamoudou Ouédraogo, père de quatre enfants et petit commerçant. Comme lui, beaucoup de chefs de ménage doivent composer avec des ressources limitées alors que les charges, elles, ne diminuent pas.

Les marchés de la capitale reflètent également cette réalité. Si l'affluence est forte en décembre, janvier est souvent marqué par une baisse du pouvoir d'achat. Les vendeuses de condiments et de légumes constatent que les clients achètent en plus petites quantités. « Les femmes qui travaillent aiment acheter les condiments pour plusieurs jours. Ces jours-ci, beaucoup font le marché au jour le jour et c'est le strict minimum qu'elles achètent », explique Awa Traoré, commerçante au marché de Sankaryaré.

La janviose touche aussi les salariés et les fonctionnaires. Entre les crédits et les frais incompressibles comme le loyer, la scolarité des enfants ou le transport, le mois de janvier devient un véritable parcours du combattant. Certains travailleurs reconnaissent devoir “jongler” jusqu'à la fin du mois, en attendant la prochaine paie.

« Après les fêtes, ce n'est pas simple. J'ai fait une prévision pour pouvoir tenir dans le mois de janvier. J'ai acheté ce qu'il faut pour la maison. C'est maintenant le carburant, les frais d'unité et de mégas qui posent problème. On essaie de jongler pour avoir l'argent de carburant. Pour le moment, aller boire la bière est banni. Peut-être que dans les mois à venir on pourra reprendre, mais à l'heure actuelle on cherche à nourrir d'abord », a indiqué Patrice Zabré, fonctionnaire.

Pour certaines personnes, la janviose ne peut être réduite à un simple phénomène saisonnier. Elle met en lumière la fragilité du pouvoir d'achat et la nécessité d'une meilleure planification financière au sein des ménages. « Il faut apprendre à anticiper les dépenses de fin d'année et éviter de vivre au-dessus de ses moyens », estime Mariam Hema.

« Je n'avais pas encore connu la janviose. J'entendais les gens en parler mais je n'ai pas encore vécu une situation de galère pendant le mois de janvier. Je planifie toujours mes dépenses. Cette année, depuis novembre, j'ai commencé à acheter ce qu'il me fallait pour les fêtes de fin d'année. Malheureusement, je n'ai pas suffisamment pris en compte certaines charges. Parce que j'ai un bébé, il me faut des couches, du lait et autres. Pour le moment je tiens mais d'ici le 15, si mon mari ne rentre pas de sa mission, je vais connaître la janviose. Parce que j'ai fait un mauvais calcul. C'est une leçon pour moi, je ne vais plus négliger une dépense. Désormais, à l'approche des fêtes, je vais prendre les dispositions nécessaires et je ne vais pas faire la fête au-dessus de mes moyens. Je pense que pour éviter cette situation de janviose, il faut faire ses dépenses en fonction de ses moyens et mieux planifier ces dépenses », a souligné la jeune dame.

À Ouagadougou, la janviose est presque devenue une étape connue, intégrée aux habitudes après les fêtes de fin d'année. Si janvier serre les ceintures, il rappelle aussi l'importance de la solidarité, de la prudence et de l'adaptation dans un environnement économique difficile. En attendant des jours meilleurs, les Ouagavillois avancent, un pas après l'autre, convaincus que, comme chaque année, la janviose finira par passer.

Rama Diallo
Lefaso.net

Categories: Afrique

Santé : Les habitudes alimentaires à risque dans les rues de Ouagadougou

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 07/01/2026 - 22:15

À Ouagadougou, la restauration de rue occupe une place importante dans le quotidien : brochettes, riz gras, spaghetti, beignets, galettes, alloco, jus locaux… Ces aliments sont accessibles, rapides et très appréciés. Cependant, certaines pratiques peuvent exposer les consommateurs à des risques pour la santé, allant des infections digestives à la prise de poids. Cet article met en lumière les habitudes alimentaires les plus à risque dans les rues de Ouaga, ainsi que des conseils diététiques simples pour protéger la population.

1. Les repas trop gras

De nombreux plats de rue contiennent une quantité excessive d'huile : riz gras très huileux, beignets frits, attiéké, spaghetti sautés, poulet grillé imbibé de graisse.

Risques : surcharge du foie, prise de poids, augmentation du cholestérol.

Conseils diététiques : demander moins d'huile, privilégier les portions modérées et accompagner chaque plat d'un légume simple.

2. Les aliments conservés trop longtemps

Certains plats restent exposés à la chaleur, parfois plusieurs heures, avant d'être servis. Or la température élevée favorise la prolifération microbienne.

Risques : diarrhées, vomissements, intoxications alimentaires.

Conseils : choisir des vendeurs qui cuisent les aliments devant le client et éviter les plats dont l'odeur ou l'aspect semble douteux.

3. L'eau et les glaçons non contrôlés

L'eau utilisée pour les jus dilués, le thé ou les glaçons artisanaux n'est pas toujours potable.

Risques : infections intestinales, amibes, diarrhées.

Conseils : privilégier l'eau en bouteille ou l'eau bouillie, limiter les boissons très diluées et les glaçons dont l'origine n'est pas maîtrisée.

4. Les viandes mal cuites

Brochettes, grillades et poulets de rue sont parfois servis à moitié cuits, surtout aux heures d'affluence.

Risques : intoxications alimentaires, salmonellose, parasites.

Conseils : opter pour une cuisson bien complète, surtout pour la viande rouge et le poulet.

5. L'excès de sel, de cubes et de piment

La préparation de rue utilise souvent beaucoup de sel, de cubes d'assaisonnement et de piment pour renforcer le goût.

Risques : hypertension, irritations gastriques, reflux acide.

Conseils : consommer le piment avec modération, réduire les cubes et favoriser les assaisonnements naturels : ail, gingembre, poivre, soumbala, persil, poivre noir, poisson sec etc.

6. Les repas tardifs et pris rapidement

Beaucoup de consommateurs mangent tard le soir ou avalent leur repas debout ou en marchant.

Risques : mauvaise digestion, ballonnements, fatigue.

Conseils : prendre le temps de s'asseoir pour manger et éviter les repas trop lourds après 20 heures.
En conclusion, la restauration de rue reste une richesse culturelle et une nécessité pour de nombreux habitants de Ouagadougou. Cependant, quelques gestes simples comme choisir un bon vendeur, limiter l'huile, assurer la propreté de l'eau, vérifier la cuisson et intégrer plus de légumes permettent de réduire considérablement les risques pour la santé.

Promouvoir une alimentation plus sûre et plus équilibrée dans les rues de Ouaga contribue à protéger la population et à renforcer la santé publique.

Yasmine Ouédraogo/Zerbo
Diététicienne

Categories: Afrique

De la perte de la vue à la conquête des droits : Le combat de Marie Madeleine Kaboré pour l'inclusion sociale des personnes handicapées

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 07/01/2026 - 22:10

Née le 6 octobre 1958 à Bobo-Dioulasso, Marie Madeleine Kaboré œuvre depuis plus de 40 ans dans la lutte pour les droits des personnes handicapées, en particulier des femmes aveugles, au Burkina Faso et au-delà. Institutrice de formation, sociologue et militante par nécessité, elle a fait de son propre parcours de vie un levier d'émancipation collective.

Issue d'un cursus scolaire classique entamé dès la petite enfance à Bobo-Dioulasso, elle franchit avec succès les étapes du primaire et du secondaire jusqu'en classe de terminale. À 19 ans, alors qu'elle est à quelques mois du baccalauréat, sa vie bascule. Elle perd brutalement la vue à la suite d'un mal de tête.

« Quand j'ai perdu la vue, on m'a évacuée en France pour que je subisse une intervention. La première fois qu'on m'a dit que j'étais une fille aveugle, c'était à l'aéroport de Paris, quand je revenais de l'hôpital. Ils ont dit, faites attention à elle, c'est une fille aveugle. Lorsque j'ai entendu cela, j'avais l'impression que la terre me tombait sur la tête. Au début, on fait le deuil de la société réellement. Cela n'a pas été facile. Mais après, j'ai pu supporter, pour me battre. Sinon, si j'avais baissé les bras, je n'allais pas pouvoir aider les autres femmes, n'en parlons pas des autres personnes handicapées à accepter leur handicap. Le plus dur pour moi à l'époque a été le fait que je ne pouvais pas passer l'examen du baccalauréat. Mais heureusement pour moi, mes parents m'ont beaucoup soutenue ainsi que les sœurs religieuses de Bobo », a indiqué dame Kaboré.

Faute de structures adaptées au Burkina Faso à l'époque, elle est initiée à l'écriture braille et à la mobilité dès 1979 grâce à l'engagement de religieuses et au soutien de l'action sociale. Déterminée à poursuivre ses études malgré les obstacles, elle se heurte au manque de structure adaptée pour passer le baccalauréat au Burkina. C'est finalement en Côte d'Ivoire, avec l'appui de partenaires, qu'elle reprend la classe de terminale D et obtient son baccalauréat en 1988.

« J'ai fait le baccalauréat en 1979. Après, comme il n'y avait pas de structure au Burkina, ils ont fait des demandes au Mali mais le Mali n'avait pas accepté. Et ce n'est que la Côte d'Ivoire qui avait accepté pour que j'aille passer l'examen. On m'a même fait sortir dans les médias pour dire qu'une jeune fille burkinabè a quitté son pays natal pour venir passer le bac en Côte d'Ivoire. Heureusement pour moi, nous étions deux à faire le bac D et j'ai eu la chance de réussir du premier coup. Celui qui était de la Côte d'Ivoire a malheureusement échoué », a-t-elle déclaré.

Sa soif de savoir la conduit ensuite au Mali, où elle intègre l'Institut pédagogique d'enseignement général. Elle y sort major de promotion et obtient son diplôme d'enseignante. De retour au Burkina Faso en 1995, elle débute à l'École des jeunes aveugles de l'Union nationale des associations burkinabè pour la promotion des aveugles et malvoyants (UN-ABPAM), où elle enseigne la classe de réadaptation, destinée aux personnes devenues aveugles tardivement.

Parallèlement à son engagement pédagogique, Marie Madeleine Kaboré s'impose comme une actrice du mouvement associatif.

Présidente du Comité des femmes aveugles de l'UN-ABPAM depuis 1995, elle fonde en 1989 l'Association des aveugles de Bobo-Dioulasso « Espérance ». En 2003, face à la marginalisation persistante des femmes handicapées dans les structures mixtes, elle crée l'Union nationale des associations de femmes handicapées du Burkina Faso. Une initiative qui permettra à des milliers de femmes de s'organiser, de mener des activités génératrices de revenus, de sortir de la mendicité et de revendiquer leurs droits.

« Les femmes à cette époque étaient au second plan. Elles avaient honte devant les hommes et elles n'arrivaient pas à élever leurs voix. Et les hommes aussi les mettaient en arrière. Cette situation faisait que les femmes n'arrivaient pas même à mener des activités génératrices ce qui fait que beaucoup se sont données à la mandicite pour survivre. Mais avec la création de l'Union, on a pu les sensibiliser, leur permettre de se regrouper en association, de mener leurs activités socio-économiques. Grâce à l'union, les femmes se sont regroupées presque dans toutes les régions en association pour mener des activités génératrices, recevoir des formations afin de pouvoir élever leurs voix et s'exprimer », a confié Marie Madeleine.

Son combat dépasse les frontières nationales. Membre fondatrice du Comité des femmes de l'Union africaine des aveugles, elle a représenté les femmes aveugles de l'Afrique de l'Ouest francophone et participé à de nombreuses assemblées et formations internationales en Afrique, en Europe, en Amérique et en Australie. Elle a œuvré sans relâche pour rapprocher les mouvements anglophones et francophones, convaincue que l'unité est une force.

Titulaire d'une licence en sociologie obtenue à l'Université de Ouagadougou, formée en genre et développement, droits humains, finances publiques, santé de la reproduction et recherche de financements, Marie Madeleine Kaboré a également coordonné le programme d'éducation inclusive de l'UN-ABPAM de 2012 à 2014. Cette action a permis de scolariser des dizaines d'enfants handicapés visuels jusque-là cachés par leurs familles.

Veuve et mère de deux enfants, aujourd'hui enseignante à la retraite, elle continue de porter la voix des personnes handicapées. Son message pour les personnes vivant avec un handicap reste le même ; ne pas baisser les bras. À la société burkinabè, elle appelle à une acceptation pleine et entière des personnes handicapées comme des citoyens à part entière. À celles et ceux qui perdent la vue, elle rappelle que la dignité, la connaissance et le combat peuvent transformer l'épreuve en force.

Hanifa Koussoubé
Lefaso.net

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