La situation sanitaire devient préoccupante au point kilométrique 51 (PK51), dans le territoire de Mambasa (Ituri), où une centaine de décès communautaires ont été enregistrés en une semaine. Plus de quarante structures de santé, auparavant opérationnelles dans cette entité minière, ont fermé leurs portes.
La région du Kadiogo a officiellement lancé, ce mardi 28 juillet 2026 au lycée de l'Alliance chrétienne de Ouagadougou, la deuxième édition de l'Immersion patriotique obligatoire (IPO) des nouveaux bacheliers. Cette année 2026, 22 187 bacheliers sont concernés dans la région du Kadiogo et seront répartis sur 44 sites d'immersion qui couvrent les cinq circonscriptions de l'enseignement secondaire de Ouagadougou.
Prenant la parole au nom des populations de l'arrondissement nᵒ 9, la présidente de la délégation spéciale, Joceline Sanou/Traoré, a exprimé sa fierté d'accueillir cette cérémonie dans son arrondissement. Elle a remercié les autorités pour la confiance accordée à sa circonscription et souligné l'importance de cette immersion dans la formation civique et morale de la jeunesse.
Pour elle, cette initiative permettra aux nouveaux bacheliers de mieux comprendre leurs droits et devoirs de citoyens, de développer le sens des responsabilités, le respect des institutions, la solidarité ainsi que l'amour de la patrie. « Cette immersion patriotique traduit notre volonté commune de renforcer chez les jeunes les valeurs de discipline, de responsabilité, de respect des institutions, d'amour de la patrie, de solidarité et d'engagement pour le bien commun. Cette immersion n'est pas une simple étape administrative. Elle constitue le départ d'un processus d'initiation à la vie citoyenne. Cette formation sera pour vous (à l'endroit des immergés) une belle opportunité de comprendre votre rôle et votre responsabilité envers une nation que nous voulons forte, souveraine et prospère », a-t-elle indiqué.
22 187 nouveaux bacheliers mobilisés dans le Kadiogo pour l'immersion patriotique obligatoire 2026 Elle a également adressé ses encouragements aux encadreurs, aux forces de défense et de sécurité ainsi qu'à tous les acteurs mobilisés pour la réussite de cette édition 2026 de l'immersion patriotique obligatoire.
Président de cette cérémonie de lancement, le gouverneur de la région du Kadiogo, Abdoulaye Bassinga, a salué la mobilisation des différents acteurs et exprimé sa reconnaissance envers tous ceux qui contribuent à la réussite de cette initiative. Il a indiqué qu'une cellule régionale d'immersion patriotique a été mise en place afin d'assurer le suivi permanent des activités, d'identifier les éventuelles difficultés et de garantir le bon déroulement de la formation.
« À l'instar des autres régions, la région du Kadiogo s'est résolument engagée dans la mise en œuvre de l'immersion patriotique obligatoire selon les instructions des plus hautes autorités de notre pays, de façon méthodique et rigoureuse à travers une feuille de route, sous l'instigation de la cellule d'orientation et la cellule régionale de l'immersion patriotique. En effet, ce sont 22 187 bacheliers de la session de 2026 qui vont prendre d'assaut 44 sites répartis entre 5 circonscriptions de l'enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique. Nous saluons hautement l'implication personnelle du camarade président du Faso, chef de l'État, le capitaine Ibrahim Traoré, à travers la mise en place de la cellule d'orientation et de coordination de l'immersion patriotique et les autres dispositifs d'exécution et de suivi des activités y relatives. La mise en place de tous ces instruments est le témoignage de sa volonté ferme et inébranlable de faire de la jeunesse burkinabè le moteur de son développement. Elle est aussi une invite faite à tous les acteurs engagés dans la mise en œuvre de l'immersion patriotique, responsables administratifs, encadreurs civils et militaires, qu'ils doivent donner le meilleur d'eux-mêmes afin que cette formation soit une réussite totale », a déclaré le gouverneur de la région du Kadiogo, Abdoulaye Bassinga.
Le gouverneur de la région du Kadiogo, Abdoulaye Bassinga, a indiqué qu'une cellule régionale d'immersion patriotique a été mise en place afin d'assurer le suivi permanent des activités, d'identifier les éventuelles difficultés et de garantir le bon déroulement de la formationLe gouverneur a saisi l'occasion pour lancer un appel à l'ensemble des forces vives de la région, aux parents, aux encadreurs civils et militaires, aux FDS ainsi qu'aux populations pour accompagner cette opération. Selon lui, cette immersion constitue une responsabilité collective qui vise à former une jeunesse consciente de son rôle dans la construction du Burkina Faso.
« J'invite toutes les forces vives de la région du Kadiogo à s'impliquer personnellement pour que cette opération soit une réussite. Le Burkina Faso n'a pas seulement besoin de têtes pleines, mais de cœurs pleins de patriotisme. Je demande également aux parents de les soutenir afin qu'ils puissent suivre correctement cette immersion », a-t-il invité.
Du côté des immergés, l'enthousiasme est perceptible. Pour Dorcas Tassambédo, cette immersion représente une occasion d'acquérir des connaissances peu abordées dans le cursus scolaire. « Je veux surtout apprendre le patriotisme. On en parle beaucoup, mais à l'école on ne nous l'enseigne pas vraiment. J'espère comprendre ce que cela signifie concrètement et devenir une meilleure citoyenne », a-t-elle confié.
La cérémonie a été ponctuée par une séance de plantation d'arbreMême enthousiasme chez Rachid Kara, qui se réjouit des premiers enseignements reçus. « Depuis hier, nous avons déjà appris beaucoup de choses. Grâce à cette immersion, nous rencontrons des jeunes venus de plusieurs écoles et nous développons la cohésion. Durant ce mois, je veux en apprendre davantage sur le patriotisme, la solidarité et le vivre-ensemble », a-t-il fait savoir.
Prévue du 27 juillet au 26 août 2026 sur toute l'étendue du territoire national, l'immersion patriotique obligatoire ambitionne de renforcer chez les nouveaux bacheliers les valeurs de patriotisme, de discipline, de civisme, de solidarité, de respect des symboles de l'État et d'engagement citoyen. Elle a été instituée en conseil des ministres le 2 mai 2025.
Hanifa Koussoubé
Lefaso.net
Une transformation numérique réussie ne repose pas uniquement sur des plateformes performantes, des réseaux modernes ou des services dématérialisés. Elle exige également un élément essentiel, souvent invisible : la confiance. Confiance dans les systèmes d'information, dans la protection des données personnelles, dans la cybersécurité et dans la capacité de l'État à garantir un environnement numérique sûr. Au Burkina Faso, Sié Maxime Da fait partie de ces experts qui construisent cette confiance depuis près de vingt ans.
Ingénieur informaticien, spécialiste de la cybersécurité, de la gouvernance des systèmes d'information et de la protection des données personnelles, il a consacré l'essentiel de sa carrière à bâtir les fondations techniques et institutionnelles d'un numérique sécurisé. Aujourd'hui Directeur Général de la Transformation Digitale au ministère de la Transition Digitale, des Postes et des Communications Électroniques, il pilote l'un des chantiers les plus stratégiques du Burkina Faso : faire du numérique un véritable levier de modernisation de l'État.
Une vocation construite autour de la sécurité des systèmes
Le parcours de Maxime Da témoigne d'une progression constante vers les plus hauts niveaux d'expertise. Après une formation en électronique à l'Institut Universitaire de Technologie de l'Université Nazi Boni, il poursuit des études en réseaux et systèmes informatiques avant de se spécialiser en sécurité informatique à l'Université Aube Nouvelle, où il obtient un Master professionnel.
Très tôt, il comprend que l'avenir du numérique dépendra moins de la multiplication des outils que de leur capacité à protéger les données, les infrastructures critiques et les citoyens. Cette vision orientera toute sa carrière.
Près de vingt ans au cœur de la protection des données personnelles
En 2008, Maxime Da rejoint la Commission de l'Informatique et des Libertés (CIL), institution chargée de veiller à la protection des données personnelles au Burkina Faso. Il y construit progressivement une expertise reconnue. D'abord Chef du service informatique, il participe à la mise en place des infrastructures techniques de l'institution. Il est ensuite nommé Directeur de l'Expertise Technique et du Contrôle, fonction qu'il occupe pendant près de six années.
À ce poste, il supervise les contrôles de conformité, accompagne les administrations et les entreprises dans la sécurisation de leurs traitements de données et contribue à l'application de la législation nationale en matière de protection des données personnelles. Il devient ensuite Conseiller technique de la Présidente de la CIL, où il participe aux réflexions stratégiques sur la gouvernance des données, la cybersécurité et l'évolution du cadre réglementaire. Pendant près de dix-huit ans, son parcours accompagne ainsi la montée en puissance de la culture de la protection des données au Burkina Faso.
Faire de la cybersécurité une priorité nationale
L'expertise de Maxime Da dépasse largement les questions techniques. Son domaine d'intervention couvre l'ensemble des enjeux de la cybersécurité moderne : la gouvernance des systèmes d'information, l'élaboration de politiques nationales de cybersécurité, la gestion des risques numériques, la cryptographie et infrastructures à clés publiques (PKI), la sécurité des réseaux, l'investigation numérique, la continuité d'activité et résilience des systèmes d'information.
Cette approche globale lui permet de considérer la cybersécurité comme un pilier de la souveraineté numérique. Pour lui, protéger les données, les infrastructures critiques et les services publics est devenu une mission stratégique au même titre que la protection des frontières physiques.
Piloter la transformation digitale de l'État
En avril 2026, Maxime Da est nommé Directeur Général de la Transformation Digitale au sein du ministère de la Transition Digitale, des Postes et des Communications Électroniques. Cette nomination marque une nouvelle étape dans son parcours. Il ne s'agit plus seulement de sécuriser les systèmes existants, mais d'accompagner la transformation numérique de l'administration publique dans son ensemble.
À la tête de cette direction générale, il pilote les stratégies destinées à accélérer la digitalisation des services publics, améliorer l'interopérabilité des systèmes d'information, promouvoir l'innovation et renforcer la confiance numérique des citoyens. Son approche repose sur une idée simple : la transformation digitale n'a de valeur que si elle améliore durablement la qualité du service public.
Un numérique au service des citoyens
Cette philosophie transparaît dans les interventions publiques de Maxime Da. À l'occasion de la Conférence publique sur la préparation de la retraite organisée par la CARFO en 2026, il résume cette vision en décrivant le numérique comme un outil de gouvernance et d'amélioration de la vie des citoyens. Son approche met l'accent sur un numérique qui protège, simplifie les démarches administratives, rapproche l'administration des usagers et prépare les générations futures à vivre dans un environnement plus sûr et plus efficace. Cette conception humaniste dépasse la seule dimension technologique pour replacer les citoyens au cœur de la transformation digitale.
Former pour renforcer les capacités nationales
Parallèlement à ses responsabilités administratives, Maxime Da contribue au développement des compétences nationales. En tant qu'enseignant vacataire, il dispense des cours de cybersécurité et de cybercriminalité, partageant son expérience avec les futurs ingénieurs et spécialistes des systèmes d'information. La transmission des connaissances constitue pour lui un investissement essentiel dans la souveraineté numérique du Burkina Faso. Former les experts de demain, c'est préparer la résilience des infrastructures de demain.
Une reconnaissance au service de la Nation
Son engagement au service du numérique burkinabè est reconnu par sa distinction de Chevalier de l'Ordre du Mérite burkinabè. Cette distinction vient saluer un parcours marqué par la rigueur, la discrétion et une contribution constante à la modernisation des institutions publiques.
Une vision fondée sur la confiance numérique
Au fil de son parcours, une conviction s'impose. Le numérique ne sera pleinement adopté que s'il inspire confiance. Confiance dans les services publics numériques.Confiance dans la protection des données personnelles. Confiance dans la sécurité des infrastructures critiques. Confiance enfin dans la capacité des institutions à accompagner les mutations technologiques tout en protégeant les droits des citoyens. Cette vision fait aujourd'hui de Maxime Da l'un des principaux artisans de la transformation digitale du Burkina Faso.
Pourquoi fait-il partie des 100 Visages du Burkina Digital ?
Parce qu'il appartient à cette génération d'experts qui ont construit les fondations de la confiance numérique au Burkina Faso.
Parce qu'il a consacré près de deux décennies à renforcer la protection des données personnelles, la cybersécurité et la gouvernance des systèmes d'information avant de prendre la tête de la Direction Générale de la Transformation Digitale.
Parce qu'il œuvre à faire du numérique un outil de modernisation de l'administration publique, de simplification des services aux citoyens et de renforcement de la souveraineté numérique nationale.
Et parce qu'il rappelle qu'une transformation digitale durable repose autant sur la sécurité, la gouvernance et les compétences que sur les innovations technologiques elles-mêmes.