SONIMEX S.A. a eu gain de cause dans un différend qui l'oppose à un commerçant.
Créancière d'une somme de 14.476.068 FCFA, à la suite de plusieurs ventes réglées par chèque, SONIMEX S.A. déclare qu'à sa présentation en banque, le chèque est revenu impayé.
Face à cette situation, un acte officiel dressé par un commissaire de justice et constatant le chèque sans provision a été établi les 30 septembre et 6 octobre 2025.
Malgré cette formalité, SONIMEX S. A. affirme n'avoir reçu aucun règlement. Elle a alors fait pratiquer, le 22 décembre 2025, une saisie conservatoire sur les biens meubles du débiteur.
Le 20 janvier 2026, SONIMEX a saisi le Tribunal de commerce de Cotonou pour obtenir une condamnation au paiement du débiteur, un commerçant dont les initiales sont R. C. H.
Assigné à comparaître, le commerçant ne s'est pas présenté devant le Tribunal.
Pour le Tribunal, les pièces versées au dossier, notamment le chèque et le protêt, « établissent suffisamment l'existence d'une créance certaine, liquide et exigible au profit de SONIMEX S.A. ».
Les juges ont rappelé que, conformément au règlement de l'UEMOA sur les systèmes de paiement, « le porteur du chèque peut réclamer au tireur (...) le montant du chèque non payé ».
Dans son jugement N°070/2026/CJ2/S3/TCC, rendu le 3 juin 2026, le Tribunal de commerce de Cotonou a condamné, R. C. H., promoteur des Établissements CFAP Louis Pasteur, à verser à SONIMEX S.A. la somme de 14.476.068 FCFA, correspondant au montant principal de la créance réclamée par l'entreprise.
Le jugement prévoit également le paiement des intérêts de droit ainsi que des frais de procédure.
Il ressort de ce jugement, rendu en premier ressort, qu'une entreprise qui reçoit un chèque sans jamais parvenir à encaisser son montant peut saisir la justice pour obtenir le paiement de sa créance.
M. M.
Le mouvement de grève des médecins s'est durci de manière significative dans plusieurs villes du pays notamment Kinshasa, plongeant les malades et leurs proches dans le désarroi le plus total. Désormais, même certains cas d’urgence, y compris les femmes enceintes, se voient refuser l'accès aux soins dans plusieurs grands établissements de l’État, à l'instar de l'Hôpital général de référence de Kinshasa et de la Clinique Ngaliema, rapportent plusieurs témoignages.
La ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l'emploi, Awaou Baco, a rencontré lors d'une visite à la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), les responsables de la Société d'investissement et de promotion de l'industrie (SIPI-Bénin), structure en charge de l'exploitation et du développement de la zone économique spéciale. Cette rencontre vise à évaluer les mécanismes mis en place pour faciliter l'insertion professionnelle des jeunes Béninois sur la plateforme industrielle.
Afin de préparer une main-d'œuvre qualifiée, capable de répondre aux exigences des investisseurs opérant à la GDIZ, et d'offrir de réelles perspectives d'emploi aux jeunes Béninois, Awaou Baco, ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l'emploi y a effectué une visite.
Au cours des échanges, la ministre et les responsables de la SIPI-Bénin ont examiné les pistes de renforcement de la coopération entre les structures de formation professionnelle, les services publics de l'emploi et les entreprises implantées sur le site. Une synergie jugée essentielle pour améliorer l'adéquation entre les compétences disponibles et les besoins du marché.
Sur le terrain, la délégation ministérielle a pu constater le fonctionnement concret de ce dispositif. Les jeunes bénéficient d'une formation directe au sein des unités de production. Ce qui leur permet d'acquérir les compétences requises pour les métiers industriels avant leur déploiement progressif dans les unités de transformation.
La GDIZ, un écosystème au service des compétences
Au-delà de son ambition industrielle, la GDIZ mise sur le développement du capital humain. La plateforme a mis en place un écosystème qui favorise la montée en compétences de la main-d'œuvre locale en rapprochant les besoins des investisseurs des profils disponibles sur le marché de l'emploi.
Cette approche permet aux entreprises de disposer d'un vivier de travailleurs qualifiés, tandis que les jeunes accèdent à des formations professionnalisantes, acquièrent une expérience pratique et renforcent durablement leur employabilité.
Créée pour accélérer la transformation locale des matières premières et renforcer le tissu industriel national, la GDIZ accueille aujourd'hui plusieurs unités spécialisées dans le textile, l'habillement, l'agro-industrie, la transformation du bois, et la fabrication de produits manufacturés.
L'industrialisation, levier de création d'emplois
La visite de la ministre intervient dans un contexte marqué par la montée en puissance de la politique industrielle du gouvernement béninois. Véritable pilier de cette stratégie, la GDIZ contribue à la transformation locale des ressources, à l'attractivité des investissements et à la création de milliers d'emplois.
Le cadre juridique des zones économiques spéciales favorise l'installation d'entreprises grâce à un environnement compétitif et attractif. Parallèlement, les autorités renforcent les passerelles entre la formation professionnelle et le secteur productif afin d'améliorer durablement l'employabilité des jeunes.
À l'issue de cette visite, le ministère des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l'emploi et les responsables de la GDIZ ont réaffirmé leur volonté de poursuivre leur collaboration afin de consolider les mécanismes reliant emploi, formation et industrie pour offrir davantage d'opportunités aux jeunes et soutenir le développement du secteur industriel béninois.
F. A. A.
Présentée du 3 au 14 juillet 2026 à L'Orangerie du Sénat, dans le cadre prestigieux du Jardin du Luxembourg à Paris, l'exposition La Matière en Dialogue de Mablé Agbodan dépasse largement les codes d'une exposition de design textile ou d'art contemporain. Elle propose une réflexion sensible et profondément engagée sur la manière dont les matériaux deviennent les dépositaires de la mémoire, de l'identité et de la transmission. À travers une scénographie où les fibres naturelles, les textiles anciens et les matières revalorisées dialoguent entre eux, l'artiste construit un véritable manifeste en faveur des patrimoines vivants africains.
« La matière n'est jamais silencieuse. » Cette affirmation de Mablé Agbodan résume à elle seule la philosophie de La Matière en Dialogue. À travers cette exposition, la designer, directrice artistique et fondatrice de la Maison Mablé Agbodan propose une lecture inédite de la création contemporaine, où les matériaux cessent d'être de simples supports pour devenir des porteurs de mémoire, d'identité et de transmission. Le titre de l'exposition n'a rien d'anodin. Pour l'artiste, chaque fibre, chaque texture et chaque trace « porte une mémoire, un territoire, un savoir-faire et une histoire humaine ». Dès lors, la matière devient un langage à part entière, capable d'établir des passerelles entre les cultures, les générations et les disciplines artistiques. Cette approche confère à l'exposition une profondeur qui dépasse largement la dimension esthétique.
Faire dialoguer les matières, les cultures et les regards
Pour Mablé Agbodan, le dialogue est multiple. Il s'établit d'abord entre les matériaux eux-mêmes. « Le coton, le raphia, la toile de jute, le cuir recyclé ou les fibres végétales possèdent chacun une identité propre qui se révèle lorsqu'ils sont associés », explique-t-elle.
Loin de rechercher un simple effet décoratif, l'artiste orchestre une véritable conversation entre ces matières. Chaque matériau conserve son identité tout en enrichissant celle des autres. Les œuvres deviennent ainsi des espaces où se rencontrent différentes histoires, différents territoires et différentes temporalités. Mais ce dialogue est aussi celui qui relie les savoir-faire anciens à la création contemporaine. « Je ne cherche pas à reproduire le passé, mais à lui offrir un langage actuel », affirme-t-elle. Cette volonté distingue profondément son travail. Il ne s'agit ni de folkloriser les traditions africaines ni de les figer dans une vision patrimoniale immobile. Les héritages deviennent ici des ressources vivantes qui nourrissent une création tournée vers l'avenir.
Des matériaux porteurs d'une mémoire vivante
Dans l'univers de Mablé Agbodan, les matières ne sont jamais choisies au hasard. Elles sont sélectionnées autant avec les mains qu'avec la mémoire. « Le raphia, la toile de jute, le coton ou le cuir recyclé racontent des territoires, des gestes, le travail des artisans, mais aussi la résilience et la transformation », souligne-t-elle. Cette approche confère une dimension presque documentaire à ses œuvres, à ses créations. Chaque fibre transporte avec elle une histoire déjà écrite avant même d'intégrer le processus créatif. L'artiste ne cherche pas à masquer cette histoire ; elle s'attache au contraire à la révéler. « Chaque matière conserve la mémoire de ce qu'elle a été. Mon travail consiste à révéler cette mémoire plutôt qu'à l'effacer », insiste-t-elle. Cette assertion éclaire toute la démarche de l'exposition. Les créations deviennent de véritables archives vivantes où les patrimoines textiles africains continuent de raconter les sociétés qui les ont vus naître.
Quand la matière devient le récit
L'une des idées les plus fortes développées par Mablé Agbodan est que la matière ne sert pas simplement à raconter une histoire : elle est l'histoire elle-même. « Ils sont le récit », répond-elle lorsqu'on l'interroge sur le rôle des matériaux. En utilisant des fibres tissées selon des techniques anciennes retrouvées au Niger ou des textiles issus de pratiques artisanales africaines, elle fait voyager bien plus que des objets. Ce sont des savoir-faire, des gestes, des mémoires collectives et des générations d'artisans qui traversent chacune de ses créations. Chaque création apparaît alors comme un espace où le patrimoine cesse d'être un objet de musée pour devenir une expérience sensible, actuelle et profondément humaine.
Une invitation à penser autrement le patrimoine
L'exposition ne se contente pas d'offrir une expérience visuelle. Elle interpelle. À travers ses créations, Mablé Agbodan invite le visiteur à s'interroger : Que devient une mémoire lorsqu'on cesse de la transmettre ? Comment préserver les savoir-faire sans les figer ? Comment créer aujourd'hui en respectant les ressources de demain ? Ces questionnements traversent discrètement l'ensemble du parcours. Ils donnent à l'exposition une portée culturelle, écologique et philosophique qui dépasse largement le champ du design textile. « Mon travail parle de mémoire, d'identité, de transmission, mais aussi de réparation et d'avenir », résume-t-elle. Cette réflexion rejoint les grands débats contemporains sur la sauvegarde des patrimoines vivants, l'économie circulaire et la création durable.
Une œuvre nourrie par la recherche
Si les créations de Mablé Agbodan possèdent une telle densité, c'est aussi parce qu'elles s'appuient sur plus de vingt années de recherches consacrées aux patrimoines textiles africains. Née au Togo, l'artiste a parcouru plusieurs pays du continent pour rencontrer des artisans, documenter leurs techniques et parfois retrouver des savoir-faire en voie de disparition. « Cette exposition réunit la créatrice, la chercheuse, la femme engagée et l'entrepreneure que je suis », explique-t-elle. Cette pluralité d'expériences confère à son travail une dimension singulière où la recherche nourrit la création, et où la création devient à son tour un outil de transmission.
Une autre manière de créer
Au-delà de la qualité esthétique des œuvres présentées, La Matière en Dialogue défend une véritable éthique de la création. L'artiste revendique une pratique plus lente, plus attentive aux ressources naturelles, aux territoires et aux femmes et aux hommes qui perpétuent ces savoir-faire. Son travail démontre qu'il est possible de produire une création contemporaine ambitieuse sans rompre avec les héritages culturels ni avec les exigences du développement durable. Cette démarche confère à son œuvre une portée qui dépasse le seul univers artistique pour rejoindre les préoccupations sociales et environnementales actuelles.
Une expérience qui transforme le regard
En quittant l'Orangerie du Sénat, le visiteur ne regarde plus un textile, une fibre végétale ou un morceau de cuir de la même manière. C'est précisément l'expérience que souhaite provoquer Mablé Agbodan. « J'aimerais que le visiteur reparte avec un regard renouvelé sur les patrimoines africains. Qu'il ne voie plus un textile, une fibre ou une matière comme un simple matériau, mais comme un patrimoine vivant. », dit-elle. Si cette transformation du regard s'opère, alors, selon ses propres mots, « le dialogue aura eu lieu ».
Une exposition nécessaire
À une époque où les questions de mémoire, de durabilité et de réappropriation des patrimoines occupent une place centrale dans les débats culturels, La Matière en Dialogue apparaît comme une proposition particulièrement pertinente. Sans discours démonstratif, Mablé Agbodan rappelle que les matières portent des histoires, que les savoir-faire sont des patrimoines vivants et que la création contemporaine peut devenir un puissant outil de transmission. Son exposition ne célèbre pas seulement la beauté des fibres ; elle invite à repenser notre rapport aux objets, aux héritages et au temps. Plus qu'un parcours artistique, La Matière en Dialogue est une invitation à écouter ce que les matières ont encore à nous apprendre sur nous-mêmes et sur le monde.
Cokou Romain AHLINVI
La canicule est de retour en Algérie ! Après plusieurs jours marqués par une météo contrastée entre chaleur, orages et vents de sable, un nouvel […]
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Plusieurs habitants ayant fui leurs domiciles dans différentes entités autour de Minembwe, dans le territoire de Fizi (Sud-Kivu), peinent à regagner leurs maisons. C’est la conséquence d’une situation sécuritaire et humanitaire toujours tendue ce mercredi 8juillet, marquée par la poursuite des combats entre les FARDC et les rebelles Twirwaneho, appuyés par les forces de défense du Rwanda, selon des sources officielles.
La rébellion de l’AFC/M23 poursuit la mise en place de ses structures dans les zones qu’elle contrôle au Nord-Kivu. Selon des responsables d’établissements scolaires, le mouvement rebelle veut désormais encadrer la gestion administrative et financière des écoles situées dans la zone sous son contrôle dans le Sud du territoire de Lubero. Cette annonce suscite des inquiétudes dans ce secteur.
Revue de presse de ce jeudi 9 juillet 2026
L’actualité de ce jeudi matin est dominée par la participation de la République démocratique du Congo aux Nations unies, où la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, a présidé une séance du Conseil de sécurité consacrée à la femme, la paix et à la sécurité.
La lutte contre l’épidémie d’Ebola ne doit pas se faire au détriment des autres services essentiels de santé, notamment ceux destinés aux enfants et aux femmes enceintes. C’est l’un des principaux messages au centre de la rencontre entre le gouverneur militaire de la province et le directeur régional de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, en mission à Bunia depuis mardi.