Adoptée le 27 mars 2026 par l'Assemblée législative de transition (ALT), la charte de la révolution a fait l'objet d'un examen approfondi en amont par la Commission des affaires générales, institutionnelles et des droits humains (CAGIDH). Dans son rapport, la commission revient sur les principales clarifications apportées par le gouvernement lors de son audition.
Contrairement à la Charte de la Transition adoptée en 2024, qui précisait l'éligibilité du président du Faso, du Premier ministre et du président de l'ALT aux élections de fin de transition, la nouvelle Charte de la Révolution ne reprend pas ces dispositions.
Elle introduit toutefois plusieurs innovations importantes, notamment la transformation de l'ALT en Assemblée législative du peuple (ALP) ; la nouvelle appellation du gouvernement ; la consécration juridique de la Révolution progressiste populaire (RPP) ; la suppression de la composante partis politiques au sein de l'organe législatif, avec une réaffectation des sièges ; la prise en compte de la nouvelle organisation territoriale dans la représentation des régions.
Lors de l'audition, les membres de la CAGIDH ont soulevé une préoccupation majeure. Comment désigner les représentants des nouvelles régions alors que les autorités administratives régionales ne sont pas encore en place ?
À cette interrogation, le gouvernement a apporté des assurances. « Des dispositions sont prises pour la désignation des autorités administratives régionales devant conduire ces désignations ».
Le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a précisé que la charte de la révolution se substitue à la charte de la transition, tout en conservant l'essentiel de ses dispositions.
Autre point soulevé par la commission est la pertinence de l'article 27, qui prévoit l'abrogation de l'acte fondamental du 5 octobre 2022, déjà remplacé par la Charte de la Transition.
En réponse, le gouvernement a expliqué que « Dès lors que la charte de la révolution se substitue à la charte de la Transition ainsi qu'à son modificatif, il y a lieu de conserver toutes les dispositions pour éviter un vide juridique ».
S.I.K
Lefaso.net
Les Colombes de la révolution et les Petits chanteurs aux poings levés, figures emblématiques de la Révolution démocratique et populaire (RDP) du capitaine Thomas Sankara, signent leur retour sur scène sous la Révolution progressiste populaire (RPP) portée par le capitaine Ibrahim Traoré. Les deux groupes ont presté à l'occasion de la cérémonie de dédicace de l'album « Voix du passé-voie du futur », vendredi 27 mars 2026 à Ouagadougou, en présence de membres du gouvernement, dont les ministres en charge de la Culture et de la Famille.
Composé de treize jeunes filles, le groupe des Colombes de la Révolution a effectué sa première sortie au Centre national des arts du spectacle et de l'audiovisuel (Cenasa), devant un public enthousiaste. À sa suite, les Petits chanteurs aux poings levés ont enflammé la salle, ravivant les souvenirs d'une époque marquante de l'histoire du Burkina Faso.
Les Colombes de la Révolution en prestation.À l'issue des prestations, le ministre de la Culture, Gilbert Ouédraogo, a souligné la portée symbolique de ce retour. « Ce n'est pas simplement un retour sur scène, mais la preuve que la Révolution progressiste populaire n'est pas une rupture avec la Révolution d'août 1983, mais une continuité. Redonner vie à ces colombes, c'est convoquer l'esprit lumineux de Sankara pour éclairer les sentiers de nos luttes actuelles », a-t-il confié.
Le ministre de la Culture, Gilbert Ouédraogo, a annoncé que les Colombes de la révolution et les Petits chanteurs aux poings levés se sont donné rendez-vous à la Semaine nationale de la culture.« Voix du passé – voie du futur », une œuvre de transmission
Piloté par le Cenasa, l'album « Voix du passé - voie du futur » rassemble douze grandes voix du patrimoine musical burkinabè issues de différentes régions du pays. Les artistes y interprètent des titres en langues nationales et en français, mettant en avant des valeurs telles que le patriotisme, l'intégrité, la cohésion sociale, la solidarité et l'engagement citoyen.
Le directeur général du Cenasa, Abraham Wêzéna Abassagué, a invité les Burkinabè à s'approprier l'album.Selon le directeur général du Cenasa, Abraham Wêzéna Abassagué, l'album comprend treize œuvres, dont douze titres individuels et une œuvre collective. « Ce n'est pas simplement un album, c'est une œuvre de transmission, de conscience et d'engagement », a-t-il affirmé, invitant les Burkinabè à se procurer l'album disponible sur clé USB au prix de 5 000 francs CFA.
Un appel à l'appropriation par la jeunesse
Le ministre de la Culture a abondé dans le même sens, appelant les populations à s'approprier cette œuvre. Pour lui, l'album n'est pas « un simple écho nostalgique », mais une boussole pour le présent et l'avenir.
Marraine de la cérémonie, la ministre en charge de la Famille, Pélagie Kaboré, a salué la sortie de l'album, estimant qu'il retrace « l'histoire d'un peuple debout et résilient ». Elle a exprimé le vœu qu'il inspire la jeunesse burkinabè.
L'album réunit plusieurs artistes de renom, parmi lesquels Abdoulaye Cissé, Ki Boussi Zerbo, Amity Meria, Zéphirin Hein, Amadou Dicko, Zemba Souley, Idak Bassavé, Lobo Dicko, Bakary Dembélé, Zaksoba, Marie Gayeri et Camille Bazié.
Serge Ika Ki
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Dans le cadre de la 3e édition des Journées d'engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC), un panel a été animé au sein de l'Université Joseph Ki Zerbo, à Ouagadougou, ce lundi 30 mars 2026. Comme participants à cette activité, on dénombrait des chercheurs et des étudiants.
C'est autour du thème : « Participation à la promotion du consommons local : zoom sur les filières et laboratoires », que les différentes communications ont été menées. Dans son discours lu par Pr Adama Sanou, vice-président chargé de la recherche et de la coopération universitaire, le président de l'Université Joseph Ki-Zerbo est revenu sur la pertinence du thème choisi. Pour lui, la thématique interpelle car, au-delà de l'acte citoyen, elle pose la question essentielle de la contribution de la recherche et de l'innovation au développement, et à la valorisation des ressources locales.
« Nos laboratoires, nos travaux et nos expertises doivent être des leviers pour transformer nos potentialités en solutions concrètes, adaptées à nos réalités », a-t-il fait savoir.
Dans sa communication intitulée « Contribution des sciences sociales à la promotion du consommons local au Burkina Faso », Dr Boukaré Zidouemba, membre du laboratoire groupe de recherche sur les initiatives locales, est revenu sur les objectifs qui, ne sont pas négligeables. Il s'agit d'analyser les conditions sociales de l'appropriation du consommons local et des facteurs qui sont susceptibles d'assurer une consolidation durable de cette pratique sociale. De manière spécifique, explique-t-il, il est question d'analyser le consommons local comme une dynamique sociale émergente ; identifier les facteurs socio-économiques qui influencent le consommons local, mais aussi proposer des perspectives pour une consolidation durable et locale.
En entrant dans le vif du sujet, il explique que pendant longtemps, le concept du consommer local était mal perçu et les produits importés étaient considérés comme supérieurs. Il prône pour ainsi dire, une autre perception des produits locaux par les populations. « Autrefois, lorsqu'on parlait de produit local, c'était vu comme ce qui est moins bon. Tandis que ce qui vient de l'extérieur était synonyme de qualité. Il faut travailler sur la reconfiguration de la vision populaire envers les produits burkinabè », a-t-il expliqué.
« Le consommer local, c'est notre engagement avec notre patrie. C'est l'expression de notre solidarité envers les autres Burkinabés », Boukaré ZidouembaPour lui, l'émergence du consommer local rime avec la transformation progressive des normes locales. Pour lui, le consommer local au Burkina Faso est porté par les autorités du pays, qu'il considère comme des acteurs d'appropriation progressive du consommons local. À l'entendre, ils jouent un rôle prépondérant dans le processus de construction de la consommation des produits locaux, à travers les politiques agricoles, les campagnes de sensibilisation et les initiatives liées aux engagements patriotiques.
En termes de perspectives pour une consolidation du consommer local, Boukaré Zidouemba encourage le renforcement de la confiance des consommateurs à travers l'amélioration de la qualité nutritionnelle et sanitaire des produits ; la reconfiguration des représentations sociales notamment la modernité, la santé, l'identité, etc. Il propose également la mobilisation du territoire et des acteurs locaux.
Muriel Dominique Ouédraogo
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Le Commissariat central de Police de la ville de Léo a mis fin aux agissements d'un groupe de malfaiteurs spécialisés dans les vols à main armée et les cambriolages, ce lundi 30 mars 2026. Ce réseau ciblait principalement les domiciles et les commerces, profitant de l'absence des occupants ou de la nuit pour y accéder à l'aide de cisailles et de barres de fer.
L'intervention des forces de l'ordre, largement facilitée par la collaboration citoyenne, a permis d'appréhender le membre le plus actif du groupe, un multirécidiviste, et de récupérer un important lot d'objets volés comprenant une moto, des bidons d'essence, des bidons d'huile, des chaises en plastique. Tout en saluant cette coopération exemplaire, la Police nationale exhorte les populations à maintenir cette vigilance en signalant tout individu suspect via les numéros verts 17, 16 et 1010.
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Source : Police nationale du Burkina Faso
Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a conduit la délégation burkinabè au 11e sommet des chefs d'État et de gouvernement de l'Organisation des États d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP), du 27 au 29 mars 2026, en Guinée Équatoriale. Cette participation visait non seulement à consolider l'excellence des relations bilatérales avec le pays hôte, mais surtout à porter la voix de la Confédération AES au sein de cette organisation regroupant 79 États.
En marge des sessions plénières, les émissaires du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont été reçus par le secrétaire général de l'OEACP, Moussa Salet Batraki, pour présenter la dynamique d'intégration sahélienne. En réaffirmant sa volonté de coopérer avec l'organisation, le Burkina Faso a également participé au forum des affaires où les panelistes ont plaidé en faveur d'une valorisation locale des ressources naturelles et d'un renforcement du capital humain, piliers essentiels du développement durable pour les peuples du Sud.
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Source : Ministère des Affaires étrangères
À l'occasion de la conférence TEDx Ouagadougou tenue le samedi 28 mars 2026 à Ouagadougou, Nestlé Burkina Faso a réaffirmé son engagement en faveur de la jeunesse, en facilitant l'accès à cet événement inspirant qui s'est tenu sur le thème « Le chemin des possibles ».
La septième édition de TEDx Ouagadougou a réuni près de 500 participants autour d'un objectif commun : partager des idées, susciter des déclics et encourager l'engagement individuel et collectif. Organisée par l'association Yikré, cette rencontre s'inscrit dans la dynamique du label TED, qui promeut la diffusion d'idées à fort impact.
Partenaire de l'événement, Nestlé Burkina Faso a placé la jeunesse au cœur de son action en facilitant l'accès à la conférence pour plusieurs jeunes. À travers sa marque Nescafé et son programme Nestlé Needs YOUth, l'entreprise a offert des places gratuites, habituellement payantes, afin de permettre à des jeunes motivés de vivre cette expérience.
Des participants attentifs lors de la 7ᵉ édition de TEDx Ouagadougou, un rendez-vous dédié au partage d'idées et à l'inspiration.Cette initiative s'inscrit dans une démarche plus large visant à créer des passerelles concrètes entre formation, inspiration et insertion professionnelle. Pour bénéficier de ces tickets, les participants ont été invités à suivre un module de formation en entrepreneuriat via la plateforme Nestlé YEP, avant de valider leurs acquis.
Pour le directeur de la communication de Nestlé Burkina Faso, cette collaboration répond à une vision claire. « Nestlé s'associe à TEDx Ouagadougou, une initiative qui vise à inspirer et à partager des messages porteurs de changement. Ces messages ont pour cœur de cible la jeunesse. C'est une belle opportunité pour nous de permettre aux jeunes de bénéficier de contenus qui créent des déclics et les encouragent à passer à l'action », a-t-il expliqué.
Omaro Kané, directeur de la communication de Nestlé Burkina Faso, a réaffirmé l'engagement de l'entreprise en faveur de la jeunesse.Il a également souligné que plus de 25 000 jeunes sont déjà impactés par les programmes d'employabilité de Nestlé au Burkina Faso.
Porté par l'association Yikré, TEDx Ouagadougou se veut un espace d'expression accessible à des profils variés. Pour son responsable, Lionel Tientega, l'ambition est claire : « TEDx Ouagadougou est une plateforme qui permet de partager des idées locales capables d'impacter positivement notre société. Nous voulons montrer que, malgré les difficultés, chacun peut tracer son chemin et inspirer les autres ».
À travers cette initiative, l'association entend créer un cadre où les expériences individuelles deviennent des leviers d'inspiration collective.
Lionel Tientega, responsable de l'association Yikré, a souligné l'importance de valoriser les idées locales.Sur scène, huit intervenants aux parcours divers ont partagé leurs expériences, illustrant des trajectoires marquées par l'audace, la persévérance, les remises en question et la capacité à se réinventer. À travers leurs témoignages, ils ont mis en lumière des réalités auxquelles de nombreux jeunes peuvent s'identifier.
Loin d'un modèle unique de réussite, les échanges ont insisté sur l'importance de faire des choix, d'accepter les échecs et de continuer à avancer. Un message qui résonne particulièrement dans un contexte où la jeunesse est en quête de repères et d'opportunités.
Elfried Samira Nikiema/Drabo, participante, a confié que chaque intervention lui a donné envie d'agir.Dans la salle, les participants ont exprimé leur satisfaction face à la qualité des échanges et à la pertinence des thématiques abordées. Pour Elfried Samira Nikiema/Drabo, participante, l'expérience a été particulièrement marquante : « On se reconnaît dans les parcours présentés. Cela nous pousse à réfléchir et à croire davantage en nos propres capacités ».
Même son de cloche du côté du dramaturge Aristide Tarnagda, qui insiste sur la portée de ce type d'initiative : « Ce sont des espaces essentiels pour nourrir la réflexion et encourager chacun à prendre sa place dans la société ».
Aristide Tarnagda, dramaturge, a encouragé les participants à oser créer leur propre chemin.Comme lui, plusieurs participants et intervenants ont salué une initiative qui leur permet non seulement de s'inspirer, mais aussi de se projeter dans l'avenir avec plus de confiance.
En s'associant à TEDx Ouagadougou, Nestlé Burkina Faso ne se limite pas à un rôle de sponsor, mais s'inscrit dans une logique d'accompagnement durable de la jeunesse. En combinant formation via Nestlé YEP et inspiration à travers TEDx, l'entreprise contribue à renforcer les capacités des jeunes et à stimuler leur envie d'agir.
Les huit speakers réunis après leurs interventions, porteurs de messages inspirants.Ce partenariat avec l'association Yikré traduit une ambition commune : offrir aux jeunes des outils, des idées et des opportunités pour construire leur avenir.
Anita Mireille Zongo
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Après trois jours d'échanges, le 10e congrès ordinaire du Mouvement sunnite du Burkina Faso (MSBF) a refermé ses portes ce dimanche 29 mars 2026 à Ouagadougou. El Hadj Oumarou Zoungrana a été reconduit à la présidence du mouvement pour les cinq prochaines années.
Après trois jours de réflexions autour du thème « La contribution du mouvement sunnite à la consolidation de la paix dans un contexte de défis sécuritaires et sociaux », les sunnites ont sonné le glas de leur congrès dans la matinée de ce dimanche 29 mars, au sein de leur grande mosquée sise à Ouagadougou. Du 27 au 29 mars 2026, les congressistes ont mené plusieurs activités.
Ils ont notamment dressé le bilan du mandat écoulé du bureau sortant, relu les textes fondamentaux du mouvement et mis en place un nouveau bureau national.
Dans son allocution, le président du comité d'organisation, El Hadj Ousmane, s'est réjoui de la réussite de l'évènement, qui a connu la participation de Togolais, Nigériens, Maliens, et de la diaspora burkinabè. Il a aussi félicité les membres de bureau au nombre de 53.
El Hadj Oumarou Zoungrana reconduit
Le président sortant, El Hadj Oumarou Zoungrana, a été reconduit pour un dernier mandat de cinq ans. Dans sa déclaration, il s'est dit honoré de la confiance renouvelée et a pris l'engagement d'assumer ses responsabilités « avec dignité et détermination ».
Pour les cinq années à venir, le président du MSBF a décliné ses priorités : promouvoir la paix ; renforcer la tolérance religieuse, consolider la cohésion sociale. Il a également annoncé sa volonté de renforcer la présence du mouvement sur le terrain, afin de mieux répondre aux attentes des fidèles.
Par ailleurs, le nouveau bureau entend s'investir davantage dans l'éducation, la santé, la jeunesse, la solidarité et le développement économique.
Pour relever ces défis, Oumarou Zoungrana a lancé un appel à l'engagement collectif. « Le chemin sera long et difficile, mais nous sommes convaincus que nous pouvons réussir ensemble », a-t-il déclaré, invitant les fidèles à la mobilisation.
Le président du MSBF a également exhorté les Burkinabè à prier pour la paix, dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires. Il a, enfin, salué l'accompagnement des autorités nationales ainsi que la disponibilité de la chefferie coutumière et traditionnelle tout au long du congrès.
Serge Ika Ki
Lefaso.net
Le secrétaire général de la Confédération africaine de football (CAF), Véron Mosengo-Omba, a annoncé sa démission officielle le dimanche 29 mars 2026, au Caire. Après plus de 30 ans de carrière internationale, il a décidé de quitter ses fonctions pour se consacrer à des projets personnels, affirmant se retirer "sereinement" après avoir levé les soupçons qui pesaient sur lui.
Dans son communiqué, il dresse le bilan d'une institution qu'il juge plus prospère que jamais et exprime sa gratitude envers le président de la CAF, le Dr Patrice Motsepe, ainsi que ses équipes. Son passage au sein de l'institution marque la gouvernance du football africain, Véron Mosengo-Omba ayant été un acteur clé des réformes et des avancées de l'institution ces dernières années.
Le nigérian Samson Adamu est nommé secrétaire général par intérim de la CAF, et remplace ainsi le congolais Véron Mosengo-Omba, démissionnaire du poste après avoir dirigé l'administration depuis 2021.
Le nigérian Samson AdamuCe communiqué intervient, faut-il le souligner, dans un climat particulièrement tendu pour l'institution panafricaine. La Coupe d'Afrique des Nations 2025, organisée au Maroc, a en effet été marquée par une vive controverse impliquant le Sénégal. À l'issue de la finale opposant les Lions de la Teranga au pays hôte. Des incidents ont éclaté, déclenchant une vague de protestations à travers le continent et au-delà.
Dans ce contexte, la Fédération sénégalaise de football (FSF) a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS), contestant notamment la décision de la commission d'appel de la CAF, d'infliger un match perdu au Sénégal au profit du Maroc, dans des conditions jugées discutables par de nombreux observateurs. Dès lors, l'attention du monde du football africain reste tournée vers le TAS, dont la décision est très attendue et pourrait s'avérer déterminante pour l'issue de cette affaire aux fortes répercussions.
Lire le communiqué ci-dessous.
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L'Institut des sciences des sociétés (INSS) a organisé, vendredi 27 mars 2026 dans sa salle de conférence, une soirée d'hommage dédiée à ses lauréats des sessions 2022 à 2025.
Initiée par l'INSS, cette rencontre visait à honorer les chargés de recherche, maîtres de recherche et directeurs de recherche promus au Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur (CAMES), ainsi que les agents admis à la retraite, les décorés et les nouveaux docteurs ayant soutenu leur thèse durant la période concernée. Elle s'inscrit dans une dynamique de valorisation du mérite et de promotion de l'excellence scientifique.
Discours, prestations artistiques et remise de cadeaux symboliques aux chercheurs admis à la retraite ont été au programme de la cérémonie.
Dans son allocution d'ouverture, la directrice de l'INSS, Dr Aoua Carole Bambara/Congo, a souhaité la bienvenue aux invités et partenaires, tout en exprimant un « sentiment de fierté collective ».
Pour elle, « cette cérémonie n'est pas seulement un moment de reconnaissance ; c'est un acte de mémoire, un geste de gratitude et un engagement renouvelé envers les valeurs qui fondent notre institut : le travail, l'excellence, la solidarité et le service à la nation ».
S'adressant aux lauréats, elle a rappelé que la réussite au CAMES est « un véritable marathon », particulièrement dans le domaine des sciences sociales, humaines, les arts et la communication. Elle a également encouragé ceux dont les dossiers n'ont pas été retenus à persévérer, soulignant que « le rejet d'un dossier n'est pas une défaite, mais une étape. Votre valeur ne se résume pas à une session ».
Six directeurs de recherche, une douzaine de maîtres de recherche et une vingtaine de chargés de recherche ont été célébrés.
Selon le président du comité d'organisation, Dr Hien Christophe, cette initiative vise à « célébrer nos collègues qui ont acquis des grades au CAMES, mais aussi reconnaître les mérites de ceux qui ont servi l'institution pendant de longues années et qui sont désormais admis à la retraite ».
Il a également souligné que la cérémonie se veut « une soirée lumière qui met en exergue les efforts d'hommes et de femmes qui travaillent d'arrache-pied. »
La cérémonie a été marquée par un moment d'émotion avec l'hommage rendu aux chercheurs admis à la retraite, applaudis pour leur contribution à la recherche et à la formation de leurs collègues.
Prenant la parole au nom des retraités, Dr Traoré Bakary a exprimé sa gratitude à la direction de l'INSS, au comité d'organisation et aux collègues pour l'invitation à cette soirée de reconnaissance.
Il n'a pas manqué d'encourager les jeunes chercheurs à ne pas hésiter à postuler aux prix et compétitions d'excellence, afin de porter haut le nom de l'INSS. Il a également rappelé que « la recherche est une passion », tout en conseillant à la relève de « travailler en équipe, être solidaire et à contribuer au développement économique et social du pays ».
À sa suite, le directeur de recherche, Dr Roger Zerbo, a pris la parole au nom des lauréats. Il a exprimé sa reconnaissance envers les institutions d'encadrement « Cette soirée est une occasion pour nous d'exprimer notre reconnaissance à l'endroit de nos institutions qui nous ont recrutés et accompagnés dans notre progression scientifique ». Il n'a pas manqué de remercier l'administration d'avoir porté leurs dossiers et de souhaiter bonne chance aux chercheurs « qui sont en chemin ».
Cette soirée de lumière revêt un caractère particulier, car elle a permis de rattraper les éditions qui n'ont pas pu se tenir depuis 2022, en célébrant les mérites et les départs à la retraite enregistrés entre 2022 et 2025.
Laéticia SADONGO
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Le Service régional de la police judiciaire du Kadiogo (SRPJ-KDG) a mis fin aux opérations de quatre réseaux de malfaiteurs spécialisés dans le grand banditisme, ce lundi 30 mars 2026, à Ouagadougou. Ces groupes criminels étaient impliqués dans une vaste gamme de délits, allant des incendies volontaires et cambriolages d'établissements financiers au trafic d'huile de moteur contrefaite, en passant par le faux monnayage et le blanchiment de capitaux.
Le préjudice financier total causé par ces gangs est estimé à plus de 300 000 000 de francs CFA. Grâce à la collaboration des citoyens, les enquêteurs ont saisi un arsenal impressionnant composé notamment de véhicules, d'une arme à feu, de lots de faux billets provenant d'un pays voisin et d'importantes quantités de marchandises frauduleuses. La Police nationale a salué cette mobilisation populaire, rappelant que la vigilance collective reste le rempart le plus efficace contre l'insécurité.
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Source : Police nationale du Burkina
Dans une dynamique de promotion du civisme fiscal, une équipe mobile de la Direction générale des impôts (DGI) a déployé, ce lundi 30 mars 2026 à Ouagadougou, ses services au sein de la Primature. L'objectif est de permettre au personnel de s'acquitter aisément de ses obligations fiscales, directement sur leur lieu de travail.
Cette initiative de proximité s'inscrit dans le cadre de la Journée d'exemplarité fiscale, lancée au début du mois de mars par le Premier ministre. Elle vise à simplifier les démarches administratives et à encourager le paiement de taxes essentielles, notamment la Taxe sur les véhicules à moteur (TVM) et la taxe de résidence.
Présent pour l'occasion, le directeur de cabinet, Mamadou Dembélé, a salué cette approche innovante de l'administration fiscale, qui contribue à lever les contraintes liées au temps et à l'accessibilité des services. « Parfois, les citoyens ne s'acquittent pas de leurs taxes, non pas par mauvaise foi, mais faute de temps. Le fait de venir vers eux sur leurs lieux de travail facilite grandement les choses et permet à chacun de remplir son devoir civique », a-t-il expliqué.
En accomplissant lui-même son devoir civique, il a tenu à rappeler l'importance de la mobilisation des ressources internes, véritable levier du financement du développement national et de la satisfaction des besoins des populations.
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Source : Primature du Burkina
BUREAU DE LA REPRESENTATION DE L'OMS
AVENUE DE L'INDÉPENDANCE, NUMÉRO 158 - 03 BP 7019 OUAGADOUGOU 03
TEL : (226) 25-30-65-09 / 25-31-25-92 / 25 30 65 65 / 25-30-09-51 / 52 / 53 - E-MAIL : afwcobf@who.int
INVITATION A SOUMISSIONNER
L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) lance un avis d'appel d'offres pour la sélection d'un cabinet d'archivage électronique pour le traitement des archives de l'Ex APOC.
Il est prévu une visite de site le mardi 07 avril 2026 à 9h00 sur le site à Gounghin.
Les agences ou institutions intéressées par le présent appel d'offres sont priées de se procurer les dossiers d'appel d'offre et les termes de référence en adressant un courriel à afbfprocurement@who.int pour les recevoir dès la publication de l'avis d'appel d'offre.
Dans le cadre de l'amélioration de sa communication, la SONATUR lance une enquête auprès du grand public. Partagez votre perception, vos attentes et votre expérience afin d'améliorer l'accès à l'information, la clarté des messages et la qualité des échanges avec les usagers.
Répondez au questionnaire ici : https://ee.kobotoolbox.org/x/gtuephnR
Durée : 3 minutes
Votre avis est essentiel pour construire une communication plus claire, plus transparente et plus proche de vous.
NB : Réponses anonymes
C'est pourquoi je supporte tout à cause des élus, afin qu'eux aussi obtiennent le salut qui est en Jésus-Christ, avec la gloire éternelle. Cette parole est certaine : Si nous sommes morts avec lui, nous vivrons aussi avec lui ; (2 Timothée 2, 10-11).
Les Grandes familles ZAW et BIRFORÈ à Diébougou, Dano, Ouagadougou, Bobo-Dioulasso,
Les familles alliées KPAGNANÈ à Dano Bagane, KPIÈLÈ à Kpaï, OUEDRAOGO à Ouagadougou, VEBAMBA à Pouytenga, LOMPO à Fada N'Gourma, ZINDALÈ à Dissin Kpomané, BIRFORÈ à Dano Bolimbar, DAFIÈLÈ à Dano Dahorè,
Les enfants : Désiré, Marie Flavie, Clarisse, Gertrude, Guillaume, Ernest, Honorine et Emmanuel,
Les petits-enfants et arrière-petits-enfants,
Très touchés par vos marques de compassion, de solidarité et de soutien moral, financier, matériel lors du rappel à Dieu de leur père, grand-père et arrière-grand-père,
Monsieur DABIRE Sebastien, Instituteur à la retraite à Diébougou,
Le vendredi 20 février 2026, suivi de l'inhumation à Diébougou et les funérailles à Diébougou et à Dano,
Vous expriment toute leur reconnaissance pour l'élan de compassion dont vous avez fait montre lors de ce douloureux évènement.
Ils remercient particulièrement :
Leurs Excellences Messeigneurs KOUSSIELE Der Raphaël DABIRE, BIRFORE Laurent DABIRE,
La paroisse de Diébougou et la CCB du secteur 2,
Les parents, amis, voisins du quartier et connaissances de la famille,
Ils s'abstiennent de citer des noms de peur d'en oublier.
Ils prient Dieu le Tout-Puissant de vous bénir au centuple de vos bienfaits ;
Ils vous invitent par ailleurs, à vous unir avec eux dans la prière, au cours des messes qui seront dites pour le repos de son âme conformément aux dates ci-après :
Le Directeur Général de la Société Nationale d'Électricité du Burkina (SONABEL) communique :
Les candidats présélectionnés pour prendre part aux tests de recrutements de la SONABEL pour des Contrats à Durée Indéterminée (CDI) de :
– sept (7) Ouvriers Qualifiés Tuyauteurs-Soudeurs,
– trente (30) Ouvriers Qualifiés de Maintenance Mécanique de Centrales,
– dix-huit (18) Ouvriers Qualifiés de Maintenance Electrique de Centrales,
– vingt (20) Ouvriers Qualifiés d'Exploitation de Centrales,
– dix-huit (18) Ouvriers Qualifiés d'Exploitation de Postes,
– quarante-six (46) Ouvriers Qualifiés Electriciens de Distribution,
– un (1) Reprographe,
– deux (2) Aides-Magasiniers,
– deux (2) Commis de Centrales,
– trois (3) Agents de Liaison,
– Un (1) Dépoteur,
sont informés que les épreuves sportives d'aptitude aux postes se déroulement du 06 au 08 avril 2026 à l'Institut des Sciences du Sport et du Développement Humain (ISSDH : ex. INJEPS), sis à Gounghin, à 06 heures 00 minute .
Le détail des convocations peut être consulté sur le site web de la SONABEL accessible à l'adresse www.sonabel.bf
LE DIRECTEUR GENERAL,
Souleymane OUEDRAOGO
Chevalier de l'Ordre de l'Etalon
Le greffier en chef du Tribunal de grande instance (TGI) Ouaga I a invité les usagers dont les motocyclettes ont été saisies dans le cadre de procédures judiciaires entre 2010 et 2023, à se manifester à la date de diffusion du présent communiqué. L'information émane du ministère de la Justice et des droits humains, publiée depuis sa page Facebook officielle, ce lundi 30 mars 2026. Cette mesure concerne les propriétaires bénéficiant d'une décision de restitution ou ceux dont le sort du véhicule reste indéterminé à ce jour.
Les personnes concernées disposent d'un délai d'un mois pour déposer leur dossier de réclamation (comprenant la décision de justice, le certificat de non-appel et les pièces justificatives de la moto) au Bureau d'accueil du tribunal. Passé ce délai, les engins non réclamés seront définitivement transférés à l'Agence nationale de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (ANAGRASC) en vue de leur vente ou aliénation.
Plus de détails dans le communiqué ci-dessous.
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Source : Ministère de la Justice et des droits humains
TUUM-BAOOBO « Formation professionnelle de qualité pour un emploi et un entrepreneuriat inclusif dans le secteur de l'élevage au profit des jeunes et des femmes burkinabè »
AID 013244/08/3
Date limite de soumission de la demande complète : Vendredi 1er mai 2026, à 12h00mn (date et heure du Burkina Faso)
Mars 2026
1. Contexte
Le projet TUUM BAOOBO (AID 013244/08/3), financé par l'Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS), est mis en œuvre par l'ONG italienne TAMAT, en qualité de chef de file, en partenariat avec WeWorld, et des acteurs de mise en œuvre tel que l'Agence Burkinabè Pour l'Emploi (ABPE), l'École Nationale de l'Élevage et de la Santé Animale (ENESA), le Centre d'Évaluation et de Formation Professionnelle de Ouagadougou (CEFPO), le Centre de Formation Professionnelle de Référence de Ziniaré (CFPR-Z), l'Association des Faîtières des Filières Animales du Burkina Faso (AFA-BF), l'Association Manegdbzanga (AM), l'Association Action pour un Monde Meilleur (AMM) et Solidarité Mondiale pour le Développement (SMD).
Le projet TUUM-BAOOBO s'inscrit dans une logique de consolidation des résultats des projets et programmes développés par le gouvernement burkinabè dans les Régions du Kadiogo et de Oubri, avec une attention particulière portée à l'inclusion du genre et des personnes en situation de handicap. A cet effet, le projet poursuit les objectifs suivants :
• OG : Encourager un emploi plein et productif, un travail décent et une croissance économique inclusive et durable pour tous au Burkina Faso.
• OS : Renforcer la formation professionnelle, le soutien à l'emploi et le développement de micro-entreprises dans la filière de l'élevage durable.
Les résultats attendus sont alignés sur ces objectifs :
• R1 : Qualité de la formation professionnelle plus inclusive et mieux adaptée au mismatch (inadéquation) entre les compétences des travailleurs et les besoins du marché du travail améliorée.
• R2 : Parcours de formation technique, professionnelle et on the job (Apprendre en pratiquant) inclusifs pour le secteur de l'élevage durable renforcés.
• R3 : Emploi et micro-entreprise dans la filière de l'élevage durable soutenus.
Pour atteindre cet objectif au bénéfice de 360 jeunes NEET (Ni en emploi, ni en études, ni en formation), le projet améliorera la qualité de la formation professionnelle afin qu'elle soit plus inclusive et mieux adaptée aux besoins réels du marché du travail.
Le projet TUUM-BAOOBO renforcera en outre plusieurs parcours de formation technique et professionnelle ainsi que la formation sur le terrain dans le secteur de l'élevage durable, en améliorant la qualité des plans de formation et des infrastructures qui les dispensent, en promouvant une participation plus large et plus inclusive stimulée par l'élaboration des plans d'affaires et l'octroi de bourses de travail.
Enfin, le projet soutiendra l'emploi des jeunes, des femmes et des personnes en situation d'handicap, soit comme salariés grâce à un job matching (appariement d'offres d'emploi) facilité par l'Agence Burkinabè Pour l'Emploi (ABPE), soit comme entrepreneurs dans la filière de l'élevage durable.
Afin que le projet soit aligné aux besoins réels du secteur de l'emploi et de la formation professionnelle, il est prévu la mise en place et la formalisation d'une plateforme de coordination et de dialogue public-privé sur la formation professionnelle et l'emploi.
Cette plateforme est conçue comme un groupe de travail en présentiel et vise à créer des mécanismes participatifs de concertation et de planification entre les acteurs publics et privés de la formation professionnelle et de l'emploi. Ce mécanisme permettra aux entreprises et aux associations locales œuvrant dans le domaine du développement d'identifier les points forts et les faiblesses du secteur formation/emploi/entreprises.
En amont de la formalisation de la plateforme, une démarche de mobilisation et de concertation des acteurs publics et privés de la formation professionnelle et de l'emploi sera menée dans les communes du Grand Ouaga et de Ziniaré. Cette dynamique sera appuyée par les autorités locales et les institutions partenaires, notamment le Ministère de l'Agriculture, de l'Eau, des Ressources Animales et Halieutiques (MAERAH), le Ministère de l'Enseignement Secondaire et de la Formation Professionnelle et Technique (MESFPT), le Ministère des Sports, de la Jeunesse et de l'Emploi (MSJE) et les mairies impliquées.
À cet effet, un appel à manifestation d'intérêt sera publié dans le but de recueillir l'adhésion d'au moins 30 acteurs, publics et privés, désireux de s'impliquer dans la dynamique de la plateforme.
À l'issue du processus de mobilisation et de sélection, la formalisation de la plateforme sera réalisée avec l'ensemble des acteurs retenus. Cette étape stratégique associera étroitement les Mairies, le MAERAH, le MSJE et le MESFPT à travers des sessions spécifiques organisées dans chaque commune et, pour le cas de Ouagadougou, au sein des arrondissements concernés.
La plateforme aura également pour objectif de placer au cœur du dialogue, une réflexion approfondie sur le lien entre formation professionnelle et Emploi, afin de développer une base de connaissances commune et partagée pour orienter les futurs programmes, coordonner les efforts dans ce domaine et en définir les priorités. Elle permettra en outre de relayer au niveau national les préoccupations régionales liées au travail décent.
Un point focal “genre et diversité” sera désigné pour chacun des acteurs publics, privés et de la société civile parmi les membres identifiés de la plateforme (soit un total de 10 points focaux), lesquels bénéficieront d'un coaching spécifique pour élaborer une stratégie genre et inclusion des femmes, des personnes handicapées et d'autres groupes vulnérables à destination des centres de formation et des autres parties prenantes de la plateforme.
2. Rôle et mission de la plateforme de coordination :
Cette plateforme vise à synchroniser les besoins du marché de l'emploi avec l'offre de formation professionnelle. Elle s'articule autour d'un cycle de transformation en trois étapes : 1) Le diagnostic partagé (via des analyses SWOT multisectorielles) ;
2) L'ingénierie de solutions (conception d'outils pratiques),
3) L'expérimentation engagée (tests pilotes sécurisés par des Mémorandums d'accord).
Pour ce faire, les phases suivantes sont prévues :
• Première phase : identification des lacunes de coordination entre les différents acteurs de la plateforme.
Trois ateliers seront organisés, réunissant l'ensemble des acteurs identifiés de la plateforme pour réaliser une analyse SWOT spécifique à chaque service, accompagnée d'une réflexion sur les besoins et les dysfonctionnements du système orientation–formation–insertion- emploi-entreprise–innovation.
• Deuxième phase : élaboration de réponses concrètes
Ces réponses seront déclinées sous forme de mesures pratiques et d'outils à adopter et à intégrer dans le travail quotidien des acteurs concernés.
• Troisième phase : test des mesures pilotes sélectionnées.
Chaque acteur s'engagera à tester et intégrer ces mesures dans son propre système de travail d'ici la troisième année du projet, sur la base d'un Mémorandum d'accord signé.
Afin de partager et de capitaliser les acquis à l'échelle nationale, un Atelier National sur la formation professionnelle et l'emploi décent au Burkina Faso sera organisé durant la deuxième année du projet. Cette rencontre réunira les partenaires du consortium, les acteurs de la plateforme, les Mairies impliquées, ainsi que le MAERAH, le MSJE et le MESFPT. Cet atelier visera à renforcer la coopération multi-acteurs et à favoriser l'échange d'expertises aux niveaux régional et national.
Les conclusions de cet atelier national seront intégrées aux travaux de la plateforme et aboutiront à la rédaction d'un « Policy Paper » (document d'orientation) sur la formation professionnelle et l'emploi, fondé sur la synthèse des diagnostics, des analyses et des recommandations, et intégrant une analyse des obstacles et opportunités liés à la promotion du travail décent au Burkina Faso. Ce Policy Paper sera présenté au cours d'un événement public national organisé durant la troisième année du projet, en présence des acteurs régionaux et nationaux déjà impliqués, ainsi que des représentants de l'AICS et des principaux bailleurs engagés dans ce domaine.
Des tables rondes multi-acteurs permettront ensuite aux représentants des pouvoirs publics, du secteur privé, de la société civile et des autres parties prenantes de débattre des modalités de mise en œuvre des recommandations, dans une optique de consensus et de plan d'action partagé.
3. Objectif de l'appel à manifestation d'intérêt
L'appel à manifestation d'intérêt vise à identifier et sélectionner les acteurs clés (publics, privés et société civile) désireux de s'investir dans la formalisation d'une plateforme de coordination et de dialogue. Cette initiative a pour but de fédérer les énergies, d'optimiser les interventions en faveur de l'emploi des jeunes et d'aligner l'offre de formation professionnelle sur les réalités économiques des communes du Grand Ouaga et de Ziniaré.
Les objectifs spécifiques sont les suivants :
• sélectionner au moins 30 acteurs publics et privés pour la formalisation de la plateforme ;
• renforcer la participation des institutions aux processus d'amélioration de la qualité de la formation technique et professionnelle ;
• favoriser des effets multiplicateurs capables de réduire la disparité entre l'offre et la demande de travail ;
• favoriser un meilleur alignement entre l'offre et la demande de travail, en accordant une attention particulière à l'insertion des femmes et des personnes en situation de handicap
4. Modalités et critères de sélection
4.1. Diffusion
L'Appel à Manifestation d'Intérêt, partagé avec les Ministères compétents, sera diffusé par un dispositif multicanal visant une large portée et un ciblage précis. La communication s'appuiera sur :
• Les réseaux de partenaires locaux (ONG, services publics, associations et organisations faîtières).
• Un communiqué de presse (presse écrite et radios) pour une couverture médiatique étendue au niveau communal.
• Les canaux numériques (échanges de courriels, réseaux sociaux comme LinkedIn, Whatsapp et Facebook).
• L'affichage physique dans les locaux des organismes concernés et les réunions des tables de travail des réseaux impliqués.
4.2. Acteurs éligibles à la candidature
Sont éligibles, les acteurs qualifiés dans le domaine de la formation professionnelle et de l'emploi. Ce sont les :
• Centres ou établissements de formation professionnelle publics et privés disposant au moins d'un document justificatif valide (agrément de création, arrêté de création, autorisation provisoire d'ouverture, autorisation définitive d'ouverture, etc.) ;
• Entreprises ou associations représentatives des entreprises ou structures publiques et privées actives dans les métiers ciblés (Elevage volaille, porcin et cunicole, construction de couveuse, infrastructure d'élevage, froid) ;
• Faitières professionnelles disposant d'un document justificatif valide (agrément de création, arrêté de création, autorisation provisoire d'ouverture, autorisation définitive d'ouverture) ;
• Organisations professionnelles, ONG, associations et structures de la société civile intervenant dans les domaines concernés et ayant une reconnaissance légale en cours de validité.
4.3. Critère de sélection
Les opérateurs postulants doivent répondre à l'ensemble des critères suivants :
1. Être une entité légalement reconnue (entreprise, association, organisation professionnelle, centre ou établissement de formation privé, ONG, etc.) disposant au moins d'un document justificatif valide (agrément de création, arrêté de création, autorisation provisoire d'ouverture, autorisation définitive d'ouverture, RCCM, récépissé, etc.).
2. Être actif dans une des zones cibles du projet (Grand Ouaga ou Ziniaré).
NB : La sélection sera conduite conjointement par les partenaires du consortium (Tamat/WeWorld), les Mairies concernées, ainsi que le MAERAH, le MSJE et le MESFPT.
4.4. Modalités de candidature
Les acteurs intéressés sont invités à soumettre leur dossier de candidature exclusivement via le lien suivant, dans les délais impartis : https://forms.gle/usjQcktKP9Shc6n76
La candidature devra être transmise au plus tard le vendredi 1er mai 2026 à 12h00mn (heure locale).
Pièces à joindre au dossier de candidature
Le dossier de candidature devra obligatoirement comprendre les pièces suivantes, présentées dans l'ordre indiqué :
1. CV institutionnel de l'organisation, présentant de manière synthétique :
o le statut juridique et l'année de création ;
o les missions et domaines d'intervention ;
o les principales activités et expériences pertinentes en lien avec la formation professionnelle, l'emploi et/ou l'insertion ;
o les zones d'intervention ;
o l'organisation interne et les ressources clés ;
o les coordonnées et le point focal désigné.
2. Lettre de motivation de l'organisation, précisant :
o l'intérêt à participer à la plateforme ;
o la contribution attendue au dialogue et aux mécanismes de coordination ;
o l'engagement de la structure dans les thématiques de la formation professionnelle et de l'emploi inclusif.
3. Pièce(s) justificative(s) de reconnaissance légale de la structure
(obligatoires pour les structures privées ; non requises pour les institutions publiques) :
o RCCM ou registre équivalent valide ;
o récépissé ou arrêté de création ;
o agrément ou autorisation d'ouverture, le cas échéant.
o IFU active
NB : Les dossiers incomplets ou ne remplissant pas les critères indiqués seront rejetés. Cette documentation permettra d'avoir une vision plus complète et plus approfondie du profil des acteurs, de ses domaines d'intervention et de ses activités, facilitant ainsi une évaluation attentive et un choix ciblé.
Contacts de la personne en cas besoin : benrachid.traore@tamatafrique.org ; +226 78 18 64 30
La ministre en charge de la solidarité, le lieutenant-colonel Pélagie Kaboré, a présenté le bilan officiel de la campagne nationale Deme Sira, lancée le 14 novembre 2025. Le bilan a été fait ce mercredi 25 mars 2026 à Ouagadougou en présence de la presse.
Placée sous le signe de la solidarité nationale, la campagne Deme Sira visait à mobiliser des ressources au profit du fonds d'assistance sociale et de solidarité nationale, dans un contexte marqué par d'importants défis humanitaires et sociaux.
Selon la ministre, l'initiative a suscité un véritable élan de solidarité sur l'ensemble du territoire. Entreprises, institutions publiques et privées, organisations de la société civile, autorités coutumières et religieuses, jeunes, femmes, diaspora et citoyens anonymes ont répondu à l'appel avec engagement.
Plusieurs activités majeures ont marqué cette campagne. La caravane de la solidarité a sillonné les 13 régions du pays afin de sensibiliser les populations et mobiliser les contributions. La semaine thématique de la solidarité a permis d'organiser des panels, des communications et des visites de terrain en faveur des personnes vulnérables. À cela s'ajoutent le concours sur les initiatives endogènes de solidarité, qui a mis en valeur les actions communautaires sans oublier le gala de la solidarité, point d'orgue de la campagne, marqué par la mobilisation des parrains, marraines et donateurs.
Sur le plan financier, la campagne a permis de mobiliser un montant global estimé à 1 132 254 212 francs CFA. Ce total comprend 635 473 509 francs CFA de contributions financières qui proviennent des citoyens, des régions, du secteur privé et des partenaires, ainsi que 496 780 703 francs CFA de dons en nature, essentiellement constitués de vivres et de produits de première nécessité. L'État burkinabè a également contribué à hauteur de 125 millions de FCFA pour soutenir la mise en œuvre des activités. Par ailleurs, la vente aux enchères de tableaux réalisés par des enfants déplacés internes et des blessés en opération a permis de mobiliser 11 millions de FCFA, un montant qui sera entièrement reversé aux bénéficiaires.
Plus de 14 millions de Burkinabè ont participé à la campagneSelon la ministre, les ressources mobilisées seront consacrées à des actions concrètes en faveur des personnes les plus vulnérables.
« Les ressources collectées ainsi que les dons en nature seront orientées vers la prise en charge des personnes et des ménages les plus vulnérables, à travers des actions concrètes et à fort impact social. À ce titre, plusieurs interventions prioritaires seront mises en œuvre notamment la réalisation, la réhabilitation et l'équipement d'infrastructures sociales de base dédiées à l'encadrement, à la protection et à la capacitation des personnes vulnérables, notamment les Orphelins et enfants vulnérables (OEV), les Personnes handicapées (PH), les personnes âgées (PA) ainsi que les ménages pauvres et en situation de détresse ; la promotion de l'inclusion socioéconomique à travers la mise en place d'activités génératrices de revenus, l'octroi de kits d'installation (agriculture, élevage, artisanat, petits métiers) et le développement d'opportunités d'emploi au profit des personnes vulnérables ; la réalisation et le renforcement d'infrastructures communautaires et d'initiatives d'appui à la réinstallation, à la stabilisation et au relèvement des Personnes déplacées internes (PDI), en vue de consolider leur retour et leur intégration socioéconomique ainsi que le soutien à l'accès aux soins de santé des personnes vulnérables, notamment la prise en charge des cas de maladies graves chez les personnes indigentes et le renforcement de l'appui aux formations sanitaires pour l'amélioration de la prise en charge des personnes pauvres et vulnérables », a déclaré la ministre.
Une deuxième édition est prévue en 2027 selon la ministre en charge de la solidarité nationaleAu-delà des résultats financiers, la ministre a insisté sur le principal acquis de la campagne qui est l'élan de solidarité nationale qu'elle a suscité. En effet, plus de 14 millions de Burkinabè se sont mobilisés autour des valeurs de partage, de cohésion sociale et de solidarité.
Fort de cette mobilisation, le gouvernement a décidé d'inscrire Deme Sira dans la durée. Une deuxième édition est prévue en 2027.
« Nous avons décidé d'inscrire cette initiative dans la durée. La deuxième édition de Deme Sira sera lancée en 2027. Elle visera à élargir davantage la base des contributeurs, à renforcer les mécanismes de transparence et à consolider cette dynamique comme un rendez-vous national de solidarité. Notre ambition est de faire de Deme Sira un symbole durable de cohésion, un repère moral et un instrument structurant au service des plus vulnérables. Deme Sira a démontré que le Burkina Faso demeure une nation debout, capable de transformer les défis en opportunités d'engagement collectif », a conclu la ministre en charge de la solidarité nationale, le lieutenant colonel Pélagie Kaboré.
Hanifa Koussoubé
Lefaso.net