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Updated: 13 hours 43 min ago

Coopération numérique : Le Burkina Faso et le Nigéria mènent la réflexion pour concrétiser des projets structurants

Thu, 13/08/2026 - 01:47

La coopération numérique entre le Burkina Faso et le Nigéria entre dans une phase plus concrète. En visite officielle à Ouagadougou, le ministre nigérian des communications, de l'innovation et de l'économie numérique, Dr Bosun Tijani, a pris part à une séance de travail avec son homologue burkinabè. À l'ouverture des travaux, la ministre de la transition digitale, des postes et des communications électroniques, Dr Aminata Zerbo/Sabané, a plaidé pour une collaboration renforcée entre les deux pays, fondée sur des projets structurants capables d'accélérer la transformation digitale et de produire rapidement des résultats visibles. L'évènement s'est tenu ce mercredi 12 août 2026.

Une poignée de main, des retrouvailles entre deux délégations et, surtout, la volonté affichée de donner une traduction concrète à des engagements déjà pris. À Ouagadougou, la visite officielle du ministre nigérian des communications, de l'innovation et de l'économie numérique, Dr Bosun Tijani, ouvre une nouvelle séquence dans les relations de coopération entre le Burkina Faso et le Nigéria dans le domaine du numérique.

En souhaitant la bienvenue à son hôte, Dr Aminata Zerbo/Sabané a d'abord tenu à saluer une visite qu'elle considère comme un prolongement naturel des échanges engagés quelques semaines plus tôt à Abuja. La ministre burkinabè est en effet revenue sur la septième session des plénipotentiaires de l'Union africaine des télécommunications (UAT), organisée dans la capitale nigériane. Une rencontre au cours de laquelle les deux responsables avaient eu un entretien bilatéral et posé les bases d'un rapprochement plus soutenu entre leurs pays.

« Nous nous sommes engagés à renforcer notre collaboration, à rapprocher les deux pays dans le domaine du numérique en allant ensemble sur des projets concrets », a rappelé Dr Aminata Zerbo/Sabané

Le ministre nigérian des communications, de l'innovation et de l'économie numérique, Dr Bosun Tijani, a souligné que la visite de la délégation de son pays au Burkina Faso s'inscrit dans une volonté de donner une nouvelle dimension à la coopération numérique entre les deux États. Elle est inspirée, selon lui, par la récente visite de la ministre burkinabè Dr Aminata Zerbo/Sabané à Abuja, à l'occasion de la conférence des plénipotentiaires de l'Union africaine des télécommunications. Cette démarche, dit-il, vise surtout à identifier des opportunités concrètes de collaboration.

Dr Bosun Tijani affirme avoir été marqué par la vision portée par son homologue burkinabè, une vision qu'il estime susceptible de bénéficier non seulement au Burkina Faso, mais également à l'ensemble de la sous-région ouest-africaine et au continent. Dans un contexte où l'Afrique, continent le plus jeune au monde, s'apprête à fournir une part croissante de la future main-d'œuvre mondiale, il invite les dirigeants africains à mieux préparer cette jeunesse aux opportunités à venir. Fort de ses nombreuses ressources humaines, naturelles, culturelles et entrepreneuriales, le continent doit, selon lui, s'appuyer davantage sur les technologies, notamment le numérique, pour valoriser ses atouts et accélérer son développement.

Selon le ministre nigérian des communications, de l'innovation et de l'économie numérique, Dr Bosun Tijani, l'heure est désormais à des partenariats pragmatiques et à des initiatives capables de produire des résultats concrets

Le numérique, une opportunité à saisir

La ministre burkinabè estime que le potentiel du numérique, et plus particulièrement celui de l'intelligence artificielle, ne fait plus débat. Les technologies numériques représentent, selon elle, une opportunité majeure pour les pays africains d'accélérer leur développement socio-économique, d'améliorer les conditions de vie des populations et d'ouvrir de nouvelles perspectives à une jeunesse de plus en plus connectée et créative.

Mais encore faut-il créer les conditions nécessaires pour transformer cette promesse en réalité. Afin de réussir la transformation digitale, Dr Aminata Zerbo/Sabané juge que les infrastructures, la connectivité, les capacités d'hébergement, la formation et le développement des compétences locales, sont indispensables. Sans oublier la cybersécurité, la dématérialisation des services publics, la structuration et la valorisation des données.

Le défi est immense. Et à ses yeux, il serait difficile pour chaque pays de le relever seul. « Les défis qui sont les nôtres pour faire de la transformation digitale une réalité dans nos pays peuvent être difficilement relevés par chaque pays isolément », a-t-elle insisté. C'est donc autour d'une conviction commune que le Burkina Faso et le Nigéria entendent bâtir leur partenariat : mutualiser les efforts, les ressources et les intelligences afin de faire du numérique un véritable levier de développement dans l'ensemble des secteurs de l'économie et de la société.

La coordinatrice du projet Project Bridge, Jumoke Akande a présenté les expériences du Nigéria en matière de connectivité, d'intelligence artificielle et de transformation digitale

De la volonté politique aux réalisations concrètes

Au-delà des déclarations d'intention, la visite du ministre nigérian à Ouagadougou se veut une étape vers l'action. Pour Dr Aminata Zerbo/Sabané, le temps est venu de transformer les échanges entre responsables en une feuille de route commune, assortie de projets capables de produire des résultats tangibles. « Je suis donc ravie qu'au-delà des discours, nous prenions des actions », a-t-elle souligné.

La séance de travail doit ainsi permettre aux deux parties d'examiner plusieurs initiatives jugées structurantes et à fort impact. Parmi elles figurent les douze chantiers majeurs engagés par le Burkina Faso dans le cadre de sa transformation digitale, mais également le vaste projet de connectivité envisagé par le Nigéria, avec l'ambition de renforcer l'interconnexion avec les pays voisins.

Autre sujet appelé à occuper une place importante dans les discussions : l'intelligence artificielle et les langues africaines. Un enjeu stratégique dans un continent où l'essentiel des innovations technologiques demeure encore largement conçu dans des langues et selon des réalités parfois éloignées des contextes locaux.

Les avancées de la digitalisation au Nigéria ont été également partagées par le Dr Olubunmi Ajala, directeur national du Centre national pour l'intelligence artificielle et la robotique

Pour la ministre burkinabè, ces différents projets peuvent constituer des tremplins pour bâtir une coopération plus structurée entre Ouagadougou et Abuja. L'objectif est clair : définir des actions communes et faire en sorte que les retombées du rapprochement entre les deux pays soient perceptibles dans les meilleurs délais.

Une coopération appelée à dépasser les frontières des deux pays

Mais l'ambition ne s'arrête pas à une relation bilatérale. Dr Aminata Zerbo/Sabané souhaite que l'initiative engagée entre le Burkina Faso et le Nigéria puisse, à terme, inspirer et entraîner d'autres pays de la sous-région. Dans un environnement où les défis technologiques ignorent les frontières nationales, la construction d'infrastructures communes, le partage des compétences et la mise en réseau des écosystèmes numériques apparaissent comme des pistes susceptibles de renforcer la souveraineté technologique du continent.

Le ministère a présenté à travers Dr Tégawendé François d'Assise Bissyandé, les 12 chantiers majeurs de la transformation digitale à l'horizon 2030 et des principales priorités du Burkina Faso

La visite officielle de Dr Bosun Tijani prend ainsi une dimension qui dépasse la seule coopération entre deux administrations. Elle porte l'idée d'une Afrique qui cherche à mieux coordonner ses initiatives, à éviter la dispersion des efforts et à faire émerger des projets capables de répondre aux réalités propres au continent.

Créer l'environnement pour libérer le talent des jeunes

Au cœur de cette ambition, il y a aussi la jeunesse. Dr Aminata Zerbo/Sabané a rappelé que les deux pays disposent de jeunes talents dont le potentiel ne demande qu'à s'exprimer. Le rôle des pouvoirs publics et des acteurs du numérique, estime-t-elle, consiste désormais à mettre en place l'environnement favorable à l'émergence de ces champions.

Des jeunes capables de concevoir des produits compétitifs, de s'imposer au-delà des frontières de la sous-région, mais surtout de développer des solutions adaptées aux problèmes concrets des populations. « Nous avons des jeunes qui sont pétris de talent et qui attendent que nous puissions mettre en place l'environnement qu'il faut pour exprimer ce talent », a affirmé la ministre.

La Feuille de route nationale de l'intelligence artificielle et de ses principaux axes a été présentée par le Dr Rodrigue Kafando, expert en IA du Secrétariat permanent de l'innovation et de la veille sur les technologies émergentes du numérique (SPIVTEN)

L'enjeu, selon elle, est de permettre à cette créativité de donner naissance à des innovations dont les Africains pourront être fiers, tout en apportant des réponses aux défis réels auxquels leurs pays sont confrontés. La séance de travail qui s'ouvre à Ouagadougou est donc attendue comme un moment de convergence entre visions politiques, ambitions technologiques et projets opérationnels. À travers cette visite officielle, le Burkina Faso et le Nigéria affichent leur volonté de faire de la coopération un accélérateur de leur transformation digitale.

Reste désormais à traduire cette volonté en projets, en investissements, en infrastructures et en solutions concrètes. C'est à cette condition que le rapprochement voulu entre les deux pays pourra rapidement produire les résultats espérés et, peut-être, tracer la voie d'une coopération numérique sous-régionale plus intégrée.

Hamed Nanéma
Lefaso.net

Categories: Afrique

Les 100 Visages du Burkina Digital : Maxence Zoundi, du Canada au Burkina, le numérique comme passerelle

Thu, 13/08/2026 - 01:45

À 65 jours de l'ouverture de Le Faso Digital 2026, nous poursuivons notre série consacrée aux femmes et aux hommes qui façonnent le Burkina numérique. Aujourd'hui, arrêt sur Maxence Zoundi, expert en transformation numérique, directeur de projets stratégiques et entrepreneur, dont le parcours international témoigne de la place croissante des compétences burkinabè dans la conduite des grandes transformations technologiques à l'échelle mondiale.

La transformation numérique des organisations ne se résume plus à l'installation d'un logiciel ou à l'informatisation d'un processus. Elle implique de repenser les modèles d'affaires, d'intégrer des systèmes complexes, d'accompagner les changements organisationnels et, désormais, de tirer parti des nouvelles possibilités offertes par l'intelligence artificielle.

Depuis près de vingt ans, Maxence Zoundi accompagne ces mutations au sein de grandes entreprises nord-américaines avant de mettre cette expertise au service des entreprises africaines. Son parcours illustre l'émergence d'une nouvelle génération de professionnels capables de faire le lien entre les standards internationaux de la transformation numérique et les réalités économiques du continent.

Une expertise construite au cœur des grandes transformations

Titulaire d'un MBA en fabrication et logistique de l'Université Laval, après un baccalauréat en gestion des opérations à l'Université de Moncton, Maxence Zoundi se spécialise très tôt dans la gestion des projets technologiques complexes.

Au fil des années, il développe une solide expertise dans les systèmes ERP, les chaînes d'approvisionnement, la gouvernance des projets, les architectures d'intégration et les migrations de systèmes d'information à grande échelle. Cette expertise est renforcée par plusieurs certifications internationales, notamment PMP, SAP Activate, Google AI Professional et Odoo ERP.

Piloter les projets les plus critiques

La carrière de Maxence Zoundi s'est construite au sein de quelques-unes des plus importantes organisations nord-américaines. Hydro-Québec, Desjardins, Domtar, BRP, Cascades, Barrette Outdoor Living, Banque Nationale, L'Oréal ou encore Produits forestiers Résolu figurent parmi les entreprises qui lui ont confié la direction ou la coordination de projets stratégiques de modernisation de leurs systèmes d'information.

Qu'il s'agisse de migrations vers SAP S/4HANA, de fusion de systèmes après des acquisitions, d'intégration de plateformes Cloud ou de modernisation de chaînes logistiques, il intervient sur des projets mobilisant des équipes multidisciplinaires, des intégrateurs internationaux et des budgets pouvant atteindre plusieurs centaines de millions de dollars.

Cette expérience lui permet de maîtriser l'ensemble du cycle de vie des grands programmes de transformation numérique : gouvernance, planification, gestion des risques, conduite du changement, qualité, tests, déploiement et accompagnement des utilisateurs.

Ramener l'expertise internationale vers le Burkina Faso

En 2022, Maxence Zoundi fonde ZEDM Solutions, un cabinet de conseil spécialisé dans la transformation numérique des organisations. À travers cette entreprise, qui ouvre une filiale au Burkina Faso en 2025, il construit un véritable pont technologique entre l'Amérique du Nord et l'Afrique. Son ambition est d'offrir aux entreprises africaines des solutions jusque-là réservées aux grandes organisations internationales, tout en les adaptant aux réalités locales.

Partenaire officiel d'Odoo au Burkina Faso, ZEDM Solutions accompagne les PME dans la mise en œuvre de solutions ERP couvrant la gestion commerciale, la production, les ressources humaines, la comptabilité ou encore le commerce électronique.

Quand l'intelligence artificielle devient un levier de performance

Très tôt, Maxence Zoundi intègre les nouveaux outils d'intelligence artificielle dans son approche de la transformation numérique. Il développe des architectures fondées sur les modèles de langage, les agents intelligents, l'automatisation des processus et les plateformes de nouvelle génération afin d'améliorer la performance des organisations tout en réduisant leur dette technique.

Cette approche ne consiste pas à remplacer les systèmes existants, mais à les rendre plus intelligents, plus interconnectés et plus performants grâce aux possibilités offertes par l'intelligence artificielle générative et les technologies d'automatisation.

L'entrepreneuriat comme moteur d'innovation

Au-delà du conseil, Maxence Zoundi développe également plusieurs initiatives entrepreneuriales. En 2026, il lance YugYug, une plateforme numérique inspirée du concept burkinabè du « yougou-yougou », qui transpose dans l'univers digital les principes d'échange et de réutilisation des biens. Cette initiative illustre sa volonté de créer des solutions technologiques qui s'inspirent des pratiques locales tout en répondant aux nouveaux usages numériques.

Son parcours témoigne ainsi d'une conviction forte : l'innovation ne consiste pas uniquement à importer des technologies, mais aussi à les adapter aux contextes économiques et culturels dans lesquels elles seront utilisées.

Une vision internationale au service de la transformation des entreprises

Pour Maxence Zoundi, la réussite d'une transformation numérique repose sur l'alignement entre les objectifs stratégiques de l'organisation, les technologies déployées et les compétences des équipes.

Cette vision, forgée au contact de grands programmes internationaux, nourrit aujourd'hui son engagement auprès des entreprises burkinabè et africaines qui souhaitent accélérer leur digitalisation tout en maîtrisant leurs investissements technologiques.

Elle rejoint pleinement les ambitions de Le Faso Digital 2026, qui promeut un numérique créateur de valeur, d'innovation et de compétitivité pour les entreprises.

Pourquoi fait-il partie des 100 Visages du Burkina Digital ?

Parce qu'il fait partie des experts burkinabè qui pilotent les transformations numériques les plus complexes dans de grandes organisations internationales.

Parce qu'il met aujourd'hui cette expertise au service des entreprises africaines à travers ZEDM Solutions et le développement de solutions ERP adaptées au contexte local.

Parce qu'il contribue à démocratiser l'utilisation de l'intelligence artificielle, de l'automatisation et des plateformes de gestion intégrée auprès des entreprises.

Parce qu'il incarne une génération de professionnels capables de faire dialoguer les meilleures pratiques mondiales avec les besoins du tissu économique burkinabè.
Et parce que son parcours rappelle que la transformation numérique des entreprises est avant tout une affaire de vision, de méthode et de capacité à conduire durablement le changement, bien au-delà des seules technologies.

www.lefasodigital.net

Categories: Afrique

Entrepreneuriat : Hamed Zamtako, l'informaticien devenu éleveur de cailles

Thu, 13/08/2026 - 01:42

Ingénieur en informatique de formation, Hamed Zamtako aurait pu poursuivre une carrière loin des poulaillers et des cages d'élevage. Il a pourtant choisi, depuis 2016, de se consacrer à un volatile encore peu connu au Burkina Faso : la caille. Une reconversion qui n'a pas été sans difficultés, entre manque de financement, problèmes d'alimentation et débouchés incertains. Mais au fil des années, l'ancien informaticien a surtout transformé son expérience en un espace de transmission pratique.

Dans l'univers de Hamed Zamtako, les écrans et les lignes de code ont laissé place aux cages, aux œufs, aux cailleteaux et au bruit en continu. Pourtant, l'actuel éleveur revendique encore l'héritage de sa formation initiale. La rigueur, l'analyse, la gestion des processus et la capacité à chercher l'information, selon lui, sont utiles dans l'élevage de cailles. « Ma formation académique m'a permis de pouvoir dompter ce mode d'élevage », convainc-t-il.

Chez lui, la reconversion n'est donc pas vécue comme une rupture brutale mais comme un déplacement de compétences. Ce qu'il avait appris devant un ordinateur, il l'a progressivement appliqué dans un élevage. Et d'ailleurs, pour apprendre ce nouveau métier, il s'est principalement tourné vers internet, qu'il maîtrisait déjà. Cette capacité à chercher, comparer, comprendre et expérimenter lui permet de faire ses premiers pas dans un secteur dont il ne connaissait rien au départ.

Une envie de ne pas faire comme tout le monde

Au Burkina Faso, lorsqu'on évoque l'élevage avicole, le poulet vient rapidement à l'esprit. La caille, elle, reste loin derrière. C'est justement ce qui attire Hamed Zamtako. Au fil de ses recherches, il découvre les possibilités offertes par cet oiseau négligé et commence à envisager une autre voie. « Pourquoi ne pas diversifier un peu la vie agricole au Burkina ? Au lieu de faire comme les autres, essayons d'initier et de développer un peu un autre canal pour diversifier un peu le domaine », se questionne-t-il. Ce choix est aussi lié à une passion qui naît progressivement au contact de l'oiseau. Plus il se documente, plus il se convainc que la caille peut trouver sa place dans le paysage agricole burkinabè.

Hamed Zamtako déplore que les institutions financières trouvent que l'élevage de cailles est une filière à risque

En 2016, il commence véritablement à développer son activité. Mais entre l'idée et la réalité, le chemin est loin d'être simple. Comme beaucoup de jeunes entrepreneurs, Hamed Zamtako se retrouve rapidement confronté à la question du financement. Le problème n'est pas seulement de trouver de l'argent pour commencer. Il faut aussi trouver des mécanismes de financement adaptés à une activité agricole dont les résultats ne peuvent pas toujours être immédiats. Selon lui, les conditions proposées par certaines institutions financières ne permettent pas toujours aux jeunes promoteurs de se lancer sereinement. Le coût du crédit et les délais de remboursement peuvent devenir des obstacles supplémentaires. À cela s'ajoute la perception du risque. « À tout moment, on nous a signalé que c'est un projet à risque. Il fallait compter sur soi-même et se priver vraiment de beaucoup de choses pour économiser et réinjecter », se souvient-il. Dans ces conditions, il indique que même l'entourage peut hésiter à soutenir un tel projet. Derrière l'image de l'entrepreneur qui semble aujourd'hui avoir trouvé son équilibre, il y a eu des sacrifices, des renoncements et des périodes où il fallait simplement tenir sans rien. Pourtant, la difficulté financière n'a pas été la seule !

Nourrir les cailles, l'autre combat

Au début de son aventure, Hamed Zamtako se heurte également au problème de l'alimentation. Quand l'élevage commence à prendre son essor, il constate que les aliments disponibles ne sont pas toujours adaptés aux besoins spécifiques des cailles. Les formulations sont encore insuffisamment adaptées. Or, dans un élevage, l'alimentation est loin d'être un détail. Elle conditionne la croissance, la reproduction et, plus largement, la viabilité de l'activité. Il lui a donc fallu composer avec cette réalité pour rechercher des solutions et continuer à expérimenter. À cela s'ajoute celle de l'écoulement, car produire une caille est une chose, convaincre les consommateurs de l'acheter et de la consommer en est une autre. La caille demeure un produit relativement jeune dans les habitudes alimentaires de nombreux Burkinabè. Hamed Zamtako comprend assez tôt qu'il ne suffit pas de produire, mais qu'il faut aussi communiquer. En 2020, il organise une première initiative de promotion autour de la caille. Il ouvre son espace aux visiteurs et leur permet de découvrir l'élevage, mais aussi de déguster les produits. En 2021, il renouvelle l'expérience sur ses propres fonds. Ces initiatives contribuent progressivement à donner de la visibilité à la filière. Son objectif, souligne-t-il, n'est donc pas uniquement de réussir son propre projet. Il veut voir la filière grandir.

« Nous avons décidé de mener une étude pour trouver un aliment spécifique pour les cailles, vu que la filière est prometteuse », explique Wendlasida Simporé, élève ingénieur de conception de l'université Daniel Ouezzin Coulibaly.

« Je ne vois pas ceux que j'accompagne comme des concurrents »

Lorsqu'on lui demande de parler de ses moments de fierté, Hamed Zamtako ne commence pas par les chiffres de production. Il parle des jeunes et des femmes qu'il a accompagnés à se lancer. Des personnes qui, après avoir appris auprès de lui, sont reparties installer leur propre activité. « Quand tu accompagnes des jeunes et des femmes qui vont aller s'installer dans leur propre activité, c'est satisfaisant, surtout pour le domaine de l'élevage », explique-t-il. Ce qui le touche surtout, ce sont les retours de ceux qu'il a accompagnés. « Ils reviennent tout le temps avec des bénédictions et des remerciements. C'est déjà une fierté de contribuer quand même à l'évolution de la vie de quelqu'un », confie-t-il. Pour lui, la réussite ne se résume plus à ce qui sort de son élevage, mais elle se mesure aussi à ce que d'autres parviennent à construire après leur passage auprès de lui. Depuis plusieurs années, sa cailleterie est un lieu d'apprentissage pour des étudiants qui font des recherches. Il raconte avoir accueilli des stagiaires pendant plusieurs mois.

Wendlasida Simporé est l'un d'eux. Élève ingénieur de conception à l'université Daniel Ouezzin Coulibaly de Dédougou, il effectue auprès de lui un stage consacré à l'étude de deux types d'aliments et de leurs effets sur la croissance et les performances des cailles japonaises. L'objectif est de contribuer à la réflexion sur la mise au point d'un aliment davantage adapté à ces oiseaux. Pour le stagiaire, le choix de cette exploitation tient à son expérience dans la production de cailles. Mais au-delà de l'aspect technique, il retient surtout la disponibilité de Hamed Zamtako. Il le décrit comme « un homme ouvert » et lui adresse des encouragements pour continuer à accueillir des étudiants.

Razack Zoelégré, technicien de la ferme, travaille avec Hamed Zamtako depuis plus de 3 mois

C'est aussi ce que pense Razack Zoelégré, technicien et chef d'équipe de la cailleterie. Pour lui qui côtoie Hamed Zamtako au quotidien, il trouve que c'est un homme visionnaire. « Hamed Zamtako, il faut dire que c'est un monsieur qui est très ouvert et qui est accessible », témoigne-t-il. En cas de problème, les équipes peuvent s'asseoir avec lui pour chercher une solution. Ces témoignages présentent un homme qui, derrière le statut de promoteur, reste présent dans le quotidien de ceux qui travaillent autour de lui.

Dans certains secteurs, transmettre son savoir peut être perçu comme une manière de fabriquer ses propres concurrents, mais Hamed Zamtako défend exactement l'idée inverse. « Je ne vois pas ceux que j'accompagne comme des concurrents », affirme-t-il. Pour lui, les personnes qu'il accompagne sont des partenaires potentiels et surtout des acteurs supplémentaires capables de faire grandir la filière. Il considère que le développement de la caille au Burkina Faso ne peut pas reposer sur quelques producteurs isolés. Si la filière doit véritablement prendre de l'ampleur, il faudra davantage d'acteurs, davantage de compétences et surtout une meilleure organisation.

Un secteur qui cherche encore sa place…

Aujourd'hui, Hamed Zamtako estime que la demande existe mais la filière reste confrontée à des problèmes de structuration. Les producteurs sont encore dispersés, les prix ne sont pas toujours harmonisés et les débouchés ne sont pas suffisamment organisés. Pour lui, il est nécessaire que les acteurs se regroupent en association, en coopérative ou sous une autre forme pour défendre collectivement leurs intérêts. Il appelle également à davantage de communication autour de la filière et à une implication plus forte des pouvoirs publics. « Si davantage de personnes doivent se lancer, elles ont besoin de trouver un secteur déjà organisé, avec des repères, des débouchés et des interlocuteurs », pense-t-il.

La viande de caille est une volaille fine et peu calorique qui offre une excellente source de protéines de haute qualité, de fer, de vitamines du groupe B et de minéraux essentiels comme le zinc et le phosphore, tout en restant très pauvre en graisses

Également, la question de la transformation préoccupe Hamed Zamtako. La commercialisation de la chair fraîche constitue encore une part importante de l'activité. Mais, selon lui, le développement de véritables produits transformés permettrait d'aller plus loin. Il imagine ainsi un secteur où des transformateurs pourraient travailler directement avec les producteurs, sécuriser leurs approvisionnements et développer des produits destinés à différents types de consommateurs. « Si notre ministère de tutelle fait la promotion de la caille, cela va aussi susciter plus d'intérêts chez les producteurs et les consommateurs. »

Hamed Zamtako souhaite davantage de recherche, notamment sur la génétique, l'alimentation et l'amélioration des performances. Il évoque également des collaborations possibles avec des chercheurs et des partenaires intéressés par le développement de la caille. Mais son ambition principale est de voir naître une véritable organisation professionnelle. Pour lui, la structuration permettrait de résoudre une partie des problèmes actuels et surtout de donner de la visibilité à ceux qui souhaitent se lancer. Lorsqu'il s'adresse aux jeunes qui souhaitent entreprendre dans l'élevage, Hamed Zamtako ne leur promet pas une réussite facile. Il leur demande plutôt de commencer. « Il faut une décision au départ », insiste-t-il.

Selon lui, il n'est pas nécessaire de disposer immédiatement de moyens importants. Il faut commencer avec ce que l'on possède, tout en recherchant un accompagnement technique sérieux. Il estime également que la formation est essentielle. Dans l'élevage de cailles, explique-t-il, les bases techniques peuvent être maîtrisées rapidement lorsqu'on bénéficie d'un bon encadrement. Mais il faut ensuite savoir vendre, trouver des débouchés et construire sa clientèle.

Il serait réducteur de résumer Hamed Zamtako à un informaticien devenu éleveur de cailles. Son parcours est surtout celui d'un homme qui a choisi une voie différente par instinct et qui a persévéré malgré les difficultés. Aujourd'hui, son engagement permet de développer peu à peu une réponse concrète aux défis de la sécurité alimentaire.

Farida Thiombiano
Lefaso.net

Categories: Afrique

Pauses-café dans l'administration publique : Quand le buffet des ateliers devient la « cantine » des non-invités

Thu, 13/08/2026 - 01:40

Dans certains services de l'administration publique burkinabè, les pauses-café et déjeuners servis lors des ateliers attirent parfois des agents et visiteurs qui ne figurent pas parmi les participants. Dénonçant une pratique devenue, selon elle, trop courante, l'auteure de cette tribune y voit à la fois un gaspillage de ressources publiques et le symptôme d'un recul des valeurs de retenue, d'intégrité et de respect des règles. Elle appelle à une prise de conscience collective pour restaurer la dignité et l'exemplarité au sein de l'administration.

Sous le couvert de la camaraderie ou de la simple opportunité, une pratique insidieuse s'est installée dans certains de nos départements ministériels et structures publiques : la ruée vers les pauses-café et déjeuners par des personnes non participantes aux ateliers.

Décryptage d'une dérive comportementale qui interroge nos valeurs et la rationalisation des ressources de l'État.

De nos jours, il est devenu banal d'assister à un spectacle pour le moins troublant lors des séminaires, ateliers ou rencontres de travail au sein de notre administration publique. Qu'il s'agisse de la pause-café du matin ou du déjeuner, l'on voit s'allonger dans les rangs des visages totalement étrangers aux travaux : cadres, agents d'autres services, stagiaires, vigiles et sympathisants de passage. Sans être enregistrés sur la liste des participants, certains se servent copieusement, comme s'il s'agissait d'un droit acquis.

Typologie d'un « parasitage » assumé

En observant de près cette faune d'opportunistes d'un genre nouveau, on distingue principalement trois figures :

• Le « pistonné » par la camaraderie : Invité par un collègue qui prend part aux travaux. Ce dernier, incapable de céder sa propre ration, n'hésite pas à sacrifier la part d'un autre participant au profit de son ami.

• Le « squatter » d'opportunité : Constatant de loin la tenue d'un atelier, il s'infiltre en rang serré, se sert généreusement (faisant souvent du rab) et s'éclipse sans un mot, le torse bombé, avec la démarche de celui qui a réussi un "coup".

• Le « gastronome » averti : Il s'informe à l'avance du menu du jour auprès des traiteurs ou des organisateurs et ne se présente qu'à l'heure exacte du dressage de la table pour se mettre à l'aise.

Baisse des revenus ou démission morale ?

Face à de tels comportements, une question fondamentale se pose : qu'est-ce qui explique ou justifie cette quête d'un repas gratuit ? Est-ce la faiblesse des revenus ou plutôt l'affaissement de nos valeurs morales et éducatives ?

Disons-le sans détour : c'est avant tout une crise de nos valeurs.

L'éducation traditionnelle que nous avons reçue nous enseignait l'abstention stricte face à toute boisson ou nourriture qui ne nous était pas destinée. Devant un repas, la retenue et la patience étaient de rigueur. On nous apprenait même que, parfois, savoir refuser poliment une invitation à manger était une marque d'élévation d'esprit et de maîtrise de soi, indispensable pour forger une personnalité digne et respectée.

Des conséquences budgétaires et relationnelles

Cette pratique informelle n'est pas sans conséquences :
1. Sur les deniers publics : Anticipant ces présences intempestives pour éviter les pénuries, les organisateurs se voient contraints de commander plus de plats que le nombre réel de participants inscrits. Une dérive financière inacceptable alors même que le contexte national exige une rationalisation rigoureuse des ressources de l'État.

2. Sur le respect et le climat de travail : S'inviter à une table où l'on n'est pas convié expose à un manque de respect latent. Mais dans notre contexte social, comment faire remarquer à un collègue qu'il n'a pas sa place au buffet sans paraître discourtois ? Pire encore, ceux qui osent émettre des critiques légitimes face à ce manquement se voient souvent répondre par des boutades ou de la raillerie.

Retrouver la dignité de l'Homme intègre

À qui la faute et comment y remédier ?
À l'heure où la Révolution progressiste et populaire nous rappelle quotidiennement notre devoir d'intégrité, d'exemplarité et de respect des lois et des coutumes, cette question ne doit plus être occultée.

Il est temps que l'autorité administrative s'en saisisse. Les responsables de structures, de concert avec les partenaires sociaux et les syndicats, doivent sensibiliser les travailleurs au respect des règles élémentaires de bienséance. Renoncer à ces petites facilités comportementales, c'est rehausser l'image de marque de l'agent public et honorer la dignité du Burkinabè.

Le Burkinabè d'antan était celui-là même qui était capable de priver sa propre famille pour offrir son unique plat à l'étranger de passage. Ne substituons pas cette noble hospitalité par un opportunisme mesquin.

Pour la dignité de notre administration et le respect de nos valeurs : Chacun à sa place, chaque chose en son temps !

Vive le Burkina intègre !

Par une citoyenne préoccupée !

Categories: Afrique

Relais-cité de Komsilga : Les travaux de bitumage et d'assainissement pluvial officiellement lancés

Thu, 13/08/2026 - 01:37

Le 11 avril 2025, le ministre de la construction de la patrie procédait au lancement officiel de l'« Opération relais-cité » de Komsilga de 3 000 parcelles viabilisées. Cette initiative, qui s'est déroulée sous le sceau de la transparence et de l'égalité, a intéressé de nombreux citoyens. Passée cette étape des souscriptions, place aux travaux de bitumage et d'assainissement pluvial du site, dont le lancement officiel est intervenu sur le site (sis au sud de la capitale), ce mercredi 12 août 2026, sous la présidence du ministre de la construction de la patrie, représenté par son chargé de mission, l'ingénieur en génie civil, Hamadé Bagaya.

Les travaux consistent en la réalisation de 5,5 kilomètres de voirie bitumée, aménagée en 2×2 voies avec un terre-plein central ; 13,5 kilomètres de caniveaux pour un drainage efficace ; un bassin de rétention pour renforcer la résilience face aux aléas climatiques.

Les notabilités coutumières de Komsilga ont salué cette noble vision du gouvernement qui s'incarne dans la commune.

« Ce chantier n'est pas un simple alignement de voies et de caniveaux ; il est le symbole d'une ambition nationale : transformer durablement nos villes, améliorer substantiellement les conditions de vie de nos populations et inscrire chaque réalisation dans la marche irréversible vers un Burkina Faso souverain et prospère. Sous le leadership éclairé du camarade président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, notre nation s'est engagée dans la dynamique de la Révolution progressiste populaire. Cette révolution place au cœur de l'action publique la souveraineté nationale, l'intérêt supérieur du peuple burkinabè et la responsabilité collective. Elle nous rappelle que le développement ne se décrète pas : il se planifie, il se construit, il se vit au quotidien à travers ses infrastructures utiles, durables et porteuses de progrès. (…). Cette première phase prioritaire constitue une étape déterminante dans la mise en œuvre progressive du projet global qui prévoit à terme 10,4 kilomètres de voiries modernes et 33,8 kilomètres d'ouvrages d'assainissement pluvial. (…). Le chantier que nous ouvrons aujourd'hui est le symbole d'un Burkina Faso qui avance, malgré les défis, d'un État qui planifie et agit, d'un peuple qui croit en ses propres forces et refuse la résignation », a déclaré le ministre de la construction de la patrie, à travers son message livré par son chargé de mission, Hamadé Bagaya.

Le représentant du ministre, Hamadé Bagaya, a traduit la détermination du gouvernement à offrir un cadre de vie propice aux populations.

Les travaux, prévus pour tenir dans une échéance de dix mois, s'élèvent à 6,1 milliards de FCFA.

À terme, le relais-cité de Komsilga comprendra, entre autres commodités, un centre commercial et hôtelier, un marché moderne, une gare routière, un espace culturel.

Ici, de gauche vers la droite : le représentant du ministre, le président de la délégation spéciale de Komsilga et le directeur général de l'Urbanisme, de la viabilisation et de la topographie, S. Hamed Ouattara.

Selon le ministre, par ce chantier, il ne s'agit pas de poser seulement du bitume et du béton ; c'est aussi créer les conditions d'un développement urbain mieux maîtrisé. « Nous améliorons la mobilité, renforçons la sécurité, soutenons l'économie locale et préparons l'avenir. Car aménager une ville, c'est engager la responsabilité de plusieurs générations. La Révolution progressiste populaire nous commande de rompre avec les improvisations et les ouvrages éphémères. Elle nous impose le devoir de résultat et la redevabilité envers le peuple. C'est dans cet esprit que le ministère de la Construction de la patrie conduit ses missions : bâtir des villes planifiées, inclusives et résilientes, où l'urbanisation devient un levier de développement et non une source de vulnérabilité », présente le ministre, invitant les entreprises et les acteurs chargés de l'exécution des travaux au respect de ce qui est attendu par le gouvernement, notamment la rigueur, le professionnalisme et le patriotisme. « Chaque franc investi est une ressource de la nation et doit produire des ouvrages conformes aux normes de qualité, capables de servir durablement les populations », a-t-il insisté avant d'encourager les populations bénéficiaires à faire de ces infrastructures leur patrimoine collectif.

Les explications du projet avec Toudo Emmanuel Toni, ingénieur de conception en génie civil/ministère de la Construction de la Patrie.

Le président de la Délégation spéciale de Komsilga, Antarest Batiana, estime que ce lancement « traduit l'attention particulière que le gouvernement accorde au développement harmonieux du territoire et à la modernisation durable du cadre de vie des populations ».

Il a saisi l'instant pour témoigner de la reconnaissance de la commune au président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, dont la vision de développement, relève-t-il, continue de se traduire par des réalisations concrètes au profit des populations. M. Batiana a également salué le leadership, l'engagement et la détermination du ministre de la construction de la patrie à impulser une nouvelle dynamique à la politique nationale de l'habitat, de l'urbanisme et de la construction.

Le représentant du ministre, Hamadé Bagaya, a traduit la détermination du gouvernement à offrir un cadre de vie propice aux populations.

Pour le président de la Délégation spéciale, ce site va changer le visage de la commune et contribuer à faire de Komsilga une ville moderne, mieux structurée et impliquée dans la dynamique de développement du grand Ouaga. « La Délégation spéciale prendra toutes les dispositions relevant de sa compétence pour faciliter la conduite des opérations et favoriser un climat de dialogue en faveur du projet », a exprimé Antarest Batiana, exhortant l'ensemble des franges sociales de Komsilga à accompagner la mise en œuvre.

O.L. et Dominique Ouédraogo
Lefaso.net

Categories: Afrique

‎Inculturation liturgique en Afrique : Les liturgistes plaident pour l'ouverture d'un institut continental de liturgie

Thu, 13/08/2026 - 01:30

‎Réunis à Dar es-Salaam en Tanzanie du 3 au 8 août 2026, lors du deuxième Congrès des liturgistes africains, 120 experts venus de 11 pays ont réfléchi sur le thème « inculturation liturgique en Afrique : pratique et perspectives ». À l'issue des travaux, ils ont souligné que l'inculturation demeure un défi majeur pour l'Église en Afrique, rapporte Vatican News.

Les participants ont défini l'inculturation liturgique comme l'intégration harmonieuse des expressions culturelles africaines dans la célébration des mystères chrétiens, dans le respect de l'Évangile et des normes de l'Église. Ils ont particulièrement insisté sur trois domaines : le chant, la danse et l'architecture. Concernant la musique liturgique, les congressistes ont appelé à recentrer les compositions sur le message évangélique tout en valorisant les instruments traditionnels africains. Ils estiment que la danse, expression culturelle indissociable du chant en Afrique, peut trouver sa place dans la liturgie à condition de préserver le caractère sacré des célébrations.

‎Pour garantir la qualité de ces pratiques, ils recommandent une formation doctrinale, liturgique, technique et musicale des acteurs pastoraux, ainsi que la redynamisation des centres de musique sacrée. Sur le plan architectural, les liturgistes souhaitent que les églises reflètent davantage la rencontre entre foi chrétienne et cultures africaines. Ils plaident pour le développement de la recherche en architecture liturgique et en art sacré.

‎L'une des principales recommandations du congrès est la création d'un institut africain de liturgie, sous l'impulsion du Symposium des Conférences épiscopales d'Afrique et de Madagascar. Cet institut servirait de centre de recherche et de formation pour approfondir la liturgie catholique à partir des richesses culturelles du continent.

‎Pour les participants, notamment Mgr Henri Chiza et le père Alain Pierre Yao, l'Afrique doit davantage contribuer à la réflexion théologique et liturgique de l'Église universelle. Si des avancées ont été réalisées, ils estiment que beaucoup reste à faire pour permettre aux fidèles africains de vivre pleinement leur foi à travers leurs cultures.

‎Lefaso.net

‎Source : Vatican News

Categories: Afrique

Nayala : Le ministre de la santé Robert Kargougou au contact des agents de terrain à Toma et Koin

Thu, 13/08/2026 - 01:27

Après Tougan, le ministre de la santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, a poursuivi sa tournée de terrain dans la région du Sourou. Accompagné du gouverneur de la région et de plusieurs responsables administratifs et sanitaires, il s'est rendu successivement au Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Toma et au Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) de Koin, dans la commune de Toma.

À son arrivée à Toma, le ministre a été accueilli à l'entrée de la ville par une mobilisation de la population. Cette étape a été l'occasion pour les populations et les acteurs locaux de saluer sa présence sur le terrain et de lui témoigner leur soutien.

Première étape de la visite, le CMA de Toma. Le Dr Robert Kargougou y a parcouru plusieurs services et échangé directement avec le personnel de santé sur les conditions de travail, les prestations offertes aux populations et les difficultés rencontrées au quotidien.

Les préoccupations soulevées par les agents ont notamment porté sur les ressources humaines, les équipements médico-techniques et le passif social des travailleurs.

Sur ce dernier point, le ministre a annoncé des mesures visant à accélérer le règlement des dossiers en instance. Selon lui, une situation doit être établie avec précision par les responsables sanitaires afin que les actes nécessaires soient pris et que les effets financiers puissent être constatés d'ici la fin du mois de septembre 2026. « Nous ne voulons pas qu'un seul agent du CMA n'ait pas son passif social apuré », a-t-il insisté tout en appelant les responsables concernés à accélérer les démarches.

Au-delà des préoccupations materielles et administratives, le ministre a salué l'engagement des agents qui, malgré les difficultés, continuent d'assurer la prise en charge des populations.

Face aux professionnels de santé, le Dr Robert Kargougou a également lancé un appel à la responsabilité, au professionnalisme et au patriotisme.

Il a exhorté les agents à rester engagés dans leurs missions, même dans les moments difficiles, en rappelant les sacrifices consentis par les acteurs qui œuvrent au service de la nation.

Pour le ministre, les agents de santé doivent également préserver la dignité et les valeurs attachées à leur profession, au-delà des appartenances et des divergences. « Vous devez véritablement donner le reflet de ce que la noblesse de ce métier est », a-t-il souligné, tout en réaffirmant son engagement à œuvrer pour l'apurement du passif social.

En quittant Toma pour poursuivre sa tournée à Koin, la délégation ministérielle a marqué une halte au camp du BIR 23.

Cette escale a permis au ministre de saluer les Forces de défense et de sécurité (FDS), de leur témoigner sa reconnaissance et de les encourager dans leur mission de sécurisation du territoire.

Dr Kargougou a rappelé que la présence des autorités et des services publics dans certaines zones est rendue possible grâce à l'engagement et au sacrifice des FDS. Il leur a ainsi exprimé la fierté et la reconnaissance du secteur de la santé pour leur contribution à la sécurisation des populations et à la continuité des services essentiels.

La tournée s'est poursuivie au CSPS de Koin où le ministre a visité les infrastructures et échangé avec les agents de santé ainsi qu'avec les représentants de la communauté.

Cette étape a particulièrement retenu l'attention du ministre en raison de l'implication de la population dans le développement de la formation sanitaire.

Il a salué les efforts de la communauté de Koin, notamment à travers l'association « Construire Koin », qui a contribué au développement du CSPS. « N'attendez pas seulement que ce soit l'État qui mette chaque fois de l'argent, mais il faut aussi que les populations elles-mêmes mettent la main à la pâte », a déclaré le ministre.

Pour Dr Kargougou, l'engagement communautaire constitue un exemple à encourager dans les autres localités. Il a estimé que lorsque les populations prennent elles-mêmes des initiatives, cela renforce la capacité de l'État à les accompagner dans les domaines où leurs moyens restent limités.

Au CSPS de Koin, les responsables ont également exposé des difficultés liées notamment aux inondations et à l'écoulement des eaux de pluie, qui affectent le fonctionnement de la formation sanitaire et son environnement. Le ministre a indiqué qu'il ne souhaitait pas faire de promesses précipitées, mais a assuré que la situation serait examinée avec les services compétents afin d'identifier les solutions réalisables.

Il a par ailleurs relevé avec satisfaction la disponibilité des médicaments observée au niveau du dépôt du CSPS, estimant qu'il s'agissait d'un élément important pour assurer la continuité des soins.

Cette visite s'inscrit dans le cadre de la volonté des autorités de renforcer la présence des membres du gouvernement sur le terrain et de les rapprocher des populations et des agents publics. Le ministre a rappelé que cette démarche répond à une orientation du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, invitant les membres du gouvernement à quitter les bureaux de Ouagadougou pour aller à la rencontre des populations et constater directement les réalités vécues sur le terrain.

De Tougan à Toma en passant par le BIR 23 et Koin, la tournée du ministre de la santé aura ainsi permis de recueillir les préoccupations des professionnels de santé, de saluer l'engagement des FDS et de mettre en lumière les initiatives communautaires en faveur de la santé.

Y.I K-Z
Lefaso.net

Categories: Afrique

Hivernage : Quand nos engins refusent de coopérer après une pluie

Thu, 13/08/2026 - 01:22

L'hivernage est une bénédiction pour l'agriculture. Mais pour de nombreux usagers de la route, il est aussi la saison des mauvaises surprises. À Ouagadougou, après une bonne pluie, il n'est pas rare de voir des motos qui refusent de démarrer le matin, des véhicules immobilisés en pleine circulation, des batteries qui rendent l'âme ou encore des engins qui prennent l'eau après le passage dans une rue inondée.

Quand on ne dispose que d'une moto ou d'une voiture pour aller au service, faire ses courses ou assurer ses activités quotidiennes, une panne peut rapidement transformer une matinée ordinaire en véritable parcours du combattant. Le retard au travail, le rendez-vous qu'il faut reporter, la course urgente qui tombe à l'eau… et surtout, cette dépense imprévue qui vient s'ajouter aux nombreuses autres. C'est souvent à ce moment que le numéro du mécanicien devient l'un des plus importants du téléphone.

Ce matin, sur une grande artère de Ouagadougou, une scène assez familière a retenu notre attention. Un homme, les bras croisés, observait son garagiste penché sous le capot de sa Mercedes. Le véhicule venait visiblement de le lâcher en pleine circulation. À voir son visage, il y avait sans doute plus que de l'impatience. Peut-être l'inquiétude de savoir combien la réparation allait coûter, peut-être le retard qui commençait déjà à se faire sentir ou simplement la frustration de voir sa journée prendre une autre tournure.

Cette scène est loin d'être exceptionnelle. En cette période de pluies, elle se répète presque quotidiennement. Soit, c'est une moto qui s'éteint après avoir traversé une flaque d'eau, soit c'est une voiture qui refuse de redémarrer après avoir passé la nuit sous une forte pluie. Au pire des cas, c'est un conducteur qui se retrouve à pousser son engin sur le bord de la route, sous le regard compatissant des autres usagers.

Chacun a certainement déjà connu, à son échelle, ce genre de mésaventure. Et quand cela arrive au mauvais moment, la panne peut facilement gâcher toute une journée. Difficile de garder son sourire lorsqu'on doit appeler son supérieur pour annoncer qu'on sera en retard au service ou lorsqu'on commence déjà à imaginer la facture du mécanicien. Pour certains, la réparation peut même représenter une bonne partie du salaire.

Pour autant, faut-il y voir un acharnement du destin ? Certainement pas ! L'hivernage ne crée pas toujours les pannes. Il met simplement à nu les faiblesses de nos engins. Une batterie déjà fatiguée, des bougies usées, un problème électrique, des pneus en mauvais état que la chaussée fait patiner ou un moteur qui n'a pas bénéficié d'un entretien régulier peuvent difficilement résister aux fortes pluies et aux rues parfois transformées en mares.

La saison des pluies devrait donc aussi être une période de vigilance pour les usagers. Vérifier sa batterie, ses freins, ses pneus, son système électrique ou faire contrôler son moteur peut éviter bien des désagréments. Certes, l'entretien a un coût et tout le monde ne peut pas toujours faire face à toutes les dépenses. Mais prévenir une panne peut parfois coûter moins cher que de devoir réparer un engin immobilisé en pleine circulation.

En attendant, dans les quartiers (surtout périphériques), les scènes se ressemblent après chaque forte pluie : des motocyclistes qui poussent leurs engins, des automobilistes sous leurs capots et des « mécanos » sollicités de tous côtés. Et pendant que certains cherchent la panne, d'autres regardent leurs montres en se demandant comment ils vont expliquer leur retard au service.

Quoique la pluie, elle, finira bien par s'arrêter. Mais pour nos engins, mieux vaut ne pas attendre qu'ils nous lâchent au bord de la route pour se souvenir qu'eux aussi ont besoin d'un peu d'attention.

Farida Thiombiano
Lefaso.net

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Super Coupe de l'UEFA : Le PSG s'impose face à Aston Villa et conserve son titre

Thu, 13/08/2026 - 01:17

Le Paris Saint-Germain a remporté la Super Coupe de l'UEFA, ce mercredi 12 août 2026 à Salzbourg, en Autriche, en s'imposant 2-1 face à Aston Villa. Les Parisiens, vainqueurs de la Ligue des champions, décrochent ainsi leur deuxième Super Coupe de l'UEFA consécutive. Le match a été arbitré par Omar Artan, l'arbitre somalien qui avait été recalé lors de la dernière Coupe du monde aux États-Unis alors qu'il était désigné pour officier le mondial.

Tenant du titre, le Paris Saint-Germain a vite affirmé ses ambitions au début de la rencontre. C'est le club de la capitale française qui a ouvert le score, premièrement, grâce au but de Khvicha Kvaratskhelia à la 20e minute.

Après plusieurs tentatives, Aston Villa a réussi à revenir à égalité grâce à John McGinn à la 45e minute. Les deux équipes sont allées à la pause sur le score de 1 but partout.

C'est finalement en deuxième mi-temps que le PSG réussit à passer devant son adversaire. Après de nombreuses occasions, le PSG a repris l'avantage sur Aston Villa avec le but de Désiré Doué à la 61e minute.

Vainqueur de la Ligue des Champions, l'équipe de Luis Enrique remporte une deuxième fois la Super Coupe d'Europe. Les Parisiens entament bien leur début de saison avant le match contre Lens pour le Trophée des champions prévu le dimanche 16 août.

La rencontre a également été marquée par la présence de l'arbitre somalien Omar Artan. Désigné par l'UEFA pour diriger cette finale. Le technicien de 34 ans est devenu le premier arbitre africain à officier lors d'une Super Coupe de l'UEFA.

Cette désignation intervient quelques semaines après son absence de la Coupe du monde 2026. Omar Artan avait été retenu par la FIFA parmi les arbitres appelés à officier lors du Mondial, mais n'a finalement pas pu participer à la compétition, n'ayant pas été autorisé à entrer aux États-Unis.

L'UEFA avait annoncé, en juin 2026, sa désignation pour la Super Coupe dans le cadre du protocole d'accord (« MoU ») conclu avec la Confédération africaine de football (CAF), destiné notamment à renforcer la coopération entre les deux instances dans le domaine de l'arbitrage.

Omar Artan, international FIFA depuis 2018, avait par ailleurs été désigné meilleur arbitre masculin de l'année 2025 par la CAF.

Jean Élysée Nikiéma
Lefaso.net

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Restauration : L'eau, ce droit qu'on nous fait payer de plus en plus

Thu, 13/08/2026 - 01:16

Après une journée passée sous un soleil de plomb, quoi de plus naturel que de s'installer dans un restaurant, passer sa commande et attendre son repas avec un verre d'eau pour se désaltérer ? Pourtant, dans de nombreux établissements, le client doit acheter un sachet ou une bouteille d'eau pour étancher sa soif, même lorsqu'il commande un repas coûtant plus de 2 500 francs CFA.

L'eau n'est pas un produit comme les autres. Elle est un besoin fondamental, indispensable à la vie. Mieux, l'eau c'est la vie, pour reprendre le slogan de l'ONEA. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle occupe une place particulière dans de nombreuses cultures où offrir de l'eau à un visiteur est considéré comme un signe élémentaire d'hospitalité. Le musée de l'eau du sociologue Alassane Samoura ne dira pas le contraire.

L'eau, un besoin vital

Bien entendu, les restaurateurs ont leurs contraintes. Le coût de l'eau, de son stockage, du service et de l'entretien des installations représente une grande charge. Certains établissements préfèrent donc commercialiser uniquement de l'eau conditionnée afin de garantir l'hygiène et de couvrir leurs dépenses. Cet argument est compréhensible.

Cependant, beaucoup de clients estiment qu'un minimum devrait être offert. Un simple verre d'eau servi gratuitement à la demande ne représenterait pas nécessairement un manque à gagner important pour le restaurant. Au contraire, ce geste pourrait être perçu comme une marque d'attention envers la clientèle.

Nous ne disons pas que les restaurants ne doivent pas vendre de l'eau. Les clients qui souhaitent une eau minérale, une marque particulière continueront naturellement à l'acheter. Cela reste une option légitime, notamment pour ceux qui sont soucieux de la provenance ou de la qualité de l'eau. Le problème, c'est l'absence de choix. Offrir un verre d'eau de base permettrait à chacun de se désaltérer sans avoir à sortir systématiquement son portefeuille pour satisfaire un besoin essentiel dans un restaurant.

Lorsqu'un client paie déjà son repas, il peut trouver surprenant de devoir encore payer pour obtenir un simple verre d'eau. Cette perception peut parfois laisser une impression négative de l'établissement, même lorsque la qualité de la cuisine est au rendez-vous.

L'eau, un outil de fidélisation

En entreprise, il est reconnu qu'on ne vend pas que des produits ou des services. Il y a l'expérience, l'accueil et un certain confort qu'il faut prendre en compte. Dans cette logique, offrir de l'eau à ses clients peut être considéré comme un investissement dans la satisfaction et la fidélisation plutôt qu'une perte financière. Les petits gestes gratuits témoignent d'un souci du bien-être du client. Et ce n'est pas rien.

Certains restaurateurs ont d'ailleurs trouvé une approche plus souple. Plutôt que de facturer séparément l'eau, ils intègrent discrètement le coût d'un ou de plusieurs sachets d'eau dans le prix du repas. Le client est ainsi accueilli avec de l'eau sans avoir l'impression de devoir payer un supplément pour satisfaire un besoin élémentaire. Cette pratique contribue à améliorer l'expérience du consommateur tout en permettant à l'établissement de couvrir ses charges.

D'un point de vue marketing, cette stratégie peut également constituer un avantage concurrentiel. Un client qui se sent bien accueilli et considéré est plus susceptible de revenir et de recommander le restaurant à son entourage.

La question reste ouverte. L'accès à l'eau dans les restaurants doit-il être exclusivement marchand ou faire partie des attentions de base offertes aux clients ? Chacun aura son avis. Mais il faut noter que lorsqu'un établissement accueille un client avec un verre d'eau avant même la prise de commande, le geste est souvent apprécié et rarement oublié.

Fredo Bassolé
Lefaso.net

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Heirs Life Assurance nomme le pasteur Jerry Eze administrateur indépendant non exécutif

Thu, 13/08/2026 - 01:11

Lagos, Nigéria – 10 août 2026 – Heirs Life Assurance, la compagnie d'assurance-vie spécialisée du groupe Heirs Insurance Group, a nommé le pasteur Jerry Eze au poste d'administrateur indépendant non exécutif de son conseil d'administration, avec effet au 10 août 2026.

Cette nomination renforce l'engagement de Heirs Life Assurance en faveur de l'inclusion financière et de l'accélération de l'adoption de l'assurance, en renforçant la confiance du public, l'éducation des consommateurs et la résilience financière à long terme à travers le Nigéria.

Malgré son statut de première économie d'Afrique, le taux de pénétration de l'assurance au Nigéria reste inférieur à 1 %, ce qui en fait l'un des plus faibles au monde. Cette situation souligne la nécessité d'élargir l'accès à la protection financière et de renforcer la confiance du public dans l'assurance. Alors que Heirs Life poursuit sa mission de rendre l'assurance accessible à tous les Nigérians, la nomination de M. Eze apporte une perspective unique en matière d'engagement communautaire, de leadership fondé sur des valeurs et d'impact sociétal à grande échelle.

Le pasteur Jerry Eze est le fondateur et pasteur principal de Streams of Joy International Ministry, une organisation religieuse multinationale en pleine croissance qui compte 34 assemblées en Afrique de l'Ouest, en Afrique australe, en Europe et en Amérique du Nord. Il est également l'initiateur de New Season Prophetic Prayers and Declaration (NSPPD), l'une des plus grandes plateformes numériques de prière au monde, qui touche quotidiennement des millions de personnes. À travers son ministère et ses initiatives humanitaires, il est devenu l'une des voix les plus influentes d'Afrique, œuvrant en faveur de l'espoir, de la compassion et de la transformation des communautés.

En dehors de ses activités religieuses, M. Eze est le fondateur de la Jerry Eze Foundation, une organisation philanthropique fondée sur la foi qui apporte une aide au logement et des subventions aux communautés vulnérables et défavorisées. En 2026, il a annoncé l'octroi de 1 milliard de nairas de subventions destinées à soutenir de jeunes entrepreneurs dans les secteurs de l'agriculture, des technologies et de l'industrie manufacturière, contribuant ainsi au développement des entreprises et à la création d'opportunités économiques.

Avant de se consacrer à plein temps au ministère religieux, le pasteur Jerry Eze a fait carrière dans la communication pour le développement. Il a notamment travaillé comme spécialiste de la communication dans le cadre d'un programme de la Banque mondiale consacré au VIH/sida, ainsi qu'auprès du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA). Il est titulaire d'une licence en histoire et relations internationales de l'Abia State University et d'un diplôme de troisième cycle en administration des affaires de l'Enugu State University of Science and Technology.

S'exprimant au sujet de cette nomination, Tony O. Elumelu, CFR, président du conseil d'administration de Heirs Life Assurance, a déclaré :

« Le pasteur Jerry apporte une combinaison exceptionnelle d'intégrité, d'influence et de compréhension approfondie des personnes et des communautés. Alors que nous poursuivons notre mission de démocratiser l'accès à l'assurance, sa vision contribuera à renforcer la confiance des consommateurs, à approfondir l'inclusion financière et à consolider notre engagement à protéger l'avenir financier de millions de Nigérians. Nous sommes ravis de l'accueillir au sein du conseil d'administration de Heirs Life Assurance ainsi que dans la grande famille de Heirs Insurance Group. »

Commentant sa nomination, le pasteur Jerry Eze a déclaré :

« Je suis honoré de rejoindre le conseil d'administration de Heirs Life Assurance à un moment déterminant pour le secteur de l'assurance. La sécurité financière permet aux particuliers, aux familles et aux entreprises de poursuivre leurs aspirations avec davantage de confiance et de résilience. Je me réjouis de travailler avec le conseil d'administration et la direction afin de faire progresser la mission de l'entreprise : rendre l'assurance plus accessible, plus pertinente et plus bénéfique pour chaque Nigérian. »

Heirs Life Assurance est devenue l'une des principales compagnies d'assurance-vie spécialisées du Nigéria. Elle figure au 7e rang du classement du Financial Times des entreprises à la croissance la plus rapide en Afrique.

Elle fait partie des trois activités d'assurance de Heirs Holdings, l'un des principaux groupes d'investissement panafricains, qui détient des participations dans 24 pays et sur quatre continents.

Grâce à une présence numérique omnicanale et à un réseau d'agences physiques réparties à travers le pays, Heirs Life continue de redéfinir l'assurance-vie grâce à l'innovation, à des solutions centrées sur le client et à son engagement à rendre la protection financière accessible à tous les Nigérians.

Heirs Insurance Group, qui regroupe Heirs Life Assurance, Heirs General Insurance et Heirs Insurance Brokers, sert collectivement plus de 3 millions de personnes, directement et indirectement. Le groupe joue un rôle moteur dans l'inclusion financière et le développement de l'assurance numérique au Nigéria, concrétisant ainsi sa mission de démocratiser l'accès à l'assurance.

Categories: Afrique

Cinkansé : Scanning Systems célèbre l'excellence scolaire au Burkina Faso et au Togo

Thu, 13/08/2026 - 01:05

À Cinkansé, à la frontière entre le Burkina Faso et le Togo, l'heure est à la célébration de l'excellence scolaire. Scanning Systems a organisé, le mardi 11 août 2026, la cinquième édition de sa cérémonie de récompense des meilleurs élèves et enseignants des deux pays. Une initiative qui vise à encourager le travail, la discipline et la persévérance dans les établissements scolaires.

Dans les écoles, l'heure n'est pas seulement aux cours et aux examens. Elle est aussi à la reconnaissance des efforts fournis tout au long de l'année scolaire. À Cinkansé, localité frontalière et un carrefour commercial situé à cheval sur la frontière entre le Burkina Faso et le Togo, Scanning Systems a réuni des élèves, des enseignants, des parents et des représentants des autorités à l'occasion de la cérémonie de récompense des meilleurs élèves et enseignants du Burkina Faso et du Togo.

Pour cette deuxième édition, huit élèves, soit quatre pour chacun des deux pays, sont distingués dans les différentes catégories, notamment au CEP, au BEPC et au baccalauréat. Six enseignants, trois du Burkina Faso et trois du Togo, sont également récompensés pour leur engagement dans l'encadrement et la formation des élèves. Pour Scanning Systems, cette cérémonie est désormais un rendez-vous important.

« Le coût total de cette initiative s'élève à environ 5 millions de francs CFA », Albert Mané

Elle constitue une occasion de mettre à l'honneur « l'espoir, la discipline, la persévérance et le résultat de nos objectifs ». À travers cette initiative, l'entreprise réaffirme son engagement en faveur de l'éducation et sa volonté de promouvoir les valeurs de travail et de persévérance. Albert Mané, représentant pays de Scanning Systems au Burkina Faso, a félicité les élèves pour leurs efforts au cours de l'année scolaire et les a invités à maintenir le cap.

« Aujourd'hui, nous voulons récompenser vos efforts et votre engagement au cours de l'année scolaire. Nous vous félicitons pour votre travail et nous vous encourageons à poursuivre vos efforts. Il faut toujours garder à l'esprit que le travail et la persévérance peuvent vous conduire beaucoup plus loin que vous ne l'imaginez », a-t-il expliqué aux élèves.

Quelques autorités prenant part à la cérémonie de remise de fournitures

À l'endroit droit des enseignants, son message sera le suivant : « Cette reconnaissance est une manière pour nous de saluer votre engagement et votre rôle important dans la réussite des enfants… Votre mission est exigeante et votre responsabilité est grande. Vous ne transmettez pas seulement des connaissances, vous participez à la formation des femmes et des hommes qui construiront demain nos sociétés. Nous vous en remercions. »

Pour les lauréats au CEP, le prix est composé d'une attestation, de fournitures scolaires, d'un vélo et d'une somme de 100 000 francs CFA. Pour les lauréats au BEPC, le prix est composé aussi d'une attestation, de fournitures scolaires, d'un vélo et de la somme de 150 000 francs CFA. Pour les bacheliers, le prix est une somme de 400 000 francs CFA. Les meilleurs enseignants, eux, ont tous reçu la somme de 250 000 francs CFA.

Dalilatou Wouratane présentant son prix

Chez les élèves récompensés, la satisfaction est manifeste. Dalilatou Wouratane, élève en classe de CM2 à l'école Cinkansé, a exprimé sa reconnaissance envers ses parents et ses enseignants pour leur accompagnement durant les neuf mois de cours. Elle a également remercié Scanning Systems pour le cadeau reçu, qu'elle considère comme une marque d'excellence.

De son côté, Waliya Konene, qui a obtenu une moyenne de 9,72 à la session 2026 du CEP, considère son prix comme un encouragement à redoubler d'efforts. « À partir de ce jour, je prends un engagement : celui de bien travailler à l'école pour rendre fiers ceux qui nous épaulent pour qu'on soit meilleurs chaque jour », a-t-elle déclaré.

« Je me sens prête pour débuter la 6ᵉ », Waliya Konene

Mouhammad Zampaligré, élève à l'école Cinkansé C, a lui aussi exprimé sa satisfaction. Avec une moyenne de 9,36/10, il estime que le prix reçu constitue une motivation supplémentaire pour la suite de son parcours scolaire. « Je souhaite que les années à venir, Scanning system fasse de même pour ceux qui réussiront à leurs examens, pour aider les parents ».

L'innovation à cette édition concerne la distinction des enseignants. Six éducateurs, trois de chaque côté de la frontière, sont récompensés pour leur contribution à la formation des élèves. Professeur d'anglais au lycée Cinkansé C, Dramane Bansé figure parmi les enseignants distingués. Il a reçu une récompense de 250 000 francs CFA. Pour lui, cette distinction est à la fois une fierté et une source de motivation.

« Je me sens honoré. Je me remercie Scanning Systems », Dramane Bansé

« Récompenser les enseignants, c'est vraiment quelque chose de bien visé. Si cette dynamique se poursuit, je crois que cela contribuera à galvaniser les enseignants », a-t-il déclaré. Rappelons que cette initiative a été saluée par les représentants des communes de Cinkansé des deux pays.

« Cette initiative de la société Scanning Systems illustre la volonté commune de renforcer la coopération transfrontalière et de promouvoir un cadre propice au développement de nos communautés », a salué le représentant de la délégation spéciale de la commune de Yargatenga, tout en invitant la société à poursuivre son engagement pour une éducation de qualité.

« On félicite nos élèves et on prie pour que les années à venir soient meilleures », Abraham Diessongo

Pour rappel, la société Scanning Systems développe et exploite principalement des Postes de contrôle juxtaposés (PCJ). Ces infrastructures permettent aux administrations de deux pays voisins de regrouper leurs contrôles en un même lieu, toute chose qui contribue à réduire les délais de passage, à améliorer la sécurité et à fluidifier le transport des marchandises et des personnes.

Depuis 2009, l'entreprise exploite le premier PCJ de l'UEMOA, situé à Cinkansé, à la frontière entre le Burkina Faso et le Togo, dans le cadre d'un partenariat public-privé. En modernisant les frontières, la société contribue à faciliter la circulation des marchandises, à améliorer la coordination entre les administrations douanières et policières et à renforcer la sécurité des corridors routiers. Son siège est à Abidjan en Côte d'Ivoire. Et outre le Burkina Faso et le Togo, la société intervient dans d'autres pays de la sous-région.

Erwan Compaoré
Lefaso.net

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‎Lutte contre la fraude : Des produits prohibés de plus de 141 millions FCFA saisis ‎

Thu, 13/08/2026 - 01:00

‎La Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF) a intensifié ses actions de terrain entre le 20 juillet et le 5 août 2026. En l'espace de deux semaines, les équipes ont mis la main sur des produits frauduleux et prohibés d'une valeur globale estimée à 141 383 500 FCFA, informe la CNLF sur sa page Facebook.

‎Les opérations ont permis de démanteler plusieurs réseaux impliqués dans le détournement de carburant subventionné, l'introduction illicite de produits médicaux, le commerce de produits interdits ainsi que le trafic de diverses marchandises. Parmi les saisies les plus importantes figure l'interception, le 20 juillet sur la voie de contournement de Ouagadougou, de 10 000 litres de gasoil subventionné destinés illicitement à une usine. Les investigations menées par la suite à Kouba et à Koubri ont conduit à la saisie respectivement de 3 000 litres et de 13 000 litres de gasoil destinés à des entreprises. Selon la CNLF, ces pratiques causent un important manque à gagner pour le Trésor public.

‎Dans le domaine de la santé, une opération réalisée le 3 août à Ouagadougou a abouti à la saisie de consommables médicaux et de produits assimilés introduits en contrebande, pour une valeur estimée à 68,017 millions de FCFA. Parmi les produits interceptés figurent notamment 76 cartons d'anabolisants, dont la circulation illégale représente un risque pour la santé des populations.


‎À Zabré, une enquête menée durant plus de deux mois a permis l'interception d'un camion-remorque transportant frauduleusement plusieurs produits de grande consommation. La cargaison comprenait du sucre, de l'huile, du riz, de la farine, des boissons alcoolisées, de la tomate, des cubes alimentaires et des spaghettis. La valeur de cette saisie est estimée à 34,447 millions de FCFA.


‎Les agents de la CNLF ont également saisi 160 colis de sachets plastiques interdits à Poè, ainsi que des boissons énergisantes alcoolisées et de la chicha dans le quartier Karpala.

‎À travers ces différentes opérations, la Coordination nationale de lutte contre la fraude réaffirme sa volonté de protéger l'économie nationale, de préserver les ressources publiques et de garantir la sécurité sanitaire des citoyens. Elle invite par ailleurs les populations à demeurer vigilantes et à collaborer avec les services compétents dans la lutte contre la fraude et la contrebande.



‎Lefaso.net
‎Source :
Page Facebook Coordination nationale de lutte contre la fraude

Categories: Afrique

Microfinance : La CODEC-Ouaga initie une rencontre pour renforcer ses liens avec les commerçants des marchés et yaars

Thu, 13/08/2026 - 01:00

La Coopérative diocésaine d'épargne et de crédit de Ouagadougou (CODEC-Ouaga) a organisé, le mardi 11 août 2026 à la cathédrale de l'Immaculée-Conception, une rencontre d'échanges et d'information avec les responsables des marchés et yaars de la ville de Ouagadougou. Cette initiative visait à renforcer la relation de confiance entre l'institution de microfinance et les acteurs économiques des 12 arrondissements et des 6 communes de Ouagadougou.

Cette rencontre s'est tenue dans un contexte marqué par des pertes financières enregistrées par de nombreux commerçants auprès de structures de microfinance peu fiables. Pour la CODEC-Ouaga, l'enjeu a donc été de renforcer le dialogue avec les commerçants, mais aussi de mieux leur faire connaître les mécanismes, les produits et les services mis à leur disposition.

L'activité a été organisée en collaboration avec l'Union nationale des associations des commerçants des marchés et yaars du Burkina, qui a assuré la mobilisation des responsables des marchés et yaars, avec le soutien et l'accompagnement du Bureau des commerçants catholiques.

Les participants ont suivi avec beaucoup d'attention la présentation des produits et services proposés par la CODEC-Ouaga

Au cours de la rencontre, les participants ont bénéficié d'une formation sur les chaînes de valeur riz et volaille, dans le cadre des Activités génératrices de revenus (AGR). La CODEC-Ouaga a également présenté son produit de tontine CODECO, lancé le 24 avril 2025, ainsi que ses différentes innovations et les avantages liés à ce dispositif.

Les tontinières chargées d'assurer la collecte de proximité dans les marchés et yaars ont également été présentées par agence et par zone d'intervention. Cette démarche vise à rapprocher davantage les services de la CODEC-Ouaga des commerçants et à leur permettre d'épargner dans un cadre organisé et sécurisé.
La rencontre a aussi permis aux responsables des commerçants d'exprimer leurs préoccupations et de poser leurs questions. La CODEC-Ouaga a, par ailleurs, sollicité leur accompagnement afin de faciliter l'adhésion massive des commerçants à la tontine CODECO.

Les responsables des commerçants ont échangé avec les responsables de la CODEC-Ouaga sur les questions liées à l'épargne et au financement

Un partenariat fondé sur la proximité et la confiance

Pour Franck Delwendé Compaoré, directeur général de la CODEC-Ouaga, cette démarche répond à la volonté de l'institution de microfinance de rester proche de ses membres et de ses clients.
« L'objectif est de leur permettre de mieux comprendre nos activités et de leur présenter de manière détaillée les produits et services que nous proposons, afin de favoriser leur adhésion. Cette démarche contribue également à renforcer la confiance. En matière de collecte de l'épargne, nous avons une lourde responsabilité.
Nous avons donc pris l'engagement d'organiser cette rencontre afin de consolider davantage cette confiance. La CODEC-Ouaga existait déjà, mais en tant qu'acteurs de la microfinance, notre rôle est de rester proches de nos membres et de nos clients. C'est aussi ce qui fait notre différence par rapport aux autres. La microfinance comporte à la fois une dimension sociale et économique. Sur le plan social, l'éducation financière est essentielle. Elle permet aux membres, lorsqu'ils bénéficient de financements, de mieux les gérer et de savoir comment les utiliser afin de pouvoir les rembourser dans de bonnes conditions », a-t-il expliqué.

Le DG de la CODEC-Ouaga, Franck Delwendé Compaoré (en tenue noire), a remercié les participants, qu'il considère comme des partenaires, pour leur forte mobilisation

La mobilisation enregistrée à cette occasion a satisfait le directeur général de la CODEC-Ouaga. Pour lui, cette première expérience constitue une réussite et traduit l'intérêt des commerçants pour un dialogue direct avec leur institution financière.
« Nous sommes plus que satisfaits de la mobilisation enregistrée à cette occasion. Pour une première rencontre, je considère que c'est une réussite, aussi bien pour la CODEC-Ouaga que pour l'Union des associations des marchés et yaars du Burkina. Il s'agit d'un partenariat gagnant-gagnant : nous avons besoin d'eux, tout comme ils ont besoin de nous », a-t-il ajouté.

La CODEC-Ouaga entend ainsi inscrire cette démarche dans la durée. Son directeur général envisage notamment d'instituer ce type de rencontres de manière régulière, idéalement sous la forme d'un rendez-vous annuel.

La tontine CODECO a été présentée aux responsables des marchés et yaars de Ouagadougou

Du côté des commerçants, l'initiative a également été accueillie favorablement. Malgr Naaba Ilboudo, président de l'Union nationale des associations des commerçants et yaars du Burkina, s'est réjoui de cette occasion d'échange, particulièrement autour de la gestion financière.
Il a salué la formation proposée ainsi que la présentation du nouveau dispositif de tontine, qu'il considère comme une réponse pouvant contribuer à soutenir les commerçants dans leurs activités. Il a également exprimé la reconnaissance des responsables des marchés et yaars à la CODEC-Ouaga pour cette initiative.

Malgr Naaba Ilboudo, a par ailleurs réaffirmé la confiance des commerçants envers l'institution. Forts de leur expérience dans le commerce et de leur connaissance de plusieurs institutions de microfinance, les acteurs des marchés et yaars considèrent le dispositif présenté comme une innovation intéressante. Ils souhaitent ainsi voir cette nouvelle dynamique produire des résultats concrets au bénéfice des commerçants.

Malgr Naaba Ilboudo (au milieu), a salué l'initiative de la CODEC-Ouaga et exprimé la confiance des commerçants envers l'institution de microfinance

Les avantages des services proposés par la CODEC-Ouaga

Au-delà de cette rencontre, la démarche de la CODEC-Ouaga témoigne d'une volonté de placer la proximité et l'accompagnement au cœur de son action. L'institution ne se limite pas à proposer des services financiers : elle met également l'accent sur l'éducation financière, la sensibilisation et l'accompagnement de ses membres afin de leur permettre de mieux gérer leur épargne et leurs financements.

Forte de près de 19 années d'expérience, la CODEC-Ouaga s'appuie aujourd'hui sur un réseau de 10 agences interconnectées. Portée par l'Église Famille de Ouagadougou depuis 2007, elle revendique trois valeurs essentielles dans son fonctionnement : la sécurité, la transparence et la fiabilité.

À travers la tontine CODECO, l'institution mise notamment sur une épargne accessible et une collecte de proximité. La mise minimale est fixée à 500 francs CFA, sur une cotisation de 31 jours renouvelables. Pour les mises à partir de 20 000 francs CFA, la commission est plafonnée à 20 000 francs CFA. La CODEC-Ouaga propose également des possibilités d'accompagnement financier pouvant atteindre 2 millions de francs CFA, sans garantie matérielle.

D'autres rencontres sont prévues afin de consolider davantage le partenariat entre la CODEC-Ouaga et les acteurs des marchés et yaars

Sur le terrain, les tontinières assurent la collecte directement dans les marchés et yaars grâce à des terminaux de paiement électronique. Elles sont sélectionnées, formées et encadrées afin de garantir un service de proximité répondant aux exigences de l'institution. La sécurité de l'épargne constitue également un axe majeur, avec un dispositif permettant au client d'être le seul à pouvoir effectuer le retrait de son épargne.
La CODEC-Ouaga poursuit en outre sa modernisation avec un projet de digitalisation de ses services. Une future application mobile doit notamment permettre l'adhésion et le suivi de l'épargne en temps réel, renforçant ainsi l'accessibilité et la transparence des services proposés.

À travers ces différentes initiatives, la CODEC-Ouaga cherche à se positionner comme un partenaire financier de proximité pour les commerçants, en tenant compte de leurs réalités quotidiennes. Son ancrage dans la capitale, son expérience, son réseau d'agences et sa volonté de maintenir un dialogue régulier avec ses membres constituent autant d'atouts pour accompagner les acteurs économiques dans leurs activités.
La CODEC-Ouaga est une institution de microfinance portée par l'Église Famille de Ouagadougou.

Créée en 2007, elle œuvre dans l'épargne, le crédit et l'accompagnement financier de ses membres. Avec près de deux décennies d'expérience et un réseau d'agences interconnectées, elle poursuit sa mission autour de la sécurité, de la transparence et de la fiabilité, tout en développant des services de proximité et des solutions adaptées aux besoins des populations, notamment des commerçants des marchés et yaars.

SB
Dalila Ky (stagiaire)
Vidéo : Anita Zongo

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Burkina/Coupures nocturnes d'électricité : La SONABEL apporte des éclaircissements

Thu, 13/08/2026 - 00:00

‎Les coupures d'électricité enregistrées ces dernières semaines durant la nuit dans plusieurs villes du Burkina s'expliquent par un phénomène naturel saisonnier. Dans une note d'information publiée le 11 août 2026 sur sa page Facebook, la Société nationale d'électricité du Burkina (SONABEL) a indiqué que les perturbations constatées dans les régions du Nazinon, du Djôrô, du Yaadga et du Nando sont principalement liées à la migration massive de chauves-souris frugivores, communément appelées roussettes.

‎La SONABEL explique que ces mammifères volants se déplacent en grands essaims pendant la nuit, notamment entre 20 heures et 5 heures du matin. Au cours de leurs déplacements, ils entrent fréquemment en contact avec les lignes électriques moyenne tension, provoquant des courts-circuits à l'origine des interruptions temporaires de la fourniture d'électricité.


‎Face à cette situation, la SONABEL assure que ses équipes d'intervention restent mobilisées et en état d'alerte permanente. Des patrouilles sont régulièrement déployées afin d'identifier les zones touchées, procéder aux réparations nécessaires et rétablir le courant dans les meilleurs délais. La SONABEL précise également que ses services techniques travaillent activement à la mise en œuvre de solutions durables pour limiter l'impact de ce phénomène environnemental récurrent sur le réseau électrique.


‎Tout en présentant ses excuses aux abonnés pour les désagréments occasionnés, la SONABEL souligne que ces perturbations sont indépendantes de sa volonté et remercie les usagers pour leur compréhension et leur confiance. Pour tout signalement d'anomalie ou demande d'information, les abonnés peuvent contacter le Centre d'appels de la SONABEL au 80 00 11 30.


‎Lefaso.net
‎Source :
Page Facebook SONABEL

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Appel à candidatures pour l'admission en Licence au titre de l'année universitaire 2026-2027

Wed, 12/08/2026 - 22:00

Le Président de l'Université Thomas SANKARA (UTS) informe le public (étudiants et travailleurs) du recrutement d'auditeurs en Licences professionnelles niveau 1 & 3 (L1&L3) à former à l'Institut Universitaire de Formations Initiale et Continue (IUFIC) au titre de l'année universitaire 2026-2027. Sont concernés, les cursus suivants :

Licence 1 (en régime cours du jour à partir de 8 heures)
• Sociologie de la Santé ;
• Finance-Comptabilité-Contrôle (FCC) ;

Licence 3 (en régime cours du soir à partir de 17 heures)
• Finance-Comptabilité-Contrôle (FCC) ;
• Science Politique ;
• Gestion des Ressources Humaines (GRH) ;
• Protection et Droits de l'Enfant (PDE) ;
• Fiscalité.

I. DUREE DE LA FORMATION
Les formations se dérouleront sur un (1) an, soit deux (02) semestres par niveau (semestre 1 et semestre 2 pour L1 et semestres 5 et 6 pour L3).
II. CONDITIONS D'ACCES
• L'accès à la Licence 1 est ouvert aux étudiants titulaires du BAC A4, D, C pour le cursus Sociologie de la Santé ;

• L'accès à la Licence 1 est ouvert aux étudiants titulaires du BAC G2, D, C pour le cursus Finance-Comptabilité-Audit ;

• L'accès à la licence (L3) est ouvert aux étudiants ayant validé la deuxième année (L2) de licence en sciences économiques, en gestion, ou tout autre diplôme reconnu équivalent pour le cursus Finance-Comptabilité-Contrôle (FCC) ;

• L'accès à la licence (L3) est ouvert aux étudiants ayant validé la deuxième année (L2) de licence en sciences économiques, en gestion, en sciences juridiques, ou tout autre diplôme reconnu comme équivalent pour les cursus suivants :
Fiscalité ;
Gestion des Ressources Humaines (GRH) ;

• L'accès à la licence (L3) est ouvert aux étudiants ayant validé la deuxième année (L2) de licence en sciences juridiques, sciences politiques, en sciences économiques, en gestion, ou tout autre diplôme reconnu comme équivalent pour le cursus Sciences politiques.

• L'accès à la licence (L3) est ouvert aux étudiants ayant validé la deuxième année (L2) de licence en sciences humaines, en sciences juridiques, sciences politiques, en sciences économiques, en gestion, ou tout autre diplôme reconnu comme équivalent pour le cursus Protection et Droits de l'Enfant (PDE).

III. COÛT DE LA FORMATION :
Licence 1 :
 Frais d'inscription (payable du 15 septembre au 30 octobre 2026 sur la plateforme Campus Faso) :
 51500 F CFA
 252 000 CFA pour les ressortissants Zone hors UEMOA.
 Frais de formation :
 300 000 FCFA
 Paiement en trois (3) tranches (sur la plateforme Campusfaso par FasoArzeka) selon les modalités suivantes :
101 500 FCFA au début du mois d'octobre 2026
101 500 FCFA au mois de décembre 2026
101 500 FCFA au mois de janvier 2026

Licence 3 :
Frais d'inscription (payable du 15 septembre au 30 octobre 2026 sur la plateforme Campus Faso) :
 51 500 FCFA pour les ressortissants des pays de l'UEMOA
 252 000 CFA pour les ressortissants Zone hors UEMOA.
• Frais de formation :
 506 000 FCFA
 Paiement en quatre (4) tranches (sur la plateforme Campusfaso par par FasoArzeka) selon les modalités suivantes :
201 500 FCFA au début du mois d'octobre 2026
101 500 FCFA au mois de décembre 2026
101 500 FCFA au mois de février 2027
101 500 FCFA au mois d'avril 2027

IV. MODALITES DE CANDIDATURE :
• Dossier de candidature à déposer en ligne sur la plateforme www.campusfaso.bf à travers le menu “Candidature”, comprenant les pièces suivantes :
 Copie légalisée de de l'attestation du BAC/diplôme du BAC et son relevé de notes ;
 Extrait d'acte de naissance (PDF) ;
 Curriculum Vitae (CV) détaillé (PDF) ;
 Copie certifiée conforme de la CNIB ;
 Les copies légalisées des relevés de notes des semestres S1, S2, S3 et S4 et de l'attestation du DEUG ou de l'attestation de niveau BAC+2 (scannées dans un seul fichier au format PDF) pour les candidats à la Licence

3.
 Lettre de motivation
• Créer son Identifiant National d'Etudiant (INE) pour ceux qui n'en disposent pas sur la plateforme www.campusfaso.bf en cliquant sur « Ouvrir mon compte » puis sur le menu « inscription ancien bac » pour les nationaux ou sur « bac étranger » pour les non nationaux.
• Frais de dossier non remboursables d'un montant de quinze mille cinq cents (15 500) Francs CFA, payables via la plateforme www.campusfaso.bf par Coris Money, Moov Money ou Orange Money.
Dépôt de dossier : du 1er août au 10 septembre 2026 ;
Sélection de dossiers et Publication des résultats : 15 septembre 2026 ;

Début des cours : octobre 2026.
N.B. Les enseignements se dérouleront en présentiel, (en soir pour les L3 et en jour à partir de 8h00 pour les L1) du lundi au vendredi de 17 heures à 21 heures (pour les L3) et les samedis à partir de 08 heures. Les horaires de cours peuvent être réajustés en fonction des circonstances.
Pour de plus amples informations, veuillez consulter le site de l'UTS www.uts.bf et la page Facebook de l'IUFC.

Pr T. Didier ZOUNGRANA
Professeur titulaire en Economie

Categories: Afrique

Appel à candidatures pour l'admission en master niveau 2 au titre de l'année universitaire 2026-2027

Wed, 12/08/2026 - 22:00

Appel à candidatures pour l'admission en master niveau 2 au titre de l'année universitaire 2026-2027
Le Camarade Président de l'Université Thomas SANKARA (UTS) informe le public (étudiants et travailleurs) du recrutement d'auditeurs en Master professionnel niveau 2 à former à l'Institut Universitaire de Formations Initiale et Continue (IUFIC) au titre de l'année universitaire 2026-2027. Sont concernés, les cursus suivants :
• Conseil Juridique d'Entreprise (CJE) ;
• Droit des Affaires et Fiscalité (DAF) ;
• Droit Pénal et Sciences Criminelles (DPSC) ;
• Executive Master of Business Administration (Executive MBA) ;
• Finance Comptabilité Contrôle (FCC) ;
• Finance Quantitative et Gestion des Risques Financiers (FQGRF) ;
• Intelligence Economique et Développement International (IEDI) ;
• Politique de Développement et Gestion des Industries Extractives (PDGIE) ;
• Ingénierie Statistique de l'Environnement (ISE) ;
• Développement Local et Gestion des Collectivités Territoriales (DevLoc) ;
• Energies Renouvelables, Développement et Economie Verte (ERDEV)
• Protection et Droits de l'Enfant (PDE) ;
• Droit et Politique de l'Environnement (DPE) ;
• Gestion des ressources humaines (GRH) ;
• Management des projets (MP) en Co diplomation avec l'Université Senghor d'Alexandrie.

I. DUREE DE LA FORMATION
Les formations se dérouleront sur un (1) an, soit deux (02) semestres (semestre 1 et semestre 2).

II. CONDITIONS D'ACCES
• Être titulaire d'un master 1 ou équivalent en sciences juridiques option droit privé pour les cursus suivants :
 Conseil Juridique d'Entreprise (CJE) ;
 Droit Pénal et Sciences Criminelles (DPSC) ;
 Droit des Affaires et Fiscalité (DAF).

• Être titulaire d'un master 1 ou équivalent en sciences économiques ou sciences de gestion pour les cursus suivants :

 Finance Comptabilité Contrôle (FCC) ;
 Finance Quantitative et Gestion des Risques Financiers (FQGRF).

• Être titulaire d'un master 1 ou équivalent en sciences politiques, sciences économiques, sciences de gestion, sciences humaines ou sciences de l'information et de la communication pour le cursus Intelligence Economique et Développement International (IEDI).

• Être titulaire d'un master 1 ou équivalent en sciences humaines, sciences juridiques, sciences politiques ou sciences économiques pour les cursus ci-après :
 Politique de Développement et Gestion des Industries Extractives (PDGIE) ;
 Développement Local et Gestion des Collectivités Territoriales (DevLoc) ;
 Energies Renouvelables, Développement et Economie Verte (ERDEV) ;
 Protection et Droits de l'Enfant (PDE) ;
 Droit et Politique de l'Environnement (DPE) ;
 Gestion des Ressources humaines.

• Être titulaire d'un master 1 ou équivalent en sciences économiques, sciences de gestion, sciences humaines, sciences exactes et appliquées pour le cursus Ingénierie Statistique de l'Environnement (ISE).

• Être titulaire d'un master 1 ou équivalent en sciences juridiques, sciences économiques ou sciences de gestion dans le cursus Exécutive Master of Business Administration (Exécutive MBA).

• Être titulaire d'un Master 1 ou Maîtrise validé dans un domaine correspondant à la spécialité et délivré par une institution reconnue par le CAMES ;
L'admission est également possible pour l'Université Senghor par validation des acquis professionnels et personnels à partir de trois (03) ans d'expérience pour les candidats titulaires d'un bac+3 validé ; dans ce cas seul le diplôme de master de l'Université Senghor sera délivré.

III. COÛT DE LA FORMATION :
• Frais d'inscription (payable du 15 septembre au 30 octobre 2026 sur la plateforme Campus Faso) :
 51 500 FCFA pour les ressortissants des pays de l'UEMOA ;
 252000 CFA pour les ressortissants Zone hors UEMOA.

• Frais de formation :
 1 712 000 FCFA pour le cursus Exécutive MBA et Management des Projets ;
 856 000 FCFA pour les autres Masters ;
 Paiement en quatre (4) tranches (sur la plateforme www.campusfaso.bf par FasoArzéka) selon les modalités suivantes :

IV. MODALITES DE CANDIDATURE :
• Dossier de candidature à déposer en ligne sur la plateforme www.campusfaso.bf à travers le menu “Candidature”, comprenant les pièces suivantes :
 Copie légalisée de l'attestation du BAC/Diplôme du BAC ;
 Photocopies légalisées de l'attestation de la maitrise, de l'attestation de niveau master 1 ou tout autre diplôme équivalent et des relevés de notes de la licence 1 au M1 ou de la première à la quatrième année (scannées dans un seul fichier au format PDF) ;
 Curriculum Vitae (en PDF) ;
 Extrait d'acte de naissance
 Certificat de nationalité
 Lettre de motivation
 Copie certifiée conforme de la CNIB

• Créer son Identifiant National d'Etudiant (INE) pour ceux qui n'en disposent pas sur la plateforme www.campusfaso.bf en cliquant sur « Ouvrir mon compte » puis sur le menu « inscription ancien bac » pour les nationaux ou sur « bac étranger » pour les non nationaux.

• Frais de dossier non remboursables d'un montant de quinze mille cinq cents (15 500) Francs CFA, payables via la plateforme www.campusfaso.bf par Faso Arzeka à travers Coris Money, Moov Money ou Orange Money.

Dépôt de dossier : du 1er août au 10 septembre 2026 ;
Publication des résultats de sélection : 15 septembre 2026 ;
Début des cours : octobre 2026.
N.B. Les enseignements se dérouleront en présentiel, en soirée du lundi au vendredi de 17 heures à 21 heures et les samedis à partir de 08 heures. Les horaires de cours peuvent être réajustés en fonction des circonstances.
Pour de plus amples informations, veuillez consulter le site de l'UTS www.uts.bf et la page Facebook de l'IUFIC.

Pr T. Didier ZOUNGRANA
Professeur titulaire en Economie

Categories: Afrique

Appel à candidatures pour l'admission en master niveau 1 au titre de l'année universitaire 2026-2027

Wed, 12/08/2026 - 22:00

Le Camarade Président de l'Université Thomas SANKARA (UTS) informe le public (étudiants et travailleurs) du recrutement d'auditeurs en Master professionnel niveau 1 à former à l'Institut Universitaire de Formations Initiale et Continue (IUFIC) au titre de l'année universitaire 2026-2027. Sont concernés, les cursus suivants :

• Intelligence Economique et Développement International (IEDI) ;
• Droit des Affaires et Fiscalité (DAF) ;
• Développement Local et Gestion des Collectivités Territoriales (DevLoc) ;
• Energies Renouvelables, Développement et Economie Verte (ERDEV) ;
• Finance Comptabilité Contrôle (FCC) ;
• Finance Quantitative et Gestion des Risques Financiers (FQGRF) ;
• Ingénierie Statistique de l'Environnement (ISE) ;
• Politique de Développement et Gestion des Industries Extractives (PDGIE) ;
• Protection et Droits de l'Enfant (PDE) ;
• Droit et Politique de l'Environnement (DPE) ;
• Droit Pénal et Sciences Criminelles (DPSC)
• Conseil Juridique d'Entreprise (CJE)
• Marketing et Gestion (MG)

I. DUREE DE LA FORMATION
Les formations se dérouleront sur un (1) an, soit deux (02) semestres (semestre 1 et semestre 2).
II. CONDITIONS D'ACCES
• Être titulaire d'un diplôme de licence en sciences juridiques ou tout autre diplôme admis en équivalence, pour les cursus suivants :
Droit des Affaires et Fiscalité (DAF) ;
Droit Pénal et Sciences Criminelles (DPSC) ;
Conseil Juridique d'Entreprise (CJE).
• Être titulaire d'un diplôme de licence en sciences économiques ou sciences de gestion ou tout autre diplôme admis en équivalence, pour les cursus suivants :

Finance Comptabilité Contrôle (FCC) ;
Finance Quantitative et Gestion des Risques Financiers (FQGRF).
• Être titulaire d'un diplôme de licence en sciences politiques, sciences économiques, sciences de gestion, sciences humaines, sciences de l'information et de la communication ou tout autre diplôme admis en équivalence, pour le cursus Intelligence Economique et Développement International (IEDI).
• Être titulaire d'un diplôme de licence en sciences humaines, sciences juridiques, sciences politiques, sciences économiques ou tout autre diplôme admis en équivalence, pour les cursus ci-après :

 Politique de Développement et Gestion des Industries Extractives (PDGIE) ;
 Développement Local et Gestion des Collectivités Territoriales (DevLoc) ;
 Energies Renouvelables, Développement et Economie Verte (ERDEV) ;
 Protection et Droits de l'Enfant (PDE) ;
 Droit et Politique de l'Environnement (DPE)

• Être titulaire d'une Licence ou équivalent en sciences économiques, sciences de gestion, sciences humaines, sciences exactes et appliquées, sciences de la vie et de la terre pour le cursus Ingénierie Statistique de l'Environnement (ISE).

III. COÛT DE LA FORMATION :
• Frais d'inscription (payable du 15 septembre au 30 octobre 2026 sur la plateforme Campus Faso) :
 51 500 FCFA pour les ressortissants des pays de l'UEMOA ;
 252000 CFA pour les ressortissants Zone hors UEMOA.
• Frais de formation :
 856 000 FCFA
 Paiement en quatre (4) tranches (sur la plateforme Campusfaso par Faso Arzeka) selon les modalités suivantes :

303.0000 CFA FCFA au plus tard 31octobre 2026 ;
191 500 F CFA FCFA au plus tard 31 décembre 2026 ;
191 500 F CFA FCFA au mois de février 2027 ;
171 500 FCFA F CFA au mois d'avril 2027.

IV. MODALITES DE CANDIDATURE :
• Dossier de candidature à déposer en ligne sur la plateforme www.campusfaso.bf à travers le menu “Candidature”, comprenant les pièces suivantes :
 Copie légalisée de l'attestation du BAC/diplôme du BAC ;
 Curriculum Vitae (CV) détaillé daté et signé avec photo (fichier unique en PDF) ;
 Photocopies légalisées de l'attestation de licence et des relevés de notes de la licence 1 à la licence 3 (scannées dans un seul fichier PDF) ;
 Extrait d'acte de naissance ;
 Certificat de nationalité ;
 Copie certifiée conforme de la CNIB.
• Créer son Identifiant National d'Etudiant (INE) pour ceux qui n'en disposent pas sur la plateforme www.campusfaso.bf en cliquant sur « Ouvrir mon compte » puis sur le menu « inscription ancien bac » pour les nationaux ou sur « bac étranger » pour les non nationaux ou bac étranger.
• Frais de dossier non remboursables d'un montant de quinze mille cinq cents (15 500) Francs CFA, payables via la plateforme www.campusfaso.bf par Coris Money, Moov Money ou Orange Money.

 Dépôt de dossier : du 1er août au 10 septembre 2026 ;
 Sélection de dossiers et publication des résultats : 15 septembre 2026 ;
 Début des cours : octobre 2026

N.B. Les enseignements se dérouleront en présentiel, en soirée du lundi au vendredi de 17 heures à 21 heures et les samedis à partir de 8 heures. Les horaires de cours peuvent être réajustés en fonction des circonstances.
Pour de plus amples informations, veuillez consulter le site de l'UTS www.uts.bf et la page Facebook de l'IUFC.

Pr T. Didier ZOUNGRANA
Professeur titulaire en Economie

Categories: Afrique

In memoria : Emile Bassono

Wed, 12/08/2026 - 21:30

13 Août 1996 – 13 Août 2026

30 ans qu'il a plu au Seigneur de te rappeler auprès de lui…
Ton héritage perdure à travers tes accomplissements
et les souvenirs que tu as laissé dans nos cœurs papa.

30 ANS

Emile Bassono
Journaliste, Ancien Ministre, Ancien Directeur de l'École
Française des Attachés de Presse (EFAP–Afrique/Abidjan),

Homme de conviction, de foi et de valeurs,

ton exemple continue d'éclairer nos pas et d'inspirer nos vies.

Pour le 30ème anniversaire de son décès,

son épouse, ses enfants et sa famille vous invitent à une messe de requiem
qui sera célébrée pour le repos de son âme le jeudi 13 août 2026
à 18H30 à la paroisse Saint Jean XXIII de Ouagadougou.

Union de prières.

Celui qui croit en moi vivra, même s'il meurt.

Jean 11:25

Categories: Afrique

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