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Updated: 1 month 6 days ago

Burkina Faso : La Caisse populaire de Koupéla dresse le bilan de 2025 lors de sa 15ᵉ Assemblée générale ordinaire couplée avec son Assemblée générale extraordinaire

Tue, 28/04/2026 - 13:48

La Caisse populaire de Koupéla a tenu, le samedi 25 avril 2026 à Koupéla, sa 15ᵉ Assemblée générale ordinaire (AGO), couplée à une Assemblée générale extraordinaire (AGE). Venant de Koupéla, Pouytenga, Zorgho et Mogtédo, les coopérateurs ont répondu présents à ce rendez-vous annuel de redevabilité et d'orientation.

L'Assemblée générale extraordinaire a été consacrée à la relecture des statuts, du règlement intérieur ainsi que de la convention d'affiliation avec la faîtière des caisses populaires du Burkina Faso.
L'Assemblée générale ordinaire a fait le bilan des activités de l'exercice 2025, notamment celles du conseil d'administration et de la direction, du conseil de surveillance, du comité de crédit, du rapport du commissaire aux comptes, et s'est terminée par le renouvellement des organes ainsi que la remise d'attestations de reconnaissance aux administrateurs en fin de mandat.

Les autorités ont salué la tenue de cette assemblée générale ordinaire et extraordinaire

« La Caisse populaire de Koupéla, avec ses agences et guichets, s'étale sur deux régions (le Nakambé et Oubri). Cette grandeur ne se mesure pas seulement en termes de couverture géographique, du nombre de ses agences ni de son personnel, mais par rapport à ses indicateurs de gestion. Ce qui m'amène à vous donner quelques indicateurs clés au 31 décembre 2025. Nous avons pu atteindre un niveau de fonds propres près d'1 milliard, mobiliser une épargne de plus de 7 milliards, octroyer des crédits de près de 4 milliards avec un taux de remboursement de plus de 99 % et atteindre un actif de plus de 8 milliards.

La réalisation de ces résultats a été possible grâce aux efforts conjugués de tous (personnel comme dirigeants), mais aussi bien de la Direction technique Est et de la Faîtière des caisses populaires du Burkina et surtout des coopérateurs qui nous ont fait confiance en choisissant la Caisse populaire de Koupéla.
Nous remercions les populations de Koupéla, Pouytenga, Zorgho et Mogtédo pour leur forte mobilisation et nous sollicitons leur accompagnement pour améliorer davantage nos performances en 2026 », a indiqué le directeur de la caisse, Mitibkièta François de Sales Tapsoba, à l'issue des travaux.

Selon le directeur de la caisse, François Tapsoba, l'exercice 2025 a été positif pour l'institution car elle a mobilisé un encours d'épargne de plus de 7,25 milliards de FCFA

La cérémonie a débuté avec le mot de bienvenue du président de la délégation spéciale de Koupèla, Moumouni Sagnon. Il a souhaité la bienvenue à tous les membres présents dans la belle cité du « granite blanc ». Il s'est réjoui de leur présence effective et les a remerciés pour leur déplacement. Il a salué cette rencontre qui constitue un cadre important d'échanges et de concertation entre les membres. Il a ensuite formulé des vœux de bons travaux à l'ensemble des participants. »

Prenant la parole, le président du conseil d'administration, Adama Kaboré, a souhaité la bienvenue à tous les coopérateurs à ces assises, qui sont de véritables tremplins de l'expression de la démocratie coopérative. Il a remercié les autorités administratives, militaires, coutumières et religieuses pour leur appui constant.
Le directeur technique Est, Mahamoudou Nikièma, a livré le message de la directrice générale, il a salué la mobilisation, évoqué l'adoption de nouveaux textes renforçant la gouvernance et la transparence dans le cadre de l'entrée en vigueur de la nouvelle loi de la microfinance, présenté les innovations en cours au RCPB, notamment la digitalisation, avant de féliciter la caisse populaire de Koupéla pour les résultats atteints en 2025.

Le haut-commissaire de la province du Kouritenga, Moctar Ilboudo a félicité les dirigeants et l'ensemble des membres pour les résultats engrangés au cours de l'année

Présidant la cérémonie d'ouverture, le haut-commissaire de la province du Kouritenga, Moctar Ilboudo, a salué la résilience de l'institution dans un contexte difficile.
« L'exercice 2025 s'est déroulé dans un climat d'insécurité ayant pesé sur les opportunités de croissance. Dans ce contexte, la caisse populaire de Koupéla a su faire preuve d'une grande capacité d'adaptation. Grâce à des efforts soutenus et une gestion rigoureuse, l'équipe a réaffirmé son engagement pour le développement du RCPB, plaçant l'intérêt de l'institution au cœur de ses priorités. Elle allie performance économique et mission sociale. Si elle soutient le développement de nos activités, elle n'en demeure pas moins une institution dont la pérennité repose sur la responsabilité de chacun », a-t-il insisté, tout en exhortant les coopérateurs à plus de responsabilité.

L'autorité administrative a, par ailleurs, félicité les dirigeants et l'ensemble des membres. « C'est votre travail acharné qui fait de cette caisse un modèle de réussite. Je vous invite à aller de l'avant pour atteindre des résultats encore meilleurs », a-t-il encouragé.

Les travaux ont été également marqués par la désignation d'une nouvelle présidente du Conseil d'administration, en la personne de Zénabou Kiélem/Kaboré

Les travaux ont été également marqués par la désignation d'une nouvelle présidente du conseil d'administration, en la personne de Zénabou Kyélèm/Kaboré. Mesurant l'ampleur de la tâche, elle a appelé à la solidarité autour de sa mission.
« Je suis nouvelle et je ne peux pas réussir seule. Je vais m'appuyer sur ceux qui m'ont précédée et travailler en équipe. Quand on veut aller loin, il faut aller avec les autres », a-t-elle affirmé.

C'était également l'occasion pour la caisse d'honorer certains de ses collaborateurs en leur attribuant des attestations de reconnaissance.

Hanifa Koussoubé
Lefaso.net

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Burkina Faso : Banque atlantique accélère le développement des talents bancaires avec son programme « Pépites BABF »

Tue, 28/04/2026 - 13:40

Ouagadougou, le 27 avril 2026

Banque Atlantique Burkina Faso, filiale du Groupe panafricain Banque Centrale Populaire (BCP), a accueilli le 7 avril 2026 un groupe de jeunes talents dans le cadre de son programme « Pépites BABF ». Lancée en décembre 2025, cette initiative vise à renforcer l'employabilité des jeunes diplômés et à former une nouvelle génération de talents bancaires, conformément à la stratégie de responsabilité sociétale de la banque, axée sur le développement du capital humain.

Destiné aux diplômés de niveau Bac+4/5, le programme « Pépites BABF » repose sur une immersion professionnelle d'une durée d'un an au sein de Banque Atlantique, au cours de laquelle les jeunes talents seront formés et sensibilisés aux métiers de la banque. À travers cette démarche, Banque Atlantique Burkina Faso ambitionne de constituer un vivier de talents hautement qualifiés, en mesure d'accompagner durablement ses priorités de développement et de soutenir sa dynamique d'innovation.

La cérémonie de réception, marquant une étape clé dans le déploiement de ce programme, s'est tenue en présence de Mme Sonia KAM, Directrice Pôle Engagement, représentant Monsieur Moussa TOURÉ, Directeur Général de Banque Atlantique Burkina Faso, des membres du Comité de Direction ainsi que de plusieurs responsables opérationnels.

« Nous affirmons, à travers ce programme, notre volonté de contribuer activement à la formation d'une nouvelle génération de talents bancaires locaux à fort potentiel, en adéquation avec les mutations du secteur. Cette initiative traduit notre ambition de concilier performance économique et impact social, en offrant aux jeunes diplômés des opportunités concrètes de professionnalisation, tout en renforçant durablement notre capital humain », a déclaré Mme Sonia KAM, au nom de la direction générale.

Avec le programme « Pépites BABF », Banque Atlantique Burkina Faso consolide sa marque employeur et réaffirme son positionnement d'acteur de référence dans le développement du capital humain. La banque illustre également son engagement en matière de responsabilité sociétale, en favorisant l'insertion professionnelle des jeunes, en ligne avec la vision panafricaine du Groupe BCP.

À PROPOS DE BANQUE ATLANTIQUE

Banque Atlantique, filiale du Groupe BCP, est un acteur majeur de l'Union économique et monétaire ouest Africaine (UEMOA), marquant sa présence dans les huit pays membres (Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo). Banque Atlantique s'appuie également sur les filiales spécialisées du Groupe, à savoir Banque d'Affaires (Atlantique Finance), Gestion d'Actifs (Atlantic Asset Management) ou encore Assurances (Atlantique Assurances et Atlantique Assurance Vie en Côte d'Ivoire, GTA Assurances et GTA Assurances Vie au Togo) consolidant ainsi son expertise dans le domaine des services financiers diversifiés.

À PROPOS DU GROUPE BCP

Porteur de valeurs de solidarité et d'innovation, le Groupe panafricain BCP est l'une des premières institutions bancaires du Maroc où il est un acteur majeur aussi bien dans la collecte de l'épargne que dans le financement de l'économie. Le Groupe BCP est présent dans 32 pays dans le monde, dont 18 en Afrique.
Modèle de stabilité financière et de croissance internationale, le Groupe BCP déploie ses activités notamment dans les espaces CEDEAO et CEMAC ainsi que dans la zone Océan Indien, via ses banques universelles, banque d'affaires, compagnies d'assurance et fintechs, renforçant ainsi son empreinte sur le continent.

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Justice : Accusé d'avoir violé sa copine, il fond en larmes

Tue, 28/04/2026 - 12:20

Dans le cadre de la session extraordinaire des audiences criminelles du Tribunal de grande instance Ouaga 2, un vingtenaire a comparu à la barre pour répondre des faits de viol aggravé. La particularité de l'affaire est que la victime est sa copine. Quand bien même cette dernière est mineure (14 ans), l'accusé soutient dans sa defense, avoir obtenu son consentement avant de passer à l'acte.

"J'étais avec mes amis. Elle m'a appelé, me disant de la rejoindre à un endroit. C'était vers un kiosque. On était en train de bavarder. Après elle m'a embrassé, et je l'ai embrassée aussi. Je lui ai proposé qu'on fasse des rapports. Elle a accepté. On est allée derrière le kiosque, et on l'a fait" a-t-il expliqué dans un premier temps.

"Que s'est-il passé par là suite ?", l'a questionné le président. "Par la suite, on est sorti, et on bavardait. Deux de mes amis nous ont rejoints. Le père de la victime passait par là, et il nous a vus. Sur place, mes amis ont fui. Mais vu que c'est ma copine, je ne pouvais pas fuir. Je suis resté là. C'est là que son père a dit que j'ai violé sa fille", a-t-il détaillé.

Après cela, poursuit-il : "le père de la fille a appelé un de ses amis. Lorsqu'il est arrivé, ils m'ont emmené au commissariat. Une fois là-bas, il a dit au commissaire que j'ai violé sa fille. Ce dernier n'a même pas cherché à savoir comment les choses se sont passées. Il a juste commencé à me tabasser seulement sans que je ne dise mot."

A la barre, affirme-t-il toujours : " je ne savais pas que ce que je faisais n'était pas bien car, la fille là est ma copine. En toute vérité, je n'ai pas prévu de lui faire du mal. Je ne l'ai pas violée parce qu'elle était d'accord. C'est d'ailleurs elle qui m'a appelé. Je l'aimais et je voulais même qu'elle soit ma femme. Je ne savais pas que ce que je faisais était mal", a-t-il ajouté avant de fondre en larmes.

Plus de détails à venir
Erwan Compaoré
Lefaso.net

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Décès de COMPAORÉ Koumbou, épouse OUEDRAOGO : Remerciements

Tue, 28/04/2026 - 11:55

La grande famille OUEDRAOGO à Kaya, Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et en Côte d'Ivoire ;
La grande famille COMPAORÉ à Ziniaré, Ouagadougou, en Côte d'Ivoire, en France et aux États-Unis ;
Les familles alliées BEYI, SAWADOGO et YAMÉOGO ;
Monsieur OUEDRAOGO Ralaké à Ouagadougou ;
Les enfants : Asseta, Balkissa, Aminata, Abdoul Rasmane et Abdoul Fatao ;
Les petits-enfants ;

Très touchées par les nombreuses marques de compassion, de soutien, de sympathie et d'affection qui leur ont été témoignées lors du rappel à Dieu et de l'inhumation de leur épouse, mère, sœur, tante, cousine et grand-mère,

Feue COMPAORÉ Koumbou, épouse OUEDRAOGO
décédée le 25 avril 2026 à Ouagadougou,

Expriment leur profonde gratitude et leurs sincères remerciements à toutes les personnes physiques et morales qui les ont soutenues en ces douloureuses circonstances.
Elles remercient particulièrement les habitants du quartier ainsi que les fidèles musulmans de la mosquée.
Par ailleurs, la famille vous informe que le doua du 7ᵉ jour aura lieu le dimanche 3 mai 2026 au domicile de la défunte, sis à Wemtenga, chez Papa Ralaké.

“Inna lillahi wa inna ilayhi raji'un”
(À Allah nous appartenons et à Lui nous retournons)
Que le Tout-Puissant rende à chacun le centuple de ses bienfaits.
Union de prières.

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Nestlé Burkina Faso : 100 jeunes entrepreneurs se forment à la vente et au marketing

Tue, 28/04/2026 - 11:39

Une centaine de jeunes entrepreneurs ont participé, la semaine dernière, à une immersion terrain avec les équipes de Nestlé Burkina Faso. Tous sont candidats à un programme de préparation à l'entrepreneuriat. Ils portent des projets dans différents secteurs d'activité. Leur objectif est clair : mieux comprendre le marché, faire connaître leurs produits et développer leurs ventes.

Pour y parvenir, ces jeunes ont rejoint les équipes de Nestlé Burkina Faso. Cette immersion leur a permis de découvrir, de façon concrète, comment un leader mondial de l'alimentation construit la notoriété de ses marques et organise leur distribution jusqu'aux points de vente. L'initiative a pris la forme d'une immersion terrain très pratique.

« Depuis plus de 160 ans, Nestlé transforme des matières premières en aliments, les promeut et les vend aux consommateurs. Ce savoir-faire, nous le partageons avec ces jeunes, en les mettant au contact direct de nos marketeurs et de nos vendeurs », explique Omaro KANÉ, Directeur de la Communication et des Affaires Publiques de Nestlé Burkina Faso.

L'expérience s'est déroulée sur deux journées bien structurées. La première journée a été consacrée au terrain. Les participants ont accompagné la force de vente de Nestlé dans les boutiques, les points de vente et les marchés ouverts de Ouagadougou. Ils ont notamment embarqué dans les minivans de distribution et partagé le quotidien des vendeurs expérimentés.

« Observer ouvre l'esprit, questionner fait grandir. J'ai été impressionnée par la relation de confiance entre les vendeurs Nestlé et les commerçantes ou boutiquiers. J'ai compris que cette proximité est essentielle pour mieux vendre. J'ai aussi découvert des techniques simples et efficaces pour convaincre un commerçant de passer commande », témoigne Stéphanie, participante au programme.
Cette immersion concrète a permis aux jeunes de mieux comprendre la chaîne de commercialisation. Elle leur a aussi donné un aperçu réaliste des exigences du métier de la vente et de l'importance d'un engagement durable auprès des commerçants.

Le lendemain, les participants ont pris part à une master class animée par le leadership de Nestlé Burkina Faso. La formation s'est appuyée sur des exemples pratiques et des retours d'expérience. Le Directeur Général de Nestlé Burkina Faso, des Directeurs de marques ainsi que des partenaires et fournisseurs de l'entreprise figuraient parmi les intervenants.

Les thèmes abordés ont porté notamment sur : l'importance de l'emballage, les bases du marketing, les supports de communication terrain, la communication digitale, la roue de la croissance, les principes clés de la vente, et les compétences comportementales (soft skills).
« Nous sommes tous porteurs de petites marques. Notre ambition est de faire connaître nos produits et de créer de la demande. Apprendre auprès des experts de Nestlé Burkina Faso a été une expérience très enrichissante », a déclaré l'un des participants.

« Chaque expérience partagée peut devenir un repère pour ceux qui construisent leur avenir. Nous sommes fiers d'accompagner ces jeunes et de contribuer concrètement à leur parcours entrepreneurial », a conclu Boureima DRABO, Administrateur Général de Nestlé Burkina Faso.

Cette initiative s'inscrit dans le cadre du partenariat entre Nestlé Burkina Faso et le programme télévisé “Pépites d'Entreprises” diffusé sur BF1. Depuis près de trois ans, des centaines de jeunes entrepreneurs bénéficient de l'accompagnement des équipes de Nestlé Burkina Faso, ainsi que de l'expertise du centre de recherche de la multinationale.

Les meilleurs porteurs de projets auront l'opportunité de vivre une immersion au sein du Centre de Recherche et Développement de Nestlé en Afrique subsaharienne d'ici la fin de l'année.

Par ailleurs, près de 400 candidats au programme auront prochainement accès à la plateforme mondiale Nestlé Youth Entrepreneurship (YEP). Cette plateforme digitale dédiée à l'entrepreneuriat permet de suivre gratuitement des modules de formation, de participer à des webinaires spécialisés et de postuler à des compétitions offrant des opportunités concrètes de développement.

A propos du Programme "Pépites d'Entreprises"
"Pépites d'Entreprises" est la première télé-réalité exclusivement dédiée à l'entrepreneuriat en Afrique francophone. Ce programme TV réunit des milliers de jeunes désireux de se lancer dans l'entrepreneuriat.

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Décès de MINOUGOU PALINGWENDE ÉLIE : Remerciements

Tue, 28/04/2026 - 10:43

Les grandes familles Minoungou à Tenkodogo, Weguédo et Kougsabla ;
Le Zang-Naaba de Weguédo,
Monsieur Minougou Jean-Baptiste,
La famille de feu Minougou Zounogo,
Madame Minoungou Poko àToéssin,

La famille de feu Minougou Francois à Paglayiri,
Monsieur Minougou Ferdinand,
Monsieur Minoungou Christian,
Monsieur Minoungou Mahamoudou,
Monsieur Minougou Élysée à Ouagadougou,
La famille de feu Minougou Lebimbila,
La famille Ilboudo à Loumbila et à Ouidi,
Madame Ilboudo Anne-Marie,

Les frères et sœurs :
Madame Sawadogo Agathe / Minougou,
Madame Minougou Marthe,
Madame Kaboré Alice / Minougou,
Madame Kana Adeline / Minougou,

Vous remerciement du fond du cœur pour vos soutiens spirituel, moral, matériel et financier lors du rappel à Dieu de leur fils, neveu, frère et cousin MINOUGOU PALINGWENDE ÉLIE, survenu le mercredi 22 avril 2026.

Les remerciements s'adressent en particulier aux personnalités ci-après :
les responsables et collègues de la DGTCP ;
Le Directeur de la DGTCP
les pasteurs et frères et sœurs des différentes églises ;
les collègues et amis des frères et des sœurs du défunt ;
les voisins et voisines ;
les ressortissants de Ouéguédo à Ouagadougou ;
les belles-familles ;
les jeunes du quartier.

<> (Hébreux 6 :10 LSG)

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IN MEMORIA : KPIÈLÈ DABIRÉ Dombagniwra Pierre

Tue, 28/04/2026 - 09:00

30 avril 1933 - 21 avril 2025.

« Seuls meurent ceux qu'on oublie. Tu demeures à jamais dans nos cœurs. »

Voilà un (1) an, qu'il a plu au Seigneur de rappeler à lui son humble serviteur

KPIÈLÈ DABIRÉ Dombagniwra Pierre

En souvenir,
la grande famille KPIÈLÈ et alliée GBAANÈ à Guéguéré (province du Ioba), Ouagadougou et Bobo-Dioulasso,
la veuve GBAANÈ Somé Anna, enfants et petits-enfants
réitèrent leurs sincères et profondes gratitudes à toutes les personnes qui ont été présentes, leur ont témoigné compassion, solidarité et soutien multiformes lors du décès et des obsèques.

Ils vous prient de vous unir à eux par la prière pour le repos de son âme le dimanche 03 mai 2026 à 9h00 dans une messe à la Paroisse Notre Dame de Fatima de Dassasgho.
"Donne-lui Seigneur le repos éternel et que brille sur lui la lumière de ton visage".
Amen.

Union de prières.

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SNC 2026 : Le CERAV questionne l'avenir des arts vivants à l'ère de l'IA

Tue, 28/04/2026 - 00:32

Le Centre régional pour les arts vivants en Afrique (CERAV/Afrique) a organisé, lundi 27 avril 2026, un panel sur le thème « Arts vivants et entrepreneuriat à l'ère de l'intelligence artificielle : respect des valeurs sociales », en marge de la 22ᵉ édition de la Semaine nationale de la culture (SNC). L'objectif, selon le délégué général du CERAV, Herman Pouya, est de renforcer les capacités des acteurs culturels et également de participer à la structuration des industries culturelles et créatives.

D'entrée de jeu, Ouafa Belgacem, intervenant par visioconférence depuis la Tunisie, a indiqué que « L'artiste n'est pas obligé de réfléchir comme un entrepreneur ». Pour cette spécialiste en mobilisation de ressources pour le financement des industries culturelles et créatives, vouloir transformer systématiquement les créateurs en entrepreneurs relève d'une approche réductrice. « Tous les artistes ne doivent pas devenir entrepreneurs, et tous les projets créatifs ne sont pas destinés à être bancables », a-t-elle souligné, insistant sur la nécessité de préserver la liberté et l'essence même de la création.

Selon elle, l'alchimie entre celui qui innove et celui qui structure n'est plus un choix, car les consommateurs recherchent désormais davantage l'originalité et l'expérience que la simple qualité. Dans ce contexte, le créatif devient, à l'en croire, un levier stratégique pour les entreprises. Les méthodes de développement intègrent de plus en plus l'expérience utilisateur, notamment sous l'influence d'une génération Z exigeante, en quête d'unicité et de personnalisation. D'où la nécessité de créer des passerelles entre artistes et entrepreneurs, sans imposer aux uns de devenir les autres.

Elle a notamment cité l'exemple de projets menés en Tunisie, où des startups créatives ont été mises en relation avec des entreprises traditionnelles, permettant de croiser innovation et capacités industrielles.

Herman Pouya, délégué général de CERAVAfrique

L'IA, un catalyseur

Dans sa communication, l'expert des industries culturelles et créatives, Boukary Ouédraogo, a insisté sur le rôle de l'intelligence artificielle comme catalyseur de transformation. « L'IA ne doit pas être perçue comme une rivale de l'artiste, mais comme un amplificateur de sa créativité et un accélérateur de son accès aux marchés », a-t-il soutenu.

Selon lui, l'IA intervient désormais à toutes les étapes de la création, de l'idéation à la diffusion, réduisant considérablement les délais de production. Elle favorise, selon lui, l'accès à de nouveaux publics grâce au ciblage algorithmique et permet de diversifier les formats de diffusion des œuvres.

Vue partielle des étudiants présents au panel

Deux défis majeurs

Boukary Ouédraogo a également mis en lumière deux défis majeurs liés à l'essor de l'intelligence artificielle dans les industries créatives.

Le premier concerne la question du droit d'auteur. Selon lui, les systèmes d'intelligence artificielle se nourrissent d'une grande quantité de contenus préexistants souvent utilisés sans le consentement explicite de leurs créateurs. « Cette appropriation soulève de véritables enjeux de protection des œuvres et de reconnaissance des auteurs », a-t-il souligné.

Le second défi est celui de l'uniformisation culturelle. Boukary Ouédraogo a relevé que les bases de données alimentant ces technologies sont majoritairement issues des pays occidentaux et, dans une moindre mesure, des États-Unis, d'Europe et d'Asie. Par conséquent, les contenus générés par l'intelligence artificielle reflètent principalement ces référentiels culturels.

Ouafa Belgacem, spécialiste en mobilisation de ressources pour le financement des industries culturelles et créatives

« Il faut que les pays africains aussi arrivent à mettre leurs données dans cette intelligence artificielle, de sorte qu'on ait des choses qui soient pour nous et qui puissent nous permettre d'avoir des informations et des solutions pour nos problèmes », a-t-il recommandé. Pour lui, l'enjeu est donc de renforcer la présence des contenus africains afin de préserver une souveraineté culturelle et de proposer des solutions adaptées aux réalités locales.

Quelques recommandations pour une souveraineté culturelle

Face à ces enjeux, il a formulé des recommandations à l'endroit des États, des institutions culturelles et des artistes. Parmi elles, l'on peut noter l'adoption de politiques fiscales incitatives pour outils IA adaptés aux cultures africaines, la création de laboratoires d'expérimentation (cultural tech labs), ainsi que le renforcement des compétences des créateurs sur les outils d'IA.

L'éthique au cœur des enjeux

La question éthique a également fait l'objet d'une communication. Dr Mamadou Bayala de l'université Daniel Ouezzin Coulibaly a rappelé à ce niveau que l'intelligence artificielle agit comme un « amplificateur moral », reprenant les propos du philosophe Luciano Floridi. « L'IA n'invente pas de nouveaux problèmes éthiques, mais amplifie des dilemmes anciens avec une puissance inédite », a-t-il expliqué.

Boukari Ouédraogo, expert des industries culturelles et créatives

Ainsi, l'automatisation des décisions, les biais algorithmiques, la collecte massive de données ou encore les technologies de manipulation comme les deepfakes posent des défis accrus en matière de justice, de vie privée et de souveraineté culturelle.

Dans ce contexte, le panéliste a appelé à l'élaboration de cadres éthiques adaptés, capables de préserver les valeurs sociales et humaines dans un environnement technologique en mutation. La mise en place de mécanismes de régulation, ainsi que la promotion d'une éthique de la responsabilité numérique, apparaissent selon M. Bayala comme des priorités.

Le CERAV, un acteur clé pour les arts vivants en Afrique

En dehors du panel, le CERAV/Afrique compte tenir dans le cadre de la SNC une rencontre d'information et d'échanges avec des journalistes culturels le mercredi 28 avril pour mieux connaître les missions et actions de l'organisation. À la suite de cela, des journées portes ouvertes sont prévues le 30 avril prochain.

Dr Mamadou Bayala de l'Université Daniel Ouezzin Coulibaly (à droite) avec à ses côtés le modérateur Dr Boukary Tarnagda

En rappel, le Centre régional pour les arts vivants en Afrique, basé à Bobo-Dioulasso, a été créé pour appuyer la mise en œuvre de la Convention de 2005 de l'UNESCO sur la diversité des expressions culturelles. Ses missions principales consistent à valoriser la diversité des arts vivants, renforcer les capacités créatives, accompagner les États partenaires, et intégrer la culture dans les stratégies de développement.

Le centre favorise également la coopération régionale, la collecte et le partage de données, ainsi que l'élaboration de politiques culturelles communes. Enfin, il soutient la formation et la mise en œuvre de politiques visant à protéger, produire et diffuser les arts vivants à l'échelle africaine et internationale.

Fredo Bassolé
Lefaso.net

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Souveraineté alimentaire : Le ministre d'État, le général Célestin Simporé mobilise les acteurs à Samendéni

Tue, 28/04/2026 - 00:27

Le ministre d'État en charge de la Guerre et de la défense patriotique, le général Célestin Simporé, a effectué une visite de terrain au Centre de formation et de perfectionnement, mais également au barrage hydro-agricole de Samendéni, le 26 janvier 2026. L'objectif est de soutenir l'offensive sylvo-agro-pastorale engagée pour la souveraineté alimentaire.

Au cours de cette mission, il a échangé avec les encadreurs et les appelés du Service national pour le développement (SND), actuellement mobilisés pour renforcer la main-d'œuvre agricole. La visite a permis de constater des résultats concrets, notamment la mise en valeur de 40 hectares de production céréalière, le développement de la pisciculture en cages flottantes et les activités maraîchères.

S'inscrivant dans la vision du président du Faso, Ibrahim Traoré, le ministre d'État a encouragé les acteurs locaux et réaffirmé la volonté du Gouvernement de diversifier les techniques agricoles. Il a ainsi souligné l'ambition nationale d'atteindre l'autosuffisance alimentaire à travers un accompagnement renforcé des initiatives productives.

Lefaso.net
Source :
Ministère de la Guerre et de la défense patriotique du Burkina Faso

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Régimes drastiques : « Perdre du poids vite, une illusion séduisante qui peut entrainer de lourdes conséquences », prévient le nutritionniste Issa Nacanabo

Tue, 28/04/2026 - 00:15

Face à la multiplication des régimes express et des solutions miracles pour perdre du poids, les spécialistes tirent la sonnette d'alarme. Réduction brutale des calories, suppression excessive de certains aliments, effets trompeurs sur la balance, les régimes dits drastiques séduisent par leur rapidité mais exposent à de nombreux risques pour la santé. Dans cet entretien accordé à Lefaso.net, le nutritionniste et technologue alimentaire Issa Nacanabo, spécialisé dans le suivi des sportifs, décrypte les mécanismes de ces pratiques, leurs conséquences sur l'organisme et propose des alternatives plus saines pour une perte de poids durable

Lefaso.net : Dites-nous concrètement, qu'appelle-t-on régime drastique ?

Issa Nacanabo : Ce qu'il faut comprendre par régime drastique, ou encore appelé régime draconien, c'est le fait tout simplement de réduire de façon brutale et excessive l'apport en calories dans l'organisme. Donc, de façon plus concrète, c'est le fait de supprimer certains groupes d'aliments que nous avions l'habitude d'apporter à notre organisme de manière très brutale et de manière excessive.

Et qu'est-ce qui se passe dans l'organisme lorsque l'on réduit brutalement les calories ?

Il faut d'abord comprendre le mécanisme de l'organisme. L'organisme se comporte comme un système de survie. En réalité, l'organisme va puiser dans les réserves de glucides, dans le sucre, pour pouvoir fonctionner, pour son métabolisme de base. Et une fois que ses réserves de sucre sont épuisées, l'organisme va aller chercher dans le gras et plus tard, lorsque la réserve de gras est insuffisante, l'organisme va aller tout simplement vers les réserves de protéines. Dans le cas des régimes drastiques, généralement l'organisme manque de glucides. Le corps va tout simplement se diriger vers les protéines, parce que lorsque vous êtes dans un cadre de régime drastique, le métabolisme de base va ralentir. Le corps va commencer à économiser. C'est un peu comme lorsque vous activez le mode d'économie d'énergie sur votre téléphone. Le corps va se mettre en alerte et va commencer à économiser plutôt du gras. Et ce qui se passe dans l'organisme de manière plus concrète, c'est que ces derniers qui suivent des régimes draconiens vont tout simplement constater des baisses drastiques de poids. Et cette baisse drastique de poids va tout simplement s'expliquer par le fait de perdre beaucoup d'eau.

Ils vont penser que le régime drastique marche alors qu'ils sont tout simplement en train de perdre de l'eau ou même du muscle.

En stockant le gras, est-ce que cette perte de poids rapide n'est pas accompagnée d'une prise encore plus importante ?

Oui, effectivement, nous constatons cela dans la majeure partie des cas et cela s'appelle l'effet yo-yo. C'est un phénomène biologique tout à fait normal. Cela ne dépend pas de la volonté de la personne qui suit le régime. Lorsque nous suivons un régime drastique, le corps va tout simplement se mettre en mode économie d'énergie et en mode alerte. Donc pour faire face à des futures famines, à des situations futures de régime drastique, le corps va tout simplement stocker au maximum et va se dire que dans le futur il pourrait faire face à ce phénomène, donc il faut qu'il stocke au maximum les nutriments. Vous constaterez que ces personnes vont beaucoup plus prendre du poids qu'avant le régime.

En plus de cette prise encore plus importante de poids, quels sont les autres effets à long terme sur la santé ?

À long terme, vous pouvez faire face à la fatigue chronique, à des dérèglements hormonaux, à la boulimie, à des carences nutritionnelles, à la chute de cheveux dans certains cas, à des risques cardiovasculaires, à l'obsession pour la nourriture, à même une perte de confiance en soi. Et chez les femmes, vous pouvez constater des troubles au niveau des menstrues. Il y en a tellement que nous ne pourrons pas en citer, mais en grande partie, voici les effets à long terme que nous constatons le plus souvent chez les patients.

Vous avez fait cas des carences nutritionnelles, lesquelles sont les plus fréquentes ?

Tout dépendra du régime drastique que le patient est en train de suivre. Mais les carences nutritionnelles les plus constatées sont les carences en fer qui peuvent occasionner de l'anémie, la fatigue, les carences en vitamine B12, les carences en vitamine D, en calcium, en magnésium. Ce sont les carences les plus constatées chez nos patients.

Est-ce que ces régimes drastiques peuvent entraîner des troubles alimentaires ?

Oui, absolument. Ces restrictions peuvent provoquer des compulsions alimentaires, des crises incontrôlées, de l'obsession pour la nourriture. Il faut savoir que le cerveau n'aime pas la privation et c'est tout à fait un effet neurologique normal.

Au vu de tout ce que vous avez eu à citer comme conséquences, quelle est la bonne approche pour perdre durablement du poids ?

Pour perdre du poids durablement, il faut plutôt aller vers une stratégie alimentaire au lieu d'une punition, parce que dans le cas des régimes drastiques, on parle d'une punition. Il faut avoir une alimentation saine et équilibrée, apporter assez de protéines pour les muscles, assez de fibres pour la satiété et combiner cela à une activité physique rigoureuse. Donc ce qu'il faut savoir en réalité, c'est que toutes ces habitudes doivent faire partie de votre life style, de votre mode de vie. Il ne s'agit pas seulement d'adopter des habitudes alimentaires juste pour quelques mois dans l'objectif de perdre du poids et ensuite abandonner. Pour perdre du poids durablement, il faut plutôt privilégier des habitudes saines à long terme et aussi, combiné à tout cela, un bon sommeil pour la récupération. Le sommeil est très important.

Aussi, le sport à lui seul suffit-il pour perdre du poids et combien de kilos peut-on perdre raisonnablement par mois ?

Le sport seul ne va jamais suffire parce qu'il faut du carburant pour mieux fonctionner et ce carburant, c'est l'alimentation.

Par mois, nous pouvons perdre 2 à 4 kilos maximum. Cela veut dire que nous pouvons perdre environ 0,50 à 1 kilo par semaine. Au-delà de cela, c'est un peu dangereux.

Est-ce que le jeûne pendant le temps de carême ou du Ramadan ou même ceux intermittents peuvent être considérés comme des régimes drastiques ?

Oui et non. Oui, parce que les jeûnes intermittents, tout comme les jeûnes du mois de carême et du ramadan, sont aussi des réductions brutales, voire excessives, de l'apport en calories dans l'organisme. Non, parce que tout va dépendre de la manière de gérer ces jeûnes. Il faut savoir que lorsque vous êtes dans les jeûnes intermittents ou dans le mois de carême ou de ramadan, vous avez la possibilité de vous alimenter au cours de la journée et vous avez la possibilité d'avoir une alimentation équilibrée. Après la rupture, vous pouvez tout simplement chercher une alimentation saine et équilibrée. Et là, vous n'êtes pas dans un cadre de régime drastique parce que dans le cadre de régime drastique, vous êtes obligé de maintenir un régime alimentaire très restrictif, très strict sur une longue durée. Mais avec les intermittents ou les jeûnes du mois de carême, vous allez tout simplement restreindre votre alimentation sur une certaine durée. Mais après cette durée, vous avez la possibilité d'avoir une alimentation normale, simple, équilibrée. Donc là on ne peut pas parler du régime drastique.

Quel est le message que vous souhaitez adresser à ceux qui veulent rapidement perdre du poids ?

Perdre du poids rapidement peut sembler très séduisant, mais cela ne sert à rien de chercher à perdre du poids de façon drastique tout en mettant en jeu la santé. Donc il est préférable de perdre 10 à 15 kilos sur toute une année tout en les gardant que de perdre 15 kilos sur quelques semaines mais en les reprenant. La santé ne se construit pas dans la rapidité, dans l'urgence, mais une santé durable se construit dans la stabilité.

Entretien réalisé par Hanifa Koussoubé
Lefaso.net

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SNC 2026 à Bobo-Dioulasso : L'ONASER renforce les contrôles routiers pour des festivités en toute sécurité

Tue, 28/04/2026 - 00:12

À l'occasion de la 22ᵉ édition de la Semaine nationale de la culture 2026, prévue à Bobo-Dioulasso du 25 avril au 2 mai 2026, l'Office national de la sécurité routière (ONASER) a intensifié ses opérations de contrôle sur les principales artères de la ville. L'objectif affiché est de garantir la sécurité des milliers de festivaliers attendus pour cet événement culturel majeur du Burkina Faso.

Dans la matinée du samedi 25 avril 2026, une équipe de l'Office national de la sécurité routière (ONASER) a été aperçue au quartier Belleville, précisément à proximité du feu tricolore situé derrière le mur de l'aéroport. Sur place, les agents ont mené une opération de contrôle axée sur le port du casque chez les conducteurs de deux-roues. En l'espace de quelques minutes seulement, plus d'une cinquantaine d'usagers ont été interpellés pour non-respect de cette obligation.

L'ONASER menant l'opération de contrôle axée sur le port du casque chez les conducteurs de deux-roues dans les artères de Bobo-Dioulasso

Les contrevenants ont été invités à se mettre en règle avant de pouvoir récupérer leurs engins. Une mesure pédagogique qui vise ainsi à susciter une prise de conscience immédiate chez les usagers. « Il ne s'agit pas seulement de sanctionner, mais surtout d'amener chacun à adopter les bons comportements », a laissé entendre le lieutenant de police Moctar Ouédraogo, chargé des opérations de l'antenne Ouest ONASER.

Parmi les usagers interpellés, certains reconnaissent leur tort tout en saluant l'initiative. Armel Traoré, transporteur de profession, témoigne : « Ce matin, je partais dans mon lieu de service et on m'a interpellé, prétendant que je n'avais pas de casque. Donc, on a garé mon engin et j'étais contraint d'aller chercher mon casque et de revenir chercher mon engin. Je trouve que c'est très merveilleux parce que, vraiment, on va dire que c'est méchant, mais je trouve que c'est encore meilleur parce que ça nous protège contre les accidents, ça nous protège contre le vent qui souffle à l'heure. Vraiment, c'est à cause de l'ignorance que nous n'avons pas pris le casque, sinon, on sait que c'est interdit ».

Pour le lieutenant de police Moctar Ouédraogo, cette stratégie progressive vise à encourager l'adoption durable de ce réflexe de sécurité

Dans la même dynamique, Ramata Guembré, également interpellée, reconnaît une négligence de sa part. « Je l'avais porté, mais je l'ai enlevé sur la route pour faire quelque chose. Donc, du coup, je ne l'ai plus porté. Arrivée ici, on dit contrôle de casques. Donc, on m'a arrêtée. L'erreur vient de moi. Parce que si je l'avais portée jusqu'ici, on n'allait pas m'arrêter ». Elle en profite pour lancer un appel aux autres usagers de porter les casques. « Ne faites pas comme nous », a-t-elle lancé.

Parallèlement à cette intervention, une autre équipe de l'ONASER était déployée au niveau du rond-point Thomas Sankara, où le même exercice de contrôle et de sensibilisation était mené. Interrogé sur le terrain, le lieutenant de police Moctar Ouédraogo, chargé des opérations de l'antenne Ouest de l'ONASER, a expliqué les motivations de cette campagne renforcée. Selon lui, la Semaine nationale de la culture constitue une période de forte affluence, marquée par une mobilité accrue des populations.

Plusieurs motos ont été saisies à leurs propriétaires pour non-port du casque

« La SNC est un moment de grand rassemblement. Il y a beaucoup de déplacements et donc un risque accru d'accidents. C'est pourquoi nous sommes sortis pour rappeler aux usagers l'importance d'adopter de bons comportements en circulation afin que chacun puisse profiter de la fête en toute sécurité », a-t-il déclaré. Au-delà de la sensibilisation, les équipes veillent également à faire cesser les infractions constatées. Le non-port du casque, considéré comme une infraction au regard de la réglementation en vigueur, reste la principale faute relevée lors de ces opérations. « Sur deux carrefours seulement, en moins d'une heure, nous avons interpellé plus d'une centaine de personnes », précise le lieutenant.

Une autre équipe de l'ONASER déployée au niveau du rond-point Thomas Sankara, où le même exercice de contrôle et de sensibilisation était mené

Par ailleurs, en circulation, certains usagers disposent bien d'un casque, mais ne le portent pas correctement. Une pratique que dénonce fermement l'ONASER. « Il ne suffit pas de posséder un casque, il faut le porter correctement. Le casque accroché au guidon, porté à l'envers ou suspendu à l'arrière de la moto ne protège pas », insiste-t-il. L'officier rappelle que le casque est avant tout un équipement de protection essentiel en cas d'accident. « L'accident ne prévient pas. Même pour un court trajet, on peut être exposé à un danger imprévu. Le casque peut sauver des vies », souligne-t-il.

Les contrevenants sont invités à aller chercher leur casque et à revenir le porter sur place avant de repartir

À côté des contrevenants, certains usagers se distinguent par leur respect des règles. Modou Sanguisso, inspecteur de l'enseignement primaire, qui est vu comme un exemple, salue l'initiative. « Je trouve que les autorités veulent notre bien-être. Quand tu portes le casque et qu'il y a un accident, les conséquences sont amoindries. Donc l'idée est la bienvenue et j'y souscris entièrement. Tout le monde doit être un bon citoyen et porter le casque pour son propre bien-être », a-t-il laissé entendre.

Yago Ami-Florenda invitant les usagers de la route au port du casque en circulation

Même son de cloche chez Ami-Florenda Yago, apprenante. « J'ai accepté de porter le casque pour ma propre sécurité. Si j'ai un accident, cela peut protéger ma tête. La tête est très importante. Lorsqu'elle est touchée, les conséquences sont graves. Donc, acceptons de porter le casque, ce n'est pas pour les policiers, mais pour nous-mêmes », a-t-elle rappelé.

En temps normal, le non-port du casque est passible d'une amende de 3 000 francs CFA. Toutefois, dans le cadre de cette opération spéciale SNC, les autorités ont privilégié une approche pédagogique. Les contrevenants sont invités à aller chercher leur casque et à revenir le porter sur place avant de repartir. Une stratégie progressive visant à encourager l'adoption durable de ce réflexe de sécurité. Outre le contrôle du port du casque, l'ONASER a également déployé des équipes sur plusieurs axes routiers pour surveiller le respect des limitations de vitesse. Cette mesure vise à prévenir les excès de vitesse, souvent à l'origine d'accidents graves. « Même si l'on est pressé ou en retard, il faut privilégier la prudence. Mieux vaut arriver en retard à la fête que de ne jamais y arriver », a conclu le lieutenant Moctar Ouédraogo.

Romuald Dofini
Lefaso.net

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SNC 2026 : Les acteurs du livre en quête de visibilité à l'exposition littéraire

Tue, 28/04/2026 - 00:07

À l'occasion de la 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), les acteurs du livre réunis, ce lundi 27 avril 2026, à l'Université Nazi Boni de Bobo-Dioulasso appellent à une meilleure valorisation de la littérature burkinabè. Entre exposition d'ouvrages, et échanges avec le public, ils saluent l'initiative tout en pointant des insuffisances, notamment la faible affluence sur le site délocalisé.

Installés sur le campus universitaire du secteur 22, dans le cadre des activités littéraires, écrivains, éditeurs et libraires proposent une diversité d'œuvres allant des essais aux contes, en passant par les romans, les poésies et les ouvrages spécialisés. Mais pour beaucoup, la fréquentation reste en deçà des attentes. « Nous sommes venus pour exposer, mais aussi pour vendre. Or, nous ne recevons pas suffisamment de visiteurs », regrette Joseph Landry Coulibaly des éditions Mercury, qui plaide pour une meilleure communication de l'événement et une orientation du public.

Même constat chez plusieurs exposants, qui estiment que l'éloignement du site principal des festivités limite l'accès aux stands. L'écrivain Jean Sylvanus Ouali, lauréat de la Foire internationale du livre de Ouagadougou (FILO) en 2025, avec son premier roman « Quand passeront nos douleurs » souligne que « la délocalisation de l'espace littéraire isole les auteurs du grand public ». Il appelle à une intégration des activités littéraires au cœur du dispositif principal afin de toucher un public plus large.

Malgré ces difficultés, les professionnels du livre restent mobilisés pour promouvoir la richesse de la production nationale. Au stand « Dignité », Wagnin Zerbo présente « Karfa, le manuel de l'émancipation », un essai axé sur la reconquête identitaire et la libération des aliénations culturelles. « La révolution progressiste populaire ne peut se construire que dans des esprits libres et conscients », affirme-t-il, situant son œuvre dans le contexte sociopolitique actuel.

Dans la même dynamique, Mahamadou Koanda propose « Prophétie : tuez Sankara, des milliers de Sankara naîtront », un ouvrage qui revisite les grandes étapes de l'histoire politique du Burkina Faso. L'auteur insiste sur la nécessité de s'approprier son histoire pour mieux construire l'avenir. « Tant que les lions n'auront pas leurs historiens, les récits de chasse glorifieront toujours les chasseurs », rappelle-t-il.

De son côté, l'écrivain Ousséni Nikièma, fort d'une vingtaine de publications, dont « les contes de Dunia le sublime », met en avant l'importance de démocratiser l'accès au livre. Pour lui, « le livre doit quitter son statut d'objet élitiste pour devenir un outil du quotidien dans les familles ». Il salue la tenue des activités sur le campus universitaire, tout en appelant à davantage de mobilisation.

Les librairies présentes, à l'image de la librairie Hofio, misent également sur l'innovation pour attirer le public. Cette année, la structure dispose d'une librairie mobile et met l'accent sur les ouvrages en langues nationales et les thématiques endogènes, notamment dans les domaines de l'agriculture et du développement personnel. « Nous voulons rendre le savoir accessible à tous, y compris à ceux qui ont été alphabétisés dans les langues locales », explique Karambiri Adama, manager de la structure.

Au-delà des enjeux logistiques, les acteurs du livre invitent les festivaliers à s'intéresser davantage à la lecture et soutenir la production locale. « Les Burkinabè écrivent et produisent des contenus de qualité. Il est temps de valoriser notre propre littérature », insiste Wagnin Zerbo.

Fredo Bassolé
Lefaso.net

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Association des Burkinabè au Nebraska : Le nouvel organe dirigeant veut davantage contribuer et inciter à l'effort de paix et aux investissements au Burkina

Tue, 28/04/2026 - 00:05

Les Burkinabè du Nebraska, États-Unis d'Amérique, ont procédé à la mise en place d'un nouvel organe dirigeant, le dimanche 19 avril 2026 au cours d'une assemblée générale tenue à cet effet. L'occasion, qui a réuni de nombreux compatriotes, a, au-delà du renouvellement du bureau, servi de cadre pour, d'une part, raffermir les liens de fraternité et de solidarité entre les compatriotes de cette contrée du monde et, d'autre part, échanger sur la vie de la mère-patrie, le Burkina Faso.

C'est dans une ambiance empreinte d'esprit de fraternité, de solidarité et de patriotisme que s'est tenue l'instance statutaire, assemblée générale, de l'Association des Burkinabè au Nebraska (ABN). Conformément à l'agenda, les participants ont parcouru divers sujets, notamment ceux liés à la vie de l'association et au bien-être des Burkinabè du Nebraska, à l'actualité sur la mère-patrie et à des perspectives. Le moment le plus attendu était sans doute la mise en place des membres du nouveau bureau de l'association.

Dans cet exercice de renouvellement de l'instance dirigeante, la majorité des votants a porté le choix sur Simon Marco Kaboré pour présider aux destinées de l'ABN durant les deux prochaines années. Il est secondé par Moussa Tiemtoré, vice-président, tandis que le poste de secrétaire général de l'association est dévolu à Ibrahim Gansoré.

Vue partielle des participants à l'assemblée générale, procédant à l'élection des membres du bureau.

Le nouveau bureau aura pour tâche d'initier des activités et des actions dans la dynamique des objectifs visés par l'ABN. Il s'agit notamment du renforcement de l'unité, de la fraternité et de la solidarité de la diaspora burkinabè au Nebraska ; de l'épanouissement socio-économique et culturel des membres de l'ABN ainsi que de la promotion des relations fraternelles entre les Burkinabè du Nebraska et les autres communautés y résidant.

Le nouveau président de l'ABN, Simon Marco Kaboré (au milieu), en compagnie des deux délégués du Haut conseil des Burkinabè de l'Extérieur (HCBE).

Pour cette nouvelle équipe, il s'agit, en outre, de travailler à promouvoir la culture et la tradition burkinabè au Nebraska. Une vision qui, dira-t-on, épouse la dynamique en cours au Burkina avec le regain de mobilisation autour des valeurs chères à la société burkinabè.

Le nouvel organe dirigeant, constitué au total de 18 membres, promet également de mettre un point d'honneur sur la promotion des entreprises des Burkinabè vivant au Nebraska. Dans le même esprit, il s'engage à davantage contribuer à l'effort de paix au Burkina par diverses initiatives et à œuvrer de sorte à encourager les compatriotes à maximiser les investissements au Burkina Faso.

Le nouveau bureau, avec le président au milieu en cravate rouge rayée, posant avec les deux délégués HCBE.

Par ailleurs, l'équipe de Simon Marco Kaboré compte, au cours de son mandat (2026-2028), travailler pour consolider les acquis des bureaux précédents, et ce, en vue non seulement de renforcer l'union et la cohésion, mais aussi de susciter des propositions et initiatives en faveur des objectifs poursuivis par l'ABN.

Lire aussi : Diaspora burkinabè aux USA : 1èʳᵉ foire internationale de l'agribusiness et de la manufacture au Nebraska, un tandem innovation américaine et dynamisme africain

O.L.
Lefaso.net

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Mali : « Nous mènerons le combat pour notre dignité jusqu'à l'éradication totale du terrorisme », le Premier ministre, Abdoulaye Maïga

Tue, 28/04/2026 - 00:02

« Le combat pour notre dignité et notre honneur n'est pas négociable. Nous le mènerons à son terme, jusqu'à l'éradication totale du terrorisme et l'édification du Mali Kura », s'est exclamé le Premier ministre, général de division Abdoulaye Maïga. Les autorités de la Transition du Mali ont réaffirmé leur détermination à lutter contre le terrorisme, lors d'un point de presse tenu à la suite des attaques coordonnées du 25 avril 2026, marquées par un deuil national décrété en hommage au général Sadio Camara et aux autres victimes civiles et militaires.

Le chef du gouvernement malien a dénoncé des attaques visant à semer la peur, fragiliser la cohésion nationale et déstabiliser les institutions de la République. Il a toutefois assuré que ces objectifs ont échoué, soulignant la résilience de la population et la montée en puissance de l'engagement collectif face à la menace.

« Il est utile de rappeler que la caractéristique principale de l'action terroriste est l'asymétrie. Celle-ci nous oblige à adapter constamment notre dispositif. Tirer les enseignements des incidents terroristes du 25 Avril est une obligation. Les facteurs de succès seront renforcés et les correctifs nécessaires seront apportés pour une meilleure sécurisation. Je salue également la résilience de la population malienne qui croit en son armée et à la refondation du Mali », a indiqué le général Abdoulaye Maïga.

Les autorités ont salué le professionnalisme des Forces armées maliennes, qui ont infligé une riposte qualifiée de décisive avec la neutralisation de nombreux assaillants sur l'ensemble du territoire. « La réponse cinglante qui leur a été infligée est l'œuvre de l'abnégation de nos vaillantes forces armées et de sécurité, qui ont réussi à neutraliser des centaines de terroristes sur l'ensemble du territoire national », a relevé le Premier ministre.

Pour le chef du gouvernement, l'état d'esprit du général Sadio Camara, ayant choisi de mourir les armes à la main pour défendre sa patrie, devrait être renforcé chez celles et ceux qui sont dans cette disposition. Il a appelé à l'unité nationale, à la vigilance et à la poursuite des efforts jusqu'à l'éradication totale du terrorisme et la construction d'un Mali stable et souverain.

Hamed Nanéma
Lefaso.net

Source : Primature du Mali

Lire aussi : Mali : Les forces armées repoussent des tentatives d'attaques dans plusieurs villes

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Danse : Douze jeunes chorégraphes expriment leur rêve et leur amour à travers le ballet Dounia

Mon, 27/04/2026 - 23:53

Sur scène, les corps parlent avant les mots. Ils racontent des histoires de mémoire, de lutte, d'espoir et de devenir. À travers le ballet Dounia, porté par le Centre de développement chorégraphique (CDC) La Termitière, la danse contemporaine burkinabè s'affirme une fois de plus comme un espace de transmission, d'expérimentation et d'engagement social. Deux créations majeures ont structuré cette aventure artistique : D'un rêve, œuvre emblématique de Salia Sanou, et Champs d'Amour, une pièce originale ancrée dans les réalités contemporaines du Burkina.

Entre le 2 et le 27 février 2026, une première phase a permis aux interprètes de s'immerger dans l'univers de D'un rêve. Encadrés par le danseur et chorégraphe Ousseni Dabare, avec la collaboration du chorégraphe Idrissa Kafando, les jeunes artistes ont bénéficié d'un travail rigoureux de transmission du répertoire de Salia Sanou. Cette étape essentielle visait à restituer non seulement les gestes, mais aussi l'intention profonde de l'œuvre.

Inspirée de la célèbre phrase de Martin Luther King « Ne cherchons pas à satisfaire notre soif de liberté en buvant à la coupe de l'amertume et de la haine », la pièce déploie une chorégraphie lumineuse, pensée comme une comédie dansée. À travers une interaction étroite entre danse, chant et musique, Salia Sanou, danseur et chorégraphe, propose une réflexion sur le corps noir dans sa dimension universelle. « Où en sommes-nous du “je” et du “nous” ? De nos rêves communs ? », interroge-t-il. La scène devient alors un espace de traversée, où le passé et le présent dialoguent pour mieux questionner les utopies de liberté et d'égalité.

Ils sont au nombre de 12 à s'être exprimés à travers leurs corps ce 23 avril à la CDC La Termitière

Une seconde phase du projet de danse a donné naissance à Champs d'Amour, une création originale portée par Idrissa Kafando et la danseuse et chorégraphe Salamata Kaboré. Dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires et sociaux, cette œuvre se veut une réponse artistique engagée. À la croisée de la danse, de la musique et du slam, Champs d'Amour explore les thématiques du vivre-ensemble, de la tolérance et du respect mutuel. Le spectacle puise dans les traditions et les rythmes burkinabè tout en s'inscrivant dans une écriture contemporaine. Pensée comme une création itinérante, la pièce ambitionne d'aller à la rencontre des publics sur l'ensemble du territoire, transformant chaque représentation en un moment de dialogue et de reconstruction du lien social.

Pour Salia Sanou, directeur du CDC La Termitière, le ballet Dounia dépasse le simple cadre artistique. « C'est une cellule d'insertion professionnelle », explique-t-il. Destiné aux jeunes sortant des grandes écoles de danse, le projet leur offre un espace de transition vers le monde professionnel. « L'école est un lieu d'apprentissage. Mais après, il faut entrer dans le champ professionnel. Le ballet leur permet d'ouvrir cette porte », souligne-t-il. Le chorégraphe insiste également sur la portée des œuvres présentées. Champs d'Amour, selon lui, évoque à la fois les territoires que nous habitons et les élans qui nous élèvent. « C'est une thématique abordée avec le prisme de la jeunesse, de l'avenir et de la résilience », précise-t-il. Quant à D'un rêve, il s'inscrit dans une réflexion plus large sur la condition du corps noir dans le monde contemporain. « Le corps noir peut raconter beaucoup de choses. Il est intelligent. Le projet appelle à lui donner toute sa place », affirme-t-il.

Salia Sanou, danseur et chorégraphe, est à l'origine du projet de ce ballet Dounia

Sur scène, cette vision prend vie à travers l'engagement des interprètes. Hortense Ouédraogo, danseuse formée au CDC La Termitière, témoigne de l'intensité de l'expérience. « C'est toujours un plaisir de prendre la parole avec le corps. J'ai aimé faire partie de cette aventure », confie-t-elle. Pour elle, Champs d'Amour incarne une dynamique collective tournée vers l'acceptation de l'autre et la réconciliation. « On y voit l'amour, la résilience, le fait d'aller ensemble », ajoute-t-elle.

Au-delà de la performance artistique, le projet a également reçu l'adhésion des autorités culturelles. Représentant le ministère de la Culture, la chargée de mission Marguerite Doannio s'est réjouie de cette initiative qui permet à la jeunesse de s'exprimer et de s'insérer dans le paysage professionnel. Dans un contexte où la question de l'identité culturelle est centrale, le ballet apparaît comme une action concrète de valorisation des talents nationaux. « La souveraineté culturelle passe par des actions comme celle-ci », a-t-il affirmé, saluant l'engagement du CDC La Termitière et le soutien des partenaires, notamment l'État burkinabè et la coopération suisse. Pour lui, les spectacles présentés témoignent du potentiel des écoles de formation en danse au Burkina Faso. « Nous avons vu l'énergie sur scène, l'expression corporelle, l'engagement. La preuve que cette jeunesse est prête à relever les défis », a-t-il conclu.

Le ballet Dounia veut s'imposer comme un espace de convergence entre transmission, création et engagement citoyen. Il révèle une jeunesse artistique en quête de sens, capable de transformer les réalités sociales en langage chorégraphique. Entre mémoire et projection, entre héritage et innovation, ces danseurs incarnent une parole vivante, portée par le mouvement.

Farida Thiombiano
Lefaso.net

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SNC 2026 à Bobo-Dioulasso : La Chine met en avant sa culture et son savoir-faire

Mon, 27/04/2026 - 23:41

À l'occasion de la 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC) à Bobo-Dioulasso, la Chine marque sa présence à travers un stand riche en découvertes. Entre promotion linguistique, démonstrations de médecine traditionnelle et valorisation de la coopération sino-burkinabè, cette participation s'inscrit dans le cadre de l'année 2026 dédiée aux échanges culturels et humains entre la Chine et l'Afrique.

Le coup d'envoi de la 22ᵉ édition de la Semaine nationale de la culture a été donné par le président du Faso, chef de l'État, le capitaine Ibrahim Traoré, au stade omnisports Aboubacar Sangoulé Lamizana de Bobo-Dioulasso. Parmi les exposants de la foire, un invité de marque s'est distingué : la culture chinoise. Une équipe de reporters du journal en ligne Lefaso.net est allée à sa rencontre.

Selon la ministre conseillère de l'ambassade de Chine au Burkina Faso, Li Qi, la présence de la culture chinoise à la Semaine nationale de la culture s'inscrit dans la volonté de concrétiser, sur le sol burkinabè, une initiative désignant l'année 2026 comme celle des échanges culturels et humains sino-africains. « Cela coïncide parfaitement avec la Semaine nationale de la culture. Nous avons voulu saisir cette occasion qui nous a été offerte pour promouvoir un petit peu la langue chinoise, la culture chinoise et puis participer aux échanges culturels entre nos deux pays », a-t-elle expliqué.

Li Qi ministre conseillère de l'amabassade de Chine.

Elle précise que le public burkinabè est invité à venir essayer, tester et vivre des expériences. « Nous avons un stand ici et nous avons mobilisé les différents acteurs chinois qui participent à la coopération sino-burkinabè. Ils sont à l'institut Confucius, qui pilote le projet. Il y a aussi l'équipe d'experts agronomes qui travaille sur la culture de millet ici et qui coopère avec la partie burkinabè sur l'agriculture. Il y a aussi l'entreprise BUCG qui est en charge d'un projet d'agrandissement de l'aéroport international de Bobo-Dioulasso. Et nous avons aussi l'équipe médicale chinoise qui propose ici des soins en médecine traditionnelle chinoise et en cardiologie », a-t-elle indiqué.

Li Qi a posé devant le stand des représentants de l'ambassade de Chine.

Li Qi rassure que l'équipe médicale chinoise pourra effectuer des démonstrations et proposer sur place des soins d'acupuncture ainsi que d'autres types de traitements. Ce sera, estime-t-elle, l'occasion pour le public burkinabè de découvrir la médecine traditionnelle chinoise. Elle se réjouit de participer à cet événement national, qui vise également à renforcer les échanges culturels entre la Chine et le Burkina Faso. C'est aussi l'opportunité, se félicite-t-elle, de promouvoir la langue et la culture chinoises tout en consolidant les liens entre les deux pays. Elle ajoute que des jeux et de petits souvenirs sont proposés aux visiteurs.

Djaryigo Diarra
Lefaso.net

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Afrophygital League 2026 : L'AS Douanes sacrée dans les catégories dames et hommes

Mon, 27/04/2026 - 23:33

L'AS Douanes a dominé la première édition de l'Afrophygital League en remportant, le 26 avril 2026 à Ouagadougou, les finales dans les catégories espoirs dames et juniors hommes. Opposée à Ouagadougou Basket Club dans les deux cas, elle signe un doublé retentissant.

L'AS Douanes a remporté, le dimanche 26 avril 2026, les finales de la première édition de l'Afrophygital League, en s'adjugeant deux trophées dans les catégories espoirs dames et juniors hommes. Dans chacune de ces finales, le club des Douanes était opposé à Ouagadougou Basket Club (OBC), également représenté dans les deux catégories.

Organisée du 24 au 26 avril à Ouagadougou, cette première édition de l'Afrophygital League a été marquée par la domination de l'AS Douanes, qui inscrit ainsi son nom au palmarès inaugural de la compétition. Le club s'est illustré en remportant ses deux finales, aussi bien chez les dames que chez les hommes, face à un Ouagadougou Basket Club également présent dans les deux catégories.

Les équipes ont offert un beau spectacle lors des finales de la première édition de l'Afrophygital League

Lors de la première finale, chez les espoirs dames, les joueuses de l'AS Douanes et celles de Ouagadougou Basket Club ont offert un spectacle de qualité. Dès l'entame, les Douanières ont affiché leurs ambitions en ouvrant le score. En face, les joueuses de OBC ont tenté de réagir et de recoller au score, sans toutefois y parvenir.
Au coup de sifflet final, les joueuses de l'AS Douanes se sont imposées sur le score de 27 à 23 face à OBC, remportant ainsi la finale espoirs dames de l'Afrophygital League.

La finale masculine, qui opposait également l'AS Douanes à Ouagadougou Basket Club, s'est soldée par une seconde victoire des « Douaniers », cette fois sur le score de 35 à 21. L'AS Douanes a imposé un rythme soutenu à son adversaire, profitant des erreurs des joueurs de OBC pour creuser l'écart.

Pour le président de la Fédération burkinabè de basketball, cette initiative permettra d'offrir davantage de temps de jeu aux jeunes catégories

À l'issue des compétitions, les équipes classées premières de chaque catégorie ont reçu une enveloppe de 75 000 FCFA, un trophée ainsi que des médailles. Les deuxièmes ont obtenu 30 000 FCFA et des médailles d'argent, tandis que les troisièmes sont repartis avec 25 000 FCFA et des médailles de bronze.
Parallèlement aux compétitions de basketball entre sportifs, un tournoi e-sport sur le jeu NBA 2K a également été organisé. Cette compétition virtuelle a permis aux gamers de s'affronter, les meilleurs étant récompensés en fonction de leur classement à l'issue des épreuves.

Présent lors des finales, le président de la Fédération burkinabè de basketball, Souleymane Yaméogo, a salué une initiative qu'il juge bénéfique. Selon lui, cette compétition contribue à offrir du temps de jeu aux jeunes catégories, en vue de mieux les préparer aux échéances internationales.

« Oui, c'est une très belle initiative, nous ne pouvons que remercier la promotrice qui a eu cette initiative. Elle est innovante, elle est visionnaire, ce d'autant plus qu'on associe dorénavant la digitalisation à la pratique du basket et elle a eu encore l'idée géniale d'associer la santé nutritionnelle, la santé mentale et le e-sport à cette activité », a apprécié le premier responsable de la Fédération burkinabè de basketball.

De son côté, Eveline Gadégbeku, présidente de l'association Enter Africa et promotrice de la première édition de l'Afrophygital League, a indiqué que ce tournoi répond à une double ambition : faire découvrir le basketball aux joueurs d'e-sport et initier les basketteurs à l'univers de NBA 2K.

La présidente de l'Afrophygital League poursuit une double ambition : promouvoir le basketball et faire découvrir le jeu NBA 2K aux joueurs

« Cette année, l'objectif qu'on s'est assigné en interne, c'est de pouvoir sortir de nos sentiers battus, de découvrir les disciplines qui sont électroniques aujourd'hui à travers l'e-sport. Et c'est de ce fait que nous avons contacté la Fédération burkinabé de basketball pour initier ce premier projet de ce genre », a-t-elle expliqué.
Elle a en outre souligné que cette première édition, dédiée aux juniors hommes et aux espoir dames, visait à faire comprendre le concept d'Afrophygital, tout en nourrissant l'ambition d'intégrer, lors des prochaines éditions, les catégories cadettes et seniors.

Jean Élysée Nikiéma (stagiaire)
Lefaso.net

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Bobo-Dioulasso : La CNSS inaugure l'agence de Sakaby pour être plus proche de ses assurés

Mon, 27/04/2026 - 23:31

La Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) du Burkina poursuit son maillage territorial. Dans le cadre de sa dynamique de développement et de rapprochement des services publics des usagers, elle a procédé à l'inauguration officielle de sa nouvelle agence dans le quartier Sakaby, à Bobo-Dioulasso, dans la région du Guiriko. Baptisée « Agence Sakaby », cette infrastructure moderne a ouvert ses portes au public dans l'après-midi de ce lundi 27 avril 2026.

La cérémonie d'inauguration s'est tenue sous le patronage du ministre des Serviteurs du peuple, Mathias Traoré, représenté pour l'occasion par le secrétaire général de la région du Guiriko, Souleymane Nacanabo. Elle a également connu la présence de plusieurs autorités administratives, coutumières et d'acteurs du secteur privé. Avec cette nouvelle implantation, la CNSS renforce sa présence dans la ville de Bobo-Dioulasso. Il s'agit en effet de la deuxième agence après celle de Sarfalao, ouverte en 2011. Cette initiative s'inscrit dans une volonté affirmée de rapprocher davantage les services de sécurité sociale des assurés, des employeurs et du grand public.

Une vue des officiels présents à la cérémonie d'inauguration de « l'Agence Sakaby »

Selon le directeur général de la CNSS, Dr Herman Yacouba Nacambo, cette réalisation répond à une nécessité dictée par la croissance constante des activités de l'institution dans la région. À la date du 31 décembre 2025, la direction régionale de Bobo-Dioulasso comptait 859 rentiers, 19 976 pensionnés et 36 775 allocataires. Entre le 1ᵉʳ janvier et le 31 mars 2026, près de 600 dossiers de prestations de rentes et environ 300 dossiers de pensions ont été enregistrés. Par ailleurs, plus de 25 000 employeurs actifs y effectuent régulièrement leurs déclarations et paiements de cotisations.

Une vue du bâtiment de l'agence de Sakaby inaugurée

Face à ces chiffres en constante progression, la création de l'agence de Sakaby apparaît comme une réponse concrète pour désengorger ainsi l'agence de Sarfalao et le siège de la direction régionale. Elle vise également à réduire les distances pour les usagers, à améliorer les délais de traitement des dossiers et à renforcer la qualité du suivi.

L'infrastructure inaugurée se distingue par sa fonctionnalité et sa modernité. Le bâtiment comprend une dizaine de bureaux, un hall d'accueil destiné aux assurés, deux grandes salles dédiées aux prestations familiales et à l'assurance vieillesse, ainsi que plusieurs espaces pour le recouvrement et la comptabilité. On y trouve également un bureau pour le chef d'agence, un secrétariat, un service courrier, une salle informatique, un bureau technique et une salle de réunion d'une capacité d'une trentaine de personnes. La conception architecturale et le suivi des travaux ont été assurés en interne par les équipes de la CNSS.

Selon le DG de la CNSS, Dr Herman Yacouba Nacambo, cette réalisation répond à une nécessité dictée par la croissance constante des activités de l'institution dans la région

En termes de services, l'agence de Sakaby offre une large gamme de prestations. Il s'agit notamment de l'immatriculation et de l'affiliation des entreprises, de la déclaration des travailleurs, du paiement des cotisations sociales, ainsi que de la gestion des prestations telles que les pensions, les allocations familiales, les indemnités de maternité et la prise en charge des accidents de travail. L'agence délivre également des attestations de situation cotisante et fournit des informations utiles aux employeurs et aux employés.

La visite de l'infrastructure par les autorités présentes à la cérémonie d'inauguration

Pour le directeur général, cette nouvelle agence traduit la volonté de la CNSS de bâtir un service public plus accessible, plus réactif et davantage orienté vers la satisfaction des usagers. « La sécurité sociale doit être un droit vivant, concret et facilement accessible pour chaque citoyen », a-t-il souligné. Il a par ailleurs exhorté le personnel affecté à cette agence à faire preuve de professionnalisme, d'écoute et d'exemplarité, afin d'offrir un service de qualité irréprochable.

Le représentant du ministre des Serviteurs du peuple, le secrétaire général de la région du Guiriko, Souleymane Nacanabo

Dans son intervention, le parrain de la cérémonie, Achille Roland Sow, président de la délégation spéciale consulaire du Burkina Faso, a salué cette initiative qui intervient dans un contexte d'expansion économique de la ville de Bobo-Dioulasso. Il a relevé que la multiplication des entreprises dans la cité de Sya rend indispensable le renforcement des services de la CNSS. Tout en félicitant les responsables de l'institution, il a exprimé le souhait de voir davantage d'agences ouvrir leurs portes, non seulement à Bobo-Dioulasso, mais également dans d'autres grandes villes du pays.

Représentant le ministre des Serviteurs du peuple, Souleymane Nacanabo a, pour sa part, mis en avant la vision des autorités nationales visant à rapprocher les services de protection sociale des populations. Il a exprimé sa reconnaissance aux habitants de Sakaby pour leur contribution à l'accueil de cette infrastructure et a invité le personnel à garantir des prestations de qualité aux usagers.

La photo de famille

Au-delà de son rôle administratif, l'agence de Sakaby se veut un levier de développement économique et social. En facilitant l'accès à la protection sociale, elle contribuera à sécuriser les travailleurs, à améliorer les performances des entreprises et, par ricochet, à soutenir la croissance économique. Pour le directeur général de la CNSS, Dr Herman Yacouba Nacambo, cette initiative s'inscrit dans une dynamique de résilience et de progrès, dans un Burkina Faso résolument tourné vers l'avenir.

Romuald Dofini
Lefaso.net

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Université Joseph Ki-Zerbo : Gnirako Ahmed Donatien Bikié élevé au grade de Docteur grâce à ses travaux liés à l'impact des changements climatiques sur les ressources en eau dans le bassin du Mouhoun au Burkina Faso

Mon, 27/04/2026 - 23:30

Pour l'obtention de son doctorat, l'étudiant Gnirako Ahmed Donatien Bikié a mené son étude sur un sujet aussi d'actualité qu'à fort impact socio-économique avéré. « Impact des changements climatiques sur les ressources en eau dans le bassin du Mouhoun au Burkina Faso : intégration de la mécanisation dans les productions agricoles » ; tel est le thème qui a, pendant plus de trois ans, requis un travail de terrain, de revue de littérature, de publications et de communications scientifiques au plan national et à l'international. Samedi 25 avril 2026 à l'université Joseph Ki-Zerbo, le doctorant Ahmed Bikié a brillamment défendu sa thèse devant un jury, et à l'issue de cette ultime étape, il a été élevé au grade de Docteur avec la mention « Très Honorable ».

L'objectif général de l'étude est, rappelle l'impétrant, de contribuer à une meilleure compréhension de la variabilité climatique et de son impact sur le processus hydrologique dans le sous bassin versant du Mouhoun soumis à une forte pression anthropique pour l'agriculture et d'autres usages. Spécifiquement, il s'agit d'analyser les tendances climatiques passées et leur impact sur l'agriculture, de déterminer ensuite les tendances hydro-climatiques futures comparativement à une période historique de référence suivant différents scénarios d'émissions des gaz à effet de serre et enfin de diagnostiquer les systèmes de productions agricoles et de proposer une stratégie d'adaptation à une échelle locale.

Pour défendre le travail, le candidat était face à un jury composé de sept membres (dont le président), tous des avertis et spécialistes du sujet. Il s'agit de Dieudonné Jospeh Bathiébo, professeur titulaire en Transfert thermique/Sciences des matériaux à l'université Joseph Ki-Zerbo, Burkina Faso, (président du jury) ; Roland Ousmane Yonaba, Maître de Conférences en Hydrogéologie, Hydrologie et Environnement à l'Institut international d'ingénierie de l'eau et de l'environnement, Burkina Faso, (rapporteur) ; Emmanuel Ouédraogo, Maître de Conférences en Physique des matériaux et énergétique à l'université Lédéa Bernard Ouédraogo à Ouahigouya, Burkina Faso (rapporteur) ; Koffi Sagna, Maître de conférences en Physique des matériaux et énergétique à l'université de Lomé, Togo (rapporteur, intervenu de Lomé via Zoom) ; Yacouba Yira, Maître de recherche en Hydrologie au Centre national de recherche scientifique et technologique, Burkina Faso (examinateur) ; Sié Kam, Professeur titulaire en Transfert thermique/Sciences des matériaux à l'université Joseph Ki-Zerbo, Burkina Faso (directeur de thèse) ; et Siédouba Georges Yé, Maître de recherche en Mécanique appliquée/Machinisme agricole au Centre national de recherche scientifique et technologique, Burkina Faso (co-directeur de thèse).

Le candidat, écoutant attentivement les propos introductifs du président du jury.

C'est devant de nombreux parents, amis, collègues, étudiants et autres invités que le doctorant a été introduit dans le vif du sujet par le président du jury. Cette première partie est donc consacrée à la présentation de la quintessence du travail du candidat, et ce, dans un timing de 45 minutes maximum. Ainsi, après l'introduction, M. Bikié a déroulé sa présentation autour des grandes articulations ci-après : état de l'art, matériel et méthodes, résultats et discussions, puis conclusion générale et perspectives.

Par le premier point, c'est-à-dire l'état de l'art, le candidat a mis en relief les tendances hydro-climatiques passées et les projections hydro-climatiques à l'échelle de la terre, et de l'Afrique subsaharienne pour finir au niveau du Burkina Faso. Il a ensuite présenté les types, modèles et scénarii climatiques, de modèles hydrologiques et les normales climatiques définies par l'Organisation météorologique mondiale.

Dans le volet consacré aux matériels et méthodes, l'impétrant s'est attardé sur la présentation de la zone d'étude, les outils et données utilisés avant de passer à l'analyse des tendances climatiques récentes et leur impact sur l'agriculture, aux projections hydro-climatiques et à l'analyse des anomalies, puis au diagnostic des systèmes de productions agricoles et à la stratégie d'adaptation.

Après avoir fait cas des résultats et discussions, le candidat a relevé les limites de l'étude, à savoir que, primo, la discontinuité de certaines données d'observation et la variabilité entre les modèles climatiques peuvent contribuer à accroître les incertitudes dans l'évaluation de la performance des modèles utilisés ; et, secundo, la taille de la population enquêtée n'est pas représentative de l'ensemble de la population des producteurs de la province.

C'est pourquoi, en termes de perspectives, le candidat présente : données de réanalyse, modèle hydrologique semi-distribué et une collecte de données en présentiel pourrait accroître la représentativité des producteurs de la province des Balé.
Par ailleurs, on retient que le doctorant a fait plusieurs publications et communications scientifiques au plan national et au niveau international.

À l'issue de sa présentation, réussie, mentionne le jury, en tenant le pari du temps et de la pertinence, Ahmed Bikié a été soumis à l'intervention des membres du jury. Cette étape a consisté pour chaque membre du jury, et sous la houlette du président, à faire ses observations de fond et de forme, poser des questions d'éclaircissement, faire des suggestions et éventuellement donner des conseils, non seulement en vue d'améliorer le document final, mais aussi dans une dynamique de perspective, eu égard surtout aux enjeux de la thématique d'étude. « Le candidat a fait un très bon exposé de ses travaux de thèse et a su montrer qu'il avait une parfaite maîtrise sur un sujet complexe. Le jury a particulièrement apprécié le travail scientifique réalisé, tant par la qualité que par la pertinence des résultats obtenus, ainsi que l'aisance avec laquelle il a répondu aux nombreuses questions des membres du jury », a accueilli le jury.

Les membres du jury, avec en arrière-plan à l'écran, Koffi Sagna (intervenu en ligne de Lomé) et Dr Ahmed Bikié.

Après plus de cinq heures d'examen de ce travail minutieusement mené pendant plus de trois ans par le candidat, Gnirako Ahmed Donatien Bikié, le jury lui a, à l'issue de la délibération, décerné le grade de Docteur avec la mention « Très Honorable ».

Avec des sentiments de fierté pour une mission pleinement couronnée, le désormais Dr Gnirako Ahmed Donatien Bikié a l'esprit tourné vers les perspectives, pour, confie-t-il, continuer à produire des articles et améliorer la compréhension de la variété climatique dans la zone d'étude, et plus globalement au Burkina Faso et bien au-delà. Moment idéal pour lui également d'exprimer ses reconnaissances à toute l'équipe qui a contribué à encadrer le travail.

O.L.
Lefaso.net

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Tenkodogo/Gestion des menstrues à l'école : « Il est important que le tabou soit brisé pour garantir la scolarisation, la dignité de ces jeunes filles. » (Innocent Sissao, caravane de communication)

Mon, 27/04/2026 - 23:30

Lancée le samedi 18 avril 2026 dans la ville de Dédougou, région des Bankui, la caravane de communication sur la scolarisation et le maintien des filles à l'école, appelée « Kom-pugli kaoreng yõodo » ou l'importance de la scolarisation des jeunes filles, en langue nationale mooré, se poursuit dans la région du Nakambé. Ce lundi 27 avril 2026, c'est la commune de Tenkodogo, chef-lieu de la région du Nakambé, qui a accueilli cette initiative portée par le Cercle de concertation des ONG (Organisations non-gouvernementales) et associations actives en éducation de base (CCEB-BF), en collaboration avec les autorités locales des départements impliqués. Dans cette cité, un des grands actes a été la conférence publique animée au collège d'enseignement général du secteur Nᵒ 2 de la ville sur le thème : « Santé et hygiène menstruelle en milieu scolaire : briser les tabous, garantir la dignité afin de favoriser le maintien et la réussite scolaire ».

Pour échanger avec les élèves, un pédagogue averti, Innocent Sissao, chargé d'appui technique à la direction générale des appuis spécifiques, membre-fondateur de nombreux référentiels dans le système éducatif. Il entre dans le vif du sujet par cette confidence qui met en exergue les problèmes majeurs, que sont les tabous, autour de la question des menstrues. « Quand on a élaboré les outils techniques sur la promotion de la santé et de l'hygiène menstruelle à l'école, j'ai apporté le livret chez moi à la maison, que j'ai remis à une de mes filles, de lire. Lorsqu'elle a fini de lire, je lui dis de venir maintenant pour qu'on échange sur le livret. Là, elle s'est écriée : "Eh papa !" Pourquoi ? Parce que pour elle, papa est un homme et les choses de menstrues ne concernent pas papa », a posé le conférencier, notant que ce tabou se rencontre à tous les niveaux de la société, dans les familles et quelle que soit l'origine professionnelle des parents. « Tout le monde, chacun de nous ici, quel que soit son métier, a des problèmes pour échanger avec son enfant (sa fille) sur cette question », souligne-t-il devant un auditoire qui, de par ses réactions, confirme les propos du communicant.

Constat ainsi fait, M. Sissao scrute avec les élèves les gros problèmes liés à la gestion des menstrues à l'école. Il en ressort que les menstrues sont sources de perturbations des cours et provoquent parfois des malaises chez la jeune fille. Les élèves ont également identifié le manque de spécification dans les latrines, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de latrines réservées aux garçons et celles réservées aux filles : tous utilisent les mêmes toilettes. Le manque d'eau dans les écoles et les railleries dont elles font parfois l'objet sont autant de difficultés soulevées dans la gestion des périodes de menstrues.

Ces réalités ont plusieurs conséquences sur le cursus scolaire de la jeune fille. Il s'agit, entre autres, des absences répétées, voire de l'abandon des classes, des frustrations, du manque de confiance en elles-mêmes, etc. On retient donc de la communication que l'impact négatif de cette situation est énorme et va au-delà des cellules familiales, il touche toute la vie nationale à travers notamment la déperdition des filles dans le cursus scolaire, l'exposition des jeunes filles à des aléas de la vie, portant ainsi un coût au processus de développement économique et social du pays. « Il est important que le tabou soit brisé pour garantir la scolarisation, la dignité de ces jeunes filles. Il faut donner à la jeune fille les moyens pour pouvoir poursuivre à l'école. (…). Les études ont montré qu'une fille sur dix, quand elle a ses menstrues, est obligée de rester à la maison. Les menstruations concernent toutes les filles. Mais la majorité rencontrent les problèmes de menstruations avant l'âge de treize ans, et elles sont très nombreuses. Celles qui les rencontrent un peu tardivement, c'est autour de seize ans. C'est une période un peu délicate pour la jeune fille, ce qui la rend un peu instable et que les parents n'arrivent parfois pas à comprendre », explique-t-il, justifiant par là la nécessité donc de travailler à rectifier le tir.

Il faut rétablir la dignité de la jeune fille, car cette dignité se joue également là, insiste-t-il avant d'indiquer que cela passe, entre autres, par la construction de latrines pour hommes et pour femmes, la desserte des écoles en points d'eau, la disponibilisation des serviettes hygiéniques, etc. Selon le conférencier, la politique nationale actuelle consiste à apprendre aux élèves à fabriquer, elles-mêmes, les serviettes hygiéniques.

M. Sissao a également saisi l'instant pour prodiguer de nombreux conseils, à la fois aux jeunes filles et aux jeunes garçons. Il a aussi exhorté les conseils de l'école et les différents acteurs en charge de l'éducation et de l'enseignement à prendre à bras-le-corps cette question à enjeu majeur. À titre d'exemples, il a invité les élèves dont les écoles ne disposent pas de points d'eau à s'organiser à tour de rôle pour rendre l'eau disponible à l'école et les responsables d'établissements à veiller à la spécification des latrines. Il a aussi exhorté les élèves à savoir entretenir les latrines pour les maintenir dans les conditions d'hygiène appropriées. S'adressant spécifiquement aux jeunes garçons, Innocent Sissao leur a conseillé d'éviter de se moquer des filles et de plutôt les aider, à chaque fois que de besoin. « Les parents doivent s'investir, de sorte que même si la jeune fille voit ses menstrues, elle ne doit pas se décourager, se complexer, s'irriter, il faut l'accompagner », a-t-il adressé aux parents.

À l'issue de la communication, élèves (jeunes filles et jeunes garçons), conseil de l'école, autorités et responsables de l'éducation, se sont engagés, à vive voix, chacun en ce qui le concerne, pour améliorer le cadre scolaire en la matière également. Ils ont aussi pris l'engagement d'être des relais dans leur entourage, afin que soit levé ce facteur d'abandon de l'école par les filles et ce, pour le bonheur de toute la société.

O.L.
Lefaso.net

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