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European Union

Décès de El Hadj Harouna DIANDA : Faire part

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 03/02/2026 - 21:30

< Ô âme apaisée, retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée. Entre donc parmi Mes serviteurs, et entre dans Mon Paradis.> (Coran 89 : 27-30)

Le Chef de canton de Kapon le Naaba Sonré de Sintenga , le Naaba Siguiri de Ribou , le Tingasaaba de Ribou , la grande famille DIANDA, résidant à Sintenga, Ribou, Tampouy, Yako, Sapouy, Léo, Ouagadougou, Côte d'Ivoire et au Canada, les grandes familles alliées Belem à Tougou et Gourcy , El Hadj Sita à Tougou , Belem Seidou, Belem Boureima à Ouagadougou , Belem Alimata a Nignogolo , la famille Kalaga à Gnonnon et Yako , la veuve Adjarata Belem et les enfants :
Mady , au Canada ;
Issaka , à Yako ;
Souleymane , Kady et Sidiki , à Ouagadougou ,

les petits-enfants et arrière-petits-enfants
expriment leur profonde gratitude à toutes celles et tous ceux qui , de près ou de loin , les ont soutenus moralement , spirituellement , financièrement et matériellement lors du rappel à Allah de leur fils , mari , père, grand-père et arrière- grand-père,

El Hadj Harouna DIANDA ,
décédé le 11 Décembre 2025 au Centre Hospitalier Universitaire de Tengandogo, et inhumé au village à Ribou, conformément à la tradition musulmane et
le doua pour repos éternel de son âme tenu le 25 janvier 2026 à Ouagadougou.

Les familles adressent leurs sincères remerciements :
+ à la communauté musulmane de Nossin ,
+ à la jeunesse de Nossin ,
+ au personnel du Centre Hospitalier Universitaire de Tengandogo ;
+ aux voisins et amis

+ à son Excellence Athanase Boudo, ancien Ambassadeur du Burkina au Canada,
+ au Docteur Amidou Kaboré responsable de la pharmacie Galiam
+ aux amis et collègues au Canada ;
ainsi qu'à toutes les personnes, autorités coutumières , religieuses ,
administratives , associations et bonnes volontés dont les noms n'ont pu être cités, mais dont les marques de compassion, de présence et de solidarité ont été
d'un immense réconfort.

Que Dieu, dans son infinie bonté, vous le rende au centuple.
Que Dieu nous garde ensemble pendant longtemps.
Amine amine

Categories: Afrique, European Union

Collision mortelle sur l'axe Zorgho-Ouagadougou : "Quand je l'ai vu, je ne pouvais plus rien faire", se défend le prévenu

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 03/02/2026 - 20:32

Après avoir relaté les circonstances qui l'ont conduit à la barre du Tribunal correctionnel du Tribunal de grande instance Ouaga 1 ce mardi 3 février 2026, Moctar a été soumis aux questions du procureur. Face au parquet, le prévenu a maintenu sa version des faits, contestant toute conduite à vive allure. Les échanges ont principalement porté sur sa connaissance des lieux, sa vigilance au moment des faits et les possibilités d'éviter le choc mortel.

Le procureur, dans la suite de la narration du prévenu, le questionnera en ces termes pour plus d'éclaircissements : "Était-ce votre première fois d'emprunter cette voie ?" "Non, je l'emprunte depuis un peu plus de 10 ans" a-t-il répondu. "Avez-vous vu la victime sur sa moto ?" a poursuivi le parquet. "Oui, je l'ai vu" a renvoyé le prévenu. "Mais si vous l'avez vu, vous auriez pu freiner. Vous auriez pu éviter le pire", a conclu le procureur, avant que le comparant ne se défende : "je roulais déjà lentement depuis derrière. Je n'étais pas en vitesse."

Il poursuivra : "En fait, je ne l'ai pas vu arriver de loin. Moi j'allais, et lui, il venait. On n'était pas sur la même ligne. Quand je l'ai vu, il avait déjà doublé le véhicule" a-t-il détaillé. "Êtes-vous sûr que vous ne rouliez pas à vive allure ?" a insisté le procureur. "Oui. Et c'est plutôt lui qui était en pleine vitesse. Il n'a d'ailleurs pas pu maitriser son engin. Vu qu'il était à vive allure, il a tenté de rabattre sur le côté et a heurté mon véhicule au côté droit, avant de finir sa course à terre", a-t-il expliqué.

"S'il est vrai que vous n'etiez pas en vitesse, vous auriez pu l'éviter en rabattant sur le côté pour éviter le choc", a fait observer le parquet. "Quand je l'ai vu, je ne pouvais plus rien faire. Tout s'est passé très vite. Je n'ai pas eu le temps de réagir. Il ne pouvait pas rabattre sur sa droite parce que le véhicule était stationné là. L'espace qui me séparait de ce véhicule-là ne dépassait plus 5 à 10 mètres. Même si j'essayais de l'éviter en serrant à ma droite, je serais peut-être monté sur lui, vu que lui même a serré sur mon côté" a-t-il retorqué.

Plus de détails à venir

Erwan Compaoré
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Burkina : La FAIB instaure la prière du Qunut pour implorer la paix et la stabilité

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 03/02/2026 - 17:55

Le Président du Présidium de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) informe l'ensemble des fidèles musulmans de l'instauration de la prière du Qunut, une invocation, lors des prières du vendredi, ainsi qu'au cours des prières quotidiennes de Fadjr, Maghreb et Ichaa. L'information a été donnée à travers un communiqué signé ce 03 février 2026, par le Président du Présidium de la FAIB.

Selon le communiqué, outre la récitation du Qunut, toute invocation recommandée est permise au cours de ces prières. Ces actes d'adoration et d'invocation visent à implorer Allah afin qu'Il accorde la paix, la sécurité et la stabilité au Burkina Faso.

La mise en œuvre de cette décision prend effet à compter du jeudi 05 février 2026 et se poursuivra jusqu'à la fin du mois béni de Ramadan, dans l'ensemble des mosquées du pays.

La FAIB invite l'ensemble des fidèles musulmans à se conformer à cette instruction et à s'y associer avec ferveur et sincérité, conformément à l'exhortation divine : « Et invoquez-Moi, Je vous répondrai. »

Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Collision mortelle sur l'axe Zorgho-Ouagadougou : Le conducteur livre sa version des faits

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 03/02/2026 - 17:04

Poursuivi pour défaut de maîtrise, homicide involontaire et dégradation involontaire de bien à la suite d'un accident de la circulation survenu à Mogtédo, le conducteur, Moctar (nom d'emprunt) a comparu devant le Tribunal correctionnel de Ouaga 1, ce mardi 3 février 2026. À la barre, il a livré un récit des faits, marqués par une collision mortelle sur fond de circulation dense et de tombée de la nuit. Les premières minutes de l'audience ont permis de revenir sur les circonstances du drame.

C'est un prévenu visiblement démoralisé qui a comparu devant la barre du Tribunal correctionnel, au Tribunal de grande instance Ouaga 1, ce mardi 3 février 2026. Les faits qu'on lui reproche sont de trois ordres : défaut de maîtrise, homicide involontaire et dégradation involontaire de bien. Invité à retracer les circonstances qui le conduisent devant le Tribunal, c'est dans un ton neutre et une voix à peine audible qu'il s'executa.

"J'ai quitté Zorgho pour Ouaga. Arrivé à Mogtedo, juste après le barrage, il y avait du monde. C'est fréquent d'ailleurs à cet endroit précis, surtout qu'il se faisait un peu tard. La nuit s'apprêtait à tomber. Naturellement, j'ai donc ralenti. Plus loin, il y avait un véhicule sur la gauche, qui était stationné. En avançant, j'ai juste eu le temps de voir quelqu'un doubler le véhicule avant de heurter mon phare côté droit", a-t-il résumé.

Invité à fournir plus de détails sur ce qui s'est passé par là suite, le prévenu explique qu'en descendant du véhicule, le constat était sans appel : "la victime était couchée inerte. Les gens ont accouru sur les lieux. Il y avait la gendarmerie à quelques pas de là. Les agents sont arrivés. Ils ont tenté de faire un massage cardiaque à la victime, mais il était déjà décédé. C'est ainsi que j'ai été conduit à la gendarmerie le même soir, puis, envoyé au commissariat le lendemain."

Plus de détails à venir
Erwan Compaoré
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Dédougou : Un concours proposé à l'école pour stimuler le patriotisme environnemental

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 03/02/2026 - 15:11

Le lycée provincial de Dédougou a abrité la cérémonie de montée tournante des couleurs nationales dans les établissements post primaires et secondaires et les centres de formation professionnelle de la province du Mouhoun, ce lundi 2 février 2026. A l'occasion de cette activité devenue un rituel mensuel, le haut-commissaire de la province, Bassouleymane Ouattara, a donné le top départ du concours inter établissements dénommé « Espace mât vert ». L'objectif est de promouvoir et de récompenser les institutions scolaires qui se distinguent par l'embellissement et la propreté qu'elles réservent au cadre environnemental du drapeau.

C'est devenu une habitude que d'observer la montée solennelle des couleurs nationales chaque premier lundi du mois dans les établissements d'enseignement du post primaire, du secondaire et des centres de formation professionnelle dans la province du Mouhoun. Ce rituel, institué par la Direction provinciale de l'enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique, a été respecté ce lundi 2 février 2026. Le lycée provincial de Dédougou (LPD) a, en effet, été le théâtre de la montée des couleurs du mois. La cérémonie a été présidée par le haut-commissaire de la province, Bassouleymane Ouattara. Elle a connu la participation des autorités provinciales et régionales en charge de l'enseignement secondaire, des notabilités coutumières et religieuses, des autorités militaires et paramilitaires, des responsables d'établissements de la ville et surtout les élèves du LPD, mobilisés pour la circonstance.

Pour le haut-commissaire, Bassouleymane Ouattara, le concours prône la formation d'une jeunesse responsable

Au-delà de la montée des couleurs, la cérémonie a consacré le lancement, à l'échelle de la province du Mouhoun, du concours inter établissements dénommé « Espace mât vert ». Si la compétition est ouverte aux collèges, aux lycées et aux centres de formation professionnelle du Mouhoun, il faut relever que cette première édition concerne exclusivement ceux des chefs-lieux des sept communes de la province. Les inscriptions étant déjà ouvertes, elles doivent être faites avant le 10 février prochain et sont recevables à la direction provinciale à Dédougou.

Les élèves entendent s'impliquer pour le succès de ces activités éducatives

Le concours « Espace mât vert » invite chaque éventuel établissement candidat à concevoir et à aménager un espace écologique autour du mât de son drapeau. Ce cadre doit être embelli et allier « patriotisme et respect de l'environnement », a précisé la directrice provinciale en charge de l'enseignement secondaire du Mouhoun, Aude Claudine Ki/Ouédraogo. Elle a souligné que ce concours demeure une activité ludique, compétitive et pédagogique. Le concours entre également dans le cadre de la mise en œuvre de l'arrêté interministériel portant création de clubs écologiques au sein des lycées et collèges, des institutions d'enseignement supérieur et de recherche et des centres de formation professionnelle, a ajouté Mme Ki.

La directrice provinciale, Aude Claudine Ki, a indiqué que « espace mât vert » allie éducation, patriotisme et écologie

Former des jeunes responsables

De l'avis de la directrice, les établissements d'enseignement secondaire sont des cadres indiqués pour sensibiliser les jeunes sur des problématiques liées au développement durable et promouvoir des initiatives alliant éducation, civisme, patriotisme et écologie. Un jury sera mis en place. Il va se charger de sillonner les différents établissements qui candidateront, à partir de mars 2026, afin de les évaluer, a-t-elle expliqué. Les critères d'évaluation seront, entre autres, axés sur des aspects environnementaux, la prise en compte des symboles nationaux, l'implication communautaire et l'esthétique. Indiquant que les matériaux recommandés sont ceux recyclés, locaux, les plantes ornementales et la fumure organique, Aude Claudine Ki a confié que les résultats seront proclamés courant avril prochain. Des prix principaux seront remis aux trois meilleurs mâts selon leur classement. Des prix spéciaux seront décernés à ceux qui donneront à voir une bonne symphonie entre symboles nationaux et écologie.

Le lancement du concours s'est effectué en présence des autorités éducatives, administratives, religieuses et coutumières, militaires et paramilitaires locales

A la fois parrain et représentant le chef de canton de Dédougou par ailleurs patron de cette édition, le directeur régional en charge de l'enseignement secondaire de Bankui et du Sourou, Raoul Sanon, a estimé que c'est une initiative pleine d'espérance. « Le concours invite à valoriser le lieu du drapeau et à s'attacher aux valeurs républicaines », a-t-il poursuivi.

Pour le directeur régional chargé de l'enseignement secondaire, Raoul Sanon, cette initiative est pleine d'espérance

Quant au président de la cérémonie, Bassouleymane Ouattara, il a souligné que ce projet vise à modeler « une jeunesse patriote, responsable et respectueuse de son environnement ». Le haut-commissaire du Mouhoun a fait remarquer que face aux défis environnementaux auxquels le pays fait face, il faut des réponses concrètes, durables et inclusives. A ces réponses, dit-il, il convient d'associer le concours « Espace mât vert » qui est un outil pédagogique favorisant l'apprentissage par la pratique, le développement de la créativité et l'engagement communautaire au sein des écoles.

Alphonse Dakuyo
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Célébration de l'amour : La Fraternité Cana organise la Nuit du couple 2026 ce 14 février au SIAO

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 03/02/2026 - 13:16

À l'initiative de la Fraternité Cana, la Nuit du couple s'impose depuis plusieurs années comme un cadre privilégié de célébration et de ressourcement pour les couples et les fiancés. L'édition 2026, prévue pour le samedi 14 février à partir de 19h dans la salle Kilimandjaro du SIAO, promet une soirée riche en émotions et en partage. Dans cet entretien, Christian et Fabienne Somda, membres de la Fraternité Cana et principaux organisateurs de l'événement cette année, reviennent sur les objectifs, les préparatifs et la portée de cette nuit dédiée à l'amour conjugal.

Lefaso.net : Pour commencer, parlez-nous de la Fraternité Cana

Couple Somda : La fraternité Cana œuvre pour l'évangélisation de couples et de la famille. Sa mission est d'aider à poser les fondements d'une union durable et féconde, d'approfondir la vocation du mariage et de la famille comme pilier de la construction de l'individu et de la société et comme lieu d'accueil de la vie et d'apprentissage de l'amour. Elle est ouverte à tous les couples.

Les membres de la Fraternité Cana sont les couples qui ont vécu une semaine Cana (recollection de six jours pour couples). À l'issue de cette recollection, un cheminement d'une année est proposé à travers les week-ends, les rencontres de fraternité, etc.

Les activités de la fraternité Cana peuvent être regroupées autour de plusieurs axes, à savoir la formation spirituelle centrée sur la vie conjugale sous forme de rencontres (semaines, week-end, journées) pour grandir en couple ; la vie fraternelle à travers des rencontres mensuelles ainsi que la mission et l'évangélisation (activités en paroisse, organisation de la Nuit du couple).

Que représente la Nuit du couple pour la Fraternité Cana ?

Cette activité est d'une grande importance pour la fraternité Cana car nous travaillons à poser les fondations d'une union durable et féconde dans la vie de couple et de famille. Dans cette optique, tous les membres de la fraternité Cana se mobilisent pour permettre à chaque participant de vivre une expérience unique.

Quels sont les principaux objectifs de la Nuit du couple 2026 ?

La Nuit du couple 2026 a pour principal objectif de célébrer l'amour conjugal vrai car il y a de la joie dans cet amour. Pour cela nous offrons un cadre pour permettre aux couples de prendre un temps de qualité en couple. La Nuit du couple est donc ouverte à tous les couples et fiancés sans distinction de religion. Nous mettons tout en œuvre pour que ce temps soit unique. Elle se tient cette année à la même date à Ouagadougou, Bobo Dioulasso, Koudougou et Dédougou.

À quel niveau en sont actuellement les préparatifs de l'événement ?

Tout est fin prêt du point de vue organisationnel. La salle Kilimandjaro du SIAO, les artistes invités, l'orchestre et le DJ pour le grand bal. De multiples surprises sont concoctées pour agrémenter et rendre cette soirée unique et inoubliable.

Quel impact espérez-vous que la Nuit du couple 2026 aura sur les participants ?

Nous espérons que cette soirée permettra aux couples participants d'instaurer et de renforcer la communication en intégrant dans leur quotidien des moments d'évasion en couple de temps en temps. Nous espérons que la soirée permettra aux couples de se souvenir de leur premier amour. L'évènement permettra aux couples participants de partager des moments de complicité et de gaieté en vue de renforcer leurs liens d'amour. Pour notre part, notre cheminement a commencé par la participation à une nuit du couple en 2015 et aujourd'hui nous rendons grâce à Dieu pour les fruits dans notre couple.

Quel message souhaitez-vous adresser aux couples qui hésitent encore à participer ?

Aux couples qui hésitent encore à participer, nous les encourageons à choisir de célébrer l'amour avec la Fraternité Cana. Nous les invitons à s'offrir ce cadeau, à s'inscrire car ils sont attendus !
Les inscriptions et le paiement se font en ligne à travers une plateforme. Vous pouvez vous inscrire en cliquant sur le lien suivant : https://ndc.ligdicash.tickets/achat/ticket
Vous pouvez aussi contacter les numéros ci-après en cas de besoin : 76 52 65 04 / 78 94 11 72.

Lefaso.net

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Les kurdes de Syrie : quel avenir ? | Les mardis de l’IRIS

IRIS - Tue, 03/02/2026 - 12:30

Chaque mardi, Pascal Boniface reçoit un membre de l’équipe de recherche de l’‪IRIS‬ pour décrypter un fait d’actualité internationale. Aujourd’hui, échange avec Didier Billion, directeur adjoint de l’IRIS, autour de l’accord signé entre Damas et les forces kurdes après de longs mois de conflit ainsi que des enjeux liés à l’intégration des forces et de l’administration kurdes au sein de l’État syrien.

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Célébration du Na-Baasga à Issouka : Le « Rêve » au cœur de la 21ᵉ année de règne de Naaba Saaga Iᵉᵛ

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 03/02/2026 - 12:17

Le 31 janvier 2026, Sa Majesté Naaba Saaga Ier, chef traditionnel d'Issouka, quartier historique de Koudougou dans la province du Boulkiemdé, a célébré son 21ᵉ anniversaire de règne. Cette commémoration, qui s'est tenue à la place Naaba Boulgo, haut lieu de mémoire et de tradition, a été marquée par une profonde sobriété.

C'est sous le thème du « Rêve » que s'est déroulé le Na-Baasga cette année. Devant un parterre de chefs traditionnels, d'autorités administratives, de notables et d'une population mobilisée, Sa Majesté a rappelé une vérité essentielle : « Celui qui ne rêve pas meurt avant de mourir ». Pour le souverain, le rêve constitue la pierre angulaire de toute édification, qu'elle soit individuelle, communautaire ou nationale.

Fidèle à la tradition, la cérémonie a été rythmée par trois sorties rituelles, chacune délivrant un message symbolique fort. La toge rouge, symbole de protection, d'autorité et de la détermination du chef à défendre son peuple. La toge blanche, rappel de son rôle de médiateur et d'artisan de paix. La tenue multicolore, Illustration de la diversité, de la cohésion sociale et de la richesse des différences au sein de la communauté.

Plusieurs chefs traditionnels de la ville sont venus honorer cette 21e cérémonie de Nabasga.

Une sobriété solidaire

Cette édition s'est distinguée par l'absence des habituels coups de fusil traditionnels. Sa Majesté a présenté ce choix comme un acte de conscience et de paix face au contexte national sensible. « L'esprit du fusil demeure », a-t-il précisé, soulignant que la vigilance, la résilience et la dignité sont, elles aussi, des formes de combat. Cette retenue volontaire – moins de troupes et de festivités – traduit une solidarité avec les défis actuels du pays : « Notre joie n'est pas encore totale », a confié le chef.

Il fallait que mes paroles ne s'envolent pas,… Dixit Naaba Saga 1er, chef d'Issouka

L'autre moment fort a été la dédicace du premier ouvrage de Sa Majesté : « Recueil des messages des Na-Baasga intérieurs ». Après deux décennies de discours, le chef a souhaité consigner ses paroles par écrit. « Il fallait que mes paroles ne s'envolent pas, mais qu'elles soient conservées pour que chacun puisse se les approprier », a-t-il expliqué. Ce livre se veut une bibliothèque de valeurs, retraçant sa vision pour le Burkina Faso. Il a également annoncé la rédaction d'un second ouvrage consacré à son parcours personnel et à la compréhension de l'institution de la chefferie traditionnelle.

Première sortie du chef en toge rouge, symbole de protection, d'autorité et de la détermination du chef à défendre son peuple.

En conclusion, Naaba Saaga Ier a exhorté chaque Burkinabè à rêver pour soi, pour sa famille et pour la nation. Le Na-Baasga demeure, à ses yeux, un acte de mémoire indispensable pour honorer les ancêtres. Cette édition 2026 restera comme un vibrant appel à l'espérance et à la construction collective d'un Burkina Faso « vert, grand et prospère ».

Prince Omar
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

The 2028-2034 multiannual financial framework

Written by Tim Peters.

The European Parliament is fully committed to ensuring an ambitious EU long-term budget that meets the Union’s many challenges in the years to come. Therefore, Parliament’s two co-rapporteurs on the MFF, Siegfried Mureşan (EPP, Romania) and Carla Tavares (S&D, Portugal), insist on a significantly higher volume for the 2028-2034 multiannual financial framework (MFF) than proposed by the European Commission. In their draft interim report, Parliament’s two co-rapporteurs propose an overall size of 1.38 % of EU gross national income (GNI), 1.27 % of EU GNI for the MFF as such and 0.11 % of EU GNI for the repayment of debt created by Next Generation EU (NGEU). The MFF constitutes the EU’s long-term budgetary plan, setting a maximum level of spending (‘ceilings’) for each major category of expenditure (‘heading’) in accordance with Article 312 of the Treaty on the Functioning of the European Union (TFEU).

In their draft, the two co-rapporteurs propose to Parliament to continue its opposition against ‘the merging of different policies in one plan per Member State’. They welcome the substantial increase in financial resources proposed for greater investment in research, strategic autonomy, the clean transition, defence, technological sovereignty and economic resilience. However, they stress that the consolidation of programmes in the Competitiveness Fund reduces transparency and limits Parliament’s ability to ensure appropriate funding for specific policy objectives. The co-rapporteurs oppose the Commission approach on additional flexibility, which in their eyes sacrifices transparency and controls under the guise of efficiency, compromising programme quality and democratic accountability, and undermining Parliament’s role as the budgetary and discharge authority.

The European Commission presented its proposals for the 2028-2034 (MFF) on 16 July 2025 and 3 September 2025. The Commission proposed a budget amounting to a total of almost €1.8 trillion in commitments over seven years (in constant 2025 prices). The 2028-2034 budget proposed by the Commission corresponds to 1.26 % of the EU’s gross national income (GNI) including 0.11 % of EU GNI for the repayment of the debt created by NGEU grants. Excluding the NGEU repayment, the proposed post-2027 MFF would reflect, in nominal terms, an increase of €367.2 billion (+29 %). However, in real terms, the increase would only be 0.02 percentage points of GNI.

Academia, think-tanks, other EU institutions and bodies, and a variety of stakeholders are publishing a wealth of analysis and commentary on the proposed 2028-2034 MFF as it proceeds through negotiations (see our monthly digest).

OVERVIEW OF EPRS PUBLICATIONS ON THE 2028-2034 MFF PACKAGE: LEGISLATION IN PROGRESS BRIEFINGS: INITIAL APPRAISALS OF COMMISSION IMPACT ASSESSMENTS: FURTHER READING:

Mali, Sahel : une « souveraineté retrouvée » ?

IRIS - Tue, 03/02/2026 - 10:30

Quelles sont les circonstances qui ont produit le changement systémique observé actuellement au Mali ?

L’histoire en cours a commencé avec un premier coup d’État, le 18 août 2020, qui a mis fin au régime du président élu Ibrahim Boubacar Kéita. L’événement a été compris comme le point de résolution d’un long conflit entre les oppositions et un pouvoir fortement contesté. Alors que la junte issue de ce coup d’État s’était engagée à une période de transition n’excédant pas une année – à la demande, notamment, de la CEDEAO -, un deuxième putsch est advenu le 24 mai 2021, destiné, selon ses auteurs, à « rectifier » les orientations de l’exécutif militaire. C’est ce « coup d’État dans le coup d’État » qui marquera un tournant décisif pour le pays, en transformant ce qui devait être un régime de transition en une rupture systémique. Le nouveau dirigeant du pays, le colonel Assimi Goïta – il sera promu général d’armée en 2024 – proclame le début d’une « révolution », au nom de la souveraineté, du panafricanisme et de la lutte contre l’impérialisme occidental. Une option inspirée alors d’une conjonction de facteurs : l’enlisement de la lutte contre les Groupes armés terroristes (GAT), la montée des ressentiments à l’égard de la présence militaire française, la convocation de rancœurs non soldées de la colonisation, la décrédibilisation des acteurs politiques civils associés à une crise avancée du processus démocratique… Porté par ces différents constituants, le projet de la junte malienne sera conforté par l’activation, dans cette région, des stratégies d’influence de la Russie.    

Comment distinguer, dans le cas malien, la souveraineté revendiquée par l’État, la souveraineté exercée dans les faits et la souveraineté vécue par les populations, dans un contexte marqué par l’insécurité persistante et le retrait volontaire de cadres régionaux et internationaux (CEDEAO, OIF) ?

Pour faire la démonstration de son projet souverainiste, la junte malienne a engagé des procédures de rupture avec ses partenaires traditionnels peu ou prou associés à ce qui est désigné comme « l’occident ». Ruptures avec la France, les États partenaires européens, les États-Unis, les ONG, la Minusma (Mission de maintien de la paix des Nations unies au Mali) et la CEDEAO, accusée d’être sous influence française. Ces mesures ont favorisé la mise en œuvre d’une coopération exclusive, à la manière d’un huis clos, avec la Russie, dans les domaines de la sécurité, de l’exploitation minière et des stratégies informationnelles. La séquence des ruptures – sur fond d’éléments de langage « révolutionnaires » et de cyber-propagande – aura surtout permis à la junte d’imposer son agenda, à l’instar des juntes du Burkina Faso et du Niger, tous trois réunis au sein de l’Alliance des États du Sahel, après leur retrait de la CEDEAO en 2024. Cinq ans après la prise du pouvoir d’État par le Comité national pour le salut du peuple (CNSP, junte malienne), l’exécutif de transition s’est transmué en un régime non élu, et sans limitation de durée. Pour la population qui a associé la « souveraineté retrouvée » à la fin de l’insécurité, il faudra encore attendre. La coopération avec la Russie, qui s’était un temps cantonnée à la protection de la junte par les mercenaires du Groupe Wagner, n’a pas permis l’éradication promise des GAT. La dégradation continue de la situation sécuritaire a accru le recul du contrôle de l’État sur des pans entiers du territoire. Pour nombre de Maliens, la rupture conflictuelle avec la CEDEAO, avec ses conséquences sur les dynamiques de l’intégration régionale, demeure une énigme, ou une hérésie. Une rupture qui demeure relative, toutefois. Car, les trois pays sahéliens sont toujours présents au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), corollaire monétaire de la CEDEAO pour les États de la Zone franc.

Au Mali, la ruine du tissu entrepreneurial, l’absence d’un programme économique identifié et, plus généralement, les effets collatéraux de l’insécurité sur la vie des populations ont instauré un climat de précarité endémique. Dans ce contexte, les autorités militaires ont exclu l’expression des libertés démocratiques et fondamentales du corpus idéologique souverainiste. Si une partie de la population continue de croire que le « Mali refondé » mérite bien les sacrifices suggérés par le pouvoir, d’autres se demandent si l’on ne s’est pas trompé d’histoire de souveraineté. La question persistante est de savoir si le référentiel souverainiste pourrait indéfiniment résister à l’exigence d’une normalisation du pouvoir d’État, par le rétablissement de l’ordre constitutionnel et du verdict électoral.

La rupture avec les anciennes tutelles européennes, en particulier française, a-t-elle élargi les marges de manœuvre politiques et sécuritaires des États du Sahel central, ou a-t-elle déplacé les contraintes vers d’autres formes de dépendance, de vulnérabilité et de négociation ?

L’objectif initial de ces États était en effet d’amplifier leurs marges de manœuvre, en termes de décision et de détermination politique. En pratique, ils ont mécaniquement provoqué une contraction de leur champ de négociation. En désignant une partie de la communauté internationale – y compris la CEDEAO et l’Union africaine – comme des entités hostiles à leur « révolution », ils ont, de fait, bridé leur capacité de négociation sur la scène régionale et internationale. La rupture conflictuelle avec la CEDEAO a dramatiquement entravé l’indispensable mutualisation des moyens régionaux pour la lutte contre le terrorisme. Le huis clos relationnel avec l’allié politique de Moscou marque ses limites. À telle enseigne que ce dernier a invité, en décembre 2025, l’AES et la CEDEAO à renouer le dialogue, au nom du principe de réalité,afin de produire des solutions communes pour la lutte contre le terrorisme. Déjà, enaoût 2025, le représentant permanent adjoint de la Russie auprès de l’ONU, Dmitri Tchoumakov, avait exprimé l’urgence d’un soutien à l’échelle mondiale en faveur du Sahel central, afin de lutter plus efficacement contre le terrorisme. Des propos relayés par le représentant permanent du Mali auprès de l’ONU, Issa Konfourou, qui a signifié l’entière disposition de l’AES à coopérer avec les pays de la région et l’ensemble des partenaires qui le souhaitent. Cette évolution du discours se manifeste à un moment où les régimes de l’AES se départissent du postulat de la rupture radicale pour énoncer celui d’une diversification des partenariats… au nom de la souveraineté. Une nouvelle phase de diversification qui n’exclut plus de possibles négociations avec les États-Unis ou l’Union européenne.

Quels types de ressources, de soutiens et de contraintes l’intervention croissante d’acteurs extérieurs non occidentaux (Russie, Chine et autres partenaires) introduit-elle dans les configurations politiques, sécuritaires et diplomatiques du Sahel central ?

La Russie, qui n’est pas, traditionnellement, un partenaire au développement, poursuit son assistance sécuritaire, avec le dispositif Wagner rebaptisé Africa Corps. Discrètement, la Chine préserve ses avantages anciens, en ayant symboliquement porté en 2024 les relations sino-maliennes au niveau de « partenariat stratégique ». Dans cette configuration concurrentielle qui déborde du cadre du Sahel central, Pékin applique la continuité d’une coopération dans les domaines de la défense, de la sécurité, du commerce ou des infrastructures. La Turquie, sur la base de protocoles inédits, fournit des services d’assistance sécuritaire par l’intermédiaire de sociétés privées. En contrepartie, elle bénéficie d’avantages spécifiques pour l’accès au secteur minier dans les pays de l’AES. Les Émirats arabes unis (EAU) s’invitent aussi dans le Sahel central, dans le cadre d’une coopération portant sur la défense et les échanges économiques. Moins officiellement, les EAU espèrent consolider une diplomatie d’influence dans un contexte de vives tensions entre les autorités de l’AES et l’Algérie qui, par ailleurs, accuse Abou Dhabi de comportements hostiles à son encontre…

En réalité, la liberté de choix des partenaires ne relève pas de l’innovation. Depuis les années 80, tous les pays du continent ont engagé des politiques souveraines de diversification des partenaires extérieurs. L’enjeu persistant pour tous étant de renforcer, en tout lieu, leur pouvoir de décision, ainsi que la maîtrise pertinente des mécanismes des interdépendances mondiales. Actuellement dans le Sahel central, la question est de savoir le degré de compatibilité entre les agendas de ces partenaires sollicités dans l’urgence, et les défis multisectoriels de la région. Au regard de l’agenda international de certains partenaires – la Russie, notamment –, le risque existe pour ces États sahéliens confrontés à divers facteurs de vulnérabilité, de devenir des variables d’ajustements pour des enjeux géopolitiques échappant au périmètre de négociation de leurs intérêts spécifiques, et ceux de leurs populations.

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En Amérique latine, l’expansion des droites

IRIS - Tue, 03/02/2026 - 09:37

En 2026, cinq élections majeures se tiendront en Amérique latine. Au-delà des configurations internes propres à chaque pays concerné, ces élections s’inscrivent dans un contexte commun dans une Amérique latine divisée sur le plan idéologique. Ce dernier est marqué par une poussée des forces de droites conservatrices, religieuses (catholiques et évangéliques) et d’extrême droite au détriment des gauches locales et par le retour agressif des États-Unis dans la région après leur intervention militaire illégale au Venezuela ayant débouché le 3 janvier 2026 sur l’enlèvement du président M. Nicolas Maduro et son épouse. Washington affiche son ambition : reconquérir sa sphère d’influence latino-américaine – par la coercition ou le consentement – pour garantir sa suprématie et sa sécurité futures dans l’« Hémisphère occidental » (l’ensemble du continent américain dans le langage stratégique de Washington, du Groenland à la Terre de Feu) face à ses adversaires et rivaux (Chine et secondairement Russie).

Note d’actualité réalisée par l’IRIS pour le compte de l’Agence française de développement.

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Décès de Gaston Noel TIENDREBEOGO : Remerciements

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 03/02/2026 - 09:30

Le Larlé Naba Tigré, les grandes familles TIENDREBEOGO, SOURWEMA, OUEDRAOGO, SANFO, TAPSOBA à Larlé, Kossodo, Dabaré, Monemtenga, Tempèlga et Kologh-Kom.
Les familles alliées GAMENE, NITIEMA, CONGO, FORO, TAMINI, BARRY, CISSE, SAWADOGO, DAYAMBA TRAORE à Garango, Béré, Toma, Nouna, Ouahigouya, Kongoussi et Ouagadougou,

Les enfants Melvyne et Miguèl,
Très touchés par les nombreuses marques de compassion, de solidarité et de soutien multiforme qui leur ont été manifestées lors du décès de leur fils, frère, beau-frère, époux et père, TIENDREBEOGO Gaston Noël, survenu le 27 janvier 2026, et de son inhumation le 28 janvier 2026.

Ils expriment leur sincère gratitude et leurs remerciements à :
• Au personnel de la clinique CANDAF ;
• Au Directeur général du CHU Bogodogo et à son personnel ;
• Au Directeur général du Centre national de transfusion sanguine (CNTS) et à son personnel ;
• À la CCB Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus de la paroisse Saint François d'Assise ;
• Aux promotionnaires et anciens collaborateurs du défunt ;
• Aux voisins, connaissances et à tous ceux qui, de près ou de loin, ont apporté leur soutien multiforme lors de cette douloureuse épreuve.
Que le Tout-Puissant bénisse chacun et rende au centuple ses bienfaits.

Union de prières.

Categories: Afrique, European Union

Décès de Irène Adélaïde H. Bondé : Faire-part

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 03/02/2026 - 09:00

« Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur » Apocalypse 21,4

Les Grandes familles : Ouattara, Coulibaly, Kam, Palm, Sou, Somda et alliées à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Diébougou, Dolo, Bondigui

Les Grandes familles : Bondé et Bonou à Ouagadougou, Boni, Bobo-Dioulasso et Vy

Les famille alliées et amies : Mihin, Ymien, Bambio, Ouattara, Bani, Compaoré, Lanou, Gnoumou, Houmboué, Cissé, Koné, Levry, Traoré, Coulibaly, Konaté, Kwendé, Doannio, Liehoun, Botoni, Zoundi et Bado à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Houndé, Boni, Côte d'Ivoire, Canada et Etats Unis d'Amérique.

Les enfants :
• Seborema Jean Emmanuel dit PV et son épouse Déborah,
• El'Dianwa Janine,
• Daourou Jérémie et son épouse Youma

Les petits enfants : Ariel, Aurelia, Hayden-Loic, James, Aurel, Annaelle, Jordan, Marie-Ange

Ont la profonde douleur de vous annoncer le décès de leur Mère, Epouse, Grand-mère, Belle-mère, Sœur, Tante, Cousine et Amie

Madame Irène Adélaïde H. Bondé,
épouse de Feu Colonel Syé Joseph Ouattara,
Secrétaire de Direction à la retraite,
décès survenu le 29 Janvier au CHU de Bogodogo.

Programme des obsèques
Jeudi 05 février
• 15h 00 : Levée du corps à la morgue du CHU de Bogodogo
• 19h 00 : Veillée de prière a son domicile sis à Zogona

Vendredi 06 février
• 8h 30 : Levée du corps à son domicile
• 9h 00 : Absoute en l'église Paroissiale St Camille suivie de l'inhumation au cimetière municipal de Gounghin.

« J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi »
2 Timothée 4:7

Categories: Afrique, European Union

EU action on cancer – State of play

Written by Laurence Amand-Eeckhout

Background

As defined by the World Health Organization (WHO), cancer is a generic term for a large group of diseases that can affect any part of the body. One defining feature of cancer is the rapid creation of abnormal cells that grow beyond their usual boundaries, which can then invade adjoining parts of the body and spread to other organs (metastasis). Cancer arises from the transformation of normal cells into tumour cells in a multistage process that generally progresses from a pre-cancerous lesion to a malignant tumour.

According to the WHO’s International Agency for Research on Cancer (IARC), at least 40 % of all cancer cases could be prevented with effective primary prevention measures, meaning that around four in 10 cancers are potentially avoidable by reducing exposure to established modifiable risk factors. The main risk factors for cancer include tobacco use, alcohol consumption, unhealthy diet, obesity, physical inactivity, hormonal factors, environmental and occupational exposures, ultraviolet radiation, and infections such as those caused by hepatitis B and C viruses and some types of human papillomavirus. The burden of cancer can also be reduced through early detection and timely access to appropriate treatment.

World Cancer Day takes place every year on 4 February. It was established on 4 February 2000 at the initiative of the Union for International Cancer Control. The three-year ‘United by unique‘ campaign (2025-2027) aims to raise awareness of the importance of people-centred care.

Facts and figures

According to estimates from the IARC, about one in five people worldwide will develop cancer at some point during their lifetime.

There are no official EU statistics for the total number of people currently living with cancer in the EU. Available Eurostat data focus on deaths from cancer, cancer healthcare and equipment for treatment.

Cancer is currently the second leading cause of mortality in the EU, after cardiovascular diseases (Eurostat). In 2024, around 2.7 million people were diagnosed with cancer in the EU and around 1.27 million died (data published in December 2025 by ECIS, the European Cancer Information System). Compared with 2022, this represents a slight decrease of 1.7 % in new cases and 1.9 % in deaths. Nevertheless, these estimates illustrate the substantial burden of cancer, and projections indicate that these figures are expected to rise further: owing to an ageing population, unhealthy lifestyles, and unequal access to screening and care, by 2040, cancer diagnoses are expected to increase by 19 %, and cancer deaths by 27 %, which would make cancer the leading cause of death in the EU.

According to the EU Country Cancer Profiles Synthesis Report 2025, published jointly by the European Commission and the Organisation for Economic Co-operation and Development (OECD), between 2023 and 2050 cancer is expected to reduce population life expectancy by 1.9 years on average in the EU compared with a scenario without cancer.

The four most common cancer causes of death for both men and women in the EU are estimated to be lung cancer (19.7 % of all cancer deaths), followed by colorectal (12.2 %), pancreatic (7.5 %) and breast cancer (7.3 %). Among men, the main diagnoses are prostate cancer, followed by lung and colorectal cancer. Among women, the main diagnosis is breast cancer.

As highlighted in the 2024 joint European Commission/OECD report on cancer inequalities, significant inequalities persist across the EU in exposure to risk factors, particularly affecting those with lower levels of education, who show higher rates of smoking, obesity and harmful alcohol consumption, resulting in higher cancer incidence and mortality. In addition, substantial gender-based differences exist in exposure to cancer risk factors, to the detriment of men, particularly with regard to tobacco use, alcohol consumption, unhealthy diets and overweight.

In 2021, the Commission estimated the overall economic impact of cancer to exceed €100 billion annually. In a 2025 report, the OECD estimates that in the EU-27+2 (Iceland and Norway), workforce productivity is reduced by €50 billion each year, with cancer projected to cost €97 billion annually between 2024 and 2050.

EU action

Since the mid-1980s, the EU has worked alongside Member States to combat cancer. Under Article 168 of the Treaty on the Functioning of the European Union, the EU complements and adds value to national public health actions. EU efforts focus on prevention, research and information (e.g. awareness campaigns), while fostering cooperation between Member States. The EU also adopts legislation tackling cancer risk factors, such as exposure to environmental pollution or hazardous substances and radiation, obesityalcohol-related harm, tobacco consumption and smoke- and aerosol-free environments. In 2023, the revised Consumer Credit Directive (Directive (EU) 2023/2225) strengthened consumer protection in credit agreement, particularly for cancer survivors (‘right to be forgotten’).

In February 2021, as part of the European health union, the European Commission adopted the Europe’s Beating Cancer plan to address cancer-related inequalities and help improve prevention, treatment and care. A total of €4 billion has been allocated to the plan, drawn from various programmes. The plan is structured around four key action areas (prevention; early detection; diagnosis and treatment; and quality of life for cancer patients, survivors and carers) and supported by 10 flagship initiatives, under implementation. In February 2025, the Commission published a review of the plan from its launch until the end of 2024. It highlights that implementation is well underway (more than 90 % of actions have either been concluded or are ongoing), that the plan is a successful example of a health-in-all-policies-based approach, and that governance of the plan has proved to be efficient so far, with several groups providing expertise (comprising stakeholder representatives, Member State experts and Commission services). However, delays and gaps persist, notably concerning financial and institutional barriers.

The EU has invested continuously in cancer research through successive framework programmes for research and innovation. Under Horizon Europe (2021-2027), the Cancer Mission ensures that new research and innovation developments are effectively translated into concrete solutions to improve cancer control.

European Parliament

In June 2020, the European Parliament set up a Special Committee on Beating Cancer (BECA), which ended its mandate in December 2021. The committee’s final report was adopted by Parliament in February 2022. Its recommendations focus on cancer prevention, equal access to cancer care across borders, and a European approach addressing medicine shortages.

In its resolution of 13 December 2023 on non-communicable diseases (NCDs), Parliament pointed out that many people living with NCDs (including cancer) are undiagnosed and unaware of their illness, and thus fail to get proper, timely treatment. It invited the Commission to collect examples of best practices regarding screening for and early detection of NCDs. Parliament also stressed the importance of ensuring the collection of comparable, high-quality data on NCDs at EU level.

Since the start of the current legislature, MEPs have submitted a range of written questions to the Commission concerning cancer-related issues. In 2025, these included questions on the funding of the Europe’s Beating Cancer plan (E‑004037/2025) and its inclusion in the next multiannual financial framework (E-004760/2025); the protection of cancer survivors from discrimination (E-001252/2025); the harmful effects of sunbeds (E-001259/2025); measures to reduce cancer risk in children and young people (E-002125/2025 ); and the assessment of the effectiveness of innovative cancer therapies (E-001448/2025).

The Committee on Public Health (SANT) monitors the implementation of the Europe’s Beating Cancer plan. It is preparing an own-initiative report to assess the plan’s implementation, supported by an EPRS study (European implementation assessment) published in October 2025. The study, which assesses the implementation of the plan across EU Member States between 2021 and 2024, focuses on three core areas: gaps and delays in implementation, particularly in prevention, cancer care and quality of life; the plan’s impact on cancer inequalities across the EU; and lessons learned and their relevance for future EU initiatives on NCDs. It also proposes actions to improve cancer prevention and control in the EU.

Read this ‘at a glance’ note on ‘EU action on cancer – State of play‘ in the Think Tank pages of the European Parliament.

Paix, pardon et sécurité : Les dozos mobilisés à Bobo-Dioulasso pour le Dankoun 2026

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 02/02/2026 - 23:42

À l'occasion de la célébration annuelle du Dankoun, rituel majeur de la confrérie dozo, l'Union nationale des dozos du Burkina a organisé une série d'activités à Bobo-Dioulasso. Le vendredi 30 janvier 2026, une importante délégation de dozos, conduite par le « dozoba » Aly Konaté, a effectué une tournée auprès des autorités coutumières et religieuses de la ville. Objectif : accomplir des sacrifices et des rituels de pardon entre dozos, tout en implorant le retour de la paix et de la sécurité au Burkina Faso.

L'Union nationale des dozos du Burkina a organisé, du 28 au 31 janvier 2026 à Bobo-Dioulasso, la 13e édition du Dankoun. Cet évènement majeur de la confrérie a été ponctué par plusieurs activités dont le rituel d'immolation pour la paix et la sécurité au Burkina Faso. C'était le vendredi 30 janvier dernier. Cette journée a ainsi permis à la confrérie d'effectuer une tournée chez des chefs coutumiers et religieux. La délégation s'est rendue chez le grand imam de la mosquée de Dioulasso, chez le Golotigui, le chef de Kibidoué, le chef de Dagasso, le chef dioula, etc.

Le clou de cette activité a eu lieu à Kibidoué à travers l'immolation d'animaux, dont une partie s'est faite loin des caméras et appareils photo. Après cette tournée symbolique chez les chefs coutumiers, le président de l'Union nationale des dozos du Burkina a animé un point de presse au cours duquel il a longuement expliqué l'organisation, les valeurs et la mission de la confrérie dozo, souvent au cœur de controverses et de perceptions négatives.

Le clou de cette activité a eu lieu à Kibidoué à travers l'immolation d'animaux

« Le dozo, c'est d'abord une école et une confrérie »

Pour Aly Konaté, les amalgames autour du « dozoya » sont nombreux. « Un dozo est un guerrier, un tradipraticien, un protecteur de son village, de son quartier et de son pays. Il est aussi un protecteur de l'environnement », a-t-il expliqué. Selon lui, il est important de distinguer la confrérie dozo, qui repose sur des règles traditionnelles et initiatiques, de l'Union nationale des dozos, créée pour des raisons administratives afin d'exister légalement vis-à-vis de l'État burkinabè.

« Dozo, ce n'est pas une association au sens moderne du terme. Un chef dozo n'est ni voté ni imposé. Il est intronisé selon des règles connues des initiés, et il meurt chef dozo », a insisté le « dozoba » Aly Konaté. Il précise que l'Union nationale regroupe aujourd'hui environ une centaine d'associations, avec 208 chefs dozos reconnus à travers le pays. À l'en croire, « dozoya », souvent mal compris, est présenté comme une école. « On devient dozo par initiation. Mais pour pratiquer le « dozoya », il faut aller à l'école du « dozoya ». Ceux qui ont suivi cette école sont appelés les « dozoden » (littéralement : enfant-dozo) », explique Aly Konaté.

Les dozos n'ont pas marchandé leur participation aux différentes activités

Financement du Dankoun : « Nous n'avons jamais mendié »

Interrogé sur le financement des activités, notamment du Dankoun, le président de l'union se veut catégorique : « Nous n'avons jamais mendié pour organiser nos rituels. » Selon lui, chaque dozo participe avec ses propres moyens. « Le président ne paye pas de poulet. Chaque dozo vient avec son poulet, son matériel rituel et son transport », affirme-t-il.

Il ajoute que la majorité des rituels se déroulent en brousse, loin des regards du public et des médias. « Ce que vous voyez, ce n'est que la façade. Le cœur de la cérémonie est ailleurs », précise-t-il, soulignant que la capacité d'accueil et de prise en charge des initiés fait partie des responsabilités d'un chef dozo. « Un chef dozo n'est jamais un pauvre. Il doit avoir le savoir, la connaissance et les moyens », martèle-t-il.

Dozoba, dozoden, soma : lever la confusion

Le « dozoba » Aly Konaté est également revenu sur la différence entre « dozoba, dozoden et soma », des appellations souvent confondues. « Chef dozo est une appellation française. En dioula, on dit « dozoba » », explique-t-il. Le terme renvoie symboliquement à la relation mère-enfant dans l'initiation, la “mère dozo” étant celle ou celui qui enseigne les premiers pas dans la confrérie. Concernant les « soma », il précise qu'il s'agit généralement de dozos plus âgés, qui ne vont plus en brousse et se consacrent aux soins par les plantes et les savoirs traditionnels. « Un jeune initié de deux ou trois ans ne peut pas se proclamer soma ou chef dozo », tranche-t-il.

Le présidium lors de la conférence de presse

Les coups de feu, « le nom de famille des dozos »

La question des coups de feu lors des cérémonies dozos, source d'inquiétude pour certaines populations, a également été abordée. « Quand on dit dozo, on parle d'armes et de fusils. Les coups de feu, c'est le nom de famille de la confrérie », laisse entendre Aly Konaté. Il explique que d'autres groupes traditionnels, comme les « soma ou les doma », ne procèdent pas de la même manière, même si les tenues peuvent se ressembler aux yeux des non-initiés.

« On devient dozo par initiation. Mais pour pratiquer le « dozoya », il faut aller à l'école du « dozoya » », selon Aly Konaté

Sur la lutte contre le terrorisme, le président de l'union souligne une contribution significative des dozos à la sécurisation du territoire, notamment dans l'Ouest du pays. « Il n'y a pas de différence aujourd'hui entre les FDS et les dozos. C'est la même lutte que nous menons », a-t-il affirmé, soulignant la collaboration étroite avec les forces de défense et de sécurité. Il met également en avant les actions en faveur de la cohésion sociale, citant la rencontre avec le grand imam de Bobo-Dioulasso comme un signal fort. « Ce n'est ni une guerre religieuse ni une guerre ethnique », insiste-t-il, appelant les médias à jouer pleinement leur rôle dans la communication en temps de guerre.

« Nous n'avons jamais mendié pour organiser nos rituels », a indiqué Aly Konaté

Un rituel de pardon et de transmission

Le Dankoun, rappelle Aly Konaté, est avant tout un moment de communion, de pardon et de transmission des savoirs. Chaque année, les dozos se retrouvent pour demander pardon, partager leurs connaissances et soigner ceux qui ont rencontré des difficultés dans l'exercice de leurs missions. Cette année, plus de 3 000 initiés sont déjà recensés, et les initiations se poursuivent. Au cours de cette conférence de presse, le « dozoba » Aly Konaté n'a pas manqué de lancer un appel aux hommes de médias et à l'ensemble des Burkinabè pour leur implication dans la lutte contre le terrorisme. « Chaque jour, demandons-nous ce que nous avons fait pour aider notre pays qui est en guerre », a-t-il lancé.

Romuald Dofini
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Burkina/Innovation : Issouf Korogo, le concepteur autodidacte qui crée des solutions pour l'agriculture locale

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 02/02/2026 - 23:40

Dans un espace encombré de ferrailles, de tôles et de machines en gestation, Issouf Korogo façonne bien plus que des machines. À force d'observation, d'essais et d'échecs, cet autodidacte est un personnage important du monde agricole. À ses côtés, certains de ses enfants et des jeunes apprentis perpétuent son savoir qu'il a forgé loin des bancs de l'école, mais profondément enraciné dans les besoins des agriculteurs et des transformateurs. Portrait d'un homme pour qui créer, c'est d'abord être indépendant et utile.

La première chose qui frappe chez Issouf Korogo, c'est sa présence discrète en tant que patron. Drapé dans une tenue relaxe, il se déplace lentement dans son atelier, observe, touche, corrige ce qui doit l'être d'un geste précis. Autour de lui, le vacarme du métal, les étincelles de la soudure, l'odeur de fer chauffé, créent une atmosphère d'usine à ciel ouvert. Chaque pièce, chaque machine inachevée semble attendre son heure. Issouf Korogo est fabricant de machines mécaniques.

Des moulins, des décortiqueuses, des vanneuses, des équipements pour l'agriculture, l'élevage et la transformation agroalimentaire. Mais réduire son métier à une simple fonction serait insuffisant. Issouf Korogo est avant tout un concepteur. Sur une simple explication, parfois quelques explications gesticulées par un client, il est capable d'imaginer et de fabriquer une machine adaptée à un besoin précis. Il a un esprit tourné vers le contexte local, les habitudes de consommation et les réalités du terrain burkinabè.

Son atelier porte un nom qui résume à lui seul sa philosophie, “Sougr Nooma”, en langue mooré, pour exprimer la force du pardon. « Selon moi, il faut du pardon, de la tolérance et de la patience dans tout ce que l'on entreprend », explique-t-il. Et la patience, Issouf Korogo en a fait une vertu cardinale car il lui a fallu plusieurs décennies pour construire et en arriver là.

Après de nombreuses années comme acteur principal de son atelier, Issouf Korogo délègue les tâches. Mais malgré son âge, il participe toujours et supervise les travaux

Ces connaissances, il ne les a pas acquises à l'école. Il le dit sans détour mais avec humilité. « Je ne suis jamais allé à l'école, mais je crée des instruments utiles que certaines personnes ayant fait l'école avec de gros diplômes ne peuvent pas faire. » Son parcours commence par la mécanique, un domaine qu'il exerce pendant près de vingt ans. Puis vient le déclic d'observer, de comprendre, d'adapter puis de créer. « Je n'ai pas appris la conception avec quelqu'un. J'ai juste décidé d'observer et de faire des machines adaptées à notre contexte », dit-il.

Aujourd'hui, cela fait 42 ans qu'il travaille dans cet univers. Quarante-deux ans de combats silencieux, d'essais ratés, de machines mal conçues avant d'atteindre l'efficacité. « Le nombre de machines que j'ai mal faites avant d'en arriver à de bonnes machines est difficile à dénombrer. » Mais Issouf Korogo ne s'est jamais laissé décourager, même lorsque personne ne croyait en lui. « Quand j'ai décidé de créer moi-même des machines, les gens n'y croyaient pas », raconte l'homme.

Ce qui l'a poussé à concevoir au début, ce ne sont ni les marchés ni la reconnaissance, mais la souffrance observée dans les champs et les concessions du monde rural. « Nos agriculteurs et nos femmes souffrent après les récoltes. » Il cite le maïs, l'arachide, le karité, le soumbala. Des produits du quotidien dont la transformation, souvent manuelle, est pénible et chronophage. « C'est souvent parce que les femmes travaillent manuellement qu'elles disent que certaines amandes n'ont pas de beurre. » Même logique pour le soumbala, où le décorticage à la main pousse parfois à des pratiques pénibles. Pour Issouf Korogo, chaque machine est une réponse concrète à une difficulté du quotidien.
Il raconte comment il a conçu des machines capables d'égrainer le maïs ou de décortiquer l'arachide sans y mêler des débris. Pour le beurre de karité, il propose une machine qui, en cinq minutes, peut extraire l'amande, l'écraser et extraire le beurre.

Assami Korogo, en gilet jaune, a quitté l'école pour rejoindre son père dans l'aventure

Dans son atelier, l'homme n'est pas seul. Son fils, Assami Korogo, porte un gilet jaune et évolue avec assurance entre les machines. Cela fait une dizaine d'années qu'il travaille aux côtés de son père. Contrairement à Issouf Korogo, Assami est allé à l'école avant de rejoindre l'atelier. Une double formation qui renforce la transmission. « Mon père est un patron flexible, mais rigoureux », confie-t-il. Rigueur dans le travail, exigence sur les délais, mais Issouf Korogo reste un homme compréhensif selon ses collaborateurs.

Une volonté de transmettre

Il reconnaît ne plus être très valide pour certains travaux physiques, mais son esprit, lui, reste en éveil permanent. C'est pourquoi Issouf Korogo forme de nombreux jeunes. « Pour réussir à fabriquer ces machines, il faut de l'intelligence, un esprit vif et surtout la volonté », conseille-t-il, mettant en garde contre l'envie, la colère, l'impatience. « Si tu es envieux, tu ne peux pas créer. C'est la comparaison qui va dominer ton travail et non la volonté d'être utile. »

Il porte aussi un regard critique mais lucide sur la jeunesse. « À la première remarque, certains abandonnent. » Pourtant, il croit à la formation, à la création locale, à l'entrepreneuriat comme rempart contre le chômage et l'exil. « S'il y a du travail qui rapporte vraiment, aucun jeune ne va quitter volontairement son pays pour l'inconnu », pense-t-il. La dynamique actuelle d'appui aux agriculteurs et aux éleveurs le réjouit. Il évoque la vision présidentielle d'une production endogène pour fabriquer ici ce qui était importé hier. Pour lui, c'est une évidence. « Si j'ai une commande de machines, je ne peux pas travailler seul. Je suis obligé de recruter et de former. Et cela contribue à réduire le chômage. »

« Dans mon atelier de travail, certains découpent le fer, d'autres soudent et il y en a qui font la peinture. Moi seul je ne peux pas travailler et être efficace. Ainsi, je crée des futurs entrepreneurs mais aussi une main-d'œuvre expérimentée. »

Le rêve de l'autodidacte est d'ouvrir un centre de formation. « Si beaucoup de jeunes sont formés, ça va beaucoup aider l'entrepreneuriat. » En attendant de réaliser ce rêve, son atelier fait office de salle de classe, de laboratoire pour les personnes désireuses d'apprendre. Il indique d'ailleurs être disponible pour mettre ses connaissances à profit pour former les jeunes.

Farida Thiombiano
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Burkina/Télévisions privées : L'urgence d'un nouveau modèle économique face aux mutations numériques

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 02/02/2026 - 23:36

Réunis à Ouagadougou les 4 et 5 décembre 2025 à l'initiative de l'Union burkinabè des éditeurs privés de services de télévision (UBES TV), les acteurs de l'audiovisuel privé ont engagé une réflexion stratégique majeure sur l'avenir de leur secteur. Placé sous le thème « L'avenir des télévisions privées au Burkina Faso : résilience économique et innovation en contexte de crise », cet atelier a mis en lumière les défis existentiels auxquels font face les chaînes privées. La communication d'Abdoul-Aziz Bamogo, ancien président du Conseil supérieur de la communication (CSC) et expert en stratégie médiatique, s'est imposée comme l'un des temps forts de ces échanges. Intitulée « Marketing et économie des médias : stratégies de diversification des revenus et modèles économiques innovants », sa thématique a posé un diagnostic sans complaisance. Cela en proposant des orientations concrètes pour permettre aux télévisions privées de sortir d'une logique de survie pour entrer résolument dans une dynamique d'innovation et de création de valeur.

D'entrée de jeu, l'ancien président du Conseil supérieur de la communication, Abdoul-Aziz Bamogo, plante le décor en soulignant la problématique centrale. Celle de l'avenir des télévisions privées burkinabè face à la difficulté croissante à assurer leur viabilité économique et leur compétitivité, dans un environnement désormais marqué par une triple pression structurelle.

La première pression évoquée par Abdoul-Aziz Bamogo est d'ordre économique. La crise sécuritaire et la fragilisation du tissu productif national ont entraîné selon lui, une contraction des budgets publicitaires, principale source de revenus des télévisions privées. Cette dépendance quasi exclusive à la publicité classique rend les chaînes extrêmement vulnérables aux chocs conjoncturels.

La deuxième pression, elle, est d'origine structurelle et concurrentielle. De son point vue, l'avènement de la Télévision numérique terrestre (TNT) a favorisé une multiplication des chaînes, sans que cette croissance quantitative ne s'accompagne d'une réelle diversification éditoriale. Résultat, une concurrence frontale sur des segments similaires, une dilution des audiences et un marché publicitaire saturé.

La troisième pression mentionnée par le conférencier relève du registre technologique et numérique, un bouleversement profond qui redéfinit les modes de production, de diffusion et de consommation des contenus audiovisuels. Monsieur Bamogo explique ainsi que les plateformes globales comme YouTube, Facebook ou TikTok captent désormais une part importante de l'attention du public, notamment des jeunes, de même que les budgets publicitaires. Ces plateformes ne sont plus de simples canaux de diffusion, mais de véritables concurrents qui échappent largement aux contraintes réglementaires locales.

Un enjeu de souveraineté et de cohésion sociale

Pour l'expert en stratégie médiatique, la fragilisation des télévisions privées ne relève pas uniquement d'un problème économique. Elle pose un enjeu stratégique national. Les médias audiovisuels jouent un rôle central dans la production d'une information fiable, la cohésion sociale, l'éducation citoyenne et la lutte contre la désinformation.

La perte de viabilité économique des médias nationaux ouvre un boulevard aux narratifs exogènes et aux contenus non vérifiés, mettant en péril la maîtrise de l'information et à terme, la stabilité sociale. Assurer la résilience économique des télévisions privées devient ainsi, insiste-t-il, un impératif de souveraineté médiatique.

L'impératif du repositionnement stratégique

Face à cette situation, la première recommandation forte de la communication d'Abdoul-Aziz Bamogo porte sur la nécessité d'un repositionnement stratégique lucide et courageux. Pour lui, le marché audiovisuel ne se limite plus aux seules chaînes de la TNT. La concurrence est désormais une lutte pour l'attention. Les Web TV locales, mais surtout les plateformes numériques mondiales, doivent être intégrées dans toute analyse stratégique. Chaque minute passée sur un réseau social est une minute perdue pour la télévision classique.

Le conférencier rappelle que les habitudes de consommation évoluent rapidement pour tendre vers des formats courts, avec de la mobilité, de l'interactivité, et la participation du public. Le téléspectateur n'est plus passif, il devient acteur. Ignorer ces mutations revient, poursuit-il, à marginaliser durablement le modèle linéaire.

Capitaliser sur les actifs uniques des télévisions traditionnelles

Malgré cette concurrence accrue, l'expert soutient que les télévisions privées disposent d'atouts que les plateformes numériques ne peuvent aisément reproduire. Le premier selon lui, est la crédibilité éditoriale. Dans un environnement saturé de fake news, la confiance du public reste une valeur forte et monétisable, notamment auprès des annonceurs institutionnels.

Le second atout réside dans le patrimoine de contenus et de figures médiatiques, comme les archives, les émissions phares, les animateurs populaires. Ces actifs, souvent sous-exploités, peuvent être numérisés et monétisés, conseille-t-il, notamment auprès de la diaspora.

Monsieur Bamogo souligne également que l'ancrage territorial constitue un avantage décisif. Il affirme que la proximité avec les communautés locales, les ONG et les institutions de développement, permet de capter des financements liés à des programmes d'intérêt public.

La spécialisation comme levier de différenciation

L'un des messages centraux de cette communication est l'abandon progressif du modèle généraliste. Dans un marché fragmenté, vouloir faire du tout, estime Abdoul-Aziz Bamogo, conduit à la dilution. Ainsi, la spécialisation thématique (économie, jeunesse, agriculture, culture, éducation), recommande-t-il, permet de bâtir une identité forte, de fidéliser une audience qualifiée et d'attirer des annonceurs de niche.

Ce passage d'une télévision de masse à une télévision d'influence ciblée constitue, selon monsieur Bamogo, l'une des clés majeures de la résilience économique.

Diversifier les revenus au-delà de la publicité classique

À ce niveau, le conférencier signale que le repositionnement stratégique n'a de sens que s'il se traduit par une diversification effective des sources de revenus. Il indique que la publicité classique ne doit pas être abandonnée, mais profondément transformée. Il s'agit ici, souligne monsieur Bamogo, de passer à une publicité ciblée, data-driven et intégrée, capable d'offrir aux annonceurs des campagnes mesurables et pertinentes.

Les formats innovants comme le native advertising, le placement de produit ou le brand content permettent, précise-t-il, une intégration plus naturelle des marques, tout en respectant l'expérience du public. Par ailleurs, les partenariats institutionnels et les contrats pluriannuels autour de programmes d'intérêt général, offrent à son avis, une stabilité financière bienvenue.

Monétiser efficacement les audiences numériques

L'ancien président du CSC mentionne que la migration des publics vers le numérique représente une opportunité majeure. Les plateformes dans leur globalité doivent être considérées non comme des ennemies, mais comme des canaux de distribution et de revenus.

Une stratégie numérique offensive implique pour lui, la production de contenus spécifiques, l'optimisation des algorithmes et l'activation systématique des mécanismes de monétisation. À cela s'ajoutent les modèles freemium, les abonnements premium, le replay sans publicité et les services interactifs payants via le Mobile Money, dans le respect du cadre légal.

Créer une économie hors média

Pour réduire la dépendance aux aléas publicitaires, l'expert en stratégie médiatique préconise que les télévisions doivent développer des activités complémentaires. L'événementiel, la production audiovisuelle pour des tiers, le consulting en communication ou encore le merchandising constituent selon lui, des sources de revenus additionnelles.

En devenant des entreprises de contenus et de services, et non plus de simples diffuseurs, les télévisions privées transforment leurs coûts fixes en opportunités économiques.

Modèles innovants, data et intelligence artificielle

La transformation durable passe par l'adoption de modèles économiques innovants centrés sur le public. Le modèle freemium/premium permet de convertir une audience gratuite en abonnés fidèles. Les plateformes hybrides TV + digital, appuyées par des applications mobiles intégrant le paiement numérique, renforcent la relation directe avec le public.

La data devient un actif stratégique. La connaissance fine des audiences permet à la fois de personnaliser l'offre, de mieux vendre la publicité et de justifier des tarifs plus élevés. L'intelligence artificielle, quant à elle, offre des gains considérables en productivité, en réduction des coûts de production et en amélioration de la qualité éditoriale.

Mobiliser la communauté et la diaspora

Abdoul-Aziz Bamogo met également en avant le potentiel du financement communautaire. Le crowdfunding et le mécénat digital permettent de financer des projets précis à forte valeur sociale ou journalistique, tout en renforçant l'engagement du public et de la diaspora. Ce modèle participatif, explique-t-il, consolide la crédibilité des médias et crée un cercle vertueux entre qualité du contenu, engagement citoyen et viabilité économique.

La réussite de cette mutation repose sur des fondations internes solides. Une gouvernance rigoureuse et transparente est indispensable pour attirer partenaires et investisseurs. Parallèlement, l'investissement dans les compétences numériques et la formation continue des équipes devient incontournable.

Enfin, l'expert estime que la résilience économique ne peut être uniquement individuelle. De ce fait, l'ancien président du CSC encourage la mutualisation des infrastructures, le partage d'outils technologiques, et le plaidoyer collectif porté par l'UBES TV, toutes choses qui sont essentiels à l'amélioration de l'environnement économique et réglementaire du secteur.

Construire la souveraineté médiatique de demain

Ainsi, la communication d'Abdoul-Aziz Bamogo trace une voie claire et limpide, selon laquelle, les télévisions privées burkinabè doivent impérativement sortir d'une logique de survie pour embrasser une dynamique d'innovation, de spécialisation et de diversification.

Au-delà des entreprises, l'enjeu est national. Assurer la viabilité économique des médias audiovisuels privés, c'est préserver la qualité de l'information, renforcer la cohésion sociale et protéger la souveraineté médiatique du Burkina Faso. L'avenir de l'audiovisuel privé ne se subit pas. Il se pense, se construit et s'assume collectivement.

Hamed Nanéma
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Contrats d'objectifs 2025 : Environ 400 à 500 villages reconquis

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 02/02/2026 - 23:33

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a lancé ce lundi 02 février 2026, l'évaluation des contrats d'objectifs 2025, des membres du gouvernement. Premier département audité, le ministère de la Guerre et de la Défense patriotique enregistre une performance globale de 92,32 %, portée par les avancées sécuritaires, la reconquête territoriale et le renforcement des capacités des forces engagées dans la lutte contre le terrorisme.

À l'issue de cette évaluation, le département en charge de la Guerre et de la Défense patriotique a enregistré un taux d'exécution physique de 92,32 %, traduisant une performance globalement satisfaisante au regard des objectifs assignés.


‎Ce résultat est issu de la mise en œuvre d'une trentaine d'activités majeures, principalement axées sur la montée en puissance des forces combattantes, la reconquête du territoire national, la stabilisation des localités, le retour progressif des populations déplacées, ainsi que la prise en charge psychologique et psychosociale des forces engagées.


‎Selon le Ministre d'État, l'intensification des opérations militaires a permis le contrôle intégral de près de 74 % du territoire national, correspondant à environ 400 à 500 villages reconquis, renforçant ainsi la dynamique de sécurisation et de restauration de l'autorité de l'État.


‎Le Général de division Célestin Simporé a, à cette occasion, rendu un vibrant hommage aux Forces de défense et de sécurité, aux Volontaires pour la défense de la Patrie, ainsi qu'aux vaillantes populations, pour leur engagement déterminé dans le combat pour la liberté, l'indépendance et la souveraineté véritable du Burkina Faso et de l'espace confédéral AES.


‎Le Premier ministre a félicité le Ministre d'État et l'ensemble de son département pour les efforts soutenus consentis dans la lutte contre le terrorisme et la sécurisation du territoire national.

‎Se projetant sur l'année 2026, le Chef du Gouvernement a réaffirmé l'engagement ferme de l'État à accompagner les forces armées, notamment à travers le recrutement, la formation, le renforcement de la logistique et des équipements, ainsi que la consolidation des mécanismes de prise en charge sanitaire et psychosociale des combattants blessés et des personnes affectées par le terrorisme.


Lefaso.net

Source : DCRP Primature

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De la puanteur à la beauté : À Karpala, un ancien dépotoir renaît en espace culturel et touristique

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 02/02/2026 - 23:30

Il y a encore quelques années, personne ne s'arrêtait ici. On passait vite, sans oser tourner le regard. Le dépotoir de Karpala, situé dans l'arrondissement 11 de la ville de Ouagadougou, était une balafre à ciel ouvert, jonchée d'incalculables déchets. Mais ça, c'était avant. Aujourd'hui, le même site, métamorphosé par Ibrahim Komi, accueille des œuvres d'art et des animaux sauvages. Les visiteurs, qui affluent en grand nombre, ne tarissent pas d'éloges.

L'idée est venue d'un citoyen burkinabè, un artiste plasticien nommé Ibrahim Komi. Passionné d'art, de culture, et animé par l'amour de faire valoir le savoir-faire endogène, il a décidé de changer le visage de ce dépotoir à ciel ouvert. Sur une superficie d'environ 5 700 m2, l'ex-dépotoir, désormais appelé « Espace Komi », sis au quartier Karpala dans l'arrondissement 11 de Ouagadougou, accueille de nombreux visiteurs depuis sa métamorphose.

Dès l'entrée du site, des statuettes d'animaux (éléphants, zèbres, etc.) accueillent fièrement les visiteurs. Sur les lieux, on constate la présence d'oiseaux, de chacals, de singes, de chevaux, de babouins de paons et même de serpents. Tous importés, inoffensifs, mais quand même enfermés dans des cages.

Juste à quelques mètres de l'entrée, une chute d'eau semblable à une cascade fait le bonheur des touristes. Là, enfants et adultes jouissent au maximum de la fraîcheur et de la douceur de l'eau qui jaillit. Certains visiteurs en profitent pour faire quelques clichés. Plus loin, un yacht dont une piscine rive la devanture est mis à la disposition des visiteurs. Toujours en construction, cette partie du site semble déjà vivante car elle attire les curieux. À vue d'œil, on devine déjà ce que sera bientôt ce lieu : un espace de détente et d'évasion.

« Je ne le fais pas pour de l'argent, je le fais pour l'amour que j'ai pour mon pays et pour donner cette image de créativité à notre très cher pays », indique Ibrahim Komi, propriétaire de l'Espace Komi.

Le dépotoir a longtemps été une poubelle officieuse. Un lieu où déchets ménagers et carcasses d'animaux s'empilaient. « Le coin était un grand dépotoir. Il n'était pas rare de trouver de la viande pourrie emballée dans un sac. Tous les riverains de Karpala pourraient témoigner sur ce cadre autrefois délaissé, qui n'était pas du tout fréquentable », se souvient encore Ibrahim Komi, géniteur de l'Espace komi.

À l'entendre, la présence des nombreux visiteurs est source de motivation et confirme la qualité de son chef-d'œuvre. Il invite donc l'ensemble des citoyens à donner une seconde chance aux endroits abandonnés qui, non seulement, représentent un grand danger pour les populations, mais ternissent aussi l'image du pays.

Aperçu du site.

Un projet qui avance lentement mais sûrement

Officiellement, le site n'est pas encore ouvert. Il est encore en chantier. Sur ce plan, le concepteur du projet a fait comprendre qu'il le réalise sans aucune aide extérieure. Et, à ce titre, il lui est difficile de donner un délai de finition du projet.

« Je travaille sur fonds propres. Il n'y a pas de budget spécifique dédié au site. Il faut se faire des revenus ailleurs afin de venir investir et pousser les limites d'avancement. J'avance en fonction de la mobilité de mon activité principale qui est l'art », poursuit Ibrahim Komi.

Néanmoins, les Burkinabè peuvent déjà profiter des réalisations déjà faites, en attendant la fin des travaux. Actuellement, les prix pour avoir accès au site s'élèvent à 500 francs CFA pour les adultes et 300 francs pour les enfants.

Harouna Zèba, agent commercial d'Art Komi.

À notre arrivée sur les lieux, nous avons été accueillis par Harouna Zèba, agent commercial de « Art Komi », qui nous a fait visiter le site. Lors de cette séance, l'agent commercial a expliqué brièvement l'idée de l'Espace Komi. Pour lui, le but n'est pas d'en faire un simple jardin, mais plutôt un véritable lieu de découverte où chaque visiteur peut se retrouver.

« L'idée n'est pas de faire de ce lieu un simple jardin, mais plutôt un espace culturel, pour permettre aux enfants de découvrir les animaux », confie Harouna Zèba.

Venue pour découvrir le nouvel attrait du quartier Karpala, Angèle Zoungrana, étudiante à l'université Aube nouvelle, dit être éblouie par le beau paysage et les cascades.

Angèle Zoungrana, en visite sur le site.

« Je salue cette initiative car l'espace a une belle vue et est accompagné d'un air pur. Aussi, ce site va permettre à certaines personnes de voir des animaux qu'ils n'ont pas encore vus », a-t-elle apprécié.

Pour mémoire, l'Espace Komi est le produit de Komi Art, une entreprise spécialisée dans la réalisation d'art, de monuments, etc., qui est pilotée par Ibrahim Komi.

Muriel Dominique Ouédraogo
Jean Elysée Nikièma (stagiaire)
Lefaso.net

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