You are here

Feed aggregator

Les 100 Visages du Burkina Digital : Izaï Toé, un des artisans de la souveraineté numérique du Burkina Faso

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 11/08/2026 - 00:15

À moins de 100 jours de l'ouverture de Le Faso Digital 2026, nous poursuivons notre série consacrée aux femmes et aux hommes qui bâtissent le Burkina numérique. Cent personnalités, cent parcours. Aujourd'hui, nous mettons en lumière Izaï Toé, ingénieur des réseaux, systèmes et télécommunications, dont le parcours épouse l'évolution des politiques publiques du numérique au Burkina Faso depuis plus de deux décennies.

Le développement du numérique ne repose pas uniquement sur les applications ou les services visibles du grand public. Il dépend aussi d'infrastructures robustes, de normes techniques, d'une gouvernance efficace de l'Internet et d'une vision stratégique capable d'accompagner les transformations de l'État. Izaï Toé fait partie de ces experts qui ont contribué à construire ces fondations.

Ingénieur, haut responsable de l'administration publique et aujourd'hui Directeur exécutif de l'Alliance Burkinabè des Domaines Internet (ABDI), il œuvre depuis plus de vingt ans à renforcer les infrastructures numériques nationales et à promouvoir la souveraineté numérique du pays.

Un ingénieur au service des politiques publiques

Diplômé en réseaux, systèmes et télécommunications, Izaï Toé débute sa carrière dans l'administration des réseaux et des systèmes informatiques avant d'accompagner progressivement la modernisation des infrastructures numériques de l'État. Cette solide expérience technique lui permet de maîtriser les enjeux liés aux réseaux IP, aux télécommunications, à la cybersécurité, aux infrastructures critiques et à la gouvernance de l'Internet, autant de domaines devenus essentiels dans la transformation numérique des administrations.

Très tôt, il comprend que le développement du numérique ne peut se limiter aux équipements. Il suppose des référentiels, des normes, une gouvernance cohérente et une capacité à anticiper les évolutions technologiques.

Au cœur de la transformation numérique de l'État

Au fil des années, Izaï Toé occupe plusieurs fonctions stratégiques au sein du ministère en charge du numérique et de l'Agence nationale de promotion des TIC (ANPTIC). Directeur de l'exploitation et du support technique de l'ANPTIC, il supervise notamment l'exploitation du Réseau informatique national de l'administration (RESINA), la sécurisation des infrastructures publiques de communication électronique et l'administration des plateformes de messagerie institutionnelles.

Nommé ensuite Directeur général des Technologies de l'Information et de la Communication, il participe à l'élaboration des stratégies nationales des TIC, coordonne les directions des systèmes d'information de l'administration et pilote la définition de plusieurs référentiels techniques destinés à harmoniser la transformation numérique de l'État.

Il exerce également les fonctions de Responsable du programme budgétaire Télécommunications et TIC, où il assure le pilotage des ressources consacrées aux grands projets numériques nationaux, notamment les projets e-Burkina, G-cloud, e-Conseil des ministres et backbone national des télécoms, ainsi que celles d'administrateur de La Poste Burkina Faso, contribuant à la gouvernance stratégique de l'entreprise publique.

Le gardien du ".bf"

Depuis janvier 2021, Izaï Toé dirige l'Alliance Burkinabè des Domaines Internet (ABDI), structure chargée de l'administration du domaine national de premier niveau ".bf". À ce poste, il conduit une profonde modernisation de la gouvernance du registre national. Son action porte notamment sur le renforcement de la résilience du système des noms de domaine (DNS), le déploiement du protocole DNSSEC, la migration vers IPv6, le renforcement des capacités des bureaux d'enregistrement et le développement de partenariats avec les principales organisations mondiales de gouvernance de l'Internet.

Au-delà des aspects techniques, cette mission participe directement au renforcement de la souveraineté numérique du Burkina Faso en consolidant l'un des éléments les plus stratégiques de son identité sur Internet.

Un acteur des grandes réformes du numérique

Le parcours d'Izaï Toé se distingue également par sa contribution à plusieurs réformes structurantes qui façonnent aujourd'hui l'écosystème numérique burkinabè. Il participe notamment à l'élaboration de l'avant-projet de Loi d'orientation du numérique, du Cadre commun d'urbanisation des systèmes d'information, du Référentiel général d'interopérabilité et du Référentiel de management de la qualité des systèmes d'information. Ces textes, souvent peu visibles du grand public, constituent pourtant les fondations sur lesquelles reposent la cohérence, la sécurité et l'interopérabilité des systèmes numériques de l'État.

Porter la voix du Burkina dans la gouvernance mondiale de l'Internet

Le numérique se construit également dans les grandes instances internationales où se définissent les standards techniques et les règles de gouvernance d'Internet. À ce titre, Izaï Toé représente régulièrement le Burkina Faso auprès d'organisations telles que l'ICANN, l'Internet Governance Forum (IGF), AFRINIC, l'Union internationale des télécommunications (UIT), l'Organisation internationale des télécommunications par satellites (ITSO), ainsi que dans plusieurs cadres régionaux africains.

Cette présence permet au Burkina Faso de participer aux réflexions internationales sur l'évolution de l'Internet, la gestion des ressources numériques critiques et la coopération technique entre États.

L'artisan du GHN-BF

Convaincu que le développement du numérique repose avant tout sur les femmes et les hommes qui le bâtissent, Izaï Toé assure également la coordination du Grand Hommage du Numérique au Burkina Faso (GHN-BF), une initiative de l'IGF Burkina destinée à distinguer et à célébrer les acteurs qui, par leur engagement, leurs innovations et leurs réalisations, contribuent à la transformation digitale du Burkina Faso, tout en inspirant la jeune génération.

À travers cette initiative, il promeut une culture de la reconnaissance de l'excellence, met en lumière des parcours exemplaires et contribue à renforcer la cohésion de l'écosystème numérique burkinabè autour des valeurs de souveraineté numérique, d'innovation, de solidarité et de développement.

Une vision d'un Internet souverain, ouvert et résilient

Le parcours d'Izaï Toé illustre une conviction forte : la souveraineté numérique ne se résume pas à la possession d'infrastructures. Elle repose également sur la capacité d'un pays à maîtriser sa gouvernance de l'Internet, à développer des compétences nationales, à définir ses propres référentiels et à participer aux décisions internationales qui façonnent l'avenir du numérique.

Cette vision rejoint pleinement les ambitions de Le Faso Digital 2026, qui fait de la souveraineté numérique, de la gouvernance de l'Internet et de la résilience des infrastructures des piliers du développement numérique du Burkina Faso.

Pourquoi fait-il partie des 100 Visages du Burkina Digital ?

Parce qu'il compte parmi les principaux artisans des politiques publiques qui structurent aujourd'hui le numérique burkinabè.

Parce qu'il contribue depuis plus de vingt ans au développement des infrastructures numériques nationales et à la modernisation des systèmes d'information de l'État.

Parce qu'il pilote la gouvernance du domaine national ‘' .bf ‘' et œuvre au renforcement de la souveraineté numérique du Burkina Faso.

Parce qu'il représente le pays dans les grandes instances internationales où se dessine l'avenir de la gouvernance mondiale de l'Internet.

Et parce que son parcours rappelle que le développement numérique ne repose pas uniquement sur les innovations visibles, mais aussi sur des fondations techniques, institutionnelles et réglementaires solides, garantes d'un Internet sûr, résilient et durable.

www.lefasodigital.net

Categories: Afrique

2ᵉ Forum humanitaire de l'AES : Vers un modèle d'action intégré

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 11/08/2026 - 00:13

Le Burkina Faso accueille du 10 au 12 août 2026 la deuxième édition du Forum humanitaire de l'AES qui se tient conjointement avec la réunion des ministres en charge du genre. La cérémonie d'ouverture, présidée par le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, est intervenue ce 10 août 2026. La rencontre réunit des experts, des universitaires, des partenaires techniques et financiers ainsi que des organisations de la société civile de l'espace confédéral et du Togo, pays invité d'honneur.

À travers le Forum humanitaire de l'AES et la réunion des ministres en charge du genre, il s'agit de renforcer la coopération et la coordination des actions humanitaires et des politiques publiques en matière d'égalité de genre et d'autonomisation des femmes au sein de l'espace AES. Selon le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, l'organisation de ces rencontres traduit la volonté des trois États de promouvoir une approche intégrée du développement, où l'action humanitaire, le relèvement, la résilience, l'inclusion sociale et la promotion de l'égalité de genre constituent les piliers d'une transformation durable de notre espace commun.

Pour le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, l'action humanitaire doit répondre à l'urgence tout en préparant les conditions de l'autonomie

Le 2ᵉ forum humanitaire se tient sous le thème : « De l'urgence à la résilience : vers un modèle d'action humanitaire intégré pour l'AES ». Il se veut un cadre permanent de concertation, de réflexion stratégique et de coordination de l'action humanitaire au sein de l'espace confédéral. Le Premier ministre a indiqué que les États de la confédération portent une nouvelle vision de l'action humanitaire. Cette vision consiste selon lui à bâtir un espace où la solidarité entre les peuples se conjugue avec la souveraineté des États ; un espace où les avancées dans la reconquête du territoire ouvrent la voie au relèvement, à la réhabilitation des services sociaux de base, à la restauration des moyens d'existence et à la reprise durable des activités économiques ; un espace où l'urgence prépare la résilience et où l'action humanitaire devient un levier de dignité, de prospérité et de développement durable.

Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a ajouté que l'action humanitaire doit répondre à l'urgence tout en préparant les conditions de l'autonomie. Elle doit également renforcer les capacités nationales et locales, soutenir les communautés, favoriser le relèvement et permettre aux populations affectées de redevenir pleinement actrices de leur propre développement.

Les délégations sont venues des trois pays de l'AES pour prendre part à la rencontre.

Le présent forum ambitionne donc de renforcer la gouvernance humanitaire, la coordination régionale, le partage d'expériences, la mutualisation des bonnes pratiques et l'identification de solutions innovantes et durables face aux défis communs. Elle va également permettre de poser la réflexion sur la mobilisation de ressources endogènes, la mutualisation de certaines capacités logistiques, la préparation aux crises et le renforcement des acteurs nationaux et communautaires.

Le coordonnateur du système des nations unies au Burkina, Njoya Tikum, a indiqué que le système des nations unies partage pleinement la vision portée par le forum. « Depuis dix ans, nous plaidons pour une action qui ne s'arrête pas à l'urgence, mais qui construit, en parallèle et en synergie, les fondations de la résilience et du développement durable », a-t-il fait savoir. Njoya Tikum a également réaffirmé la disponibilité des équipes du système des nations unies présentes dans les trois pays à accompagner la mise en œuvre des recommandations du forum à travers la mobilisation de financements innovants et endogènes, la construction dans chaque pays d'une feuille de route intégrée reliant l'humanitaire, le développement, le climat et la consolidation de la paix, et le renforcement des systèmes conjoints d'alerte et de suivi.

Le coordonnateur du système des nations unies au Burkina, Njoya Tikum, a indiqué que son institution partage pleinement la vision portée par le Forum humanitaire

« Nous continuerons à soutenir les efforts nationaux. Nous continuerons à investir dans les capacités locales. Nous continuerons à écouter les populations. Et lorsque des personnes sont confrontées à des besoins urgents, nous continuerons à faire tout ce qui est possible, avec les autorités et nos partenaires, pour que l'appui nécessaire puisse leur parvenir de manière sûre, digne et équitable », a-t-il assuré.

La réunion des ministres chargés du genre, elle se penchera sur le thème : « Mise en œuvre des référentiels nationaux de développement des pays de l'AES : contribution des femmes à la construction d'un espace souverain, résilient et prospère ». Elle devrait permettre de faire le bilan de la mise en œuvre de la feuille de route sur la Déclaration de Niamey, d'identifier les mécanismes de financement endogènes et innovants ainsi que les partenariats stratégiques et d'analyser les principaux défis liés à la promotion de l'égalité dans l'espace confédéral. De plus, la réunion va servir de cadre pour le lancement officiel de la plateforme régionale des organisations de femmes de l'AES.

Photo de famille

Les autorités de l'espace confédéral sont convaincues du rôle crucial que jouent les femmes dans la résilience des communautés, la cohésion sociale et les activités productives. « La construction d'un espace AES souverain, résilient et prospère exige une meilleure valorisation de leur contribution et une prise en compte effective des besoins des femmes, de leurs droits et de leur potentiel dans les politiques publiques et les référentiels nationaux de développement », a soutenu le chef du gouvernement.

Dr Pascaline Coulibaly/Lengani, représentante de la plateforme nationale des organisations des femmes de l'AES, a, au nom de ses pairs, salué la volonté politique des autorités de faire de l'égalité des chances, de l'autonomisation des femmes, de leur participation à la gouvernance et de leur contribution aux processus de développement, de paix et de cohésion sociale des priorités de l'agenda confédéral.

Dr Pascaline Coulibaly/Lengani, représentante de la plateforme nationale des organisations des femmes de l'AES

« À travers les décisions qui seront issues de cette rencontre, nous nourrissons l'espoir de voir s'ouvrir une nouvelle étape dans la mise en œuvre des engagements de la Confédération des États du Sahel : une étape au cours de laquelle les orientations politiques se traduiront concrètement par des programmes structurants, suffisamment financés, assortis d'indicateurs de résultats et produisant des améliorations tangibles dans les conditions de vie des femmes, des filles et des communautés », a-t-elle plaidé.

Armelle Ouédraogo/Anita Zongo
Lefaso.net


Categories: Afrique

L'identité dioula : Entre catégorie sociale marchande, pratiques linguistiques et construction historique

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 11/08/2026 - 00:07

Souvent réduit à une simple activité commerciale ou à une catégorie socioprofessionnelle, le terme « dioula » fait pourtant l'objet d'une identité historique, culturelle et linguistique plus complexe. Dans cette tribune, Rodrigue Arnaud Tagnan revient sur les controverses autour de l'origine et de la signification de cette appellation. À travers l'histoire, la géographie, les dynamiques d'assimilation et la sociolinguistique, il défend l'idée d'une identité dioula constituée comme une véritable communauté socioculturelle, particulièrement à l'est de la Bagoé et du Bandama.

L'identité des Dioula (parfois orthographié Diula, Dyoula, Dyula ou Jula) a toujours suscité de vifs débats, aussi bien au sein de la communauté scientifique qu'auprès du grand public. Pour certains, ce terme ne saurait désigner une véritable ethnie, mais renverrait exclusivement à une profession marchande. Avec l'avènement des réseaux sociaux, cette polémique a pris une ampleur inédite, particulièrement en Côte d'Ivoire où certains auteurs, à l'instar de René Allou Kouamé, historien spécialiste des peuples akan, contestent depuis quelques années la validité de ce mot comme ethnonyme et nient la réalité identitaire de ceux qui se réclament de ce groupe.

Bien que l'idée de réduire le Dioula à sa seule fonction historique de colporteur ou de commerçant de grande communication ne soit pas nouvelle, elle s'est singulièrement renforcée dans le sillage de la crise ivoirienne de 2002 et des dynamiques politiques sous-jacentes qu'elle a entraînées.

Dès lors, une question fondamentale se pose : le terme « dioula » se limite-t-il à une simple catégorie socio-professionnelle héritée du commerce précolonial, ou désigne-t-il, au contraire, une conscience ethnique à part entière, forgée par des dynamiques historiques, spatiales et culturelles spécifiques ? Pour répondre à cette interrogation et dépasser les passions identitaires, le présent article propose une relecture critique de l'historiographie et de l'anthropologie ouest-africaines.

Dans un premier temps, nous examinerons les controverses liées à l'étymologie du mot et à l'ascendance historique de ce groupe. Ensuite, nous mettrons l'identité dioula à l'épreuve des critères scientifiques de l'ethnicité, en insistant sur la ligne de fracture géographique qui détermine sa cristallisation identitaire. Enfin, l'étude du processus d'assimilation politique au sein du royaume de Kong, conjuguée à l'éclairage de la sociolinguistique contemporaine, nous permettra de comprendre comment et pourquoi ce réseau marchand historique s'est mué en une communauté socioculturelle autonome.

L'étymologie du mot dioula

La question de l'origine du mot dioula suscite en elle-même des controverses scientifiques. Dans la terminologie classique mandingue, ce substantif peut être synonyme de chasseur, d'itinérant, de colporteur ou de négociant.

Selon Youssouf Tata Cissé (MENSAH, 2000 ; CISSÉ, 2004), le terme est lié à l'histoire du dònsotòn, la confrérie des chasseurs traditionnels mandingues. Il serait une déformation de diaru, qui renvoyait aux chasseurs itinérants du Wagadu (empire du Ghana), avant de désigner, plus tard, les colporteurs wangara. Certains traditionalistes mandingue, comme Bourama Soumano (MOUNA MDC, 2011), abondent dans ce sens, liant le nom à l'activité cynégétique : le groupe « dioula » (chasseurs) s'opposant au groupe « samogo » (agriculteurs).

D'après les auteurs du prestigieux Tarikh el-Fettach, une des deux (avec le Tarikh es-Soudan) principales chroniques de l'histoire médiévale de l'Afrique de l'Ouest, cités par Georges Niamkey Kodjo (1986, p.182 ; 2006, p.26), « Si vous demandez quelle différence il y a entre Malinké et Wangara, sachez que les Wangara et Malinké sont de même origine, mais que Malinké s'emploie pour désigner les guerriers parmi eux, tandis que Wangara sert à désigner les négociants qui font le colportage de pays en pays ».

L'historien ivoirien estime que cette définition recoupe parfaitement celle issue des sources orales : « Toutes les enquêtes que nous avons réalisées montrent très clairement que le terme désignait avant tout l'individu musulman qui exerçait une activité commerciale ».

Par conséquent, l'auteur du Tadzkiret en Nisian, chronique historique arabe de l'empire songhaï et de Tombouctou, n'hésitait pas à qualifier de « Wangara » le frère de Sékou Watara (Ouattara), fondateur du royaume de Kong, au moment où celui-ci menait ses conquêtes militaires (KODJO, 1986).

Toutefois, le sociolinguiste burkinabè Mamadou Lamine Sanogo (2024) dépasse cette frontière sociale pour suggérer une étymologie arabe liée au commerce transsaharien. Selon lui, tout commence par la domestication du riz africain (Oryza glaberrima) par les Proto-Mandé il y a 5 000 ans, point de départ de leur influence économique. L'utilisation du fer et de l'or du Bouré va ensuite propulser le commerce à longue distance. Les marchands saisonniers devinrent alors une classe spécialisée dans l'itinérance (a ta jɛhul) sur les marchés hebdomadaires, désignée d'après l'expression arabe suq al jɛhula (le marché de l'itinérance), expression qui aurait par la suite donné jula ou dioula.

Cette thèse d'un simple nom de métier est également développée par Yves Person (1969), à la différence que ce dernier le relie à la racine dyo (périodicité régulière), le dioula étant « celui qui fréquente régulièrement les marchés ».
À ces différentes explications s'oppose celle de Maurice Delafosse (1912) qui réfute l'idée d'un nom de métier. Se fondant sur les déclarations de certains Dioula, il estime que le nom provient de la racine diou signifiant « du fond, de la souche », c'est-à-dire « ceux qui sont de noble origine, qui n'ont pas été altérés par des immixtions de sang étranger » (p.125).

Au-delà de ce débat sémantique, Yves Person (1969, p.97) conclut que, quel que soit son étymologie, dioula a un sens ethnique à l'est de la ligne Bagoé-Bandama et un sens professionnel à l'ouest : « Des spécialistes ont polémiqué pour savoir s'il s'agissait d'un nom ethnique ou d'un terme professionnel. Cette querelle est sans objet, car les deux camps ont raison, ou tort, selon la région considérée. »

Une ascendance soninké ?

Néanmoins, s'il est un point sur lequel de nombreux historiens se rejoignent, c'est celui de l'origine de ce groupe. D'après Delafosse (1912, p.279), ils « proviennent assurément de la même souche que les Soninké, mais s'en sont séparés avant que ces derniers n'aient été modifiés, dans le nord du Sahel, par leurs contacts avec les Judéo-Syriens et les Maures, et c'est pour cela qu'ils ont mieux conservé le type mandé primitif et que leur langue ne se différencie que très peu de celle des Malinké et est en tout cas beaucoup plus voisine des dialectes mandé du centre qu'elle ne l'est du soninké ».

En se livrant à leur mission de diffuseurs du commerce, les Soninké-Marka se sont profondément modifiés, selon Yves Person (1963, p.133) : « Tout abord ils ont perdu l'usage de leur langue au profit d'un dialecte du malinké-bambara qui allait, après divers avatars, donner naissance au dafiŋ (dafing) de Haute-Volta et au dyoula de la boucle du Niger. Cette révolution linguistique s'est certainement opérée aux XIIe et XIIIe siècles à la faveur de l'hégémonie militaire des Malinké qui coïncidait avec la régression des vieilles routes du Sahel vers Ghana au profit de celle de Tombouctou et entraînait en conséquence, la prédominance absolue de l'axe fluvial. En tout cas, quand les Dyoula, dont notre Sud-Masina a fourni la plus grande part, ont quitté, depuis le XIVe siècle, les rives familières de leur fleuve pour s'enfoncer vers la forêt, ils ne parlaient plus soninké ».
Ainsi pour Kodjo (2006) et Assi (2024), les Mandé-Dioula forment un vaste ensemble de peuples d'ascendance soninké, malinké et bambara.

Une ethnicité à l'épreuve de critères scientifiques

Pour établir la réalité scientifique de l'ethnie dioula, il convient d'appliquer, comme le propose Sanogo (2024), les quatre paramètres fondamentaux de l'ethnicité théorisés par Cheikh Anta Diop (1986) : l'histoire et la légende communes, la géographie (le territoire d'implantation), la psychologie collective (le sentiment d'appartenance) et la linguistique (la langue partagée). Il se trouve que ceux qui se réclament dioula valident chacun de ces critères.

Premièrement, l'histoire et la légende. L'ethnie dioula partage la mémoire collective d'un passé glorieux lié à la fondation et au rayonnement d'États prestigieux tels que le Bégho, le Gondja, le royaume de Kong et le Gwiriko .
Deuxièmement, la géographie. Le groupe dispose d'un ancrage territorial et de zones d'implantation précises au sud-ouest du Burkina Faso (avec les régions du Gwiriko, des Tannouyan et du Djôrô), au sud-est du Mali (avec la région de Sikasso), au nord-est de la Côte d'Ivoire (notamment les districts des Savanes et du Zanzan) et au nord et centre du Ghana (avec la Savannah Region et la Bono East Region) où il est également connu sous le nom de Wangara.

Troisièmement, la psychologie collective. Les Dioula partagent des us, des coutumes, des croyances, des pratiques religieuses et la conscience d'un destin commun.
Enfin, la linguistique. Ils s'expriment à travers une langue propre, un parler vernaculaire distinct du dioula véhiculaire.

Par ailleurs, l'analyse d'Yves Person introduit une distinction géographique cruciale, matérialisée par la ligne de fracture de la rivière Bagoé et du fleuve Bandama. L'islam et le commerce étant intrinsèquement liés, le terme dioula conserve, à l'ouest de cette ligne, une valeur strictement socio-professionnelle : aucune frontière culturelle n'isole le marchand de son milieu mandingue animiste. À l'est, en revanche, la configuration change : les Dioula forment des noyaux enkystés au sein d'un monde voltaïque dont la langue les isole. Pour maintenir leur identité, ils opposent à leur environnement une culture mandingue originale, fondée sur le grand commerce et l'islam, et développent un dialecte propre (le parler de Kong). C'est dans cet espace que l'identité dioula s'est pleinement cristallisée en une ethnie autonome.

Dans tous les cas, l'étymologie d'un mot ou l'origine d'un groupe ne suffisent pas, à elles seules, à déterminer si ce dernier peut être qualifié d'ethnie sans prendre en compte le sentiment d'appartenance à une histoire, une culture et une langue communes. Sans quoi de nombreuses communautés ethniques ne verraient pas leur existence reconnue. À titre d'exemple, l'ethnonyme Bamana (Bambara en français) fait référence, historiquement, au « refus de l'islamisation », et donc à une posture religieuse ancestrale.

Si l'on appliquait aux Bamana la même logique réductrice que celle imposée aux Dioula, ils ne devraient pas non plus être considérés comme une ethnie, mais comme de simples insoumis religieux. C'est d'ailleurs par ce terme que les Mandingues désignent généralement les populations animistes, à l'instar des Sénoufo ou parfois de leurs propres parents non islamisés . Pourtant, personne ne songerait aujourd'hui à nier l'existence de l'ethnie bambara, dotée d'une culture propre tout en partageant un socle commun avec les autres populations mandingues.

En histoire, il n'existe pas de « nation pure ». Comme le dit l'adage, « Síya bɛ́ bɔ́ síya la » : les peuples se forment par des mutations internes, des migrations (sígifɛ), des alliances sociales (lamɔgɔya) et des assimilations mutuelles (kùnun). Ainsi, selon les traditions ancestrales, le Mandé lui-même est né d'une dynamique kakolo (kagoro) enrichie d'apports soninké. Les Mossi trouvent leurs racines chez les Dagomba, et les Baoulé chez les Ashanti. À Kong, historiquement située en zone sénoufo, les dynasties mandingues (les Traoré dès le XIVe siècle, puis Sékou Watara, originaire de Kangaba) ont façonné une réalité politique et sociologique inédite.

Kong et l'ethnogenèse dioula

La métropole de Kong, dont le développement débute entre la fin du XIVe et le XVe siècle sous la domination des Traoré , constitue le parfait creuset de l'ethnogenèse dioula.
Venus par petites vagues successives, les Dioula, hommes d'affaires très actifs, s'établissent d'abord dans des quartiers séparés (KODJO, 1986). Le tournant historique se produit au début du XVIIIe siècle (vers 1710) sous le règne de Sékou Watara, qui s'empare du pouvoir politique et impose le dioula comme langue nationale et administrative.

Cette hégémonie va déclencher un mécanisme de « dioulaïsation ». À travers ce processus d'assimilation culturelle de long terme, les populations autochtones (Falafala, Myoro, Gbèn, Nabé) ont été, selon Kodjo, littéralement « avalées » (kùnun) par les Dioula. Fascinées par le prestige des nouveaux maîtres de la cité, ces populations ont adopté la langue, la religion islamique, le costume, l'habitat et les noms de clans dioula (dyamu), perdant progressivement leurs caractères distinctifs pour se fondre dans une conscience nationale commune.

Une dualité socioculturelle interne

Loin d'être un groupe monolithique, l'ethnie dioula présente une structure interne complexe, caractérisée par une dualité socioculturelle majeure entre les « Dioula proprement dits » (les érudits) et les Sonangui ou Sohondyi (les guerriers) (KODJO, 1986).

Alors que les premiers forment l'aristocratie marchande et lettrée, rigoriste en matière de foi musulmane et tournée vers le grand négoce et l'instruction coranique, les seconds constituent l'aristocratie militaire. Historiquement issus de populations autochtones dioulaïsées ou de guerriers animistes, les Sonangui vivaient en milieu rural. Souvent perçus comme de « mauvais musulmans » en raison de leur consommation de dolo (bière de mil), ils restaient attachés aux sociétés de masques traditionnelles (comme le Lo ou le Do) et aux scarifications faciales.

Cette organisation duelle témoigne de l'achèvement de la structure ethnique : les Sonangui assuraient par la force des armes la sécurité des routes commerciales, tandis que les Dioula veillaient à la prospérité économique et religieuse de la cité (TAUXIER, 2003).

Un parler ethnique contre un parler véhiculaire

Pour comprendre l'incompréhension du grand public face à l'ethnie dioula, il faut se pencher sur la distinction sociolinguistique établie par Mamadou Lamine Sanogo (2024) entre le dioula ethnique et le dioula véhiculaire.
Le dioula ethnique, historiquement appelé kangɛ (langue claire), est une koïné pandialectale utilisée par les membres de ce groupe dans leurs relations intrafamiliales. Cette communauté revendique son identité propre au même titre que les autres ethnies du Burkina Faso, de la Côte d'Ivoire, du Mali et du Ghana.

Le dioula véhiculaire, en revanche, est un parler composite et simplifié. Il constitue un outil de grande communication urbaine né de l'activité commerciale dans des carrefours ouest-africains comme Bobo-Dioulasso, Bouaké ou Bamako, et se trouve de fait dénué d'ancrage ethnique exclusif. En Côte d'Ivoire, il est considéré comme la première langue véhiculaire, né de la rencontre des différents parlers mandingues du nord du pays, tels que le malinké d'Odienné, le mahou (mandingue parlé à Touba), le koyaga (mandingue parlé dans le Mankono), le mandingue du Worodougou et le kpongan (dioula de Kong), ainsi que des parlers mandingues des pays voisins (Burkina Faso, Guinée, Mali).

Pour Yaya Konaté (2016), la plupart des Mandingues, qu'ils soient ivoiriens ou immigrés maliens, burkinabè et guinéens, considèrent le dioula véhiculaire comme une langue dégénérée. Pour eux, c'est la « langue publique commune » (forobakan), donc lexicalement pauvre, contrairement aux autres parlers mandingues qu'ils qualifient de langues pures.

Le fait qu'un parler véhiculaire commercial se soit ainsi superposé à la langue d'origine explique pourquoi il est si fréquent d'assimiler abusivement le mot dioula à la profession de commerçant. Cette confusion, renforcée par l'habitude qu'ont les populations du Sud ivoirien de désigner leurs compatriotes du Nord comme des Dioula, pousse les observateurs non avertis à conclure que ce terme ne renvoie à aucune ethnie particulière.

En conclusion, l'identité dioula est une construction historique et sociale tangible, particulièrement vivace à l'est de la Bagoé et du Bandama. Loin d'être une simple étiquette professionnelle, elle réunit l'ensemble des critères scientifiques de l'ethnicité : la mémoire d'un ancêtre commun, un ancrage territorial, une psychologie collective et un dialecte propre. Par le biais du métissage et du processus d'assimilation de la « dioulaïsation », s'est constitué un véritable peuple dioula, gardien d'un patrimoine mémoriel et culturel exceptionnel en Afrique de l'Ouest.
« Sò lɔ́n, jíri lɔ́n, mɔ̀ɔ k'í yɛ̀rɛ̂ lɔ́n, ò lè ɲɔ́ɔn tɛ́ [Rien ne vaut pour un Homme la connaissance de soi-même], dit un vieil adage mandingue.

Rodrigue Arnaud TAGNAN

Note bibliographique

ASSI, Amon Jean-Paul, 2024. Les Mandé-Dioula et l'islamisation de la Côte d'Ivoire méridionale (fin XIXe siècle-1970). Ziglôbitha, Revue des Arts, Linguistique, Littérature & Civilisations. Vol. 2, n° 11, p. 403-418.
BERNUS, Edmond, 1960. Kong et sa région. Études Éburnéennes. Abidjan. Vol. VIII, p. 239-324.

CAMARA, Laye, 1978. Le Maître de la parole. Kouma Lafôlô Kouma. Paris : Plon. 314 p.
CISSÉ, Youssouf Tata, 2004 [1994]. La Confrérie des chasseurs malinké et bambara : mythes, rites et récits initiatiques. Paris : Nouvelles du Sud / ARSAN. 392 p.
DELAFOSSE, Maurice, 1912. Haut-Sénégal-Niger (Soudan français), t. I : Le Pays, les Peuples, les Langues. Paris : Émile Larose. 428 p.

KODJO, Niamkey Georges, 1986. Le Royaume de Kong, des origines à 1897. Thèse de doctorat d'État en histoire. Aix-en-Provence : Université d'Aix-Marseille I. 4 vol., 1 531 p.
KODJO, Niamkey Georges, 2006. Le royaume de Kong (Côte d'Ivoire), des origines à la fin du XIXème siècle. Paris : L'Harmattan. 377 p.

MENSAH, Alexandre, 2000. La confrérie des chasseurs de l'Ouest-Africain, une histoire plus que millénaire [entretien avec Youssouf Tata Cissé]. Africultures [en ligne]. 30 novembre 2000. [Consulté le 10 août 2026]. Disponible à l'adresse : https://africultures.com/la-confrerie-des-chasseurs-de-louest-africain-une-histoire-plus-que-millenaire-1620/

MOUNA MDC, 2011. HISTORINE SOUMANO I BRAHIM part 2.mp4 [vidéo en ligne]. Avec Bourama SOUMANO. YouTube. 10 mars 2011. [Consulté le 15 juillet 2019]. Disponible à l'adresse : https://www.youtube.com/watch?v=XizBTSEfUFU
PERSON, Yves, 1963. Les ancêtres de Samori. Cahiers d'Études Africaines. Vol. 4, n° 13, p. 125-156.
PERSON, Yves, 1969. Samori. Une révolution dyula. Thèse de doctorat d'État. Paris : Faculté des lettres et sciences humaines de Paris. 2 vol., 1 281 p.

SANOGO, Mamadou Lamine, 2024. Le Dioula : Langue et ethnie ?. leFaso.net [en ligne]. 28 mars 2024. [Consulté le 10 août 2026]. Disponible à l'adresse : https://lefaso.net/spip.php?article129052
TRAORÉ, Dominique, 1937. Notes sur le royaume mandingue de Bobo. L'Éducation africaine, 26ème année, n° 96, janv.-juin, p. 58-77
TAUXIER, Louis, 2003. Les États de Kong (Côte d'Ivoire). Introduction et postface d'Edmond Bernus. Paris : Éditions Karthala. 252 p.

Categories: Afrique

Fait divers : L'Église catholique refuse les funérailles religieuses d'un célèbre guitariste franc-maçon

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 11/08/2026 - 00:00

La messe de funérailles du guitariste italien Bruno Battisti D'Amario, connu notamment pour sa collaboration avec le compositeur Ennio Morricone, n'a finalement pas été célébrée à Rome. En cause : l'engagement du musicien au sein de la franc-maçonnerie italienne, révélé publiquement après son décès. La décision, prise par le cardinal Baldassarre Reina, vicaire général du pape Léon XIV pour le diocèse de Rome, remet en lumière la position de l'Église catholique sur l'incompatibilité entre foi catholique et appartenance maçonnique.

Tout était pourtant prévu pour un dernier hommage religieux à Bruno Battisti D'Amario. Décédé le 5 août 2026 à l'âge de 88 ans, le célèbre guitariste italien devait bénéficier de funérailles catholiques à la basilique Santa Maria in Montesanto, sur la Piazza del Popolo à Rome, connue également sous le nom d'« église des Artistes ».

Selon les informations rapportées par Tribune chrétienne, la célébration avait été initialement acceptée et une ouverture exceptionnelle de l'édifice, habituellement fermé au mois d'août, avait même été programmée. Mais les préparatifs ont été interrompus après la révélation de l'engagement maçonnique du défunt.

Saisi de l'affaire, le cardinal Baldassarre Reina, vicaire général du pape pour le diocèse de Rome, a finalement refusé d'autoriser la messe d'obsèques après consultation du service juridique diocésain.

Un guitariste associé aux musiques mythiques des célèbres films western

Né à Rome en 1937, Bruno Battisti D'Amario était une figure reconnue de la guitare classique italienne. Enseignant, compositeur et concertiste, il avait collaboré avec plusieurs grands noms de la musique et du cinéma italiens, dont Nino Rota et surtout Ennio Morricone.

Sa guitare accompagne plusieurs bandes originales entrées dans l'histoire du cinéma, notamment celles des westerns de Sergio Leone. Pour une poignée de dollars, Et pour quelques dollars de plus, Le Bon, la Brute et le Truand ou encore. Il était une fois dans l'Ouest comptent parmi les œuvres auxquelles son jeu est associé.

Le Grand Orient d'Italie révèle son engagement maçonnique

Ce n'est cependant pas la carrière musicale du défunt qui a bouleversé l'organisation de ses obsèques, mais une autre facette de sa vie. Après sa disparition, l'organisation maçonnique Grand Orient d'Italie (GOI) a rendu hommage au musicien en révélant l'importance des responsabilités qu'il avait exercées au sein de cette organisation maçonnique. Selon les éléments rapportés par Tribune chrétienne, Bruno Battisti D'Amario avait fondé la loge romaine Giuseppe Leti. Il avait également été à deux reprises président du Collège régional des Vénérables Maîtres du Latium et conseiller de l'Ordre. Il était par ailleurs le compositeur de l'hymne du Grand Orient d'Italie.

Son engagement dans la franc-maçonnerie n'était donc pas seulement circonstanciel. Des publications antérieures du milieu maçonnique italien le présentaient déjà publiquement comme membre du Grand Orient et responsable maçonnique du Latium. Le problème, selon le récit publié par Tribune chrétienne, est que les responsables de la basilique romaine ignoraient cette appartenance lorsqu'ils avaient donné leur accord pour la célébration des obsèques.

La décision remonte jusqu'au vicaire du pape

Une fois informé, le recteur de la basilique Santa Maria in Montesanto, Mgr Antonio Staglianò, également président de l'Académie pontificale de théologie, aurait procédé à des vérifications avant de saisir sa hiérarchie. L'affaire est ainsi remontée jusqu'au cardinal Baldassarre Reina. Après consultation du service juridique du diocèse de Rome, celui-ci a refusé l'autorisation de célébrer la messe de funérailles. Le recteur de la basilique indique avoir ensuite reçu une communication écrite du cardinal-vicaire confirmant cette décision.

Selon la même source, Mgr Staglianò s'est entretenu avec la fille du défunt, qui aurait déclaré ne pas avoir eu connaissance de l'appartenance maçonnique de son père. Les responsables ecclésiastiques n'auraient par ailleurs reçu aucun élément permettant d'établir que Bruno Battisti D'Amario avait renoncé à la franc-maçonnerie avant sa mort. Les funérailles catholiques ont donc été annulées.

Une prière privée a néanmoins été organisée avec la famille, en présence d'un prêtre mais sans célébration liturgique des obsèques. Le recteur de la basilique a également indiqué que des messes pouvaient ultérieurement être célébrées pour le repos de l'âme du musicien.

Catholique et franc-maçon : que dit officiellement l'Église ?

Au-delà de la personnalité de Bruno Battisti D'Amario, l'affaire remet au premier plan une question ancienne : peut-on appartenir simultanément à l'Église catholique et à la franc-maçonnerie ? Sur ce point, la position doctrinale officielle du Vatican reste négative.

Le 26 novembre 1983, après l'entrée en vigueur du nouveau Code de droit canonique qui ne mentionnait plus explicitement la franc-maçonnerie, la Congrégation pour la doctrine de la foi avait publié une déclaration destinée à lever les ambiguïtés. Le document, signé par le cardinal Joseph Ratzinger, futur pape Benoît XVI, affirme que le jugement négatif de l'Église à l'égard des associations maçonniques reste inchangé, leurs principes étant considérés comme inconciliables avec la doctrine catholique. L'adhésion à ces organisations demeure donc interdite aux fidèles catholiques. Le texte précise que ceux qui y adhèrent sont considérés comme étant en situation de péché grave et ne peuvent recevoir la communion.

Déclaration du Vatican de 1983 sur les associations maçonniques

Cette position n'appartient pas seulement à l'histoire. Elle a été réaffirmée en novembre 2023 par le Dicastère pour la doctrine de la foi, à la suite d'une demande de clarification d'un évêque philippin confronté à l'adhésion de catholiques à des loges maçonniques. Le dicastère a alors rappelé que l'adhésion active d'un fidèle à la franc-maçonnerie demeure interdite en raison de l'incompatibilité doctrinale retenue par l'Église catholique.

Une affaire qui dépasse le monde de la musique

La décision prise à Rome suscite d'autant plus l'attention que Bruno Battisti D'Amario était une personnalité reconnue de la culture italienne. Quelques mois encore avant son décès, en mars 2026, Radio Vatican consacrait une émission à la publication d'un album regroupant son œuvre pour guitare.

L'annulation de ses funérailles religieuses illustre ainsi de manière concrète une incompatibilité doctrinale que nombre de catholiques connaissent parfois peu. Elle rappelle également la distinction faite par l'Église entre sa discipline concernant l'appartenance maçonnique et la prière pour une personne décédée : dans le cas de Bruno Battisti D'Amario, la messe publique de funérailles n'a pas été autorisée, mais sa famille a pu se recueillir avec un prêtre et la possibilité de célébrer ultérieurement des messes à son intention n'a pas été exclue.

Lefaso.net
Avec Tribune chrétienne et d'autres sources

Categories: Afrique

Coopération bilatérale : Une première Commission mixte pour rapprocher le Burkina Faso et la République du Burundi

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 10/08/2026 - 23:55

À la suite de leur rencontre tenue en avril 2026 à Ouagadougou, les Présidents Ibrahim Traoré et Évariste Ndayishimiye ont donné une nouvelle impulsion aux relations entre le Burkina Faso et la République du Burundi. Les deux pays tiennent, du 10 au 12 août 2026 à Bujumbura, la première session de leur Grande Commission mixte de coopération.

Près de trois décennies après la signature en décembre 1997 d'un Accord-cadre de coopération, le Burkina Faso et la République du Burundi s'inscrivent ainsi dans une nouvelle dynamique de consolidation de leurs relations bilatérales.

La première session de la Grande Commission mixte de coopération a débuté ce lundi 10 août par la rencontre des experts burundais et burkinabè. Les deux délégations sont respectivement conduites par Marie-Ancilla Ntakaburimvo, Directrice générale et responsable du Programme de défense des intérêts du Burundi et des Burundais à l'international, et Hermann Yirigouin Toe, Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères du Burkina Faso.

Les interventions des deux chefs de délégations ont marqué la cérémonie d'ouverture des travaux des experts.

Pour la cheffe de la délégation burundaise, la tenue de cette session de la Grande Commission mixte de coopération constitue une étape importante pour insuffler davantage de vitalité aux liens d'amitié, de fraternité et de solidarité qui unissent les peuples burkinabè et burundais.

« C'est un tournant décisif dans l'histoire de nos relations bilatérales ; nos deux nations démontrent ainsi leur volonté inébranlable de transformer une volonté politique en partenariats tangibles et mutuellement bénéfiques », a souligné Marie-Ancilla Ntakaburimvo.

Dans la même veine, le chef de la délégation burkinabè a précisé que cette session traduit l'engagement commun des Présidents burkinabè et burundais à élever le niveau de l'amitié entre les peuples des deux pays et à faire de la coopération Sud-Sud un véritable levier de développement.

« La géographie nous éloigne peut-être ; mais l'histoire, les défis et l'espérance nous rapprochent. Le Burundi et le Burkina Faso sont deux peuples de courage, de résilience et de dignité ; deux peuples qui savent le prix de la paix ; deux peuples qui savent aussi que la souveraineté ne se proclame pas seulement, mais elle se défend, elle se construit et elle se traduit en actes », a indiqué Hermann Yirigouin Toe. Il a également relevé que le Burkina Faso s'inscrit pleinement dans cette vision de souveraineté à travers la Révolution Progressiste et Populaire, sous le leadership du capitaine Ibrahim Traoré.

À l'instar de la cheffe de la délégation burundaise, le chef de la délégation burkinabè a assuré que, durant les deux jours de travaux, les experts procéderont à un examen minutieux de l'éventail des opportunités de coopération qui s'offrent aux deux pays.

Les différents projets d'accords examinés par les experts couvrent plusieurs domaines, notamment l'agriculture et la sécurité alimentaire, la gestion des catastrophes humanitaires, les investissements et les services de transport aérien, l'enseignement supérieur et la formation professionnelle, les échanges culturels ainsi que le partage d'expertises entre les jeunes des deux pays.

Les projets d'accords issus des travaux des experts seront soumis à la signature des ministres des Affaires étrangères burkinabè et burundais, le 12 août prochain à Bujumbura.

Lefaso.net

Source : Page Facebook du ministère des Affaires étrangères du Burkina Faso

Categories: Afrique

Burkina/Énergie : L'ARSE mise sur le partage d'expériences pour renforcer son dispositif de protection des consommateurs

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 10/08/2026 - 23:50

L'Autorité de régulation du secteur de l'énergie (ARSE) organise, les 10 et 11 août 2026 à Ouagadougou, un atelier virtuel de partage d'expériences entre des régulateurs ouest-africains sur la protection des consommateurs d'énergie. La rencontre, qui réunit plusieurs pays, vise à permettre au Burkina Faso de s'inspirer des mécanismes et bonnes pratiques développés ailleurs afin de renforcer durablement son dispositif national de protection des consommateurs.

Le partage d'expériences constitue un élément essentiel pour contribuer à l'amélioration des pratiques de régulation au profit des consommateurs. C'est dans cette dynamique que se tient à Ouagadougou un atelier virtuel de partage d'expériences entre régulateurs francophones ouest-africains de l'énergie sur la protection des consommateurs, organisé par l'ARSE.

Prévu pour deux jours, cet atelier se déroule à la fois en présentiel et en ligne. Il réunit plusieurs acteurs du secteur de l'énergie ainsi que des représentants des consommateurs de sept pays à savoir le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Bénin, la Côte d'Ivoire, le Sénégal et le Togo.

L'objectif général de cette rencontre est de permettre à l'ARSE de s'imprégner des mécanismes mis en place par des régulateurs frères de la sous-région en matière de protection des consommateurs d'énergie, afin d'identifier les outils appropriés et les meilleures pratiques susceptibles d'améliorer son propre dispositif.

« Je suis convaincu que les recommandations contribueront à consolider les mécanismes de protection des consommateurs dans chacun de nos pays », déclare Kalifa Romuald Dao, secrétaire général, représentant le président de l'ARSE.

Pour le secrétaire général Kalifa Romuald Dao, représentant le président de l'ARSE, la protection des consommateurs constitue une mission majeure de l'ARSE. Elle revêt, a-t-il soutenu, une importance particulière dans un contexte où les usagers souhaitent mieux être informés, être davantage écoutés, voir leurs préoccupations prises en compte dans des délais raisonnables et bénéficier de mécanismes de recours accessibles, transparents et efficaces.

Durant ces 48 heures, les communications permettront d'examiner les approches développées par plusieurs autorités de régulation africaines. Les échanges porteront notamment sur les cadres réglementaires, les outils et les mécanismes généraux et spécifiques de protection des consommateurs, ainsi que sur les dispositifs de gestion des plaintes. Ils aborderont également les outils, modalités et procédures de règlement des litiges entre consommateurs et opérateurs, les mécanismes de collaboration entre régulateurs et consommateurs, ainsi que les actions mises en œuvre et leurs effets sur l'amélioration de la prise en compte des intérêts des usagers.

A l'issue des échanges, l'ARSE entend capitaliser les enseignements et s'inspirer des meilleures pratiques, tout en tenant compte des réalités du contexte national, afin de renforcer durablement son dispositif de protection des consommateurs.

Sié Kévin Sou, secrétaire chargé des relations extérieures du Réseau national des consommateurs du Faso (RENCOF), confie que la majorité de leurs préoccupations est prise en compte.

Du côté des consommateurs, cet atelier est salué à sa juste valeur et perçu comme une occasion de renforcer leurs connaissances et de partager les expériences vécues au Burkina Faso avec celles des autres pays. A ce propos, Sié Kévin Sou, secrétaire chargé des relations extérieures du Réseau national des consommateurs du Faso (RENCOF), s'est réjoui de l'invitation de l'ARSE et espère pouvoir restituer les enseignements tirés aux autres Burkinabè à l'issue des échanges. En plus de cela, il espère repartir de l'atelier avec de nouvelles connaissances et des outils susceptibles d'améliorer leurs actions.

« C'est un vrai plaisir pour nous en tant que consommateurs d'être invités à cet atelier. Nous espérons que ça sera un cadre de partage, d'appropriation des connaissances et des expériences des autres pays afin que nous puissions également faire remonter ces informations aux autres camarades consommateurs du Burkina. Nous espérons que cela nous amènera à avoir d'autres visions et surtout à sortir d'ici mieux outillés qu'avant », a-t-il souhaité.

Parlant de la collaboration entre l'ARSE et les consommateurs, Sié Kévin Sou souligne une collaboration satisfaisante, avec la prise en compte de leurs préoccupations. À l'entendre, cette dynamique, jugée satisfaisante, doit se poursuivre pour une meilleure consolidation des relations entre l'ARSE et les consommateurs.

Damba Ouoba, directeur des consommateurs, invite les participants nationaux à s'ouvrir aux communicateurs.

« Nous pouvons dire que la collaboration entre l'ARSE et les consommateurs est très bien car à chaque activité nous sommes invités. Nous faisons aussi remonter nos préoccupations, nos plaintes et nos attentes et si aujourd'hui nous devons faire une estimation, nous pensons que beaucoup de nos préoccupations ont été prises en compte », a-t-il expliqué.

Du reste, Damba Ouoba, directeur en charge des consommateurs de l'ARSE, encourage les différents communicateurs à partager largement leurs expériences, sans réserve. Il a invité les participants à saisir cette occasion pour poser toutes les questions susceptibles de contribuer à l'amélioration du dispositif de protection des consommateurs. « Alors à l'endroit de nos frères régulateurs, nous attendons qu'ils nous viennent sans réserve avec tout ce qu'ils ont, comme outils, mesures, dispositifs de protection des consommateurs. Et nous attendons également au niveau national ceux-là qui sont présents qu'ils s'ouvrent vers les communicateurs à travers toutes les questions dont les réponses nous permettront vraiment de pouvoir améliorer notre dispositif ici au niveau national, au niveau du continent », a-t-il dit.

Pour mémoire, l'Autorité de régulation du secteur de l'énergie (ARSE) est une autorité administrative indépendante dotée de la personnalité juridique et de l'autonomie financière et de gestion. Elle assure la régulation, le contrôle et le suivi des activités des exploitants et des opérateurs du secteur de l'énergie.

Muriel Dominique Ouédraogo
Lefaso.net

Categories: Afrique

Camp Vacances Faso Mêbo 2026 : 1 500 jeunes scolaires à l'école du patriotisme dans la 3ᵉ région militaire

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 10/08/2026 - 23:48

Le Camp Vacances Faso Mêbo 2026 a officiellement été lancé ce lundi 10 août 2026 à Ouagadougou, dans la 3ᵉ région militaire. La cérémonie a été présidée par le Commandant de la 3ᵉ région militaire, le Lieutenant-Colonel Armand Michel Ouédraogo, par ailleurs parrain régional, en présence du Directeur général de l'Agence Faso Mêbo, le Commandant Zoodnoma Ahmed Sakandé.

Placée sous le slogan « Je m'instruis et je participe à la construction de ma Nation. La Patrie ou la Mort, nous Vaincrons ! », cette initiative réunit près de 1 500 jeunes scolaires dans la capitale. Durant dix jours, les campeurs seront sensibilisés à la discipline, au civisme et au patriotisme, avec pour objectif de faire d'eux des ambassadeurs des valeurs nationales.

« La construction de la Patrie n'a pas d'âge. Tout le monde est un acteur majeur et doit participer avec ses capacités », a déclaré le Lieutenant-Colonel Armand Michel Ouédraogo. Il a ainsi insisté sur l'importance de former une jeunesse consciente, responsable et engagée dans la construction de la Nation.

Pour sa part, le Directeur général de l'Agence Faso Mêbo, le Commandant Zoodnoma Ahmed Sakandé, a mis en avant la particularité de cette édition. « Nous allons conter aux campeurs l'histoire du Burkina Faso et l'histoire des Noirs, racontées par nous-mêmes. Ils verront qu'ils sont les descendants de grands Hommes et qu'ils doivent être fiers de leur identité », a-t-il expliqué.

Organisé simultanément dans les six régions militaires du pays, Camp Vacances Faso Mêbo 2026 vise à renforcer chez les jeunes les valeurs de patriotisme, de civisme et d'engagement, en s'inspirant notamment des idéaux de la Révolution progressiste populaire.

Lefaso.net
Source : DCRP Présidence du Faso

Categories: Afrique

Chat et mystique : Konomba Traoré nous dévoile quelques secrets

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 10/08/2026 - 23:45

Premier chasseur, animal protecteur, voyant, voire incarnation supposée de forces mystiques : le chat est au cœur de nombreuses croyances traditionnelles. Dans cet entretien, Konomba Traoré, trésor humain vivant, lève le voile sur les symbolismes attribués au félin. Pourquoi est-il considéré comme un chasseur hors pair ? Pourquoi certaines personnes redoutent-elles le chat noir ? Que signifie son départ soudain d'une maison ? Et pourquoi certaines traditions recommandent-elles des précautions avant de l'adopter ? Autant de questions auxquelles il apporte ses réponses.

Categories: Afrique

Agression et vol d'une moto à Marcoussi, Ouagadougou

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 10/08/2026 - 23:34

Dans la nuit du 9 août 2026, une jeune fille a été victime d'une agression à Marcoussi, à Ouagadougou. Au cours de cette agression, les individus impliqués ( deux hommes sur une moto Sirus de couleur noire) ont emporté sa moto.

La moto emportée est de couleur noire, marque YAMAHA, modèle GEAR.
Toute personne ayant aperçu cette moto, disposant d'informations susceptibles de permettre sa localisation ou ayant constaté sa présence dans les jours qui ont suivi les faits est invitée à se manifester.

Numero de Châssis : SJ002356

Pour toute information utile, veuillez contacter les numéros suivants : 77-08-00-27- 73-12-06-83

Categories: Afrique

Gyrophares, McDo, pannes et accidents… Dans les voitures officielles, les politiques à toute allure

Le Figaro / Politique - Mon, 10/08/2026 - 23:29
LES CHEMINS DU POUVOIR (5/6) - Emmanuel Macron « adore » la « bagnole », mais il n’est pas le seul. Attribut du pouvoir, les véhicules de fonction des responsables politiques suscitent fantasmes et abus, au point d’être visés régulièrement par des mesures de « sobriété ».
Categories: France

Avions militaires, Airbus présidentiel, hélicoptères… Dans le secret des vols de la République

Le Figaro / Politique - Mon, 10/08/2026 - 23:29
LES CHEMINS DU POUVOIR (6/6) - Longtemps considérés comme des attributs incontournables du pouvoir, les déplacements aériens des politiques sont désormais plus discrets.
Categories: France

La Turquie adopte une loi historique sur la réintégration des combattants du PKK

RFI (Europe) - Mon, 10/08/2026 - 23:29
Les députés turcs ont adopté lundi 10 août une loi historique ouvrant la voie à la réintégration des combattants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), étape majeure du processus de paix visant à mettre fin à plus de quatre décennies de guérilla.
Categories: Union européenne

RDC : 65 organisations de la société civile demandent à Felix Tshisekedi d’abandonner le projet de référendum

Radio Okapi / RD Congo - Mon, 10/08/2026 - 23:23

 



Soixante-cinq organisations de la société civile congolaise ont appelé le président de la République, Felix Tshisekedi à renoncer au projet de référendum et à ne pas promulguer la loi fixant les conditions de son organisation. Dans un mémorandum adressé ce lundi 10 août au Chef de l’État et aux principales institutions du pays, elles estiment que le contexte sécuritaire, social et économique actuel ne favorise pas la tenue d’un tel exercice.

Categories: Afrique, Défense

Rentrée académique 2026-2027 : Les inscriptions sont ouvertes à l'Institut Supérieur de la Communication et du Multimédia (ISCOM)

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 10/08/2026 - 23:15

L'Institut Supérieur de la Communication et du Multimédia (ISCOM) porte à la connaissance des nouveaux bacheliers, des étudiants, des professionnels ainsi que des parents que les inscriptions et réinscriptions sont ouvertes pour la rentrée académique 2026-2027.

Fidèle à sa mission de former les acteurs du numérique de demain, l'ISCOM propose des formations alliant théorie et pratique, dispensées par des enseignants, chercheurs et des professionnels reconnus.

FORMATIONS EN LICENCE :
• Journalisme numérique ;
• Communication numérique ;
• Création publicitaire numérique ;
• Informatique

NOUVEAU : OUVERTURE DU CYCLE MASTER
L'ISCOM ouvre également les inscriptions pour son Master en Communication digitale, destiné aux titulaires d'une Licence en sciences sociales souhaitant approfondir leurs compétences, développer leur expertise et accéder à des postes de responsabilité dans les domaines de la communication, du marketing digital etc.

CONDITIONS D'ADMISSION EN LICENCE
• Journalisme numérique, Communication numérique des organisations et Création publicitaire numérique : titulaires d'un Baccalauréat séries A, D ou G.
• Informatique : titulaires d'un Baccalauréat séries C, D, F ou H.

CONDITIONS D'ADMISSION EN MASTER
Le cycle Master est ouvert aux titulaires d'une Licence dans les domaines des sciences sociales ou de tout diplôme jugé équivalent.

DEBOUCHES PROFESSIONNELS
Journalisme numérique : Journaliste, Web-journaliste, Rédacteur web ; Blogueur professionnel ; Content manager ; Data-journaliste, etc.
Communication numérique des organisations : Community manager ; Chargé de communication ; Attaché de presse ; Chargé des relations publiques ; Social Media Manager etc.
Création publicitaire numérique : Web-marketeur ; Concepteur-rédacteur ; Média-planneur ; Responsable marketing digital ; Chef de publicité ; Chargé de création publicitaire ; Infographiste, etc.
Développement web : Développeur Front-end ; Développeur Back-end ; Développeur Full Stack ; Intégrateur web ; Développeur d'applications web ; Administrateur de sites web, etc.

MODALITES D'INSCRIPTION
Effectuer une préinscription sur la plateforme Campus Faso ;
Se présenter ensuite à l'Institut Supérieur de la Communication et du Multimédia (ISCOM) pour finaliser l'inscription physique, munis des pièces constitutives du dossier.

PIECES A FOURNIR POUR LE NIVEAU LICENCE
Le dossier d'inscription doit comprendre les pièces suivantes :
• Une (01) photo d'identité récente ;
• Une (01) copie légalisée de l'attestation de succès au baccalauréat ;
• Une (01) copie légalisée du relevé de notes du baccalauréat ;
• Un (01) extrait d'acte de naissance ;
• Une (01) copie de l'attestation d'immersion patriotique ou de l'attestation d'exemption (selon le cas) ;
• Les frais d'inscription et le premier versement des frais de scolarité.

PIECES A FOURNIR POUR LE NIVEAU MASTER
• Une (01) photo d'identité récente ;
• Un (01) extrait d'acte de naissance ;
• Une copie du curriculum vitae ;
• Une (01) copie conforme du diplôme de Licence.

NB : Les effectifs sont limités à 30 étudiants par promotion afin de garantir un encadrement de qualité.
Pour tout renseignement : +226 72 83 05 05 / 56 91 75 75

Site web : www.iscom-bf.net

Categories: Afrique

Grand Kasaï : un camion tombe dans la rivière kaluebo, plusieurs personnes portées disparues

Radio Okapi / RD Congo - Mon, 10/08/2026 - 22:23


Les opérations de secours se poursuivent après l'accident survenu samedi 8 aout au pont Kaluebo, sur la Route nationale numéro 1 (RN1), à la frontière entre les provinces du Kasaï et du Kasaï-Central. Un camion transportant des passagers et des marchandises a chuté dans la rivière, faisant au moins un mort, plusieurs blessés et une dizaine de disparus, selon un bilan encore provisoire.

Categories: Afrique, Défense

La Cour suprême russe interdit au parti antiguerre Iabloko de participer aux élections

RFI (Europe) - Mon, 10/08/2026 - 22:19
Iabloko, le seul parti russe qui prône des négociations immédiates pour mettre fin au conflit avec l’Ukraine, ne pourra probablement pas présenter de candidats aux prochaines législatives de septembre. La Cour suprême a notamment reconnu qu’il bénéficiait de financements reçus de l’étranger. 
Categories: Union européenne

La Colombie réaffirme son soutien à la souveraineté du Maroc sur le Sahara

24 Heures au Bénin - Mon, 10/08/2026 - 22:07

La Colombie a réaffirmé, le 10 août 2026, à travers un nouveau communiqué, son soutien à la souveraineté du Maroc sur le Sahara, le gel de sa reconnaissance de la pseudo “rasd” et son appui au Royaume au Conseil de Sécurité de l'ONU. Cette décision intervient après l'investiture du nouveau président Abelardo de la Espriella.

La Colombie a réaffirmé, lundi dernier, sa reconnaissance de la souveraineté du Royaume du Maroc sur l'ensemble de son territoire, y compris le Sahara, et annoncé le gel de sa reconnaissance de la pseudo "rasd".

Bogota a précisé dans un nouveau communiqué rendu public par le ministère colombien des Relations extérieures, que cette décision intervient à l'issue d'un "réexamen souverain" de la reconnaissance de la pseudo "rasd" accordée par le précédent gouvernement, compte tenu du fait que celle-ci "n'est pas reconnue par les Nations Unies en tant qu'Etat membre, et dans le cadre du renforcement du partenariat stratégique entre la Colombie et le Royaume du Maroc".

L'axe Rabat-Bogota dans un nouveau dynamisme

"Il n'y aura aucun contact politique ou diplomatique, aucun échange de missions ni aucun soutien à la "rasd" dans les enceintes multilatérales, y compris aux Nations Unies et au Conseil de Sécurité, où la Colombie siège actuellement en qualité de membre non permanent", précise ledit communiqué.

Pour les autorités colombiennes, cette décision "respecte pleinement le droit international, la Charte des Nations Unies ainsi que le cadre tracé par la résolution 2797 (2025) du Conseil de Sécurité relative à la question du Sahara".

La Colombie annonce d'ores et déjà son soutien au Royaume du Maroc au Conseil de Sécurité des Nations Unies en octobre prochain.

Cette réorientation confirme, en outre, la volonté de la Colombie de "revitaliser ses relations avec le Maroc, partenaire depuis près de cinquante ans", sur la base d'une "vision à long terme" et avec la conviction de construire une "relation renouvelée", dans laquelle le rapprochement bilatéral servira pleinement les intérêts des deux peuples.

La nouvelle dynamique entre Rabat et Bogota reposera sur une coopération "ambitieuse et concrète", porteuse d'un potentiel considérable en matière d'"échanges commerciaux, de promotion des investissements, de tourisme, de sécurité alimentaire, de développement portuaire et logistique, ainsi que de renforcement de la connectivité atlantique".

Cette décision est la première position officielle, en matière de politique étrangère, prise par le nouveau président colombien.

Elle intervient à la suite de la cérémonie d'investiture du président M. Abelardo de la Espriella, le 7 août à Cali, où le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, M. Nasser Bourita, a représenté Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Cette position traduit la volonté commune de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et du Président Abelardo de la Espriella d'ouvrir un nouveau chapitre dans les relations maroco-colombiennes, fondé sur une vision stratégique de long terme, avec l'ambition de renforcer davantage le partenariat entre les deux pays.

Categories: Afrique

Environnement et climato-scepticisme

RFI (Europe) - Mon, 10/08/2026 - 22:05
Comment nier encore la transformation du climat et le réchauffement de la planète ? Face à la multiplication des catastrophes, le discours climato-sceptique s’adapte : au sein de l'extrême-droite, l'écologie sert une idéologie d'exclusion. 
Categories: Union européenne

Kasangulu : un incendie ravage plusieurs commerces et relance le débat sur le manque des moyens de secours

Radio Okapi / RD Congo - Mon, 10/08/2026 - 21:25


Un violent incendie survenu dimanche 9 aout à Kasangulu, dans la province du Kongo-Central, a détruit plusieurs maisons commerciales et fait plusieurs blessés. Ce nouveau sinistre met en lumière le manque criant de moyens de lutte contre les incendies dans cette cité traversée quotidiennement par des véhicules transportant des produits inflammables.

Categories: Afrique

Pages