« Le féminisme n'est pas un combat contre les individus, mais contre un système. » C'est avec cette clarté de vision que Annick Laurence Koussoubé, experte en communication stratégique définit l'activisme des femmes au Burkina Faso. Loin des clichés, elle plaide pour un militantisme pluriel où la pédagogie et l'occupation des institutions deviennent des leviers pour briser le plafond de verre qui freine encore trop de jeunes filles. Cette leader qui mise sur une intelligence collective et une transmission pour semer les graines d'un changement structurel et durable.
Pour certaines militantes, l'engagement naît de silences ou de tabous que l'on ne peut plus supporter. Pour Annick Laurence Koussoubé, ce fut celui des ambitions brisées. Très jeune, elle a observé autour d'elle des filles brillantes voir leurs rêves s'étioler, non par manque de talent, mais parce que les opportunités ne sont pas équitablement partagées. Ce constat, gravé dans sa mémoire d'enfant, a semé la graine d'une révolte constructive qui définit aujourd'hui sa trajectoire professionnelle et militante. " J'ai compris que le talent seul ne suffit pas lorsque les opportunités ne sont pas équitablement partagées ", confie-t-elle avec une lucidité.
Aujourd'hui, Annick Laurence Koussoubé se présente comme une femme aux multiples casquettes, refusant de se laisser enfermer dans une définition unique. Elle est à la fois féministe par conviction profonde en la dignité humaine, activiste par refus de la passivité, et citoyenne par sens de la responsabilité envers la construction de son pays. Elle ne se prive pas de dire avec force que les femmes doivent être pleinement associées aux décisions qui façonnent la société burkinabè.
Son parcours académique et professionnel est donc une réponse stratégique aux maux qu'elle a observés. La communicante de formation a su allier l'expertise technique au plaidoyer de terrain en intervenant sur la participation citoyenne des filles et l'amélioration de l'accès aux services de santé reproductive. En tant que présidente du conseil d'administration du mouvement citoyen FEMIN-IN, elle porte une voix qui se veut à la fois ferme sur les principes et souple dans l'approche, toujours sensible aux dynamiques socioculturelles locales.
Annick Laurence Koussoubé a un parcours professionnel très orienté sur les organisations féminines“Croyez en votre valeur, investissez dans votre éducation ”
Face aux résistances culturelles et aux incompréhensions que soulève souvent le terme “féminisme”, Annick Laurence Koussoubé prône une approche multidimensionnelle. Pour elle, le militantisme ne peut être vu uniquement de façon radicale ou institutionnelle. Il doit être “pluriel”. Cette pluralité est la clé de l'efficacité selon elle. Et il faut de la pédagogie pour convaincre et rassurer, la riposte radicale quand les droits fondamentaux sont piétinés, et l'investissement des institutions pour transformer les règles de l'intérieur.
Lorsqu'elle fait face à ceux qui contestent son combat, elle ramène le débat à l'essentiel selon lequel la dignité et l'égalité des droits. “Le féminisme n'est pas un combat contre qui que ce soit. C'est un combat contre un système patriarcal néfaste qui limite, discrimine et perpétue les inégalités”, pense-t-elle. Pour elle, l'égalité est un projet de société inclusif où femmes et hommes avancent ensemble, dans le respect. Cette vision cherche à apaiser les craintes de ceux qui voient dans l'émancipation des femmes une volonté de domination, alors qu'il s'agit simplement de permettre à chaque personne de vivre librement.
Cette posture n'est pas sans risques. Dans un contexte parfois hostile aux voix féministes, Annick privilégie le travail en réseau. Elle voit dans la solidarité entre organisations une véritable force de protection. Sa méthode repose sur l'argumentation posée et le respect, cherchant toujours à ouvrir des espaces de discussion constructifs plutôt qu'à braquer ses interlocuteurs. Elle maintient également une confiance envers les institutions et la justice de son pays pour garantir la protection des citoyens engagés.
“Quand certaines personnes contestent le féminisme, je parle simplement de dignité, d'égalité de droits, de possibilités et d'avenir”Sur le terrain des urgences actuelles au Burkina Faso, son diagnostic est spécifique. " La priorité absolue reste de garantir l'accès des filles à l'éducation, de lutter contre les violences, de renforcer l'autonomisation économique des femmes et d'assurer un accès respectueux aux services de santé", énumère-t-elle. L'évolution des mentalités chez les jeunes générations lui donne espoir malgré les idées reçues sur les droits des femmes.
Dans ce cadre elle estime que les réseaux sociaux jouent un rôle ambivalent. S'ils permettent de sensibiliser massivement et de donner la parole aux invisibles, ils exigent aussi une grande responsabilité. “Dans un contexte sensible, chaque mot compte ", prévient-elle. L'inspiration, elle la puise d'abord dans son environnement immédiat. Sa mère, une femme qui s'est battue « sans bruit mais avec une force incroyable”, lui a appris que “le courage n'a pas toujours besoin de micro pour exister”. Elle se réclame également de l'héritage de pionnières burkinabè telles que Monique Ilboudo ou Alice Tiendrébéogo, qui ont ouvert la voie à sa génération. Mais au-delà des figures publiques, ce sont les femmes du quotidien qu'elle côtoie qui constituent sa plus grande source d'inspiration.
“Croyez en votre valeur, investissez dans votre éducation, car c'est une clé qui ouvre beaucoup de portes”, adresse t-elle comme message aux plus jeunes. Elle les encourage à s'entourer de personnes qui les élèvent, car leur avenir ne doit pas être limité par les attentes des autres. Annick Laurence Koussoubé souligne qu'elle ne cherche pas à se faire voir à travers son engagement mais à apporter sa modeste pierre. Son ambition est de créer des ponts entre les générations, de transmettre, d'écouter et de semer des graines de confiance aux femmes et aux filles. Si son action permet à certaines jeunes femmes de se sentir plus fortes et plus légitimes, alors elle estime avoir humblement contribué à la continuité des luttes féminines au Burkina Faso.
Farida Thiombiano
Lefaso.net
En mars, le monde entier met la femme à l'honneur. Et le 8 mars, à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, les hommages, célébrations et activités festives rythment généralement cette date symbolique. Mais cette année, au Burkina Faso, le ton change. À l'initiative de la ministre en charge de la famille et de la solidarité Passowendé Pélagie Kaboré, la commémoration se veut plus sobre, plus engagée, et surtout plus réfléchie. Il ne s'agira plus de festivités, mais d'un véritable cadre d'échanges et de réflexion sur la condition féminine et les défis à relever. Ce 4 mars 2026, lefaso.net a tendu son micro à quelques citoyens afin de recueillir leurs points de vue.
Dans les rues de la capitale ouagalaise, l'annonce a suscité de nombreuses réactions positives. En effet, dès les premières heures qui ont suivi la déclaration de la ministre de la famille et de la solidarité, les discussions se sont multipliées. Les citoyens qui ont accepté de se prêter à notre micro estiment que célébrer le 8 mars dans la sobriété redonnera tout son sens à cette journée symbolique qui célèbre la place centrale qu'occupe la femme dans la société.
Au marché de Gounghin, les commerçants, à l'instar d'Issaka Nana, saluent l'initiative prise par la ministre. À l'entendre, au Burkina Faso, les femmes ignorent le sens de cette journée et la célèbrent autrement. « Je soutiens totalement la décision de la ministre. Je suis un mari de trois épouses. Après une dizaine d'années de mariage, j'ai eu une altercation violente avec ma première épouse à cause de la manière dont elle voulait célébrer le 8 mars. En effet, celle-ci voulait aller dans un bar avec les jeunes filles de ma sœur. Ma mère et moi-même nous sommes opposés. Suite à une mauvaise réponse de sa part, nous nous sommes disputés. Et, depuis ce jour, j'ai interdit tout ce qui est en rapport avec le 8 mars dans ma famille. Car les femmes ont transformé cette journée qui était censée être un jour de réflexion en une journée où elles effectuent des sorties qui n'ont pas lieu d'être. Mais par-dessus tout, certaines en profitent pour tromper leurs époux », explique le commerçant.
Issaka Nana a confié que le 8 mars a été la cause d'une dispute avec sa femmeMême son de cloche chez Rasmata Bargo. Devant ses articles, la quadragénaire confie également que la décision du lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré est très salutaire. « J'encourage l'initiative entreprise par la ministre. Car les actes que certaines femmes posent généralement lors du 8 mars ne sont pas dignes de femmes au foyer. Pour moi, le 8 mars, à la base, est l'occasion pour nous, femmes, de nous réunir, de créer un cadre d'échanges et de mener des réflexions riches pour nos familles ainsi que le futur de nos enfants et de mener des réflexions concourant au développement du pays. Et non un jour pour faire des djandjoba, des célébrations à n'en point finir dans des débits de boissons », a-t-elle fait entendre.
« Je n'ai pas connu le 8 mars comme une fête où l'on doit organiser des djandjoba », lance Rasmata BargoLe débat s'invite également chez les commerçants spécialisés dans la vente des poulets. Roland Compaoré indique que cette idée de fêter le 8 mars n'était pas une initiative qu'il appréciait. « Je suis d'avis avec l'initiative. Si cela ne dépendait que de moi, j'aurais voté pour qu'on reverse l'argent des djandjoba au profit des personnes nécessiteuses car elles sont dans le besoin », a-t-il laissé entendre.
Roland Compaoré souhaite que les fonds du djandjoba soient utilisés pour aider ceux qui sont dans le besoinPour lui, l'initiative de la ministre intervient comme une occasion de changer les mentalités.
De son côté, Awa Cissé voit le 8 mars autrement même si elle soutient la décision de la ministre. « Je soutiens l'initiative car il faut fêter dignement aussi. Mais moi j'aimerais que, pour la seule journée qui nous est dédiée, les hommes nous remplacent en ce jour spécial en faisant le marché et la cuisine afin de nous permettre de nous reposer », a-t-elle souhaité.
En tout état de cause, la décision de la ministre de la famille et de la solidarité de célébrer autrement le 8 mars 2026 apparaît aux yeux des citoyens burkinabè comme une décision forte et significative. La réaction des citoyens face à cette décision montre qu'elle répond à un besoin réel. Ainsi, l'on peut se permettre de dire que cette décision apparaît comme une porte d'ouverture vers une prise de décision plus engagée et responsable, mais surtout un chemin vers la reconnaissance de la place centrale qu'occupe la femme dans l'édification du pays.
Awa Cissé formule le vœu que les hommes prennent le relais le jour du 8 marsPar ailleurs, pour célébrer le mois de la femme, un plan minutieux a été élaboré. Il s'agit notamment d'une marche sportive qui s'est déroulée le 3 mars dernier. À cela s'ajoutent la réalisation d'infrastructures de production et de transformation des produits locaux, la mise en place de jardins maraîchers au profit des femmes en passant par l'organisation d'une journée de participation des femmes bâtisseuses de paix. Aussi, le mois de la femme sera marqué par des activités de sensibilisation, des causeries-débats ainsi que des prières œcuméniques.
À noter que le 8 mars 2026 est placé sous le thème : « Bâtir une paix durable au Burkina Faso, quelle contribution de la femme et des filles à la promotion du vivre-ensemble ? »
Muriel Dominique Ouédraogo
Lefaso.net
Nommé archevêque titulaire d'Ilta et nonce apostolique en République du Congo le 28 janvier 2026, puis nonce apostolique au Gabon le 10 février suivant, Mgr Relwendé Kisito Ouédraogo s'apprête à être ordonné évêque le 7 mars 2026 au sanctuaire Notre-Dame de Yagma, selon un communique de presse du service de communication de la Conférence Épiscopale Burkina-Niger. Parcours intellectuel exigeant, enracinement pastoral et expérience au cœur de la diplomatie vaticane... portrait d'un prélat burkinabè appelé à de hautes responsabilités au service de l'Église universelle.
Le 28 janvier 2026, le pape Léon XIV a nommé Mgr Relwendé Kisito Ouédraogo archevêque titulaire d'Ilta et nonce apostolique en République du Congo. Le 10 février 2026, il a été également désigné nonce apostolique au Gabon. « Représentant diplomatique permanent du Saint-Siège (le Pape) auprès d'un État et des Églises locales, archevêque de rang d'ambassadeur, un nonce apostolique est généralement doyen du corps diplomatique. Il joue un rôle clé dans la nomination des évêques et le maintien des relations entre le Vatican et le pays hôte », explique le site eglise.catholique.fr. Ces nominations sonnent donc comme une marque de confiance placée en lui par le Saint-Siège pour représenter le pape auprès des Églises locales et des autorités.
À la suite de ces nominations, son ordination épiscopale, rite par lequel un prêtre devient évêque, successeur direct des Apôtres, est prévue le samedi 7 mars 2026 au sanctuaire Notre-Dame de Yagma, au Burkina Faso. La célébration sera présidée par le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'État de Sa Sainteté, et devrait drainer de nombreux évêques, prêtres, religieux et fidèles.
Des racines au Yatenga à l'appel sacerdotal
Né le 9 avril 1972 à Gourcy, dans la province du Yatenga, Relwendé Kisito Ouédraogo grandit dans un contexte où la foi chrétienne et l'engagement communautaire occupent une place centrale. Après ses études primaires (1978-1985), il intègre le Petit Séminaire Notre-Dame d'Afrique de Koudougou, où il poursuit sa formation jusqu'en 1993.
Il enchaîne ensuite avec des études de philosophie au Grand Séminaire Saint-Jean-Baptiste de Wayalghin à Ouagadougou (1993-1995), puis de théologie au Grand Séminaire Saint-Pierre-Claver de Koumi à Bobo-Dioulasso (1995-2000). Il est ordonné prêtre le 3 décembre 2000 pour le diocèse de Ouahigouya.
Son ministère débute comme vicaire paroissial à Bourzanga. Très tôt, il se distingue par ses qualités d'organisation et sa rigueur intellectuelle. Il est alors appelé auprès de l'évêque de Ouahigouya comme secrétaire. Il occupe dans le même temps le poste de directeur du bulletin diocésain Écho du Yatenga et le poste de vicaire dominical à la cathédrale Notre-Dame de la Délivrance, de 2001 à 2004. Parallèlement, il assume la charge de notaire du tribunal ecclésiastique diocésain et coordonne le groupe des secrétaires et chanceliers des évêchés du Burkina Faso, consolidant ainsi son expérience dans la gouvernance ecclésiale.
En 2004, il est envoyé à Rome pour poursuivre des études supérieures à l'Institut pontifical de liturgie Saint-Anselme. Parallèlement à ses études, il intègre la section pour les affaires générales de la Secrétairerie d'État du Saint-Siège en 2010. En 2012, Relwendé Kisito Ouédraogo devient le premier docteur en Sainte Liturgie du Burkina Faso en soutenant une thèse portant sur « L'image liturgique : essai d'une esthétique rituelle chez Romano Guardini », à l'Institut pontifical Saint-Anselme de Rome. Cette spécialisation l'introduit progressivement au cœur des structures vaticanes.
De 2013 jusqu'à sa nomination comme nonce apostolique, il a assuré les fonctions de secrétaire particulier du cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'État du Saint-Siège, collaborant étroitement aux activités diplomatiques et administratives du Vatican.
Il siège également au comité de gestion du Fonds Pro Africa, au conseil d'administration de la fondation Mondo Unito et au sein de l'association des liturgistes africains (Consociatio Liturgica Africana), témoignant de son engagement en faveur de l'Église en Afrique et du dialogue interculturel.
Polyglotte, Mgr Ouédraogo maîtrise le mooré, le français, l'italien, l'anglais, l'allemand et le latin. Cette compétence linguistique lui confère un gros atout dans l'exercice de sa mission diplomatique, pour laquelle il doit conjuguer fidélité à la tradition ecclésiale et ouverture aux réalités culturelles et politiques des pays d'accréditation.
Sa nomination comme nonce apostolique en République du Congo et au Gabon marque une étape éloquente dans son parcours. En tant que représentant personnel du pape auprès des États et des Églises locales, il aura pour mission de renforcer les liens entre le Saint-Siège et ces nations, dans un contexte régional où l'Église joue un rôle important de médiation, de promotion de la paix et de développement humain.
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Amir Abdou a été désigné sélectionneur des Étalons A le 28 février 2026 à l'issue de l'appel à candidatures lancé par la Fédération burkinabè de football. Sur un total de 82 candidatures enregistrées, c'est le technicien comorien Amir Abdou qui a été officiellement retenu pour prendre les commandes de l'équipe A du Burkina Faso. Ce mercredi 4 mars 2026, des supporters de l'équipe nationale de football ont exprimé leurs attentes avec l'arrivée du nouveau sélectionneur.
Roland Compaoré, commerçant au marché de Gounghin
« Nous souhaitons qu'il fasse mieux que ses prédécesseurs. Nous voulons qu'il puisse faire ses sélections en se basant sur la performance des joueurs. Nous savons qu'il fera un bon boulot. Nous voulons la CAN. C'est notre désir le plus profond avec l'équipe. Il faut qu'il galvanise les joueurs. S'il sélectionne les meilleurs joueurs, nous avons foi que nous allons remporter la coupe. Nous avons de très bons joueurs. Nous souhaitons que le sélectionneur puisse installer la cohésion et la solidarité au sein de l'équipe ».
Roland Compaoré, commerçant au marché de Gounghin.Compaoré Sidi, étudiant en réseau informatique
« Concernant le nouvel entraîneur des Étalons, ce que nous, on peut juste lui dire, c'est de tout faire et de se donner à fond pour nous ramener la CAN. C'est ce que nous cherchons. On ne cherche pas trop de discussions ou trop d'explications ou trop de tactiques, mais ce que nous cherchons seulement, c'est au moins une fois la CAN. Il doit essayer de revoir les joueurs parce qu'il y a des joueurs qui sont très talentueux dans l'équipe.
Non seulement pas dans l'équipe nationale, mais dans d'autres équipes. Donc, il faut essayer de vérifier tous ces joueurs-là et puis pouvoir faire le choix des joueurs pour pouvoir permettre d'avoir non seulement une équipe qui va pouvoir ramener non seulement la CAN, mais aussi pouvoir compétir contre d'autres équipes. S'il se donne à fond avec des motivations et puis la croyance, c'est sûr qu'il peut y arriver.
Compaoré Sidi, étudiant en réseau informatiqueCompaoré Younouss, commerçant
« Nous voulons que l'entraîneur puisse installer un bon système de jeu au sein de l'équipe. Nous avons vu à la CAN passée que nous avons principalement un problème de milieu de terrain et les joueurs n'arrivaient pas vraiment à construire le jeu. Nous voulons que l'entraîneur vienne faire mieux que le précédent. À la CAN passée, nous ne nous attendions pas à être éliminés aussi précocement. Nous pensons que s'il a été choisi parmi les dizaines de candidats qui ont postulé pour diriger l'équipe des Étalons, c'est qu'il a forcément du potentiel. Nous voulons que l'entraîneur se donne vraiment à fond pour pouvoir amener l'équipe à une victoire à une CAN, car si l'équipe du Burkina Faso remporte une CAN, cela s'inscrira également dans le palmarès du coach qui pourra se faire un nom également. Nous prions Dieu qu'il accompagne l'entraîneur afin qu'il puisse apporter de la joie au supporter ».
Compaoré Younouss, commerçantBayiri Ousséni, vendeur de poulets
« Nous attendons qu'il nous ramène la coupe. Nous avons soif de trophées depuis des années. Nous voulons que pendant ses sélections, en plus des joueurs qui jouent hors du continent, il choisisse certains dans les clubs africains, notamment les meilleurs joueurs de nos clubs locaux. Nous croyons que si, dans ses sélections, il arrive à choisir les meilleurs joueurs des petites catégories, nous pourrons être compétitifs. Cela peut aussi encourager les plus jeunes et booster nos joueurs locaux. Nous pensons qu'il peut relever le défi. C'est vrai que l'entraîneur n'a pas encore remporté la Coupe d'Afrique des nations, mais il se peut que son premier trophée de CAN soit celui qu'il va remporter en étant à la tête des Étalons ».
Bayiri Ousséni, vendeurs de pouletsYerbanga Mahamoudou
« Le supporter veut la victoire, c'est ce que nous désirons. L'entraîneur a son salaire et il est payé pour ça. Nous voulons que l'entraîneur nous redonne la joie. Nous voulons que l'entraîneur puisse installer la cohésion dans l'équipe. Nous avons de très bons joueurs. Nous avons des joueurs qui jouent dans de grands championnats, mais nous voyons qu'avec l'équipe nationale nous n'arrivons plus à avoir de grandes victoires. Il faut que l'entraîneur puisse avoir les mains libres pour diriger l'équipe vers la victoire. Nous avons eu à jouer une finale et les différentes places du podium lors de la CAN. Nous désirons qu'avec cet entraîneur, nous puissions avoir enfin notre première étoile ».
Yerbanga MahamoudouJean Elysée Nikiéma (stagiaire)
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Le cancer est-il forcément héréditaire ? Peut-on hériter d'un risque de cancer ? Quels sont les cancers concernés et surtout, que peut-on faire pour prévenir et se protéger ? Pour répondre à toutes ces questions et lever les idées reçues, nous recevons le Pr Nayi Zongo, cancérologue. Il donne toutes les précisions dans cette interview.
La Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) a mené, le 3 mars 2026 à Ouagadougou, une vaste opération de contrôle sur le marché afin de constater la pénurie de ciment, un matériau essentiel et fortement sollicité par la population.
Cette mission poursuit un double objectif : vérifier la disponibilité du ciment et s'assurer que les prix appliqués respectent strictement la réglementation en vigueur.
Le coordonnateur général de la BMCRF rappelle que les prix plafonds du ciment demeurent inchangés, aussi bien pour le sac que pour la tonne :
• CPJ 35 : 100 000 FCFA la tonne et 5 000 FCFA le sac ;
• CPA 45 : 115 000 FCFA la tonne et 5 750 FCFA le sac.
Face à cette situation préoccupante, les usines productrices de ciment sont invitées à intensifier leurs efforts afin de garantir l'approvisionnement du marché et de permettre la poursuite des travaux de construction dans de bonnes conditions.
Par ailleurs, la BMCRF encourage les consommateurs à signaler toute tentative de hausse illégale des prix en appelant les numéros suivants : 80 00 11 84 / 80 00 11 85 / 80 00 11 86.
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Source : Page Facebook de la BMCRF
L'Agence nationale de gestion et de recouvrement des avoirs saisis ou confisqués (ANAGRASC) a pour mission principale de gérer et de disposer des biens gelés, saisis ou confisqués dans le cadre de procédures pénales liées à la criminalité économique et financière.
Au-delà de son rôle technique, cette structure constitue une réponse institutionnelle forte et traduit la volonté des autorités de faire prévaloir la loi et l'intérêt général sur l'enrichissement illicite et l'impunité.
Au terme de sa première année de fonctionnement, l'ANAGRASC indique avoir recensé environ cinq milliards cinq cent millions (5 500 000 000) de francs CFA de biens et avoirs saisis. Ces biens comprennent notamment des immeubles, des véhicules, de l'or ainsi que des numéraires. Les montants constatés et reversés au Trésor public en seulement un an illustrent l'ampleur des ressources publiques concernées.
L'action de l'agence ne se limite pas au simple recouvrement matériel. Elle marque une volonté de rupture avec l'impunité et réaffirme le principe selon lequel les ressources publiques ne peuvent être accaparées au profit d'intérêts privés au détriment de la collectivité.
L'ANAGRASC se positionne ainsi comme un maillon essentiel du dispositif judiciaire et administratif dans la lutte contre les biens mal acquis. Elle contribue également à renforcer la confiance des populations envers les institutions judiciaires, dans un contexte où la transparence et l'intégrité constituent des exigences majeures pour la souveraineté et la cohésion sociale.
En perspective, l'agence entend intensifier sa coopération avec les institutions engagées dans la lutte contre la corruption et le blanchiment de capitaux, ainsi qu'avec les partenaires judiciaires aux niveaux national et international. L'objectif est d'optimiser la détection, la saisie et la gestion des avoirs criminels, tout en renforçant les échanges d'informations transfrontaliers et les capacités opérationnelles face au défi croissant des avoirs dissimulés à l'étranger.
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Source : Page Facebook du ministère de la Justice