De la conception d'un programme à sa diffusion, en passant par le montage, la production virtuelle et la personnalisation des contenus, l'intelligence artificielle s'invite désormais dans presque tous les maillons de la chaîne audiovisuelle. À l'ouverture du séminaire thématique de la 33e édition du Beijing International Radio, TV & Film Exhibition (BIRTV), ce mardi 18 août 2026 à Beijing, professionnels chinois et internationaux ont dessiné les contours d'un paysage médiatique en pleine mutation. Avec une conviction partagée : l'IA ouvre des possibilités inédites, mais impose aussi de nouvelles exigences en matière de sécurité, de gouvernance et de responsabilité.
Dans une salle où se côtoient professionnels des médias, industriels, chercheurs et acteurs de l'audiovisuel venus de plusieurs horizons, un mot revient avec insistance : intelligence artificielle. À BIRTV 2026, l'IA n'est plus présentée comme une technologie lointaine ou expérimentale. Elle est désormais décrite comme un outil qui transforme concrètement la manière dont les médias conçoivent, produisent et diffusent leurs contenus. Le thème même de cette 33e édition donne le ton : « Tous médias, ultra-haute définition, intelligence renforcée ». L'exposition entend présenter, sur l'ensemble de la chaîne, les innovations technologiques et les nouveaux usages du secteur audiovisuel.
De l'homme-machine à « l'homme-intelligence »
Dans les médias traditionnels, la production reposait principalement sur l'intervention humaine. Aujourd'hui, ce modèle évolue. Selon les intervenants chinois, l'industrie audiovisuelle entre progressivement dans une nouvelle phase, caractérisée par la collaboration entre l'homme et la machine. L'ambition affichée va même plus loin, passer de la simple collaboration homme-machine à une forme de « coexistence » entre intelligence humaine et intelligence artificielle. Cette mutation concerne pratiquement toute la chaîne de production.
L'intelligence artificielle peut désormais intervenir dans la planification des programmes, la recherche d'idées, la génération de contenus, l'organisation des grilles, le montage, la production virtuelle ou encore la diffusion. Autrement dit, l'IA ne se limite plus à assister le journaliste ou le technicien sur une tâche précise. Elle commence à devenir un véritable outil transversal de production audiovisuelle. Pour les professionnels chinois, cette évolution permet notamment de réduire les coûts de production et de raccourcir les délais de réalisation. Le secteur audiovisuel voit ainsi apparaître ce que les intervenants présentent comme une nouvelle productivité fondée sur l'intelligence technologique.
Quand le média apprend à connaître son audience
La transformation ne s'arrête toutefois pas au studio ou à la salle de montage. Elle touche également la diffusion. En s'appuyant sur le big data et les grands modèles d'intelligence artificielle, les médias disposent de nouvelles possibilités pour analyser les comportements des publics, mieux comprendre leurs attentes et adapter les contenus. L'objectif affiché est alors de passer de la diffusion traditionnelle à une diffusion intelligente, capable de mieux atteindre les audiences. La technologie pourrait ainsi permettre aux médias de ne plus seulement produire un contenu pour un public indistinct, mais de mieux déterminer quel contenu proposer, à quel public et dans quel contexte. Une évolution qui pourrait profondément modifier les stratégies éditoriales des chaînes de télévision, des radios et des plateformes numériques.
L'autre visage de l'IA : le risque des deepfakes
Mais à BIRTV, le discours ne se limite pas à l'enthousiasme technologique. Les intervenants chinois insistent également sur la nécessité de construire une intelligence artificielle « sûre, fiable et contrôlable ». Cette exigence passe notamment par le renforcement des mécanismes de supervision des systèmes d'IA, l'identification des contenus générés artificiellement ainsi que le développement des capacités de détection et de vérification des deepfakes.
L'enjeu est de taille pour les médias. À mesure que les outils d'intelligence artificielle deviennent capables de produire des images, des voix et des vidéos de plus en plus réalistes, la frontière entre contenu authentique et contenu artificiellement généré devient plus difficile à établir. Pour les professionnels de l'information, la question n'est donc plus uniquement de savoir comment utiliser l'IA, mais aussi comment contrôler les contenus qu'elle produit. La gouvernance de l'intelligence artificielle devient ainsi un enjeu éditorial à part entière. Les responsables chinois appellent donc à un équilibre entre innovation et prévention des risques, avec l'objectif affiché de promouvoir une IA « bénéfique » et accessible au plus grand nombre.
L'ABU : « La technologie seule ne suffit pas »
Cette vision trouve un écho dans l'intervention du représentant de l'Asia-Pacific Broadcasting Union (ABU), Ahmed Nadeem. Dans son message, il souligne que l'intelligence artificielle transforme déjà la manière de créer, produire, distribuer et personnaliser les contenus. À cette révolution de l'IA s'ajoutent les progrès de l'ultra-haute définition et des technologies de production légère, qui offrent aux professionnels de nouvelles possibilités pour raconter des histoires avec davantage d'efficacité et de créativité.
Ahmed Nadeem, secrétaire général de Asia-Pacific Broadcasting UnionMais le représentant de l'ABU apporte une nuance essentielle. La technologie, à elle seule, ne suffit pas à produire de grands contenus. La véritable richesse de l'espace audiovisuel asiatique réside, selon lui, dans sa diversité culturelle, ses langues, sa créativité et surtout ses populations. La technologie doit donc rester un moyen au service de la création et de la narration. L'enjeu est de permettre aux professionnels de raconter des histoires locales authentiques, capables de toucher leurs propres audiences tout en trouvant un écho auprès du public international.
Pour l'ABU, la transformation numérique doit également être inclusive, responsable et centrée sur l'humain. Cela implique de réduire les écarts technologiques et les écarts de connaissances entre les professionnels et les régions, mais aussi de renforcer la coopération internationale. Cette préoccupation rejoint largement le discours chinois sur la gouvernance de l'IA. « Car derrière la course aux performances technologiques se dessine une autre bataille : celle de la maîtrise des usages », a-t-il expliqué.
Qui contrôle les outils ? Qui vérifie les contenus ? Comment identifier une vidéo générée artificiellement ? Comment préserver la confiance du public ? Et surtout, comment éviter que la puissance de l'IA ne fragilise davantage l'écosystème informationnel ? Autant de questions auxquelles les professionnels des médias devront désormais apporter des réponses.
Romuald Dofini
Lefaso.net
De nouvelles offres de formation seront ouvertes dans les lycées techniques agricoles dès la rentrée scolaire 2026-2027. L'information est rendue publique ce mardi 18 août 2026, à travers un communiqué de presse.
Selon ce communiqué, ces nouvelles offres de formation qui conduisent à l'obtention du Diplôme de Technicien aux Métiers (DTM), portent sur les métiers d'Aviculture, cuniculture et élevages non conventionnels ; Elevage de bovins et de petits ruminants ; Elevage de porcins ; Pisciculture et aquaculture ; Horticulture vivrière et ornementale ; Production céréalière et légumineuse ; Production de racines et tubercules ; Production de plantes à vibres et textile ; Arboriculture fruitière, forestière et produits forestiers non ligneux ; Palmiers à huile et cocotiers.
L'intégralité du communiqué et les détails sur les débouchés
DIGITAL 20H : Avez-vous tenté votre chance ?
Le tirage DIGITAL 20H N°230 a livré son verdict !
Mardi 18 août 2026
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La quête du futur patron technique des Verts vient de connaître un virage inattendu. Alors que les premières négociations n’ont rien donné de concret, un […]
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« Il essuiera toute larme de leurs yeux. Il n'y aura plus de mort, ni deuil, ni lamentation, ni douleur car l'ancien monde s'en est allé. » Apocalypse 21:4
Les grandes familles OUANGO, OUEDRAOGO, NIODOGO, KIMA, NOBA et SAWADOGO à Nakaba, Koupéla, Bitou, Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, France ;
Les familles alliées : KONE, BENON,BENAO, YAMEOGO, KABORE, et TOUGMA
Le Professeur OUANGO Ganda Jean Gabriel ;
NIODOGO Kibsa Charles ;
Les frères et sœurs du défunt ;
Son épouse OUANGO/KONE Josiane ;
Les enfants Hervé et Laure ;
Les petits-enfants, Chérubin, Dylan, Maxime, Ashlyn ; Joseph ;
Adressent leurs sincères remerciements aux parents, amis, anciens collègues, voisins et connaissances pour leurs soutiens multiformes lors du retour à Dieu le 07 août suivi de l'inhumation le 10 août 2026, de leur frère, époux, père, fils, oncle et grand-père,
OUANGO Daporé Maxime, Adjudant-chef major de gendarmerie à la retraite.
Les familles tiennent à remercier toutes les personnes qui les ont accompagnés durant cette épreuve douloureuse, en particulier :
– la hiérarchie militaire ;
– les autorités administratives, coutumières et religieuses ;
– monsieur le directeur général de la décentralisation et du développement local ainsi que tous les collègues de service ;
– Monsieur les curés et vicaires des paroisses de Koupela et Baskouré ;
– les prêtres, religieuses et religieux ;
– la coordination Saint Joseph de Kilwin ;
– les valets de Marie du champ Saint Augustin de Bissighin ;
– la CCB sainte Véronique de Birghuin ;
– la communauté musulmane de Kilwin ;
– les voisins de quartier ;
– les anciens, les hommes, les femmes et les jeunes résidents ou ressortissants de Nakaba ;
– la 22ème promotion des élèves gendarmes ;
– les amis et collègues de service ;
– les diplomates et anciens collaborateurs du consulat du Burkina Faso à Bouaké (RCI) ;
– la BNSP de Koupela
– le personnel du CHU Yalgado OUEDRAOGO, pour les soins et l'accompagnement apportés au défunt et sa famille ;
– Tous les amis et promotionnaires ;
Les familles s'excusent de ne pouvoir citer nommément toutes les personnes qui ont compati à leur chagrin. Sachez que vos précieuses marques de sympathie, d'affection, de prière, de soutien, vos beaux gestes nous ont tenu chaud au cœur et réconfortés lors de cette douloureuse épreuve qui nous affecte tant.
Veuillez trouver à travers ce communiqué l'expression de notre reconnaissance émue et de nos remerciements.
Que le Seigneur de l'espérance et de toutes grâces exauce nos prières pour Daporé Maxime OUANGO et comble chacun au-delà de ses attentes.
« Donne-lui, Seigneur, le repos éternel et que la lumière sans fin brille sur lui ».
Communion de prières !
Une femme importunée en pleine rue, un téléphone dégainé pour tout enregistrer, puis une séquence qui s’emballe sur les réseaux sociaux. L’affaire de harcèlement à […]
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Un couple a été interpellé, lundi 17 août 2026, au quartier Houssouko, à Porto-Novo.
Les agents de Police du commissariat du 4e arrondissement de Porto-Novo ont investi, sur la base de renseignements, un domicile à Houssouko dans la soirée du lundi 17 août 2026.
Une quantité de matière végétale séchée, suspectée d'être du chanvre indien, ainsi que des comprimés de Tramadol, communément appelés « kolo », y ont été découverts.
Les occupants des lieux, un homme et sa compagne, ont été arrêtés.
L'homme, conducteur de taxi-moto, est soupçonné de participer à la distribution des produits.
Sa compagne a participé à leur conservation et à leur gestion.
Les deux suspects ont été placés en garde à vue.
Ils devraient être présentés au procureur de la République à l'issue de la procédure.
L'opération s'inscrit dans les actions menées par la Police républicaine contre les réseaux de vente et de consommation de substances psychotropes.
M. M.
La note d'émetteur à long terme de la Banque d'investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC), passe de B2 à B1, assortie d'une perspective stable. Ce relèvement de l'agence de notation Moody's publié le 14 août 2026, confirme le renforcement de la situation financière de la Banque, sa résilience, ainsi que son statut grandissant d'institution de financement du développement de premier plan en Afrique de l'Ouest. L'annonce a été faite par un communiqué de la BIDC publié ce lundi 17 août.
De la note B2, la Banque d'investissement et de développement de la CEDEAO passe à B1, assortie d'une perspective stable selon le dernier relèvement de l'agence de notation Moody's, publié le 14 août dernier.
Ce relèvement selon un communiqué de la banque, marque une étape décisive dans sa progression régulière vers une notation de catégorie investissement (investment grade). « Il envoie aux investisseurs internationaux et aux partenaires au développement un signal fort quant à la trajectoire crédible de la Banque, qui devrait lui permettre d'accéder aux marchés internationaux de capitaux à des conditions de plus en plus compétitives », lit-on dans le communiqué de la BIDC qui souligne que Moody's a mis en avant plusieurs facteurs clés à l'origine de cette amélioration. Il s'agit de la solidité du profil de solvabilité de la BIDC, un niveau de capitalisation adéquat et une qualité d'actifs résiliente, alors même que la Banque poursuit l'expansion de ses activités de financement à un rythme soutenu.
L'agence a également salué les progrès accomplis dans la diversification des sources de financement de la BIDC, ainsi que le soutien constant de ses actionnaires — illustré par la poursuite des libérations de capital et le développement de partenariats stratégiques.
L'entrée historique de la Banque africaine de développement (BAD) au capital de la BIDC en tant que premier actionnaire institutionnel, approuvée par son conseil d'administration en juin 2026, a largement contribué à cette avancée. Ce partenariat renforce non seulement les fonds propres et les normes de gouvernance de la BIDC, mais confirme également la crédibilité croissante de la Banque en tant qu'acteur régional de premier plan, capable de mobiliser des ressources à grande échelle pour accélérer la transformation structurelle de l'Afrique de l'Ouest.
« Cette révision à la hausse de la notation témoigne clairement des progrès réalisés par la BIDC dans le renforcement de ses bases financières et de ses capacités institutionnelles », a déclaré M. George Agyekum Donkor, PhD, Président de la BIDC et de son Conseil d'administration. « Elle confirme la confiance que nos actionnaires, nos partenaires et la communauté internationale placent en nous. Nous démontrons qu'une banque régionale de développement peut être à la fois ambitieuse et résiliente, et que l'Afrique de l'Ouest dispose d'une institution crédible et efficace, prête à prendre les rênes de son programme de développement », s'est-il réjoui.
Ce relèvement de notation intervient alors que la BIDC déploie sa Stratégie de croissance, de résilience et d'optimisation (GRO) 2026-2030, un ambitieux plan quinquennal donnant la priorité au développement des infrastructures, au financement des énergies renouvelables, à la croissance du secteur privé et au renforcement de la résilience climatique. Au cours des dernières semaines, la BIDC a intensifié ses opérations stratégiques, faisant avancer des projets dans les secteurs des infrastructures, de la santé et de l'énergie, des projets qui contribuent déjà à améliorer l'accès à l'électricité, à créer des emplois et à jeter les bases d'une croissance économique durable dans l'ensemble de la sous-région.
À propos de la BIDC
La Banque d'Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) est l'Institution de Financement du Développement des quinze États de l'Afrique de l'Ouest. Basée à Lomé, en République togolaise, la Banque s'engage à financer des projets et programmes de développement portant sur diverses initiatives dans les secteurs des infrastructures et des services sociaux de base, du développement rural et de l'environnement, de l'industrie ainsi que des services sociaux, à travers ses guichets dédiés aux secteurs privé et public.
Les interventions de la BIDC se font sous forme de prêts à long, moyen et court terme, de prises de participation, d'octroi de lignes de crédit et mise en place d'accords-cadres de refinancement, des opérations d'ingénierie financière et services connexes.
LES RÉSULTATS LOTO FORTUNE
TIRAGE N°132/26
Mardi 18 août 2026 (18H)
55 • 63 • 40 • 74 • 88
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A TOI DE JOUER #Akaxòa
Une banale vérification sur la route nationale 46 a viré au coup de filet spectaculaire. À Biskra, les gendarmes ont mis la main sur plus […]
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La consécration d'Angélique Kidjo au Hollywood Walk of Fame suscite la fierté au Bénin. À l'occasion de cette distinction historique, ce mardi 18 août 2026, le président de la République, Romuald Wadagni, a adressé ses félicitations à la star béninoise, devenue la première artiste africaine à recevoir une étoile sur cette célèbre promenade de Los Angeles.
« C'est avec une immense fierté que je salue l'attribution d'une étoile sur le prestigieux Hollywood Walk of Fame à notre compatriote Angélique Kidjo », a déclaré le chef de l'État. Pour Romuald Wadagni, cette reconnaissance dépasse le cadre de la musique. « L'icône béninoise grave son nom dans l'histoire et porte au sommet les rythmes, la créativité et la dignité de toute notre Nation », souligne-t-il.
Quatre décennies de carrière
Cette étoile vient couronner plus de quatre décennies d'une carrière internationale marquée par de nombreux succès. Cinq fois lauréate d'un Grammy Award et auteure de 18 albums, Angélique Kidjo s'est imposée comme l'une des grandes voix africaines sur les scènes internationales.
Son engagement ne se limite pas à la musique. À travers la Fondation Batonga, l'artiste œuvre notamment en faveur de l'éducation et de l'autonomisation des jeunes filles.
« Au-delà de ses quatre décennies de succès et de génie musical, son engagement indéfectible pour l'éducation des jeunes filles force l'admiration », a-t-il relevé.
Alors que son nom est désormais inscrit parmi les grandes figures honorées sur le Hollywood Walk of Fame, Angélique Kidjo continue ainsi de porter les couleurs du Bénin bien au-delà des frontières.
Au moins 596 ex-miliciens Mobondo ont été conduits au Service national, à Kanyama Kasese, dans la province du Haut-Lomami, pour y suivre des formations destinées à faciliter leur réinsertion sociale.
Avril 2023, Khartoum sombre dans la guerre. Pendant que les Forces de soutien rapide (FSR) affrontent l’armée soudanaise, la raffinerie d’or publique et la Banque […]
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Le 14 août 2026, des positions des forces nigériennes ont été attaquées à Séguédine, dans l'extrême nord du pays. Le Mouvement patriotique pour la liberté et la justice revendique 15 morts dans les rangs des forces de sécurité, un bilan qui n'a pas été confirmé par les autorités. Au-delà de cette incertitude, l'opération révèle l'extension de la contestation armée contre le pouvoir militaire à une région stratégique, située entre routes migratoires, trafics transsahariens et zones aurifères.
Des pertes humaines et d'importants dégâts matériels
Plusieurs membres des forces de défense et de sécurité nigériennes auraient été tués lors d'attaques contre des positions militaires à Séguédine, petite localité du département de Bilma, dans l'extrême nord-est du Niger. Selon des sources sécuritaires et locales citées par l'AFP, les assaillants ont visé des postes de sécurité mixtes, provoquant des pertes humaines et d'importants dégâts matériels. Une partie du camp militaire ainsi que plusieurs véhicules auraient été incendiés. Le Mouvement patriotique pour la liberté et la justice, le MPLJ, a revendiqué l'opération. Le groupe affirme avoir tué 15 membres des forces de défense et de sécurité et en avoir blessé sept. Ce bilan reste toutefois à considérer avec prudence : au moment de la diffusion des premières informations, les autorités nigériennes n'avaient publié aucun communiqué officiel permettant de le confirmer.
Deux positions attaquées
D'après les informations attribuées au MPLJ et relayées par plusieurs médias, deux sites auraient été simultanément ou successivement pris pour cible : le camp de la Garde nationale de Séguédine et une barrière tenue conjointement par la police, la gendarmerie et les services douaniers.Les assaillants auraient surpris une partie des militaires au lever du jour avant de piller et d'incendier la caserne. Des véhicules, des armes et des munitions auraient également été emportés. Certains récits indiquent que les combattants ont contourné les positions militaires de Chirfa et de Dao Timi pour atteindre Séguédine, avant de se retirer vers les reliefs du Djado. Ces éléments, comme le bilan avancé par le groupe rebelle, n'ont pas été vérifiés de manière indépendante. Cette opération ne doit cependant pas être réduite à son seul bilan militaire. Le choix de Séguédine est en lui-même significatif.
Séguédine, un verrou stratégique du désert nigérien
Séguédine est une localité-oasis située dans le vaste désert du Kawar. Elle constitue un point de passage entre Bilma, les zones aurifères du Djado et les routes remontant vers la Libye. Cette partie du territoire nigérien est traversée par des flux multiples : transport de marchandises, circulation de migrants, exploitation artisanale de l'or, contrebande de carburant et trafics transfrontaliers. Les recherches consacrées au nord du Niger montrent notamment que la zone du Djado sert à la fois de bassin aurifère et de point de transit vers la Libye. Dans cet espace immense et faiblement peuplé, maintenir une présence permanente de l'État représente un défi considérable. Les distances entre les postes militaires, la difficulté des communications et la connaissance du terrain dont disposent les groupes armés rendent les positions isolées particulièrement vulnérables. L'attaque de Séguédine montre ainsi que l'insécurité nigérienne ne se limite plus aux foyers djihadistes de Tillabéri, dans l'Ouest, ou de Diffa, dans le Sud-Est.
Une rébellion distincte des groupes djihadistes
Le MPLJ se présente comme un mouvement politico-militaire opposé au régime issu du coup d'État du 26 juillet 2023. Il réclame notamment la libération de l'ancien président Mohamed Bazoum et le rétablissement de l'ordre constitutionnel. Cette revendication distingue formellement le mouvement des organisations djihadistes affiliées au Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans ou à l'État islamique au Sahel. Le MPLJ inscrit son combat dans une confrontation politique avec le pouvoir du général Abdourahamane Tiani.Mais cette distinction idéologique ne diminue pas la portée sécuritaire de ses opérations. Depuis le renversement de Mohamed Bazoum, plusieurs fronts armés ont émergé ou repris leurs activités dans différentes régions du pays. Certains ont ciblé les forces de sécurité ; d'autres ont cherché à frapper les infrastructures économiques afin de priver le pouvoir militaire de ressources. Le secteur pétrolier est devenu l'un des principaux points de pression. Des groupes rebelles ont déjà revendiqué des actions contre l'oléoduc Niger-Bénin, une infrastructure de près de 2 000 kilomètres conçue pour transporter le pétrole du champ d'Agadem jusqu'au port béninois de Sèmè-Kpodji. Reuters Le MPLJ a lui-même placé la contestation de l'exploitation des ressources naturelles au centre de son discours, accusant le pouvoir et ses partenaires étrangers de tirer profit du pétrole nigérien sans retombées suffisantes pour la population.
Un défi politique pour le régime militaire
L'attaque de Séguédine intervient dans un contexte particulièrement sensible pour les autorités de transition. Le coup d'État de juillet 2023 avait notamment été justifié par la dégradation de la situation sécuritaire et par l'incapacité supposée du pouvoir civil à protéger le territoire.Trois ans plus tard, le Niger reste confronté à plusieurs menaces simultanées : les groupes djihadistes dans l'Ouest et le Sud-Est, les attaques contre les infrastructures pétrolières et, désormais, une activité rebelle plus visible dans le Nord. Cette dispersion géographique oblige l'armée à répartir ses moyens sur un territoire de plus de 1,2 million de kilomètres carrés. Elle fragilise également le récit du pouvoir, qui présente la rupture avec les anciens partenaires occidentaux et le rapprochement avec les pays de l'Alliance des États du Sahel comme les fondements d'une souveraineté sécuritaire retrouvée. L'absence de communication officielle sur Séguédine nourrit par ailleurs les interrogations. Dans les conflits asymétriques, le silence de l'État laisse souvent aux groupes armés la possibilité d'imposer leur propre bilan et de transformer une opération militaire en victoire médiatique. L'enjeu pour Niamey dépasse donc la confirmation du nombre de victimes. Il consiste à déterminer si l'attaque est une action ponctuelle ou le signe d'une implantation plus durable du MPLJ dans le Kawar. Car si le mouvement parvient à renouveler ce type d'opération, le pouvoir nigérien devra faire face à une réalité plus complexe : non plus seulement contenir la menace djihadiste aux frontières du Mali, du Burkina Faso et du Nigeria, mais empêcher l'installation d'un véritable front rebelle dans son immense Nord désertique.
La rentrée scolaire s’annonce difficile pour plusieurs enfants déplacés vivant sur le site de Mambangu, dans la périphérie de la ville de Beni (Nord-Kivu). Leurs familles disent manquer de moyens pour payer les frais scolaires et acheter les fournitures. Certains enfants risquent ainsi de rester à la maison.
Dès le 25 octobre 2026, Saudia Airlines passe à la vitesse supérieure ! Avec jusqu’à 15 vols par semaine entre Djeddah et Alger pour la […]
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