« C’est un grand soulagement pour nous mais, ce n’est pas encore une victoire ». À Deuil-la-Barre (Val-d’Oise), David François et sa famille ont enfin vu le retrait des plots en béton installés par la mairie autour de leur propriété du 29, rue Bourgeois.
Un dispositif déployé début septembre par la ville empêchant les entrées et sorties des propriétaires, issus de la communauté des gens du voyage. Près de quatre mois se seront écoulés avant que la mairie retire ses installations dans la matinée du mardi 23 décembre 2025.
L’année qui s’achève aura une fois encore donné tout son sens au journalisme à hauteur de femmes et d’hommes, celui qui se pratique au Parisien. Produire et traiter un flot constant d’informations, donner des clés pour la vie démocratique comme pour la vie pratique, intensifier notre couverture internationale quand l’évaluation des risques géopolitiques s’invite à la table des foyers français…
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Selon le dictionnaire, le mot « crépuscule » peut avoir deux sens. D’abord, il signifie la tombée de la nuit, comme ce mercredi 31 décembre, à 20 heures, dans le salon des ambassadeurs de l’Élysée (Paris VIIIe), éclairé à l’aide de la guirlande du sapin et de quelques bougies. Puis, au sens figuré, il définit « ce qui va disparaître ». L’orateur n’en fait pas un tabou : en 2027, il « ne participera pas à l’élection présidentielle », rappelle Emmanuel Macron, respectant ainsi la règle des deux mandats successifs maximum. Après dix ans de pouvoir, il devra donc quitter l’Élysée.
D’ici là, le président n’a qu’une seule idée en tête : agir, et ce « jusqu’à la dernière seconde », promet-il, lors de ses neuf minutes de vœux, les plus courts pour l’actuel chef de l’État.
Alors que certains opposants appellent à sa démission et que son ancien Premier ministre, Édouard Philippe, réclame une élection présidentielle anticipée, lui balaie d’un revers de main tout départ prématuré. Circulez…
« Nous tenons, notre pays tient »Et malgré les nombreux vents contraires, l’instabilité politique et l’absence de majorité à l’Assemblée nationale en tête, Emmanuel Macron n’a de cesse de vouloir démontrer que l’année 2026 sera « utile », en énumérant les chantiers dont il se veut l’architecte : « les premiers pas du service national (…), la protection des enfants des réseaux sociaux (…), la fin de vie dans la dignité », mais aussi les lourds dossiers internationaux.
Alors que selon lui, le monde assiste au « retour des empires », le chef de l’État annonce la date de la réunion internationale de la « coalition des volontaires » sur le conflit ukrainien. Elle se déroulera le 6 janvier, à Paris.
Pour le reste, il n’a plus la main. « Le gouvernement et le Parlement auront à bâtir des accords pour adopter un budget, c’est indispensable », plaide-t-il, tel un spectateur des débats budgétaires, menés par son Premier ministre, Sébastien Lecornu, qualifié sobrement de « déterminé » par son patron.
Et la réussite ou l’échec d’un compromis sur le projet de loi finances (PLF) pèsera lourd dans le bilan si cher au président. « Jamais autant de Français n’ont eu un emploi, nous avons la plus faible inflation de la zone euro (…). Nous tenons, notre pays tient », fait-il savoir, endossant le costume de son propre avocat.
« Quelque chose est cassé en lui et avec le pays »Comme François Hollande qui, à la fin de son quinquennat, martelait « ça va mieux » dans l’indifférence générale, Emmanuel Macron semble prêcher seul dans le désert. Sur les réseaux sociaux, peu de ses alliés se font le relais, ce mercredi soir, de la parole présidentielle. Les ambitieux Gabriel Attal et Édouard Philippe restent muets tandis que les opposants tirent à boulets rouges.
« C’est le robinet d’eau tiède d’un discours Chat GPT, la fin d’un règne qui a tout raté », dézingue la députée du Rassemblement national Caroline Parmentier. « Qui se sent concerné par cette litanie d’annonces déjà cent fois trahies et de mots vides ? interroge, vachard, l’ex-candidat Insoumis à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon. Lui-même semblait prêt à s’endormir en parlant. Quelque chose est cassé en lui et avec le pays. »
À la fin de son discours, la caméra zoome quand le chef de l’État se lance dans une anaphore en répétant « ne renonçons pas », puis émet trois vœux pour le pays : unité, force et espérance, « pour nous-mêmes et pour nos enfants ». Pour lui-même aussi, sûrement. Il lui reste seize mois de mandat.
La trêve des confiseurs s’achève à peine, que les affaires reprennent déjà à vitesse grand V pour l’exécutif. Quelques heures avant les vœux aux Français d’Emmanuel Macron du mercredi 31 décembre au soir, le gouvernement a précisé son très attendu projet de loi visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans et l’usage du téléphone portable au lycée.
Un texte de deux pages seulement — pour « être efficace et calé juridiquement », dixit l’entourage du chef de l’État — et pour lequel le gouvernement compte bien mettre les bouchées doubles.
Au milieu de dizaines de patronymes inconnus, en voilà un qui détonne dans le Journal officiel du 27 décembre : Clooney. Le monde entier identifie cet acteur américain devenu égérie d’une marque de café. Le voir figurer dans la rubrique « Naturalisations » semble presque irréel. C’est pourtant bel et bien le cas : George Clooney, son épouse Amal, et leurs enfants, Alexander et Ella, sont désormais français.
Leur affection pour l’Hexagone ne date pas d’hier. Le comédien de 64 ans et l’avocate libano-britannique ont posé leurs valises à Brignoles (Var) en 2021, avec la volonté de fuir les États-Unis à la sauce Donald Trump et de protéger leurs jumeaux de huit ans des flashs des paparazzis. Moyennant quelque six millions d’euros, ils y ont acquis le domaine du Canadel, une propriété étirée sur 170 hectares incluant une bastide du XVIIIe siècle, un court de tennis, une piscine, des fontaines, un lac, etc.
Comment les Clooney ont-ils donc obtenu la nationalité française ? En principe, plusieurs conditions doivent être réunies pour décrocher le précieux sésame. « Le premier critère, c’est qu’il faut être en situation régulière en France depuis un certain nombre d’années, soit cinq ans de manière classique, pose auprès du Parisien Me Parfait Masilu, avocat en droit des étrangers au barreau de Seine-Saint-Denis. Il y a une condition d’intégration, de ressources, d’assimilation à la société française. Il faut aussi ne pas avoir de souci avec la justice. »
Aujourd’hui, le demandeur doit en outre présenter un niveau de français B1, tiré du Cadre européen de référence pour les langues, et se rendre à un entretien individuel avec un agent préfectoral. Un échange d’une trentaine de minutes lors duquel le candidat est testé sur sa maîtrise du français, son adhésion aux valeurs de la République, sa connaissance de l’histoire et de la culture du pays. Les règles seront durcies à compter du 1er janvier 2026 : le demandeur devra justifier d’un niveau B2 et répondre à un QCM, en plus de l’entretien en préfecture.
La lettre de Jean-Noël Barrot à BeauvauAussi bien en termes de temps écoulé depuis son installation en France que de maîtrise de la langue de Molière — il le reconnaît lui-même —, l’acteur ne cochait a priori pas l’ensemble des cases pour acquérir la nationalité française via un parcours classique. En réalité, le réalisateur et l’avocate ont bénéficié d’une procédure d’exception, facilitée par le concours du ministère des Affaires étrangères, indique le Quai d’Orsay au Parisien ce mercredi, confirmant une information de Politico.
Le 20 octobre, Jean-Noël Barrot, le chef de la diplomatie française, a adressé un courrier à l’attention du ministère de l’Intérieur. Un document consulté par nos confrères, dans lequel il plaide pour une naturalisation de la famille de l’acteur, arguant que George et Amal Clooney participaient « de manière éminente au rayonnement culturel, intellectuel et humanitaire de la France » par leurs activités respectives « d’acteur, réalisateur et producteur » et d’« avocate de renom ».
« Leur engagement pour les valeurs humanistes, la liberté d’expression et la défense du droit international rejoint profondément les principes portés par la diplomatie française », écrit encore Jean-Noël Barrot dans cette missive au ton laudateur.
Le Quai d’Orsay fonde sa requête sur l’article 21-21 du Code civil, selon lequel ledit ministère peut attribuer la nationalité française « à tout étranger francophone qui en fait la demande et qui contribue par son action émérite au rayonnement de la France et à la prospérité de ses relations économiques internationales ». Respectivement fondateurs de Telegram et Snapchat, Pavel Durov et Evan Spiegel en ont également bénéficié par le passé.
S’agissant de George et Amal Clooney, « ils ont suivi une procédure rigoureuse allant entre autres des enquêtes sécuritaires, aux entretiens réglementaires de naturalisation en préfecture, en passant par l’acquittement des timbres fiscaux », précise le ministère des Affaires étrangères au Parisien, assurant que « la situation de M. et Mme Clooney répond aux conditions fixées par la loi ».
Leurs enfants, eux, ont bénéficié de « l’effet collectif de la naturalisation », précise Me Parfait Masilu.
« Jusqu’à dix cas par an »Spécialiste du droit de l’immigration, Me Parfait Masilu considère néanmoins que l’ensemble des critères n’était pas respecté. George Clooney n’est pas réellement francophone, fait valoir le conseil, bien que le comédien concoure au rayonnement de la France. A contrario, sa compagne parle la langue de Molière, mais sa contribution à l’image du pays où elle s’est installée est plus discutable.
L’avocat l’assure, « oui, George Clooney a bénéficié d’un passe-droit, d’une procédure qui est très rare, jusqu’à dix cas par an ». « On est sur le pouvoir discrétionnaire de l’administration », résume Me Parfait Masilu, qui s’étonne d’autant plus de voir les deux candidats obtenir un entretien en l’espace de deux mois quand, « d’une manière générale, on est sur 18 mois d’instruction pour un dossier classique ».
« Vu les délais rapides d’instruction de sa demande et son absence de maîtrise de la langue française, cela me semble impossible » que George Clooney ait franchi toutes les étapes du parcours vers la naturalisation, estime le conseil séquano-dionysien.
Des interrogations jusqu’au sein du gouvernementVisiblement pas notifiée de la lettre de Jean-Noël Barrot, Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, avait fait part ce mercredi matin de son étonnement sur les ondes de franceinfo face à la naturalisation des Clooney. « À titre personnel, je peux comprendre l’appréciation de certains Français sur ce sujet du deux poids, deux mesures », a-t-elle déclaré, affirmant qu’elle « ne mesur(ait) pas » si l’acteur avait joui d’un passe-droit. Et d’ajouter : « Je ne m’engage qu’à titre personnel. J’aimerais connaître et (je) vais voir l’entièreté de la procédure, parce que je pense que ce n’est pas le bon message qui est envoyé. »
Sollicité, Beauvau certifie ce mercredi soir qu’« il n’existe aucun traitement différencié ni aucun double standard ». « Les choses doivent être claires : cette naturalisation est à la fois un honneur et une opportunité pour la France. »
Désormais français, George et Amal Clooney pourront voter dès les élections municipales de mars prochain, à condition qu’ils effectuent une demande de carte d’électeur dans les délais impartis. L’homme originaire du Kentucky pourrait-il un jour embrasser une carrière d’élu local dans son nouveau pays ? Didier Brémond, maire de Brignoles, répond à cette question pour lui avec humour au micro d’Ici Provence : « Ça ferait un très bon adjoint à la Culture. »
Il n’a jamais eu d’Oscar mais le maire (LR) de Brignoles (Var) Didier Brémond a eu son quart d’heure de gloire warholien mardi 30 décembre pour réagir à la naturalisation de l’un de ses administrés : le célébrissime acteur américain George Clooney. La star, qui n’a jamais caché son engagement pro-démocrate, expliquait vouloir privilégier la capitale de la Provence-Verte à Los Angeles pour élever ses enfants.
De quoi faire rosir de fierté le maire de la commune qui ironisait ce mercredi au micro d’ICI Provence en affirmant, sous forme de boutade, que le héros d’« Urgences » « ferait un très bon adjoint à la Culture ». Lors de la cérémonie des vœux de 2024 de Didier Brémond, George Clooney avait déjà diffusé une vidéo dans laquelle lui et sa famille se disaient « très reconnaissants pour l’amitié que Didier nous porte ».
Un attachement à l’édile qui est aussi partagé par… le RN. Car selon nos informations, le parti de Jordan Bardella le soutiendra aux prochaines municipales. « On soutient le maire en place, on travaille bien ensemble », explique Frank Giletti, délégué départemental RN du Var et député du coin, qui, avec sa chevelure poivre et sel et pas mal d’imagination, a un petit air de George Clooney.
Le responsable RN, visiblement pas effarouché, pour une fois, par la naturalisation expresse d’un étranger extra-européen, croit même savoir que la future liste de Didier Brémond comptera des personnes encartées au RN.
« Je suis un homme de droite et un homme libre »Le maire, par ailleurs premier vice-président LR du département du Var, se réjouit de ce soutien même s’il n’a pas encore officialisé sa candidature. « Je ne vais quand même pas dire que je ne veux pas de gens qui votent pour moi ! », se félicite auprès du Parisien - Aujourd’hui en France celui qui confirme entretenir de « bonnes relations » avec Frank Giletti.
« Je n’ai aucun problème avec lui, à l’instar de beaucoup de maires de la circonscription », ajoute-t-il. « Je suis un homme de droite et un homme libre », insiste Didier Brémond, qui dit avoir « de tout » (comprendre : des individus issus de tous les horizons politiques, RN et gauche compris), dans l’association de soutien à son action.
L’histoire ne dit pas encore si George Clooney, désormais citoyen français, votera également pour lui en mars 2026.
En tête de la Ligue 1 avant la trêve des confiseurs, le RC Lens est l’inattendu champion d’automne. De quoi réjouir la numéro un des Écologistes Marine Tondelier, fervente supportrice des Sang et or qui, elle aussi, a terminé l’année 2025 sur les chapeaux de roues.
Prétendante déclarée à la présidentielle depuis octobre, l’élue d’opposition d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) a été désignée par ses militants (à 86 %) candidate des Écologistes à la primaire de la gauche pour la présidentielle, annoncée pour l’automne 2026.
Sébastien Lecornu s’est toujours montré sensible au poids des symboles politiques. Ceux-là qui créent la colère et la défiance chez les Français. Dès son arrivée à Matignon, en septembre, le Premier ministre avait voulu s’attaquer à l’un des plus emblématiques : les avantages de ses prédécesseurs. « On ne peut pas demander aux Français des efforts si ceux qui sont à la tête de l’État n’en font pas », théorisait-il, à l’occasion d’une interview à la presse quotidienne régionale.
Trois mois plus tard, Sébastien Lecornu passe de la théorie à la pratique. Comme révélé par BFMTV, tous les anciens chefs de gouvernement et ex-ministres de l’Intérieur ne disposeront désormais plus d’une voiture avec chauffeur ni d’un secrétariat, et la très grande majorité ne sera plus protégée par un officier de sécurité, et ce dès ce début d’année. Dans les détails, 24 policiers ne travailleront plus pour la protection de ces personnalités et, selon Matignon, « les effectifs libérés seront notamment redéployés pour la lutte contre le narcotrafic. »
En début de semaine, le Premier ministre a prévenu les 17 ex-hôtes de Matignon, tout comme Laurent Nuñez a écrit à ses 17 prédécesseurs de la place Beauvau (Paris VIIe). Ainsi, Jean-Marc Ayrault, Brice Hortefeux, Jean-Pierre Chevènement ou encore Bruno Le Roux devront reprendre une vie plus normale.
Valls, Cazeneuve, Castaner épargnésAprès une « analyse de sécurité », une « petite minorité », dixit l’entourage de Sébastien Lecornu, restera toutefois protégée. À commencer par ceux qui reçoivent, encore aujourd’hui, des menaces. Comme Manuel Valls et Bernard Cazeneuve qui ont géré la période des attentats sur le sol français, ou encore Christophe Castaner, à la tête du ministère de l’Intérieur durant le mouvement des Gilets jaunes. Également épargnés par la réforme : ceux qui ont quitté leurs fonctions il y a moins de deux ans (comme Bruno Retailleau) ou encore les anciens locataires de Matignon ou de Beauvau, aujourd’hui candidats à la présidentielle (tel qu’Édouard Philippe).
« La protection doit reposer au cas par cas sur une évaluation rigoureuse et périodique de la menace. Elle peut tout à fait être justifiée pendant longtemps », soutient Matthias Fekl, éphémère premier flic de France à la fin du quinquennat de François Hollande. Lui ne bénéficie plus d’avantages, et ce à sa demande. L’ex-Premier ministre d’Emmanuel Macron, Jean Castex, avait, lui aussi, renoncé à toute protection et aime circuler en métro dans la capitale.
De petites économiesAu-delà du message d’exemplarité, la fin de ces privilèges répond également à un besoin d’économies. À l’heure où Sébastien Lecornu tente de réduire le déficit public à moins de 5 % du PIB, tout petit rabot est bon à prendre.
En 2024, les avantages liés au véhicule, au chauffeur ainsi qu’au secrétariat ont coûté plus d’1,5 million d’euros à l’État. Auquel il faut additionner les près de 3 millions d’euros annuels de protection policière, à en croire les calculs d’un rapport parlementaire daté de 2019. Au total donc : près de 5 millions d’euros par an. Une somme loin d’être négligeable mais une goutte d’eau dans l’océan de la dette française.
Elles ornent les couloirs et les jardins du Palais-Bourbon, sont admirées par 200 000 visiteurs chaque année, mais traduisent une vision historique « amputée » aux yeux d’Alexis Corbière. Dans une lettre adressée à la présidente des lieux Yaël Braun-Pivet, le député écologiste (ex-LFI) appelle à un renouvellement des œuvres exposées à l’Assemblée nationale. Lesquelles, détaille-t-il, traduisent une vision encore très « masculiniste » et peu représentative de l’histoire politique de France.
Alors que Yaël Braun-Pivet a l’ambition de doubler le nombre de visiteurs qui fréquentent le bâtiment, abritant les députés depuis 1789, Alexis Corbière déplore le manque d’exposition des femmes et des personnes noires sur les tableaux, statues, copies et autres œuvres représentées. « Comment expliquer que les femmes, qui sont dans la vie politique depuis plus de soixante-dix ans, soient si peu représentées ? » regrette le cofondateur de L’Après.
En moins d’un an, le domicile du maire de cette petite commune a été pris pour cible à deux reprises. À Beaulieu-sur-Loire, dans le Loiret, des individus auraient pénétré entre le 26 et le 27 décembre dans la propriété de l’édile afin d’inscrire les façades de sa maison de croix gammées, du mot « démission » ainsi que du chiffre 33, référence à l’année du début du nazisme, rapportent plusieurs médias locaux.
Le maire de cette ville de près de 2000 habitants, Jacky Hecquet, qui a été alerté par un riverain, raconte auprès de la République du centre que les caméras installées à son domicile ont filmé « au moins deux individus ».
« Les gendarmes sont immédiatement venus, notamment la brigade de recherches », rapporte l’édile auprès du média local, précisant qu’il a porté plainte.
Ces menaces « ne le décourageront pas »Le parquet de Montargis nous confirme qu’une enquête est en cours pour « dégradation d’un bien par inscription par personne par personne dissimulant volontairement son visage afin de ne pas être identifié violation de domicile » ainsi que pour « provocation publique à la haine ou la violence en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion, apologie publique de crime ou délit ».
Le maire avait fait installer ces dispositifs de sécurité après un premier incident survenu en début d’année 2025, lorsqu’il avait découvert des symboles nazis sur sa maison, selon ses déclarations.
Auprès d’ICI Orléans, Jacky Hecquet précise que ces menaces ne le « décourageront pas » de se présenter à sa réélection aux municipales 2026 en mars prochain.
« Arabe de service », « la bounty », « la bledarde » : ce mardi, sur le réseau social X, Naïma Moutchou a partagé quelques messages d’insultes qu’elle a reçus « après avoir dénoncé les dérives de LFI ».
« Le racisme comme méthode. Les menaces et les insultes comme arguments. Chacun jugera », écrit la ministre de l’Outre-mer.
La ministre de l’Outre-mer Naïma Moutchou avait été révoltée par les propos de Sébastien Delogu en soutien à Bally Bagayoko, candidat insoumis à la mairie de Saint-Denis et Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis).
« Une logique de tri destructrice »« Vous avez une opportunité en or, qu’enfin un racisé dirige ces deux villes et fasse en sorte que le réel peuple de France reprenne le pouvoir ici », avait-il déclaré. Cette déclaration a été largement relayée et a fait réagir jusqu’au sein du gouvernement.
« On en arrive à expliquer qu’il faudrait voter en fonction de la couleur de peau », déclarait Naïma Moutchou, dans un long message posté sur X. Pour la ministre, « les idées et les projets disparaissent » au profit de l’origine des candidats « érigée en argument politique », et un « champ de bataille communautaire » et « une logique de tri destructrice » sont installés.
La campagne municipale dans la capitale est bien lancée et les piques entre candidats sont de sorties. Invité de Sud Radio ce mercredi matin, David Belliard, le chef de file des écologistes aux municipales, a dénoncé la « trumpisation » de la droite parisienne, menée par Rachida Dati, également candidate à la mairie de Paris.
En quoi aujourd’hui Rachida Dati est trumpisée, lui demande alors le journaliste. « Vous voyez bien ses vidéos, c’est beaucoup d’idéologies, d’instrumentalisation notamment de la pauvreté », répond l’élu écologiste, dénonçant « des fake news » de la part de la ministre de la Culture qu’il qualifie « d’adversaire » et même « d’ennemie » politique.
La droite parisienne menée par Rachida Dati « est une droite régressive, qui lutte contre le logement social, qui lutte contre l’encadrement des loyers, qui souhaite faire revenir des voitures », confie-t-il.
Une candidature commune à gauche ?Avec la campagne des municipales lancée, le maire adjoint à la mairie de Paris estime désormais, que « ce sera projet contre projet ». « La gauche n’a rien à voir avec cette droite régressive, anti-écolo et anti-social », poursuit-il.
Mi-décembre, les militants écologistes et communistes ont validé le projet d’union qui prévoit que leurs chefs de file respectifs se rangent derrière le socialiste Emmanuel Grégoire pour le scrutin de mars prochain.
Interrogé également sur la possibilité d’une candidature commune pour la gauche plus large, incluant la députée Sophia Chikirou, candidate LFI, l’élu conclut : « Je suis favorable à ce qu’à la fin il n’y ait qu’une candidature de gauche mais pour l’heure, commençons la campagne ».