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« Les bans n’ont pas été publiés » : à Chessy, le maire refuse toujours de valider le mariage d’un homme sous OQTF

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

Le maire (sans étiquette) de Chessy reste campé sur ses positions. Olivier Bourjot, qui refuse de célébrer un mariage entre une Finlandaise et un Algérien en situation irrégulière, n’a pas respecté une décision du tribunal judiciaire de Meaux, prise en référé.

C’est ce qu’a constaté un huissier de justice ce mardi 23 décembre, en se rendant à la mairie de Chessy. « Les bans n’ont pas été publiés. Dans les jours qui viennent, je vais demander à cet huissier de signifier une sommation à la mairie. Et si rien ne bouge, je saisirai un juge de l’exécution du tribunal judiciaire, pour qu’il prononce une astreinte financière », indique Me Elsa Hug, l’avocate des fiancés.

Les bans annonçant l’union de cette femme de 49 ans et de cet homme de 39 ans, qui habitent la commune de Chessy, auraient dû être publiés vendredi dernier maximum. Et ce, conformément au délibéré du tribunal judiciaire de Meaux en date du 10 décembre, que les fiancés avaient saisi en référé.

Le maire ne fait pas de commentaire

Opposés depuis des mois à ce mariage, qu’ils estiment arrangés, le maire de la commune et ses sept adjoints ont démissionné de leurs fonctions le samedi 13 décembre. Sauf que, deux jours plus tard, la préfecture de Seine-et-Marne a refusé leurs démissions. Et ce, dans le but « de prévenir toute perturbation éventuelle du fonctionnement de la commune » et de « préserver la continuité de la vie communale, particulièrement à l’approche des prochaines élections municipales. »

La préfecture avait également expliqué que « la célébration éventuelle de ce mariage est sans incidence sur la situation administrative de l’intéressé : elle ne confère aucun droit au séjour et ne fait pas obstacle à l’exécution d’une mesure d’éloignement, y compris vers l’Algérie, dès lors que les autorités consulaires délivreraient un laissez-passer ».

En février 2022, le fiancé - sans-papiers - avait fait l’objet d’une OQTF (Obligation de quitter le territoire français). Une mesure qui n’est aujourd’hui plus valide. Joint ce mardi, Olivier Bourjot ne souhaite pas faire de commentaire.

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La réindexation du barème de l’impôt sur le revenu ne sera pas actée dans la loi spéciale

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

Il avait été discrètement adopté, mais restera lettre morte. Dans la loi spéciale adoptée ce mardi matin en commission des Finances de l’Assemblée nationale, le président de l’instance Éric Coquerel (LFI) a fait voter un amendement visant à indexer sur l’inflation − soit à hauteur de 1 % − les tranches du barème de l’impôt sur le revenu. Pourtant la mesure ne figurera pas dans le texte final - que l’Assemblée nationale et le Sénat devraient adopter à l’unanimité dans l’après-midi.

En effet, selon nos informations, la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a décidé dans la foulée - comme elle l’avait fait l’an passé - de déclarer irrecevable l’amendement, comme 14 des 19 autres déposés dans la matinée. Arguant, précise l’entourage de la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, que « la loi spéciale ne permet que d’assurer la continuité de l’État » grâce à trois articles (visant à percevoir les impôts existants, à payer les fonctionnaires et emprunter sur les marchés).

Une décision du Conseil d’État

Pour prendre sa décision, Yaël Braun Pivet s’en est remise à une décision du Conseil d’État datée de l’an dernier. Saisie en décembre 2024 après le vote d’une série d’amendements similaires − visant à indexer sur l’impôt le barème de l’impôt sur le revenu − la plus haute juridiction administrative avait en effet considéré que ceux-ci n’avaient pas vocation à figurer dans une loi spéciale. Cette mesure constitue effectivement une modification « affectant les règles de détermination des impôts existants ».

Le bureau de l’Assemblée avait alors déclaré irrecevable l’amendement, ce que Yaël Braun-Pivet a de nouveau fait « immédiatement » cette année, conformément à la « stricte application du droit », détaillent ses proches. Et ce quelques heures avant l’examen de l’ensemble du texte dans l’hémicycle.

Dans l’entourage de cette dernière, on raconte que l’insoumis Éric Coquerel « se doutait que tout ça n’aurait pas de finalité », mais que la manœuvre, à leurs yeux, servait davantage à « débusquer les députés qui voteraient pour ou contre » la mesure. Plusieurs membres de la commission des Finances, parmi lesquels le rapporteur général (LR) du budget Philippe Juvin, s’y sont ainsi opposés par un vote à main levé. « L’indexation sur l’inflation du barème de l’impôt sur le revenu n’est pas au nombre des dispositions ayant leur place en loi spéciale », a-t-il rappelé.

Il faudra donc attendre le vote d’un budget en 2026 pour acter cette réindexation, ce qui ne devrait pas impacter les contribuables.

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Municipales 2026 à Lyon : maire sortant mais challenger, le vert Grégory Doucet sous la menace de Jean-Michel Aulas

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

Ils avaient créé la surprise aux municipales de 2020 en prenant la métropole et l’hôtel de ville. Bruno Bernard, président du Grand Lyon, et Grégory Doucet, maire de la ville, briguent un second mandat. Végétalisation, voies cyclables, zone à trafic limité en Presqu’île, les Verts ont fait beaucoup dans la ville préfecture du Rhône.

Mais ils n’ont pas été épargnés par les critiques, et la partie est loin d’être gagnée pour obtenir un second mandat. Le maire écologiste n’est pas le favori des sondages qui donnent vainqueur, aux municipales de mars prochain, Jean-Michel Aulas (76 ans), homme d’affaires à succès et ex-président de l’Olympique lyonnais.

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Commission parlementaire sur l’audiovisuel public : le président suspend les convocations pour ramener l’apaisement

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

Rarement commission parlementaire n’aura été si tendue. Le président de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public, Jérémie Patrier-Leitus, a indiqué ce mardi avoir suspendu l’envoi des convocations aux auditions après une multiplication d’incidents, dans l’attente d’une réunion le 6 janvier destinée à retrouver un « cadre digne, sérieux et respectueux ».

« Il ne s’agit pas d’une suspension de la commission ou de ses travaux, qui reprendront. Mais nous avions fixé des règles et celles-ci ne sont pas toujours respectées », a déclaré le député Horizons, confirmant une information du Monde.

Les travaux de la commission, créée à la demande de l’UDR, parti allié du RN qui prône la privatisation du service public de l’audiovisuel, se déroulent depuis leur lancement, fin novembre, dans un climat d’hostilité.

Ainsi la présidente de Radio France Sibyle Veil a déploré, dans un courrier aux membres de la commission, les « déformations publiques » de ses propos tenus en audition, en visant des publications sur X de son rapporteur, le député UDR Charles Alloncle.

‼️ Lors de son audition, Thomas Legrand a tenté de discréditer les travaux de la commission par des attaques personnelles d’une extrême gravité.

Je lui rappelle que, face à la représentation nationale et dans le cadre d’une commission d’enquête parlementaire, il n’est pas là… pic.twitter.com/N9jAOCUQuf

— Charles Alloncle (@CHAlloncle) December 18, 2025

Ce dernier a indiqué par ailleurs que Delphine Ernotte refuserait de lui transmettre certains documents, ce qui a conduit le rapporteur de la commission d’enquête sur la neutralité de l’audiovisuel public à menacer la présidente de France Télévisions… d’une perquisition, selon Europe 1.

« On transmet au rapporteur tous les documents de service qu’il voudra bien nous demander, répond France Télévisions, contacté par Le Parisien. Nous avons déjà rassemblé une masse impressionnante de documents et, pour ceux qui sont soumis au secret des affaires ou de la vie privée de nos employés, il y aura un accès via un site sécurisé. »

La commission ne doit pas se transformer « en procès »

Le président de la commission Jérémie Patrier-Leitus a lui rappelé à plusieurs reprises qu’elle ne devait pas se transformer en « procès » de l’audiovisuel public.

La semaine dernière, lors des auditions des journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen, plusieurs élus de gauche avaient réclamé d’« arrêter (le) spectacle », dénonçant une « tentative d’humiliation » de la part de l’extrême droite. Les deux journalistes ont été au centre des critiques après la diffusion d’une vidéo enregistrée à leur insu où ils sont au restaurant avec des cadres du Parti socialiste.

La leçon de droit et de journalisme de Patrick Cohen devant la représentation nationale.
“L’espionnage déguisé en journalisme est appelé à prospérer sur les antennes du groupe Bolloré. Un système avec des méthodes de barbouze dont P. Praud s’enorgueillit.”pic.twitter.com/NZGJsLxUhL

— Marion Van Renterghem (@MarionVanR) December 18, 2025

« J’ai convoqué une réunion du bureau le mardi 6 janvier à 16 heures à laquelle le rapporteur, les membres du bureau et un représentant par groupe politique participeront », a indiqué dans un communiqué Jérémie Patrier-Leitus, précisant que les convocations reprendraient ensuite.

« Il faut un socle minimal de règles partagé par tous pour que ces travaux se déroulent dans un cadre digne, sérieux et respectueux », a-t-il ajouté en guise de conclusion.

Du côté de France Télévisions, on affirme « transmettre au rapporteur tous les documents de service qu’il voudra bien nous demander ». Et le groupe d’ajouter : « ⁠Nous avons déjà rassemblé une masse impressionnante de documents et pour ceux qui sont soumis au secret des affaires ou vie privée de nos employés il y aura accès via un site sécurisé ».

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Municipales 2026 : 15 ans après, un incroyable legs de plus de 3 millions d’euros agite toujours Villabé

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

« J’institue la commune de Villabé (Essonne) mon légataire universel (…) Je veux que tout ce que je possède aille au centre communal d’action sociale (CCAS) de Villabé (enfants malheureux et vieillards nécessiteux). » Lorsque Marie-Louise Rigault signe son testament, le 30 août 2010, la vieille dame était sans doute loin de s’imaginer que son legs de plus de trois millions d’euros agiterait toujours, quinze ans plus tard, le conseil municipal de cette commune de 5 700 habitants.

C’est pourtant ce qu’il s’est encore produit en octobre 2025. Ce jour-là, par le biais d’une délibération, les élus sont invités à autoriser le maire à transférer l’argent restant du legs, soit 1 200 000 euros, du compte de la Caisse d’Épargne, sur lequel il est placé, vers le compte de la commune. Il n’en fallait pas plus pour relancer la polémique. Surtout à moins de quatre mois des élections municipales.

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Municipales à Colombes : face au maire écologiste sortant, déjà quatre nuances de droite sur la ligne de départ

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

Avec deux candidats déclarés, le maire sortant Patrick Chaimovitch (Les Écologistes) et son adjoint Valentin Narbonnais (PS), la gauche a presque l’air unie à Colombes. Ou alors, au moins, pas plus désunie que la droite et le centre. À eux deux, Joakim Giacomoni (LR) et Amélie Delattre (Horizons) regroupent la quasi-totalité de l’opposition municipale : six élus pour le premier, cinq pour la seconde. Chacun son camp, chacun ses troupes.

Le premier n’est pas élu municipal. Joakim Giacomoni a été repéré en 2021 lors de la campagne des élections départementales par l’ancienne maire Nicole Goueta (LR), qui l’a adoubé en 2024. « Ces trois dernières années, je n’ai raté aucune réunion, aucun conseil municipal, aucune cérémonie, insiste-t-il. J’ai fait un demi-mandat sans siéger. »

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Municipales 2026 : à Pontault-Combault, le candidat RN annonce une union des droites… qui n’existe pas

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

Certains d’entre eux ne nient pas avoir eu un rapprochement avec le Rassemblement national. Mais c’est aujourd’hui de l’histoire ancienne. Contrairement à ce qu’a récemment annoncé Enzo Marano, le candidat du RN, il n’y a plus d’union des droites en vue des élections municipales à Pontault-Combault (Seine-et-Marne).

De l’ancien centriste Patrice Renaud (ex-UDI, ex-MoDem, ex-LREM) à Stéphane Finance (ex-UDI-LR), en passant par Philippe Jacquot (ex-LR) et Fabrice Leboucher (ex-LR), les deux derniers représentants de la droite dite traditionnelle au conseil municipal, tous réfutent une union autour du RN, pourtant revendiquée par Enzo Marano.

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Municipales 2026 à Lyon : Jean-Michel Aulas dénonce des coupes dans les dotations des collèges privés, la métropole contre-attaque

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

À Lyon (Rhône), les arbitrages budgétaires de la métropole pour l’année 2026 font jaser. En charge des collèges, la collectivité dirigée par l’écologiste Bruno Bernard a décidé de réduire l’enveloppe allouée aux établissements privés sous contrat. L’Uniogec (Union interdépartementale des organismes de gestion des établissements de l’enseignement catholique) regrette amèrement cette décision et a déposé un recours devant la justice administrative.

« Plus de 2 millions d’euros manqueront dès 2026 pour assurer l’entretien, la sécurité et le fonctionnement quotidien des établissements accueillant 20 000 élèves », déplore le syndicat dans un communiqué datant du 12 décembre. Une coupe qu’il juge « contraire au cadre fixé par la loi Debré et au principe de parité public/privé ».

Ce lundi, Jean-Michel Aulas a apporté sur X son soutien aux établissements privés, qu’ils soient catholiques ou non, fustigeant une décision « brutale » prise « sans concertation ». Pour les 38 collèges concernés, elle « se traduit par une baisse de 140 euros par élève ». Et le favori aux prochaines élections municipales à Lyon d’ajouter : « Avec une subvention moyenne de 414 euros par collégien, ce montant devient un des plus bas de France (la moyenne étant de 647 euros) ».

Le candidat estampillé « Cœur lyonnais » s’inquiète pour « la qualité d’accueil des enfants » et estime que « les classes moyennes et populaires » seront pénalisées. « Les établissements sous contrat ne sont pas des écoles de privilégiés : ils sont choisis, pour des raisons diverses, par des familles à qui la République elle-même reconnaît cette liberté. Les stigmatiser est une faute politique », lance-t-il.

Taclant le « dogmatisme » et les « errances budgétaires » des écologistes, l’ex-président de l’OL promet que Véronique Sarselli, candidate « Cœur lyonnais » aux élections métropolitaines, et lui-même reviendront sur ces choix budgétaires.

« Aucune discrimination »

Directement pointée du doigt, la métropole s’est défendue par l’intermédiaire de Blandine Collin, conseillère métropolitaine verte. « Non, Jean-Michel Aulas : il n’y a ni réduction brutale ni dogmatisme contre les collèges privés. C’est un retour à la normale après une aide exceptionnelle accordée à TOUS les collèges face à la crise énergétique », assure-t-elle dans un fil de tweets relayé par Bruno Bernard.

L’élue rappelle qu’en 2023 « la métropole a augmenté les dotations pour les collèges publics ET les forfaits d’externat pour les privés, anticipant les coûts d’énergie ». Or « les dépenses réelles ont été moindres, et les collèges publics ont accumulé des réserves de fonds importantes (jusqu’à + 300 jours) », note Blandine Collin. C’est pourquoi la collectivité lyonnaise a opté pour 2026 sur un retour « au niveau habituel », avec l’idée de maintenir « une gestion équitable et responsable de l’argent public ».

Par ailleurs, l’élue rejette l’idée d’une « guerre public-privé ». « Aucune discrimination : la modulation s’applique pareillement aux deux réseaux », poursuit-elle. Avant de s’en prendre aux alliés de Jean-Michel Aulas, les macronistes et Les Républicains, « qui sont incapables de gérer un budget de l’État et ont décidé de faire les poches des collectivités territoriales pour la deuxième année de suite ».

« De plus, ce n’est PAS une baisse définitive », promet Blandine Collin, mais une « mesure exceptionnelle pour 2026, liée aux contraintes budgétaires imposées par l’État ». « Les dotations remonteront en 2027. Et si un collège rencontre des difficultés, nous l’accompagnerons au cas par cas sur sa comptabilité réelle. »

Les établissements privés également remontés

Interrogé par l’Agence France-Presse (AFP) mi-décembre, Bruno Bernard, le président de l’exécutif métropolitain, a déploré l’absence de « discussions » avant le dépôt du recours de l’Uniogec devant la justice.

Mais il défend lui aussi la position de la métropole, arguant que les dotations restent « beaucoup plus haut(es) qu’en début de mandat » et que les sommes économisées seront réinvesties dans la rénovation des collèges.

Cependant, pour la collectivité, les attaques ne proviennent pas que des établissements privés. « La métropole de Lyon a voté une baisse inacceptable des dotations de fonctionnement (DGF) des collèges publics pour l’année 2026 », cingle également le syndicat Snes-FSU dans un communiqué.

Lui aussi soutient que la collectivité « a l’obligation légale d’assurer le financement des moyens nécessaires au bon fonctionnement des collèges » et demande une réévaluation de l’enveloppe.

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« Emmanuel, à 100 % tu vas le faire » : quand Donald Trump prétend avoir forcé Macron à augmenter le prix des médicaments

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

« Accepte maintenant s’il te plaît. Sois gentil… » : Donald Trump a livré lundi sa version bien à lui d’une conversation avec Emmanuel Macron, au terme de laquelle le président français aurait été forcé d’accepter ses exigences sur le prix des médicaments.

Depuis sa résidence de Mar-a-Lago en Floride, le président américain a raconté une anecdote dont il avait déjà régalé ses partisans vendredi soir pendant un meeting. « J’ai parlé à un homme très bien, le président Macron de France, et j’ai dit : Emmanuel, tu dois augmenter le prix des médicaments », a rapporté le milliardaire de 79 ans, en marge de la présentation d’un nouveau navire de guerre.

Trump: "I called up the heads of the countries. As an example, France, I spoke to a very good man -- President Macron of France. And I said 'Emmanuel, you have to raise your drug prices.' He said, 'No no no, we will not do that.' I said, 'You have to.'" pic.twitter.com/qJbTsL9sZm

— Aaron Rupar (@atrupar) December 22, 2025

Il a ensuite pris une voix un peu plaintive pour imiter son interlocuteur français, qui lui aurait rétorqué : « Non, non, non, nous n’allons pas faire cela. » « J’ai dit : Emmanuel, à 100 % tu vas le faire. Accepte maintenant s’il te plaît. Sois gentil… », a poursuivi Donald Trump, continuant à imiter les refus opposés, à l’entendre, par son homologue français.

« Si tu ne le fais pas, je mettrai des droits de douane sur tout ce que la France vend aux États-Unis », aurait alors menacé le président américain. Il assure qu’Emmanuel Macron lui aurait répondu « Ah, je vois », avant d’accepter.

Donald Trump a plusieurs fois réclamé que les prix des médicaments augmentent en Europe, afin selon lui qu’ils puissent baisser pour les Américains. Les États-Unis ont conclu cet été un accord douanier avec l’Union européenne qui prévoit que la plupart des exportations européennes à destination du marché américain soient taxées à hauteur de 15 %.

Il n’y a pas eu depuis en France d’annonce ou de décision présidentielle concernant le prix des médicaments, contrairement à ce que suggère le locataire de la Maison Blanche.

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Pompes commando, gainage… Les images de l’entraînement d’Emmanuel Macron avec Tibo InShape et des militaires

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

Emmanuel Macron s’est autorisé une séance de sport avant de retourner à Paris où l’attend l’épineux dossier du budget de l’État. En visite aux Émirats arabes unis pour célébrer Noël avec les forces françaises qui y sont déployées, le président a partagé une vidéo sur les réseaux sociaux dans laquelle il s’adonne à plusieurs exercices sportifs aux côtés des militaires.

Le chef de l’État a réalisé plusieurs séances de pompes, gainage, montées de genoux ou encore « talons fesses » sous l’œil attentif de Tibo InShape, premier youtubeur de France, spécialisé dans la musculation. « On va faire une petite série de pompes commando », lance notamment Emmanuel Macron à son partenaire du jour.

Une immense fierté de partager ces moments avec nos militaires. Très belles fêtes à vous. pic.twitter.com/zmwJZllM3v

— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) December 22, 2025

Emmanuel Macron a effectué dimanche une visite aux Émirats arabes unis pour célébrer Noël avec les forces françaises qui y sont déployées et vanter son partenariat avec ce pays du Golfe, dont Paris espère plus de coopération dans sa lutte contre le narcotrafic.

Volaille aux morilles

Le président français célèbre chaque année les fêtes de fin d’année auprès des troupes déployées à l’étranger. Les Émirats ont été choisis cette fois car « la région cristallise un ensemble de crises », selon l’Élysée.

Emmanuel Macron a également partagé une volaille aux morilles et une bûche de Noël concoctées par les cuisines de l’Élysée. La veille, le président français avait visité le musée national Zayed, accueilli tout en sourire et poignée de main par le président émirati, cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyane, et son prince héritier.

Emmanuel Macron a ensuite repris l’avion pour Paris, où l’attend le dossier du budget de l’État.

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« Il n’est plus aussi catégorique » : Sébastien Lecornu face à la pression du 49.3 sur le budget

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

Sébastien Lecornu peut-il faire adopter le budget de l’État (projet de loi de finances, PLF), sans 49.3 ? Même si le Premier ministre s’y refuse pour le moment, la liste de ses options se réduit comme peau de chagrin et la pression venue de la droite, du socle présidentiel et même de quelques figures du PS s’accentue. Ce week-end, le chef du gouvernement n’a pu que constater une offensive goulue de son ex-famille politique : c’est Bruno Retailleau, le président de LR, qui lui demande, dans Ouest-France, de « se saisir » du 49.3. C’est aussi Philippe Juvin, le rapporteur LR du budget, qui lui susurre, dans Le Parisien - Aujourd’hui en France, de « se sentir libéré de sa promesse » de ne pas y avoir recours.

S’ajoutent à la liste Gérard Larcher, le président du Sénat, Élisabeth Borne, l’ancienne Première ministre, Marc Fesneau, le président du groupe MoDem, ou encore François Hollande, l’ex-président socialiste…

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La loi spéciale présentée en Conseil des ministres, Emmanuel Macron souhaite un budget « au plus vite »

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

La loi spéciale, dernier recours après l’échec des discussions budgétaires pour permettre de financer temporairement l’État et les administrations, a été présentée ce lundi en Conseil des ministres, a annoncé la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.

Un vote devrait intervenir d’ici mardi, à l’Assemblée et au Sénat, pour entériner cette loi qui vise à reconduire provisoirement le budget 2025, avant la reprise de nouvelles discussions budgétaires en janvier.

Ce texte n’est « pas un budget » a tenu à rappeler le ministre de l’Économie Roland Lescure, parlant plutôt d’un « service minimum qui permet de gagner du temps ».

Comme l’année dernière, après la chute du gouvernement Barnier, il ne devrait y avoir « aucune voix contre », a pronostiqué le président de la commission des Finances de l’Assemblée, Éric Coquerel (LFI).

Mais ce texte, qui autorise à percevoir les impôts existants, sans nouvelles mesures fiscales, et s’accompagne d’un décret limitant les dépenses aux services votés l’année précédente et jugés indispensables, n’est qu’une mesure temporaire. Les discussions pour doter la France d’un budget de plein exercice devront reprendre en janvier.

Le maintien de la loi spéciale « au-delà de janvier risquerait de fragiliser grandement l’économie française », a assuré Roland Lescure devant la commission des Finances de l’Assemblée nationale lundi, avant une nouvelle audition prévue mardi au Sénat.

Laisser « une chance à d’ultimes négociations »

« Nous devrons au plus vite, en janvier, donner un budget à la nation », a martelé Emmanuel Macron lors de ce même Conseil des ministres, selon Maud Bregeon.

Ce budget « devra tenir l’objectif de 5 % de déficit et financer nos priorités », a également déclaré le chef de l’État. En attendant, la loi spéciale qui sera examinée mardi au Parlement « acte donc la volonté du gouvernement de donner leur chance à d’ultimes négociations », a-t-il poursuivi.

Sans budget, 20 000 foyers supplémentaires deviendraient éligibles à l’impôt sur le revenu (IR), a également rappelé Amélie de Montchalin.

L’exécutif écarte toujours l’hypothèse d’un retour au 49.3 pour l’adoption de ce budget, « encore votable sans intervention du gouvernement », a déclaré lors de ce Conseil le Premier ministre, Sébastien Lecornu, toujours selon Maud Bregeon.

Malgré les déclarations de Sébastien Lecornu, des voix s’élèvent, notamment au centre et à droite, pour réclamer que le Premier ministre revienne sur son abandon du 49.3, une exigence des socialistes.

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Municipales 2026 à Villemomble : les Républicains retoquent l’investiture du maire sortant au profit de son opposant

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

La commission nationale d’investiture (CNI) des Républicains rétropédale. C’est finalement Patrice Calméjane (LR), principal élu d’opposition à Villemomble, qui défendra les couleurs du parti lors des élections municipales en mars 2026, et non son successeur Jean-Michel Bluteau (LR). Le 23 septembre dernier, la CNI avoir d’abord désigné le maire sortant, tout en le réintégrant dans le mouvement dont il avait été exclu en 2018. Elle est finalement revenue sur sa décision à la suite du recours de la fédération départementale des Républicains Seine-Saint-Denis.

Son président Philippe Dallier (LR) et son secrétaire départemental Bruno Beschizza (LR), respectivement maires des Pavillons-sous-Bois et d’Aulnay-sous-Bois, contestaient cette investiture. Ils estimaient que la CNI était incompétente pour désigner les candidats dans les villes de moins de 30 000 habitants.

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Municipales 2026 : Pierre Cazeneuve quitte Saint-Cloud pour Rueil avec la volonté d’être adoubé par Patrick Ollier

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

Élu pour la première fois à Saint-Cloud en 2014, à seulement 19 ans, Pierre Cazeneuve (Renaissance) — qui avait alors lancé le parti Allons Enfants et présenté une liste composée uniquement de candidats de moins de 25 ans — a décidé de quitter le 18 décembre le conseil municipal après 12 années passées sur les bancs de l’opposition.

Le député de la 7e circonscription des Hauts-de-Seine depuis 2022 ne part pas très loin puisqu’il a posé ses valises dans la ville voisine de Rueil-Malmaison, avec sa compagne Maud Bregeon, députée (Renaissance) de la 13e circonscription nommée en octobre dernier porte-parole du gouvernement de Sébastien Lecornu. « C’est le bon timing pour se repositionner sur Rueil et je suis persuadé qu’il fera de très grandes choses, explique le maire de Saint-Cloud Éric Berdoati (DVD) au sujet de son désormais ancien élu d’opposition. Je serai là s’il a besoin de moi. »

Car Pierre Cazeneuve ne cache pas ses ambitions, à savoir devenir maire de Rueil-Malmaison et prendre la succession de Patrick Ollier (LR), qui dirige la ville depuis 2004. Encore faut-il que l’actuel président de la Métropole du Grand Paris (MGP), qui n’a toujours pas officialisé sa candidature, accepte d’une part de passer la main au cours du prochain mandat et d’autre part de désigner son dauphin.

« Pas question de brûler les étapes »

« J’assume totalement de vouloir être maire un jour dans la continuité de Patrick Ollier, indique Pierre Cazeneuve. Nous sommes tous deux très attachés à l’union de la droite et du centre. Il n’est donc pas question de brûler les étapes. » Le député compte figurer en bonne position sur la liste du maire sortant. En tant que parlementaire, il ne peut pas prétendre devenir adjoint au maire mais seulement conseiller municipal, en vertu de la loi sur le non-cumul des mandats.

« Pour moi, il est essentiel d’avoir un mandat local, insiste Pierre Cazeneuve. Être confronté à la réalité du fonctionnement d’une commune, c’est la base de tout. Et aujourd’hui, j’ai très envie de m’investir à Rueil, qui est la plus importante ville de la circonscription. »

Aux mots « municipales » et « Pierre Cazeneuve », Patrick Ollier répond seulement par « Ce n’est pas le moment, j’ai beaucoup de travail »… et « Joyeuses fêtes ! » Pas question donc de donner son avis sur ce successeur potentiel, sachant que le député ne sera pas le seul sur les rangs.

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Budget 2026 : qu’est-ce que la loi spéciale, ce texte que le gouvernement doit absolument faire adopter cette semaine ?

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

Une simple formalité pour Sébastien Lecornu, avant de grandes complications ? Le Premier ministre a poursuivi ce lundi ses consultations après l’échec de la commission mixte paritaire sur le budget 2026. Ce conclave de députés et sénateurs a échoué à se mettre d’accord sur un texte commun, poussant le gouvernement à présenter une loi spéciale. Mais qu’est-ce que ce texte ? Le Parisien fait le point.

Un « outil pratique » qui « ne remplace pas le budget »

La loi spéciale permet d’éviter à l’exécutif la catastrophe d’un « shutdown » à l’américaine. Aux États-Unis, lorsque le budget n’est pas voté, les agences fédérales s’arrêtent et les fonctionnaires ne sont pas payés. En France, le gouvernement peut assurer la continuité de l’État par le vote d’un texte assez court, composé de trois articles.

Le premier autorise à l’État de percevoir les impôts existants et ressources publiques nécessaires au financement des dépenses publiques essentielles. Le second lui permet de flécher des recettes vers les collectivités territoriales et le troisième l’autorise à emprunter sur les marchés… Le temps de l’adoption d’un nouveau projet de loi de finances.

Si elle permet d’éviter le chaos, la loi spéciale va coûter cher. Début 2025, le coût des six semaines passées sous ce régime avait été estimé à 12 milliards d’euros.

« Cette loi ne remplace pas le budget », assure le gouvernement. « C’est le service minimum », résumait ce week-end sur BFMTV la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.

« La loi spéciale, ce n’est pas le psychodrame », expliquait de son côté le rapporteur général du budget, le député LR Philippe Juvin, au Parisien dimanche. « C’est un outil pratique (…) Il faut l’utiliser pour ce qu’elle est : un raccord entre le 31 décembre et le moment où l’on aura un budget », plaidait-il.

Une adoption dès ce mardi…

En décembre 2024, la loi spéciale présentée après la motion de censure responsable de la chute de Michel Barnier avait obtenu l’unanimité des voix à l’Assemblée nationale et au Sénat. Un scénario identique se dessine pour cette semaine. Même si, une nouvelle fois, les insoumis s’abstiendront, a fait savoir le président LFI de la commission des finances Éric Coquerel.

À l’inverse du gouvernement, le député de Seine-Saint-Denis estime que ce texte « est un budget » et n’est donc pas neutre politiquement. « Vous reproduisez les recettes de l’année précédente. Et les décrets décident des dépenses. Et le texte dit que ce sont les dépenses indispensables » qui sont autorisées, « mais c’est très subjectif. Ça peut avoir une définition très large », note le député sur RTL. En 2024, souligne-t-il, l’exécutif avait opté pour « des dépenses les plus limitées possibles ».

La présentation de la loi spéciale en Conseil des ministres aura lieu ce lundi à 19h30, après le retour d’Emmanuel Macron d’Abou Dhabi. Le ministre de l’Économie Roland Lescure et Amélie de Montchalin seront auditionnés dans la foulée à l’Assemblée nationale, avant de répondre aux questions des sénateurs le lendemain.

Auprès du Parisien, une source gouvernementale confirme que l’adoption du texte est attendue dans la journée du mardi 23 décembre. L’Assemblée nationale devrait d’abord voter dans l’après-midi, avant le Sénat en fin de journée. L’examen express du texte pourrait donc durer, montre en main, moins de 24 heures.

Avant un 49.3 en janvier ?

Une fois la loi spéciale adoptée, les parlementaires pourront partir en vacances avant leur rentrée, prévue le lundi 5 janvier. Et d’ici le 31 décembre, Emmanuel Macron promulguera le texte. Mais en coulisses, entre Noël et la Saint-Sylvestre, les négociations pour tenter de trouver un « compromis » entre les différentes forces politiques devraient se poursuivre.

Le gouvernement veut en effet que la France se dote d’un budget d’ici « la fin » du mois de janvier. Un nouveau projet de loi de finances sera donc présenté par le Parlement dans les prochains jours. Selon Amélie de Montchalin, le texte contiendra « quelques hausses d’impôts ».

Pourra-t-il être voté, après l’échec du premier budget Lecornu ? Pour s’assurer de son adoption, Philippe Juvin a demandé ce lundi au Premier ministre « d’activer » le 49.3. Sans cette arme constitutionnelle, selon lui, le Parlement repartira pour des semaines de débats, sans être sûr de trouver une majorité.

« Mon souhait c’est qu’on prenne le texte du Sénat, nous l’amendons de manière collective (…). Le Premier ministre en fait sa copie et il pourrait dire à l’Assemblée : sur cette base je fais un 49.3 et j’engage la responsabilité de mon gouvernement », a plaidé le député LR.

Pas certain que Sébastien Lecornu accepte. En plus de revenir sur sa promesse faite devant les parlementaires lors de son discours de politique générale, il pourrait potentiellement perdre les voix du PS à gauche.

« Le débat va reprendre dès la rentrée », a fait savoir à la presse Olivier Faure à la sortie de Matignon ce lundi. « Nous avons eu l’assurance qu’il se poursuivrait dans des conditions normales », a-t-il dit, expliquant que le 49.3 « n’a pas été évoqué du tout ». Comme en octobre, sa formation se retrouvera une nouvelle fois avec la vie du gouvernement entre les mains.

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Toujours sous contrôle judiciaire, Nicolas Sarkozy passe des vacances en Guadeloupe en famille

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

Nicolas Sarkozy effectue actuellement un séjour en Guadeloupe à l’occasion des fêtes de fin d’année. Il est accompagné de son épouse, Carla Bruni, de leur fille Giulia, mais aussi de son agent de sécurité. Ils sont arrivés sur le territoire ultramarin vendredi.

Dès samedi, l’ancien président de la République a été aperçu par de nombreux résidents de l’île, notamment lors de son footing matinal sur la plage du Bourg de Sainte-Anne, où certains ont même pris des photos de celui qui il y a peu séjournait encore à la prison de la Santé.

La chance d'être en Guadeloupe !#Sarkozy pic.twitter.com/vbk9abJhL7

— Welldone (@giggle4you) December 20, 2025

Ce déplacement, qui revêt un caractère strictement privé, n’implique donc aucun engagement officiel. Cependant, des élus locaux ont exprimé leur intention de le rencontrer de manière informelle au cours des prochains jours rapporte la Première, la chaîne de télévision locale.

Au regard de sa récente remise en liberté conditionnelle, ce voyage hors de France métropolitaine n’a pas obligatoirement nécessité une autorisation exceptionnelle. Selon RTL, l’ex-président de la République n’aurait pas eu à formuler de requête ou à recevoir d’autorisation des magistrats de la cour d’appel pour voyager jusqu’en Guadeloupe. Nicolas Sarkozy respecte en effet son contrôle judiciaire, puisque celui-ci lui « interdit de quitter le territoire national » mais pas la métropole.

Cependant, l’article 138 du code de procédure pénale indique, au sujet des contrôles judiciaires, qu’il n’est autorisé de « s’absenter de son domicile ou de la résidence fixée par le juge d’instruction ou le juge des libertés et de la détention qu’aux conditions et pour les motifs déterminés par ce magistrat ». Le juge des libertés et de la détention peut accorder une dispense à cette obligation de manière occasionnelle ou temporaire. Nicolas Sarkozy s’est déjà rendu dans plusieurs villes de l’Hexagone pour faire la promotion de son livre « Le journal d’un prisonnier ».

Pas venu sur l’île depuis 2009

Une des conditions de sa libération est l’interdiction de tout contact avec le ministre de la Justice, Gérald Darmanin. Sa détention faisait suite à une condamnation à cinq ans de prison ferme, avec mandat de dépôt et exécution provisoire, pour « association de malfaiteurs » dans le dossier lié au financement libyen de sa campagne présidentielle.

Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a vu son pourvoi en cassation dans l’affaire Bygmalion rejeté, fin novembre. Cette décision a rendu définitive sa condamnation à un an d’emprisonnement pour des irrégularités constatées dans les comptes de sa campagne électorale de 2012.

Ce séjour en Guadeloupe marque un retour pour Nicolas Sarkozy, qui n’avait pas visité l’île depuis sa dernière visite officielle en 2009.

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Municipales 2026 à Aubenas : le candidat LFI plaide pour la gratuité de l’eau, des fournitures scolaires et des transports

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

Dans cette petite ville de 12 000 habitants, la cantine, les fournitures scolaires ou encore les transports en commun, pourraient bientôt devenir gratuites. C’est en tout cas l’ambition du candidat investi par La France Insoumise (LFI), Clément Trichon, en lice pour les élections municipales 2026 à la mairie d’Aubenas (Ardèche).

À 32 ans, cet employé de bureau dans une société de la tech souhaite rendre la cantine « 100 % gratuite » locale et bio « pour garantir l’égalité des chances à la table de l’école ».

Autre mesures phares : la gratuité des transports en commun ainsi qu’une partie de la consommation d’eau des habitants. « Gratuité des premiers mètres cubes d’eau pour assurer l’accès à ce bien commun essentiel », énonce-t-il sur son compte Instagram.

« Des mesures radicales »

Dans cette ville dirigée par la droite depuis plusieurs années, le candidat LFI veut croire à un basculement, alors que Jean-Luc Mélenchon était arrivé en tête des suffrages au premier tour de l’élection présidentielle de 2022 (26 %). « Ce n’est pas parce que depuis 40 ans, il y a la droite au pouvoir que ça va rester ainsi éternellement. Il y a ce désir dans le pays de passer par des mesures radicales » commente Clément Trichon auprès du média Ici.

À Annecy, le candidat LFI aux élections municipales 2025, Vincent Drême, plaide lui-aussi pour la gratuité des transports en commun et de la cantine scolaire. « Il s’agit de services publics qui devraient être accessibles à tous, sans réserve », défend-il dans le Dauphiné Libéré. « Le coût de la vie est déjà assez élevé comme ça, nous devons soulager le portefeuille des gens », le candidat âgé de 29 ans.

Et les candidats LFI ne sont pas les seuls à mettre cette mesure sur la table. À Nice, une liste d’union constituée autour de l’écologiste Juliette Chesnel-Le Roux, qui comprend des socialistes et des communistes, prône également la gratuité progressive mais totale des transports « pour tous les habitants de la métropole de Nice ». À Paris, c’est le candidat David Belliard (Les Écologistes), adjoint aux mobilités d’Anne Hidalgo, qui propose de rendre les déplacements en bus gratuit pour les habitants de la capitale.

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« De la suspension à la révocation » : le ministère de l’Intérieur envisage des sanctions après les propos antisémites du maire d’Augignac

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

« La France est trop youpine pour boycotter ! ». Bernard Bazinet, maire d’Augignac en Dordogne, a tenu ses propos polémiques le 4 décembre, sous une publication Facebook du journal Libération consacrée à la participation d’Israël à l’Eurovision, dont l’édition 2026 est menacée de boycott par plusieurs pays.

Suite à cette publication, Bernard Bazinet a été exclu du Parti socialiste, dont il était membre. L’affaire de propos à caractère antisémite aurait pu s’arrêter là mais le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez est intervenu ce week-end sur le sujet, rapporte Libération.

Il « condamne fermement les propos tenus par le maire d’Augignac », a fait savoir Beauvau au quotidien. Selon l’ancien préfet de police de Paris, Bernard Bazinet « ne possède plus l’autorité morale nécessaire à l’exercice de ses fonctions ». Le ministre « a donc demandé à la préfète de la Dordogne d’entendre le maire pour lui faire part de la gravité de ses propos, incompatibles avec sa qualité de maire », annonce le ministère. En outre, le ministre envisage « de prendre des sanctions qui peuvent aller de la suspension à la révocation ».

Sanctions rares

Ces mesures de suspension ou de révocation sont extrêmement rares en France. Elles sont encadrées par le Code général des collectivités territoriales. L’article L2122-16 stipule que le maire et ses adjoints peuvent être suspendus par arrêté ministériel motivé pour une durée maximale d’un mois, après avoir été entendus ou invités à fournir des explications écrites sur les faits reprochés. La sanction la plus sévère, la révocation, peut être prononcée par un « décret motivé » pris en Conseil des ministres.

L’histoire politique récente montre la rareté de telles sanctions : depuis le début de la Ve République, seulement six maires ont été révoqués. En attendant de savoir si le nom de Bernard Bazinet s’ajoutera à cette liste, le maire est convoqué en janvier 2026 devant le délégué du procureur de Périgueux pour « injure publique raciale », selon Ici Périgord.

Cette décision a été jugée insuffisante par la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), qui, dans un communiqué, a exprimé son « étonnement et regret » face au choix du procureur de la République de Périgueux de recourir à une mesure alternative aux poursuites judiciaires.

Bernard Bazinet, maire d’Augignac depuis 2020, a expliqué que c’était « une erreur », qu’il « regrette ». « Je ne suis pas antisémite (…) Je n’ai pas mesuré la signification du terme que j’ai employé », a-t-il expliqué à la presse locale. Le terme « youpin » est une injure raciste, utilisée lors de l’affaire Dreyfus ou encore dans les années 1930, pour désigner les personnes de confession juive.

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Budget 2026 : Lecornu consulte une dernière fois, avant un Conseil des ministres et une loi spéciale

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

Le Premier ministre Sébastien Lecornu poursuit lundi ses consultations des formations politiques, avant un Conseil des ministres en fin de journée pour présenter en urgence une loi spéciale destinée à sortir de l’impasse budgétaire, après l’échec de l’examen parlementaire du budget de l’État.

Dernier recours pour permettre de financer temporairement l’État et les administrations, un vote devrait intervenir d’ici mardi, à l’Assemblée et au Sénat, pour entériner cette loi spéciale qui vise à reconduire provisoirement le budget 2025, avant la reprise de nouvelles discussions budgétaires en janvier.

Objectif annoncé par la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin : qu’une véritable loi de finance 2026 soit adoptée avant « la fin janvier ». « Les quinze premiers jours de janvier », a même renchéri lundi le rapporteur du budget à l’Assemblée Philippe Juvin (LR) sur BFMTV/RMC.

« Trouver les conditions d’une solution »

Après l’échec vendredi d’une commission de sénateurs et députés à trouver un accord, le Premier ministre était à la tâche dès dimanche, entamant une nouvelle série de consultations des partis politiques « pour trouver les conditions d’une solution ». Il a notamment discuté avec les chefs des groupes parlementaires Renaissance et Horizons et les présidents des groupes MoDem et Liot.

Les responsables du Parti socialiste, partenaires privilégiés de Sébastien Lecornu lors de l’examen du budget de la Sécurité sociale, et à qui il a concédé notamment la suspension de la réforme des retraites, seront reçus lundi à partir de 10h30. Le Premier ministre doit aussi s’entretenir avec le Parti communiste (15 heures), les Écologistes (16 heures) et Les Républicains (17h30).

« Nous leur disons deux choses simples. Est-ce qu’on est bien d’accord que notre objectif collectif, c’est qu’entre maintenant et fin janvier, il y ait un budget pour la France, un vrai budget, pas un budget service minimum », a détaillé Amélie de Montchalin dimanche soir.

« Et la deuxième chose qu’on dit, c’est que pour qu’il y ait un budget, il faut qu’il y ait un compromis », a-t-elle ajouté.

Recours au 49.3

À l’issue de ces discussions, un Conseil des ministres destiné à présenter le projet de loi spéciale est prévu en fin de journée, au retour d’Emmanuel Macron d’Abou Dhabi.

Dans la foulée, les commissions des Finances de l’Assemblée nationale et du Sénat auditionneront lundi soir et mardi le ministre de l’Économie Roland Lescure et Amélie de Montchalin. L’objectif est que ce texte puisse être voté mardi par les deux chambres.

Comme l’année dernière, il ne devrait y avoir « aucune voix contre », a pronostiqué sur RTL le président insoumis de la commission des Finances Éric Coquerel. Mais il faudra dès la rentrée reprendre les discussions pour tenter de trouver un budget 2026.

Reste qu’après deux mois de discussions qui n’ont pas permis d’aboutir, le doute subsiste sur la capacité du Premier ministre à obtenir ce compromis, entre une droite sénatoriale attachée aux économies et aux baisses d’impôts et une Assemblée où la gauche réclame plus de recettes et moins de coupes budgétaires.

Des voix s’élèvent de plus en plus fort pour réclamer que le Premier ministre ne prolonge pas la navette parlementaire indéfiniment et utilise l’article 49.3 de la Constitution, alors que Sébastien Lecornu s’est engagé à ne pas y recourir, à la demande du Parti socialiste.

« Je pense que le Parti socialiste sera d’accord pour un 49.3. Ce sont des gens responsables, il faut simplement les traiter », a estimé lundi le rapporteur Philippe Juvin. Selon lui, le texte soumis au 49.3 devrait « partir de celui voté au Sénat » en y ajoutant des amendements « sur lesquels on se met rapidement d’accord ».

Dans ce cas, le 49.3 ne serait « pas un passage en force » mais « un aveu d’échec du parlementarisme », a estimé sur TF1 le chef des députés MoDem Marc Fesneau. Samedi, le patron de LR Bruno Retailleau a aussi enjoint au Premier ministre de dégainer cette arme constitutionnelle pour octroyer un budget « responsable au pays », avec « moins d’impôt et de dépenses ».

Mais pour Amélie de Montchalin, il y aura dans le budget « des hausses d’impôts qu’il faudra cibler, choisir, décider ensemble. Et puis il y aura des économies qu’il faudra cibler, choisir et décider ensemble ».

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