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Des élus « à portée de baffes » aux moyens limités : pourquoi les maires d’arrondissement veulent (quand même) rempiler…

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

C’est à eux que l’ont fait appel lorsque les feuilles ne sont pas (assez vite) ramassées ou que la rue est sale. Ce sont eux encore que l’on sollicite pour obtenir un logement social… Ils sont aussi les premiers à être alertés lorsque le Louvre, situé sur le secteur du maire de Paris Centre, est cambriolé

Chaque jour, les 17 maires d’arrondissement de Paris (les quatre premiers arrondissements ont un seul et même maire) sont sollicités de toute part pour les soucis du quotidien des quelque 2 millions de Parisiens. Alors que leur fonction va bientôt être remise en jeu aux élections municipales (les 15 et 22 mars), plongée dans le quotidien de ces élus « à portée de baffes » de leurs administrés.

Catégories: Balkan News, France

Municipales 2026 à Strasbourg : Jeanne Barseghian, une maire écologiste et des polémiques

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

En pleines vacances, Strasbourg affiche son meilleur visage. Ses maisons à colombages joliment décorées, son immense marché de Noël et ses guirlandes lumineuses, nous feraient presque oublier les polémiques qui ont émaillé le mandat de la maire sortante. Élue en 2020, Jeanne Barseghian, officiellement candidate à sa réélection, a été est la première écologiste à s’emparer de la ville.

Si la capitale alsacienne jouissait déjà d’une image de ville écolo avec ses pistes cyclables, l’élue a annoncé dès le départ vouloir faire de Strasbourg « la capitale européenne de la transition écologique, sociale et démocratique ». Quatre ans plus tard, l’objectif n’est pas tout à fait atteint.

Catégories: Balkan News, France

Municipales 2026 à Paris : Pierre-Yves Bournazel veut « au moins 3 000 fonctionnaires » en moins à la mairie

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

Les attaques contre les fonctionnaires de la Ville de Paris ne sont pas nouvelles. Et deviennent inévitables en période électorale. A moins de trois mois des élections municipales, le candidat Horizons à l’Hôtel de Ville parisien Pierre-Yves Bournazel a rappelé son intention de « débureaucratiser l’administration parisienne », riche de trop nombreux fonctionnaires à ses yeux.

Invité de la matinale de CNEWS ce vendredi, le candidat a rappelé son souhait de voir disparaître 3 000 postes de fonctionnaires à la Ville de Paris, sur les plus de 53 000 que compte l’administration parisienne, en ne remplaçant pas les départs à la retraite. « On a démultiplié le nombre de sous-directions. On va alléger tout ça », promet-il, annonçant un plan d’économies de 4 milliards d’euros sur six ans.

Un absentéisme qui coûte cher

Autre argument dégainé par le candidat, l’absentéisme important des fonctionnaires, qui coûterait « 250 millions d’euros par an aux contribuables », selon ce dernier. « Je vais mettre le bien-être au travail mais je vais mettre aussi des contrôles administratifs sur les certificats médicaux abusifs », assure-t-il. Interrogée il y a un an sur le chiffre annoncé par le candidat, la Ville ne démentait pas mais considérait « une estimation à grosses mailles »..

Depuis longtemps, les détracteurs de la majorité municipale l’attaquent sur le nombre de fonctionnaire et les chiffres de l’absentéisme. Fin 2024, la mairie de Paris avait répondu dans nos colonnes que son taux d’absentéisme était « inférieur à la moyenne des collectivités territoriales, alors que Paris compte des effectifs essentiellement sur le terrain avec un risque accrue de fatigue ou maladie ».

Concernant le nombre de directeurs, ciblé par Pierre-Yves Bournazel, la Ville indiquait que « vingt-six sont à la à la tête d’une direction (urbanisme, logement etc.) et les autres sont directeurs adjoints ». « Trente-cinq sous-directeurs pour vingt-deux directions, c’est moins de deux sous-directions par direction, ce qui est faible. Si l’on compare à la Région, elle compte un cadre supérieur pour 141 agents, la Ville un cadre supérieur pour 654 agents », se défend la municipalité. « Ils ne sont pas payés à rien faire », défendait Patrick Bloche, le premier adjoint d’Anne Hidalgo.

Catégories: Balkan News, France

Éric Coquerel assure que la loi spéciale peut permettre de « tenir quelques mois, le temps de trouver un nouveau budget »

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

La France aura-t-elle un budget en 2026 ? Faute d’accord sur un texte, les parlementaires ont voté à l’unanimité cette semaine une loi spéciale avant de partir en vacances. Ils reprendront leurs discussions budgétaires début janvier, le gouvernement souhaitant l’adoption d’un texte d’ici la fin du mois. Pour le président LFI de la commission des finances de l’Assemblée nationale, il n’y a pourtant pas d’urgence. La loi spéciale peut permettre de « tenir quelques mois », juge Éric Coquerel sur France Inter ce vendredi 26 décembre.

La loi spéciale est composée de trois articles, dont un pour autoriser l’État à prélever les impôts, un deuxième pour sécuriser les recettes, et donc le fonctionnement, des collectivités territoriales. Une « rustine » faute d’adoption du projet de loi de finances, juge l’exécutif.

S’opposant au gouvernement, le député de Seine-Saint-Denis assure que le texte de la loi spéciale « est un budget » : « Il est temporaire, pas de soucis. Mais théoriquement, il permet de dupliquer le budget de l’an dernier, en recettes et en dépenses ».

La loi spéciale peut donc permettre de « tenir quelques mois quelques mois le temps de trouver un nouveau budget », assure Éric Coquerel.

Reprise des débats début janvier

Éric Coquerel estime que le gouvernement « met la pression » sur les parlementaires pour qu’ils « aboutissent au plus vite sur un budget » à la reprise des débats, sur la base du texte sorti du Sénat en décembre. Mais, rappelle le député LFI, « l’opposition a le droit de dire Non, on ne souhaite pas un mauvais budget pour ce pays ».

« Le gouvernement espère un compromis qui touche très peu au budget qu’il veut imposer », déplore le président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, qui ne croit pas que le futur texte « ne passera pas par le vote ».

Car depuis plusieurs semaines, la petite musique du 49.3 monte et des figures de la droite (Bruno Retailleau, Gérard Larcher…) ont demandé au Premier ministre Sébastien Lecornu d’envisager cette arme constitutionnelle.

« Le Premier ministre doit se sentir libéré de sa promesse. C’est à lui de décider, mais il est en droit de dire qu’il est allé au bout de sa promesse. Même des socialistes eux-mêmes réclament son recours en privé », plaidait dans les colonnes du Parisien Philippe Juvin, rapporteur LR du budget.

Une option qui ne convainc pas Éric Coquerel : « S’il y a 49.3, nous censurerons tout de suite », promet-il.

Catégories: Balkan News, France

Donald Trump est la personnalité la plus médiatisée en France en 2025, loin devant Emmanuel Macron

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

Petite révolution dans la sphère médiatique française. En 2025, la personnalité la plus médiatisée du pays n’est pas le président de la République en exercice. Pour la première fois depuis le lancement de cette étude en 2013, il s’agit du président américain Donald Trump.

Ce constat a été dressé par l’entreprise Tagaday, une plate-forme de veille sur les médias, qui publie ses résultats dans un article de Ouest-France. Dans le détail, Donald Trump « a vu son nom écrit ou prononcé dans près d’un million de contenus en 2025 (précisément 947 294) contre 671 125″ pour Emmanuel Macron, écrit le quotidien.

Bayrou, Poutine, Retailleau…

Dans le reste du top 5, on retrouve l’ancien Premier ministre François Bayrou, le président russe Vladimir Poutine et l’ex-ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau. Dans le top 20, seulement deux femmes : la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale Marine Le Pen (8e) et la chanteuse Santa (19e).

Ailleurs dans le classement, largement dominé par la politique (trente figures politiques nationales et étrangères dans le top 50), Kylian Mbappé est le premier sportif (13e). Cinq autres personnalités du sport sont présentes, contre douze issues de la culture et des médias et deux du monde économique et des affaires.

Pour mener à bien ce classement, Tagaday a analysé informatiquement plus de 5 000 programmes d’informations (diffusés par 410 chaînes et stations TV/radio pour une moyenne de 2 400 heures quotidiennes) et 3 000 publications de presse écrite (papier et en ligne), du 1er janvier au 15 décembre.

Catégories: France, Russia & CIS

« C’est un aboutissement » : pourquoi Alger ravive les tensions sur la mémoire de la colonisation

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

Écharpes aux couleurs du drapeau de l’Algérie autour du cou, les députés exultent. Mercredi soir, ils ont voté à l’unanimité une loi criminalisant la colonisation française sur leurs terres, entre 1830 et 1962. Le contenu de ce texte fait porter à l’État français « la responsabilité juridique de son passé colonial (…) et des tragédies qu’il a engendrées ». Il atteste « noir sur blanc » que l’Algérie exige des « réparations » mais surtout des « excuses » de la part de la France, point névralgique des vives tensions entre les deux pays depuis des années.

Les diplomates français espéraient meilleur cadeau sous le sapin. Surtout, ils pensaient avoir réchauffé leurs relations avec Alger depuis la libération de Boualem Sansal en novembre. « La France n’a pas vocation à commenter la politique intérieure algérienne, mais ne peut que déplorer une initiative manifestement hostile à la fois à la volonté de reprise du dialogue franco-algérien, et à un travail serein sur les enjeux mémoriels entre nos deux pays », a glissé un porte-parole du Quai d’Orsay juste avant le réveillon.

Catégories: France, Russia & CIS

Benjamin Stora, historien : « La France et l’Algérie ne sont pas définitivement irréconciliables, mais… »

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

Mercredi soir, le parlement algérien a adopté à l’unanimité une loi qui classe la colonisation française en Algérie comme « crime d’État ». Alors qu’Alger réclame des indemnisations, Paris regrette « une initiative manifestement hostile, à la fois à la volonté de reprise du dialogue franco-algérien, et à un travail serein sur les enjeux mémoriels ». L’historien Benjamin Stora, auteur de France/Algérie : Anatomie d’une déchirure aux éditions Les Arènes, croit toujours qu’un chemin vers la réconciliation, bien qu’il soit semé d’embûches, existe.

On pensait que les relations s’étaient un peu réchauffées entre les deux pays avec la libération de Boualem Sansal… Que s’est-il passé depuis ?

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Municipales 2026 à Bordeaux : Pierre Hurmic, le maire écolo qui a mis de l’eau dans son vin

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

Du haut de ses 11 m, le sapin de verre géant rayonne comme chaque hiver sur l’une des places les plus emblématiques de la ville, jouant des effets de miroirs et de lumière. « Une vision artistique durable et sobre » de Noël à la mode Pierre Hurmic.

Le maire écologiste de Bordeaux, qui avait fait polémique en 2021 en refusant d’installer un « arbre mort » pour Noël, n’a pas changé d’avis. Pour le reste, l’élu vert, soucieux de paraître « réaliste », a mis de l’eau dans son vin. Même si, sur la sécurité, l’attraction de la ville, les embouteillages et le logement, son bilan fait débat.

Catégories: France, Russia & CIS

« C’est le bon moment » : en caméléon, Mélenchon amorce sa transformation avant la présidentielle

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

Au cours de sa longue carrière politique, Jean-Luc Mélenchon s’est souvent réinventé. Départ du PS puis création de mouvements, changement doctrinal, relooking vestimentaire… L’homme est un habitué de la transformation. Depuis quelque temps, le chef de file de La France insoumise a perdu du poids. Anecdotique en apparence, cette information au doigt mouillé est un signe qui ne trompe pas pour les mélenchonistes. « Il est à 1,5 kg de son poids de candidat ! » s’exclame même un député LFI, l’œil sur la balance. Comme les boxeurs avant les grands combats, le tribun affûte sa silhouette à un an et demi de l’élection présidentielle, qu’il imagine en forme de duel entre l’extrême droite et lui. Mais pas seulement.

En caméléon, il brosse petit à petit un profil apaisé et souriant ces dernières semaines, pour tenter d’installer l’image d’un candidat antisystème plus rassembleur que ce que les sondages lui promettent. Pour l’heure, le tribun figure régulièrement en tête des personnalités politique les plus « détestées » des Français.

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Municipales 2026 : Jean-Michel Aulas toujours grand favori des sondages à Lyon, le candidat UDR-RN progresse

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

Comme un quart de finale en Ligue des champions, une campagne pour les élections municipales n’est jamais jouée d’avance. Favori du scrutin à Lyon en mars prochain, Jean-Michel Aulas est donné depuis plusieurs semaines en tête des intentions de vote. Un nouveau sondage Opinionway pour LyonMag et Espace Radio semble confirmer son statut : le candidat soutenu par la droite et le centre est crédité de 46 % des voix si le scrutin devait avoir lieu ce dimanche.

Mais pour la première fois, son score est stable voire à la baisse (46 % contre 47 % selon une autre enquête OpinionWay en octobre) après une nette progression ces derniers mois (il était donné à 34 % en mars dernier dans un sondage Elabe).

Surtout, le candidat ciottiste soutenu par le RN Alexandre Dupalais progresse et atteint pour la première fois les 10 %. Il serait donc en mesure de rejoindre le maire sortant écologiste Grégory Doucet (25 %) au second tour. En quatrième position avec 9 %, la candidate insoumise Anaïs Belouassa-Cherifi échouerait de peu à se qualifier pour le second tour.

OpinionWay ne teste qu’une seule hypothèse pour le second tour : un duel entre Jean-Michel Aulas et Grégory Doucet. L’ancien patron de l’Olympique Lyonnais en sortirait vainqueur avec 60 % des voix.

Inquiétude pour Bruno Bernard à la métropole

L’enquête pour LyonMag et Espace Radio porte aussi sur les élections métropolitaines. Pour ce scrutin, Véronique Sarselli (LR et soutenue par Jean-Michel Aulas) obtiendrait 35 % des voix. À la deuxième place, le président écologiste sortant Bruno Bernard, à la tête d’une liste d’union de la gauche sans LFI, serait à égalité avec la députée RN Tiffany Joncour, créditée de 22 % des intentions de vote. Le député insoumis Idir Boumertit, lui obtiendrait 12 %.

Au second tour, en cas de triangulaire Bernard-Sarselli-Joncour, la candidate de droite remporterait l’élection avec 43 % des voix. Bruno Bernard obtiendrait lui 34 %, loin des 42 % qu’il avait obtenu en 2020. Quant à la députée d’extrême droite Tiffany Joncour, elle progresserait très légèrement avec un score de 23 %.

Sondage OpinionWay pour Lyon Mag et Radio Espace réalisé du 8 au 12 décembre 2025. Échantillon de 600 personnes inscrites sur les listes électorales à Lyon issu d’un échantillon de 677 personnes, représentatif de la population lyonnaise âgée de 18 ans et plus. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de zone de résidence.

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« Je veux porter le flambeau des classes moyennes » : Xavier Bertrand, à fond sur la ligne « popu »

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

Qui imagine le général de Gaulle dans une auto-tamponneuse ? Mi-décembre, Xavier Bertrand s’est offert une virée sur piste à bord d’une petite monoplace grise, à l’occasion d’un déplacement sur le marché de Noël d’Amiens (Somme), tamponnant (avec retenue) des collaborateurs. Vidéo postée illico sur ses réseaux sociaux.

Trois jours plus tôt, le président (LR) de la région Hauts-de-France se mettait déjà en scène en train de préparer lui-même son propre hamburger depuis les cuisines d’un Burger King tout juste ouvert à Aulnoy-lez-Valenciennes (Nord). Charlotte hygiénique et casquette de l’enseigne vissée sur la tête.

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Thierry Breton interdit de séjour aux États-Unis : « Avec des propos de vierge effarouchée, l’Europe n’ira pas loin »

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

L’interdiction faite à Thierry Breton de séjourner aux États-Unis continue d’agiter la classe politique française. Emmanuel Macron a dénoncé une « intimidation ». De son côté, l’expert en relations internationales Bertrand Badie estime que la décision de Donald Trump est humiliante et que la réponse n’est pas à la hauteur. Un jour, l’Europe saura réagir de façon plus solide, espère le professeur émérite à Sciences-po.

Thierry Breton, ex-commissaire européen, se retrouve aujourd’hui persona non grata aux États-Unis, au même titre que des individus liés au terrorisme ou bien des personnes sous sanctions financières. Comment interpréter une telle décision ? N’est-elle pas lourde de sens ?

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Municipales 2026 à Grenoble : le mandat d’Éric Piolle assombri par l’explosion du narcotrafic

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

Avant une avalanche de victoires à Lyon, Strasbourg et Bordeaux en 2020, les Verts avaient fait grand bruit en 2014 en conquérant la capitale des Alpes. Éric Piolle y a gagné ses galons de premier écologiste à décrocher une grande ville française (160 000 habitants).

Mais après deux mandats marqués par l’ombre du narcotrafic, l’élu ne rempile pas. Désireux de s’investir « autour de la présidentielle » en rompant avec le discours « donneur de leçon » et « sauveur de la planète » de certains membres de la famille EELV, il défend son bilan à l’échelle locale.

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Thierry Breton interdit de séjour aux États-Unis : Emmanuel Macron dénonce de « l’intimidation »

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

La classe politique française, y compris le président de la République, a condamné mercredi la décision de l’administration Trump d’interdire de séjour l’ancien commissaire européen Thierry Breton pour sa volonté de réguler les grandes plateformes technologiques, y voyant une atteinte à la souveraineté européenne.

Sur X ce mardi après-midi, Emmanuel Macron dit s’être entretenu avec Thierry Breton et l’aurait « remercié pour le travail considérable accompli au service de l’Europe », écrit-il.

« Nous ne céderons rien et nous protègerons l’indépendance de l’Europe et la liberté des Européens », poursuit le président de la République.

« La France dénonce les décisions de restriction de visa prises par les États-Unis à l’encontre de Thierry Breton et de quatre autres personnalités européennes. Ces mesures relèvent de l’intimidation et de la coercition à l’encontre de la souveraineté numérique européenne. », a déclaré quelques heures plus tôt sur X le président.

« Sanction scandaleuse »

La réglementation européenne en matière numérique « s’applique en Europe pour garantir une concurrence loyale entre les plateformes, sans viser aucun pays tiers, et pour faire respecter en ligne les règles qui s’imposent déjà hors ligne », a-t-il rappelé.

« Nous ne sommes pas une colonie des États-Unis ! Nous sommes Européens, nous devons défendre nos lois, nos principes, nos intérêts. Cette sanction scandaleuse contre Thierry Breton rend hommage à son combat pour notre souveraineté », a tempêté l’eurodéputé social-démocrate Raphaël Glucksmann sur X.

L’administration Trump a annoncé mardi des sanctions, sous la forme d’une interdiction de séjour aux États-Unis, contre cinq personnalités européennes engagées pour une stricte régulation de la tech et contre la désinformation en ligne, dont Thierry Breton qui a lui-même dénoncé un « vent de maccarthysme ».

Commissaire au Marché intérieur de 2019 à 2024, le Français avait été l’artisan de la directive européenne sur les services numériques (DSA) qui impose aux plateformes des régulations, comme le signalement de contenus problématiques, jugées par les États-Unis comme une atteinte à la liberté d’expression.

« L’administration Trump se trompe sur le fond »

« Cette décision est d’une gravité extrême. La France et l’Union européenne doivent réagir de manière immédiate à cette attaque sans précédent contre notre souveraineté », a renchéri le secrétaire général du Parti socialiste Pierre Jouvet, toujours sur le réseau social d’Elon Musk.

Pour l’eurodéputée (Horizons) Nathalie Loiseau, « ne nous y trompons pas : derrière cette mesure, c’est la souveraineté des Européens à décider de leurs lois et à les faire appliquer qui est attaquée ».

Du côté du Rassemblement national (RN), les réactions sont plus mitigées. « Je pense que l’administration Trump non seulement se trompe sur le fond, mais se trompe sur l’image qu’elle renvoie des États-Unis au monde entier », a affirmé son vice-président Sébastien Chenu sur RTL.

Mais deux eurodéputées RN ont montré de la compréhension vis-à-vis de la décision américaine. « Thierry Breton avait menacé (en 2024) le propriétaire du réseau social de (faire) respecter les règlementations de l’UE. Un visa enlevé un an et demi après, ils ont fait preuve de beaucoup de patience ! », a jugé ainsi Virginie Joron en référence aux différends entre Elon Musk et l’UE.

Les États-Unis « ne se sacrifieront pas pour un continent sans libertés où l’on annule même des élections », en référence à la présidentielle roumaine, a renchéri Catherine Griset.

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Municipales 2026 : Drancy partagé entre regrets et envie de « renouveau » après le renoncement d’Aude Lagarde

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

Dans la nouvelle halle du marché des Quatre Routes à Drancy, ce mardi matin, les conversations portent davantage sur les fêtes de fin d’année que sur la politique. De nombreux chalands, pressés, sont venus faire leurs emplettes pour le réveillon de Noël. Mais l’information a tout de même fait le tour de la ville. Aude Lagarde (UDI) a annoncé lundi dans les colonnes du Parisien qu’elle ne briguerait pas un nouveau mandat en mars 2026.

Maire de cette commune de 71 000 habitants depuis 2017, elle s’était mise en retrait au début de l’année pour des « raisons de santé ». L’annonce de son renoncement pose la question d’un éventuel retour de son prédécesseur et mari, Jean-Christophe Lagarde (UDI), qui dirigea Drancy entre 2001 et 2017. Ce dernier, condamné fin 2022 à une peine d’inéligibilité de deux ans pour avoir octroyé un emploi fictif à sa belle-mère, veut se laisser le temps avant d’annoncer son choix.

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Municipales 2026 : à Meaux, le calendrier des « Rencontres des religions et de la laïcité » fait réagir

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

Ils étaient nombreux au Théâtre du Luxembourg, à Meaux, à se réjouir du dialogue interreligieux. Même si quelques voix discordantes s’interrogeaient sur le calendrier, à trois mois des municipales. « Cela n’a strictement rien à voir avec les élections qui arrivent. Nous fêtons cette année le 120e anniversaire de la loi du 9 décembre 1905 sur la laïcité », se défend Jean-François Copé, le maire (LR) de la première ville de Seine-et-Marne (plus de 56 000 habitants).

Mercredi 17 décembre au soir, l’enceinte culturelle accueillait les premières « Rencontres des religions et de la laïcité », organisées par le Comité interreligieux de Meaux, créé en début d’année. Un événement destiné à réunir les représentants des principaux cultes implantés à Meaux, autour de stands pédagogiques.

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« L’impression de devoir choisir entre mes enfants et mon mandat » : les députés épuisés par la séquence du budget

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

Il est de ces jours où le besoin de vacances se fait ressentir, même à l’Assemblée nationale. Moins d’une heure avant de se pencher sur le projet de loi spéciale sur le budget — adopté définitivement par les deux chambresMarine Le Pen a profité, ce mardi 23 décembre, d’une séance de questions au gouvernement pour réclamer une trêve : « Monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, chers collègues et chers collaborateurs de notre institution, je vous souhaite à tous… un très joyeux Noël ! » Avant d’enjoindre à ses interlocuteurs de profiter de la trêve des confiseurs, pour faire « une pause dans le combat politique ».

Nul ne sait si le souhait sera exaucé, tant le calendrier se resserre pour que Sébastien Lecornu puisse adopter un budget au début de l’année 2026. Mais dans ces périodes de tumultes parlementaires, le message a suffi à ce que le Premier ministre retrouve le sourire, avant, à son tour, de faire preuve de malice à l’égard de la présidente des députés RN : « Je me demande où est-ce que vous trouvez toute cette énergie ! (en référence au passage moqué de Jordan Bardella dans l’émission « Quelle époque » sur France 2) ». Un moment hors du temps… et bien loin de la réalité d’un hémicycle assommé par les débats.

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Budget 2026 : la loi spéciale adoptée, Sébastien Lecornu « persuadé » qu’un compromis est possible en janvier

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

La loi spéciale adoptée à l’unanimité. Ce mardi, les deux chambres du parlement ont voté en faveur de ce texte, qui permet de continuer à financer provisoirement l’État, avant la reprise en janvier des débats pour l’adoption du budget 2026. Le projet de loi avait été déposé par le gouvernement après l’échec de la commission mixte paritaire députés-sénateurs.

La loi spéciale, qui reconduit temporairement le budget de 2025, permet de lever l’impôt et de payer les fonctionnaires. Mais elle ne comprend pas de dépenses nouvelles, y compris sur la défense, érigée en priorité face à la menace russe.

L’Assemblée nationale, sans majorité, est fracturée depuis la dissolution de 2024. Déjà, l’an dernier, l’exécutif avait recouru à une loi spéciale après la chute du gouvernement de Michel Barnier. Les deux textes budgétaires 2025 avaient finalement été approuvés en février.

« Prendre le temps de bâtir un bon budget » n’est « pas une faiblesse », a déclaré Sébastien Lecornu ce mardi soir lors d’une allocution solennelle depuis le perron de Matignon. « Il faut donc un budget en janvier et notre déficit doit être réduit à moins de 5 % du PIB en 2026. Je reste persuadé que cela est possible, si les calculs politiques sont mis de côté, le parlement prendra ses responsabilités, le gouvernement aussi », a poursuivi le Premier ministre.

Sébastien Lecornu a énuméré cinq thèmes sur lesquels il entend rechercher un accord avec les différents groupes politiques : agriculture, collectivités locales, logement, outre-mer et « avenir et jeunesse ».

Profondes divergences

Le dialogue privilégié engagé par le locataire de Matignon avec le Parti socialiste (PS) a certes permis l’adoption du budget de la Sécurité sociale pour 2026, au prix de concessions sur son financement et sur les retraites.

Mais les profondes divergences entre l’Assemblée nationale et le Sénat, hostile à tout prélèvement supplémentaire, ont empêché l’approbation du second texte budgétaire, celui sur le financement de l’État. Un « léger décalage horaire » entre les deux chambres, a imagé Sébastien Lecornu ce mardi devant l’Assemblée nationale. Un propos mal pris par certains sénateurs.

Les parlementaires se retrouveront donc en début d’année pour de nouvelles joutes sur ce texte, alors que la France est confrontée à un endettement croissant et que les discussions n’ont pas permis de dessiner une trajectoire de réduction des déficits.

Le gouvernement voudrait une nouvelle lecture du budget en commission à l’Assemblée nationale dès le 5 ou 6 janvier, mais selon l’entourage du président de la Commission des Finances, Éric Coquerel (LFI), ce sera plutôt le 8 ou le 9, avant le débat dans l’hémicycle à partir du 13.

La surtaxe sur les grandes entreprises remise sur la table

Sébastien Lecornu a reçu dimanche et lundi les forces politiques, à l’exception de La France insoumise et du Rassemblement national, pour tenter d’avancer vers un compromis.

« Nous avons du Sénat un texte qui est à 5,3 % de déficit public. L’objectif partagé à gauche et à droite est de 5 %, ça veut dire neuf milliards d’écart » sur lequel il faut se mettre d’accord, entre augmentation de la fiscalité et baisse des dépenses, a résumé ce mardi le ministre des Relations avec le parlement, Laurent Panifous.

Le gouvernement va remettre sur la table la surtaxe sur les grandes entreprises, supprimée par le Sénat, mais il a enterré la réforme de la TVA des autoentrepreneurs, rejetée par les deux chambres.

Sorte de « rustine » législative, la loi spéciale a un coût qui va encore un peu plus plomber le budget. Amélie de Montchalin, la ministre de l’Action et des Comptes publics, estimait en juin qu’elle reviendrait à « 12 milliards d’euros, minimum ». Une « fourchette basse », selon son entourage, interrogé fin novembre.

Sébastien Lecornu poussé à recourir au 49.3 ?

Si le parlement ne parvenait pas à voter un budget en janvier, alors la pression serait de plus en plus forte sur le gouvernement pour recourir au 49.3, qui permet de faire adopter un texte sans vote, sauf motion de censure.

Écarté par le Premier ministre à la demande des socialistes, il est évoqué avec insistance par des responsables de droite et du bloc central, qui lui demandent de revenir sur son engagement. Il faudrait alors pour le gouvernement nouer avec le PS un accord de non-censure. De fait, une motion de censure (289 voix) ne peut être adoptée sans les voix des socialistes.

Pour l’exécutif, cet objectif semble plus atteignable qu’une approbation du budget, qui nécessiterait non seulement une abstention des socialistes mais aussi celle d’une partie des écologistes et des communistes.

« Je suis très opposée à l’utilisation du 49.3 », a répété la présidente de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet, à l’issue du vote des députés. « Il faut que nous travaillions pour trouver le chemin du compromis ». Un vœu pieux ?

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Municipales 2026 à Nîmes : une ex-élue dépose plainte après un montage photo la présentant en « bonne » d’un candidat

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

Les élections municipales de mars prochain attisent les tensions politiques à Nîmes. Sophie Roulle, ancienne adjointe à la culture de la ville gardoise, a annoncé ce mardi sur Facebook qu’elle déposait une plainte pour « injure calomnieuse à caractère sexiste ».

« Suite à la publication nauséabonde et misogyne diffusée ce matin, j’ai décidé, avec mon avocat, de déposer plainte pour injure calomnieuse à caractère sexiste », a indiqué celle qui avait été évincée de la majorité municipale, en mars dernier, après son ralliement à Julien Plantier, candidat aux municipales pour la liste Nîmes Avenir.

Dans un montage photo diffusé sur les réseaux sociaux, Sophie Roulle apparaît grimée en « bonne de Julien Plantier ». Désormais supprimé, ce post apparaissait en commentaire d’une publication du média local Objectif Gard.

« Je n’ai évidemment rien contre les bonnes, elles ont très certainement plus d’éthique et de dignité que certains qui se croient autorisés à salir les femmes par leurs propos ! », précise Sophie Roulle, estimant que « le débat démocratique mérite mieux que l’injure, le sexisme et l’anonymat ».

« Celles et ceux qui se livrent à ce type d’attaques pensent sans doute pouvoir me décourager dans mon engagement politique. Ils se trompent lourdement. Bien au contraire, ces méthodes indignes ne font que renforcer ma détermination à agir au service de l’intérêt général et des valeurs républicaines », écrit encore Sophie Roulle.

L’ancienne élue demande aux responsables politiques locaux de « tenir leurs troupes », afin de « garantir un débat public respectueux et à la hauteur des enjeux ».

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Municipales 2026 : Philippe Klein annonce officiellement sa candidature à Aix-en-Provence

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

Il est le cinquième à entrer dans la course. Dans un communiqué diffusé lundi 22 décembre et consulté par Le Parisien, le conseiller municipal Horizons Philippe Klein a officiellement annoncé sa candidature à la mairie d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), en vue des élections municipales de 2026.

Dans les urnes, Philippe Klein sera face à la maire sortante Sophie Joassins (UDI), Jean-Louis Geiger (RN), Marc Pena (PS) et Julie Boronad (LFI).

Référent local du parti Horizons, Philippe Klein était jusqu’à présent le chef de file du groupe d’opposition « Aix Autrement » au conseil municipal. En février 2025, il s’est affranchi de l’élue Renaissance Anne Laurence Petel, dont il avait pourtant été le bras droit durant la campagne municipale de 2020, pour fonder ce groupe.

« Un cap exigeant et équilibré »

Cet avocat de profession dit vouloir « proposer un cap exigeant et équilibré pour Aix-en-Provence, conciliant qualité de vie, attractivité économique, transition écologique et cohésion entre les générations ».

Pour y parvenir, Philippe Klein veut notamment faire de la sécurité « une priorité municipale », avec une « présence renforcée (des forces de l’ordre) sur le terrain » et une « tolérance zéro » face aux « troubles du quotidien ».

Le candidat investi par le parti d’Édouard Philippe promet également « rigueur et transparence dans la gestion des finances locales », « sans augmentation des impôts locaux, voire en les baissant ».

Sur le plan environnemental, enfin, il entend faire d’Aix-en-Provence « la ville la plus avancée en matière de lutte contre le réchauffement climatique », notamment en mettant fin à « l’ère de la bétonnisation incontrôlée ».

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