À 54 jours de l'ouverture de Le Faso Digital 2026, nous poursuivons notre série consacrée aux femmes et aux hommes qui contribuent à façonner le Burkina numérique. Cent personnalités, cent parcours. Aujourd'hui, nous nous intéressons à Lamoussa dit Daouda Sorgho, ingénieur informaticien, consultant, spécialiste du management des systèmes d'information et expert senior agréé en économie numérique.
Pour comprendre une partie de son parcours, il faut commencer par une image. Imaginez une administration dans laquelle chaque ministère possède ses applications. Chaque service développe ses propres bases de données. Les technologies utilisées diffèrent. Les informations existent, mais les systèmes ne savent pas nécessairement les échanger. Tout est informatisé. Mais tout ne communique pas. C'est précisément l'un des défis auxquels Daouda Sorgho s'est intéressé au cours de sa carrière. Car après l'informatisation vient nécessairement une autre étape : faire fonctionner ensemble ce qui a été informatisé séparément.
Tout commence par un Palais de justice
À la fin des années 1990, Daouda Sorgho étudie à l'École supérieure d'informatique de l'Université Nazi Boni. Il y obtient en 2000 son diplôme d'ingénieur des travaux informatiques. Le sujet de son mémoire donne déjà une indication sur la direction que prendra son parcours : « Informatisation des chaînes civile et commerciale du Palais de Justice de Ouagadougou ».
Nous sommes à une époque où la transformation digitale n'est pas encore devenue l'expression omniprésente qu'elle est aujourd'hui. Il s'agit surtout d'informatiser. Transformer des procédures manuelles en traitements numériques. Organiser des informations. Créer des applications capables d'améliorer le fonctionnement des services. Pour le jeune informaticien, la technologie rencontre donc très tôt l'administration publique. Et cette rencontre ne sera pas sans lendemain.
Puis apparaît une autre question : comment protéger les systèmes ?
Daouda Sorgho poursuit ses études à l'École supérieure d'informatique et obtient en 2003 un diplôme d'ingénieur de conception en informatique. Cette fois, son mémoire porte sur la « Politique de sécurité informatique du réseau informatique de l'Université de Ouagadougou ». Le passage d'un sujet à l'autre est intéressant. D'abord, informatiser. Ensuite, sécuriser. Car dès que les organisations dépendent davantage de leurs systèmes informatiques, une question devient incontournable : comment protéger ces systèmes, leurs utilisateurs et les informations qu'ils contiennent ?
Ce qui était autrefois un outil d'accompagnement devient progressivement une infrastructure critique de l'organisation. Et lorsqu'une infrastructure devient indispensable, sa sécurité cesse d'être une affaire exclusivement technique. Elle devient une question de gouvernance. Il anime d'ailleurs l'un des premiers séminaires organisés au niveau national sur les politiques de sécurité informatique en juillet 2003.
De l'ingénierie au management
Cette évolution explique probablement une autre étape de son parcours. Après sa formation d'ingénieur, Daouda Sorgho choisit d'ajouter à son expertise technique une compétence managériale. Entre 2011 et 2013, il suit au 2iE un mastère spécialisé en management stratégique et opérationnel. Son mémoire porte sur le management opérationnel par l'approche processus. Le changement de perspective est important. L'informaticien sait comment fonctionne le système. Le manager doit comprendre pourquoi l'organisation en a besoin, comment il s'insère dans ses processus et comment le mettre au service de ses objectifs.
Entre les deux se situe une grande partie des difficultés rencontrées dans les projets de transformation digitale. On peut disposer d'un excellent logiciel et échouer à transformer une organisation. Parce que les procédures n'ont pas changé. Parce que les utilisateurs n'ont pas été suffisamment associés. Parce que la gouvernance n'a pas été pensée. Ou simplement parce que la technologie répond à un problème différent de celui que l'organisation devait résoudre. Daouda Sorgho va progressivement se positionner à cette intersection entre technologie, processus et stratégie.
Déjà en son temps il fait la promotion des questions de management et de gouvernance des systèmes au sein des institutions et organisation publiques et privée. C'est dans ce sens qu'en 2009 et 2010, Daouda Sorgho, sur invitation du Ministère de l'Economie et des Finances et du Ministère de la Promotion des TIC anime des conférences sur la question centrale de la Gouvernance des Systèmes d'Information et la Gouvernance d'Entreprise.
Faire dialoguer les ordinateurs de l'État
L'une des missions les plus structurantes mentionnées dans son CV intervient entre 2015 et 2017. Comme consultant et expert en ingénierie informatique, Daouda Sorgho participe, pour l'ANPTIC, à l'élaboration du Référentiel général d'interopérabilité de l'administration publique burkinabè. Le terme paraît technique. L'enjeu, lui, est très concret. L'interopérabilité désigne la capacité de différents systèmes informatiques à communiquer, échanger des informations et utiliser celles qu'ils reçoivent.
Prenons un exemple simple. Si une administration possède déjà une information fiable sur un citoyen, pourquoi une autre administration devrait-elle nécessairement lui demander de fournir à nouveau le même document ? Pour éviter cette répétition, encore faut-il que les systèmes puissent dialoguer. Et pour qu'ils dialoguent, il faut des règles communes. Des formats. Des protocoles. Des standards. Le référentiel auquel Daouda Sorgho contribue doit précisément définir des protocoles d'interopérabilité entre les systèmes informatiques et applicatifs de l'administration publique. C'est l'une de ces infrastructures que le citoyen ne verra probablement jamais. Mais lorsqu'elle fonctionne, il en ressent les effets.
Après les passerelles, les murailles
Durant la même période, Daouda Sorgho participe également aux premiers travaux d'une autre mission : l'élaboration du Référentiel général de sécurité (RGS) du Burkina Faso. La complémentarité entre les deux projets est frappante. D'un côté, il faut permettre aux systèmes de communiquer. De l'autre, il faut éviter que cette ouverture ne les rende vulnérables. Faire circuler l'information, oui. Mais de manière sécurisée.
On retrouve alors, à une échelle beaucoup plus importante, les deux préoccupations qui apparaissaient déjà dans ses mémoires d'étudiant : informatiser les processus et sécuriser les systèmes. Entre-temps, le terrain s'est élargi. Il ne s'agit plus d'un Palais de justice ou du réseau d'une université. Il s'agit désormais de réfléchir aux systèmes de l'administration publique burkinabè.
L'inclusion numérique à travers les logiciels libres et le Open Ingénierie comme conviction ancienne
Un autre fil traverse le parcours de Daouda Sorgho : celui du logiciel libre. Son CV le présente comme fondateur d'AssocLinux à l'Université Nazi Boni, une association créée pour promouvoir les logiciels libres au sein de l'université. Entre 2003 et 2007, il enseigne également l'administration système sous Linux à l'École supérieure des technologies avancées. Plus tard, il intervient comme panéliste sur la problématique des logiciels libres dans les administrations publiques. Il aussi membre fondateur de l'Association Burkinabé des Utilisateurs de Logiciels Libres (ABULL).
Dans cette lancée en faveur des Logiciels Libres il anime en 2006 à l'endroit de la communauté Universitaire une Conférence portant sur le système d'exploitation Linux à l'Amphi A600 de l'Université Professeur Joseph Ky ZERBO.
Il milite pour l'utilisation des logiciels libre dans les administrations afin de contenir les coputs et faire accroître les compétences et l'expertise. Dans cette dynamique il anime en 2006 une des premières formations sur l'administration du système de gestion de base de données POSTGRESQL au profit du Ministère du Transport. En effet POSTGRESQL est une solution libre de gestion des données qu'il recommande fortement dans les administrations.
En 2008 il intègre une communauté africaine de l'Open Ingénierie dénommée LABOMOBILE. L'objectif était de réduire la fracture numérique à travers la formation et la réalisation de solutions de Open ingénierie afin de faire la promotion de l'inclusion numérique. Il s'agissait concrètement de former des jeunes de niveau secondaire au moins à la fabrication d'antennes WIFI avec du matériel de récupération, à la mise en œuvre de CPL (Courant Porteur en Ligne) et des plateformes de Streaming Vidéo et Audio à partir de logiciels et licences libres. De cette expérience il conçoit le projet d'inclusion numérique dénommé E-Village dans les années 2009.
En 2007 sur invitation de l'association des jeunes Scientifiques du Burkina il anime une conférence portant sur « Jeunes et TIC au Burkina », il invite fortement les jeunes à s'intéresser aux métiers du numérique et de jouer pleinement leur partition dans la dynamique de la transformation Technologique du pays.
Cette continuité prend aujourd'hui une résonance particulière. Car derrière le choix d'un logiciel se posent des questions qui dépassent la technologie : coût, dépendance vis-à-vis d'un fournisseur, capacité locale à maintenir les systèmes, accès au code, compétences nationales et, de plus en plus, souveraineté numérique. Un sujet qui occupera justement une place croissante dans son parcours.
Moderniser aussi la statistique publique
Entre 2018 et 2019, Daouda Sorgho intervient comme chef de projet dans le cadre de Supermun. La mission porte sur la modernisation du système statistique national à travers la mise en place d'un référentiel, la réalisation d'une plateforme de gestion des enquêtes statistiques et l'élaboration d'un portail destiné à diffuser les performances municipales de l'ensemble des communes du Burkina Faso.
Ici encore, le numérique n'est pas une fin en soi. Il sert à organiser la donnée. À la rendre accessible. À permettre son exploitation. Et potentiellement à améliorer la décision publique. Car pour administrer un territoire, il faut d'abord pouvoir le connaître. Et dans une administration moderne, cette connaissance passe de plus en plus par la capacité à collecter, structurer, croiser et partager des données fiables.
Google en mooré : quand l'inclusion numérique se sert de la langue pour rendre la technologie accessible
Mais le parcours de Daouda Sorgho ne se limite pas aux grands projets institutionnels. Une ligne de son CV raconte une autre facette de son engagement numérique. Depuis 2010, il est mentionné comme lead de communauté pour la traduction de l'interface de Google en langue mooré. Avec la collaboration de Burkina-NTIC il regroupe des jeunes étudiants dans les disciplines des langues et la communication pour bâtir un référentiel numérique de la langue Moorée. Le projet peut sembler plus modeste qu'un référentiel national d'interopérabilité. Il pose pourtant une question essentielle : dans quelle langue entrons-nous dans le monde numérique ?
Une technologie peut être techniquement accessible et demeurer culturellement ou linguistiquement éloignée de ses utilisateurs. Localiser une interface dans une langue nationale, c'est donc aussi travailler sur une autre forme d'inclusion numérique. Cela signifie que le Burkina digital ne doit pas uniquement être un Burkina connecté. Il doit aussi pouvoir être un Burkina numérique qui parle les langues de ses populations.
Faire communauté autour de la technologie
Cette expérience avec Google s'inscrit dans un engagement communautaire beaucoup plus large. Le CV de Daouda Sorgho le présente comme animateur ou responsable de plusieurs communautés technologiques : Facebook Developer Circle Ouagadougou, communauté Hyperledger autour de la blockchain, Major League Hacking ou encore une communauté ayant participé au Facebook Bot for Messenger Challenge.
Dans le cadre du Facebook Developer Circle, il participe notamment aux rencontres technologiques F8 de 2018 et 2019 à San José, ainsi qu'à des événements à Nairobi et Lagos. Il est également fondateur-administrateur de Yaaba Coders, communauté virtuelle de développeurs informatiques, et membre fondateur du Club des directeurs des systèmes d'information du Burkina Faso, il est membre fondateur et président de la SAPISIC (Société Africaine des Professionnels de l'Ingénierie des Systèmes d'Information et de la Communication), membre de NTBF, sympathisant de YAM PUKRI et Burkina NTIC, Membre du conseil d'administration de Centre d'Innovation et Incubateur.
Ces communautés jouent un rôle que les cursus académiques ne peuvent pas toujours remplir. Dans le numérique, les technologies évoluent parfois plus rapidement que les programmes de formation. Les professionnels apprennent donc aussi entre eux. Ils expérimentent. Ils partagent des ressources. Ils confrontent leurs pratiques. Ils construisent des réseaux. La communauté devient elle-même un lieu de formation continue.
De l'informaticien à l'expert en transformation digitale
Au fil des années, les missions de Daouda Sorgho prennent une dimension de plus en plus stratégique. En 2022, il intervient comme expert en stratégie de digitalisation dans une mission d'audit et de diagnostic d'un système métier. En 2024, il travaille pour le programme REAL de Practical Action comme expert en stratégie de digitalisation, dans le cadre de l'élaboration d'un outil d'aide à la décision destiné aux acteurs de l'écosystème des technologies d'énergies renouvelables. La technologie se rapproche ici encore de la décision. Le rôle n'est plus seulement de concevoir un système. Il s'agit d'aider une organisation à déterminer où et comment le numérique peut créer de la valeur.
Penser le Burkina digital de demain
Mais l'une des missions les plus intéressantes de son CV concerne précisément l'avenir numérique du pays. Entre 2022 et 2024, Daouda Sorgho intervient comme consultant pour le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), avec une mission d'expertise en ingénierie informatique pour l'élaboration de la Vision nationale prospective de la transformation digitale du Burkina Faso, au bénéfice du ministère chargé de la Transition digitale.
Le changement d'échelle est considérable. Au début de sa carrière, la question était : comment informatiser une procédure ? Puis : comment sécuriser un réseau ? Ensuite : comment permettre aux systèmes de l'administration de communiquer ? Désormais : quelle transformation numérique voulons-nous pour le Burkina Faso ? C'est le passage de l'ingénierie informatique à la prospective numérique.
La souveraineté numérique comme nouvel horizon
Cette évolution se retrouve dans les objectifs professionnels qu'il affiche aujourd'hui : contribuer à l'inclusion numérique des populations et à la souveraineté numérique des États, participer à la transformation digitale des sociétés et à l'élaboration des politiques publiques en la matière. En 2023, invité par l'Association burkinabè des domaines Internet, il intervient d'ailleurs comme conférencier sur le thème : « Souveraineté numérique : impacts et enjeux pour l'administration publique et les entreprises privées au Burkina Faso ».
La souveraineté numérique prolonge finalement plusieurs questions présentes depuis longtemps dans son parcours. Quels logiciels utilisons-nous ? Où se trouvent nos données ? Qui maîtrise nos infrastructures ? Nos systèmes peuvent-ils communiquer sans créer de nouvelles dépendances ? Avons-nous localement les compétences nécessaires pour concevoir, exploiter et sécuriser nos outils ? Et jusqu'à quel point un État peut-il être souverain si une part croissante de son fonctionnement dépend de technologies qu'il ne maîtrise pas ? Le débat est désormais stratégique.
Vingt ans plus tard, revenir à l'intelligence artificielle
Le CV mentionne également Daouda Sorgho comme enseignant,en 2003, du cours d'Intelligence artificielle à l'Institut burkinabè des arts et métiers de l'Université Joseph Ki-Zerbo. C'est une nouvelle étape logique. Après l'informatisation, Internet, l'interopérabilité, le cloud, la blockchain et les plateformes, l'intelligence artificielle constitue désormais l'un des nouveaux territoires de la transformation numérique. Mais elle ramène aussi aux mêmes interrogations. Comment intégrer une nouvelle technologie dans les organisations ? Comment la sécuriser ? Comment former les compétences locales ? Comment éviter de nouvelles dépendances ? Comment construire des usages correspondant aux besoins du pays ? Les technologies changent. Les questions de gouvernance, elles, demeurent. Sur la question Daouda Sorgho donne des formation, anime des conférence et accorde des entretiens et propose des axes de reflexions pour un usage sain, efficace et performant de cette technologie.
De l'ordinateur isolé à l'écosystème numérique
Le parcours de Daouda Sorgho peut finalement se lire comme le passage progressif de l'ordinateur à l'écosystème. Au commencement, il fallait informatiser des procédures. Puis connecter des machines. Sécuriser des réseaux. Administrer des systèmes. Faire communiquer les applications. Organiser les données. Mettre en place des standards. Gouverner les systèmes d'information. Et finalement penser la transformation numérique à l'échelle d'une organisation ou d'un pays. Cette évolution est aussi celle du numérique burkinabè.
L'informatique n'est plus seulement un service chargé de faire fonctionner les ordinateurs. Elle devient progressivement une composante de la stratégie des entreprises, de la modernisation de l'État et de la souveraineté nationale. Le parcours de Daouda Sorgho se situe précisément dans ce changement d'échelle.
Une reconnaissance de la nation
En 2021 Daouda Sorgho est fait Chevalier du Mérite du Burkinabè.
Pourquoi fait-il partie des 100 Visages du Burkina Digital ?
Parce que depuis ses premiers travaux universitaires sur l'informatisation du Palais de justice et la sécurité du réseau de l'Université de Ouagadougou, il travaille sur des questions qui sont devenues centrales dans la transformation numérique du Burkina Faso.
Parce qu'il a participé à l'élaboration du Référentiel général d'interopérabilité de l'administration publique, l'un de ces outils peu connus du grand public mais indispensables à la construction d'un État numérique dont les systèmes peuvent communiquer.
Parce qu'il a également contribué aux premiers travaux du Référentiel général de sécurité et à des projets de modernisation du système statistique national.
Parce que son engagement dans le logiciel libre, la traduction d'une interface numérique en mooré et l'animation de communautés de développeurs montre que sa contribution ne s'est pas limitée aux missions institutionnelles.
Parce qu'il a participé à l'élaboration de la Vision nationale prospective de la transformation digitale du Burkina Faso, passant ainsi progressivement de la construction des systèmes à la réflexion sur leur avenir.
Parce qu'après vingt années d'expérience professionnelle, il a obtenu en 2025 son agrément d'Expert senior en économie numérique, prolongeant une trajectoire commencée par l'ingénierie informatique et désormais tournée vers la stratégie, l'inclusion et la souveraineté numériques.
Et parce que son parcours rappelle une réalité essentielle : un pays ne devient pas numérique simplement parce qu'il accumule des applications. Il le devient lorsque ses systèmes peuvent communiquer, lorsque ses données sont protégées, lorsque ses choix technologiques sont gouvernés et lorsque les compétences existent localement pour en conserver la maîtrise.
Ce 24 août, vers 10 heures, un avion de combat JAS-39 Gripen C de la force aérienne hongroise s’est écrasé sur la base aérienne de Szolnok, située à une centaine de kilomètres au sud-est de Budapest, alors qu’il effectuait un vol d’entraînement avec un deuxième appareil du même type. Ayant pu s’éjecter, son pilote, un...
Cet article Un avion de combat Gripen de la force aérienne hongroise s’est écrasé en tentant un atterrissage d’urgence est apparu en premier sur Zone Militaire.
L’Hôpital général de référence (HGR) de Masa, situé dans le territoire de Kasangulu au Kongo-Central, dispose désormais d’une morgue moderne d’une capacité de 80 corps. L’infrastructure a été inaugurée vendredi 21 aout 2026 par le ministre provincial de la Santé, Jean Kimboko Ndombasi.
Le Bénin fait face à une pression croissante liée à l'insécurité au Sahel et dans le nord du Nigeria. Selon la fiche du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), publiée le 6 août 2026, 8 400 réfugiés ont été enregistrés dans le pays au cours du premier semestre 2026.
À fin juin, le Bénin compte environ 85 200 personnes déplacées, dont près de 42 000 réfugiés et demandeurs d'asile. 8 400 réfugiés ont été enregistrés au titre du premier semestre 2026. Les mouvements de population sont principalement liés à l'insécurité dans les pays voisins, notamment le Burkina Faso et le Nigeria.
La fiche du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) informe que les départements du nord du Bénin sont particulièrement concernés par ces mouvements transfrontaliers. À Porga, dans l'Atacora, 4 673 personnes venues du Burkina Faso ont fait l'objet d'un pré-enregistrement. À Ségbana, dans l'Alibori, 1 540 personnes arrivées du Nigeria ont été enregistrées et documentées, tandis que 1 905 personnes ont été pré-enregistrées à Kalalé, dans le Borgou. Le HCR relève également l'émergence d'un nouveau front de déplacement dans la Donga, notamment autour de Partago et Djougou.
Des besoins toujours importants
La situation reste également marquée par des déplacements internes. En juin, 2 841 personnes issues de 393 ménages ont été déplacées à Matéri, dans l'Atacora, à la suite de la réorganisation des opérations de sécurité. Face à ces mouvements, le HCR travaille avec le gouvernement béninois et plusieurs partenaires pour renforcer l'accueil, l'enregistrement et la protection des personnes déplacées. Au 30 juin, environ 30 400 réfugiés et demandeurs d'asile étaient individuellement enregistrés au Bénin. Dans le nord, les opérations d'enregistrement et de vérification ont permis d'enregistrer 8 481 demandeurs d'asile et de délivrer 2 337 documents de protection.
L'organisation soutient également l'accès aux services sociaux, aux moyens de subsistance et à la formation professionnelle, avec l'objectif de favoriser l'inclusion des réfugiés et de renforcer la résilience des communautés d'accueil.
L'armée tchadienne hausse le ton face aux incursions liées au conflit soudanais. Dans un communiqué publié samedi 22 août 2026, l'État-major général des armées dénonce une nouvelle violation du territoire national après des bombardements aériens signalés dans la province de l'Ennedi Est, à la frontière avec le Soudan.
C'est le général de brigade Chanane Issackha Ackeikh qui a porté la voix de l'armée tchadienne. Selon le communiqué de l'État-major général des armées, des bombardements ont été signalés dans la soirée du jeudi 20 août, aux environs de 20 heures, aux confins de la frontière tchado-soudanaise, notamment dans le département de Mourdi.
Face à cette situation, les autorités militaires tchadiennes ont dépêché vendredi 21 août dernier, des moyens aériens et terrestres pour vérifier les faits. Les premières constatations ont établi, selon l'armée, la présence d'aéronefs et de drones présentés comme appartenant aux Forces armées soudanaises (FAS) et/ou à leurs soutiens.
Une poursuite sur plus de 100 kilomètres
D'après l'État-major tchadien, ces appareils auraient poursuivi et bombardé une colonne de véhicules depuis le territoire soudanais. La poursuite ne se serait toutefois pas arrêtée à la frontière. Elle se serait prolongée jusqu'à plus d'une centaine de kilomètres à l'intérieur du territoire tchadien, précise le communiqué.
Aucune victime tchadienne n'est signalée à la suite de cet incident. Cependant, l'armée condamne avec force ce qu'elle qualifie de nouvelle violation de l'intégrité territoriale du Tchad.
N'Djamena met en garde les belligérants
Après cette nouvelle incursion, l'État-major adresse une mise en garde ferme aux parties engagées dans la guerre au Soudan. L'armée tchadienne les prévient contre toute tentative d'étendre les hostilités au-delà des frontières soudanaises. Les Forces de défense et de sécurité maintiennent ainsi leur niveau d'alerte au niveau le plus élevé, afin de pouvoir répondre à toute menace susceptible d'affecter la sécurité du pays.
Cette nouvelle alerte intervient dans un contexte régional particulièrement tendu. Depuis avril 2023, le Soudan est plongé dans une guerre opposant l'armée soudanaise aux Forces de soutien rapide (FSR). Les combats ont provoqué un déplacement massif de populations vers les pays voisins, notamment le Tchad. Le pays partage avec le Soudan une frontière de plus de 1 000 km et accueille plusieurs centaines de milliers de réfugiés ayant fui les violences.
Pour N'Djamena, l'enjeu dépasse donc la seule surveillance de la frontière. Il s'agit désormais d'empêcher que la guerre soudanaise ne franchisse davantage les limites du territoire tchadien et ne transforme la zone frontalière en nouveau théâtre d'affrontements.
Hamed Nanéma
Lefaso.net
Source : Office national des médias audiovisuels (ONAMA)
Le bilan de l'incendie survenu jeudi 20 août 2026 au quartier Orougnorou, dans la commune de Banikoara, s'est considérablement alourdi. Après un premier décès enregistré vendredi 21 août, quatre nouvelles victimes ont succombé à leurs blessures, portant à cinq le nombre total de personnes décédées.
Des victimes de l'incendie survenu à Banikoara ont succombé à leurs blessures. Aux dernières nouvelles, quatre (04) nouveaux décès ont été enregistrés après celui du vendredi dernier.
Le drame s'est déclaré au quartier Orougnorou dans un bâtiment d'environ 20 m² comprenant cinq pièces : deux boutiques, un espace de stockage de bidons contenant du carburant frelaté et deux pièces à usage d'habitation. Selon l'Agence béninoise de protection civile (ABPC), neuf personnes avaient été victimes de l'incendie, dont plusieurs grièvement brûlées. Les blessés ont été évacuées vers Parakou pour recevoir des soins. Le bilan de cet incendie est désormais de cinq morts et quatre blessés.
À une semaine de la rentrée scolaire 2026-2027, le Réseau des ONG de défense des droits des déplacés internes en RDC (RODDI-RDC) appelle à une mobilisation en faveur des enfants déplacés.
Dans un plaidoyer rendu public ce lundi 24 août depuis le Kwango, l’organisation alerte sur le risque d’exclusion scolaire de milliers d’enfants ayant fui les violences.
La 14ᵉ Semaine nationale de la médecine traditionnelle et alternative (SNMTA) et la 24ᵉ Journée africaine de la médecine traditionnelle (JAMT) se tiendront du 31 août au 5 septembre 2026 à Manga, dans la région du Nazinon. Pour l'occasion, le comité d'organisation a tenu une conférence de presse annonçant ces activités ce 24 août 2026.
Au Burkina Faso, la médecine traditionnelle fait partie des parcours de santé de nombreuses populations. Elle s'appuie sur des savoirs, des pratiques, des expériences et des ressources qui constituent, selon le Dr Esaïe Kindo, chef de service de médecine traditionnelle et des soins intégrés à la Direction de la médecine traditionnelle et alternative (DMTA), « un patrimoine sanitaire, scientifique, culturel et économique de grande valeur ». Mais cette importance sociale et culturelle pose également une responsabilité à l'État : organiser le secteur, protéger les populations, améliorer la qualité et la sécurité des pratiques et des produits, tout en favorisant la recherche et l'innovation.
C'est dans cette dynamique que s'inscrivent la 14ᵉ SNMTA et la 24ᵉ JAMT. Les deux rendez-vous auront pour cadre la ville de Manga. La Semaine nationale se déroulera du lundi 31 août au samedi 5 septembre 2026, tandis que la cérémonie commémorative de la Journée africaine est prévue le samedi 5 septembre.
La 24ᵉ JAMT sera placée sous le thème : « Réflexion sur les efforts de recherche et de développement en matière de médecine traditionnelle pour la mise en œuvre de la couverture sanitaire universelle dans la Région africaine ». Un choix qui traduit la volonté de placer la recherche au cœur de la valorisation de la médecine traditionnelle. « Ce thème nous invite à dépasser la seule reconnaissance de la médecine traditionnelle », a expliqué le Dr Esaïe Kindo. Il s'agit désormais de produire des connaissances, de documenter les pratiques, mais aussi de renforcer l'évaluation de leur qualité, de leur sécurité et de leur efficacité. L'objectif final est de transformer les résultats probants de la recherche en solutions de santé accessibles aux populations.
Des médicaments traditionnels améliorés soumis à l'exigence de la preuve
La 14ᵉ SNMTA mettra particulièrement l'accent sur les médicaments traditionnels améliorés, à travers le thème : « Introduction des médicaments traditionnels améliorés dans les directives nationales de prise en charge des maladies au Burkina Faso : défis et opportunités pour l'atteinte de la souveraineté sanitaire ». Pour le Dr Esaïe Kindo, cette perspective ne saurait toutefois conduire à une intégration automatique des produits issus de la médecine traditionnelle dans les protocoles de soins.
« L'introduction de médicaments traditionnels améliorés dans les directives nationales ne peut être ni automatique ni simplement déclarative », prévient-il. Elle doit être fondée sur des données scientifiques suffisantes et une évaluation rigoureuse. Elle nécessite également une réglementation appropriée, des normes de qualité, une pharmacovigilance effective, une production maîtrisée et des indications thérapeutiques clairement définies. Cette exigence est présentée comme une condition de protection des patients, mais également de confiance. L'enjeu est de permettre aux professionnels de santé comme aux populations de disposer de produits dont la qualité, la sécurité et l'efficacité ont été suffisamment établies.
Cette orientation s'inscrit dans la volonté du Burkina Faso de consolider sa souveraineté sanitaire. Celle-ci ne saurait, selon la déclaration, se limiter à la disponibilité des infrastructures ou à l'accès aux produits importés. Elle implique également la capacité à « mobiliser, évaluer, sécuriser et valoriser » les ressources endogènes au bénéfice de la santé des populations.
Selon le comité d'organisation il faut renforcer les compétences des praticiens de la médecine traditionnelle et alternative et des agents de santé, créer un cadre d'échanges et de partage d'expériences, faire connaître les produits issus de cette médecine, renforcer la collaboration entre les différents acteurs du système de santé et consolider l'engagement des autorités dans la promotion du secteur.
À Manga, ces ambitions se traduiront par une série d'activités. Une exposition de produits issus de la médecine traditionnelle et alternative, des consultations et soins traditionnels et alternatifs, ainsi que des conférences et ateliers de renforcement des capacités sont prévus. Les infirmiers chefs de postes et les pharmaciens de la région du Nazinon bénéficieront également d'une formation sur la conduite de l'enquête relative à l'évidence ethnomédicale.
Le programme prévoit également une plantation d'arbres, un cross populaire suivi d'une séance d'aérobic, une nuit de la médecine traditionnelle et alternative, une séance de don de sang et une clinique mobile de dépistage des cancers de la femme. La cérémonie commémorative de la 24ᵉ JAMT clôturera cette programmation le 5 septembre.
À lire : Burkina/Médecine traditionnelle : Entre savoir ancestral, défis d'approvisionnement et quête de reconnaissance
Au-delà de ces activités, le Dr Esaïe Kindo insiste sur trois principes. Le premier est que la valorisation ne doit pas être synonyme d'absence de contrôle. La reconnaissance des savoirs traditionnels doit aller de pair avec une réglementation appliquée et une lutte contre les pratiques dangereuses, les allégations thérapeutiques non fondées et la publicité irrégulière.
Ce fût l'occasion pour les journalistes de poser les préoccupations liées à la médecine traditionnelle
Le deuxième concerne l'intégration des soins. Celle-ci, précise-t-il, ne doit pas entraîner une confusion des rôles. Elle doit plutôt reposer sur des mécanismes organisés de collaboration, de référence et de recours, avec le respect des compétences et des responsabilités de chaque catégorie d'acteurs. « Le patient doit demeurer le point de convergence de nos efforts », rappelle-t-il.
Le troisième principe touche directement à la souveraineté sanitaire. « La souveraineté sanitaire exige de passer de l'intention à la preuve », affirme le responsable. Cela suppose davantage d'investissements dans la recherche, la documentation des connaissances, la qualité des matières premières, la normalisation des procédés et l'évaluation clinique lorsque celle-ci est requise. Le développement de chaînes de valeur nationales responsables est également présenté comme une priorité.
La réussite de cette démarche nécessitera l'implication de l'ensemble des acteurs : autorités, praticiens, professionnels de santé, chercheurs, universités, pharmaciens, organisations professionnelles et associatives, partenaires, acteurs économiques, médias et communautés.
Aux populations, le Dr Esaïe Kindo recommande notamment de recourir à des praticiens reconnus et de respecter les indications ainsi que les règles de sécurité. Aux chercheurs, il demande d'intensifier les travaux interdisciplinaires afin de produire des données robustes et de favoriser la transformation responsable des résultats de recherche en innovations utiles et accessibles.
Quant aux médias, leur rôle est également jugé déterminant : informer avec exactitude, valoriser les progrès réels, déconstruire les fausses promesses thérapeutiques et promouvoir des comportements protecteurs.
Pour le comité d'organisation, l'ambition est que cette édition laisse des résultats concrets : des acteurs mieux formés, des collaborations renforcées, des pratiques mieux encadrées et une population mieux informée. Une ambition résumée par le message de préservation et de valorisation des savoirs traditionnels, dans « la rigueur scientifique, la légalité, l'éthique et la protection de la santé publique ».
Au Burkina Faso environ 500 praticiens de médecine traditionnelle sont reconnus par le ministère de la santé et 18 médicaments traditionnels possèdent une autorisation de mise sur le marché.
Farida Thiombiano
Anita Zongo
Lefaso.net
La cérémonie d'ouverture de la deuxième session de formation sur la production de fourrage et de champignons comestibles selon la technologie Juncao s'est tenue ce lundi 24 août 2026. Organisée dans le cadre de la coopération entre le Burkina Faso et la République populaire de Chine, la formation réunit 100 participants issus du ministère en charge de l'agriculture, de la recherche et du secteur agro-pastoral.
Prévue du 24 août au 16 septembre 2026, la formation sur la technologie Juncao vise à renforcer les capacités de 100 participants dans la production intensive de fourrage de qualité et la culture des champignons comestibles.
La technologie Juncao est présentée comme une solution pouvant contribuer à répondre aux difficultés d'approvisionnement en fourrage auxquelles fait face le secteur de l'élevage. La plante, à forte production de biomasse, peut être utilisée pour produire du fourrage destiné au bétail. Elle peut également servir de substrat pour la culture de champignons comestibles, ouvrant ainsi une possibilité de diversification des revenus pour les producteurs.
La deuxième session de formation sur la technologie Juncao va profiter à 100 acteurs.« Dans beaucoup de pays africains, cette technologie a déjà été expérimentée et a apporté des bénéfices tangibles. On pense qu'au Burkina Faso, cette technologie a aussi un très grand potentiel à dégager », a indiqué l'ambassadeur de la République populaire de Chine au Burkina Faso, Zhao Deyong.
Selon lui, la technologie Juncao est simple et facilement accessible aux personnes qui souhaitent l'apprendre. Elle pourrait également générer d'importantes retombées économiques et environnementales.
Selon l'ambassadeur de la République populaire de Chine au Burkina Faso, Zhao Deyong, la technologie Juncao est simple et facilement accessible aux personnes qui souhaitent l'apprendre.Dès l'entame de son propos, le secrétaire général du ministère de l'Agriculture, de l'eau, des ressources animales et halieutiques, Gaoussou Sanou s'est réjoui de la tenue de cette formation sur la technologie Juncao qui est un fruit de la collaboration entre le Burkina Faso et la République populaire de Chine.
« Quand vous regardez notre contexte actuel, nous sommes en train de mettre en œuvre l'offensive agro-pastorale hydraulique. Et normalement, cette technologie devait nous permettre véritablement, pour la composante des ressources animales, de disponibiliser assez de forages pour l'atteinte des objectifs qui sont fixés », a-t-il indiqué.
La directrice de la formation continue de l'École nationale de l'élevage et de la santé animale (ENESA) au Burkina Faso, Cécile Sarambé, a invité les participants à rester concentré durant la formation.Le secrétaire général du ministère de l'Agriculture, de l'eau, des ressources animales et halieutiques a par ailleurs invité les participants à la formation à l'assiduité afin de pouvoir mettre leurs connaissances au profit de la nation entière.
« Chers participants, l'objectif général de cette formation est de renforcer les capacités techniques de 100 agents du ministère de l'Agriculture, de l'eau, des ressources animales et alimentaires, des chercheurs, ainsi que des acteurs du secteur agro-pastoral du Burkina Faso sur la technologie du Juncao dans l'optique d'améliorer la production fourragère et de développer la culture des champignons comestibles au Burkina Faso » a laissé entendre la directrice de la formation continue de l'École nationale de l'élevage et de la santé animale (ENESA) au Burkina Faso, Cécile Sarambé.
Le secrétaire général du ministère de l'Agriculture, de l'eau, des ressources animales et halieutiques, Gaoussou Sanou s'est réjoui de la tenue de cette formation sur la technologie Juncao.Tout en invitant les participants à rester concentré durant la formation, elle a cependant rappelé que les premières expérimentations ont permis de constater que la technologie Juncao est productive et adaptée aux conditions climatiques du Burkina Faso.
Jean Élysée Nikiéma
Lefaso.net
La société civile forces vives de Lubutu alerte sur la dégradation des conditions de détention à la prison centrale de Lubutu et dans plusieurs cachots du territoire, au Maniema.
À l’issue d’une visite d’inspection effectuée samedi 22 août, cette structure citoyenne appelle les autorités à agir face au manque de nourriture, de médicaments et aux mauvaises conditions d’hygiène.
Le mercredi 26 août 2026 est déclaré chômé et payé sur toute l'étendue du territoire national à l'occasion de la célébration du Maouloud.
La mesure concerne les travailleurs et les employeurs des secteurs public et privé, selon un communiqué du ministre des Serviteurs du peuple. Les travailleurs des secteurs public et privé pourront ainsi observer cette journée fériée à l'occasion de la célébration de cette fête religieuse.
Le communiqué précise toutefois que les services et unités dont les activités présentent un caractère permanent devront assurer la continuité du service. Les responsables concernés sont invités à prendre les dispositions nécessaires pour garantir le fonctionnement régulier de leurs structures.
La journée du mercredi 26 août constitue donc un jour chômé et payé pour les travailleurs concernés, avec le maintien des activités indispensables dans les services à fonctionnement continu.
Lefaso.net
Source : Ministère des Serviteurs du peuple
Environ deux cents maisons ont pris feu dimanche 23 aout 2026 dans le quartier Nkafu, à Bukavu au Sud-Kivu. L’incendie, survenu sur l’avenue de l’Hôpital général de Bukavu vers 10 heures du matin, aurait démarré dans une maison avant de se propager, selon la société civile de Kadutu.
Hypocrate Marume, responsable de cette structure citoyenne, évoque une situation particulièrement difficile pour les ménages sinistrés :
Créée dans le sillage du Centre allemand pour l’aéronautique et l’astronautique [Deutsches Zentrum für Luft- und Raumfahrt, ou DLR] et s’étant notamment fait connaître pour son projet d’avion spatial à propulseur aérospike «Aurora», l’entreprise Polaris Raumflugzeug scella, en juin 2025, un accord de coopération «exclusif» avec Diehl Defence pour développer un «système aéroporté de lancement...
Cet article Développé par l’entreprise allemande Polaris, le drone de défense aérienne Cobra 600 a effectué son premier vol est apparu en premier sur Zone Militaire.
The choice is not between an unmanageably open meeting and a completely closed process. What matters is that observers have some direct line into the negotiations and can see that their expertise and proposals are genuinely considered. Credit: Albert Oppong-Ansah/IPS.
By Craig Boljkovac
GENEVA, Aug 24 2026 (IPS)
In 2022, the United Nations Environment Assembly mandated an Intergovernmental Negotiating Committee (INC) to develop a global, legally binding instrument addressing the full life cycle of plastics, from production and product design to disposal. After the resumed fifth session adjourned without consensus in Geneva in August 2025, the divided process moved into informal consultations before INC-5.4 in March 2027.
The exclusion of observers from the June 2026 Heads of Delegation meeting in Nairobi and the next meeting in Bangkok points to a forced separation between governments and observers during these decisive months. At the moment the negotiations most need scientific knowledge, practical experience, public scrutiny and political confidence, they are becoming less inclusive.
Governments negotiate treaties and take decisions; observers do not claim either function. Meaningful observer participation is nevertheless a mainstream feature of United Nations environmental negotiations, not an optional courtesy or a privilege that must be earned by reorganizing civil society into a form administratively convenient to the Chair and Secretariat
There should be no misunderstanding about roles. Governments negotiate treaties and take decisions; observers do not claim either function.
Meaningful observer participation is nevertheless a mainstream feature of United Nations environmental negotiations, not an optional courtesy or a privilege that must be earned by reorganizing civil society into a form administratively convenient to the Chair and Secretariat.
At the online consultation with observers on 14 July 2026, I personally asked Chair Julio Cordano whether there would be any opportunity for observers to participate face-to-face with governments in the pre-negotiations before INC-5.4.
His answer, although somewhat circuitous, was clear: there would not. The official roadmap currently places governments in informal in-person meetings while observers are offered separate webinars in which they may share their views with the Chair.
The webinars may be useful, but they are not participation in the negotiations. Observers speaking to the Chair while governments negotiate separately is consultation at a distance. Direct observer engagement with governments may therefore be almost entirely prevented until INC-5.4, with no certainty about how meaningful participation will be even then.
Bangkok is important, but it is not the fundamental issue. The question is whether the remaining process will rebuild trust and establish genuine engagement rather than maintain parallel tracks.
The Chair’s statement that INC-5.4 will follow previously agreed participation arrangements, including observers, is cautiously positive, but it does not replace clear modalities or direct engagement while the political package is being shaped.
None of this is intended as disrespect toward Ambassador Cordano. He inherited an exceptionally difficult negotiation, with a fractured text and a political divide between the High Ambition Coalition and the Like-Minded countries.
The June Heads of Delegation meeting reportedly produced a more constructive atmosphere, and confidential spaces for governments to test compromises are sometimes essential. But confidentiality and meaningful observer engagement are not mutually exclusive.
The Stockholm Convention negotiations set an admittedly high bar. Civil-society networks organized themselves, developed technical and policy positions and built working relationships with governments throughout the process.
The International Pollutants (formerly “POPs”) Elimination Network – IPEN – itself emerged at the first Stockholm Convention INC in 1998 as a self-organised public interest entity for engagement in such negotiations.
The Rotterdam and Stockholm Convention secretariats continue to recognize NGOs as important stakeholders and provide for their representation as observers at meetings of Convention bodies. These negotiations did not succeed ‘despite’ observer involvement; they benefited from the expertise, organization, implementation knowledge and political attention observers brought.
The plastics negotiations should aim to meet or exceed that standard, not retreat from it. Plastics are chemical products, made with chemical inputs, that generate enormous pollution and waste-management challenges. The negotiations belong within the chemicals and wastes tradition, where constructive observer participation has been part of both treaty development and implementation.
The UNEA mandate points in the same direction. Resolution 5/14 stressed the need for the widest and most effective participation possible, opened participation to relevant stakeholders consistent with applicable UN rules and requested UNEP to facilitate their participation and cooperation.
More generally, UNEP accreditation gives civil-society organizations observer status at UNEA and its subsidiary bodies, with opportunities for written and oral contributions. A process that progressively removes stakeholders from the settings in which substantive discussions occur diminishes the practical meaning of that mandate.
The Chair’s continuing emphasis on “organizing” and “rationalizing” observer participation is therefore understandable as an attempt to manage a large and diverse community at a particularly fraught point in the negotiations, but it becomes concerning when substantive proposals from major observer groups receive no meaningful response.
Better coordination may improve participation; it cannot be a prerequisite for access. Indigenous Peoples, scientists, waste pickers, workers, public-health organizations, environmental NGOs, consumer groups, local authorities and business coalitions have distinct mandates and cannot simply be compressed into a few convenient voices without losing the diversity that gives observer participation its value.
There is, however, a practical way forward. the process that the WHO Framework Convention on Tobacco Control has made a distinction between observers with “vested interests” (i.e. the tobacco companies and their associated interests) and the “public interest.” This possible approach has also been suggested during the negotiations, with no substantive response received.
Alternatively, UNEP already has a recognized Major Groups Facilitating Committee, composed of elected representatives of the nine Major Groups and supported by the UNEP Civil Society Unit, whose responsibility includes facilitating accredited civil-society participation in UNEP’s intergovernmental processes.
The Chair could ask this existing mechanism to invite each Major Group to nominate one or two organizations, selected for relevant expertise and balanced representation, to attend informal governmental meetings as silent observers or, where appropriate, to contribute at designated sessions.
This would resemble the approach used under the UN Framework Convention on Climate Change, where the secretariat contacts constituency focal points to nominate a limited and balanced number of observer representatives for smaller workshops and meetings.
The model is imperfect: UNEP’s Major Groups do not neatly encompass every constituency engaged in the plastics negotiations, and limited representation at informal meetings must not replace broad access at formal INC sessions. It would nevertheless remove the claim that observers have failed to organize themselves, place responsibility within an existing and recognized UNEP process, and avoid the Chair or Secretariat choosing preferred interlocutors.
The choice is not between an unmanageably open meeting and a completely closed process. What matters is that observers have some direct line into the negotiations and can see that their expertise and proposals are genuinely considered.
The present separation also carries financial and political risks. The INC has depended heavily on voluntary donor support. As of 25 March 2026, UNEP reported more than USD 40 million in contributions, including more than USD 7.2 million from Norway and approximately USD 2.5 million from Switzerland. Norway’s subsequent review and reported hold on aspects of its wider UNEP funding was already a warning that financing cannot be treated as politically unconditional.
No donor has announced that restrictions on observers will cause it to withdraw support. Donor governments may nevertheless ask why they should continue financing a process that repeatedly postpones decisions, accommodates the least ambitious actors and limits access for many of the organizations supplying evidence, implementation experience and public accountability. A process that loses legitimacy also places its financing at risk.
INC-5.4 is the final credible test of whether the UNEP process can produce a treaty reflecting the mandate agreed in 2022. The session cannot arrive after months of closed governmental discussions with observers presented with a largely completed political package. The Chair and Secretariat should clarify participation modalities now and establish structured, direct engagement with observers before March, using UNEP’s existing civil-society architecture if necessary.
If INC-5.4 produces another continuation or a lowest-common-denominator text stripped of meaningful lifecycle measures and effective controls on products, production and chemicals, high-ambition governments should be prepared to pursue an Ottawa-style diplomatic process.
That is not the preferred outcome; a strong global treaty concluded through UNEP remains the better course. But the UN process cannot demand political loyalty, donor financing and stakeholder expertise while progressively closing the door on those stakeholders.
Rebuilding trust with observers will not solve every substantive division in the plastics negotiations. It is, however, a necessary test of whether the process still intends to be ambitious, legitimate and capable of delivering an effective treaty. If that test cannot be met, countries serious about ending plastic pollution may need to create a different pathway.
Craig Boljkovac is Executive Director of Green Cross International and has more than 35 years of experience in international environmental policy and sustainable development. He is a co-founder of IPEN. He has participated in several sessions and related meetings of the global plastics treaty negotiations. The opinions expressed are his own.