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Agrégateur de flux

Hot to Broker Peace in Ukraine

Foreign Affairs - jeu, 13/08/2026 - 06:00
Decades of hard-won mediation experience point the way.

The Next Global Economic Crisis Could Be Made in China

Foreign Affairs - jeu, 13/08/2026 - 06:00
How overcapacity ends.

Krankenkassen-Chefs könnten künftig maximal gleich viel verdienen wie ein Bundesrat

NZZ.ch - jeu, 13/08/2026 - 05:30
Der Bundesrat unterstützt eine Vorlage aus dem Nationalrat, welche die Manager-Löhne bei den Krankenversicherungen beschränken will. Er spricht sich aber dafür aus, die Saläre auf einfachere Weise festzulegen.
Catégories: Swiss News

Mit einer Hüpfburg gegen den aufgeblähten Staat: Jungfreisinnige und Wirtschaftsverbände wollen eine Verwaltungsbremse

NZZ.ch - jeu, 13/08/2026 - 05:30
Die Initianten orientieren sich an der Schuldenbremse und wollen dafür sorgen, dass die Bundesverwaltung nicht mehr weiter wächst.
Catégories: Swiss News

Wie die Schwyzer das Kloster Einsiedeln retteten und dabei Zürich und den Papst umgingen

NZZ.ch - jeu, 13/08/2026 - 05:29
Im Jahr 1526 stand die Benediktinerabtei kurz vor dem Aus. Die Gemeinschaft war auf einen einzigen Mönch geschrumpft. Der Wiederaufschwung begann mit einem St. Galler.
Catégories: Swiss News

Kenge : 4 morts après collision entre deux motos

Radio Okapi / RD Congo - jeu, 13/08/2026 - 05:21

Quatre personnes ont perdu la vie dans un violent accident survenu lundi 10 aout soir sur la Route nationale n° 1, au niveau de la ville de Kenge. 

Le drame implique un tricycle et une moto à deux roues entrés en collision dans un virage fortement rétréci par la présence prolongée d'un poids lourd en panne sur la chaussée.

Catégories: Afrique

Anne Walser verfilmt den Absturz von Swissair 111: «Wir wollen keine alten Wunden aufreissen»

Blick.ch - jeu, 13/08/2026 - 04:57
Das Drama «111 – Echoes from Halifax» rund um den Swissair-Absturz von 1998 feiert am Zurich Film Festival seine Premiere. Produzentin Anne Walser erklärt, warum die Katastrophe um Swissair-Flug 111 nicht gezeigt wird – und wie Fiktion den Opfern mehr Würde verleiht.
Catégories: Swiss News

Zimbabwe: un naufrage sur le lac Kariba fait plus de 40 morts

RFI /Afrique - jeu, 13/08/2026 - 04:55
Au moins 44 personnes ont perdu la vie dans le naufrage d’un bateau survenu mardi 11 août sur le lac Kariba, à la frontière entre la Zambie et le Zimbabwe. 77 autres passagers ont été secourus selon la police. Le navire, appartenant à l’agence gouvernementale de développement rural, assurait la liaison entre les villes zimbabwéennes de Kariba et Chalala, avec des escales dans plusieurs îles et villages de pêcheurs. Le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa a décrété mercredi l’état de catastrophe à la suite de l’accident.
Catégories: Afrique

Guinée: des centaines de personnes victimes d'arnaques aux cryptomonnaies

RFI /Afrique - jeu, 13/08/2026 - 04:50
Ces épargnants ont déposé des sommes allant de quelques centaines à quelques milliers d'euros sur des plateformes de crypto-actifs, attirés par des taux d'intérêt alléchants et l'espoir d'empocher des gains rapides. Mais beaucoup perdent tout, car ils ne peuvent finalement plus retirer leur argent. Ce phénomène prend de l'ampleur depuis plusieurs mois à cause de promoteurs très actifs sur les réseaux sociaux, au point de pousser la Banque centrale à réagir.
Catégories: Afrique, Défense

Kenya: les victimes d’abus du contingent britannique présentent leurs doléances

RFI /Afrique - jeu, 13/08/2026 - 04:45
Au Kenya, la présence de soldats britanniques près de Nanyuki dans le centre du Kenya continue de faire débat. Londres y a un camp d’entraînement militaire, la BATUK. Plus de 1 000 soldats britanniques viennent chaque année y passer quelques semaines pour s’entraîner. Mais ces troupes ont été accusées à multiples reprises de violations de droits humains : blessures et décès à cause de munitions non explosées, viols et agressions sexuelles ou encore abandons d’enfants. Alors que l’accord avec Nairobi doit être renouvelé, les victimes kényanes demandent à ne pas être oubliées.
Catégories: Afrique, Défense

L'Afrique du Sud demande aux pays d'origine de rembourser des frais de transport du rapatriement des étrangers

RFI /Afrique - jeu, 13/08/2026 - 04:40
L’Afrique du Sud fait ses comptes, après avoir été secouée par des manifestations contre les étrangers en situation illégale de grande ampleur. Le pays affirme que près de 90 000 ressortissants étrangers – et en premier lieu des citoyens malawites – ont quitté le pays entre fin juin et début août, suite à ces mobilisations, bien que les chiffres avancés par d’autres gouvernements africains soient plus élevés. Et l’exécutif entend bien partager la facture de telles opérations.
Catégories: Afrique, Défense

Soudan: les paramilitaires reprennent une ville dans le Nil bleu à la frontière avec l’Éthiopie

RFI /Afrique - jeu, 13/08/2026 - 04:35
Les paramilitaires des Forces de soutien rapide ont annoncé ce mercredi 12 août avoir pris le contrôle de la ville de Geissan, dans l’État du Nil bleu au sud-est du Soudan, à la frontière avec l’Éthiopie. L’attaque des FSR a été précédée par des frappes de drones et des tirs à l’artillerie lourde mardi. Les forces sont venues depuis l’Éthiopie. L’armée soudanaise occupe actuellement d’autres localités au Nil bleu et cela depuis juin dernier. Après le revers essuyé au Kordofan et au Darfour, les paramilitaires cherchent à reprendre l'initiative au Nil Bleu.
Catégories: Afrique

Cameroun: l'homme qui a voulu faire lire des faux décrets à la CRTV incarcéré à Yaoundé

RFI /Afrique - jeu, 13/08/2026 - 04:30
Au Cameroun, Johann Adriel Sitchom Kuate, qui avait tenté de faire lire sur les ondes de la radio d'État, la CRTV, un faux décret nommant un vice-président de la République, est incarcéré depuis le mardi 11 août à la prison centrale de Yaoundé Kondengui. Les faits remontent au 12 juin dernier. L'affaire avait fait grand bruit et avait déclenché une enquête. L'homme est aujourd'hui poursuivi pour « tentative d'atteinte à la sûreté de l'État avec complicité de puissances étrangères ».
Catégories: Afrique

Ebola outbreak on track to be deadliest ever, WHO chief says

BBC Africa - jeu, 13/08/2026 - 03:31
The outbreak, declared on 15 May, has caused more than 2,000 deaths, with thousands more reported cases.
Catégories: Africa

Coopération numérique : Le Burkina Faso et le Nigéria mènent la réflexion pour concrétiser des projets structurants

Lefaso.net (Burkina Faso) - jeu, 13/08/2026 - 01:47

La coopération numérique entre le Burkina Faso et le Nigéria entre dans une phase plus concrète. En visite officielle à Ouagadougou, le ministre nigérian des communications, de l'innovation et de l'économie numérique, Dr Bosun Tijani, a pris part à une séance de travail avec son homologue burkinabè. À l'ouverture des travaux, la ministre de la transition digitale, des postes et des communications électroniques, Dr Aminata Zerbo/Sabané, a plaidé pour une collaboration renforcée entre les deux pays, fondée sur des projets structurants capables d'accélérer la transformation digitale et de produire rapidement des résultats visibles. L'évènement s'est tenu ce mercredi 12 août 2026.

Une poignée de main, des retrouvailles entre deux délégations et, surtout, la volonté affichée de donner une traduction concrète à des engagements déjà pris. À Ouagadougou, la visite officielle du ministre nigérian des communications, de l'innovation et de l'économie numérique, Dr Bosun Tijani, ouvre une nouvelle séquence dans les relations de coopération entre le Burkina Faso et le Nigéria dans le domaine du numérique.

En souhaitant la bienvenue à son hôte, Dr Aminata Zerbo/Sabané a d'abord tenu à saluer une visite qu'elle considère comme un prolongement naturel des échanges engagés quelques semaines plus tôt à Abuja. La ministre burkinabè est en effet revenue sur la septième session des plénipotentiaires de l'Union africaine des télécommunications (UAT), organisée dans la capitale nigériane. Une rencontre au cours de laquelle les deux responsables avaient eu un entretien bilatéral et posé les bases d'un rapprochement plus soutenu entre leurs pays.

« Nous nous sommes engagés à renforcer notre collaboration, à rapprocher les deux pays dans le domaine du numérique en allant ensemble sur des projets concrets », a rappelé Dr Aminata Zerbo/Sabané

Le ministre nigérian des communications, de l'innovation et de l'économie numérique, Dr Bosun Tijani, a souligné que la visite de la délégation de son pays au Burkina Faso s'inscrit dans une volonté de donner une nouvelle dimension à la coopération numérique entre les deux États. Elle est inspirée, selon lui, par la récente visite de la ministre burkinabè Dr Aminata Zerbo/Sabané à Abuja, à l'occasion de la conférence des plénipotentiaires de l'Union africaine des télécommunications. Cette démarche, dit-il, vise surtout à identifier des opportunités concrètes de collaboration.

Dr Bosun Tijani affirme avoir été marqué par la vision portée par son homologue burkinabè, une vision qu'il estime susceptible de bénéficier non seulement au Burkina Faso, mais également à l'ensemble de la sous-région ouest-africaine et au continent. Dans un contexte où l'Afrique, continent le plus jeune au monde, s'apprête à fournir une part croissante de la future main-d'œuvre mondiale, il invite les dirigeants africains à mieux préparer cette jeunesse aux opportunités à venir. Fort de ses nombreuses ressources humaines, naturelles, culturelles et entrepreneuriales, le continent doit, selon lui, s'appuyer davantage sur les technologies, notamment le numérique, pour valoriser ses atouts et accélérer son développement.

Selon le ministre nigérian des communications, de l'innovation et de l'économie numérique, Dr Bosun Tijani, l'heure est désormais à des partenariats pragmatiques et à des initiatives capables de produire des résultats concrets

Le numérique, une opportunité à saisir

La ministre burkinabè estime que le potentiel du numérique, et plus particulièrement celui de l'intelligence artificielle, ne fait plus débat. Les technologies numériques représentent, selon elle, une opportunité majeure pour les pays africains d'accélérer leur développement socio-économique, d'améliorer les conditions de vie des populations et d'ouvrir de nouvelles perspectives à une jeunesse de plus en plus connectée et créative.

Mais encore faut-il créer les conditions nécessaires pour transformer cette promesse en réalité. Afin de réussir la transformation digitale, Dr Aminata Zerbo/Sabané juge que les infrastructures, la connectivité, les capacités d'hébergement, la formation et le développement des compétences locales, sont indispensables. Sans oublier la cybersécurité, la dématérialisation des services publics, la structuration et la valorisation des données.

Le défi est immense. Et à ses yeux, il serait difficile pour chaque pays de le relever seul. « Les défis qui sont les nôtres pour faire de la transformation digitale une réalité dans nos pays peuvent être difficilement relevés par chaque pays isolément », a-t-elle insisté. C'est donc autour d'une conviction commune que le Burkina Faso et le Nigéria entendent bâtir leur partenariat : mutualiser les efforts, les ressources et les intelligences afin de faire du numérique un véritable levier de développement dans l'ensemble des secteurs de l'économie et de la société.

La coordinatrice du projet Project Bridge, Jumoke Akande a présenté les expériences du Nigéria en matière de connectivité, d'intelligence artificielle et de transformation digitale

De la volonté politique aux réalisations concrètes

Au-delà des déclarations d'intention, la visite du ministre nigérian à Ouagadougou se veut une étape vers l'action. Pour Dr Aminata Zerbo/Sabané, le temps est venu de transformer les échanges entre responsables en une feuille de route commune, assortie de projets capables de produire des résultats tangibles. « Je suis donc ravie qu'au-delà des discours, nous prenions des actions », a-t-elle souligné.

La séance de travail doit ainsi permettre aux deux parties d'examiner plusieurs initiatives jugées structurantes et à fort impact. Parmi elles figurent les douze chantiers majeurs engagés par le Burkina Faso dans le cadre de sa transformation digitale, mais également le vaste projet de connectivité envisagé par le Nigéria, avec l'ambition de renforcer l'interconnexion avec les pays voisins.

Autre sujet appelé à occuper une place importante dans les discussions : l'intelligence artificielle et les langues africaines. Un enjeu stratégique dans un continent où l'essentiel des innovations technologiques demeure encore largement conçu dans des langues et selon des réalités parfois éloignées des contextes locaux.

Les avancées de la digitalisation au Nigéria ont été également partagées par le Dr Olubunmi Ajala, directeur national du Centre national pour l'intelligence artificielle et la robotique

Pour la ministre burkinabè, ces différents projets peuvent constituer des tremplins pour bâtir une coopération plus structurée entre Ouagadougou et Abuja. L'objectif est clair : définir des actions communes et faire en sorte que les retombées du rapprochement entre les deux pays soient perceptibles dans les meilleurs délais.

Une coopération appelée à dépasser les frontières des deux pays

Mais l'ambition ne s'arrête pas à une relation bilatérale. Dr Aminata Zerbo/Sabané souhaite que l'initiative engagée entre le Burkina Faso et le Nigéria puisse, à terme, inspirer et entraîner d'autres pays de la sous-région. Dans un environnement où les défis technologiques ignorent les frontières nationales, la construction d'infrastructures communes, le partage des compétences et la mise en réseau des écosystèmes numériques apparaissent comme des pistes susceptibles de renforcer la souveraineté technologique du continent.

Le ministère a présenté à travers Dr Tégawendé François d'Assise Bissyandé, les 12 chantiers majeurs de la transformation digitale à l'horizon 2030 et des principales priorités du Burkina Faso

La visite officielle de Dr Bosun Tijani prend ainsi une dimension qui dépasse la seule coopération entre deux administrations. Elle porte l'idée d'une Afrique qui cherche à mieux coordonner ses initiatives, à éviter la dispersion des efforts et à faire émerger des projets capables de répondre aux réalités propres au continent.

Créer l'environnement pour libérer le talent des jeunes

Au cœur de cette ambition, il y a aussi la jeunesse. Dr Aminata Zerbo/Sabané a rappelé que les deux pays disposent de jeunes talents dont le potentiel ne demande qu'à s'exprimer. Le rôle des pouvoirs publics et des acteurs du numérique, estime-t-elle, consiste désormais à mettre en place l'environnement favorable à l'émergence de ces champions.

Des jeunes capables de concevoir des produits compétitifs, de s'imposer au-delà des frontières de la sous-région, mais surtout de développer des solutions adaptées aux problèmes concrets des populations. « Nous avons des jeunes qui sont pétris de talent et qui attendent que nous puissions mettre en place l'environnement qu'il faut pour exprimer ce talent », a affirmé la ministre.

La Feuille de route nationale de l'intelligence artificielle et de ses principaux axes a été présentée par le Dr Rodrigue Kafando, expert en IA du Secrétariat permanent de l'innovation et de la veille sur les technologies émergentes du numérique (SPIVTEN)

L'enjeu, selon elle, est de permettre à cette créativité de donner naissance à des innovations dont les Africains pourront être fiers, tout en apportant des réponses aux défis réels auxquels leurs pays sont confrontés. La séance de travail qui s'ouvre à Ouagadougou est donc attendue comme un moment de convergence entre visions politiques, ambitions technologiques et projets opérationnels. À travers cette visite officielle, le Burkina Faso et le Nigéria affichent leur volonté de faire de la coopération un accélérateur de leur transformation digitale.

Reste désormais à traduire cette volonté en projets, en investissements, en infrastructures et en solutions concrètes. C'est à cette condition que le rapprochement voulu entre les deux pays pourra rapidement produire les résultats espérés et, peut-être, tracer la voie d'une coopération numérique sous-régionale plus intégrée.

Hamed Nanéma
Lefaso.net

Catégories: Afrique

Les 100 Visages du Burkina Digital : Maxence Zoundi, du Canada au Burkina, le numérique comme passerelle

Lefaso.net (Burkina Faso) - jeu, 13/08/2026 - 01:45

À 65 jours de l'ouverture de Le Faso Digital 2026, nous poursuivons notre série consacrée aux femmes et aux hommes qui façonnent le Burkina numérique. Aujourd'hui, arrêt sur Maxence Zoundi, expert en transformation numérique, directeur de projets stratégiques et entrepreneur, dont le parcours international témoigne de la place croissante des compétences burkinabè dans la conduite des grandes transformations technologiques à l'échelle mondiale.

La transformation numérique des organisations ne se résume plus à l'installation d'un logiciel ou à l'informatisation d'un processus. Elle implique de repenser les modèles d'affaires, d'intégrer des systèmes complexes, d'accompagner les changements organisationnels et, désormais, de tirer parti des nouvelles possibilités offertes par l'intelligence artificielle.

Depuis près de vingt ans, Maxence Zoundi accompagne ces mutations au sein de grandes entreprises nord-américaines avant de mettre cette expertise au service des entreprises africaines. Son parcours illustre l'émergence d'une nouvelle génération de professionnels capables de faire le lien entre les standards internationaux de la transformation numérique et les réalités économiques du continent.

Une expertise construite au cœur des grandes transformations

Titulaire d'un MBA en fabrication et logistique de l'Université Laval, après un baccalauréat en gestion des opérations à l'Université de Moncton, Maxence Zoundi se spécialise très tôt dans la gestion des projets technologiques complexes.

Au fil des années, il développe une solide expertise dans les systèmes ERP, les chaînes d'approvisionnement, la gouvernance des projets, les architectures d'intégration et les migrations de systèmes d'information à grande échelle. Cette expertise est renforcée par plusieurs certifications internationales, notamment PMP, SAP Activate, Google AI Professional et Odoo ERP.

Piloter les projets les plus critiques

La carrière de Maxence Zoundi s'est construite au sein de quelques-unes des plus importantes organisations nord-américaines. Hydro-Québec, Desjardins, Domtar, BRP, Cascades, Barrette Outdoor Living, Banque Nationale, L'Oréal ou encore Produits forestiers Résolu figurent parmi les entreprises qui lui ont confié la direction ou la coordination de projets stratégiques de modernisation de leurs systèmes d'information.

Qu'il s'agisse de migrations vers SAP S/4HANA, de fusion de systèmes après des acquisitions, d'intégration de plateformes Cloud ou de modernisation de chaînes logistiques, il intervient sur des projets mobilisant des équipes multidisciplinaires, des intégrateurs internationaux et des budgets pouvant atteindre plusieurs centaines de millions de dollars.

Cette expérience lui permet de maîtriser l'ensemble du cycle de vie des grands programmes de transformation numérique : gouvernance, planification, gestion des risques, conduite du changement, qualité, tests, déploiement et accompagnement des utilisateurs.

Ramener l'expertise internationale vers le Burkina Faso

En 2022, Maxence Zoundi fonde ZEDM Solutions, un cabinet de conseil spécialisé dans la transformation numérique des organisations. À travers cette entreprise, qui ouvre une filiale au Burkina Faso en 2025, il construit un véritable pont technologique entre l'Amérique du Nord et l'Afrique. Son ambition est d'offrir aux entreprises africaines des solutions jusque-là réservées aux grandes organisations internationales, tout en les adaptant aux réalités locales.

Partenaire officiel d'Odoo au Burkina Faso, ZEDM Solutions accompagne les PME dans la mise en œuvre de solutions ERP couvrant la gestion commerciale, la production, les ressources humaines, la comptabilité ou encore le commerce électronique.

Quand l'intelligence artificielle devient un levier de performance

Très tôt, Maxence Zoundi intègre les nouveaux outils d'intelligence artificielle dans son approche de la transformation numérique. Il développe des architectures fondées sur les modèles de langage, les agents intelligents, l'automatisation des processus et les plateformes de nouvelle génération afin d'améliorer la performance des organisations tout en réduisant leur dette technique.

Cette approche ne consiste pas à remplacer les systèmes existants, mais à les rendre plus intelligents, plus interconnectés et plus performants grâce aux possibilités offertes par l'intelligence artificielle générative et les technologies d'automatisation.

L'entrepreneuriat comme moteur d'innovation

Au-delà du conseil, Maxence Zoundi développe également plusieurs initiatives entrepreneuriales. En 2026, il lance YugYug, une plateforme numérique inspirée du concept burkinabè du « yougou-yougou », qui transpose dans l'univers digital les principes d'échange et de réutilisation des biens. Cette initiative illustre sa volonté de créer des solutions technologiques qui s'inspirent des pratiques locales tout en répondant aux nouveaux usages numériques.

Son parcours témoigne ainsi d'une conviction forte : l'innovation ne consiste pas uniquement à importer des technologies, mais aussi à les adapter aux contextes économiques et culturels dans lesquels elles seront utilisées.

Une vision internationale au service de la transformation des entreprises

Pour Maxence Zoundi, la réussite d'une transformation numérique repose sur l'alignement entre les objectifs stratégiques de l'organisation, les technologies déployées et les compétences des équipes.

Cette vision, forgée au contact de grands programmes internationaux, nourrit aujourd'hui son engagement auprès des entreprises burkinabè et africaines qui souhaitent accélérer leur digitalisation tout en maîtrisant leurs investissements technologiques.

Elle rejoint pleinement les ambitions de Le Faso Digital 2026, qui promeut un numérique créateur de valeur, d'innovation et de compétitivité pour les entreprises.

Pourquoi fait-il partie des 100 Visages du Burkina Digital ?

Parce qu'il fait partie des experts burkinabè qui pilotent les transformations numériques les plus complexes dans de grandes organisations internationales.

Parce qu'il met aujourd'hui cette expertise au service des entreprises africaines à travers ZEDM Solutions et le développement de solutions ERP adaptées au contexte local.

Parce qu'il contribue à démocratiser l'utilisation de l'intelligence artificielle, de l'automatisation et des plateformes de gestion intégrée auprès des entreprises.

Parce qu'il incarne une génération de professionnels capables de faire dialoguer les meilleures pratiques mondiales avec les besoins du tissu économique burkinabè.
Et parce que son parcours rappelle que la transformation numérique des entreprises est avant tout une affaire de vision, de méthode et de capacité à conduire durablement le changement, bien au-delà des seules technologies.

www.lefasodigital.net

Catégories: Afrique

Entrepreneuriat : Hamed Zamtako, l'informaticien devenu éleveur de cailles

Lefaso.net (Burkina Faso) - jeu, 13/08/2026 - 01:42

Ingénieur en informatique de formation, Hamed Zamtako aurait pu poursuivre une carrière loin des poulaillers et des cages d'élevage. Il a pourtant choisi, depuis 2016, de se consacrer à un volatile encore peu connu au Burkina Faso : la caille. Une reconversion qui n'a pas été sans difficultés, entre manque de financement, problèmes d'alimentation et débouchés incertains. Mais au fil des années, l'ancien informaticien a surtout transformé son expérience en un espace de transmission pratique.

Dans l'univers de Hamed Zamtako, les écrans et les lignes de code ont laissé place aux cages, aux œufs, aux cailleteaux et au bruit en continu. Pourtant, l'actuel éleveur revendique encore l'héritage de sa formation initiale. La rigueur, l'analyse, la gestion des processus et la capacité à chercher l'information, selon lui, sont utiles dans l'élevage de cailles. « Ma formation académique m'a permis de pouvoir dompter ce mode d'élevage », convainc-t-il.

Chez lui, la reconversion n'est donc pas vécue comme une rupture brutale mais comme un déplacement de compétences. Ce qu'il avait appris devant un ordinateur, il l'a progressivement appliqué dans un élevage. Et d'ailleurs, pour apprendre ce nouveau métier, il s'est principalement tourné vers internet, qu'il maîtrisait déjà. Cette capacité à chercher, comparer, comprendre et expérimenter lui permet de faire ses premiers pas dans un secteur dont il ne connaissait rien au départ.

Une envie de ne pas faire comme tout le monde

Au Burkina Faso, lorsqu'on évoque l'élevage avicole, le poulet vient rapidement à l'esprit. La caille, elle, reste loin derrière. C'est justement ce qui attire Hamed Zamtako. Au fil de ses recherches, il découvre les possibilités offertes par cet oiseau négligé et commence à envisager une autre voie. « Pourquoi ne pas diversifier un peu la vie agricole au Burkina ? Au lieu de faire comme les autres, essayons d'initier et de développer un peu un autre canal pour diversifier un peu le domaine », se questionne-t-il. Ce choix est aussi lié à une passion qui naît progressivement au contact de l'oiseau. Plus il se documente, plus il se convainc que la caille peut trouver sa place dans le paysage agricole burkinabè.

Hamed Zamtako déplore que les institutions financières trouvent que l'élevage de cailles est une filière à risque

En 2016, il commence véritablement à développer son activité. Mais entre l'idée et la réalité, le chemin est loin d'être simple. Comme beaucoup de jeunes entrepreneurs, Hamed Zamtako se retrouve rapidement confronté à la question du financement. Le problème n'est pas seulement de trouver de l'argent pour commencer. Il faut aussi trouver des mécanismes de financement adaptés à une activité agricole dont les résultats ne peuvent pas toujours être immédiats. Selon lui, les conditions proposées par certaines institutions financières ne permettent pas toujours aux jeunes promoteurs de se lancer sereinement. Le coût du crédit et les délais de remboursement peuvent devenir des obstacles supplémentaires. À cela s'ajoute la perception du risque. « À tout moment, on nous a signalé que c'est un projet à risque. Il fallait compter sur soi-même et se priver vraiment de beaucoup de choses pour économiser et réinjecter », se souvient-il. Dans ces conditions, il indique que même l'entourage peut hésiter à soutenir un tel projet. Derrière l'image de l'entrepreneur qui semble aujourd'hui avoir trouvé son équilibre, il y a eu des sacrifices, des renoncements et des périodes où il fallait simplement tenir sans rien. Pourtant, la difficulté financière n'a pas été la seule !

Nourrir les cailles, l'autre combat

Au début de son aventure, Hamed Zamtako se heurte également au problème de l'alimentation. Quand l'élevage commence à prendre son essor, il constate que les aliments disponibles ne sont pas toujours adaptés aux besoins spécifiques des cailles. Les formulations sont encore insuffisamment adaptées. Or, dans un élevage, l'alimentation est loin d'être un détail. Elle conditionne la croissance, la reproduction et, plus largement, la viabilité de l'activité. Il lui a donc fallu composer avec cette réalité pour rechercher des solutions et continuer à expérimenter. À cela s'ajoute celle de l'écoulement, car produire une caille est une chose, convaincre les consommateurs de l'acheter et de la consommer en est une autre. La caille demeure un produit relativement jeune dans les habitudes alimentaires de nombreux Burkinabè. Hamed Zamtako comprend assez tôt qu'il ne suffit pas de produire, mais qu'il faut aussi communiquer. En 2020, il organise une première initiative de promotion autour de la caille. Il ouvre son espace aux visiteurs et leur permet de découvrir l'élevage, mais aussi de déguster les produits. En 2021, il renouvelle l'expérience sur ses propres fonds. Ces initiatives contribuent progressivement à donner de la visibilité à la filière. Son objectif, souligne-t-il, n'est donc pas uniquement de réussir son propre projet. Il veut voir la filière grandir.

« Nous avons décidé de mener une étude pour trouver un aliment spécifique pour les cailles, vu que la filière est prometteuse », explique Wendlasida Simporé, élève ingénieur de conception de l'université Daniel Ouezzin Coulibaly.

« Je ne vois pas ceux que j'accompagne comme des concurrents »

Lorsqu'on lui demande de parler de ses moments de fierté, Hamed Zamtako ne commence pas par les chiffres de production. Il parle des jeunes et des femmes qu'il a accompagnés à se lancer. Des personnes qui, après avoir appris auprès de lui, sont reparties installer leur propre activité. « Quand tu accompagnes des jeunes et des femmes qui vont aller s'installer dans leur propre activité, c'est satisfaisant, surtout pour le domaine de l'élevage », explique-t-il. Ce qui le touche surtout, ce sont les retours de ceux qu'il a accompagnés. « Ils reviennent tout le temps avec des bénédictions et des remerciements. C'est déjà une fierté de contribuer quand même à l'évolution de la vie de quelqu'un », confie-t-il. Pour lui, la réussite ne se résume plus à ce qui sort de son élevage, mais elle se mesure aussi à ce que d'autres parviennent à construire après leur passage auprès de lui. Depuis plusieurs années, sa cailleterie est un lieu d'apprentissage pour des étudiants qui font des recherches. Il raconte avoir accueilli des stagiaires pendant plusieurs mois.

Wendlasida Simporé est l'un d'eux. Élève ingénieur de conception à l'université Daniel Ouezzin Coulibaly de Dédougou, il effectue auprès de lui un stage consacré à l'étude de deux types d'aliments et de leurs effets sur la croissance et les performances des cailles japonaises. L'objectif est de contribuer à la réflexion sur la mise au point d'un aliment davantage adapté à ces oiseaux. Pour le stagiaire, le choix de cette exploitation tient à son expérience dans la production de cailles. Mais au-delà de l'aspect technique, il retient surtout la disponibilité de Hamed Zamtako. Il le décrit comme « un homme ouvert » et lui adresse des encouragements pour continuer à accueillir des étudiants.

Razack Zoelégré, technicien de la ferme, travaille avec Hamed Zamtako depuis plus de 3 mois

C'est aussi ce que pense Razack Zoelégré, technicien et chef d'équipe de la cailleterie. Pour lui qui côtoie Hamed Zamtako au quotidien, il trouve que c'est un homme visionnaire. « Hamed Zamtako, il faut dire que c'est un monsieur qui est très ouvert et qui est accessible », témoigne-t-il. En cas de problème, les équipes peuvent s'asseoir avec lui pour chercher une solution. Ces témoignages présentent un homme qui, derrière le statut de promoteur, reste présent dans le quotidien de ceux qui travaillent autour de lui.

Dans certains secteurs, transmettre son savoir peut être perçu comme une manière de fabriquer ses propres concurrents, mais Hamed Zamtako défend exactement l'idée inverse. « Je ne vois pas ceux que j'accompagne comme des concurrents », affirme-t-il. Pour lui, les personnes qu'il accompagne sont des partenaires potentiels et surtout des acteurs supplémentaires capables de faire grandir la filière. Il considère que le développement de la caille au Burkina Faso ne peut pas reposer sur quelques producteurs isolés. Si la filière doit véritablement prendre de l'ampleur, il faudra davantage d'acteurs, davantage de compétences et surtout une meilleure organisation.

Un secteur qui cherche encore sa place…

Aujourd'hui, Hamed Zamtako estime que la demande existe mais la filière reste confrontée à des problèmes de structuration. Les producteurs sont encore dispersés, les prix ne sont pas toujours harmonisés et les débouchés ne sont pas suffisamment organisés. Pour lui, il est nécessaire que les acteurs se regroupent en association, en coopérative ou sous une autre forme pour défendre collectivement leurs intérêts. Il appelle également à davantage de communication autour de la filière et à une implication plus forte des pouvoirs publics. « Si davantage de personnes doivent se lancer, elles ont besoin de trouver un secteur déjà organisé, avec des repères, des débouchés et des interlocuteurs », pense-t-il.

La viande de caille est une volaille fine et peu calorique qui offre une excellente source de protéines de haute qualité, de fer, de vitamines du groupe B et de minéraux essentiels comme le zinc et le phosphore, tout en restant très pauvre en graisses

Également, la question de la transformation préoccupe Hamed Zamtako. La commercialisation de la chair fraîche constitue encore une part importante de l'activité. Mais, selon lui, le développement de véritables produits transformés permettrait d'aller plus loin. Il imagine ainsi un secteur où des transformateurs pourraient travailler directement avec les producteurs, sécuriser leurs approvisionnements et développer des produits destinés à différents types de consommateurs. « Si notre ministère de tutelle fait la promotion de la caille, cela va aussi susciter plus d'intérêts chez les producteurs et les consommateurs. »

Hamed Zamtako souhaite davantage de recherche, notamment sur la génétique, l'alimentation et l'amélioration des performances. Il évoque également des collaborations possibles avec des chercheurs et des partenaires intéressés par le développement de la caille. Mais son ambition principale est de voir naître une véritable organisation professionnelle. Pour lui, la structuration permettrait de résoudre une partie des problèmes actuels et surtout de donner de la visibilité à ceux qui souhaitent se lancer. Lorsqu'il s'adresse aux jeunes qui souhaitent entreprendre dans l'élevage, Hamed Zamtako ne leur promet pas une réussite facile. Il leur demande plutôt de commencer. « Il faut une décision au départ », insiste-t-il.

Selon lui, il n'est pas nécessaire de disposer immédiatement de moyens importants. Il faut commencer avec ce que l'on possède, tout en recherchant un accompagnement technique sérieux. Il estime également que la formation est essentielle. Dans l'élevage de cailles, explique-t-il, les bases techniques peuvent être maîtrisées rapidement lorsqu'on bénéficie d'un bon encadrement. Mais il faut ensuite savoir vendre, trouver des débouchés et construire sa clientèle.

Il serait réducteur de résumer Hamed Zamtako à un informaticien devenu éleveur de cailles. Son parcours est surtout celui d'un homme qui a choisi une voie différente par instinct et qui a persévéré malgré les difficultés. Aujourd'hui, son engagement permet de développer peu à peu une réponse concrète aux défis de la sécurité alimentaire.

Farida Thiombiano
Lefaso.net

Catégories: Afrique

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