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Burkina : Bernadette Ouédraogo, l'épouse de Gérard Kango Ouédraogo est décédée

Mon, 27/07/2026 - 17:19

Bernadette Ouédraogo, épouse de l'ancien président de l'Assemblee nationale de Haute Volta, Gérard Kango Ouédraogo, est décédée, ce dimanche 26 juillet 2026, à l'âge de 98 ans. L'information a été rendue publique par son fils, Me Gilbert Ouédraogo, à travers sa page Facebook, ce lundi 27 juillet 2026. Rappelons que la défunte est également la mère de l'ambassadeur Gaétan Ouédraogo, du Chef de Yirim, et de l'ancienne députée Marie Rose Sawadogo/Ouédraogo.

Lefaso.net
Source :
Page Facebook de Me Gilbert Ouédraogo

Categories: Afrique

Ministère de la Santé : Le contrat d'objectifs exécuté à 50,76 %

Mon, 27/07/2026 - 14:28

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu, ce samedi 25 juillet 2026, le ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, dans le cadre de l'évaluation de la mise en œuvre, au 30 juin 2026, des contrats d'objectifs des ministres. Au terme de cette évaluation, le contrat d'objectifs du ministre de la Santé affiche un taux d'exécution physique global de 50,76 %.

Ce résultat traduit les progrès accomplis dans la mise en œuvre des actions prioritaires destinées à améliorer l'offre de soins et à renforcer la protection de la santé des populations. Présentant les principales réalisations de son département, le ministre de la Santé a notamment évoqué la poursuite de l'apurement du passif social au sein de la Gestion des structures de santé publiques (AGSP). Le taux de mise en œuvre de ce processus s'établit à 60 %, avec pour objectif son achèvement d'ici à la fin du mois d'octobre.

Categories: Afrique

Avis d'Appel d'offres pour des travaux de réalisation de d'AEP solaire, des travaux de réalisation de parcs de vaccination, des travaux de construction d'un fenil de grande capacité et des travaux de réalisation de champs fourragers munis d'AEPS.

Mon, 27/07/2026 - 14:03

N°05-06-07-08-09/SNV/Projet Ngourdam Pro-ARIDES 2026/
SNV (Organisation Néerlandaise de Développement), présente au Burkina Faso depuis 1970, met en œuvre le Projet Ngourdam Pro-ARIDES avec l'appui financier de la Direction du Développement et de la Coopération Suisse (DDC). Ce projet s'étend sur une période de 45 mois, de décembre 2025 à août 2029.

Le Projet Ngourdam Pro-ARIDES constitue la deuxième phase du Programme RESILIA (Renforcement de la résilience des ménages pastoraux et agropastoraux face aux crises climatiques et à l'insécurité, 2021-2032) et vise à consolider les acquis du Projet MODHEM+/DDC, exécuté entre 2021 et 2025. Sa tutelle technique est assurée par le Ministère de l'Agriculture, de l'Eau, des Ressources Animales et Halieutiques (MAERAH), et sa tutelle financière par le Ministère de l'Economie et des Finances (MEF).

Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet Ngourdam Pro-ARIDES, SNV Organisation Néerlandaise de Développement au Burkina, il est prévu des travaux de réalisation de d'AEP solaire, des travaux de réalisation de parcs de vaccination, des travaux de construction d'un fenil de grande capacité et des travaux de réalisation de champs fourragers munis d'AEPS.
Les entreprises intéressées et éligibles sont invitées à télécharger les dossiers d'appel d'offres dans les liens suivants .

DAO N°01 : https://urlz.fr/veGJ
DAO N°02 : https://urlz.fr/veGY
DAO N°03 : https://urlz.fr/veH1
DAO N°04 : https://urlz.fr/veH3
DAO N°05 : https://urlz.fr/veH6

Les offres présentées en un (01) original, deux (02) copies et une (1) copie numérique (clé USB), conformément aux Instructions aux soumissionnaires et accompagnées d'une garantie de soumission d'un montant de trois cent mille (300 000) francs CFA pour chaque lot, devront parvenir ou être remises sous pli fermé au secrétariat de la SNV, au siège de la SNV Burkina Faso, situé à Ouaga 2000 – Secteur 54. 264, Avenue Gérard Kango OUÉDRAOGO. Porte N° 287
Tel. +226 25 40 92 63, au plus tard le lundi 17 août 2026 à 09 heures T.U.

Les soumissionnaires resteront engagés par leurs offres pour un délai de cent vingt (120) jours (tel que spécifié aux DPAO), à compter de la date de remise des offres.
Pour tous renseignements complémentaires, veuillez adresser à email bguiro@snv.org en mettant en copie syonli@snv.org
Ouagadougou le 27 juillet 2026
La Directrice Pays

Categories: Afrique

Finales nationales de l'USSUBF : L'ISSDH clôt la compétition sur une victoire face à l'UNZ

Mon, 27/07/2026 - 13:16

Les finales nationales des universités et grandes écoles 2026 de l'Union des sports scolaires et universitaires du Burkina Faso (USSUBF) ont connu leur apothéose, dans la soirée du samedi 25 juillet 2026, à Bobo-Dioulasso. La finale de handball masculin, remportée par l'Institut des sciences du sport et du développement humain (ISSDH) du Kadiogo face à l'Université Norbert-Zongo (UNZ) de Koudougou, a marqué la clôture de cette compétition nationale.

C'est au lycée Ouezzin Coulibaly de Bobo-Dioulasso que les deux équipes se sont affrontées pour le dernier acte de ces finales nationales. Dès les premières minutes, l'UNZ de Koudougou prend rapidement le contrôle de la rencontre et mène 4 buts à 0. Mais l'ISSDH ne tarde pas à réagir. Au terme d'un match disputé en deux périodes de 30 minutes, l'équipe du Kadiogo réussit à renverser la situation et s'impose finalement sur le score de 26 à 21.

Cette victoire permet à l'ISSDH de décrocher le trophée de la compétition, ainsi que la médaille d'or, un jeu de maillots, des ballons et une enveloppe de 250 000 francs CFA. L'UNZ, classée deuxième, repart avec la médaille d'argent, des ballons et une enveloppe de 200 000 francs CFA. La troisième place revient à l'université Joseph-Ki-Zerbo, qui obtient la médaille de bronze et une enveloppe financière de 150 000 francs CFA.

Le coup d'envoi du match donné par le secrétaire général de la région du Guiriko

61 équipes mobilisées dans sept disciplines sportives

Au cours de la cérémonie de clôture, la commission technique des finales nationales de l'USSUBF a présenté le bilan de la compétition, organisée du 23 au 25 juillet 2026 à Bobo-Dioulasso. En football, sept équipes, dont trois féminines et quatre masculines, ont disputé sept rencontres. Au total, 29 buts ont été inscrits, soit une moyenne de quatre buts par match. La discipline a mobilisé 112 athlètes, 14 encadreurs et 16 officiels.

Le basketball a réuni huit équipes, quatre chez les hommes et quatre chez les dames. Huit matchs ont été disputés, pour un total de 531 paniers, soit une moyenne de 67 paniers par rencontre. La compétition a mobilisé 92 participants, 16 encadreurs et 11 officiels. En handball, huit équipes ont également pris part à la compétition. Huit matchs ont été disputés pour un total de 388 buts, avant la finale. La discipline a mobilisé 112 participants, 16 encadreurs et 11 officiels.

Une vue des officiels présents à la cérémonie de clôture

Le volleyball a réuni huit équipes, avec huit matchs disputés et 32 sets joués. La discipline a enregistré la participation de 92 athlètes, accompagnés par 11 encadreurs et 11 officiels.
Les sports individuels ont également connu une forte mobilisation. En athlétisme, 12 régions étaient inscrites, à l'exception de la région du Liptako qui n'a pas pu effectuer le déplacement. La compétition, organisée en une journée, a regroupé 66 athlètes, 12 encadreurs et 26 officiels techniques.

En lutte, dix régions ont pris part à la compétition, organisée sur deux jours. Au total, 35 combats ont été disputés. Le judo, pour sa part, a réuni six régions et enregistré 13 combats en une journée. Au total, 61 équipes ont participé à ces finales nationales. Les sports collectifs ont donné lieu à 31 matchs, tandis que les disciplines individuelles se sont déroulées sur quatre journées. La compétition a mobilisé plus de 500 athlètes, ainsi que plusieurs dizaines d'encadreurs et d'officiels.

La finale de handball masculin a opposé l'Institut des sciences du sport et du développement humain (ISSDH) à l'Université Norbert-Zongo (UNZ) de Koudougou

« Le sport universitaire, puissant levier de formation »

Dans le discours du ministre en charge des Sports, lu par le secrétaire général de la région du Guiriko, Souleymane Nacanabo, les finales nationales universitaires ont été présentées comme un cadre de promotion de l'excellence, de la cohésion sociale et de l'épanouissement de la jeunesse. « Au terme de quatre jours de compétition intense, de fraternité et de dépassement de soi, la ville de Bobo-Dioulasso ferme une belle page du sport universitaire burkinabè », a-t-il déclaré.

Pour le secrétaire général de la région du Guiriko, Souleymane Nacanabo, les finales nationales universitaires sont un cadre de promotion de l'excellence, de la cohésion sociale et de l'épanouissement de la jeunesse

Le ministre a salué la mobilisation de la jeunesse universitaire venue des différentes régions du Burkina Faso. Selon lui, le sport universitaire constitue « un puissant levier de formation, d'intégration, de cohésion sociale et d'épanouissement de la jeunesse ». Au-delà des trophées, il a invité les étudiants à retenir les valeurs de courage, de discipline, de dépassement de soi, d'esprit d'équipe, de respect de l'adversaire et de fair-play.

Le thème de cette édition, « Acteurs des ordres d'enseignement et du sport, construisons ensemble un sport scolaire et universitaire fort et durable pour un Burkina résilient », rappelle, selon le ministre, la responsabilité collective des établissements d'enseignement, des encadreurs, des étudiants, des partenaires et des pouvoirs publics dans le développement du sport universitaire. Il a également annoncé la poursuite des efforts en faveur de l'amélioration des infrastructures sportives, de la dotation en équipements, du renforcement des capacités des encadreurs et de l'organisation régulière des compétitions nationales.

L'École nationale des eaux et forêts championne dans la catégorie football homme

Des talents détectés pour alimenter les équipes nationales

Pour Ledia Geoffroy Ouédraogo, directeur des sports scolaires et universitaires du Burkina Faso, le bilan de cette édition est satisfaisant. « Nous avons eu droit à de très belles demi-finales et de très belles finales. Des talents ont été détectés et seront reversés au niveau des différentes structures de formation », a-t-il expliqué. Selon lui, les compétitions de volleyball, de basketball et de handball ont permis de relever un niveau technique et tactique appréciable.

Pour Ledia Geoffroy Ouédraogo, directeur des sports scolaires et universitaires du Burkina Faso, le bilan de cette édition est satisfaisant

Les disciplines individuelles, notamment l'athlétisme, la lutte et le judo, ont également offert de belles prestations. « Il y a vraiment de l'avenir prometteur. Les directeurs techniques nationaux ont détecté beaucoup de talents et nous allons pouvoir les suivre », a-t-il ajouté. Pour les organisateurs, l'objectif de l'USSUBF est justement de permettre aux étudiants de s'exprimer dans le sport, tout en favorisant la détection de talents susceptibles d'alimenter les équipes nationales.

L'université Norbert Zongo remporte le premier prix dans la catégorie football féminin

« Nous avons puisé au fin fond de nous-mêmes »

Capitaine de l'ISSDH, Cheick Abass Sawadogo est revenu sur le scénario de la finale de handball. Menée 4 buts à 0 dès les premières minutes, son équipe a dû puiser dans ses ressources pour revenir dans la partie. « La stratégie, c'était de jouer sur la technique, notamment les attaques placées et les un contre un. Au début, ils nous menaient 4 à 0 et on pensait que c'était fini. Nous sommes allés puiser au fin fond de nous-mêmes. Nous sommes revenus, nous avons égalisé et, à la fin, nous avons gagné », a-t-il confié.

Capitaine de l'ISSDH, Cheick Abass Sawadogo, se réjouit de la victoire de son équipe

Au terme de cette édition 2026, les organisateurs retiennent une compétition marquée par l'engagement des étudiants, la détection de nouveaux talents et la promotion des valeurs du sport. Pour les autorités, la véritable victoire demeure celle du sport universitaire burkinabè, appelé à contribuer davantage à la formation d'une jeunesse disciplinée, engagée et capable de représenter dignement le Burkina Faso sur les scènes nationale et internationale.

Romuald Dofini
Lefaso.net

Categories: Afrique

Période de soudure au Burkina Faso : Valoriser nos produits locaux pour continuer à manger sainement

Mon, 20/07/2026 - 17:01

Chaque année, la période de soudure représente un défi majeur pour de nombreux ménages burkinabè. Entre l'épuisement progressif des réserves alimentaires et la hausse des prix sur les marchés, l'accès à certains aliments devient plus difficile. Les tomates, les poivrons, les laitues, les choux et plusieurs autres légumes connaissent souvent une augmentation importante de leurs coûts, mettant à mal le budget des familles.
Face à cette situation, beaucoup pensent qu'une alimentation saine devient impossible. Pourtant, bien manger ne dépend pas uniquement du prix des aliments. Cela repose avant tout sur des choix alimentaires judicieux et sur la valorisation des nombreuses richesses que nous offre notre terroir.

Le Burkina Faso, un réservoir de solutions nutritionnelles

Notre pays dispose d'une diversité remarquable de produits locaux qui peuvent contribuer à une alimentation équilibrée tout au long de l'année. Les céréales traditionnelles, les légumineuses, les feuilles locales, les fruits de saison et les produits forestiers constituent des ressources précieuses, souvent moins coûteuses et parfois plus nutritives que certains aliments importés.
La période de soudure doit ainsi être perçue comme une occasion de redécouvrir et de valoriser notre patrimoine alimentaire.

Quand la tomate devient un produit de luxe

La tomate occupe une place importante dans les habitudes culinaires burkinabè. Cependant, lorsqu'elle devient trop chère, il existe plusieurs alternatives locales permettant de préparer des sauces savoureuses.
Les feuilles d'oseille apportent une agréable note acidulée. Le tamarin peut également être utilisé pour relever les préparations. L'oignon, l'ail, le gingembre et le soumbala permettent d'intensifier les saveurs tout en conservant l'identité de nos plats traditionnels.
Les sauces à base de feuilles locales constituent également une excellente alternative, à la fois économique et nutritive.

Les feuilles locales : de véritables trésors nutritionnels

Souvent disponibles sur les marchés ou cultivées dans les concessions, les feuilles traditionnelles occupent une place centrale dans l'alimentation burkinabè.

Parmi les plus intéressantes, on retrouve :
• Les feuilles de baobab ;
• Les feuilles de moringa ;
• Les feuilles d'amarante ;
• Les feuilles de patate douce ;
• Les feuilles de haricot ;
• L'oseille ;
• Les feuilles de gombo ;
• Le koumvando.

Ces feuilles sont riches en vitamines, minéraux, fibres et composés protecteurs qui contribuent au bon fonctionnement de l'organisme. Leur consommation régulière aide à prévenir certaines carences nutritionnelles tout en renforçant la qualité de l'alimentation familiale.

Une salade sans laitue, c'est possible
Lorsque la laitue devient difficile à acheter, il existe plusieurs alternatives locales.
Une salade nutritive peut être préparée à partir de feuilles d'amarante ou de koumvando légèrement blanchies puis refroidies. On peut y ajouter des carottes râpées, du concombre lorsqu'il est disponible, du chou lorsque son prix reste abordable, ainsi que des haricots cuits, des œufs ou du poisson.
L'objectif d'une salade n'est pas la présence obligatoire de laitue, mais l'association de légumes variés et d'une source de protéines.

Les légumineuses : les championnes de la soudure

En période de difficultés alimentaires, les légumineuses constituent un choix particulièrement pertinent.
Les haricots, les lentilles, les pois de terre et le soja apportent des protéines végétales de qualité, des fibres, du fer, du zinc et plusieurs autres nutriments essentiels.
Leur pouvoir rassasiant permet également de mieux supporter les longues journées de travail tout en maîtrisant les dépenses alimentaires.

Redécouvrir la richesse de nos céréales traditionnelles

Le mil, le sorgho, le maïs et le fonio font partie des aliments qui ont nourri les générations précédentes et continuent aujourd'hui de jouer un rôle fondamental dans la sécurité alimentaire nationale.
Ces céréales locales présentent de nombreux avantages : elles sont adaptées à nos conditions climatiques, soutiennent les producteurs locaux et contribuent à la diversification alimentaire.
Associées à une sauce à base de feuilles locales et à une source de protéines comme le poisson, les œufs ou les légumineuses, elles permettent de composer des repas complets et équilibrés.

Acheter local pour protéger sa santé et soutenir l'économie nationale
Choisir les produits locaux pendant la période de soudure ne constitue pas seulement un geste nutritionnel. C'est également un acte citoyen.
Chaque achat de céréales locales, de feuilles traditionnelles, de légumineuses ou de fruits de saison soutient les producteurs burkinabè, favorise l'économie locale et contribue à renforcer la résilience alimentaire de notre pays.
La promotion de la consommation locale participe ainsi à la construction d'un système alimentaire plus durable et plus autonome.

Quelques conseils pratiques pour traverser la période de soudure

• Privilégier les produits de saison ;
• Acheter les aliments produits localement ;
• Réduire le gaspillage alimentaire ;
• Limiter les boissons sucrées et les produits ultra-transformés ;
• Cultiver si possible quelques légumes ou feuilles dans la cour familiale ;
• Valoriser les recettes traditionnelles à base de céréales et de feuilles locales ;
• Planifier les achats afin d'optimiser le budget alimentaire.

Le message de votre diététicienne

La période de soudure est certes une période difficile pour de nombreuses familles, mais elle ne doit pas conduire à une alimentation pauvre en nutriments. Le Burkina Faso possède d'immenses ressources alimentaires capables de répondre aux besoins nutritionnels de sa population.

Nos feuilles traditionnelles, nos céréales locales, nos légumineuses et nos fruits de saison constituent un patrimoine précieux qu'il convient de préserver et de valoriser.
Manger sainement ne signifie pas manger cher. Cela signifie avant tout savoir tirer le meilleur parti des ressources disponibles. En redonnant toute leur place aux produits locaux, nous protégeons notre santé, soutenons nos producteurs et renforçons notre souveraineté alimentaire.

Yasmine Zerbo
Diététicienne

Categories: Afrique

Coupe du monde 2026 : Mbappé s'offre le Soulier d'Or, la Roja domine le palmarès

Mon, 20/07/2026 - 16:44

La Coupe du monde de la FIFA 2026, organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, s'est achevée le 19 juillet par le sacre de l'Espagne face à l'Argentine. Au-delà du triomphe collectif de la Roja, plusieurs distinctions individuelles ont été décernées. Le Français Kylian Mbappé s'est adjugé le Soulier d'Or grâce à ses dix réalisations, confirmant une nouvelle fois son statut de référence mondiale devant les buts.

La Coupe du monde de la FIFA, coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, a tiré son rideau le 19 juillet avec le sacre de la Roja d'Espagne face à l'Albicéleste d'Argentine. Au-delà de ce titre collectif, plusieurs distinctions individuelles ont également été décernées. Le trophée de meilleur buteur du tournoi, le Soulier d'Or, est revenu au Français Kylian Mbappé.

La course au Soulier d'Or, récompensant le meilleur buteur du Mondial des Amériques 2026, s'annonçait particulièrement disputée. Après plus de quatre semaines de compétition, la lutte demeurait très serrée. Aucun joueur ne parvenait à se détacher. Lionel Messi et Kylian Mbappé se livraient un véritable duel avec huit réalisations chacun, tandis que les Anglais Harry Kane et Jude Bellingham restaient en embuscade avec six buts chacun.

Il ne restait alors, au maximum, que deux rencontres à disputer pour chacun des prétendants afin de faire la différence : les demi-finales, puis éventuellement la finale ou le match de classement. Être meilleur buteur d'une Coupe du monde n'est jamais chose aisée, et inscrire un grand nombre de buts relève toujours de l'exploit.

Lors des demi-finales, aucun des principaux prétendants n'est parvenu à faire évoluer le classement des buteurs. Il a fallu attendre le match de classement entre la France et l'Angleterre pour voir Kylian Mbappé prendre l'avantage. Auteur d'un doublé, il a porté son total à dix buts.
Tous les regards se sont ensuite tournés vers la finale entre l'Espagne et l'Argentine, dans l'attente d'une éventuelle réaction de Lionel Messi. Mais l'Argentin est resté muet, confirmant ainsi Kylian Mbappé comme Soulier d'Or de la Coupe du monde 2026.

L'histoire montre d'ailleurs que le total de buts du meilleur réalisateur d'un Mondial est très variable. Au cours des dix dernières éditions de la Coupe du monde, le constat est révélateur. Pendant six éditions consécutives, de 1978 à 1998, le meilleur buteur a terminé avec six réalisations. En 2002, le Brésilien Ronaldo a porté ce total à huit buts. Le compteur est ensuite redescendu à cinq buts lors des éditions 2006 et 2010.

Au Mondial 2014, le Colombien James Rodríguez l'a fait remonter à six réalisations. Ce total a été maintenu lors de l'édition de Russie 2018 grâce à Harry Kane. Lors de la Coupe du monde Qatar 2022, Kylian Mbappé a élevé la barre à huit buts. À cette édition 2026, il fait encore mieux en portant son total à dix réalisations, soit deux de plus qu'en 2022.

Mieux encore, Kylian Mbappé devient le meilleur buteur de l'histoire de la Coupe du monde avec 22 buts inscrits en trois éditions. Le record du plus grand nombre de buts marqués au cours d'une seule phase finale demeure toutefois la propriété du Français Just Fontaine, auteur de 13 réalisations lors du Mondial 1958.
Par ailleurs, plusieurs autres distinctions individuelles ont été décernées au cours de cette Coupe du monde. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'Espagne, en plus de son sacre collectif, a tout raflé : son capitaine Rodri a été désigné meilleur joueur du tournoi, son gardien Unai Simón a remporté le Gant d'Or, tandis que son défenseur Pau Cubarsí a été élu meilleur jeune joueur.

Barthélemy Kaboré
(Collaborateur)

Categories: Afrique

Premier championnat national de dodgeball : SYA Olympique Club s'impose en finale face à Kossodo

Mon, 20/07/2026 - 16:42

Au terme de deux jours de compétition disputés les 18 et 19 juillet 2026 à Ouagadougou, le premier championnat national de dodgeball a consacré SYA Olympique Club. Organisée avec l'accompagnement de SIBIRI ENERGY avec sa marque de lubrifiant WOLF en qualité de sponsor officiel, la compétition a réuni six équipes et s'est achevée en présence de la ministre en charge des Sports, Annick Pikbougoum/Zingué Ouattara.

Disputé les 18 et 19 juillet 2026 à Ouagadougou, le tournoi, accompagné par la chaîne de stations-services SIBIRI ENERGY avec sa marque de lubrifiant WOLF, a réuni six équipes qui se sont affrontées dans la capitale burkinabè.

Le dodgeball est un sport collectif qui oppose deux équipes sur un terrain rectangulaire. Il consiste à éliminer les adversaires en les touchant avec des ballons en mousse, tout en esquivant les lancers. Chaque fois qu'une équipe parvient à éliminer son adversaire, elle marque deux points. Les matchs se disputent généralement avec six joueurs par équipe et plusieurs ballons sont mis en jeu dès le coup d'envoi.

Les deux équipes ont offert un beau spectacle au public présent au Palais des sports de Ouaga 2000.

Au terme des deux journées de compétition, SYA Olympique Club s'est distingué en remportant le trophée. En finale, l'équipe s'est imposée face à Kossodo Dodgeball Club sur le score de 18 points à 6.
L'équipe championne, SYA Olympique Club, repart avec le trophée, un jeu de maillots, des gadgets et une enveloppe de 25 000 FCFA. Finaliste de la compétition, Kossodo Dodgeball Club reçoit un jeu de maillots, des gadgets ainsi qu'une somme de 20 000 FCFA.

Présente à la finale, la ministre en charge des Sports, Annick Pikbougoum/Zingué Ouattara, a félicité l'ensemble des acteurs de l'Association burkinabè de dodgeball pour le travail accompli.
Elle a par ailleurs encouragé les premiers responsables du dodgeball au Burkina Faso à continuer d'œuvrer pour la promotion de cette discipline dans le pays.

La ministre en charge des Sports, Annick Pikbougoum/Zingué Ouattara (micro en main), a encouragé les premiers responsables du dodgeball au Burkina Faso à poursuivre leurs efforts pour la promotion de cette discipline.

La présidente de l'Association burkinabè de dodgeball, Aminata Paré, s'est réjouie de la tenue de cette première édition du championnat national. Selon elle, cette compétition constitue une étape importante dans la préparation de l'équipe nationale en vue des prochains Championnats du monde, prévus du 5 au 13 décembre en Thaïlande. Cette qualification a été obtenue grâce à la deuxième place décrochée lors du Championnat d'Afrique de dodgeball.

Elle a également remercié le ministère en charge des Sports, le ministère en charge de l'Éducation ainsi que le partenaire SIBIRI ENERGY pour leur accompagnement dans l'organisation du championnat.
Le responsable commercial et marketing de SIBIRI ENERGY, Aimé Rodrigue Hien, a indiqué que l'accompagnement de l'Association burkinabè de dodgeball s'inscrit dans l'engagement de l'entreprise en faveur de la promotion et de la pratique du sport au Burkina Faso.

La présidente de l'Association burkinabè de dodgeball, Aminata Paré, s'est réjouie de la tenue de la première édition du championnat national.

« Nous faisons la promotion des valeurs que prône le dodgeball, c'est-à-dire les valeurs de solidarité, de stratégie et de dynamisme. Nous avons pu apporter notre contribution à ce sport qui est nouveau sous nos cieux », a-t-il indiqué.

Le responsable commercial et marketing de SIBIRI ENERGY a toutefois précisé que l'Association burkinabè de dodgeball avait déjà bénéficié de l'accompagnement de l'entreprise lors de la participation du Burkina Faso au Championnat d'Afrique.

Le responsable commercial et marketing de SIBIRI ENERGY, Aimé Rodrigue Hien, a indiqué que cette entreprise spécialisée dans la distribution d'hydrocarbures œuvre également pour la promotion du sport au Burkina Faso.

SIBIRI ENERGY est une entreprise burkinabè spécialisée dans la distribution de carburants et de lubrifiants de qualité. À travers son réseau de stations-service de nouvelle génération, elle offre des produits fiables et un service de proximité répondant aux attentes des particuliers comme des professionnels. En partenariat avec WOLF Lubricants, la marque de lubrifiants internationale de qualité premium, SIBIRI ENERGY met à la disposition de sa clientèle au Burkina Faso des lubrifiants de haute performance, garantissant une protection optimale et une meilleure longévité des moteurs.

Jean Élysée Nikiéma
Lefaso.net

Categories: Afrique

Avis d'Appel d'offres Pour la sélection d'une entreprise pour acquisition de boutures de Maralfafa pour la production fourragère au sein de la Zone pastorale de Sondré Est.

Mon, 20/07/2026 - 16:29

N° 04-SNV/N'GOURDAM PRO-ARIDES

En décembre 2025, SNV-Organisation Neerlandaise de Développement au Burkina Faso a obtenu un financement du bureau de la Coopération Suisse au Burkina Faso pour la mise en œuvre du projet Ngourdam Pro-ARIDES dans 20 communes de quatre régions du Burkina Faso. D'une durée de quarante-cinq (45) mois, le projet couvre les régions du Djôro, du Nando, du Nazinon et du Tannouyan et sera mis en oeuvre en étroite collaboration avec les autorités administratives, les collectivités locales, les OSC pastorales et les services techniques déconcentrés.

Dans le cadre la mise en œuvre du Projet N'Gourdam Pro-ARIDES, SNV voudrait acquérir des boutures de Maralfafa pour la production fourragère au sein de la Zone pastorale de Sondré Est.

Les entreprises intéressées et éligibles peuvent télécharger les termes de références dans le lien ci-dessous : https://urlz.fr/ve9P

Les offres techniques et financières sous plis fermés doivent être déposées physiquement au Secrétariat de la SNV-Organisation Néerlandaise de développement, sise à Ouaga 2000 Sect.54 Av. SARE Elie, Porte 437, au plus tard le vendredi 31 juillet 2026 à 10 heures 30 minutes temps universel.

Pour tout renseignement dans le cadre du présent avis d'appel d'offres, veuillez adresser un email à bguiro@snv.org en mettant en copie syonli@snv.org.
SNV, se réserve le droit de ne donner suite à tout part ou partie de cet avis d'appel offres.

Ouagadougou, le 20 juillet 2026
La Directrice Pays

Categories: Afrique

Santé des armées : Une campagne de sensibilisation aux IST à Fada

Mon, 20/07/2026 - 12:37

En marge du déploiement de l'hôpital mobile des armées… la Direction centrale du service de santé des armées a organisé une conférence de sensibilisation sur les IST. La rencontre s'est tenue le jeudi 16 juillet 2026 à Fada N'Gourma. Elle était destinée aux Forces de défense et de sécurité de la région. Le médecin lieutenant-colonel Ismaël Cheick Traoré a animé la conférence. Il est coordonnateur adjoint du comité ministériel de lutte contre le VIH/SIDA au ministère de la Guerre et de la Défense patriotique. Les participants ont découvert les différents types d'infections sexuellement transmissibles. Ils ont également été informés sur les modes de transmission. Mais aussi sur les moyens de prévention et les possibilités de traitement. La séance s'est achevée par un échange avec les participants.

Categories: Afrique

Boursiers et tuteurs de boursiers de la CARFO : La réception des résultats scolaires de l'année 2025-2026 s'effectuera du 13 juillet au 13 Août 2026

Mon, 20/07/2026 - 12:05

Le Directeur Général de la Caisse Autonome de Retraite des Fonctionnaires
(CARFO) porte à la connaissance des boursiers et tuteurs de boursiers de la CARFO que la réception des résultats scolaires de l'année 2025-2026 s'effectuera du 13 juillet au 13 Août 2026 conformément aux indications ci dessous

1. Pièces à fournir par les boursiers ou tuteurs de boursiers :
Pour les boursiers en classe de passage une photocopie d'un bulletin de pension une copie de tous les bulletins de l'année scolaire (bulletins trimestriels ou semestriels et le bulletin annuel).
Pour les boursiers en classe d'examen une photocopie d'un bulletin de pension , une photocopie de l'attestation de succès à l'examen scolaire.

2. Lieux de dépôt des pièces :
La réception des résultats scolaires s'effectuera aux lieux ci-après •
Au siège de la CARFO à Ouaga 2000 ou à la Direction Régionale du
Kadiogo sise à Paspanga pour les boursiers assignés à Ouagadougou
Dans les structures déconcentrées de la CARFO à la Direction Régionale du Guiriko pour les boursiers assignés à Bobo-Dioulasso • à la Direction Régionale de Nando pour les boursiers assignés à Koudougou ; aux agences de Tenkodogo, Dédougou, Gaoua, Ouahigouya, Fada N'Gourma, Manga, Banfora, Ziniaré et Kaya pour les boursiers de ces localités.

Dans les Trésoreries provinciales et les Trésoreries départementales pour les boursiers assignés dans les autres localités.
En ligne sur la plateforme Ebourse à travers le lien https://ebourse.carfo.bf
Les boursiers et tuteurs de boursiers sont par ailleurs invités au strict respect de la période de réception ci-dessus mentionnée.

Pour le Directeur Général et par intérim,
Le Secrétaire Général

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Burkina/4ᵉ SIPEN-UEMOA : Les participants recommandent aux gouvernements de développer des infrastructures numériques souveraines et sécurisées

Thu, 16/07/2026 - 01:46

La IVᵉ édition du Salon international des professionnels de l'économie numérique de l'UEMOA (SIPEN-UEMOA, 14 et 15 juillet 2026) a officiellement refermé ses portes, le mercredi 15 juillet 2026, avec plusieurs actes, dont des recommandations adressées aux gouvernements, aux autorités de régulation, au secteur privé et aux organisations régionales.

L'édition 2026 a, selon les organisateurs, mobilisé plus d'un millier de participants, une cinquantaine d'exposants, des décideurs, des experts, des investisseurs et des partenaires du numérique de l'espace communautaire UEMOA. À l'issue des 48 heures d'activités, notamment de communications sur des thématiques à enjeux majeurs pour les États et l'espace communautaire UEMOA, les participants ont formulé des recommandations à des entités.

Ainsi, les professionnels à cette quatrième édition recommandent aux gouvernements de consolider leurs politiques nationales en matière de gouvernance de l'Internet, d'accélérer le déploiement du protocole IPv6, de développer des infrastructures numériques souveraines et sécurisées. Toujours aux gouvernements, il est recommandé d'accroître la participation des experts nationaux aux grandes instances internationales où se définissent les orientations du numérique.

Aux structures de régulation, les participants recommandent d'intensifier les actions de sensibilisation sur la gouvernance de l'Internet, de renforcer la coopération régionale et de promouvoir un environnement numérique sûr, ouvert et favorable à l'innovation.

Les recommandations sont également allées au secteur privé, appelé à jouer un rôle plus actif, en investissant davantage dans les infrastructures numériques, la cybersécurité et les technologies innovantes, tout en participant aux processus internationaux de gouvernance de l'Internet et en favorisant l'adoption des standards internationaux.

Aussi, la quatrième édition a jugé nécessaire de mettre en place une Alliance ouest-africaine des noms de domaine (AOAN). À cet effet, les États « sont encouragés à soutenir cette initiative, à intégrer la gouvernance des domaines nationaux (ccTLD) dans leurs stratégies de souveraineté numérique et à promouvoir davantage l'utilisation des noms de domaine nationaux par les administrations publiques et les entreprises ».

Aux organisations régionales, en particulier l'UEMOA, les participants plaident pour un accompagnement de la création de l'Alliance ouest-africaine des noms de domaine (AOAN), pour un renforcement des capacités régionales sur les ressources critiques de l'Internet et pour favoriser une position commune des États membres dans les instances internationales de gouvernance numérique.

Dans son discours de clôture, la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Dr Aminata Zerbo, représentant le Premier ministre, patron de l'évènement (https://lefaso.net/spip.php?article147847), a invité les entreprises à davantage investir dans les infrastructures numériques, la cybersécurité, les centres de données, les technologies émergentes et les solutions innovantes. « Les États créeront les conditions favorables, mais la compétitivité de notre espace reposera aussi sur votre capacité à investir davantage dans les infrastructures numériques, les centres de données, la cybersécurité, les technologies émergentes et les solutions innovantes », a-t-elle rassuré, encourageant les acteurs du privé à créer des projets d'envergure à même de générer des emplois pour la jeunesse et de renforcer le rayonnement des entreprises au plan international.

L'édition de Ouagadougou a aussi consacré le lancement de l'étude de structuration d'un Fonds TIC de l'UEMOA, aux fins de soutenir le financement de projets numériques structurants ; initiative sur laquelle la ministre souhaite une forte mobilisation des États, des partenaires et du secteur privé, afin de faire de ce mécanisme un véritable levier d'investissements au service de la transformation numérique de l'espace communautaire UEMOA.

Pour la cérémonie de clôture, la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques du Burkina Faso, Dr Aminata Zerbo, avait à ses côtés ses homologues de la Confédération de l'Alliance des États du Sahel (AES). Il s'agit précisément du ministre de la Communication, de l'Économie numérique et de la Modernisation de l'administration du Mali, Alhamdou Ag Ilyène, et du ministre de la Communication, des Postes et de l'Économie numérique du Niger, Sidi Mohamed Raliou. Ce dernier acte officiel a enregistré la présence également du ministre burkinabè de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Gilbert Ouédraogo.

O.L.
Lefaso.net

Crédit-photo : DCRP/MTDPCE

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Burkina Faso : Les députés à l'école de l'intelligence artificielle pour mieux encadrer la révolution numérique

Thu, 16/07/2026 - 01:45

Le Burkina Faso entend se positionner comme un acteur averti plutôt qu'un simple spectateur de l'essor de l'Intelligence artificielle (IA). C'est dans cette dynamique que l'Assemblée législative du peuple (ALP), en collaboration avec le Secrétariat permanent de l'innovation et de la veille sur les technologies émergentes du numérique (SPIVTEN), a organisé une session de formation sur l'intelligence artificielle à l'intention des députés. C'était ce mercredi 15 juillet 2026, à Ouagadougou. La cérémonie d'ouverture des travaux a été présidée par la deuxième vice-présidente de l'ALP, Haoua Fofana, en présence du conseiller technique du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques, Saïdou Yanogo.

L'intelligence artificielle s'impose progressivement comme l'une des technologies les plus transformatrices du XXIᵉ siècle. Santé, éducation, sécurité, agriculture, administration publique ou encore gouvernance, aucun secteur n'échappe désormais à ses mutations profondes. Face à cette révolution technologique qui redéfinit les rapports économiques, sociaux et politiques, l'État burkinabè a décidé de renforcer les capacités des parlementaires sur les technologies émergentes afin de leur permettre de mieux appréhender les enjeux, les opportunités mais aussi les défis liés à l'IA. Cela, en vue d'une meilleure prise en compte de ces questions dans leurs missions de législation et de contrôle de l'action gouvernementale.

Faire de l'IA un levier de développement

Rappelant que l'IA bouleverse déjà divers domaines, le conseiller technique du ministère en charge de la Transition digitale, Saïdou Yanogo, a déclaré qu'aucun pays ne pourrait aujourd'hui se permettre de subir cette révolution technologique sans en comprendre les mécanismes. Il souligne que la volonté du gouvernement est de faire de l'IA un véritable levier de développement au service des populations.

Des participants à la session de formation sur l'IA au profit des députés de l'ALP

Saïdou Yanogo est revenu sur les différentes actions déjà entreprises dans ce sens. Il a notamment cité la conférence inaugurale sur l'intelligence artificielle organisée en 2025. Celle-ci a posé les bases du dialogue national sur la question, l'élaboration des lignes directrices pour une IA éthique, inclusive et responsable en Afrique francophone, récemment adoptées à l'issue d'un processus régional conduit par le Burkina Faso. À cela s'ajoutent les formations déjà dispensées aux responsables de l'administration publique.

Le conseiller technique a rappelé l'existence de la loi relative à la protection des données à caractère personnel, et mentionné le développement de modèles d'intelligence artificielle souverains, notamment en langues locales. Il a également mis en lumière les travaux menés par les centres de recherche nationaux dans des domaines stratégiques tels que la santé, l'agriculture et la gouvernance.

« Cette session n'a pas la prétention de faire de vous des ingénieurs », Saïdou Yanogo, conseiller technique du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques

Un rôle crucial pour les parlementaires

Elle vise plutôt, précise-t-il, à fournir aux députés les clés de compréhension nécessaires pour exercer, en toute connaissance de cause, leur pouvoir de contrôle parlementaire sur les enjeux liés à l'IA, ses opportunités et ses risques. En plus de ces clés, les apprenants vont aussi être outillés aux différentes approches réglementaires adoptées à travers le monde.

Pour Saïdou Yanogo, les efforts du gouvernement ne pourront cependant produire les résultats escomptés sans l'implication active des parlementaires. Ceux qui sont d'ailleurs appelés à examiner et à adopter les futurs textes destinés à encadrer l'usage de l'intelligence artificielle au Burkina Faso. Un cadre législatif inadapté pourrait, selon lui, soit freiner l'innovation dont le pays a besoin, soit exposer les citoyens à des risques majeurs, notamment les biais discriminatoires, la désinformation, les atteintes à la vie privée ou encore les décisions automatisées sans responsabilité clairement établie.

Les participants ont ainsi été invités à échanger, débattre et même à simuler l'examen de clauses législatives selon leurs domaines de compétence, dans une démarche ancrée dans les réalités nationales

Vers un contrôle parlementaire souverain et éclairé

Présidant l'ouverture des travaux, la 2ᵉ vice-présidente de l'ALP, Haoua Fofana, a salué le rôle moteur joué par le Burkina Faso dans l'élaboration des lignes directrices pour une intelligence artificielle éthique, inclusive et responsable en Afrique francophone. Pour elle, ces orientations doivent désormais constituer une véritable « boussole législative » pour le pays.

S'adressant à ses collègues députés, elle a insisté sur la nécessité pour les représentants du peuple de s'approprier les enjeux de cette révolution technologique. « Comprendre l'intelligence artificielle n'est plus un luxe réservé aux spécialistes ; c'est une nécessité », a-t-elle soutenu. Selon Haoua Fofana, cette compréhension est indispensable pour élaborer des politiques publiques éclairées, protéger les droits des citoyens, stimuler l'innovation et garantir que l'IA demeure avant tout au service de l'humain.

La 2ᵉ vice-présidente de l'ALP, Haoua Fofana, a invité les députés à faire de cette formation un véritable cadre d'échanges et de réflexion, en partageant leurs expériences et confrontant leurs points de vue pour enrichir la qualité des futures décisions parlementaires

Elle a surtout plaidé pour une évolution du rôle du législateur, qui doit désormais passer d'une simple compréhension technique des questions numériques à l'exercice d'un contrôle parlementaire « souverain, critique et éclairé » sur les politiques liées à l'intelligence artificielle.

« L'avenir de l'intelligence artificielle ne sera pas seulement écrit par des techniciens, des ingénieurs ou des entreprises technologiques. Il le sera aussi par les législateurs que nous sommes », a-t-elle déclaré, appelant les députés à un engagement total afin que le futur cadre juridique de l'IA soit à la fois le reflet des valeurs nationales et un instrument d'autodétermination technologique.

Les formateurs de cette session sont le Dr Yaya Traoré, secrétaire permanent de l'innovation et de la veille sur les technologies émergentes du numérique (à gauche), et le Dr Rodrique Kafando, spécialiste des questions d'intelligence artificielle (à droite)

Par cette initiative, l'Assemblée législative du peuple affiche sa volonté de se préparer aux mutations induites par l'intelligence artificielle et de doter le Burkina Faso d'un environnement législatif capable de concilier innovation, souveraineté numérique et protection des droits des citoyens. Dans un monde où les technologies évoluent à un rythme accéléré, la maîtrise des enjeux de l'IA apparaît désormais comme une condition essentielle pour construire un développement inclusif et préserver la capacité des États à orienter leur propre destin numérique.

Hamed Nanéma
Lefaso.net

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Intelligence artificielle dans l'espace UEMOA : Le défi de l'inclusion, des infrastructures et de la souveraineté des données

Thu, 16/07/2026 - 01:40

Comment propulser la refondation de l'économie numérique au sein de l'UEMOA grâce à l'intelligence artificielle sans laisser sur le quai plus de la moitié de la population ? Réunis le 14 juillet 2026 lors du Panel 1 consacré à cette thématique cruciale, des experts de premier plan, dont le Dr Jacqueline Konaté du Mali, le Dr Pegdwendé Sawadogo et Seyni Ganamtoré, ont croisé leurs regards. Entre opportunités de modernisation des services publics, impératif d'intégration des langues locales et exigences de souveraineté technologique, retour sur les grands enseignements d'une transition numérique qui se doit d'être inclusive et sécurisée.

L'Afrique de l'Ouest, et plus particulièrement l'espace UEMOA, se trouve à la croisée des chemins technologiques. Alors que l'intelligence artificielle (IA) redessine les contours des économies mondiales, la question de son adoption et de son adaptation aux réalités locales devient urgente. C'est tout l'enjeu du panel qui a réuni d'éminents spécialistes pour décrypter les leviers d'une véritable refondation de l'économie numérique régionale. Pour les panélistes, l'intelligence artificielle n'est pas une simple tendance technologique, mais un formidable outil de démultiplication d'impact social. Dans le domaine de la santé, l'IA s'impose comme un relais indispensable pour pallier le manque de personnel médical, en étendant les capacités de diagnostic et de suivi jusque dans les zones rurales les plus reculées.

Le Dr Pegdwendé Sawadogo a insisté sur l'essence même du développement de ces technologies qui est la donnée

À la question de savoir quels secteurs peuvent bénéficier le plus de la transformation numérique, le Dr Pegdwendé Sawadogo pense essentiellement au commerce en ligne. « Avec les plateformes numériques et les réseaux sociaux, le secteur du commerce est boosté. Et c'est une énorme opportunité pour les entrepreneurs. Dans le contexte de l'UEMOA, l'IA vient comme un boost pour l'économie », pense le Dr Pegdwendé Sawadogo de l'université virtuelle de Ouagadougou.

La panéliste Dr Jacqueline Konaté a évoqué la nécessité de mettre en lien les industries et le milieu académique. « Par rapport à la recherche, il est très important qu'il y ait un rapprochement entre l'industrie et le milieu académique pour éviter de faire de la recherche sur ce qui ne correspond pas à nos besoins », a indiqué le Dr Jacqueline Konaté, venue du Mali.

De même, les services publics, par nature très structurés et procéduraux, représentent un terrain d'application idéal où l'automatisation intelligente peut générer des gains d'efficacité quasi immédiats pour les usagers, un point particulièrement défendu par Seyni Ganamtoré, promoteur de WATIGUE et expert en modernisation des services publics. Pour lui, l'agriculture peut bénéficier énormément de l'IA car elle peut lui donner accès à un ensemble d'informations pour améliorer sa production. « Ailleurs l'IA remplace peu à peu des médecins parce que l'IA est très performante. Ici, il s'agit de démultiplier les agents de santé et d'atteindre les zones les plus reculées. Le troisième secteur qui peut bénéficier grandement de l'IA, c'est le service public », pense l'expert en modernisation des services publics.

La panéliste Dr Jacqueline Konaté a évoqué la nécessité de mettre en lien les industries et le milieu académique

Cependant, un obstacle de taille demeure. Comment assurer une adoption démocratique lorsque plus de la moitié de la population de l'espace UEMOA fait face à l'analphabétisme ? C'est un plaidoyer majeur porté par les panélistes lors des discussions. « L'IA ne doit pas devenir un outil d'exclusion réservé à une élite francophone et connectée. L'avenir de l'économie numérique de la région passe inéluctablement par le développement d'IA vocales, capables d'interagir directement dans nos riches et diverses langues locales nationales ».

Vers un modèle d'Open Data souverain

Le Dr Pegdwendé Sawadogo a insisté sur l'essence même du développement de ces technologies qui est la donnée. L'essor d'un écosystème d'IA performant repose sur la dématérialisation progressive des procédures publiques et privées. C'est cette interaction quotidienne des citoyens avec les plateformes numériques qui génère le gisement de données nécessaire pour entraîner et affiner les algorithmes locaux. Toutefois, pour que ce carburant profite à l'écosystème régional, les panélistes préconisent une politique de l'Open Data (données ouvertes), notamment pour les données non sensibles produites par l'administration publique. Cette ouverture est le seul moyen de permettre aux startups locales et aux chercheurs de concevoir des solutions adaptées. Le Dr Sawadogo a également rappelé le coût élevé de la production de bases de données de qualité, en particulier pour la transcription des langues locales. Un défi qui nécessite des investissements étatiques ciblés, l'octroi de bourses de recherche et le financement de thèses dédiées à la constitution de ces biens communs numériques.

Derrière les algorithmes intangibles se cache une réalité matérielle lourde. Le panel a mis en lumière la nécessité pressante d'investir massivement dans les infrastructures de base. Sans électricité stable, point de salut numérique. L'énergie reste le prérequis absolu pour alimenter et pérenniser la collecte comme le traitement des données.

Seyni Ganamtoré est le promoteur de WATIGUE et expert en modernisation des services publics

En complément, le développement de la fibre optique à haut débit au cœur des bâtiments et l'accélération de la transition vers la 5G sont indispensables pour supporter les flux massifs d'informations exigés par les systèmes intelligents. Enfin, pour garantir la souveraineté de nos pays, le déploiement de centres de données (Data Centers) nationaux ou régionaux s'avère crucial afin de stocker localement les données sensibles et stratégiques de nos administrations.

L'autre grand chantier de cette refondation est réglementaire. Comment libérer le potentiel d'innovation de l'IA sans compromettre la vie privée et la sécurité des citoyens ? Pour relever ce défi, les experts préconisent une approche de régulation moderne et agile. L'instauration de « bacs à sable réglementaires » (Sandboxes) apparaît comme une excellente solution, permettant aux startups de tester en situation réelle des innovations de rupture sous l'œil bienveillant et protecteur du régulateur, tout en garantissant l'interopérabilité des systèmes.

Ce premier panel de la 4ᵉ édition du SIPEN-UEMOA permet de tracer la voie vers un espace où l'intelligence artificielle sera inclusive, souveraine et connectée à nos réalités culturelles.

Farida Thiombiano
Lefaso.net

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Du « pagne des pauvres » au symbole de fierté nationale : comment le Koko Dunda a changé le destin de Bobo-Dioulasso

Thu, 16/07/2026 - 01:34

Longtemps moqué et associé à la pauvreté, le pagne Koko Dunda connaît aujourd'hui une véritable renaissance. Une étude menée à l'Université Catholique de l'Afrique de l'Ouest à Bobo-Dioulasso par le Père Basile Paré montre que cette métamorphose dépasse largement le domaine de la mode. Elle transforme les métiers artisanaux, crée des opportunités économiques, renforce l'identité culturelle burkinabè et redonne une nouvelle valeur à un savoir-faire longtemps marginalisé. Retour sur l'histoire d'un tissu qui raconte aussi celle d'un pays.

Il fut un temps où offrir un pagne Koko Dunda pouvait être perçu comme une offense. Dans les marchés de Bobo-Dioulasso, ce tissu aux rayures colorées était vendu à bas prix. Il était porté par les ménages les plus modestes et servait souvent de tenue de travail. Son surnom en dioula, « Tié ti barala », littéralement « mon mari ne travaille pas », résumait à lui seul le regard que la société portait sur ce textile. Le Koko Dunda était devenu le « pagne des pauvres ».

Moins de dix ans plus tard, le paysage est méconnaissable. Aujourd'hui, ce même pagne habille les ministres, les artistes, les entrepreneurs, les étudiants et les jeunes mariés. Il est porté lors des cérémonies officielles, des mariages, des baptêmes ou des grandes fêtes nationales. Il s'affiche sur les podiums de mode et dans les vitrines des créateurs burkinabè. Il est même devenu un produit officiellement labellisé, symbole du patrimoine national.

Comment un tissu autrefois méprisé est-il devenu un emblème du Burkina Faso ? C'est la question que le Père Basile Paré a voulu explorer dans son mémoire de licence en sociologie intitulé Étude des conséquences de la valorisation du pagne Koko Dunda à Bobo-Dioulasso. Son travail offre un éclairage précieux sur une transformation qui touche autant l'économie que la culture ou les représentations sociales.

Quand la mode réhabilite un patrimoine oublié

L'histoire du Koko Dunda est intimement liée à celle de Bobo-Dioulasso. Produit traditionnellement dans le quartier de Tounouma, ce pagne est le fruit d'un savoir-faire artisanal transmis de génération en génération. Sa fabrication repose sur une technique particulière de teinture : le tissu est plié, noué puis plongé successivement dans différents bains colorés afin de créer des motifs uniques.

Pendant plusieurs décennies pourtant, cette richesse artisanale est restée dans l'ombre. L'étude rappelle que le Koko Dunda a traversé plusieurs périodes : une phase d'expansion, un déclin progressif puis une véritable renaissance à partir de 2016. Cette relance est largement attribuée au styliste burkinabè Sébastien Bazémo, dont les créations contemporaines ont profondément changé l'image du tissu. Ses défilés de mode ont montré que ce textile traditionnel pouvait rivaliser avec les grandes étoffes africaines et séduire toutes les catégories sociales.

Ce changement d'image a rapidement dépassé le cercle de la haute couture. L'État burkinabè s'est engagé dans une politique de promotion des produits locaux. En 2021, le Koko Dunda obtient un label officiel, renforçant sa reconnaissance comme patrimoine national et ouvrant de nouvelles perspectives pour les artisans. Pour le chercheur, cette évolution constitue bien davantage qu'un phénomène de mode : elle traduit un changement profond du regard porté sur les savoir-faire locaux.

Une enquête au cœur des ateliers de Bobo-Dioulasso

Pour comprendre les effets concrets de cette valorisation, le Père Basile Paré n'est pas resté dans les bibliothèques. Il est allé sur le terrain, dans le quartier historique de Tounouma, berceau du Koko Dunda. Son enquête repose sur une démarche qualitative. Seize acteurs de la filière ont été rencontrés : des teinturiers, des couturiers, des revendeurs ainsi que des personnes ressources connaissant l'histoire et les techniques du pagne.

Les données ont été recueillies grâce à des entretiens semi-directifs, complétés par des observations directes dans les ateliers et les boutiques. Ce choix méthodologique permet de donner la parole à celles et ceux qui fabriquent, vendent ou transforment quotidiennement ce tissu. Leurs témoignages dessinent une réalité bien différente de l'image folklorique parfois associée à l'artisanat.

Des artisans devenus créateurs

Premier constat de l'étude : la valorisation du Koko Dunda a profondément modifié les pratiques professionnelles. Autrefois, les motifs étaient peu nombreux et les couleurs relativement limitées. Aujourd'hui, les teinturiers rivalisent d'imagination. Ils multiplient les combinaisons de couleurs, inventent de nouveaux dessins, adaptent leurs créations aux goûts des clients et répondent à une demande de plus en plus diversifiée. Plusieurs enquêtés expliquent que cette évolution les oblige à améliorer sans cesse leur maîtrise technique afin de proposer des pagnes toujours plus attractifs.

La qualité est devenue un enjeu majeur. Un des artisans interrogés résume cette nouvelle exigence par une formule simple : « Un client mécontent, c'est cent clients perdus. » Cette logique de professionnalisation pousse les producteurs à innover tout en respectant les critères du label officiel, qui protège aujourd'hui plus de deux cents motifs enregistrés. Le métier de teinturier ne consiste plus seulement à reproduire une tradition. Il devient un véritable travail de création.

Le Koko Dunda inspire une nouvelle mode burkinabè

La révolution ne s'est pas arrêtée aux ateliers de teinture. Les couturiers ont eux aussi dû réinventer leurs pratiques. L'étude montre que le « mixage » est devenu l'une des signatures du Koko Dunda contemporain. Les créateurs associent désormais ce tissu traditionnel à d'autres matières afin de concevoir des robes, des vestes, des chemises ou des ensembles résolument modernes. Cette évolution répond aux attentes d'une clientèle de plus en plus jeune, soucieuse d'affirmer son identité culturelle sans renoncer aux tendances contemporaines.

Le tissu ne sert d'ailleurs plus uniquement à confectionner des vêtements. Les artisans produisent désormais des sacs, des chaussures, des rideaux, des draps, des porte-documents, des accessoires de décoration ou encore des objets de maroquinerie. Le Koko Dunda est devenu une véritable marque.

Une économie locale qui reprend des couleurs

L'étude met également en évidence les retombées économiques de cette renaissance. Avec l'augmentation de la demande, les ateliers fonctionnent davantage. Les commerçants diversifient leurs produits. Les commandes se multiplient lors des mariages, des cérémonies administratives ou des grands événements culturels. Cette dynamique bénéficie à toute une chaîne d'acteurs : teinturiers, tisserands, couturiers, vendeurs, stylistes, transporteurs ou fournisseurs de matières premières.

Le mémoire rappelle également que cette filière représente une opportunité importante pour les femmes et les jeunes, largement majoritaires parmi les artisans. Dans un contexte où la création d'emplois demeure un défi majeur, le développement du Koko Dunda apparaît comme un levier économique fondé sur des ressources locales plutôt que sur des importations.

Quand un tissu raconte un pays

Mais la principale richesse du Koko Dunda n'est peut-être pas économique. Elle est culturelle. Dans son travail, Basile Paré rappelle que les pagnes africains ne sont jamais de simples morceaux de tissu. Ils portent des histoires, des symboles, des appartenances. Les couleurs, les rayures et les motifs du Koko Dunda transmettent eux aussi des messages. Certaines entreprises commandent des tissus aux couleurs de leur identité visuelle.

Des familles choisissent des motifs particuliers pour les cérémonies. Des associations utilisent le pagne comme signe de reconnaissance collective. Porter le Koko Dunda revient ainsi à afficher une appartenance. À revendiquer un héritage. À dire quelque chose de son identité. Cette dimension symbolique explique sans doute pourquoi son succès dépasse aujourd'hui les frontières de Bobo-Dioulasso.

Des défis qui demeurent

L'étude n'ignore cependant pas les difficultés. La montée en puissance du Koko Dunda s'accompagne d'un risque bien connu : celui de la contrefaçon. Les artisans redoutent l'arrivée de copies industrielles qui imitent les motifs sans respecter les techniques traditionnelles ni rémunérer les producteurs locaux. La protection du label apparaît donc comme un enjeu stratégique.

Autre défi : préserver le savoir-faire. La modernisation ne doit pas conduire à effacer les techniques artisanales qui font précisément la valeur du Koko Dunda. Plusieurs acteurs interrogés insistent sur la nécessité de former une nouvelle génération de teinturiers et de transmettre les gestes hérités des anciens.

Enfin, le mémoire souligne le besoin d'un accompagnement public plus soutenu : accès au financement, amélioration des équipements, promotion à l'international et lutte contre les imitations.

Le tissu d'un développement possible

Au-delà du cas du Koko Dunda, cette recherche raconte une histoire plus vaste. Elle montre qu'un savoir-faire longtemps considéré comme ordinaire peut devenir un moteur de développement lorsqu'il bénéficie d'une stratégie de valorisation, d'une reconnaissance institutionnelle et de la créativité de ses artisans. Dans un pays où la question de la souveraineté économique et culturelle occupe une place croissante dans le débat public, le destin du Koko Dunda offre une leçon simple.

Le développement ne naît pas seulement des grandes infrastructures ou des investissements étrangers. Il peut aussi émerger d'un atelier de teinture, d'une cour familiale, d'un métier à tisser ou d'un morceau de coton transformé par des mains expertes.

Hier, le Koko Dunda racontait la pauvreté. Aujourd'hui, il raconte l'innovation, la résilience et la fierté d'un peuple qui redécouvre la valeur de son patrimoine. Et si, finalement, la plus belle réussite de ce pagne n'était pas d'être devenu à la mode, mais d'avoir changé le regard que les Burkinabè portent sur eux-mêmes ?

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Palais du Kamsongh Naaba Kiiba : Ces triplés qui annoncent un message d'espérance, de cohésion sociale et de paix

Thu, 16/07/2026 - 01:30

La résidence de Kamsongh Naaba Kiiba, à Ouagadougou, a connu une affluence exceptionnelle à l'occasion du baptême de ses triplés garçons, ce mercredi 15 juillet 2026. Parents, autorités coutumières et religieuses, amis, voisins et connaissances ont effectué le déplacement pour partager la joie de cette famille et témoigner leur solidarité autour de cet heureux événement. Cette communion était un moment de joie, surtout au regard de ce que représente la naissance de triplés dans la société moaga.

Moment de grande émotion, cette cérémonie a permis à une foule nombreuse de communier avec Kamsongh Naaba Kiiba et sa famille autour d'une naissance considérée comme exceptionnelle. Les invités sont venus adresser leurs bénédictions aux parents et partager leur bonheur, dans le respect des valeurs de fraternité et de solidarité qui caractérisent la société burkinabè.

Quelques chefs présents au baptême des enfants du Kamsongh Naaba Kiiba

Les trois garçons ont reçu les prénoms d'Abdallah, d'Ousseini et de Hassane. Ils portent également les noms traditionnels de Wendpouiré, Wendkuni et Wendmi, témoignant de l'attachement de leur famille à son héritage culturel.

Au-delà de la célébration familiale, cette naissance suscite également une réflexion sur la place qu'occupent les triplés dans la tradition moaga, ainsi que sur la manière dont les familles concilient aujourd'hui les valeurs ancestrales et la foi religieuse. Pour éclairer cette dimension, Dawelg Naaba Boalga apporte une lecture qui met en évidence la complémentarité entre tradition et spiritualité.

Les prières ont été dites par l'imam Abdallah Ouédraogo

« La tradition moaga enseigne avant tout le respect de la vie, de la famille et de la communauté. Aujourd'hui, de nombreuses familles sont chrétiennes ou musulmanes tout en demeurant profondément attachées à leur patrimoine culturel. Il est donc possible de distinguer les valeurs culturelles des pratiques proprement religieuses », a-t-il expliqué.

L'essentiel, toujours selon lui, est de reconnaître que la naissance de triplés demeure un événement exceptionnel qui appelle à la gratitude, à la responsabilité et à la solidarité. « Les croyants peuvent rendre grâce à Dieu selon leur foi tout en conservant le respect des traditions qui valorisent ces enfants, leur mère et leur famille. Cette complémentarité contribue à préserver l'identité culturelle sans porter atteinte aux convictions religieuses de chacun », confie-t-il.

« Nous souhaitons que ces enfants nous apportent la paix, la pluie pour nos récoltes, la cohésion sociale », Kamsongh Naaba Kiiba

Selon lui, la portée de cette naissance dépasse largement le cercle familial. Elle constitue un événement qui interpelle toute la communauté et rappelle les valeurs fondamentales sur lesquelles repose la société. Dans la pensée moaga, une naissance exceptionnelle ne concerne jamais uniquement les parents. Elle interpelle toute la communauté. De l'explication de Dawelg Naaba Boalga, les triplés rappellent que la vie est un don précieux et que chaque enfant est porteur d'espérance.

« Lorsque cette naissance intervient au sein d'une famille investie d'une responsabilité coutumière, elle invite également à renouveler les valeurs de paix, d'unité, de justice et de protection de la communauté », a-t-il souligné, précisant que cette naissance rappelle que toute autorité traditionnelle est d'abord un service rendu au peuple.

La cola, offerte pour la prière à l'endroit des triplés

« Au-delà des croyances, cette naissance est un appel à renforcer la cohésion sociale, à protéger les enfants, à honorer les mères et à transmettre aux jeunes générations les valeurs de solidarité, de respect des anciens et de vivre-ensemble qui constituent le fondement de la société moaga », souligne le Dawelg Naaba Boalga.
Cette célébration aura ainsi été bien plus qu'un simple baptême. Elle a offert un cadre de rencontre entre autorités coutumières, responsables religieux, proches et amis venus partager un moment de bonheur avec Kamsongh Naaba Kiiba. Entre les prières, les bénédictions et les marques de soutien exprimées par les nombreux visiteurs, cette journée restera gravée dans les mémoires comme un symbole d'espérance, de communion et d'unité, pour la famille, mais aussi pour la société.

Hadja Mamounata Velegda était présente pour partager ce moment de joie avec Kamsongh Naaba Kiiba

Erwan Compaoré
Lefaso.net

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