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Diplomacy & Defense Think Tank News

Variable mighist „Einwanderungsgeschichte“ verfügbar

Datennutzende können ab sofort die Variable mighist „Einwanderungsgeschichte“ und die dazugehörige Infovariable mighist_info basierend auf den Daten der Version 41 (v41) bestellen. Bitte senden Sie eine E-Mail an soepmail@diw.de.

Für die kommende Version 42 (v42) wird sie regulär in der Datenweitergabe enthalten sein und muss nicht separat bestellt werden.  

Mit der Variable mighist passt sich das SOEP an das Konzept des Mikrozensus an und vereinfacht die internationale Vergleichbarkeit der verwendeten Definition: „So müssen entweder die Person selbst oder beide Elternteile seit 1950 auf das heutige Gebiet Deutschlands zuge­zogen sein, damit sie als Einge­wanderte beziehungs­weise als in Deutschland geborene Nach­kommen von Einge­wanderten gelten“ (Statistisches Bundesamt (Destatis), Einwanderungsgeschichte, 2026).  


16. Internationale SOEP-Nutzendenkonferenz in Berlin

Das Sozio-oekonomische Panel (SOEP) begrüßte am 8. und 9. Juli 2026 rund 90 Forschende aus dem In- und Ausland zu seiner Nutzendenkonferenz in Berlin. Alle zwei Jahre treffen sich Nutzer*innen der SOEP-Daten aus verschiedenen Fachrichtungen unter anderem der Sozial- und Wirtschaftswissenschaften, um ...

Die große weiße Leinwand

Acht Staaten, unzählige indigene Völker, rivalisierende Großmächte: Die Arktis ist Heimat, Klimaindikator, Ressourcenreservoir und geopolitisches Terrain zugleich. Vor allem aber ist sie keine klar umrissene Region, sondern eine Projektionsfläche - geprägt von konkurrierenden Interessen, Narrativen und der Frage, wessen Stimme zählt.

Die große weiße Leinwand

Acht Staaten, unzählige indigene Völker, rivalisierende Großmächte: Die Arktis ist Heimat, Klimaindikator, Ressourcenreservoir und geopolitisches Terrain zugleich. Vor allem aber ist sie keine klar umrissene Region, sondern eine Projektionsfläche - geprägt von konkurrierenden Interessen, Narrativen und der Frage, wessen Stimme zählt.

Die große weiße Leinwand

Acht Staaten, unzählige indigene Völker, rivalisierende Großmächte: Die Arktis ist Heimat, Klimaindikator, Ressourcenreservoir und geopolitisches Terrain zugleich. Vor allem aber ist sie keine klar umrissene Region, sondern eine Projektionsfläche - geprägt von konkurrierenden Interessen, Narrativen und der Frage, wessen Stimme zählt.

L’Afrique : entre dynamiques démographiques, intégration économique et affirmation géopolitique

IRIS - Tue, 14/07/2026 - 00:00

En quoi la géographie et la démographie du continent africain constituent-elles des opportunités, mais également des vulnérabilités pour son développement ?

La géographie et la démographie du continent représentent un potentiel important, mais sa valorisation peine à être concrétisée.

L’immensité et la diversité des ressources du continent (cobalt, terres rares, hydroélectricité…) sont de réelles opportunités et donnent à l’Afrique une valeur stratégique importante. Néanmoins, le faible nombre d’infrastructures de transport et d’énergie est une contrainte qui affecte de très nombreux États, et plus particulièrement les États enclavés. L’intégration régionale peut apporter une solution à ces nombreux obstacles, mais elle reste encore peu développée.

Si la démographie est un atout pour certains économistes (en termes de main-d’œuvre ou de jeunesse par exemple) et pourrait être un dividende, elle reste tributaire de systèmes éducatifs peu développés et de structures de santé insuffisantes. 2,5 milliards d’habitants d’ici 2050 représentent un potentiel important, mais cela devra s’accompagner d’un investissement massif dans l’emploi.

Le développement du continent sera lié à la réduction de l’écart entre le potentiel de la géographie et de la démographie et sa valorisation effective.

Quelle est la place de l’Union africaine sur la scène internationale et quels sont les défis internes auxquels elle fait face ? En quoi les objectifs de l’Agenda 2063 traduisent-ils la volonté des États africains de renforcer leur poids politique et diplomatique ?

La montée en puissance de l’Union africaine comme acteur diplomatique reconnu s’affirme depuis quelques années. Elle est devenue incontournable pour représenter le continent et siège au G20 depuis 2023. Elle enchaîne les sommets avec de très nombreux bailleurs (Union européenne, Chine, États-Unis, Japon, France…). Ses deux « bras armés », la Commission et le Conseil de paix et de sécurité, portent la voix du continent sur des enjeux globaux et sécuritaires.

Les défis restent néanmoins importants. Le financement de son budget est assuré à 60 % par des partenaires extérieurs. Comme toute union, elle est sujette aux intérêts nationaux divergents, mais aussi aux rivalités régionales (communautés économiques régionales (CER)[1]) qui l’affaiblissent. La gestion des crises majeures, qui impliquent 21 États africains, demeure le point faible de l’organisation africaine. Son poids institutionnel reste encore modeste face aux grandes puissances et aux institutions financières internationales.

L’Agenda 2063, est révélateur de la volonté des acteurs africains de penser l’avenir de leur continent. Cette ambition se heurte à plusieurs difficultés :

  • construire une union économique et monétaire à l’échelle de l’Afrique ;
  • la terre africaine reste l’un des hauts lieux crisogènes de la planète. Plus de 78 % des troupes de maintien de la paix des Nations unies sont déployées en Afrique ;
  • la bonne gouvernance tarde à arriver sur le continent.

En résumé, l’Agenda 2063 traduit clairement une ambition de peser davantage. Il revendique une Afrique « influente, unie et forte » et la volonté d’être un acteur des relations internationales.

Quels sont les principaux moteurs de la croissance économique en Afrique ? Dans quelle mesure les communautés économiques régionales (CER) et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) contribuent-elles à renforcer l’intégration économique sur le continent africain ?

Les principaux moteurs de la croissance économique en Afrique sont les ressources naturelles, la démographie, les investissements directs étrangers (IDE) et le potentiel de l’agriculture. S’y ajoutent le potentiel des services et de la consommation intérieure.

L’intégration économique s’est construite par la montée en puissance de huit communautés économiques régionales majeures. Si elles ont permis des avancées réelles, la différence de niveau d’intégration au sein des CER est importante et ne facilite pas l’intégration du continent. De surcroît, la possibilité pour un État d’appartenir à plusieurs CER (fragmentées et inégales) complique l’intégration. En 2019, la Zone de libre-échange continentale africaine est créée. Elle réunit 54 États[2]. Seule l’Érythrée n’a pas adhéré à cette initiative économique majeure. Les objectifs sont l’augmentation du commerce intra-africain et une meilleure attractivité pour les investisseurs. Mais la mise en œuvre de la ZLECA reste lente et a été très ralentie par la pandémie de Covid-19 et les crises internationales qui se succèdent. Le manque d’infrastructures de transport participe à cette difficile mise en œuvre. L’affirmation de résultats positifs de la ZLECA prendra de nombreuses années. La question qui demeure posée pourrait être la suivante : quel sera l’avenir des CER lorsque la ZLECA sera pleinement opérationnelle ? Le mille-feuille des organisations économiques ne gagnerait-il pas à être réduit ?

Quels sont les principaux enjeux sécuritaires auxquels sont confrontés les États africains ? Quel rôle joue l’Union africaine dans la résolution des crises ? Quelles actions pourraient être mises en place pour renforcer la stabilité du continent ?

Ving-et-un États africains sont confrontés à une crise ou un conflit majeur (coups d’État, guerres civiles, terrorisme ou extrémisme violent). La criminalité organisée et les tensions liées aux ressources et au climat sont aussi des enjeux sécuritaires majeurs.

Dès le mois de février 2004, l’Union africaine s’est dotée d’une politique commune de défense et de sécurité. Deux principes fondamentaux sont à mettre en relief : la politique de non-ingérence dans les affaires intérieures d’un État, mais l’UA se réserve le droit d’intervenir en cas de crimes de guerre, de génocide ou de crimes contre l’humanité.

Un des programmes majeurs de l’UA réside dans l’Architecture africaine de paix et de sécurité (AAPS). Elle s’articule principalement autour du Conseil de paix et de sécurité (CPS), appuyé par la Commission de l’Union africaine. Seul le CPS peut autoriser des missions de soutien à la paix, imposer des sanctions, prendre des initiatives et des actions en réponse à des conflits éventuels ou réels. Il est composé de 15 membres, siégeant pour deux ou trois ans. Quatre outils sont importants au sein de l’AAPS : la Force africaine en attente (intervention), le Groupe des sages (médiation), le Système continental d’alerte rapide (information) et le Fonds pour la paix (financement).

L’AAPS demeure ralentie par le manque de moyens financiers et la rivalité décisionnelle entre le niveau continental et celui des CER.

L’Agenda 2063 reste une feuille de route intéressante. L’écart entre les ambitions affichées et la réalité du terrain reste important. L’intégration économique continentale, comme l’unité politique, ne pourront se réaliser qu’avec l’application du principe de base de la renaissance africaine : « Faire taire les armes en 2030 ».

[1] Elles sont au nombre de huit : la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC), l’Union du Maghreb arabe (UMA), la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), le Marché commun d’Afrique orientale et australe (COMESA), l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), la Communauté des États sahélo-sahariens (CENSAD) et la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC).

[2] Qui représentent un potentiel d’environ 1.5 milliard de consommateurs.

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What MINUSMA Teaches Us about the Future of UN Peacekeeping

European Peace Institute / News - Mon, 13/07/2026 - 19:03
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In partnership with the Permanent Mission of the Kingdom of the Netherlands and the Division of Policy, Evaluation and Training (DPET) of the UN Department of Peace Operations (DPO), IPI cohosted a hybrid public policy forum on “What MINUSMA Teaches Us about the Future of UN Peacekeeping” on July 13th.

DPO recently launched the lessons learned report “MINUSMA: A Peace That Was Not Enough,” which examines the decade-long deployment of the United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in Mali (MINUSMA), which concluded its withdrawal in late 2023. The report identifies implications that extend beyond Mali and are directly relevant to the future of UN peacekeeping. It also points to the limits of UN peacekeeping in the absence of a stable peace and underscores the importance of carefully managing UN transitions.

The event facilitated a focused, policy-oriented discussion on how lessons from MINUSMA can inform more effective, adaptable, and context-sensitive UN peacekeeping. Speakers shared reflections from the Malian, regional, and UN perspectives regarding the operational and political challenges facing international engagement.

Key takeaways from the event include the need to:

  • Expand the UN toolbox to contextualize missions to individual situations;
  • Center national ownership, including in driving the political process;
  • Manage expectations in contexts of asymmetric warfare and;
  • Carefully delineate roles and responsibilities when parallel forces are present.

Opening Remarks:
Zeid Ra’ad Al Hussein, President and Chief Executive Officer, International Peace Institute

Speakers:
David Haeri, Director, UN DPET, DPO
H.E. Issa Konfourou, Permanent Representative of the Republic of Mali to the UN
Mahamat Saleh Annadif, Former SRSG and Head of MINUSMA, Member of the African Union High-Level Panel of Eminent Experts (virtual)
Emma Birikorang, Director of Research, Kofi Annan International Peacekeeping Training Centre (KAIPTC) (virtual)

Closing Remarks:
Ed Caelen, Military Advisor, Permanent Mission of the Kingdom of the Netherlands to the UN

Moderator:
Jenna Russo, Director of Research and Head of the Brian Urquhart Center for Peace Operations and Peacebuilding, International Peace Institute

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Chinas geheime Nukleartests

SWP - Mon, 13/07/2026 - 15:18

Die USA werfen China vor, geheime Atomwaffentests durchzuführen, die gegen inter­nationale Normen und Testmoratorien verstoßen. Wegen der vergleichsweise kleinen historischen Testbasis besitzt China starke Anreize, zusätz­liche Testdaten für die Modernisierung seines Atomwaffenprogramms zu gewinnen. Für Washington wäre es dennoch nachteilig, wenn es als Antwort darauf seine unter­irdischen Nuklear­tests wiederaufnähme, da Russland und China von der Erosion internationaler Test­normen stärker profitieren würden. Deutschland und Europa können nur begrenzt handeln, indem sie auf mehr Transparenz und vertrauens­bildende Maßnahmen hinwirken.

Géopolitique du football : Argentine – Angleterre

IRIS - Mon, 13/07/2026 - 12:05

Le match de demi-finale de la Coupe du monde 2026, qui opposera l’Argentine à l’Angleterre mercredi 15 juillet, s’inscrit comme un nouveau chapitre d’une rivalité unique, où sport et géopolitique s’entremêlent depuis soixante ans.

De la polémique arbitrale de 1966, où l’Argentine se sent lésée par un arbitrage perçu comme partial, à la guerre des Malouines en 1982, qui creuse un fossé politique entre les deux nations, chaque affrontement a dépassé le cadre sportif. Puis, en 1986 : la « Main de Dieu » et le « But du Siècle » de Maradona transforment un simple quart de finale en acte de résistance symbolique, où le football devient l’arme d’une revanche historique.

Pourquoi cette rivalité, plus qu’une autre, cristallise-t-elle autant de passions et de tensions ? Mon analyse dans cette vidéo.

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Eine globale Agenda braucht eine überzeugende Zukunftsvision

Bonn, 13. Juni 2026. Weniger als fünf Jahre vor Ablauf der Agenda 2030 sieht die Welt deutlich anders aus als bei ihrer Verabschiedung. Ein positives Narrativ wird entscheidend sein, um öffentliche und politische Unterstützung zu gewinnen.

Die Diskussion darüber, wie es nach 2030 weitergehen soll, hat gerade erst begonnen. Gut vier Jahre vor Ablauf der Frist gibt es bislang kaum offizielle Positionen zu einer möglichen Neuauflage der Agenda 2030. Auch beim High-Level Political Forum, dem zentralen UN-Format zur Umsetzung der Nachhaltigkeitsziele, das in diesen Tagen in New York stattfindet, wird diese Diskussion eher am Rande geführt. Selbst der Prozess hin zu einer neuen Agenda ist noch unklar, da der richtungsweisende UN-Gipfel zu den Nachhaltigkeitszielen erst für September 2027 unter der Schirmherrschaft eines neuen UN-Generalsekretärs oder einer neuen UN-Generalsekretärin geplant ist. Dennoch bleibt nur wenig Zeit für die Verhandlung einer neuen oder überarbeiteten Agenda. Was ist realistisch – und was ist für die Zeit nach 2030 wünschenswert?

Die IDOS-Konferenz „Sustainability Cooperation Beyond 2030 – Ways forward in a messy world“ am 25. und 26. Juni in Bonn und eine Diskussionsrunde bei der Hamburg Sustainability Conference am 30. Juni haben die Debatte einen Schritt vorangebracht. Beide Veranstaltungen brachten Wissenschaftler*innen, Think-Tanks sowie aktuelle und ehemalige Verhandlungsführer*innen aus allen Kontinenten zusammen, um Lehren aus der internationalen Nachhaltigkeitskooperation zu ziehen und Perspektiven für eine wünschenswerte Zukunft zu erörtern.

Wo wir heute stehen 

Rückblickend zeigt sich, dass die Agenda 2030 mehr Dynamik entfaltet hat, als zu Beginn erwartet wurde. In zahlreichen Bereichen und Ländern sind Fortschritte zu verzeichnen, die beim alleinigen Blick auf die globalen Umsetzungsindikatoren nicht ausreichend gewürdigt werden. Zudem verfügen viele Länder, Vorreiterunternehmen sowie subnationale und lokale Akteure über Nachhaltigkeitsstrategien – unabhängig von der politischen Ausrichtung der jeweiligen nationalen Regierung. Positiv ist auch die Einbindung von Entscheidungsträger*innen auf subnationaler und kommunaler Ebene, wo konkrete Maßnahmen etwa zu Verkehr, Energie oder Raumplanung umgesetzt werden. 

Derzeit beobachten wir Rückschritte bei den erklärten Nachhaltigkeitszielen, aber auch neue Herausforderungen. Das gibt Anlass zur Sorge und erfordert entschlossenes Handeln. Nationale Pläne reichen für die vollständige Umsetzung der Agenda 2030 nicht aus, wie verschiedene Tracker, etwa im Klimabereich, zeigen. Während die zunehmende Zahl von Kriegen weitere Fortschritte erschwert, wird die Entwicklungsfinanzierung knapper, da viele Länder ihre Ressourcen zunehmend in Militärausgaben statt in einen umfassenderen Sicherheitsansatz investieren, der auch menschliche, soziale und wirtschaftliche Aspekte einbezieht. Hinzu kommt, dass der demografische Wandel in vielen Industrieländern den Druck auf die Sozialversicherungssysteme erhöht. Die Klimakrise bringt zudem immer häufiger extreme Wetterereignisse mit sich. Kurz gesagt: Trotz einer globalen Nachhaltigkeitsagenda erleben wir eine Polykrise. 

Und doch hat eine globale Agenda ihren Wert. Eine Teilnehmerin der Bonner Konferenz zog den eher ungewöhnlichen Vergleich mit dem preußischen Militärtheoretiker Clausewitz: Keine Strategie lässt sich genauso umsetzen, wie sie entworfen wurde; sie muss sich stets an veränderte Realitäten anpassen. Dennoch helfen Strategien, vorausschauend zu denken, Ambitionen in konkrete Maßnahmen zu übersetzen und Lücken zu identifizieren. 

Die Debatte über eine Agenda nach 2030

Es ist unwahrscheinlich, dass großes Interesse an einer vollständigen Neugestaltung der Agenda und ihrer Ziele besteht. Sie ist bereits sehr umfassend, und eine Neuverhandlung wäre angesichts geopolitischer Verschiebungen und der damit verbundenen Risiken äußerst herausfordernd. Europa unterstützt globale Ziele weiterhin, China betont seine Ausrichtung auf die „Stabilität“ des Systems (und dürfte zugleich seinen Einfluss weiter ausbauen), während sich die USA gegenwärtig aktiv gegen die bestehende und wahrscheinlich auch gegen jede künftige Agenda aussprechen – auch wenn subnationale Akteure dort die Notwendigkeit globaler Maßstäbe erkennen. 

Die Teilnehmer*innen unserer jüngsten Veranstaltungen diskutierten mögliche Weiterentwicklungen der Agenda, etwa die Rolle von KI und Kreislaufwirtschaft sowie die erneut aufgekommene Frage, wie Wohlstand jenseits des BIPs besser gemessen werden kann. Zudem bestand weitgehende Einigkeit, dass nicht nur das „Was“ – Ziele und Indikatoren –, sondern auch das „Wie“ – also die Umsetzungsmittel – stärker in den Blick genommen werden sollte. Zugleich zeichnete sich ein breiter Konsens über den Wunsch nach einer gemeinsamen Vision ab: einer Agenda für die Zukunft.

Wie geht es weiter?

Die Debatte über eine neue Agenda wird in den kommenden Monaten in zahlreichen Diskussionsrunden über die Perspektiven weitergeführt werden – sowohl inhaltlich als auch mit Blick auf das weitere Vorgehen. Wie so oft in multilateralen Kontexten wird der Prozess voraussichtlich die Ergebnisse mitprägen. Entscheidend wird zudem sein, welche Akteure neben den Staaten einbezogen werden und wie dies geschieht.

Denn die mit der Agenda 2030 verbundenen Aufgaben sind am 31. Dezember 2030 nicht hinfällig. Es handelt sich ausdrücklich um eine langfristige Vision „für diese und künftige Generationen“. Doch die Agenda steht unter Legitimitätsdruck, und ein neues Enddatum allein wird nicht ausreichen. Ebenso wichtig wie der Inhalt ist ein überzeugendes Narrativ über globale Gemeingüter und das globale Gemeinwohl – und darüber, was internationale Zusammenarbeit bewirken kann. Der Entwurf und die Gestaltung einer nachhaltigen Zukunft sind ein zutiefst menschliches Unterfangen.

Eine globale Agenda braucht eine überzeugende Zukunftsvision

Bonn, 13. Juni 2026. Weniger als fünf Jahre vor Ablauf der Agenda 2030 sieht die Welt deutlich anders aus als bei ihrer Verabschiedung. Ein positives Narrativ wird entscheidend sein, um öffentliche und politische Unterstützung zu gewinnen.

Die Diskussion darüber, wie es nach 2030 weitergehen soll, hat gerade erst begonnen. Gut vier Jahre vor Ablauf der Frist gibt es bislang kaum offizielle Positionen zu einer möglichen Neuauflage der Agenda 2030. Auch beim High-Level Political Forum, dem zentralen UN-Format zur Umsetzung der Nachhaltigkeitsziele, das in diesen Tagen in New York stattfindet, wird diese Diskussion eher am Rande geführt. Selbst der Prozess hin zu einer neuen Agenda ist noch unklar, da der richtungsweisende UN-Gipfel zu den Nachhaltigkeitszielen erst für September 2027 unter der Schirmherrschaft eines neuen UN-Generalsekretärs oder einer neuen UN-Generalsekretärin geplant ist. Dennoch bleibt nur wenig Zeit für die Verhandlung einer neuen oder überarbeiteten Agenda. Was ist realistisch – und was ist für die Zeit nach 2030 wünschenswert?

Die IDOS-Konferenz „Sustainability Cooperation Beyond 2030 – Ways forward in a messy world“ am 25. und 26. Juni in Bonn und eine Diskussionsrunde bei der Hamburg Sustainability Conference am 30. Juni haben die Debatte einen Schritt vorangebracht. Beide Veranstaltungen brachten Wissenschaftler*innen, Think-Tanks sowie aktuelle und ehemalige Verhandlungsführer*innen aus allen Kontinenten zusammen, um Lehren aus der internationalen Nachhaltigkeitskooperation zu ziehen und Perspektiven für eine wünschenswerte Zukunft zu erörtern.

Wo wir heute stehen 

Rückblickend zeigt sich, dass die Agenda 2030 mehr Dynamik entfaltet hat, als zu Beginn erwartet wurde. In zahlreichen Bereichen und Ländern sind Fortschritte zu verzeichnen, die beim alleinigen Blick auf die globalen Umsetzungsindikatoren nicht ausreichend gewürdigt werden. Zudem verfügen viele Länder, Vorreiterunternehmen sowie subnationale und lokale Akteure über Nachhaltigkeitsstrategien – unabhängig von der politischen Ausrichtung der jeweiligen nationalen Regierung. Positiv ist auch die Einbindung von Entscheidungsträger*innen auf subnationaler und kommunaler Ebene, wo konkrete Maßnahmen etwa zu Verkehr, Energie oder Raumplanung umgesetzt werden. 

Derzeit beobachten wir Rückschritte bei den erklärten Nachhaltigkeitszielen, aber auch neue Herausforderungen. Das gibt Anlass zur Sorge und erfordert entschlossenes Handeln. Nationale Pläne reichen für die vollständige Umsetzung der Agenda 2030 nicht aus, wie verschiedene Tracker, etwa im Klimabereich, zeigen. Während die zunehmende Zahl von Kriegen weitere Fortschritte erschwert, wird die Entwicklungsfinanzierung knapper, da viele Länder ihre Ressourcen zunehmend in Militärausgaben statt in einen umfassenderen Sicherheitsansatz investieren, der auch menschliche, soziale und wirtschaftliche Aspekte einbezieht. Hinzu kommt, dass der demografische Wandel in vielen Industrieländern den Druck auf die Sozialversicherungssysteme erhöht. Die Klimakrise bringt zudem immer häufiger extreme Wetterereignisse mit sich. Kurz gesagt: Trotz einer globalen Nachhaltigkeitsagenda erleben wir eine Polykrise. 

Und doch hat eine globale Agenda ihren Wert. Eine Teilnehmerin der Bonner Konferenz zog den eher ungewöhnlichen Vergleich mit dem preußischen Militärtheoretiker Clausewitz: Keine Strategie lässt sich genauso umsetzen, wie sie entworfen wurde; sie muss sich stets an veränderte Realitäten anpassen. Dennoch helfen Strategien, vorausschauend zu denken, Ambitionen in konkrete Maßnahmen zu übersetzen und Lücken zu identifizieren. 

Die Debatte über eine Agenda nach 2030

Es ist unwahrscheinlich, dass großes Interesse an einer vollständigen Neugestaltung der Agenda und ihrer Ziele besteht. Sie ist bereits sehr umfassend, und eine Neuverhandlung wäre angesichts geopolitischer Verschiebungen und der damit verbundenen Risiken äußerst herausfordernd. Europa unterstützt globale Ziele weiterhin, China betont seine Ausrichtung auf die „Stabilität“ des Systems (und dürfte zugleich seinen Einfluss weiter ausbauen), während sich die USA gegenwärtig aktiv gegen die bestehende und wahrscheinlich auch gegen jede künftige Agenda aussprechen – auch wenn subnationale Akteure dort die Notwendigkeit globaler Maßstäbe erkennen. 

Die Teilnehmer*innen unserer jüngsten Veranstaltungen diskutierten mögliche Weiterentwicklungen der Agenda, etwa die Rolle von KI und Kreislaufwirtschaft sowie die erneut aufgekommene Frage, wie Wohlstand jenseits des BIPs besser gemessen werden kann. Zudem bestand weitgehende Einigkeit, dass nicht nur das „Was“ – Ziele und Indikatoren –, sondern auch das „Wie“ – also die Umsetzungsmittel – stärker in den Blick genommen werden sollte. Zugleich zeichnete sich ein breiter Konsens über den Wunsch nach einer gemeinsamen Vision ab: einer Agenda für die Zukunft.

Wie geht es weiter?

Die Debatte über eine neue Agenda wird in den kommenden Monaten in zahlreichen Diskussionsrunden über die Perspektiven weitergeführt werden – sowohl inhaltlich als auch mit Blick auf das weitere Vorgehen. Wie so oft in multilateralen Kontexten wird der Prozess voraussichtlich die Ergebnisse mitprägen. Entscheidend wird zudem sein, welche Akteure neben den Staaten einbezogen werden und wie dies geschieht.

Denn die mit der Agenda 2030 verbundenen Aufgaben sind am 31. Dezember 2030 nicht hinfällig. Es handelt sich ausdrücklich um eine langfristige Vision „für diese und künftige Generationen“. Doch die Agenda steht unter Legitimitätsdruck, und ein neues Enddatum allein wird nicht ausreichen. Ebenso wichtig wie der Inhalt ist ein überzeugendes Narrativ über globale Gemeingüter und das globale Gemeinwohl – und darüber, was internationale Zusammenarbeit bewirken kann. Der Entwurf und die Gestaltung einer nachhaltigen Zukunft sind ein zutiefst menschliches Unterfangen.

Eine globale Agenda braucht eine überzeugende Zukunftsvision

Bonn, 13. Juni 2026. Weniger als fünf Jahre vor Ablauf der Agenda 2030 sieht die Welt deutlich anders aus als bei ihrer Verabschiedung. Ein positives Narrativ wird entscheidend sein, um öffentliche und politische Unterstützung zu gewinnen.

Die Diskussion darüber, wie es nach 2030 weitergehen soll, hat gerade erst begonnen. Gut vier Jahre vor Ablauf der Frist gibt es bislang kaum offizielle Positionen zu einer möglichen Neuauflage der Agenda 2030. Auch beim High-Level Political Forum, dem zentralen UN-Format zur Umsetzung der Nachhaltigkeitsziele, das in diesen Tagen in New York stattfindet, wird diese Diskussion eher am Rande geführt. Selbst der Prozess hin zu einer neuen Agenda ist noch unklar, da der richtungsweisende UN-Gipfel zu den Nachhaltigkeitszielen erst für September 2027 unter der Schirmherrschaft eines neuen UN-Generalsekretärs oder einer neuen UN-Generalsekretärin geplant ist. Dennoch bleibt nur wenig Zeit für die Verhandlung einer neuen oder überarbeiteten Agenda. Was ist realistisch – und was ist für die Zeit nach 2030 wünschenswert?

Die IDOS-Konferenz „Sustainability Cooperation Beyond 2030 – Ways forward in a messy world“ am 25. und 26. Juni in Bonn und eine Diskussionsrunde bei der Hamburg Sustainability Conference am 30. Juni haben die Debatte einen Schritt vorangebracht. Beide Veranstaltungen brachten Wissenschaftler*innen, Think-Tanks sowie aktuelle und ehemalige Verhandlungsführer*innen aus allen Kontinenten zusammen, um Lehren aus der internationalen Nachhaltigkeitskooperation zu ziehen und Perspektiven für eine wünschenswerte Zukunft zu erörtern.

Wo wir heute stehen 

Rückblickend zeigt sich, dass die Agenda 2030 mehr Dynamik entfaltet hat, als zu Beginn erwartet wurde. In zahlreichen Bereichen und Ländern sind Fortschritte zu verzeichnen, die beim alleinigen Blick auf die globalen Umsetzungsindikatoren nicht ausreichend gewürdigt werden. Zudem verfügen viele Länder, Vorreiterunternehmen sowie subnationale und lokale Akteure über Nachhaltigkeitsstrategien – unabhängig von der politischen Ausrichtung der jeweiligen nationalen Regierung. Positiv ist auch die Einbindung von Entscheidungsträger*innen auf subnationaler und kommunaler Ebene, wo konkrete Maßnahmen etwa zu Verkehr, Energie oder Raumplanung umgesetzt werden. 

Derzeit beobachten wir Rückschritte bei den erklärten Nachhaltigkeitszielen, aber auch neue Herausforderungen. Das gibt Anlass zur Sorge und erfordert entschlossenes Handeln. Nationale Pläne reichen für die vollständige Umsetzung der Agenda 2030 nicht aus, wie verschiedene Tracker, etwa im Klimabereich, zeigen. Während die zunehmende Zahl von Kriegen weitere Fortschritte erschwert, wird die Entwicklungsfinanzierung knapper, da viele Länder ihre Ressourcen zunehmend in Militärausgaben statt in einen umfassenderen Sicherheitsansatz investieren, der auch menschliche, soziale und wirtschaftliche Aspekte einbezieht. Hinzu kommt, dass der demografische Wandel in vielen Industrieländern den Druck auf die Sozialversicherungssysteme erhöht. Die Klimakrise bringt zudem immer häufiger extreme Wetterereignisse mit sich. Kurz gesagt: Trotz einer globalen Nachhaltigkeitsagenda erleben wir eine Polykrise. 

Und doch hat eine globale Agenda ihren Wert. Eine Teilnehmerin der Bonner Konferenz zog den eher ungewöhnlichen Vergleich mit dem preußischen Militärtheoretiker Clausewitz: Keine Strategie lässt sich genauso umsetzen, wie sie entworfen wurde; sie muss sich stets an veränderte Realitäten anpassen. Dennoch helfen Strategien, vorausschauend zu denken, Ambitionen in konkrete Maßnahmen zu übersetzen und Lücken zu identifizieren. 

Die Debatte über eine Agenda nach 2030

Es ist unwahrscheinlich, dass großes Interesse an einer vollständigen Neugestaltung der Agenda und ihrer Ziele besteht. Sie ist bereits sehr umfassend, und eine Neuverhandlung wäre angesichts geopolitischer Verschiebungen und der damit verbundenen Risiken äußerst herausfordernd. Europa unterstützt globale Ziele weiterhin, China betont seine Ausrichtung auf die „Stabilität“ des Systems (und dürfte zugleich seinen Einfluss weiter ausbauen), während sich die USA gegenwärtig aktiv gegen die bestehende und wahrscheinlich auch gegen jede künftige Agenda aussprechen – auch wenn subnationale Akteure dort die Notwendigkeit globaler Maßstäbe erkennen. 

Die Teilnehmer*innen unserer jüngsten Veranstaltungen diskutierten mögliche Weiterentwicklungen der Agenda, etwa die Rolle von KI und Kreislaufwirtschaft sowie die erneut aufgekommene Frage, wie Wohlstand jenseits des BIPs besser gemessen werden kann. Zudem bestand weitgehende Einigkeit, dass nicht nur das „Was“ – Ziele und Indikatoren –, sondern auch das „Wie“ – also die Umsetzungsmittel – stärker in den Blick genommen werden sollte. Zugleich zeichnete sich ein breiter Konsens über den Wunsch nach einer gemeinsamen Vision ab: einer Agenda für die Zukunft.

Wie geht es weiter?

Die Debatte über eine neue Agenda wird in den kommenden Monaten in zahlreichen Diskussionsrunden über die Perspektiven weitergeführt werden – sowohl inhaltlich als auch mit Blick auf das weitere Vorgehen. Wie so oft in multilateralen Kontexten wird der Prozess voraussichtlich die Ergebnisse mitprägen. Entscheidend wird zudem sein, welche Akteure neben den Staaten einbezogen werden und wie dies geschieht.

Denn die mit der Agenda 2030 verbundenen Aufgaben sind am 31. Dezember 2030 nicht hinfällig. Es handelt sich ausdrücklich um eine langfristige Vision „für diese und künftige Generationen“. Doch die Agenda steht unter Legitimitätsdruck, und ein neues Enddatum allein wird nicht ausreichen. Ebenso wichtig wie der Inhalt ist ein überzeugendes Narrativ über globale Gemeingüter und das globale Gemeinwohl – und darüber, was internationale Zusammenarbeit bewirken kann. Der Entwurf und die Gestaltung einer nachhaltigen Zukunft sind ein zutiefst menschliches Unterfangen.

Die Kapitalrente braucht strenge Anlageregeln

Die Rentenkommission will einen zusätzlichen Beitragssatz von zwei Prozent auf den internationalen Kapitalmärkten investieren. Doch der Bericht schließt klimaschädliche Investitionen nicht grundsätzlich aus. Sollte er aber, denn das erklärte Ziel ist doch, die Lebensgrundlage künftiger Rentnerinnen und Rentner zu verbessern. Ein Gastbeitrag von Sören Hilbrich.

Die Kapitalrente braucht strenge Anlageregeln

Die Rentenkommission will einen zusätzlichen Beitragssatz von zwei Prozent auf den internationalen Kapitalmärkten investieren. Doch der Bericht schließt klimaschädliche Investitionen nicht grundsätzlich aus. Sollte er aber, denn das erklärte Ziel ist doch, die Lebensgrundlage künftiger Rentnerinnen und Rentner zu verbessern. Ein Gastbeitrag von Sören Hilbrich.

Die Kapitalrente braucht strenge Anlageregeln

Die Rentenkommission will einen zusätzlichen Beitragssatz von zwei Prozent auf den internationalen Kapitalmärkten investieren. Doch der Bericht schließt klimaschädliche Investitionen nicht grundsätzlich aus. Sollte er aber, denn das erklärte Ziel ist doch, die Lebensgrundlage künftiger Rentnerinnen und Rentner zu verbessern. Ein Gastbeitrag von Sören Hilbrich.

SCAF : sortir de l’impasse

IRIS - Mon, 13/07/2026 - 10:17
Les États font de l’industrie et pas de la défense

La première raison est que les États européens font passer les préoccupations de leurs industriels avant celles de leurs forces. Or, l’intérêt premier des armées est de disposer du meilleur avion possible, avec une totale liberté d’action, et non pas d’un avion qui se vend à l’export. Or, le Rafale de Dassault et l’Eurofighter de BAE-Airbus-Léonardo résultent de programmes lancés au début des années 1980 et entrés dans les forces au début des années 2000. Ce sont des avions dits de « quatrième génération » (ils ne sont pas furtifs) alors qu’une « sixième génération » (combat collaboratif avec des drones de combat) pointe déjà son nez. Notre retard technologique va donc s’accroître.

En ne donnant pas les meilleures armes à leurs armées, les États manquent à leur « premier devoir – la défense » pour reprendre les mots du général de Gaulle. Tous les hommes politiques qui, en France, se réclament du gaullisme devraient s’en souvenir. Les intérêts de nos industriels ne sont pas toujours ceux de nos États.

Les Allemands et les Français se racontent des histoires

La deuxième raison de l’échec est que les décideurs politiques, les industriels et les forces armées se mentent entre eux et se mentent à eux-mêmes.

Les décideurs allemands ont menti aux Français en acceptant ab initio des spécifications opérationnelles telles que l’emport d’un missile nucléaire ou la capacité d’apponter, qu’ils font mine de découvrir dix ans après, pour mieux les refuser. Et ils se mentent à eux-mêmes s’ils croient pouvoir développer seuls, dans un délai raisonnable et à un coût maîtrisé, un avion de combat de sixième génération, comme le leur a justement rappelé Tom Enders, l’ancien patron Airbus. À supposer que l’industrie allemande y arrive, elle risque fort de ne pouvoir le vendre que sur son propre marché. En outre, les décideurs allemands sont familiers des promesses de coopération qui n’ont jamais abouties telles que l’avion de patrouille maritime, la modernisation de l’hélicoptère Tigre, l’Eurodrone ou qui ont abouti à des échecs patents comme le missile Trigat LR.

Côté français, si Dassault se déclare capable de construire un avion de combat de sixième génération « tout seul », il est chimérique de penser que la France peut le financer. Le programme Rafale a coûté plus de 50 milliards d’euros aux conditions financières de 2026, pour un total de 178 appareils. Le programme Eurofigther a coûté plus de 90 milliards d’euros pour près de 500 avions. Quant au F-22 raptor américain il aurait coûté 62 milliards d’euros pour 195 appareils. Dans ces conditions, un programme strictement national coûterait au bas mot une petite centaine de milliards d’euros pour une centaine d’avions disponibles, à la fin des années 2040. Un milliard d’euros par avion : ouvrons les yeux ! Dans le contexte budgétaire qui est le sien, la France ne pourra pas financer un nouveau porte-avions, moderniser sa force de dissuasion nucléaire, remonter en volume et en qualité sur les équipements et les munitions et de surcroit développer seule un nouveau système de combat aérien, alors même que la dotation de l’armée de l’Air n’a toujours pas atteint la cible capacitaire initiale de 286 Rafale ! Prétendre le contraire, c’est se mentir.

Les décideurs politiques et militaires continuent de préparer la guerre d’avant

La troisième raison de l’échec, la plus importante, est que les forces armées des deux pays n’ont pas tiré les enseignements de la guerre en Ukraine ni de celle d’Iran et n’ont pas modifié en conséquence le besoin opérationnel.

Les spécifications du SCAF datent de 2017, voire 2014 si on remonte au projet franco-britannique du FCAS, un échec lui aussi. Or, ces guerres ont montré la difficulté pour des avions de combat de quatrième génération de percer les systèmes de défense anti-aérienne intégrés aussi bien du côté ukrainien que du côté russe. Elles ont rappelé au contraire l’importance de la guerre industrielle.

La masse, le coût et la vitesse de production et d’adaptation sont désormais les paramètres essentiels de la guerre. Est-ce que cela fait encore sens de disposer d’un nombre restreint d’avions de combat extrêmement coûteux alors que des drones bon marché peuvent frapper dans la profondeur du territoire ennemi avec des charges militaires beaucoup plus lourdes que les meilleurs de nos missiles ?

Le SCAF est mort, vive le SCAF !

Les responsables de la défense nationale ont continué de penser « dans la boite », en voulant refaire ce qui existe déjà : un avion omnirôle capable d’effectuer toutes les opérations de supériorité aérienne, d’attaque au sol, d’emporter le missile nucléaire et en prime d’apponter sur le porte-avions… On refait du même, en mieux, mais en plus cher et en moindre quantité… Dans ces conditions, pourquoi changer ? Et du reste, la conclusion vient de tomber : on ne changera pas. Pour la France ce sera du Rafale pour seul horizon.

Or, cela pose un problème pour l’innovation de défense, appelée à stagner, et plus encore pour la composante aérienne de la dissuasion nucléaire française. Aujourd’hui un raid des forces aériennes stratégiques a encore de très bonnes chances de percer la défense russe. Mais demain ? Si l’on veut en être certain, il faudra un missile capable d’aller beaucoup plus loin et d’aller beaucoup plus vite que l’actuel missile ASMPA-NG. Et pour ce faire il sera nécessairement plus long et plus lourd. Il aurait donc fallu déterminer l’architecture du futur avion d’armes français en fonction du missile et non pas l’architecture du missile en fonction de l’avion qui le porte. Pour cela, il aurait mieux valu envisager de construire plusieurs avions : un bombardier (les Européens n’en ont aucun) et un chasseur. Cela eût permis de donner du travail à tout le monde. Hélas…

L’Allemagne, la France et l’Espagne ont eu raison de vouloir faire un programme commun de système de combat aérien, car le problème majeur de la défense européenne ne tient pas dans le trop grand nombre d’industriels de défense – ce qui est une chance – mais dans la trop grande fragmentation de la demande du fait de l’incapacité des États à s’entendre. Mais ils ont eu tort de décider d’une coopération en partant du partage industriel – le mortifère « juste retour » – et plus encore de ne pas faire évoluer leur besoin opérationnel. Alors que faire ?

Il sera difficile de préserver l’acquis du programme …

Le plus important dans l’immédiat serait de préserver les enfants du divorce : sauver le « système » à défaut de sauver « l’avion », à savoir le cloud, le moteur à flux variable, les drones de combat et les systèmes d’armes, dont le système de mission embarqué. Car pour la France, la fin du SCAF n’impacte pas seulement Dassault, mais aussi Safran, Thales et MBDA et tous leurs sous-traitants. Malheureusement la décision du gouvernement allemand d’attribuer – sans appel d’offres – un contrat de 500 millions d’euros à la société Helsing pour l’architecture d’un cloud de combat augure mal de la suite. Quant à la coopération sur le futur moteur qui semblerait se dérouler au mieux, elle aura besoin de déboucher sur un avion… Néanmoins, trois voies de sortie nous semblent pouvoir être empruntées.  

… mais beaucoup plus facile de développer des drones longue portée …

La première est de concentrer, à court terme, les efforts sur les drones de très longue portée et la défense anti-aérienne et anti-missiles. Dans ce domaine il conviendrait de miser sur des start-up innovantes plutôt que sur les grands « prime ». Certaines de ces entreprises existent déjà en France et des coopérations avec d’autres entreprises européennes et surtout ukrainiennes devraient être favorisées. Cela pourrait déboucher sur des familles de drones meilleur marché, du type des « Valkyrie XQ-58 A » de la société américaine Kratos qui coûtent moins de 2 millions d’euros par unité, à l’inverse du drone NEUROn plus cher qu’un Rafale. Cela suppose de contourner les procédures bureaucratiques de certification dont la France a le secret.

… de coopérer autour de Saab…

La seconde piste serait de favoriser une coopération avec le troisième avionneur européen, SAAB, pour un futur avion de combat qui pourrait être équipé du moteur franco-allemand de SAFRAN-MTU, des radars et de l’avionique de Thales et des effecteurs de MBDA. Il s’agirait en quelque sorte d’européaniser le Gripen qui est un bon chasseur, mais dont les parties essentielles (moteur, radar) sont américaines. S’il est bien une leçon qu’il faut retenir des évolutions technologiques récentes c’est que le futur de l’aviation de combat passe davantage par le système de mission et sa capacité à communiquer que par les caractéristiques du porteur qui emporte ce système.

… et de repenser la composante aérienne, voire terrestre de la dissuasion nucléaire française

Enfin, il faudrait avoir le courage de repenser les forces stratégiques aériennes stratégiques en partant du missile et de sa tête, qui sont les véritables instruments de la « souveraineté », et non pas du porteur qui peut être interchangeable et pourrait même être un avion de transport tels qu’un A330 MRTT ou un A400M.

Au demeurant, une réflexion sur un missile balistique sol-sol, du type de l’Orechnik doit être poursuivie. Des solutions existent déjà, à l’instar du programme de planeur hypersonique V-MAX d’Ariane group et de l’Onera ou le programme Sylex, ou encore un missile balistique de théâtre (MBT) sol-sol, tel que cela est envisagé dans la loi de programmation militaire. L’Ukraine comme l’Iran ont montré que rien ne protège à 100 % une attaque saturante de missiles balistiques, par nature hypersoniques et, dans la plupart des cas, inarrêtables. Nous ferions mieux d’y réfléchir.

L’échec du SCAF doit conduire les responsables politiques et militaires européens à penser « hors de la boite » et à tenir à la juste distance les intérêts de leurs propres industriels. Les États européens étaient « souverains » avant Airbus et Dassault. Ils le seront encore après eux.

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Wer bezahlt die Reformen – und wer profitiert von ihnen?

Die Reformen der Bundesregierung zementieren den Status quo und schwächen das Vertrauen in die Demokratie. Denn sie behandeln verletzliche Gruppen als Sündenböcke., Das jüngst vorgestellte Reformpaket der Bundesregierung enthält manche richtige Elemente. Der Gesamteindruck ist aber schief: Denn die Reformen machen im Großen und Ganzen verletzliche Gruppen zu den Sündenböcken.  Die große Schwäche dieser Reformen liegt darin, dass sie den Status quo weitgehend ...

Le monde vu par Pékin – juillet 2026

IRIS - Fri, 10/07/2026 - 17:06

La semaine dernière, je me suis rendu à Pékin pour participer au 14ᵉ World Peace Forum organisé par la Tsinghua University, un grand rendez-vous géopolitique ouvert par le vice-président chinois, Han Zheng. Pendant deux jours et demi, une soixantaine d’experts étrangers ont pu débattre des enjeux mondiaux.

Dans son discours d’ouverture, le vice-président chinois a insisté sur quatre priorités : le soutien aux Nations unies, la défense du multilatéralisme, la gouvernance économique mondiale et la régulation de l’intelligence artificielle. Des positions qui s’inscrivent systématiquement en contrepoint de celles des États-Unis, notamment sous l’ère Trump.

Les débats ont également porté sur le rôle de l’ordre international, souvent perçu comme un outil du monde occidental pour imposer ses règles. La question de Gaza et de la Cisjordanie a été soulevée comme exemple de double standard, tout comme la guerre en Ukraine, où la Chine, sans abandonner Poutine, appelle à un cessez-le-feu immédiat et à des négociations.

En toile de fond, une question centrale a émergé : la Chine sera-t-elle le nouveau centre du monde ? Entre triomphalisme modéré et critique des erreurs américaines, Pékin semble convaincu que le temps joue en sa faveur.

Mon analyse dans cette vidéo.

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