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Diplomacy & Defense Think Tank News

Les politiques industrielles de défense et d’acquisition de l’UE et de l’OTAN : complémentarité ou concurrence ?

IRIS - Tue, 15/09/2026 - 16:27
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En une décennie, l’Union européenne (UE) a considérablement renforcé ses compétences en matière d’industrie de défense. Plus récemment encore, elle s’est dotée de nouveaux instruments, tout aussi importants, dans le domaine des acquisitions militaires. L’UE semble ainsi appelée à devenir un acteur à part entière dans deux secteurs stratégiques majeurs : la politique industrielle de défense et l’armement.

La présente note analyse la manière dont ces nouvelles compétences s’articulent — ou se heurtent — à celles de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), à l’heure où l’Alliance atlantique traverse une période de transformations profondes, impulsées par l’administration de Trump. Trois axes structurent cette réflexion. Il s’agira d’abord de comprendre ce que les États-Unis réservent réellement à l’OTAN et aux Européens : un désengagement total, une délégation contrôlée ou une nouvelle forme de tutelle stratégique ?

La note examinera ensuite les effets de cette recomposition sur la relation UE-OTAN dans les domaines militaro-industriels et des acquisitions, en interrogeant notamment la capacité de l’Union à promouvoir l’autonomie stratégique de ses États membres.
Enfin, l’article abordera les enjeux de planification et de gouvernance à l’échelle européenne. Il cherchera notamment à répondre à la question suivante : quel rôle l’OTAN doit-elle jouer dans la définition des priorités destinées à orienter les politiques industrielles et d’armement de l’UE ?

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Algérie : vers un changement de paradigme en matière de politique étrangère

IRIS - Tue, 15/09/2026 - 14:53

Le 30 août 2026, Alger a décidé l’envoi de quatre chasseurs Sukhoï Su-30, un avion ravitailleur Il-78 et un appareil de transport Il-76, sur la base aérienne de Niamey au Niger, à la suite d’une tentative de coup d’État et d’une mutinerie survenue à Niamey. Cela est précédé par une première livraison, intervenue le 9 août 2026, de quatre hélicoptères militaires offerts par l’Algérie aux forces armées nigériennes. Le déploiement militaire au Niger s’inscrit dans une double dynamique sécuritaire et diplomatique. Cette opération survient plus largement dans un contexte régional profondément déstabilisé, marqué par une recomposition géopolitique rapide au Sahel. La succession de coups d’État au Mali, au Burkina Faso et au Niger a entraîné l’effondrement des dispositifs de sécurité régionaux et favorisé l’expansion des groupes jihadistes, en particulier le Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM) et l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS). Le retrait accéléré des forces françaises, sur fond de tensions avec Bamako, a paralysé le G5 Sahel et laissé un vide sécuritaire que l’Alliance des États du Sahel n’a pas été en mesure de combler. Pour Alger, cette dégradation représente un enjeu direct de sécurité nationale. L’Algérie partage environ 2 500 km de frontières avec le Sahel, dont près de 1000 km avec le Niger qui constitue aussi un axe majeur des routes migratoires subsahariennes vers l’Afrique du Nord.

À cette dimension sécuritaire s’ajoute une série de crises diplomatiques qui ont fragilisé l’influence algérienne dans la région, en grande partie liée à l’arrivée au pouvoir de nouveaux dirigeants souvent en conflictualité avec Alger, soutenue par les Russes ou d’autres États. Avec Bamako, les relations se sont détériorées autour de la gestion de la crise du Nord-Mali, jusqu’à la dénonciation par Assimi Goïta de l’accord de paix signé à Alger en 2015. Avec Niamey, des tensions ont éclaté en 2023 à la suite du refoulement de migrants subsahariens par les autorités algériennes vers les frontières nigériennes. La tension a été exacerbée en avril 2025, lorsque l’armée algérienne a abattu un drone malien à proximité de ses frontières, provoquant une réaction coordonnée des trois États membres de l’alliance des États du Sahel (AES) qui ont rappelé leurs ambassadeurs. La visite à Alger du général Abdourahmane Tiani, en février 2026 avait permis un dégel progressif et le rétablissement des relations que signalait le retour des ambassadeurs à leurs postes en juillet.

Dans quelle mesure cet interventionnisme militaire au-delà des frontières algériennes invoque-t-il un changement de paradigme dans le cadre de la politique étrangère de l’Algérie ? Que traduit-il ?

Cette intervention marque en effet un tournant historique dans la politique étrangère de l’Algérie. Le déploiement de son arsenal militaire hors frontières algériennes – longtemps impensable dans la doctrine algérienne – invoque effectivement un changement de paradigme dans sa politique étrangère. Historiquement, l’Algérie s’est définie par une posture de non-intervention, héritée de son expérience coloniale et de son attachement au principe de souveraineté nationale qui ont nourri son refus doctrinal à toute intervention militaire en dehors de ses frontières, excepté la participation de l’armée algérienne lors de la guerre des Six Jours, en soutien à l’Égypte.

Cela traduit une démonstration de force avec une nouvelle posture clairement assumée par laquelle Alger envoie un signal fort destiné surtout aux puissances et acteurs régionaux qu’Alger qualifie d’« hostiles » et accuse de jouer un rôle qui contribue à l’instabilité dans son environnement régional. Les dirigeants algériens veulent rompre avec une politique étrangère fondée seulement sur une politique défensive et une diplomatie de médiation neutre rendues peu efficace par des interventions parfois musclées de puissances extérieures et dont l’influence ne cesse de croître dans la région. C’est le cas en Libye et au Sahel. Le soft power algérien longtemps fondé essentiellement sur l’héritage révolutionnaire et tiers-mondiste a fait preuve de ses limites, comme le démontre les évolutions récentes liées soit au revirement de certains pays africains sur le dossier du Sahara occidental ou dans leur relation directe avec Alger.

Alger veut assumer pleinement son rôle de pivot de stabilité régionale et de réinvestir son influence régionale en accompagnant sa diplomatie par le développement de la coopération économique, principalement dans le secteur énergétique, accompagné désormais par sa force militaire. Le soutien algérien à Niamey devient aussi vital pour la poursuite de la réalisation du projet gazoduc transsaharien (TSGP), un projet gigantesque de plus de 4000 km destiner à relier le Nigeria à l’Algérie via le Niger visant l’acheminement du gaz vers l’Europe.

Ce tournant dans la politique non-interventionniste historique d’Alger sous-tend certaines interrogations quant au positionnement stratégique du pays dans la région, notamment au Sahel. Quel est-il et comment celui-ci serait-il susceptible d’évoluer ?

Cette intervention inédite interroge et suscite des questions, à savoir sur la durée, l’étendue géographique et dans quel cadre … Elle est née des années de frustrations nourries par l’incapacité d’agir dans son propre environnement géostratégique qui se transforme en arène de lutte d’influence et de concurrence de puissances mondiales et régionales.

Bien que surprenante et décidée dans l’urgence pour éviter un coup d’État – sans passer, d’ailleurs, par un vote parlementaire – cette opération n’est pas fortuite : elle s’inscrit dans une évolution profonde qui converge vers une redéfinition structurelle de la stratégie régionale algérienne. La révision constitutionnelle de 2020 a, pour la première fois, autorisé l’envoi de troupes à l’étranger, sous mandat multilatéral et avec l’approbation du Parlement. Cette inflexion doctrinale s’est accompagnée d’une hausse spectaculaire du budget de la défense, passé d’environ 10 milliards de dollars en 2022 à près de 25 milliards en 2026. Elle s’appuie également sur un cadre de coopération militaire déjà existant, notamment le Comité d’état‑major opérationnel conjoint (CEMOC), créé en 2010 entre l’Algérie, le Mali, la Mauritanie et le Niger.

Ce déploiement ponctuel de moyens militaires au Niger en 2026, ciblé et justifié selon Alger par la protection des frontières et de partenaires régionaux, illustre ainsi cette évolution vers un interventionnisme qui pourrait durer et potentiellement s’étendre à d’autres pays, si l’opération atteint ses objectifs sans effets pervers. Alger franchit de ce fait une nouvelle étape dans une transformation graduelle mais profonde de sa posture stratégique, visant un rééquilibrage diplomatique destiné à restaurer son influence dans un environnement où les Émirats arabes unis, le Maroc, la Russie ou la Turquie ont accru leur présence. Compte tenu de l’instabilité chronique et de la fragilité sécuritaire au Sahel, et de la présence active d’acteurs qui soutiennent des agendas concurrents, ou contraires aux intérêts géostratégiques vitaux de l’Algérie, il est fort probable que l’intervention militaire algérienne au Niger s’inscrive dans la durée, d’autant que le cadre juridique, les moyens financiers et militaires le permettent.

Toutefois, ce genre d’opérations même limitées et de courte durée ne sont pas sans risques, notamment dans une zone géographique très instable caractérisée par des alliances fluctuantes.

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Houthis : qui sont-ils ? Que veulent-ils ? | Les mardis de l’IRIS

IRIS - Tue, 15/09/2026 - 12:33

Chaque mardi, Pascal Boniface reçoit un membre de l’équipe de recherche de l’‪IRIS‬ pour décrypter un fait d’actualité internationale. Aujourd’hui, échange avec Didier Billion, conseiller scientifique de l’IRIS, autour des Houthis du Yémen qui ont pris le contrôle du stratégique détroit de Bab el-Mandeb vendredi 11 septembre et des conséquences de cette prise de contrôle sur les équilibres régionaux et le commerce maritime international.

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Towards a transformative reconstruction of the electricity sector in Syria: current developments and opportunities

This discussion paper examines the development of Syria’s electricity sector before and since the fall of the Assad regime in December 2024. It also assesses what this implies for the post-war reconstruction of the electricity sector. Drawing on field research conducted in Damascus and Qamishli between August and December 2025, and using a theoretical framework that prioritises environmental sustainability and social inclusion, this paper explores opportunities and challenges for pursuing a transformative reconstruction of the electricity sector that is environmentally sustainable (prioritising renewables) and socially inclusive (participatory and affordable). The paper finds that fragmentation is a key characteristic of the energy regime in post-war Syria,materialising in recent years in three isolated electricity systems: an off-grid, generator-based system in the north-east; a Turkey-linked, semi-private supply system in the north-west; and a national-grid system in the rest of the country. Further findings highlight that the transitional government prioritised the rapid restoration of centralised, fossil fuel-based power plants over renewable energy. It restructured electricity-related public institutions according to market rules and further privatised the electricity market to attract investors, raising electricity tariffs significantly, even as 90 per cent of Syrian households live in poverty. The paper concludes that the ongoing reconstruction pathway is a state-led, market-driven and socially insensitive model. International development cooperation can help local actors bridge this gap at the legal, administrative and technical levels. At the legal and administrative levels, international development cooperation can support local efforts to develop an inclusive electricity-governance framework. To date, electricity-related rules have changed rapidly under the transitional government’s top-down approach, with little transparency or community participation. At the technical level, shifting from standalone, off-grid solar systems to connected hybrid and mini-grid systems requires a targeted programme. This is an area for collaboration between the transitional government and international development cooperation. Nevertheless, closing the information gap in the electricity sector is still a key challenge for policy planning. 

Towards a transformative reconstruction of the electricity sector in Syria: current developments and opportunities

This discussion paper examines the development of Syria’s electricity sector before and since the fall of the Assad regime in December 2024. It also assesses what this implies for the post-war reconstruction of the electricity sector. Drawing on field research conducted in Damascus and Qamishli between August and December 2025, and using a theoretical framework that prioritises environmental sustainability and social inclusion, this paper explores opportunities and challenges for pursuing a transformative reconstruction of the electricity sector that is environmentally sustainable (prioritising renewables) and socially inclusive (participatory and affordable). The paper finds that fragmentation is a key characteristic of the energy regime in post-war Syria,materialising in recent years in three isolated electricity systems: an off-grid, generator-based system in the north-east; a Turkey-linked, semi-private supply system in the north-west; and a national-grid system in the rest of the country. Further findings highlight that the transitional government prioritised the rapid restoration of centralised, fossil fuel-based power plants over renewable energy. It restructured electricity-related public institutions according to market rules and further privatised the electricity market to attract investors, raising electricity tariffs significantly, even as 90 per cent of Syrian households live in poverty. The paper concludes that the ongoing reconstruction pathway is a state-led, market-driven and socially insensitive model. International development cooperation can help local actors bridge this gap at the legal, administrative and technical levels. At the legal and administrative levels, international development cooperation can support local efforts to develop an inclusive electricity-governance framework. To date, electricity-related rules have changed rapidly under the transitional government’s top-down approach, with little transparency or community participation. At the technical level, shifting from standalone, off-grid solar systems to connected hybrid and mini-grid systems requires a targeted programme. This is an area for collaboration between the transitional government and international development cooperation. Nevertheless, closing the information gap in the electricity sector is still a key challenge for policy planning. 

Towards a transformative reconstruction of the electricity sector in Syria: current developments and opportunities

This discussion paper examines the development of Syria’s electricity sector before and since the fall of the Assad regime in December 2024. It also assesses what this implies for the post-war reconstruction of the electricity sector. Drawing on field research conducted in Damascus and Qamishli between August and December 2025, and using a theoretical framework that prioritises environmental sustainability and social inclusion, this paper explores opportunities and challenges for pursuing a transformative reconstruction of the electricity sector that is environmentally sustainable (prioritising renewables) and socially inclusive (participatory and affordable). The paper finds that fragmentation is a key characteristic of the energy regime in post-war Syria,materialising in recent years in three isolated electricity systems: an off-grid, generator-based system in the north-east; a Turkey-linked, semi-private supply system in the north-west; and a national-grid system in the rest of the country. Further findings highlight that the transitional government prioritised the rapid restoration of centralised, fossil fuel-based power plants over renewable energy. It restructured electricity-related public institutions according to market rules and further privatised the electricity market to attract investors, raising electricity tariffs significantly, even as 90 per cent of Syrian households live in poverty. The paper concludes that the ongoing reconstruction pathway is a state-led, market-driven and socially insensitive model. International development cooperation can help local actors bridge this gap at the legal, administrative and technical levels. At the legal and administrative levels, international development cooperation can support local efforts to develop an inclusive electricity-governance framework. To date, electricity-related rules have changed rapidly under the transitional government’s top-down approach, with little transparency or community participation. At the technical level, shifting from standalone, off-grid solar systems to connected hybrid and mini-grid systems requires a targeted programme. This is an area for collaboration between the transitional government and international development cooperation. Nevertheless, closing the information gap in the electricity sector is still a key challenge for policy planning. 

Le splendide isolement de l’Arabie saoudite

IRIS - Mon, 14/09/2026 - 19:09
Une succession de déconvenues

Cette série de revers cuisants en l’espace de peu de jours démontre qu’en dépit des annonces très médiatisées, d’alliances, de pactes de défense mutuelle (accords de la Mecque) et de la protection désormais très théorique des États-Unis, le Royaume se retrouve seul à devoir affronter un environnement qui lui est de plus en plus hostile.

Une guerre mal engagée qui n’en finit pas

En se lançant en 2015 dans une guerre contre les Houthis, les Saoudiens ne pensaient pas s’engager dans un conflit qui durerait aussi longtemps. Dans cette guerre l’Arabie saoudite s’était alors alliée avec les Émirats arabes unis, néanmoins des divergences sur les objectifs qu’ils s’étaient fixés sont vite apparues. Pour les Saoudiens, il s’agissait avant tout de neutraliser une menace à leur frontière tandis que les Émiriens de leur côté poursuivaient des ambitions stratégiques et économiques dans le sud du Yémen. Cela s’est terminé par le bombardement le 30 décembre 2025 du port de Mukalla par les Riyad et par la destruction d’une cargaison d’armes émiriennes destinée aux hommes du Général Aïdarous Al-Zoubaïdi du Conseil de transition du sud Yémen. De plus, l’Arabie saoudite a exigé le retrait de la présence militaire au Yémen et dans le Hadramaout en particulier, ce qui a été fait. Le général Aïdarous  a depuis trouvé refuge aux Émirats arabes unis.

De la rupture de la trêve de 2022 à la percée éclair dans le sud

Ce qui interroge, c’est l’avancée éclair des Houthis dans une région qui est assez loin de leurs bases et de leur capacité à mobiliser plusieurs milliers de combattants et des moyens militaires considérables. Ce qui est par ailleurs le plus étonnant, c’est le peu de résistance offert par les troupes du gouvernement légitime à Mokha et de leur retrait de l’île névralgique de Perim permettant ainsi aux rebelles Houthis de prendre le contrôle de Bab el-Mandeb.

L’insoutenable isolement

Dans ce nouvel épisode, l’Arabie saoudite se retrouve seule. Le président Donald Trump ayant, selon Axios, refusé d’intervenir malgré les sollicitations de Mohamed Ben Salmane. Côté  Pacte de la Mecque, les forces turques basées en Somalie ne se sont pas impliquées et l’Égypte qui est concernée au premier chef par la navigation en mer Rouge et par le canal de Suez est restée comme à son habitude sans réaction. Sans compter sur les Émiriens et les Israéliens, implantés dans la corne de l’Afrique et en particulier dans le Somaliland, qui n’ont pas réagi.

L’attitude des Émiriens est compréhensible. Ils soldent le compte de l’attaque de Mukalla et font alors payer à l’Arabie saoudite leur éviction du sud-Yémen. De plus, certaines informations indiquent que le commandement de la force yéménite qui tenait cette région se serait retiré à la suite du revirement de leur chef militaire qui se serait rapproché, selon la tradition yéménite de changement d’alliances au gré des intérêts du moment, des Émirats arabes unis.

Ce revers important pour le prince héritier saoudien met en relief la fragilité de son royaume et de son impuissance à se défendre dans un environnement qui lui est hostile. Les attaques sur le pipeline et la prise de contrôle du détroit de Bab el-Mandeb par les Houthis peuvent s’interpréter comme une réponse au « Pacte de la Mecque » dont l’encre n’est pas encore sèche et un pied de nez iranien à cet accord. Les Iraniens voulant signifier qu’ils sont présents et ont la maîtrise de la situation.

L’attaque de drones contre l’oléoduc venait d’Irak où s’est rendu il y a peu de temps le général Qaani des Gardiens de la révolution. Elle démontre aussi l’incapacité du pouvoir central à Bagdad à contrôler son propre territoire. Les Irakiens soucieux de préserver leurs relations avec les Saoudiens ont limogé plusieurs hauts gradés militaires de la région et ont fermé trois points de passage avec l’Iran.

La situation rappelle l’attaque du 14 septembre 2019, quand des drones avaient visé les installations pétrolières saoudiennes d’Abqaïq et de Khurais, dont les Houthis avaient revendiqué la paternité mais qui selon un rapport de l’ONU avaient été déclenchée à partir de l’Irak. À cette époque comme maintenant Donald Trump était au pouvoir et n’avait pas réagi pour voler au secours de son allié.

Riyad fait aujourd’hui l’amère expérience de se retrouver dans un milieu hostile sans réelle capacité de se défendre malgré la multiplication des alliances qui s’avèrent stériles. Aujourd’hui les Saoudiens ont le choix de faire profil bas mais si les Houthis empêchent la traversée de leurs navires dans le détroit, la situation deviendra vite intenable. Ils devront alors s’engager militairement pour dégager cet espace et le libérer seul ou avec des alliés de circonstance mais en ont-ils la capacité.

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Golfe : l’extension de la guerre

IRIS - Mon, 14/09/2026 - 18:43

Le vendredi 11 septembre, les Houthis du Yémen ont pris le contrôle de l’île de Perim, après s’être emparés de la ville portuaire de Mokha. Le groupe armé renforce ainsi son emprise sur le détroit stratégique de Bab el-Mandeb, passage clé pour le commerce international, notamment entre la mer Rouge, l’océan Indien et le canal de Suez.

Alors que les Houthis assurent que le trafic maritime sera préservé, à l’exception des navires liés à l’Arabie saoudite, la menace qui pèse simultanément sur Bab el-Mandeb et le détroit d’Ormuz accroît la pression sur les prix du pétrole.
Dans la guerre engagée par Trump contre l’Iran, les alliés de Téhéran ouvrent donc un nouveau front dans une conflit qui semble interminable.

Mon analyse dans cette vidéo.

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Yet Another Sham Election in Russia

SWP - Mon, 14/09/2026 - 15:02

So far, 2026 is not proving a good year for the Putin regime. The front line in Ukraine is barely moving, Ukrainian drones and missiles are striking targets deep inside Russian territory, the economy is faltering and public sentiment is deteriorating. Under these difficult conditions, the Kremlin administration has to engineer another victory for the ruling United Russia party, as the State Duma elections are due to take place from 18 to 20 September. Yet the Russian parliament is scarcely able to fulfil its function as a source of legitimacy in Putin’s personalised dictatorship. This is evident both from the chronic weakness of the parties loyal to the regime and from the farci­cal circumstances surrounding the exclusion of the Yabloko party from the election.

Was ist nötig, um demokratische Institutionen zu sichern?

Bonn, 14. September 2026. Morgen ist der Tag der Demokratie, doch Demokratie steht weltweit unter Druck. Auch in der Bundesrepublik Deutschland fordert Rechtspopulismus die freiheitlich-demokratische Grundordnung heraus wie selten zuvor. 

Bei der Wahl zum sachsen-anhaltinischen Landtag vor einer Woche schnitt der als gesichert rechtsextrem eingestufte Landesverband der Alternative für Deutschland (AfD) als stärkste Partei ab. Voraussichtlich wird er eine Regierungsbeteiligung in der Landesregierung haben. Auch in anderen Bundesländern sowie bundesweit kommt die Partei auf hohe Umfragewerte. Vor dem Hintergrund dieser Bedrohung der Demokratie in Deutschland lohnt sich die Frage, welche Erkenntnisse man aus der Forschung zu Autokratisierung und internationalem Demokratieschutz für Deutschland ziehen kann. Dabei zeigt sich, dass man, um die Resilienz von Demokratie zu steigern, mit Mut ihre politischen Institutionen schützen und doch, wenn nötig, neugestalten muss. Denn sie bilden die Säulen und Pfeiler einer Demokratie, die diese zusammenhalten. 

Säulen und Pfeiler einer Demokratie: das politische Institutionengefüge

Das demokratische Institutionengefüge Deutschlands lässt sich aus vielerlei Blickwinkeln beschreiben. Im Hinblick auf die Beteiligung der AfD an Landesregierungen ist im öffentlichen Diskurs derzeit allerdings insbesondere der Föderalismus im Fokus. Dieser kann, wenn eine demokratiefeindliche Partei ein Bundesland regiert, treffend als „geflutetes Schott“ eines leckgeschlagenen Schiffs bezeichnet werden: zwar beschränkt der Föderalismus den eintretenden Angriff auf demokratische Strukturen auf ein Bundesland, dennoch kann er auch die Regierungsführung auf der Bundesebene erschweren. Vor allem aber bietet die Forschung keine Indizien, dass Föderalismus an sich Demokratien resilienter gegenüber demokratischer Erosion macht. Während Föderalismus Indiens beispielsweise Demokratieabbau nicht viel entgegensetzen kann, zeigt er sich in den USA als wichtiger Schutzmechanismus. In Indien kann die Regierungspartei die Institutionen derart dominieren, dass sie föderale Strukturen selbst angreift und sogar Bundesstaaten auflöst. In den USA erschwert dagegen die bundesstaatliche Verwaltung von Wahlen deren Vereinnahmung und Manipulation. 

In umgekehrter Richtung kann in Deutschland eine Landesregierung zahlreiche wichtige Institutionen angreifen oder umgestalten, etwa Teile des Bildungssystems, der Landesjustiz, der Medien, der Polizei oder des Verwaltungsapparats. Wie man im Falle des Department of Government Efficiency (DOGE) in den USA beobachten konnte, darf man bei derartigen Angriffen auf Institutionen nicht darauf hoffen, dass ihnen aufgrund von gesetzlicher Unrechtmäßigkeit beizeiten Einhalt geboten wird. Dafür ist der Schaden in Institutionen häufig zu schnell und gleichzeitig unwiderruflich angerichtet. Stattdessen ist es wichtig, Angriffe auf Institutionen umgehend zu kontern und möglichst zu blocken.

Angriffe auf Institutionen kontern und blocken

In den Bereich des Konterns fiele zum Beispiel das Einfrieren von Bundes- und EU-Finanzierungen im Falle von Landesverstößen gegen die freiheitlich-demokratische Grundordnung. Sanktionsmechanismen dieser Art haben sich etwa im Falle des europäischen Rechtsstaatsmechanismus bei demokratischer Erosion in Polen und Ungarn als wirkmächtig erwiesen. Sanktionsmechanismen allein sind jedoch häufig nicht hinreichend und riskieren, politisch-gesellschaftliche Polarisierung zu verstärken. Daher müssen Angriffe auf Institutionen auch durch durchdachte Reformen politischer Regeln geblockt werden. 

Hierzu zählt die sachsen-anhaltinische Parlamentsreform vom April dieses Jahres. Änderungen von Mehrheitsbestimmungen und Sperrminoritäten sind jedoch ein zweischneidiges Schwert. Demokratische wie nicht-demokratische Parteien können sie unter veränderten Mehrheitsverhältnissen für ihre Zwecke nutzen. Statt sich auf Mehrheitsbestimmungen und Sperrminoritäten zu konzentrieren, kann es daher sinnvoller sein, durch institutionelle oder verfassungsrechtliche Regelungen „Verzögerungen“ in politische Prozesse einzubauen. Dies kann geschehen, indem entweder der Prozess der Entscheidungsfindung selbst oder das Inkrafttreten von Entscheidungen zeitlich gestreckt wird. Beispielsweise können Veränderungen an der niederländischen Verfassung nur in Kraft treten, nachdem sie auch von dem nächstgewählten Parlament verabschiedet wurden. In Dänemark wiederum kann ein Drittel der Parlamentsabgeordneten nach der Verabschiedung eines Gesetzes ein Referendum über das neue Gesetz verlangen. Derartige „Verzögerungs“-Regelungen machen demokratische Aushandlungsprozesse zwar langwieriger; sie fügen dem Institutionengefüge eines Landes jedoch weitere Schutzmechanismen hinzu. 

Willy Brandt wird zugeschrieben, gesagt zu haben, dass „unsere Demokratie“ eine „wachsame, eine kämpferische und eine sich stets erneuernde Demokratie sein“ muss. Dies gilt mehr denn je.

Was ist nötig, um demokratische Institutionen zu sichern?

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Säulen und Pfeiler einer Demokratie: das politische Institutionengefüge

Das demokratische Institutionengefüge Deutschlands lässt sich aus vielerlei Blickwinkeln beschreiben. Im Hinblick auf die Beteiligung der AfD an Landesregierungen ist im öffentlichen Diskurs derzeit allerdings insbesondere der Föderalismus im Fokus. Dieser kann, wenn eine demokratiefeindliche Partei ein Bundesland regiert, treffend als „geflutetes Schott“ eines leckgeschlagenen Schiffs bezeichnet werden: zwar beschränkt der Föderalismus den eintretenden Angriff auf demokratische Strukturen auf ein Bundesland, dennoch kann er auch die Regierungsführung auf der Bundesebene erschweren. Vor allem aber bietet die Forschung keine Indizien, dass Föderalismus an sich Demokratien resilienter gegenüber demokratischer Erosion macht. Während Föderalismus Indiens beispielsweise Demokratieabbau nicht viel entgegensetzen kann, zeigt er sich in den USA als wichtiger Schutzmechanismus. In Indien kann die Regierungspartei die Institutionen derart dominieren, dass sie föderale Strukturen selbst angreift und sogar Bundesstaaten auflöst. In den USA erschwert dagegen die bundesstaatliche Verwaltung von Wahlen deren Vereinnahmung und Manipulation. 

In umgekehrter Richtung kann in Deutschland eine Landesregierung zahlreiche wichtige Institutionen angreifen oder umgestalten, etwa Teile des Bildungssystems, der Landesjustiz, der Medien, der Polizei oder des Verwaltungsapparats. Wie man im Falle des Department of Government Efficiency (DOGE) in den USA beobachten konnte, darf man bei derartigen Angriffen auf Institutionen nicht darauf hoffen, dass ihnen aufgrund von gesetzlicher Unrechtmäßigkeit beizeiten Einhalt geboten wird. Dafür ist der Schaden in Institutionen häufig zu schnell und gleichzeitig unwiderruflich angerichtet. Stattdessen ist es wichtig, Angriffe auf Institutionen umgehend zu kontern und möglichst zu blocken.

Angriffe auf Institutionen kontern und blocken

In den Bereich des Konterns fiele zum Beispiel das Einfrieren von Bundes- und EU-Finanzierungen im Falle von Landesverstößen gegen die freiheitlich-demokratische Grundordnung. Sanktionsmechanismen dieser Art haben sich etwa im Falle des europäischen Rechtsstaatsmechanismus bei demokratischer Erosion in Polen und Ungarn als wirkmächtig erwiesen. Sanktionsmechanismen allein sind jedoch häufig nicht hinreichend und riskieren, politisch-gesellschaftliche Polarisierung zu verstärken. Daher müssen Angriffe auf Institutionen auch durch durchdachte Reformen politischer Regeln geblockt werden. 

Hierzu zählt die sachsen-anhaltinische Parlamentsreform vom April dieses Jahres. Änderungen von Mehrheitsbestimmungen und Sperrminoritäten sind jedoch ein zweischneidiges Schwert. Demokratische wie nicht-demokratische Parteien können sie unter veränderten Mehrheitsverhältnissen für ihre Zwecke nutzen. Statt sich auf Mehrheitsbestimmungen und Sperrminoritäten zu konzentrieren, kann es daher sinnvoller sein, durch institutionelle oder verfassungsrechtliche Regelungen „Verzögerungen“ in politische Prozesse einzubauen. Dies kann geschehen, indem entweder der Prozess der Entscheidungsfindung selbst oder das Inkrafttreten von Entscheidungen zeitlich gestreckt wird. Beispielsweise können Veränderungen an der niederländischen Verfassung nur in Kraft treten, nachdem sie auch von dem nächstgewählten Parlament verabschiedet wurden. In Dänemark wiederum kann ein Drittel der Parlamentsabgeordneten nach der Verabschiedung eines Gesetzes ein Referendum über das neue Gesetz verlangen. Derartige „Verzögerungs“-Regelungen machen demokratische Aushandlungsprozesse zwar langwieriger; sie fügen dem Institutionengefüge eines Landes jedoch weitere Schutzmechanismen hinzu. 

Willy Brandt wird zugeschrieben, gesagt zu haben, dass „unsere Demokratie“ eine „wachsame, eine kämpferische und eine sich stets erneuernde Demokratie sein“ muss. Dies gilt mehr denn je.

Was ist nötig, um demokratische Institutionen zu sichern?

Bonn, 14. September 2026. Morgen ist der Tag der Demokratie, doch Demokratie steht weltweit unter Druck. Auch in der Bundesrepublik Deutschland fordert Rechtspopulismus die freiheitlich-demokratische Grundordnung heraus wie selten zuvor. 

Bei der Wahl zum sachsen-anhaltinischen Landtag vor einer Woche schnitt der als gesichert rechtsextrem eingestufte Landesverband der Alternative für Deutschland (AfD) als stärkste Partei ab. Voraussichtlich wird er eine Regierungsbeteiligung in der Landesregierung haben. Auch in anderen Bundesländern sowie bundesweit kommt die Partei auf hohe Umfragewerte. Vor dem Hintergrund dieser Bedrohung der Demokratie in Deutschland lohnt sich die Frage, welche Erkenntnisse man aus der Forschung zu Autokratisierung und internationalem Demokratieschutz für Deutschland ziehen kann. Dabei zeigt sich, dass man, um die Resilienz von Demokratie zu steigern, mit Mut ihre politischen Institutionen schützen und doch, wenn nötig, neugestalten muss. Denn sie bilden die Säulen und Pfeiler einer Demokratie, die diese zusammenhalten. 

Säulen und Pfeiler einer Demokratie: das politische Institutionengefüge

Das demokratische Institutionengefüge Deutschlands lässt sich aus vielerlei Blickwinkeln beschreiben. Im Hinblick auf die Beteiligung der AfD an Landesregierungen ist im öffentlichen Diskurs derzeit allerdings insbesondere der Föderalismus im Fokus. Dieser kann, wenn eine demokratiefeindliche Partei ein Bundesland regiert, treffend als „geflutetes Schott“ eines leckgeschlagenen Schiffs bezeichnet werden: zwar beschränkt der Föderalismus den eintretenden Angriff auf demokratische Strukturen auf ein Bundesland, dennoch kann er auch die Regierungsführung auf der Bundesebene erschweren. Vor allem aber bietet die Forschung keine Indizien, dass Föderalismus an sich Demokratien resilienter gegenüber demokratischer Erosion macht. Während Föderalismus Indiens beispielsweise Demokratieabbau nicht viel entgegensetzen kann, zeigt er sich in den USA als wichtiger Schutzmechanismus. In Indien kann die Regierungspartei die Institutionen derart dominieren, dass sie föderale Strukturen selbst angreift und sogar Bundesstaaten auflöst. In den USA erschwert dagegen die bundesstaatliche Verwaltung von Wahlen deren Vereinnahmung und Manipulation. 

In umgekehrter Richtung kann in Deutschland eine Landesregierung zahlreiche wichtige Institutionen angreifen oder umgestalten, etwa Teile des Bildungssystems, der Landesjustiz, der Medien, der Polizei oder des Verwaltungsapparats. Wie man im Falle des Department of Government Efficiency (DOGE) in den USA beobachten konnte, darf man bei derartigen Angriffen auf Institutionen nicht darauf hoffen, dass ihnen aufgrund von gesetzlicher Unrechtmäßigkeit beizeiten Einhalt geboten wird. Dafür ist der Schaden in Institutionen häufig zu schnell und gleichzeitig unwiderruflich angerichtet. Stattdessen ist es wichtig, Angriffe auf Institutionen umgehend zu kontern und möglichst zu blocken.

Angriffe auf Institutionen kontern und blocken

In den Bereich des Konterns fiele zum Beispiel das Einfrieren von Bundes- und EU-Finanzierungen im Falle von Landesverstößen gegen die freiheitlich-demokratische Grundordnung. Sanktionsmechanismen dieser Art haben sich etwa im Falle des europäischen Rechtsstaatsmechanismus bei demokratischer Erosion in Polen und Ungarn als wirkmächtig erwiesen. Sanktionsmechanismen allein sind jedoch häufig nicht hinreichend und riskieren, politisch-gesellschaftliche Polarisierung zu verstärken. Daher müssen Angriffe auf Institutionen auch durch durchdachte Reformen politischer Regeln geblockt werden. 

Hierzu zählt die sachsen-anhaltinische Parlamentsreform vom April dieses Jahres. Änderungen von Mehrheitsbestimmungen und Sperrminoritäten sind jedoch ein zweischneidiges Schwert. Demokratische wie nicht-demokratische Parteien können sie unter veränderten Mehrheitsverhältnissen für ihre Zwecke nutzen. Statt sich auf Mehrheitsbestimmungen und Sperrminoritäten zu konzentrieren, kann es daher sinnvoller sein, durch institutionelle oder verfassungsrechtliche Regelungen „Verzögerungen“ in politische Prozesse einzubauen. Dies kann geschehen, indem entweder der Prozess der Entscheidungsfindung selbst oder das Inkrafttreten von Entscheidungen zeitlich gestreckt wird. Beispielsweise können Veränderungen an der niederländischen Verfassung nur in Kraft treten, nachdem sie auch von dem nächstgewählten Parlament verabschiedet wurden. In Dänemark wiederum kann ein Drittel der Parlamentsabgeordneten nach der Verabschiedung eines Gesetzes ein Referendum über das neue Gesetz verlangen. Derartige „Verzögerungs“-Regelungen machen demokratische Aushandlungsprozesse zwar langwieriger; sie fügen dem Institutionengefüge eines Landes jedoch weitere Schutzmechanismen hinzu. 

Willy Brandt wird zugeschrieben, gesagt zu haben, dass „unsere Demokratie“ eine „wachsame, eine kämpferische und eine sich stets erneuernde Demokratie sein“ muss. Dies gilt mehr denn je.

Arms at the Frontier

SWP - Mon, 14/09/2026 - 10:13

Turkey’s defence engagement in Africa is often read through the lens of geopolitics, drone use, and conflict dynamics. Yet the deeper story is industrial and strategic. Africa remains central to Turkey’s defence-export strategy because it helps resolve structural pressures within Turkey’s defence-industrial ecosystem by sustaining pro­duction, easing competitive pressures, and creating external demand for an increasingly export-dependent industry. As Turkish and European companies become more closely connected, these dynamics will increasingly matter for Germany and the European Union (EU) both within Europe’s defence-industrial landscape and in third markets beyond its direct reach.

Berliner Parteien werden progressiver, aber die AfD radikalisiert sich

Zusammenfassung:

14. September 2026 – Die Abgeordnetenhauswahl am 20. September 2026 könnte die politische Landschaft Berlins stark verändern. In den jüngsten Umfragen haben vor allem die Linke und die AfD im Vergleich zu 2023 deutlich zugelegt, während CDU und SPD klar verloren haben. Für welche Positionen stehen die politischen Parteien in Berlin? Und wie haben sich ihre Positionen in den letzten 20 Jahren verändert? Eine Auswertung des Wahl-O-Mat der Bundeszentrale für politische Bildung zeigt eine bemerkenswerte Entwicklung: Die etablierten Parteien sind in den letzten zwei Jahrzehnten deutlich progressiver geworden. Besonders stark gilt dies für die SPD – im Gegensatz vor allem zur FDP, die nun deutlich konservativere Positionen vertritt. Der große Gegenpol ist die AfD. Sie vertritt in fast allen Themenbereichen, vor allem in der Gesellschafts- und Sozialpolitik, extremere Positionen. Zudem zeigen sich deutliche Unterschiede zwischen den Positionierungen der Parteien in Berlin und auf Bundesebene, vor allem bei der CDU.


Die allerletzte Chance der Regierung

Der AfD-Sieg in Sachsen-Anhalt könnte zur Katastrophe führen. Oder zu einem Wandel zum Besseren. Doch dafür müssten Kanzler Merz und seine Koalition radikal umsteuern., Der 6. September 2026 könnte für unsere Gesellschaft und Demokratie zu einem ähnlichen Wendepunkte werden wie der 9. November 1989. Der historische Wahlsieg der AfD in Sachsen-Anhalt könnte einen politischen und gesellschaftlichen Schock auslösen. Und dieser könnte die etablierten Parteien zu einem ...

The role of poultry farming in food security and dietary diversity: evidence from Ethiopia

Family poultry farming is widely promoted as a nutrition-sensitive agricultural intervention, yet rigorous causal evidence on its dietary and food security impacts remains limited. Using three rounds of panel data from the World Bank’s Living Standards Measurement Study - Integrated Surveys on Agriculture for Ethiopia (2011/12-2015/16), we follow a household fixed-effects strategy to examine the effect of poultry farming on egg consumption, dietary diversity, consumption expenditure, and food security. Despite 53% of households owning poultry in 2015/16, only 9% consumed eggs and 2% consumed chicken meat in the preceding seven days, revealing a stark production-consumption gap. Fixed-effects estimates show that poultry ownership increases the probability of egg consumption by 4 percentage points at the extensive margin, while each additional egg-laying chicken per capita raises it by 8 percentage points. Controlling for household income leaves these estimates unchanged, confirming that nutritional gains operate through direct access to own-produced eggs rather than income effects. Placebo tests find no significant association with milk or non-poultry meat consumption, further supporting this hypothesis. Poultry ownership is associated with higher household dietary diversity scores, but has no significant effect on food security, suggesting improvements in dietary quality without broader food quantity gains. Gender-disaggregated analysis shows that, despite lower ownership rates, female-headed households manage flocks more intensively and channel benefits more effectively into household food consumption. We also find a significant positive association between poultry ownership and diarrhea among children under five, underscoring the need to integrate hygiene and sanitation measures into poultry promotion programs.

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