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Installée à Ipoh, dans l'État de Perak en Malaisie, Quest International University (QIU) se présente comme une université privée pluridisciplinaire dont le modèle repose sur la recherche, l'apprentissage par l'expérience et l'ouverture sur le monde professionnel. Des journalistes ouest-africains en immersion en Malaisie dans le cadre d'un voyage de presse initié par QNET ont découvert, lundi 14 septembre 2026, les infrastructures et le fonctionnement de l'établissement.
Créée en 2008 avec le gouvernement de l'État de Perak comme partenaire, l'université a accueilli sa première promotion en 2011. « La première année, nous avions eu 98 étudiants. Aujourd'hui, nous en avons environ 2 300 », a indiqué Nicolas Goh, PDG de la société holding de QIU, Global Integrated Training Associates Sdn Bhd.
Au fil de son développement, l'établissement a élargi son offre à plusieurs domaines, notamment la gestion, l'informatique, l'ingénierie, les sciences de la vie, la médecine, la pharmacie et les sciences sociales. Il propose également des formations de troisième cycle ainsi que des activités de recherche et d'innovation. Au total, 42 programmes sont proposés dans différents domaines, dont l'intelligence artificielle, la finance, l'éducation spécialisée et l'éducation de la petite enfance.
Apprendre en pratiquantÀ QIU, la formation ne se limite pas aux cours théoriques. L'établissement revendique une approche fondée sur l'expérience, avec des dispositifs permettant aux étudiants de se confronter à des situations proches de celles qu'ils rencontreront dans leur vie professionnelle. « L'un des éléments qui nous différencient de nombreuses autres universités est l'apprentissage pratique. Chaque programme doit comporter une dimension pratique ou expérientielle », a expliqué Nicolas Goh.
Cette approche a été visible lors de la visite guidée effectuée par les responsables de l'établissement. Les journalistes ont notamment découvert les salles de classe, la salle des professeurs ainsi que différents laboratoires scientifiques.
La Faculté de médecine dispose d'équipements destinés à rapprocher la formation des conditions de pratique professionnelle.
Le principe est également appliqué à d'autres disciplines. Les étudiants en hôtellerie et arts culinaires disposent entre autres d'une cafétéria, d'une cuisine et d'une boulangerie. Ceux qui se forment à la communication peuvent utiliser un studio d'enregistrement pour produire des contenus audio ou destinés aux réseaux sociaux. « Pour devenir médecin, pharmacien ou ingénieur, il faut pouvoir toucher, manipuler et expérimenter », a soutenu le responsable.
Même les espaces d'apprentissage ont été pensés dans cette logique. L'université préfère ainsi parler de « learning resource centre » plutôt que de bibliothèque traditionnelle. L'objectif est d'adapter l'environnement d'étude aux nouveaux usages des étudiants, pour lesquels les ressources numériques occupent désormais une place importante.
L'employabilité comme responsabilitéPour Nicolas Goh, l'apprentissage pratique répond aussi à un objectif principal ; celui de préparer les étudiants à leur insertion professionnelle. « En tant qu'université, notre responsabilité est de nous assurer que nos étudiants puissent trouver un emploi », a-t-il affirmé.
Cette orientation passe, selon lui, par un rapprochement permanent avec les entreprises. Environ 80 % des enseignants de QIU, affirme-t-il, viennent du secteur de l'industrie. Le but est de maintenir les formations en adéquation avec les évolutions des secteurs d'activité. « L'entreprise et l'université doivent rester en phase avec l'industrie », insiste-t-il.
Le responsable annonce un taux d'environ 95 % de diplômés ayant trouvé un emploi dans les six mois suivant leur sortie de l'université. Selon ses déclarations, certains diplômés travaillent notamment dans des groupes internationaux tandis que des médecins formés à QIU exercent dans plusieurs pays.
Une recherche tournée vers l'innovationLa recherche occupe également une place importante dans le modèle défendu par QIU. L'université dispose d'un centre consacré à la recherche et à l'innovation, avec des travaux portant notamment sur le développement de produits pharmaceutiques, les cellules souches, les sciences sociales, la recherche en entreprise, les médicaments d'origine botanique et la recherche clinique.
Selon le PDG de la société holding de QIU, la recherche doit déboucher sur des applications concrètes. « La recherche et l'innovation doivent générer des résultats concrets. Nous avons l'ambition de commercialiser certaines de nos recherches et de nos découvertes », a-t-il déclaré.
L'université indique également avoir déposé plusieurs brevets, notamment dans le domaine du traitement de certaines plaies liées au diabète. Des travaux autour de l'intelligence artificielle sont aussi développés au sein de l'établissement.
Cette orientation s'inscrit dans une vision plus large de QIU, qui entend développer une recherche à la croisée de plusieurs disciplines et multiplier les collaborations avec les entreprises et les établissements universitaires étrangers.
Vers une université davantage internationaleL'établissement accueille en 2026 des étudiants issus de 54 pays, dont plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, notamment du Ghana, du Mali et du Nigéria. Nicolas Goh affiche l'ambition d'atteindre 100 nationalités représentées d'ici 2030. « Je veux vraiment que cette université devienne l'une des meilleures », a-t-il déclaré. L'université développe également des collaborations avec des établissements et des acteurs économiques de différents pays.
Au-delà de la formation diplômante, QIU entend se positionner comme un espace de formation continue, de recherche et de coopération avec les entreprises et les institutions. Une orientation qui rejoint la vision affichée par l'établissement ; celle ne pas se limiter à délivrer des diplômes, mais former des diplômés capables de mettre leurs connaissances au service de l'innovation et du monde professionnel. Dans cette perspective, la qualité de la formation, l'expérience pratique, la recherche interdisciplinaire et les liens avec l'industrie constituent les principaux leviers mis en avant par QIU pour construire son modèle universitaire.
Akpédjé Ayosso
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