Avec une latence moyenne de 39,0 ms sur les réseaux mobiles, le Bénin se classe 3e parmi les 10 pays d'Afrique subsaharienne analysés par nPerf entre janvier et juillet 2026. Ce temps de réaction, essentiel pour les jeux en ligne ou les appels vidéo, reste inférieur à celui de la Côte d'Ivoire (46,9 ms) ou du Kenya (49,9 ms).
Une performance mobile compétitive
Le Bénin affiche une latence moyenne de 39,0 ms sur ses réseaux mobiles, se positionnant ainsi devant la Côte d'Ivoire (46,9 ms), le Kenya (49,9 ms), Madagascar (55,1 ms), l'Afrique du Sud (56,1 ms), le Nigeria (98,5 ms), l'Angola (99,3 ms) et le Cameroun (100,1 ms). Ce délai, mesuré entre l'envoi et la réception d'une information, influence directement la fluidité des échanges en temps réel, comme les visioconférences ou les jeux multijoueurs.
Des écarts mesurables entre les pays
Le Togo (28,8 ms) et le Sénégal (35,4 ms) précèdent le Bénin dans ce classement, avec des latences respectivement inférieures de 10,2 ms et 3,6 ms. À l'inverse, le Bénin devance la Côte d'Ivoire de 7,9 ms, un écart qui se traduit par une réactivité plus rapide pour les usages exigeants en temps réel.
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Le comédien béninois Oncle Bazar a été fait Ambassadeur des arts au Maroc, le 18 juillet 2026. Cette reconnaissance lui a été décernée dans le cadre du Festival international Morocco Storytelling, organisé à Rabat, sous le Haut Patronage du roi Mohammed VI.
L'artiste, comédien, acteur, réalisateur, producteur, vidéaste et scénariste béninois Jean-Paul Amoussou, plus connu sous le nom de scène Oncle Bazar, a reçu, le 18 juillet à Rabat, la médaille d'or d'Ambassadeur africain des Arts et des sciences culturelles, lors du Festival international Morocco Storytelling.
La distinction lui a été remise par Najima Thay Thay, présidente de l'Académie internationale du patrimoine culturel immatériel.
Oncle Bazar devient ainsi le premier artiste d'Afrique subsaharienne à être élevé à cette distinction honorifique. Habitué du rendez-vous culturel de Rabat, l'artiste béninois s'y est imposé au fil des éditions comme l'une des figures africaines de la transmission des traditions orales.
Oncle Bazar a réalisé et joué dans plus d'une trentaine de productions cinématographiques, dont la comédie musicale à portée environnementale Petit Pipi (2008), le film Djibiti (2008), Houedjizo et La Main Noire (2010), des œuvres qui abordent avec humour et sensibilité les réalités sociales béninoises.
Au plan national, le comédien a reçu plusieurs distinctions dont le titre de Chevalier de l'Ordre du Mérite du Bénin (2003) et Meilleur Artiste de l'Année (2004).
L'humoriste béninois a reçu sa médaille d'Ambassadeur africain des arts et des sciences culturelles, lors du festival organisé du 13 au 20 juillet, à Rabat, sous le thème « Si la Patrie m'était contée : paroles de Aïcha Kandicha ». Le Festival international Morocco Storytelling a réuni des conteurs, chercheurs et artistes venus de plusieurs pays. Colloques, ateliers et spectacles ont rythmé cette 23e édition, qui marque également les 30 ans de cet événement dédié à la sauvegarde du patrimoine immatériel et au dialogue entre les cultures.
M. M.
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Le Bénin renforce sa présence dans les instances de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).
Deux Béninois ont été nommés au sein des organes de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), à l'issue du 69è sommet des Chefs d'Etat et de gouvernement de la CEDEAO tenu le 19 juillet 2026 en Sierra Leone.
Il s'agit de l'ex ministre béninois des affaires étrangères Nassirou Bako-Arifari, nommé commissaire chargé du Développement humain et des Affaires sociales au sein de la Commission de la CEDEAO. Cette commission a en charge les politiques communautaires liées à l'éducation, à la santé, à l'emploi, à la jeunesse, au genre, à la protection sociale et aux questions humanitaires.
Le second représentant béninois est Désiré Henri Aïhou, nommé juge à la Cour de justice de la CEDEAO. Magistrat de carrière, Désiré Henri Aïhou occupait depuis juin 2024 la présidence de la Chambre du contrôle des comptes des entreprises publiques au sein du Conseil supérieur des comptes.
La Cour de justice de la CEDEAO a pour fonction principale de résoudre les différends relatifs à l'interprétation et à l'application des dispositions du traité révisé, des protocoles et des conventions adoptés par la Communauté.
M. M.
Réunis le 19 juillet à Lungi, en Sierra Leone, les chefs d'Etat et de gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ont arrêté une série de décisions destinées à renforcer l'intégration régionale.
Les dirigeants ouest-africains ont affiché leur volonté de donner un nouvel élan à l'intégration régionale lors de la 69e session ordinaire de la Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de la CEDEAO, tenue en marge du Sommet sur l'avenir de l'intégration régionale en Afrique de l'Ouest.
Présidée par le chef de l'État sierra-léonais Julius Maada Bio, la rencontre a réuni plusieurs chefs d'État, dont le président béninois Romuald Wadagni, ainsi que des représentants d'institutions régionales et internationales.
Les participants ont adopté une déclaration d'engagement réaffirmant leur volonté de préserver l'unité de la région, de consolider une paix durable et d'accélérer le développement économique dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et géopolitiques croissants.
L'ECO maintenu pour 2027
Parmi les principales décisions figure la confirmation de l'objectif de lancer la monnaie unique ECO en 2027. Les chefs d'État ont toutefois retenu une approche progressive : seuls les pays remplissant les critères de convergence intégreront la première phase, tandis qu'un accompagnement sera prévu pour les autres Etats afin de faciliter leur adhésion ultérieure.
La Conférence a également salué les consultations en cours entre la Commission de la CEDEAO et les gouverneurs des banques centrales pour résoudre les derniers points techniques, ainsi que l'enregistrement de la marque « ECO » auprès de l'Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI).
Accélérer les infrastructures et la transformation numérique
Le sommet a demandé à la Commission de constituer un portefeuille de projets régionaux prioritaires dans les domaines des transports, de l'énergie, des infrastructures hydrauliques et de la connectivité numérique afin d'attirer davantage d'investissements.
Les chefs d'Etat ont par ailleurs adopté un nouvel acte additionnel sur la protection des données à caractère personnel et approuvé la création d'un mécanisme régional de coordination en matière de cybersécurité. Ils ont également validé plusieurs instruments destinés à renforcer la gouvernance numérique, les communications électroniques et l'itinérance dans l'espace communautaire.
Libre circulation, agriculture et transport
Les chefs d'Etats ont réaffirmé leur attachement au principe de libre circulation des personnes et des biens, présenté comme l'un des acquis majeurs de la CEDEAO. Ils ont insisté sur la nécessité de préserver cette liberté, y compris dans le cadre des discussions engagées avec les pays de la Confédération des États du Sahel (AES).
Face aux tensions sur les marchés agricoles, la Conférence a appelé à accélérer la mise en œuvre de la feuille de route régionale sur le riz afin de réduire la dépendance aux importations et de renforcer la souveraineté alimentaire. Les États membres ont également été exhortés à poursuivre les efforts visant à diminuer le coût du transport aérien dans la région.
Paix, démocratie et gouvernance
Sur le plan politique, les chefs d'État ont salué la résilience des institutions démocratiques de la région tout en appelant à la poursuite des efforts en faveur de la paix et de la stabilité.
Concernant la Guinée-Bissau, ils ont encouragé les autorités de transition à conduire un processus politique inclusif en vue du référendum constitutionnel prévu en août et des élections générales annoncées pour décembre 2026. Le Sénégal a été désigné comme médiateur pour accompagner le dialogue entre les différentes parties prenantes.
La Conférence a également pris acte des progrès enregistrés en Sierra Leone dans le processus de réconciliation politique, estimant que ces avancées sont de nature à favoriser un climat plus apaisé avant les prochaines échéances électorales.
En clôturant leurs travaux, les Chefs d'Etats et de gouvernement ont réaffirmé leur ambition de bâtir une CEDEAO plus intégrée, plus résiliente et davantage tournée vers les attentes des populations, en faisant de la coopération économique, de la sécurité collective et de la bonne gouvernance les principaux leviers de son action.
M. M.