Chef de file technique et créatif — pilotage de projets d'architecture de bout en bout.
Type de contrat CDI, à pourvoir dès que possible Lieu de travail Agence — mode hybride Rattachement Direction de l'agence Expérience requise Au moins 5 ans d'expérience en gestion de projets d'architectureMissions principales
• Piloter la conception et le développement de projets architecturaux, de l'esquisse à la livraison
• Superviser et encadrer les architectes juniors sur les phases de conception et de production graphique
• Assurer la coordination avec les bureaux d'études, les ingénieurs et les autres intervenants du projet
• Garantir la qualité, la cohérence et la conformité réglementaire des livrables (plans, dossiers de permis, DCE)
• Représenter l'agence auprès des maîtres d'ouvrage lors des réunions de conception et de suivi
• Contribuer à la définition du parti architectural et à l'innovation contextuelle de l'agence
• Participer aux réponses à appels d'offres et à la constitution des dossiers de candidature.
Profil recherché
• Diplôme d'architecte (Master ou équivalent, inscription à l'Ordre appréciée)
• Minimum 5 ans d'expérience en agence, avec gestion effective de projets
• Expérience avérée sur des projets de diverses échelles (résidentiel, tertiaire, institutionnel)
• Capacité démontrée à encadrer une équipe
Compétences techniques
• Maîtrise des processus de conception architecturale et des phases réglementaires (APS, APD, PC, DCE, ACT)
• Bonne connaissance des normes de construction et des matériaux contemporains
• Capacité à produire et vérifier des dossiers techniques complets
• Sens du détail architectural et de l'intégration contextuelle
Savoir-être
• Esprit d'équipe et goût du travail collaboratif
• Rigueur, sens de l'organisation et respect des délais
• Curiosité et ouverture à l'innovation
• Bonne communication écrite et orale
Logiciels et outils
• Revit
• AutoCAD
• ArchiCAD
• Logiciels de modélisation 3D
• InDesign (utilisation de Suite Adobe appréciée)
• Microsoft Office (utilisation de MS Project appréciée)
Ce que nous offrons
• Mentorat assuré par des professionnels expérimentés
– Participation à des projets locaux et internationaux, variés et d'envergure
– Environnement de travail hybride, collaboratif et stimulant
– Perspectives réelles d'évolution et de développement de carrière
Candidature
Envoyez votre CV et votre portfolio à :
recrutement@eliteinterim.bj - Objet : Candidature [Intitulé du poste]
Membre actif de l'équipe de conception, accompagné(e) par des architectes seniors.
Type de contrat CDI, à pourvoir dès que possible Lieu de travail Agence Rattachement Architecte Senior / Direction de l'agence Expérience requise 0 à 3 ans d'expérience en agence d'architecture (stages compris)Missions principales
• Participer à la conception et au développement de projets sous la supervision d'un architecte senior
• Produire des plans, coupes, façades et documents graphiques aux différentes phases du projet
• Élaborer des modélisations 3D et des rendus pour la présentation des projets
• Contribuer à la constitution des dossiers administratifs (permis de construire, etc.)
• Effectuer des recherches sur les matériaux, les références et les solutions techniques
• Assister aux réunions de projet et rendre compte de l'avancement des tâches confiées
Profil recherché
• Diplôme d'architecte (Licence, Master ou équivalent)
• Première expérience en agence appréciée (stage ou emploi junior)
• Bonne culture architecturale et intérêt pour le design contextualisé
• Envie d'apprendre et de progresser au sein d'une équipe encadrante
Compétences techniques
• Bonne maîtrise des outils de dessin et de modélisation (2D et 3D)
• Compréhension des bases de la réglementation de la construction
• Capacité à produire des documents graphiques soignés et précis
• Aptitude à travailler en équipe sur des projets multi-intervenants
Savoir-être
• Esprit d'équipe et goût du travail collaboratif
• Rigueur, sens de l'organisation et respect des délais
• Curiosité et ouverture à l'innovation
• Bonne communication écrite et orale
Logiciels et outils
• Revit
• AutoCAD
• ArchiCAD
• Logiciels de modélisation 3D
• InDesign (utilisation de Suite Adobe appréciée)
• Microsoft Office
Ce que nous offrons
• Mentorat assuré par des professionnels expérimentés
• Participation à des projets locaux et internationaux, variés et d'envergure
• Environnement de travail hybride, collaboratif et stimulant
• Perspectives réelles d'évolution et de développement de carrière
Candidature
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Garant(e) de la bonne exécution des chantiers, de la préparation à la réception des ouvrages.
Type de contrat CDI, à pourvoir dès que possible Lieu de travail Chantiers / déplacements réguliers, avec passages en agence Rattachement Direction de l'agence Expérience requise 5 à 8 ans d'expérience en gestion de chantiersMissions principales
• Assurer le suivi technique, administratif et financier des chantiers confiés
• Superviser les entreprises et sous-traitants intervenant sur les chantiers
• Veiller au respect des délais, des coûts, de la qualité d'exécution et des règles de sécurité
• Contrôler la conformité des travaux réalisés par rapport aux plans et aux prescriptions techniques
• Organiser et animer les réunions de chantier et en assurer les comptes rendus
• Faire le lien entre l'équipe de conception, la maîtrise d'ouvrage et les entreprises
• Participer aux opérations de réception des travaux et à la levée des réserves
Profil recherché
• Formation en génie civil, bâtiment ou architecture
• 5 à 8 ans d'expérience en suivi et gestion de chantiers
• Bonne connaissance des corps d'état techniques du bâtiment
• Expérience de terrain confirmée, avec capacité à gérer plusieurs chantiers en parallèle
Compétences techniques
• Maîtrise de la lecture de plans et des dossiers techniques d'exécution
• Connaissance des normes de sécurité et de la réglementation des chantiers
• Compétences en planification et en suivi budgétaire de chantier
• Capacité à rédiger des rapports de suivi et comptes rendus de chantier
Savoir-être
• Leadership et autorité naturelle sur le terrain
• Rigueur et sens des responsabilités
• Réactivité face aux aléas de chantier
• Bonne communication avec les équipes et les entreprises
Logiciels et outils
• Revit
• AutoCAD
• ArchiCAD
• Logiciels de modélisation 3D
• InDesign (utilisation de Suite Adobe appréciée)
• Microsoft Office
Ce que nous offrons
• Mentorat assuré par des professionnels expérimentés
• Participation à des projets locaux et internationaux, variés et d'envergure
• Environnement de travail hybride, collaboratif et stimulant
• Perspectives réelles d'évolution et de développement de carrière
Candidature
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Chef d'orchestre de la planification et de la coordination inter-entreprises sur les chantiers.
Type de contrat CDI, à pourvoir dès que possible Lieu de travail Chantiers / déplacements réguliers, avec passages en agence Rattachement Direction de l'agence Expérience requise 5 à 8 ans d'expérience en gestion de chantiersMissions principales
• Élaborer et actualiser le planning général d'exécution des travaux (macro et détail)
• Coordonner l'intervention des différents corps d'état afin d'optimiser l'enchaînement des tâches
• Identifier les risques de dérive planning et proposer des actions correctives
• Piloter les réunions de coordination inter-entreprises et en assurer le compte rendu
• Suivre l'avancement physique des travaux et le comparer aux plannings prévisionnels
• Assurer l'interface entre la maîtrise d'œuvre, la maîtrise d'ouvrage et les entreprises
• Contribuer à la préparation des opérations de réception et à la levée des réserves
Profil recherché
• Formation en génie civil, bâtiment ou architecture
• 5 à 8 ans d'expérience en gestion de chantiers, dont une expérience significative en OPC
• Bonne compréhension des interactions entre corps d'état et phases de chantier
• Capacité à gérer des plannings complexes multi-lots
Compétences techniques
• Maîtrise des outils et méthodes d'ordonnancement et de planification de chantier
• Bonne connaissance des processus et de la réglementation du bâtiment
• Capacité d'analyse et d'anticipation des risques de chantier
• Compétences rédactionnelles pour comptes rendus et rapports de coordination
Savoir-être
• Sens de l'organisation et de l'anticipation
• Diplomatie et capacité de médiation entre intervenants
• Rigueur et fiabilité dans le suivi des engagements
• Bonne gestion du stress et des situations sous contrainte de délai
Logiciels et outils
• Revit
• AutoCAD
• ArchiCAD
• Logiciels de modélisation 3D
• InDesign (utilisation de Suite Adobe appréciée)
• Microsoft Office
Ce que nous offrons
• Mentorat assuré par des professionnels expérimentés
• Participation à des projets locaux et internationaux, variés et d'envergure
• Environnement de travail hybride, collaboratif et stimulant
• Perspectives réelles d'évolution et de développement de carrière
Candidature
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Chef de file stratégique pour l'intégration de l'IA dans les processus métiers de l'agence.
Type de contrat CDD, à pourvoir dès que possible Lieu de travail Agence — mode hybride Rattachement Direction de l'agence Expérience requise Passionné(e) par la recherche et le développement en IA appliquée à l'architecture et au designMissions principales
• Identifier, tester et évaluer les solutions d'intelligence artificielle applicables à l'architecture et au design
• Piloter l'intégration de ces solutions dans les processus métiers de l'agence (conception, production, gestion de projet)
• Développer de nouveaux services et outils internes basés sur l'IA pour améliorer la productivité des équipes
• Assurer une veille technologique active sur les innovations en IA appliquées au secteur AEC (architecture, ingénierie, construction)
• Former et accompagner les équipes dans l'adoption des nouveaux outils et flux de travail basés sur l'IA
• Mesurer l'impact des solutions déployées et proposer des axes d'amélioration continue
• Représenter l'agence sur les sujets d'innovation lors d'événements ou de partenariats externes
Profil recherché
• Formation en intelligence artificielle, informatique, ingénierie ou domaine connexe (architecture/design un plus)
• Expérience ou forte appétence pour la recherche et le développement en IA
• Intérêt marqué pour les applications de l'IA dans les métiers de la conception et de la construction
• Capacité à vulgariser des sujets techniques auprès de publics non spécialistes
Compétences techniques
• Connaissance des outils et modèles d'IA générative (texte, image, 3D) et de leurs cas d'usage en architecture
• Capacité à évaluer, prototyper et intégrer des solutions logicielles innovantes
• Compétences en gestion de projet d'innovation et en conduite du changement
• Sensibilité aux enjeux de productivité et de qualité dans les métiers créatifs
Savoir-être
• Esprit d'initiative et posture de chef de file sur les sujets d'innovation
• Curiosité intellectuelle et veille technologique permanente
• Pédagogie et capacité à accompagner le changement au sein des équipes
• Créativité et capacité à imaginer de nouveaux services
Logiciels et outils
• Outils d'IA générative (texte, image, 3D)
• Microsoft Office
Ce que nous offrons
• Participation à des projets locaux et internationaux, variés et d'envergure
• Environnement de travail hybride, collaboratif et stimulant
• Perspectives réelles d'évolution et de développement de carrière
Candidature
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Deux attaques, deux pays, une même faille. Entre le 13 et le 19 juillet 2026, un détachement nigérien a été décimé dans la région de Tillabéri, tandis qu'un convoi malien quittant Anéfis pour Gao tombait dans une embuscade revendiquée par le JNIM et les séparatistes du Front de libération de l'Azawad. Au-delà des bilans, ces opérations mettent en lumière une stratégie désormais centrale au Sahel : couper les routes, épuiser les garnisons et transformer chaque ravitaillement en épreuve de force.
À Téra, seize soldats tués en quelques heures
Le 17 juillet, dans la zone de Téra, à l'ouest du Niger, un détachement des Forces de défense et de sécurité a été visé par une attaque d'envergure. Le bilan officiel, rendu public deux jours plus tard par le ministère nigérien de la Défense, fait état de 16 militaires tués et de 23 blessés, dont neuf grièvement atteints.
Les autorités affirment également avoir tué quinze assaillants, récupéré cinq motos et détruit quatre autres véhicules. Ces données proviennent du gouvernement nigérien et n'ont pas, à ce stade, été confirmées par une source indépendante.
Cette attaque ne survient pas dans un espace secondaire. Téra appartient à la région de Tillabéri, vaste territoire frontalier du Mali et du Burkina Faso, devenu l'un des principaux foyers de l'insurrection sahélienne. Les routes commerciales, les pistes rurales, les corridors transfrontaliers et les mouvements pastoraux s'y entremêlent. Les armées doivent y surveiller des centaines de kilomètres de frontières poreuses tout en protégeant des localités dispersées, des convois et des infrastructures essentielles. Le dispositif militaire y demeure sous tension malgré le durcissement de la réponse sécuritaire. Les autorités nigériennes ont notamment annoncé la création d'unités territoriales d'autodéfense, les Domol Leydi, tandis que les trois États de l'Alliance des États du Sahel ont déclaré avoir mobilisé 15 000 hommes au sein de leur force unifiée.
Pour Héni Nsaibia, analyste principal d'ACLED pour l'Afrique de l'Ouest, cette montée en puissance étatique répond à une insurrection qui ne cesse de s'étendre géographiquement, notamment vers le sud-ouest du Niger et les frontières nigérianes. Pourtant, l'assaut de Téra rappelle une réalité brutale : disposer d'hommes et de matériel ne suffit pas lorsque l'adversaire conserve le choix du terrain, du moment et de la cible.
Anéfis-Gao : une embuscade qui relance la bataille du nord malien
L'embuscade tendue le 18 juillet contre un convoi militaire reliant Anéfis à Gao ne peut être comprise sans revenir quelques jours en arrière. Le 4 juillet, le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM) et le Front de libération de l'Azawad (FLA) lancent une offensive coordonnée contre plusieurs positions des Forces armées maliennes (FAMa), dont Anéfis, verrou stratégique situé sur l'axe Gao-Kidal. Les combats sont particulièrement violents et les assaillants parviennent, dans un premier temps, à investir une partie de la localité. Face à cette offensive, Bamako engage une contre-attaque d'envergure. Des renforts quittent Gao, appuyés par l'aviation malienne et les unités de l'Africa Corps. Après plusieurs jours d'affrontements, l'état-major annonce, le 10 juillet, avoir repris le contrôle d'Anéfis.
Dans son communiqué, il affirme avoir « nettoyé les positions stratégiques » occupées par les groupes armés et sécurisé l'arrivée d'un important convoi logistique en provenance de Gao. Les autorités présentent alors cette opération comme un succès majeur, estimant avoir rétabli la liberté de circulation sur cet axe essentiel du nord du pays. Pourtant, moins de dix jours plus tard, cette même route redevient le théâtre d'une attaque d'envergure. Le 18 juillet, un nouveau convoi quittant Anéfis en direction de Gao est pris dans une embuscade revendiquée conjointement par le JNIM et le FLA. L'armée malienne reconnaît l'attaque et affirme que des frappes aériennes ont permis au convoi de poursuivre sa progression. Les groupes armés soutiennent, de leur côté, avoir infligé de lourdes pertes et capturé du matériel militaire. Comme souvent dans ce conflit, ces revendications contradictoires ne peuvent être vérifiées de manière indépendante.
Cette succession d'événements est révélatrice. La reprise d'une ville ne signifie plus la maîtrise de son environnement.Les FAMa contrôlent Anéfis, mais les groupes armés conservent une capacité d'action sur les axes qui relient la localité à Gao et à Aguelhoc. En d'autres termes, ils ne cherchent plus nécessairement à occuper durablement le terrain ; ils s'emploient à empêcher l'armée d'en tirer un avantage opérationnel. La bataille se déplace ainsi des centres urbains vers les routes, où se joue désormais une part essentielle de la guerre au Sahel.
La route, arme de guerre économique
La vulnérabilité des convois n'est pas un phénomène isolé. Elle s'inscrit dans une stratégie plus vaste que l'ACLED qualifie de guerre économique. En 2025, l'organisation a recensé plus de 10 000 morts liés aux violences politiques au Mali, au Niger et au Burkina Faso entre janvier et le 28 novembre. Durant la même période, trente étrangers ont été enlevés au Mali et au Niger, tandis que les groupes jihadistes intensifiaient leurs actions contre les sites industriels, les infrastructures, les axes de transit et les chaînes d'approvisionnement.
Au Mali, le JNIM a notamment imposé des restrictions sur les routes reliant Bamako à Kayes, Nioro du Sahel, la Mauritanie, le Sénégal et la Côte d'Ivoire. Des citernes ont été incendiées, des voyageurs kidnappés et les approvisionnements en carburant perturbés. L'ISS Africa relève que ces barrages permettent aux jihadistes d'exercer un contrôle indirect sur les territoires, sans avoir à occuper durablement chaque ville ou chaque village. Cette méthode poursuit plusieurs objectifs à la fois. Elle punit les populations soupçonnées de coopérer avec les autorités, affaiblit les finances publiques, augmente le coût des opérations militaires et oblige les armées à disperser leurs effectifs. Protéger un convoi suppose en effet de mobiliser des blindés, des unités d'escorte, des moyens de détection, parfois des drones et un appui aérien. Chaque camion de carburant devient ainsi un enjeu tactique.Les groupes armés n'ont plus besoin de conquérir une capitale régionale pour produire un effet stratégique. Il leur suffit parfois d'interrompre une route pendant plusieurs jours, de brûler quelques citernes ou de tendre une embuscade suffisamment meurtrière pour ralentir les mouvements suivants.
Des armées contraintes de défendre leurs propres artères
La géographie accentue encore cette fragilité. Le Mali et le Niger comptent parmi les plus vastes pays d'Afrique de l'Ouest. Leurs forces doivent opérer sur des territoires immenses, souvent faiblement desservis par des routes bitumées. Dans certaines zones, une seule voie praticable relie une base avancée à son centre logistique.Dans ces conditions, l'insurrection ne cherche plus seulement à battre l'armée au combat. Elle tente de lui imposer un rythme impossible à soutenir : escorter chaque camion, surveiller chaque piste, sécuriser chaque pont, déminer chaque tronçon et protéger simultanément les populations civiles.
Dès la fin de 2025, ACLED observait que le rôle de l'Africa Corps russe s'orientait de plus en plus vers la protection des convois de carburant et des grands axes du sud malien. L'organisation estimait toutefois que le partenariat militaire avec Moscou n'avait pas empêché l'expansion des groupes armés ni la contestation de l'autorité étatique dans de vastes zones rurales. L'embuscade d'Anéfis donne une portée supplémentaire à ce constat. Si un convoi comprenant des militaires maliens et des éléments russes peut être attaqué sur un corridor aussi stratégique, c'est que la maîtrise aérienne ponctuelle et la puissance de feu ne suffisent pas à garantir la liberté de circulation.
Le prix humain d'une guerre d'asphyxie
Derrière la bataille des routes se dessine enfin une crise civile. Les barrages, les enlèvements et les attaques contre les transports raréfient les denrées, renchérissent le carburant et isolent des communautés déjà fragilisées.Des chauffeurs, en passant par les commerçants, les agriculteurs, les éleveurs et des humanitaires empruntent souvent les mêmes axes que les militaires. Selon les Nations unies, plus de 24 millions de personnes ont besoin d'une assistance humanitaire dans l'ensemble du Sahel en 2026.
L'organisation souligne que l'expansion des groupes armés provoque des déplacements, contraint des écoles et des centres de santé à fermer et réduit l'accès aux services essentiels. La semaine du 13 au 19 juillet résume cette mécanique d'étranglement. À Téra, seize soldats nigériens ont perdu la vie dans une zone transfrontalière où l'État peine à garantir une présence permanente. Entre Anéfis et Gao, un convoi militaire a dû compter sur des frappes aériennes pour sortir d'une embuscade dont le bilan réel demeure inconnu.Ces épisodes ne prouvent pas que les groupes jihadistes contrôlent toutes les routes du Sahel. Ils montrent en revanche qu'ils disposent encore de la mobilité, du renseignement local et de la capacité de concentration nécessaires pour en interdire temporairement l'usage.
Contrôler une ville ne suffit plus
Les régimes militaires du Mali et du Niger ont fait de la restauration de la souveraineté et de la sécurité la justification centrale de leur pouvoir. Or, la souveraineté ne se mesure pas uniquement au nombre de camps repris ou de localités officiellement administrées. Elle se vérifie aussi dans une capacité plus élémentaire : permettre aux soldats, aux marchandises et aux citoyens de circuler sans que chaque déplacement devienne une opération de guerre.
Au Sahel, les groupes armés semblent l'avoir compris. Ils ne cherchent pas toujours à planter leur drapeau sur les bâtiments publics. Ils frappent les camions qui ravitaillent les garnisons, les pistes qui relient les villes et les détachements chargés de protéger les frontières. La conquête d'un territoire se voit sur une carte. Son asphyxie, elle, commence souvent sur une route vide.
M. M.
A partir du 20 juillet 2026, les utilisateurs de la plateforme SYGMEF doivent désormais passer par une double vérification pour accéder à leur compte.
La Direction Générale des Impôts (DGI) annonce l'entrée en vigueur, ce lundi 20 juillet 2026, d'un nouveau dispositif de sécurité sur la plateforme sygmef.impots.bj, utilisée pour la délivrance des factures électroniques normalisées au Bénin.
Désormais, la connexion ne se limite plus à la saisie d'un identifiant et d'un mot de passe. Après cette première étape, un code de vérification à usage unique (OTP) est envoyé à l'adresse électronique associée au compte de l'utilisateur. L'accès à la plateforme n'est accordé qu'après la saisie de ce code.
Selon la DGI, cette authentification à double facteur vise à mieux protéger les comptes des contribuables contre les tentatives d'intrusion, à préserver l'intégrité des données de facturation et à limiter les risques d'usurpation d'identité.
L'administration fiscale souligne que cette évolution contribuera à renforcer la confiance des usagers dans les services numériques mis à leur disposition.
Pour accompagner cette transition, la DGI invite les contribuables à consulter le guide d'utilisation publié sur son site internet afin de prendre connaissance des modalités d'activation et d'utilisation de cette nouvelle procédure de connexion.
M. M.
La Douane béninoise renforce ses capacités de surveillance avec l'intégration de drones, de gyrocoptères et d'outils de renseignement géospatial.
La Douane béninoise accélère la modernisation de ses moyens d'intervention. L'administration s'appuie désormais sur un ensemble d'équipements technologiques destinés à renforcer la surveillance des frontières et à rendre les opérations de contrôle plus efficaces.
Le nouveau dispositif comprend notamment des drones, des gyrocoptères, des outils de cartographie numérique et des solutions de renseignement géospatial.
En combinant les images aériennes, les données cartographiques et l'analyse des risques, les services douaniers pourront détecter plus rapidement les itinéraires empruntés par les fraudeurs et concentrer leurs opérations sur les zones les plus exposées.
Ces technologies offrent également une meilleure couverture des espaces difficiles d'accès.
Les drones et les gyrocoptères permettent de surveiller de vastes étendues sans mobiliser d'importants effectifs. Au cours d'une récente opération de surveillance aérienne, les drones ont repéré trois motocyclistes transportant des bidons de produits pétroliers dans une palmeraie.
Les outils géospatiaux facilitent le suivi des mouvements suspects et la planification des interventions.
Cette montée en puissance s'inscrit dans la mise en œuvre de l'opération GEOCONTROL, conduite avec l'appui de l'Organisation mondiale des douanes (OMD). Le programme encourage l'utilisation du renseignement géospatial dans les missions de surveillance afin de renforcer la lutte contre les trafics illicites aux frontières.
M. M.
La Police républicaine a rendu publics des avis de recherche visant seize personnes.
La Police républicaine a lancé un appel à la vigilance et à la coopération de la population dans le cadre de recherches en cours.
Les identités des individus recherchés ont été communiquées. Il s'agit de : TIGRI Pascal, SAMBIENI Castro, SAMARY Ousmane, SANHOUEKOUA Bernard, MOUSSA NOMA Rafiou, DASSOUDO Demanmon, ISSA Soumanou, SETONDJI Laurier et OSSENI Yacoubou Moudachirou pour la première liste.
La seconde concerne : BERE YOKOSSI François, ADAMOU Aliou, DARI Nestor Tongabori, YOTTO Alfred, AMADOU Arouna, NOUENI Honoré et BANITE Noufou.
La Police encourage toute personne susceptible de contribuer à leur localisation à transmettre des informations fiables aux services compétents.
Les renseignements peuvent être communiqués par appel téléphonique ou via WhatsApp au 01 91 79 77 77.
Une forte récompense est prévue pour toute information permettant de faire avancer les recherches de manière décisive.
M. M.
Cinq enfants ont perdu la vie par noyade, samedi 18 juillet 2026, dans l'arrondissement de Kokey, commune de Banikoara.
Partis au pâturage, cinq enfants ont été retrouvés morts dans un point d'eau à Kokey, un arrondissement de Banikoara. Le drame est survenu le samedi 18 juillet 2026.
Quatre des victimes appartenaient à une même famille. Le cinquième enfant est le fils d'un bouvier.
Le chef de l'arrondissement de Kokey, le commissaire de Founougo et le major infirmier de la localité se sont rendus sur les lieux pour le constat. A l'issue des vérifications, la thèse de la noyade a été retenue.
Les dépouilles ont été remises aux familles pour les obsèques.
M. M.
Un dispositif de contrôle de hauteur a été installé à l'échangeur de Godomey afin d'empêcher le passage des véhicules dépassant le gabarit autorisé.
Les véhicules gros porteurs dont la hauteur excède la limite réglementaire de 4,5 mètres ne pourront plus passer sur l'échangeur de Godomey dans la commune d'Abomey-Calavi.
Des portiques de gabarit ont été installés aux deux entrées de l'échangeur depuis dimanche 19 juillet 2026.
Le dispositif est constitué de lattes rouges et blanches suspendues au-dessus de la chaussée, accompagnées de panneaux de signalisation avertissant les conducteurs avant leur engagement sur l'ouvrage.
Cette mesure fait suite à l'accident survenu en avril dernier, lorsqu'un camion gros porteur transportant un chargement de bôites d'alumettes dépassant le gabarit autorisé avait percuté l'échangeur avant de s'embraser.
L'accident avait occasionné d'importants dégâts matériels et perturbé la circulation sur l'échangeur.
M. M.
Les Émirats arabes unis poursuivent le renforcement de leurs préparatifs pour accueillir la Conférence des Nations Unies sur l'eau 2026, en intensifiant leurs efforts diplomatiques et en mobilisant le soutien de la communauté internationale. Cette dynamique s'est illustrée lors de leur participation au Forum politique de haut niveau des Nations Unies, tenu du 7 au 15 juillet 2026, à New York.
Le Forum, consacré notamment à l'évaluation des progrès réalisés dans la mise en œuvre de l'Objectif de développement durable n°6, relatif à l'accès universel à l'eau potable, à l'assainissement et à une gestion durable des ressources en eau d'ici à 2030, a vu une participation active de la délégation émirienne conduite par Abdulla Balalaa, ministre adjoint des Affaires étrangères chargé de l'Énergie et du Développement durable.
À cette occasion, les Émirats arabes unis ont réaffirmé l'importance de renforcer la coopération internationale et d'accélérer la mise en œuvre d'initiatives visant à relever les défis liés à l'eau.
À l'approche de la Conférence des Nations Unies sur l'eau, qui sera organisée en décembre 2026 à Abou Dhabi en partenariat avec la République du Sénégal, les Emirats arabes unis entendent faire de cet événement une plateforme mondiale pour mobiliser des engagements concrets et développer les partenariats internationaux dans le secteur de l'eau.
La délégation émirienne a tenu une série de réunions ministérielles avec des représentants de gouvernements, des Nations Unies, d'institutions financières internationales, du secteur privé et de la société civile afin de renforcer la coordination et de poursuivre les préparatifs de la conférence. Les Émirats ont également organisé un événement officiel de haut niveau au siège des Nations Unies, réunissant les coprésidents des dialogues interactifs de la Conférence ainsi que de hauts responsables et experts internationaux.
Les participants ont souligné la nécessité de passer des engagements à l'action, en mettant l'accent sur les solutions innovantes, l'augmentation des investissements dans les infrastructures hydrauliques, le renforcement des partenariats internationaux et l'implication des jeunes, du secteur privé et de la société civile dans l'élaboration de solutions durables.
Au Bénin, les flux financiers illicites empruntent désormais des canaux numériques, des terminaux de paiement électronique et des montages de plus en plus sophistiqués, selon le rapport annuel 2025 de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF).
De nouvelles formes de blanchiment de capitaux se développent au Bénin. « L'analyse des typologies met en évidence une prédominance des infractions liées à l'escroquerie et à la cybercriminalité (35,2 %), suivies de la fraude fiscale (23,3 %), traduisant une mutation des risques vers des formes plus technologiques et transnationales », selon le rapport annuel 2025 de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF).
Cette évolution est également illustrée par « l'émergence de nouveaux schémas de blanchiment, notamment via les terminaux de paiement électronique (TPE) et les instruments financiers digitaux », souligne le rapport.
En 2025, la CENTIF a reçu 529 déclarations d'opérations suspectes (DOS), contre 510 un an plus tôt et 443 en 2023, confirmant une progression continue des signalements.
Parmi les infractions à l'origine des soupçons, l'escroquerie et la cybercriminalité arrivent largement en tête avec 186 dossiers, soit plus d'un tiers des déclarations. Elles devancent la fraude fiscale (123 dossiers), les infractions liées aux jeux de hasard et aux usages d'espèces d'origine douteuse (99), puis les faits de corruption, de fraude et d'abus de biens sociaux (76).
Le rapport montre également que les personnes physiques représentent 85,8 % des cas signalés.
Les personnes morales concentrent près de 83 % de la valeur financière des opérations suspectes, signe que les montants les plus importants transitent souvent par des entreprises ou des structures juridiques.
Face à cette évolution, les banques demeurent les premiers sentinelles du système. Elles ont transmis 449 déclarations d'opérations suspectes, soit près de 85 % de l'ensemble des signalements enregistrés en 2025.
Les établissements de monnaie électronique, les systèmes financiers décentralisés, les compagnies d'assurance, les notaires et les acteurs des jeux complètent le dispositif déclaratif.
La CENTIF observe toutefois que la qualité des déclarations reste perfectible. Près d'un quart (25,3 %) des déclarations reçues sont jugées de mauvaise qualité, un facteur qui ralentit les investigations et complique l'exploitation du renseignement financier.
Riposte face au crime financier
Pour répondre à des circuits criminels de plus en plus complexes, l'institution a renforcé ses capacités d'analyse. Elle s'est notamment interconnectée avec plusieurs bases de données nationales, dont celles de l'ANIP, de l'APIEx et de la Direction générale des impôts, afin de recouper plus rapidement les informations.
En 2025, la Cellule a produit 154 notes de renseignement financier et transmis sept rapports d'enquête à la Cour de Répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Elle a également exercé son droit d'opposition sur cinq opérations suspectes, permettant le gel provisoire de 1,16 milliard de FCFA.
Le rapport souligne que les efforts devront porter sur « l'amélioration de l'efficacité opérationnelle du dispositif, l'optimisation de l'exploitation du renseignement financier et la consolidation des résultats en matière d'enquêtes, de poursuites et de confiscation des avoirs ».
M. M.
L'international béninois David Kiki ouvre un nouveau chapitre de sa carrière. Le latéral gauche s'est officiellement engagé avec le FC Voluntari, club du championnat roumain, à l'approche de la nouvelle saison.
Dans un communiqué, le club a annoncé avoir trouvé un accord avec le défenseur béninois, saluant l'arrivée d'un joueur expérimenté ayant évolué dans plusieurs championnats européens.
Avant de rejoindre le FC Voluntari, David Kiki a porté les couleurs de plusieurs clubs en France, en Bulgarie et en Roumanie, notamment le Stade Brestois, Red Star, Montana, Arda Kardzhali, Farul Constanța et FCSB.
Le défenseur de 31 ans possède également un palmarès bien fourni en Roumanie. Il est double champion de Roumanie, après avoir remporté le titre avec Farul Constanța lors de la saison 2022-2023, puis avec FCSB en 2024-2025.
Sur le plan international, David Kiki demeure l'un des cadres des Guépards du Bénin. Il totalise plus de 50 sélections sous le maillot de l'équipe nationale et continue de mettre son expérience au service de la sélection béninoise.
En accueillant le défenseur béninois, le FC Voluntari mise sur un joueur rompu aux exigences du haut niveau pour renforcer son couloir gauche avant le coup d'envoi de la nouvelle saison. Le club a souhaité la bienvenue à David Kiki et lui a adressé ses vœux de réussite sous ses nouvelles couleurs.
529 opérations financières suspectes ont été enregistrées en 2025 au Bénin, selon le rapport annuel d'activités 2025 de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF).
La Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) indique avoir reçu 529 Déclarations d'opérations suspectes (DOS) en 2025, contre 510 un an plus tôt et 443 en 2023.
« La tendance récente est haussière, traduisant un renforcement de l'activité déclarative », souligne le rapport annuel d'activités 2025 de la CENTIF.
Cette évolution est essentiellement portée par les déclarations liées au blanchiment de capitaux, qui demeurent largement majoritaires.
449 des déclarations, soit près de 85 % de l'ensemble des signalements reçus en 2025 proviennent du secteur bancaire.
Les établissements de monnaie électronique suivent avec 26 déclarations, devant les Systèmes financiers décentralisés (21), les établissements et professions non financières désignées, ainsi que les compagnies d'assurance.
La CENTIF observe une montée des infractions économiques et financières les plus sophistiquées. L'escroquerie et la cybercriminalité arrivent en tête avec 186 dossiers, représentant plus du tiers des déclarations reçues. Elles devancent la fraude fiscale (123 cas), tandis que les faits de corruption, fraude et abus de biens sociaux atteignent 76 signalements.
Les déclarations liées au financement du terrorisme connaissent une hausse avec 11 cas recensés en 2025, contre aucune en 2023 et 2024. La Cellule estime que cette progression pourrait refléter « une meilleure prise en compte de ce risque spécifique, notamment à la suite des actions de sensibilisation et du renforcement du cadre réglementaire ».
Les signalements ne restent pas au stade de simples alertes. En 2025, la CENTIF a exercé son droit d'opposition sur cinq opérations suspectes, bloquant provisoirement des transactions portant sur 1,16 milliard de FCFA.
« Les fonds ayant fait l'objet d'une opposition représentent un enjeu financier significatif », relève le rapport, qui précise que ces décisions reposent sur « des indices sérieux de blanchiment de capitaux » et s'inscrivent dans une approche fondée sur les risques.
L'exploitation des déclarations a également alimenté le travail de renseignement financier. La CENTIF indique avoir produit 154 notes de renseignement financier en 2025, soit une hausse de 27 % par rapport à l'année précédente. La majorité a été transmise au Centre national d'investigations numériques (CNIN), en cohérence avec la forte présence des dossiers liés à la cybercriminalité, tandis que d'autres rapports ont été adressés à la Direction générale des impôts, à la CRIET et à plusieurs services compétents.
Pour la Cellule, ces chiffres traduisent une montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et les infractions sous-jacentes.
M. M.
Le Bénin a entamé des démarches en vue de récupérer trente-cinq (35) autres biens culturels ainsi que des archives conservés dans les collections publiques françaises.
Après le retour historique de plusieurs biens culturels majeurs, le Bénin franchit une nouvelle étape dans sa politique de restitution du patrimoine culturel. Les autorités béninoises sollicitent désormais, la restitution de trente-cinq (35) autres biens culturels, ainsi que des archives conservés dans les collections publiques françaises.
Selon le ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine, Yassine Latoundji, cette requête a reçu un accueil favorable de la partie française, qui a accepté le principe de la mise en place d'une commission scientifique conjointe chargée d'examiner les demandes de restitution.
Cette nouvelle initiative, informe le ministre, s'inscrit dans une politique culturelle engagée depuis une décennie. Il souligne que le Bénin a profondément transformé sa stratégie de préservation et de valorisation de son patrimoine en modernisant son cadre juridique, en lançant la construction de musées répondant aux standards internationaux, en restaurant plusieurs sites et monuments historiques, en renforçant les institutions patrimoniales et en développant une diplomatie culturelle désormais reconnue sur le continent africain.
Ces efforts ont déjà permis d'obtenir des résultats majeurs. En novembre 2021, la France a restitué au Bénin les 26 trésors royaux d'Abomey, emportés lors de la conquête coloniale. Plus récemment, en mai 2025, la République de Finlande a restitué le Kataklè, siège royal cérémoniel du royaume du Danxomè.
Pour Yassine Latoundji, ces restitutions dépassent le cadre de simples succès diplomatiques. Elles illustrent la capacité des États à construire une coopération fondée sur la confiance, le respect mutuel et la rigueur scientifique afin de réparer les blessures de l'histoire.
Installés ce mardi 14 juillet dans leurs fonctions, les membres du Comité scientifique national de restitution des biens culturels sont chargés d'accompagner la mise en place de la commission scientifique conjointe franco-béninoise, consolider le dossier national relatif aux trente-cinq (35) biens culturels sollicités, et contribuer à l'élaboration des avis qui éclaireront les futures décisions de restitution.
Les résultats des semestres 3 et 4 du département de Lettres modernes de l'Université de Parakou (UP) suscitent de nombreuses réactions. Sur toute la promotion de deuxième année, une seule étudiante a validé les 12 unités d'enseignement lui permettant d'accéder directement en Licence 3.
Echec cuisant des étudiants de Lettres modernes à l'Université de Parakou. Au terme des résultats des semestres 3 et 4, seule une étudiante a été déclarée admise. Elle a pu valider les 12 unités d'enseignement lui permettant de passer en Licence 3.
Ce résultat lamentable a été également enregistré dans plusieurs autres filières. En Didactique par exemple, un seul étudiant est admis à la session normale sur plus de 1 000 inscrits. La majorité des étudiants devra donc passer la session de rattrapage.
Cette contre-performance des étudiants selon le résident de la Fédération nationale des étudiants de l'Université de Parakou (FNEUP), Rachid Mora Chabi, s'explique à la fois par le faible taux de fréquentation des cours et par la nécessité d'une réflexion sur les méthodes d'évaluation. Il a appelé les étudiants ainsi que les responsables pédagogiques à tirer les leçons de cette session afin d'améliorer les performances académiques.
F. A. A.
Réunis en séance plénière ce mardi 14 juillet 2026, les députés de l'Assemblée nationale ont adopté à l'unanimité des présents et représentés la loi n°2026-16 portant Code des forêts et de la faune en République du Bénin. Le texte, voté sous la présidence du Professeur Joseph Fifamin Djogbénou, remplace la loi n°93-009 du 2 juillet 1993 portant régime des forêts.
La loi n°2026-16 portant Code des forêts et de la faune en République du Bénin comprend 318 articles répartis en 31 chapitres et huit titres. Il encadre notamment les dispositions générales, les principes de gouvernance du secteur forestier, les régimes des forêts et de la faune, l'accès et le partage des avantages liés à l'exploitation de la biodiversité, les sanctions pénales ainsi que les dispositions transitoires et finales.
Cette réforme vise à doter le pays d'un cadre juridique moderne, conforme aux engagements internationaux du Bénin en matière de protection de l'environnement. Le nouveau Code introduit plusieurs innovations majeures.
Les députés ont fait part de leurs différentes préoccupations relatives à la création d'un Observatoire national chargé du suivi et de la gestion des forêts, le recours à l'intelligence artificielle pour renforcer la lutte contre l'exploitation illégale des ressources forestières et de la faune, ainsi que l'actualisation des données sur les forêts classées. Sans oublier la relocalisation des populations installées dans les espaces forestiers protégés, le renforcement de la gestion participative et décentralisée des forêts, l'intégration des pistes forestières au réseau des routes classées de l'État avec un financement dédié à leur entretien, ainsi que le développement de l'éducation citoyenne à la protection de l'environnement.
Les différentes préoccupations soulevées au cours des débats ont reçu des réponses du ministre de la Justice et de la Législation, Yvon Détchénou, et du ministre du Cadre de vie et des Travaux publics, Georges Alé.
Réunis à Cotonou les 12 et 13 juillet, les ministres des Affaires étrangères des Etats membres du Processus des Etats Africains Atlantiques (PEAA) ont adopté la Déclaration de Cotonou, un texte qui fixe les grandes orientations communes en matière de sécurité maritime, de connectivité régionale et de transition énergétique.
Les ministres des Affaires étrangères des Etats membres du Processus des Etats Africains Atlantiques (PEAA) ont adopté la Déclaration de Cotonou, un document qui fixe des priorités communes en matière de sécurité maritime, de connectivité régionale, de logistique et de transition énergétique. Les États ont également chargé le Secrétariat permanent du Processus de préparer, d'ici mars 2027, une feuille de route pour la mise en œuvre de ces engagements.
La rencontre de Cotonou intervient dans un contexte où les pays de la façade atlantique cherchent à renforcer leur coopération face aux défis sécuritaires et économiques qui pèsent sur la région. Les questions liées à la piraterie maritime, aux échanges commerciaux, à la fluidité des corridors de transport et à la transition énergétique figurent désormais parmi les priorités communes des États membres.
Au terme des travaux de cette 7ᵉ réunion ministérielle, coorganisée du 12 au 13 juillet 2026 à Cotonou par le Bénin et le Royaume du Maroc , les participants ont retenu quatre axes d'action : le renforcement de la sécurité maritime dans le golfe de Guinée, le développement de corridors logistiques verts reliant les ports atlantiques aux pays de l'hinterland, l'accélération de la digitalisation des procédures portuaires et douanières ainsi que la promotion des énergies renouvelables, notamment l'hydrogène vert.
Pour la ministre béninoise des Affaires étrangères, Corinne Amori Brunet, les décisions prises à Cotonou traduisent une vision de long terme. « La façade atlantique de l'Afrique constitue un levier majeur de stabilité, de prospérité et d'intégration pour notre continent », a-t-elle déclaré, estimant que les engagements adoptés témoignent de la volonté des États de transformer leur ambition commune en actions concrètes.
Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a insisté sur l'esprit de cette coopération en soulignant « la puissance des solutions africaines aux défis africains » et la détermination du Royaume du Maroc à accompagner cette dynamique de partenariat entre les États de l'espace atlantique.
La Déclaration de Cotonou confie au Secrétariat permanent du PEAA la responsabilité d'élaborer, avant mars 2027, une feuille de route précisant les modalités de mise en œuvre des décisions arrêtées par les États membres.
Pour le Bénin, pays hôte de cette édition, cette initiative met également en lumière le rôle stratégique du Port de Cotonou, appelé à renforcer sa position de plateforme logistique entre les pays atlantiques et les États de l'hinterland, dans un contexte où l'intégration économique régionale demeure un objectif majeur.
Lancé à Rabat en juin 2022 à l'initiative de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Processus des États Africains Atlantiques constitue un cadre permanent de concertation entre les pays riverains de l'océan Atlantique. Il entend promouvoir la paix, la sécurité, le développement durable, la connectivité et l'intégration régionale. Les participants à la réunion de Cotonou estiment que l'adoption de cette déclaration marque une nouvelle étape dans la consolidation de cette coopération.
M. M.
Au tribunal de première instance de première classe de Cotonou, le ministère public a fait ses réquisitions dans le dossier de Pierre Urbain Dangnivo, ex cadre du ministère de l'économie et des finances, disparu depuis l'an 2010 au Bénin. Le magistrat a requis une peine de 30 ans de réclusion criminelle contre Codjo Alofa, principal accusé du dossier.
Le dossier Dangnivo connait bientôt son épilogue au tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Au procès ce mercredi 15 juillet 2026, le ministère public a fait ses réquisitions. Pour le magistrat, l'ex cadre du ministère de l'économie et des finances a été victime d'un meurtre orchestré par Isidore Akon et Paul, alias « Ibo », mais Alofa leur a fourni les moyens. Il a requis à l'encontre de ce dernier, une peine de 30 ans de réclusion criminelle. Le magistrat a également demandé à la Cour de condamner le prévenu au paiement d'une amende de 150 millions de francs CFA à la partie civile.
Contre son coaccusé, Donatien Amoussou, le procureur après avoir requalifié les faits, a requis à son encontre, une peine de 60 mois de prison ferme. Pour lui, aucun élément ne le lie à la mort de Pierre Urbain Dangnivo.
F. A. A.
La Direction des Examens et Concours des Enseignements Maternel et Primaire a rendu publique la liste des 50 meilleurs candidats admis par département et par sexe à l'examen du Certificat d'Etudes Primaires (CEP), session de juin 2026. Voici la liste par ordre de mérite dans les départements de l'Ouémé, du Mono, du Littoral, des Collines, du Borgou et de l'Atacora.
Le président de la République du Tchad, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, a annoncé, mercredi 15 juillet 2026, la suppression des visas d'entrée pour tous les Africains. C'est à l'occasion du forum africain de l'eau qui se déroule à N'Djaména.
À compter du 1er janvier 2027, les ressortissants de tous les pays africains seront exemptés de visa pour entrer sur le territoire tchadien. Cette décision a été rendue publique lors de la cérémonie d'ouverture du Forum africain de l'eau à N'Djaména présidé par chef de l'État du Tchad.
En annonçant cette réforme, le Tchad réaffirme sa volonté de promouvoir la libre circulation des personnes, de rapprocher davantage les peuples africains et de renforcer la coopération avec les pays africains.
Coorganisé par la République du Tchad et le Groupe de la Banque mondiale, le Forum africain de l'eau réunit pendant deux jours plusieurs chefs d'État, des responsables d'institutions africaines et internationales, des experts ainsi que des partenaires au développement. Parmi les dirigeants présents figure le président béninois Romuald Wadagni.
Procédant à l'ouverture du forum, le Mahamat Idriss Déby Itno a invité les participants à faire de cette rencontre « un véritable passage de la vision à l'action ». Il a insisté sur la nécessité d'intensifier la coopération régionale, de promouvoir une gestion concertée des ressources en eau et de mobiliser les investissements indispensables pour garantir un accès équitable à l'eau pour tous.
Placée sous le thème « De la vision à l'action », cette rencontre continentale est consacrée aux défis liés à la gestion durable de l'eau en Afrique. Les échanges portent notamment sur l'accès universel à l'eau potable, le financement des infrastructures hydrauliques, le développement de l'irrigation, la résilience face aux changements climatiques et la coopération autour des ressources en eau transfrontalières.
L'établissement DWANIGNON SERVICES et son représentant ont été condamnés, le 25 juin 2026, au paiement de 2.108.105 FCFA, correspondant au solde d'un crédit impayé.
La Caisse du Mouvement Mutualiste Béninois (CMMB) a saisi, le 11 mai 2026, le tribunal de commerce de Cotonou, à l'encontre de l'Etablissement DWANIGNON SERVICES.
L'Etablissement, avait contracté auprès de la CMMB un prêt de 3.000.000 FCFA, assorti d'un taux d'intérêt dégressif de 1,8% par mois, remboursable en douze mensualités de 366.055 FCFA.
Pour garantir ce financement, Armistice Carole IKO s'était portée caution personnelle et solidaire. Mais après plusieurs échéances impayées, la CMMB a indiqué que le crédit présentait un solde débiteur de 2.108.105 FCFA.
Une sommation de payer adressée au débiteur principal ainsi qu'une dénonciation de la défaillance à la caution, en novembre 2024, sont restées sans effet.
Assignés, DWANIGNON SERVICES et son représentant S. H. D. S. n'ont pas comparu devant le tribunal.
Dans son jugement rendu le 25 juin 2026, le tribunal a rappelé que « les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites et doivent être exécutées de bonne foi ».
Les juges ont relevé également que la CMMB a produit au dossier la situation du crédit ainsi que la lettre de dénonciation adressée à la caution, tandis qu'aucune preuve de paiement n'est parvenue au dossier.
Le Tribunal a condamné solidairement l'Etablissement DWANIGNON SERVICES, représenté par S. H. D. S, et A. C . I, la cautionArmistice Carole IKO à verser 2.108.105 FCFA à la Caisse du Mouvement Mutualiste Béninois (CMMB), représentant le capital restant dû.
M. M.
Un couple a été interpellé à Adjarra, dans le département de l'Ouémé, à la suite de soupçons portant sur l'origine d'un nouveau-né présenté dans un centre de santé pour une séance de vaccination. L'affaire, qui remonte au vendredi 10 juillet 2026, fait désormais l'objet d'une enquête menée par l'Office central de protection des mineurs (OCPM).
Les faits se sont déroulés au Centre de santé d'Adjarra 1, où une femme de 37 ans s'y est rendue avec un bébé de sexe féminin selon Libre Express. La sage-femme a remarqué que la nourrice ne présente aucun signe physique d'un accouchement récent.
Elle n'a pas été en mesure non plus de présenter les documents relatifs à la naissance de l'enfant. Selon ses dires, elle a accouché dans une clinique située à Lagos, au Nigeria.
Les policiers ont mené une enquête, notamment auprès du Centre hospitalier départemental de l'Ouémé (CHD-O).
Le conjoint de la suspecte, un enseignant d'anglais âgé de 43 ans en poste dans un établissement scolaire du nord du Bénin, a également été interpellé.
Présenté aux autorités judiciaires, le dossier a été confié, sur instruction du président du Tribunal de première instance de Porto-Novo, à l'Office central de protection des mineurs. Les investigations se poursuivent pour faire la lumière sur cette affaire.