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Afrique

« Sauvez ma vie, le reste on verra après » : Le combat de Khalil Traoré contre le tabac

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 02/03/2026 - 23:54

Il ne savait pas que sa voix pouvait devenir un jour une voix artificielle. Pendant des années, Khalil Traoré fumait sans imaginer un seul instant que ce geste, en apparence anodin, et imitatif au départ, finirait un jour par lui coûter la voix. Aujourd'hui, il s'exprime à l'aide d'un laryngophone car atteint d'un cancer de la gorge. Cependant, plutôt que de s'apitoyer sur son sort, il a transformé son épreuve en combat. En effet, il sensibilise les jeunes aux dangers de la cigarette à travers ses réseaux sociaux et rêve désormais d'un monde sans tabac qu'il estime possible avec l'engagement de tous. Dans cet entretien qu'il a accordé à Lefaso.net ce lundi 16 février 2026, le sexagénaire raconte son histoire, ses regrets mais aussi le désir qui l'anime désormais dans cette lutte contre le tabac.

Lefaso.net : Pouvez-vous nous faire un petit résumé de votre parcours de fumeur ?

Khalil Traoré : Pour ce qui est de la cigarette, j'ai commencé autour des années 72 au lycée par imitation. Puis, je suis devenu addictif. C'est après avoir passé 4 à 5 ans en fumant quotidiennement la cigarette que je me suis rendu compte qu'il était difficile pour moi d'arrêter de fumer. Et là ce n'était plus pour faire le malin. C'était carrément devenu une drogue légale, mais à laquelle j'étais déjà accoutumée. Et ça, chaque jour, j'exprimais l'engagement ferme d'arrêter à une date quelconque. Par exemple le 30 décembre d'une année ou bien le jour de mon anniversaire. Et c'était des reports à n'en point finir pendant 32 ans.

À l'époque, vous fumiez quel type de cigarettes ? Et combien de cigarettes vous fumiez par jour ?

Lorsque j'ai été déclaré fumeur, je fumais les cigarettes ordinaires qu'on trouve sur la place. Les bâtons de cigarettes. Il y avait plusieurs marques. Et j'aimais une marque française. Et puis, quand j'ai voulu arrêter, je me suis déporté complètement sur une marque qui n'avait rien à voir avec celle que je fumais déjà depuis 25 ans environ. Je suis donc rentré dans les cigarettes pendulées. On m'avait avoué que ça, c'était pire encore. J'ai dit oui, même la cigarette simple n'est pas facile à porter. Mais c'est la volonté d'arrêter jusqu'à présent qui m'anime. Sauf que je n'arrive pas à me contrôler. Donc, je fumais pratiquement toutes les marques jusqu'à préférer une marque telle que Gauloises ou Gitanes. Jusqu'à aller contracter une maladie.

Comment avez-vous découvert votre maladie ?

C'est suite à une radio que je me suis rendu compte que je faisais le pneumothorax. C'est suite à cela que j'ai cessé de fumer car je m'étais toujours dit, depuis que je tentais d'arrêter de fumer, que le jour où je vais faire 72 heures sans fumer, ce sera parti. Pour ce qui est du pneumothorax, j'ai été hospitalisé le 23 septembre 2004. Et quand je suis sorti le 15 octobre 2004, j'avais réalisé mon vœu, à savoir abandonner la cigarette. Mais dans un premier temps, quand j'ai été hospitalisé, c'était parce que j'avais un problème de respiration.

Et qu'en est-il du cancer de la gorge ?

C'est une autre chose. J'avais arrêté de fumer. J'ai eu un souci dans la famille avec la disparition de ma maman. À l'époque, j'ai certainement sangloté. Et puis, comme on m'appelait un peu de partout pour avoir les nouvelles, les détails sur les obsèques et tout ça, j'avais commencé à perdre de la voix. Après le décès, j'ai cru que c'était passager. Donc, j'ai pris certains produits comme d'ordinaire, croyant que ça allait passer. Et à la faveur d'une toux nocturne, j'ai eu à rejeter du sang. Alors, dans mes glaires que j'expectore, on a vu des traces de sang. Alors, je me dis qu'on ne s'amuse plus parce que ça fait six mois que ça dure. Depuis janvier 2011, quand même, ça commence à trop bien faire. Et c'est comme ça que j'ai été remis entre les mains des spécialistes qui ont procédé étape par étape jusqu'à aller diagnostiquer un début de cancer.

Quelle a été votre réaction lorsqu'on vous a diagnostiqué un cancer de la gorge ?

En 2011, au bout de six mois, on ne m'a pas dit exactement que c'était le cancer, mais avec les rapports des différents examens, et les termes utilisés, j'ai compris quand même que le diagnostic avait un rapport avec le cancer. Mais qu'à cela ne tienne, je devais aller en Europe, donc j'ai décidé de poursuivre mes investigations là-bas. Une fois en Europe, en décembre 2011, on m'a reçu parce que j'avais pris les rendez-vous à l'avance. Et on m'a dit : « Bon, écoute, on va essayer de reprendre les examens. » C'est toujours comme ça. Je ne sais pas pourquoi, mais quand tu arrives chez un nouveau professionnel de la santé, lui aussi veut que tu reprennes les examens, mais c'est lui qui prescrira. Donc on a dû balayer tout ce qu'on avait fait au Burkina et puis reprendre. Et les résultats se sont avérés là-bas.

Et l'ORL que j'ai rencontré, lui, il m'a lancé : « Mais M. Traoré, vous aviez le cancer. Qu'est-ce que vous foutiez là-bas ? » J'ai dit : « mais comment ça ? » Il me dit : « Ah non, non, non, vous avez un cancer à un stade très avancé. J'ai dit, quoi ? Alors ? », il me demande : « Mais vous n'avez pas fait d'examens là-bas ? » Je lui ai dit non. J'étais là, je bricolais comme je pouvais avec mes connaissances basiques. C'est en ce moment qu'il me dit : « Écoutez, nous sommes le 12 janvier 2012. Si on ne vous opère pas ce mois-ci, vous ne verrez pas le mois de juin ». Lorsque j'ai quitté l'hôpital, je ne sentais plus mes jambes. J'ai pris le métro, mes larmes coulaient car généralement lorsqu'on parle de cancer, cela rime avec la mort. Je me suis dit alors que c'était foutu, là.

Et, lorsque j'ai recouvré mes esprits une fois à la maison, j'ai dit : bon, on rentre en contact avec Ouagadougou car j'ai aussi assez de connaissances dans le domaine de la santé. Et, lorsque j'ai exposé le problème, ils étaient tous unanimes sur le fait que je devais me faire opérer. À l'origine, J'étais allé en Europe pour quelques jours à l'épisode touriste et je me suis retrouvé en train de faire 10 mois. J'ai été opéré le 18 janvier 2012. Et là encore je croyais que ça serait juste passager, qu'on allait juste me l'enlever au scanner. C'est là que le spécialiste m'a fait comprendre qu'on me ferait une grosse entaille autour de la gorge comme un collier et qu'on me ferait un trou par lequel je vais respirer désormais. Ce n'est pas tous les jours qu'on me dit ça donc je leur ai tout simplement dit « sauvez ma vie et le reste on verra après ».

Comment s'est passée la rééducation ?

Après mon séjour hospitalier, j'utilisais une ardoise. Lorsque je rentrais dans le bus, dans le métro, j'écrivais où j'allais, je montrais aux chauffeurs, qui avaient visiblement l'habitude de voir des passagers comme moi. Quelques temps après, on m'a fait comprendre qu'il faut que je rencontre des orthophonistes pour une rééducation de la voix. C'est ainsi que j'ai rencontré l'orthophoniste qui nous apprenait à inspirer. Nous avons essayé de respecter jusqu'à ce qu'on nous annonce qu'il y a un démarcheur qui allait nous approcher aussi. Il est donc venu. Lui aussi était laryngectomisé comme nous mais parlait à travers la voix œsophagienne. Lorsqu'il s'est exprimé, nous étions tous surpris car nous ne savions pas qu'on pouvait subir cette opération et recouvrer encore la voix. Le démarcheur a donc fait sortir des laryngophones et nous a expliqué le fonctionnement. Moi qui étais pressé de retourner au pays et qui n'étais là que pour les besoins de l'orthophonie, j'ai opté pour la machine afin de pouvoir retrouver ma famille mais aussi reprendre mes activités car tout était perturbé. C'est ainsi que je suis rentré au pays avec le laryngophone, qui ne réussit pas à tout le monde d'ailleurs.

Durant votre séjour à l'hôpital, est-ce que les médecins vous ont révélé que votre situation est liée à la cigarette ?

Avec moi, en tout cas, ils ont été catégoriques en m'informant que 50% des causes de la maladie sont liées à la consommation de la cigarette. Ils m'ont aussi informé que je ne pouvais plus fumer même d'ailleurs. Les spécialistes m'ont expliqué qu'avec l'opération que j'ai subie, lorsque je fume, cela va sortir par la trachéotomie car le canal a été déjoué.

Qu'est-ce qui a été le plus difficile à accepter pour vous ?

C'est le fait de regretter d'avoir fumé. Parce que, quelque part, cela a eu des impacts sur ma vie. Tous les jours, j'ai dû me réorienter pour pouvoir survivre. Sinon, il n'y a vraiment pas eu d'autres soucis. Je regrette tous les jours d'avoir fumé une seule cigarette de ma vie parce que la santé est le plus grand bien que l'on puisse avoir. Et moi, je suis condamné à porter cette séquelle jusqu'à la fin de mes jours. Rien ne peut y remédier.

Comment vos proches ont-ils vécu cette épreuve ? Est-ce que leur regard a changé ?

Tout s'est bien passé car lorsque j'étais toujours en Europe après l'opération, ma benjamine est venue avec sa maman et nous avons séjourné ensemble sans soucis. De retour au pays, l'insertion était également facile car j'échangeais déjà avec mes proches qui ont tous remarqué le changement de ma voix. En plus de cela, j'ajoutais des photos lors de certaines conversations pour me faire comprendre.

Quel regard portez-vous sur votre nouvelle manière de parler ?

Je suis tout de même satisfait de pouvoir parler avec l'appareil. Et je suis persuadé que le contraire serait dramatique car j'ai connu des gens qui se sont laissés pratiquement aller à la mort parce qu'ils ne pouvaient plus parler, l'appareil ne réussissant pas à tout le monde.

Quelle leçon tirez-vous de cette situation ?

Juste dire à ceux qui fument d'arrêter pendant qu'il est temps parce que s'ils contractent la maladie que j'ai contractée, peu importe ta richesse, tu le sentiras dans la balance car le traitement coûte extrêmement cher et moi j'ai eu beaucoup de chance. Il ne faut pas vous adonner à la cigarette car dans plusieurs cas comme le mien, la probabilité de passer de la vie au trépas est très forte. Certes il y a les moyens, mais aussi la main de Dieu.

Quel message avez-vous à l'endroit des jeunes fumeurs qui ignorent encore les conséquences de la cigarette ?

Qu'ils arrêtent pendant qu'il est encore temps parce que ça ne pardonne pas. Sur deux fumeurs, il y en a un qui en meurt, et les statistiques l'ont prouvé. J'ai créé mon Association de lutte contre le cancer tabagique (ABACT). C'était une bonne idée mais on n'a jamais pu démarrer parce que cela coûtait très, très cher. L'État nous a fait savoir qu'il avait un fonds qui a été voté en 2010 mais qui n'est pas alimenté. J'avais même proposé de donner mes photos pour qu'on les mette sur les paquets de cigarettes moyennant 1 franc le paquet vendu. Et ce qu'on gagnera sera reversé aux associations de lutte contre le cancer lié au tabac pour prendre en charge tous ceux qui sont dans cette situation et qui n'arrivent pas à honorer l'ordonnance. Mais là aussi je n'ai pas eu le soutien qu'il faut.

Interview réalisée par Muriel Dominique Ouédraogo
Élysée Nikièma (stagiaire)
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union, France

Procès « Yaké Camille Yé et autres » : Mystère et boule de gomme autour des marchés et la gestion du carburant au ministère en charge de l'action sociale

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 02/03/2026 - 23:44

L'audience sur le dossier « Yaké Camille Yé et autres » a repris ce lundi 2 mars 2026 devant le Tribunal de grande instance Ouaga I avec la suite de l'audition du témoin Adama Ramiba. Gestionnaire du carburant au ministère de 2015 à 2018, ce témoin a démarré sa déposition depuis l'après-midi de samedi 28 février 2026 jusqu'à la suspension de l'audience autour de 19h.

Le témoin Adama Ramiba est de nouveau à la barre, à l'ouverture de l'audience ce lundi, pour répondre des questions des parties. Il s'agit pour lui d'apporter davantage d'éclairage sur la gestion du carburant au ministère.

Selon M. Ramiba, en plus de la dotation trimestrielle de 1, 5 million ou 2, 5 millions en carburant (il n'a pas été précis sur le chiffre) dont elle avait droit, Mme la ministre Laure Zongo percevait également pour son cabinet, 20 millions de carburant par an (soit 5 millions par trimestre). Il précise que cette dotation était prévue par des textes pris à chaque début d'année et la valeur de la dotation n'est pas fixe ; elle varie selon les années.
Le témoin Ramiba ajoute également que les chauffeurs du cabinet venaient se ravitailler chez lui, gestionnaire, pour la semaine et lorsqu'il y avait une mission.

Le Tribunal a donc demandé que soient produits des documents, dont le contrat de fourniture du carburant et le texte portant dotation en carburant du cabinet à hauteur de 20 millions par an.
Il est également ressorti de la déposition que le pré-rapport de l'ASCE-LC a sommé Mme la ministre de rembourser les 20 millions et au DAF Pasco Billa environ 13 millions.

Relevons que dans sa déposition (et dans les réponses aux questions), Adama Ramiba a été affirmatif sur certains aspects, relatif sur d'autres et silencieux par moments. Ce qui a amené certains conseils dont la déposition semblait peser sur leurs clients, à conclure que M. Ramiba a l'esprit sélectif. « Vous êtes formel quand ça vous arrange », a déclaré un avocat.
Après le passage de Adama Ramiba, place au témoin Ramata Bamba née Bamogo, prestataire du carburant, pour sa déposition.

O.L.
Lefaso.net

Categories: Afrique, France

Grand marché de Ouagadougou : Un désordre qui étouffe la circulation aux alentours

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 02/03/2026 - 23:37

Chaque jour, aux abords du grand marché de Ouagadougou, la circulation est souvent un véritable casse-tête. Tricycles surchargés, camionnettes en double file, marchandises déversées sur le bitume… La voie publique s'est transformée en une zone de non-droit où la circulation relève du parcours du combattant.

L'avenue de la Grande Mosquée, qui longe le marché de colas, ou encore celle qui borde les locaux de l'Obs, illustrent parfaitement ce phénomène. Devant chaque échoppe, le trottoir voire la chaussée fait office de parking ou d'aire de déchargement privé. Les motocyclistes slaloment, freinent brusquement, tandis que les piétons, pris en étau entre les engins, cherchent un passage introuvable. Aux heures de pointe, la zone se retrouve paralysée.

Ce désordre crée non seulement des embouteillages, mais aussi des risques d'accidents. Un chauffeur qui ouvre brusquement sa portière, un motard pressé qui ne voit pas un véhicule mal garé, un homme coincé entre deux tricycles… les conditions d'un accident grave sont réunies chaque jour.

En l'absence de la Brigade Laabal ou de la police municipale, chacun occupe l'espace selon ses besoins immédiats, sans égard pour les autres usagers. Une présence dissuasive et régulière des forces de l'ordre suffirait pourtant à changer les comportements. Une simple patrouille ponctuelle ne saurait suffire. Il faut une autorité capable de rappeler que la rue appartient à tous.

Il ne s'agit pas, à travers ces lignes, de nuire aux commerçants ni de méconnaître le rôle central que joue le grand marché dans l'économie de Ouaga, la fière, belle et rebelle. Des centaines de familles en vivent, et ce dynamisme mérite d'être préservé. Mais un marché encombré, difficile d'accès et source de stress pour les clients, est un marché qui se tire une balle dans le pied.

À l'heure où les supermarchés de quartier séduisent une clientèle en quête de commodité, le désordre ambiant pourrait bien, à terme, faire fuir ceux-là mêmes que les commerçants cherchent à attirer.

Remettre de l'ordre aux abords du grand marché ne nécessite pas de grands investissements. Des campagnes de sensibilisation, menées avec les associations de commerçants, pourraient rappeler les règles élémentaires du stationnement et de l'usage de la voie publique. Lorsque la pédagogie ne suffit pas, des sanctions financières ciblées viendraient rappeler que les règles s'appliquent à tous.

HFB
Lefaso.net

Categories: Afrique, France

Caisse des dépôts et d'investissements du Burkina Faso : Serge Auguste Bayala passe le témoin à Askadar Housmane Sanou

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 02/03/2026 - 23:31

Deux ans jour pour jour après son installation à la tête de la Caisse des dépôts et d'investissements du Burkina Faso (CDI-BF), le Professeur Serge Auguste Bayala a officiellement transmis les rênes de l'institution à son successeur, Askadar Housmane Sanou, conformément à la décision du conseil des ministres du 12 février 2026. La cérémonie de passation de charges s'est déroulée ce lundi 2 mars 2026 au siège de l'institution à Ouagadougou, sous la présidence du secrétaire général du ministère en charge de l'économie et des finances, Vieux Abdoul Rachid Soulama.

Dans son allocution d'au revoir, le directeur général sortant a dressé le bilan de deux années consacrées à la mise en place et à la structuration de cette jeune institution financière publique. Il a rappelé qu'à son arrivée, la CDI-BF n'était encore qu'un texte de loi, un projet sur papier. Deux ans plus tard, a-t-il affirmé, l'institution est devenue opérationnelle, structurée, patrimoniale et crédible.

Selon lui, les fondations ont été posées pierre après pierre, avec méthode et cohérence, en collaboration avec le Conseil de surveillance et l'ensemble des collaborateurs. La CDI-BF s'inscrit désormais dans la dynamique des caisses de dépôts modernes, avec une identité institutionnelle affirmée, une vision claire et un positionnement assumé comme acteur stratégique du développement national.

La cérémonie de passation des charges a été patronnée par le secrétaire général du ministère en charge de l'économie

« Après deux années d'existence, la CDI-BF peut affirmer avec responsabilité et fierté qu'elle a posé des bases solides et structurantes au service du développement national. Nous avons d'abord construit une identité institutionnelle forte : une vision claire, des valeurs affirmées et un positionnement assumé. La CDI-BF est aujourd'hui reconnue comme un acteur crédible, discipliné et engagé. Nous avons mis en place des outils modernes de pilotage : budget, plan de travail annuel, programme d'activités, plan stratégique, business plan et stratégie de mobilisation des ressources. Notre action repose désormais sur une planification rigoureuse et une culture de performance. Notre doctrine d'intervention est claire et cohérente. La CDI-BF agit comme investisseur d'intérêt général, investisseur financier discipliné et gestionnaire sous mandat », a indiqué le directeur général sorti.

Économiste de formation, le nouveau directeur général, Askadar Housmane Sanou, a salué les acquis engrangés sous la direction de son prédécesseur. Conscient de l'ampleur de la tâche, il s'est engagé à atteindre les objectifs qui lui seront assignés conformément aux orientations des autorités de tutelle. Il a indiqué que son action consistera à renforcer la notoriété et la crédibilité de la CDI-BF en tant qu'acteur stratégique, à consolider les acquis et à poursuivre le développement des projets structurants déjà engagés.

Serge Auguste Bayala, directeur général sorti, a souhaité une bonne mission à son successeur

« Je prends conscience de l'ampleur de la tâche qui m'est confiée et je m'engage à réaliser les objectifs qui me seront assignés selon les orientations de l'autorité. Nous avons déjà des acquis de la CDI qui ont été bien menés par le DG sortant et notre travail va consister à faire connaître la CDI, la rendre comme un acteur crédible, faire des investissements structurants et développer les projets qui sont déjà en cours. (…) Je m'adresse particulièrement aux équipes de la CDI. La réussite de cette mission dépendra de notre compétence, de notre intégrité et de notre engagement. Nous devons cultiver une culture d'excellence, de responsabilité et d'efficacité. L'institution que nous voulons bâtir sera respectée pour sa rigueur et reconnue pour son impact. Je prends l'engagement de conduire cette institution avec méthode, discipline et sens de l'intérêt général, afin qu'elle devienne un pilier durable de la souveraineté économique et du développement du Burkina Faso », a-t-il déclaré.

Le nouveau directeur général, Askadar Housmane Sanou, a salué les acquis engrangés sous la direction de son prédécesseur

Représentant le ministère de tutelle, le secrétaire général Vieux Abdoul Rachid Soulama a rappelé les attentes du gouvernement, qui s'articulent autour de la transformation de l'ambition en réalisations concrètes et de la préservation de l'équilibre et de la solidité financière de l'institution. Il a souligné que le défi du nouveau directeur général sera de maintenir la rigueur sans freiner l'audace, d'accélérer l'impact sans compromettre la solidité financière et de concilier performance économique et responsabilité publique.

En rappel, l'institution financière publique, la Caisse des dépôts et d'investissements du Burkina Faso a pour mission de mobiliser et d'orienter l'épargne longue vers le financement de projets structurants à fort impact économique et social. Elle agit comme investisseur de long terme et catalyseur du développement national, fidèle à son slogan « Soutenir l'avenir, investir pour l'intérêt général ».

Hanifa Koussoubé
Crédit photo : Frédéric Bassolé
Lefaso.net

Categories: Afrique, France

Doriane Wendyam Sawadogo : Slamer pour exister

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 02/03/2026 - 23:25

À l'état civil, elle se nomme Doriane Wendyam Sawadogo. Sur scène, elle devient Wendyam. À seulement 21 ans, cette communicatrice de formation conjugue aujourd'hui métier et passion : chargée de clientèle dans une entreprise de la place, elle mène en parallèle une trajectoire artistique singulière dans l'univers du slam burkinabè. Entre esthétique assumée, tonalités sombres et engagement féministe, Wendyam fait de la parole une thérapie et de la scène un espace de vérité.

L'histoire commence au collège. En classe de première, lors d'un cours de commentaire composé, les élèves étudient « Coup de pilon », extrait du recueil éponyme de David Diop. La jeune Doriane est fascinée par la puissance du texte, mais déçue par la manière dont ses camarades le déclament. « Je trouvais que c'était un très beau poème, mais qu'il n'y avait pas assez d'émotion dans la lecture », confie-t-elle.

Elle décide alors de l'apprendre par cœur et de le réciter à sa manière, avec intensité, comme une performance. Elle ignore encore qu'elle est en train de faire du slam. Pour elle, il s'agit simplement d'une autre façon de dire la poésie.

De retour à la maison, enthousiaste, elle partage son admiration avec sa mère. Celle-ci lui lance une phrase qui changera le cours des choses : « Toi aussi, tu peux écrire. » Wendyam tente l'expérience. Son premier texte, court et intime, est dédié à sa mère, tout en rendant hommage à la femme africaine dans son ensemble. Une graine venait d'être semée.

2020, la première scène, le déclic

La véritable révélation survient en 2020, alors qu'elle est en classe de terminale. Son établissement participe à la première édition du Salon du livre africain de Koudougou (SLAC). En duo avec un camarade, elle représente son lycée lors d'une compétition de poésie. Leur prestation leur vaut la troisième place.

Mais l'essentiel se joue en coulisses. Un membre de l'organisation, impressionné par sa performance, l'invite à revenir déclamer un autre texte le soir même. Elle accepte, part se préparer et revient avec un texte sur l'insécurité. Le public est conquis. Les félicitations affluent. Pourtant, un reproche revient : ses textes sont trop courts. « On est resté sur notre faim », lui dit-on.

Elle en prend note. Dès lors, elle s'emploie à écrire davantage, à approfondir sa plume, à soumettre ses productions à ses enseignants pour correction. Le travail devient plus exigeant, mais la passion, elle, ne faiblit pas.

Le slam comme thérapie et espace de liberté

Aînée de sa famille, Wendyam a longtemps intériorisé ses émotions. « J'ai l'habitude d'être celle qui écoute. » Le slam devient alors un refuge.
Sur scène, la parole lui appartient. Elle peut exprimer tristesse, colère, doutes et espoirs sans craindre le jugement. « C'est une thérapie », affirme-t-elle. « Quand je déclame, on est obligé de m'écouter. »
Son univers artistique se définit en quatre mots : esthétique, sombre, réaliste et féministe.

Esthétique, parce qu'elle est sensible à la beauté sous toutes ses formes. Sombre, parce qu'elle explore volontiers les zones d'ombre de l'âme humaine. Réaliste, parce qu'elle s'inspire de son vécu et de celui de son entourage. Féministe, enfin, parce qu'elle refuse l'injustice, en particulier celle faite aux femmes.
« Naître femme est déjà un défi », soutient-elle avec conviction. Dans une société encore marquée par le patriarcat, elle estime que les femmes doivent fournir deux à trois fois plus d'efforts pour se faire une place, y compris dans le milieu artistique.

Si son entourage l'a soutenue à ses débuts, ses parents ont toujours insisté sur la priorité des études. Diplômée d'une licence en communication d'entreprise et relations publiques, Wendyam a parfois été tentée de se consacrer pleinement à la musique. En licence 2, elle envisage même d'enregistrer un album. Le projet est mis en pause.

« Je ne suis pas quelqu'un qui aime aller contre la volonté de ses parents », explique-t-elle.
Depuis, elle avance avec prudence. Elle se produit sur quelques scènes, sans chercher encore à conquérir un large public. Les doutes persistent : est-elle prête à affronter les réalités d'un milieu qu'elle juge exigeant, voire hostile aux femmes ?
Elle évoque les stéréotypes tenaces : l'artiste perçue comme désinvolte, la femme artiste jugée « légère » ou peu respectable. « Le système est compliqué », reconnaît-elle. Mais elle ne ferme aucune porte.

Des ambitions claires pour l'avenir

Dans cinq ans, Wendyam se voit détentrice d'au moins un album, ayant donné des concerts dans les grandes villes du Burkina Faso. Elle ambitionne également de publier un livre, un projet déjà en cours d'écriture, et de devenir une référence dans le domaine de la communication.
Au-delà de la carrière, elle aspire à être un modèle pour les jeunes filles. « Je veux que mes petites sœurs soient fières de moi et qu'elles ne se laissent pas faire. »

Si sa vie devait se résumer en refrain, elle dirait : « Je suis le reflet de la femme qui m'a portée, la consécration de l'homme qui a voulu être père, un enfant du monde appelé à être lumière. »

Entre doutes et détermination, Wendyam avance à son rythme, avec ses mots comme boussole.
Car pour elle, le slam n'est pas qu'une scène.
C'est une voix, une guérison.

1. Une
2. Sur scène, Wendyam impose sa voix et refuse le silence

Anita Mireille Zongo
Lefaso.net

Categories: Afrique, France

The U.S.-Israel War Against Iran Is Not Slowing Down Anytime Soon

Foreign Policy - Mon, 02/03/2026 - 23:21
All three countries are preparing to potentially wage weeks of conflict—or more.

Burkina/Appui aux producteurs vulnérables : Le rapport d'évaluation des résultats et de l'impact du programme KFW en validation

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 02/03/2026 - 23:21

L'ONG AGRA (Sustainably growing Africa's food system) a mis en œuvre de 2021 à 2025, le programme KFW, au profit des petits exploitants agricoles. Le programme arrivant à son terme, une évaluation a été commanditée afin d'apprécier les résultats engrangés ainsi que l'impact du programme. Du 2 au 6 mars 2026, les acteurs de mise en œuvre du programme, les bénéficiaires ainsi que les partenaires sont réunis à Ouagadougou, pour examiner et valider le rapport de l'évaluation. La cérémonie d'ouverture a connu la présence de la directrice régionale AGRA Afrique de l'Ouest, Natasha Quist.

Le programme KFW a été déployé à travers trois projets dans les régions de la Boucle du Mouhoun, des Cascades, du Centre-ouest et des Hauts-Bassins. Il a mis l'accent sur l'intensification durable de la pratique agricole, la structuration des chaînes de valeur ainsi que le renforcement des capacités institutionnelles et techniques. Le projet avait pour but d'accroître la résilience des producteurs vulnérables à travers la promotion des technologies climato-sensibles, l'amélioration de l'accès aux marchés et aux intrants agricoles comme la matière organique et les engrais adaptés au sol et aux différentes cultures. Le maïs, le riz et le niébé sont les trois principales spéculations auxquelles le projet s'est intéressé.

Dr Kodjo Kondo, chargé régional de suivi-évaluation pour l'Afrique de l'Ouest à AGRA, est revenu sur les résultats de l'évaluation

Après cinq années de mise en œuvre, le programme KFW est à son terme. Afin de s'assurer de l'atteinte des objectifs fixés initialement et des leçons à tirer de cette intervention, une évaluation a été menée. Elle a essentiellement porté sur l'adoption technologique, la performance économique, l'inclusion sociale, la résilience climatique et la durabilité. Les résultats ont été présentés aux participants afin de recueillir leurs apports en vue de la validation du document.

Raoul Christian Ouédraogo, responsable de programme Bureau pays de AGRA, a laissé entendre que les résultats engrangés par le programme sont concluants

Des changements importants observés à travers la mise en œuvre du programme

A en croire Dr Kodjo Kondo, chargé régional de suivi-évaluation pour l'Afrique de l'Ouest à AGRA, la mise en œuvre du programme KFW, qui a touché environ 250 000 bénéficiaires, a contribué à l'amélioration des rendements des producteurs, due principalement à l'adoption des technologies qui ont été promues dans les différentes régions. Aussi, les résultats montrent que les revenus des agriculteurs tirés des spéculations ont significativement augmenté dans la période du projet.

Selon Bessolbié Bationo de la direction générale des études et des statistiques sectorielles du ministère de l'Agriculture, le ministère a accompagné AGRA dans l'obtention du visa statistique

« La sécurité alimentaire s'est améliorée, surtout pour les femmes. Et cela a un lien avec le concept des jardins nutritifs que nous avons aussi mis en place dans les zones du projet, où des femmes regroupées en coopérative ont eu accès à des systèmes d'irrigation et ont pu faire la promotion des légumes. Aussi, l'approche de conseillers endogènes que nous avons promue à travers le programme, a des effets, en ce sens qu'ils servent même de relais pour l'État dans les zones qui ne sont pas vraiment accessibles », a-t-il ajouté. Le programme a aussi accompagné les producteurs à travers des appuis technologiques pour la production du compost et des engrais liquides.

Natasha Quist, directrice régionale AGRA Afrique de l'Ouest a présidé l'ouverture de l'atelier

Le consultant qui a réalisé l'évaluation a également formulé des recommandations. Les acteurs de mise en œuvre du programme ont été invités à travailler avec les autorités locales, dans le but de favoriser l'accès des femmes à des terres. Recommandation a aussi été faite de mettre en place des mécanismes de crédit innovants pour faciliter l'accès aux technologies qui sont plus chères, comme l'irrigation, l'irrigation solaire, etc.

Vue des participants

Des résultats jugés satisfaisants

« Les résultats qui nous ont été présentés aujourd'hui sont des résultats vraiment concluants. Cela montre qu'il y a eu beaucoup d'évolution et que les objectifs sont atteints ". C'est là la conviction de Raoul Christian Ouédraogo, responsable de programme Bureau pays de AGRA. Il n'a pas manqué de souligner les résultats présentés qui comprennent les leçons apprises, les bonnes pratiques mais aussi les limites, qui vont permettre à AGRA de bâtir ses prochaines interventions non seulement en s'inspirant des stratégies qui ont fait leurs preuves copiant ce qui a bien réussi à travers ces résultats, mais aussi en améliorant ce qui n'a pas marché, et aussi en tenant compte des recommandations qui sont faites pour mieux impacter le secteur agricole. Les modèles développés à travers ce programme, serviront donc de boussole pour les prochaines interventions.

Il faut noter que dans le cadre de la réalisation de l'évaluation du programme KFW, AGRA a bénéficié de l'accompagnement du ministère de l'Agriculture. Selon Bessolbié Bationo de la direction générale des études et des statistiques sectorielles dudit ministère, AGRA a été accompagné pour l'obtention du visa statistique, la validation des méthodologies et outils de collecte de données de l'étude, la participation à la formation des enquêteurs et superviseurs ainsi qu'à l'analyse des données et la validation du rapport.

Armelle Ouédraogo
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Mise en œuvre du 15ᵉ plan quinquennal de la Chine : La performance de gouvernance, l'atout principal

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 02/03/2026 - 23:17

Le Parti communiste chinois (PCC) balise le terrain pour une mise en œuvre efficiente du 15ᵉ plan quinquennal de développement national. Les équipes dirigeantes, des provinces jusqu'aux cantons, en passant par les villes et les districts, vont connaître un renouvellement progressif. Il importe que ces équipes s'imprègnent conséquemment des responsabilités qu'elles seront appelées à assumer.

Sur cette lancée, la direction générale du Comité central du PCC a publié une circulaire pour lancer une campagne à l'échelle du Parti afin de guider les membres du PCC, en particulier les cadres, à acquérir et à mettre en pratique une vision juste des performances politiques. Ladite notice stipule explicitement la conduite à tenir : "Nous devons partir des conditions réelles et agir conformément aux lois objectives, afin d'apporter des avantages tangibles au peuple à travers un travail concret".

L'esprit de cette disposition suppose que les performances politiques doivent être en phase avec la réalité du terrain et avoir une priorité centrée sur le peuple. Le secrétaire général du Comité central du PCC, Xi Jinping, a rappelé qu'une conception correcte de la réussite politique exige que l'on s'appuie sur la réalité et que l'on agisse conformément aux lois objectives. "Grâce à une prise de décision scientifique et à un travail assidu et acharné, nous devons faire des réalisations qui résistent à l'épreuve de la pratique et de l'histoire, qui profitent véritablement au peuple et qui gagnent sa reconnaissance", a-t-il précisé.

Les réalisations politiques, loin d'être une course aux résultats immédiats ou un trompe-l'œil, sont une démarche structurée inspirée des réalités concrètes de terrain. Autrement dit, c'est en fonction des priorités de développement que présentent une province, une région, un district ou un canton dans lequel les projets doivent être implémentés. Une connaissance de la réalité et des priorités de chaque zone est un préalable pour des performances politiques abouties. En clair, sans une feuille de route qui recèle tous les contours inhérents aux initiatives de développement, les résultats seront en deçà des attentes.

Comment une telle vision peut-elle être effective sur le terrain ? Il apparaît de toute évidence que le sens de responsabilité et d'engagement des cadres du Parti est une exigence de premier ordre. Il importe que chaque responsable de premier ou de second rang réfléchisse au sens de son engagement politique, aux efforts qu'il est prêt à consentir et à l'empreinte qu'il entend laisser à la postérité. Un camion en bon état, plein de carburant et sur une bonne route ne saurait arriver à la bonne destination sans un bon conducteur. C'est donc un impératif pour les cadres du Parti d'incarner la vision afin qu'elle se traduise en termes de résultats concrets sur le terrain. Une vision mal appropriée va nécessairement conduire à des échecs et à des mécontentements.

Le service au peuple doit être la véritable boussole du leader. Comme l'a si bien dit le secrétaire général, "l'immortalité dans l'histoire n'a aucun lien intrinsèque avec le rang officiel, mais plutôt avec les actes accomplis". En réalité, ce sont les leaders qui contribuent de manière significative à l'amélioration de la vie des gens incarnent le sens du devoir et du service à la nation. Les ambitions personnelles sont incompatibles avec l'engagement au service de l'intérêt général.

L'autre exigence qui importe dans la réalisation de la vision se rapporte à la finalité des résultats. À qui les résultats de l'initiative sont-ils destinés ? De quelle nature sont-ils ? Et, comment ont-ils été créés ? La réponse à ces questions, que l'on doit avoir à l'esprit, est la priorité de départ, c'est-à-dire la primauté du peuple. Les performances politiques doivent nécessairement épouser les intérêts du peuple, dans l'immédiat comme sur le long terme, sinon elles ne seraient que vains efforts. Leur objectif final est de favoriser la prospérité nationale et le bien-être populaire.

Sans une véritable connaissance du terrain, il serait impossible de réaliser des performances pertinentes. Connaître le terrain suppose que l'on prenne contact avec le peuple à la base, que l'on touche du doigt ses réalités, que l'on puisse cerner le contexte global des préoccupations afin de procéder à une évaluation minutieuse de la situation.

Le processus de développement implique à la fois un engagement personnel sans faille et une connaissance de la réalité. Les expériences d'autrefois du secrétaire général Xi Jinping à Zhengding, au Fujian, au Zhejiang et à Shanghai illustrent à propos cela. En effet, dans chaque localité où il a été amené à assumer des responsabilités, il a proposé un modèle de développement adapté.

De nos jours, si la Chine est citée en exemple dans la lutte contre la pauvreté, cela n'est pas fortuit. Elle a su saisir ses causes profondes avant d'appliquer les solutions idoines. En un mot, les performances politiques se réalisent sans improvisation et sans calculs égoïstes. Le concept de performance de gouvernance consiste fondamentalement à choisir entre le long terme et l'immédiat, entre le tout et la partie. Ce modèle devrait inspirer les pays en développement si leur volonté est de véritablement œuvrer pour le bien-être de leurs populations. Dans la mise en œuvre de son 15e plan quinquennal de développement national, la Chine a pris le pari de miser une fois de plus sur la performance de gouvernance.

Karim Badolo, journaliste à CGTN Français
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ONU : Macky Sall annonce sa candidature au poste de secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 02/03/2026 - 23:14

Soutenu par l'Union africaine, l'ancien président sénégalais Macky Sall se porte candidat au poste de secrétaire général de l'Organisation des Nations unies (ONU). L'information est rapportée par nos confrères de Senego. Selon Abdou Mbow, porte-parole adjoint de l'Alliance pour la République (APR), la candidature aurait été déposée par le président du Burundi, Évariste Ndayishimiye, en sa qualité de président en exercice de l'Union africaine, au nom de ses homologues.

S'exprimant sur la RFM, Abdou Mbow a estimé que « les autorités sénégalaises ne doivent pas ramer à contre-courant de l'histoire », soulignant que le leadership de Macky Sall est largement reconnu et respecté. « Que l'on veuille ou non, le président Macky Sall bénéficie aujourd'hui d'un leadership accepté. C'est un leader qui est écouté, et quelqu'un qui a eu un parcours exceptionnel », a-t-il déclaré.

Lefaso.net
Source :
Senego

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Khamenei Is Dead. Who’s In Charge of Iran?

Foreign Policy - Mon, 02/03/2026 - 22:36
A divided opposition faces a long road ahead.

Exploitation du gaz méthane dans le Lac Kivu : les riverains exigent une étude d’impact préalable

Radio Okapi / RD Congo - Mon, 02/03/2026 - 21:38

Une vingtaine de représentants des communautés riveraines du lac Kivu, au Nord-Kivu, ont officiellement remis un cahier de charges à la société américaine Symbion Power ce samedi 28 février 2026.

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Combats M23 – Wazalendo : des centaines de motards et passagers bloqués à Kashebere

Radio Okapi / RD Congo - Mon, 02/03/2026 - 21:16

L'insécurité persistante dans le territoire de Masisi (Nord-Kivu) paralyse désormais l'un des principaux axes de ravitaillement de la province. Depuis plus de cinq jours, des centaines de conducteurs de motos-taxis et leurs passagers se retrouvent bloqués de part et d'autre de la zone de combats opposant les rebelles de l'AFC-M23 aux miliciens Wazalendo.

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Jacquemain Shabani appelle à un « sursaut national » face aux risques environnementaux en RDC

Radio Okapi / RD Congo - Mon, 02/03/2026 - 20:50

À l’occasion de la Journée mondiale de la protection civile, célébrée ce 1er mars, le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain Shabani, a lancé un appel vibrant à la responsabilité collective.

Categories: Afrique, European Union

Les États-Unis sanctionnent l’armée rwandaise pour son soutien à l’AFC-M23 dans l’est de la RDC

Radio Okapi / RD Congo - Mon, 02/03/2026 - 20:37


Les États-Unis ont annoncé ce 2 mars 2026 l’imposition de sanctions contre les Forces de défense rwandaises (RDF) ainsi que contre quatre de leurs officiers supérieurs. Washington reproche à ces derniers leur soutien opérationnel direct au Mouvement du 23 mars (M23) et à ses affiliés dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

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Iran’s Proxies Are Out for Themselves for Now

Foreign Policy - Mon, 02/03/2026 - 20:19
Why the country’s vaunted network of regional militias has mostly stayed quiet.

Pentagon Says Iran War Is ‘Not Iraq,’ but Won’t Rule Out Boots on the Ground

Foreign Policy - Mon, 02/03/2026 - 20:13
“This is not a so-called regime change war,” Hegseth said.

Europe reacts to Macron’s atomic offer

Euractiv.com - Mon, 02/03/2026 - 20:11
Macron said the plans involving partners including Germany, Britain and Poland would "complicate the calculations of our adversaries"
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Parliament committee fails to adopt position on chat scanning law

Euractiv.com - Mon, 02/03/2026 - 19:40
Civil liberties committee said political groups will be able to table amendments for an upcoming plenary vote on the proposal later this month
Categories: Afrique, European Union

Affrontements entre jeunes de Kisangani : un mort et des blessés graves

Radio Okapi / RD Congo - Mon, 02/03/2026 - 19:38


Un conflit de voisinage a viré au drame le week‑end dernier dans la commune Mangobo, à Kisangani (Tshopo). Les jeunes des blocs Lumbulumbu et Mambinza se sont affrontés violemment, laissant derrière eux un lourd bilan humain et matériel.

Categories: Afrique, European Union

Macron unveils revised nuclear doctrine to involve Europeans

Euractiv.com - Mon, 02/03/2026 - 19:30
Under the new strategy, France will open up deterrence exercises to European allies
Categories: Afrique, European Union

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