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« Christian Trimua aurait dû s´abstenir de publier cette thèse farfelue de «césarisme dans le régime parlementaire togolais». Car le césarisme, forme de dictature absolue, est insoluble dans le parlementarisme démocratique. Le césarisme est au parlementarisme démocratique, ce que l´huile est à l´eau. Il ne se mélange pas… Lorsque Chritian Trimua, thuriféraire du régime RPT-UNIR, se voit contraint de reconnaître que la Ve république n´est qu´une dictature travestie en parlementarisme, l´imposture ne fait plus aucun doute. Dès lors, il ne nous reste plus qu´à nous mobiliser massivement pour la combattre… » Jean-Pierre Fabre, Président de l´ANC, le 12 mai 2026
Vraiment Monsieur Christian Trimua aurait dû faire preuve d´un peu de sagesse et d´un peu de respect à l´égard du peuple togolais, en la bouclant, comme le souligne à juste titre la déclaration de la formation politique de l´opposition togolaise, l´Alliance Nationale pour le Changement (ANC), signée par son président national, Monsieur Jean-Pierre Fabre. Des contorsions juridico-intellectuelles, faites d´un charabia dont personne n´a besoin, choisies par Christian Trimua pour justifier l´injustifiable; pour ajouter une humiliation de plus à l´humiliation que subissent déjà les Togolais depuis plus d´un demi-siècle, par le fait d´un régime Gnassingbé, de père en fils. À première vue, après avoir lu le titre: « le césarisme dans le régime parlementaire togolais », on penserait à une critique sincère et à une exigence de réforme du système politique togolais de la part de l´auteur, comme l´ont fait, en leur temps, Dahuku Péré, Agbéyomé Kodjo et tout dernièrement Marguérite Gnakadé. Mais apparemment notre Maître-Assistant à l´université de Lomé, Christian Trimua, n´a pas ce courage et n´est pas prêt à se séparer de ses avantages, pas forcément mérités, dus au fait de son appartenance au clan tribal qui malmène le Togo depuis des lustres.
La constitution du 6 mai 2024 qui est synonyme de Ve république est l´oeuvre de juristes togolais à la solde de Faure Gnassingbé qui n´a pas daigné demander l´avis de son peuple. Car, comptant sur la force militaire, aux allures tribalo-familiales, acquise à sa cause, le «prince-héritier» peut désormais faire, et fait justement désormais ce qu´il veut pour ne jamais quitter le pouvoir; la répression aveugle, faite d´arrestations, d´enlèvements, de détentions arbitraires et d´assassinats, est là pour contenir et dissuader les Togolais qui oseraient contester un tel pouvoir totalitaire. Et le rôle de l´opposition togolaise, aux côtés du peuple, est de se battre avec les petits moyens dont elle dispose, pour exprimer son rejet du système de dictature absolue, incarnée aujourd´hui par Faure Gnassingbé. Et d´après les diverses constatations faites par Monsieur Trimua dans son texte, quant à la concentration de tous les pouvoirs exécutifs entre les mains d´un seul homme qui se fait appeler «président du conseil (PC)», le vieil homme de 87 ans, Jean-Lucien Sanvi de Tové qui a accepté de jouer le rôle d´homme de paillle, apparaît comme une marionnette, placée sans vergogne là pour que Faure Gnassingbé puisse rester indéfiniment au pouvoir sans élections. «…Trois dimensions du pouvoir exécutif, ailleurs séparées, se trouvent ici réunies. La dimension politique – détermination et conduite de la politique de la nation – appartient au seul Président du Conseil, sans concertation avec un chef de l’État doté de prérogatives concurrentes. La dimension administrative – direction de l’appareil d’État – relève des mêmes mains, supprimant la dualité fonctionnelle de la IVe République togolaise. La dimension militaire – commandement suprême des forces armées et de sécurité – parachève cette unification. Cette triple concentration éloigne le modèle togolais des régimes parlementaires connus, africains comme européens…»
Ces lignes qui ne sont qu´un extrait du long texte de Christian Trimua décrivent à elles seules le caractère personnel, dictatorial et tyrannique du système politique togolais voulu par Faure Gnassingbé et son entourage pour continuer à maintenir le peuple togolais sous leur joug et l´humilier encore plus. Cet extrait met surtout l´accent sur le fait que notre pays soit le seul en Afrique, pour ne pas aller plus loin, à avoir adopté une telle anomalie politique, jamais osée nulle part, pour qu´un régime impopulaire, et à juste titre largement contesté par son peuple, soit toujours là, sans se démocratiser. Le Maître-Assistant à l´université de Lomé, Christian Eninam Trimua, au lieu donc de faire comme Péré, Agbéyomé ou encore Marguérite Gnakadé, en devenant enfin sage pour se mettre du côté du peuple, en se désolidarisant clairement de Faure Gnassingbé, trouve le malin plaisir de se démener pour justifier les incongruités politiques de la fameuse Ve république qu´il dénonce pourtant lui-même. Il est même sûr que ce qu´il désigne par le «cas togolais» pourrait servir de jurisprudence qui ouvrirait des perspectives doctrinales et inviterait à revisiter les typologies classiques du droit constitutionnel comparé: «Au-delà du cas togolais, l’archétype ouvre des perspectives doctrinales: il invite à revisiter les typologies classiques du droit constitutionnel comparé. Il alimente, sur le plan africain, le courant de l’ethno-constitutionnalisme — qui plaide pour un constitutionnalisme pluriel, à la fois politique, social et démotique, affranchi du mimétisme. Il propose, au-delà du modèle pluraliste promu par la conditionnalité démocratique des années 1990, une troisième voie: un cadre parlementaire formellement démocratique qui assume sa logique de direction.»
Nous trouvons un tel comportement de sa part très méchant vis-à-vis de ses compatriotes et surtout très malhonnête, intellectuellement parlant. De même, il est indécent et malhonnête de la part de Christian Trimua et de beaucoup d´autres supports du régime togolais, à vouloir toujours mettre côte à côte les noms Olympio et Gnassingbé pour essayer d´expliquer la dramatique situation politique qui est aujourd´hui celle de notre pays. Le caractère éphémère de l´ère de Sylvanius Olympio, assassiné le 13 janvier 1963 par Éyadéma Gnassingbé, ne le permet pas. Par ailleurs, la démocratie et l´alternance marchent dans certains pays africains. Et des régimes hostiles à l´alternance au sommet de l´état, comme celui des Gnassingbé au Togo, avancent cyniquement que la démocratie ne serait pas conforme aux réalités africaines. Une telle posture est non seulement fausse, mais dangereuse. Elle est encore plus dangereuse quand elle est adoptée par un intellectuel de la trempe de Christian Trimua qui, normalement, devrait savoir de quoi il parle. C´est pourquoi le mimétisme par rapport à la démocratie dont il parle dans son texte n´a aucun sens. Ou on est en démocratie, ou on y est pas. Il n´y a pas et il ne peut pas y avoir de troisième voie. Le régime togolais, représenté aujourd´hui par Faure Gnassingbé, est un régime de dictature héréditaire de père en fils, aux allures monarchistes. Alors, les Togolais au pays et dans la diaspora, aux côtés de l´opposition parlant d´une voix, se battent et demandent le départ pur et simple de Faure Gnassingbé pour un nouveau départ démocratique.
Samari Tchadjobo
Allemagne
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Nooria, a 13-year-old Afghan girl, appears in a video in which she says she disguised herself as a boy to work and support her mother and sisters under Taliban restrictions on women. Credit: Learning Together.
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KABUL, May 19 2026 (IPS)
Nooria is a young girl who, because of poverty and the absence of a man in her family, had to dress in boys’ clothes so she could work and feed her family. It was not a choice, it was survival. But she was eventually caught by the Taliban.
A widely circulated video on social media in early February 2026 shows part of Nooria’s story, though the exact date of the footage is not clear. Many people online believe it was recorded and published recently. From what is said in the video, it appears that Nooria had been wearing boys’ clothes for about four years, which suggests she may have been doing so since the beginning of Taliban rule in Afghanistan.
During questioning, the thirteen-year-old is treated like a criminal, not a child. The Taliban officer keeps asking her whether her clothes and her hair are those of a woman or a man. Each time, she answers in a quiet and pleading voice. She says she had no choice. She says she did it for her mother and her sisters, so she could work and support them, because they had no one else.
Since they regained power in 2021, the Taliban have banned women from participating in the labour market and confined them to the home.
In the video, Nooria repeatedly stresses that she had no choice. She had to wear men’s clothes and work in order to feed her mother and sisters. Yet the Taliban officer keeps pressing her with the same questions: “are you a man or a woman, and who do your clothes and hair resemble?”
Here is a portion of the video conversation, originally recorded in Pashto, with a Dari translation. Nooria sits in a dark corner, her face innocent and very vulnerable. A Taliban officer behind the camera shines a harsh light on her and questions her in an intimidating tone. Throughout the conversation, Nooria tries to make him understand that she is acting out of necessity.
Taliban: What is your name? Tell me your name.
Nooria: Nooria.
Taliba: Is Nooria your real name?
Nooria: Yes.
Taliban: Which province are you from?
Nooria: I am from Ghor province.
Taliban: Which district?
Nooria: From Nad Ali district.
Taliban: Where exactly in Nad Ali?
Noria: I am from Zarghun.
Taliban: By what name are you known around here?
Nooria: The people in the market call me Noor Ahmad.
Taliban: Are you wearing men’s clothes?
Nooria: Yes.
Taliban: Are you a man or a woman right now? Explain your situation in your own words.
Nooria: I am a woman, but I wear these men’s clothes out of necessity. I wear them because I must, to enable me work and provide for mother and my sisters. I have no one else to fall on for help. I had to wear this shirt out of necessity and for survival.
Taliban: How long have you been working in the café?
Nooria: It has been three years.
Taliban: Three years? Whom do you work with?
Nooria: With Hikmatullah.
Taliban: How much does Hikmatullah give you per month?
Nooria: At first, he used to give me seven thousand afghanis (USD109.48). But later, I asked him to help me with a little more because it was not enough. He added three thousand, so now it is ten thousand(USD156.40). For the past eight months, he has been giving me ten thousand and that includes his help.
Taliban: Okay, so these clothes you are wearing, are they men’s or women’s?
Nooria: Right now, they are men’s. I wear them because I have to, out of necessity.
Taliban: Look at your hair. Is this the hair of a man or a woman? Take a look yourself—is it man’s or woman’s?
Nooria: I have no one except God. I did this not out of desire but out of necessity. My father has passed away.
In this forced confession video, Nooria says she is thirteen years old and does not know who reported her to the Taliban or why. She explains that she acted only to save her life and feed her mother and sisters.
The video of Nooria’s forced confession went viral on social media, drawing widespread reactions from users across multiple platforms.
Gulchehra Yaftali, a women’s rights activist, shared Noria’s photo on her personal page and wrote: “This image is a blatant crime. A girl has been forced to hide her female identity for over three years to work under the terrorist and misogynistic Taliban regime, just to keep her fatherless family from going hungry. By denying women access to education, work, and public life, the Taliban have pushed them into the shadows and taken away their right to live with dignity.”
It was not the first time a girl in Afghanistan had to disguise herself in boys’ clothes out of necessity. During the first Taliban regime, many households without men resorted to dressing their daughters as boys so they could leave the house safely, have a male guardian, and work to support their families. Even in the current Taliban regime Nooria is not the only girl forced to take this step to protect her family and survive.
Despite my efforts, I was unable to interview Nooria’s relatives or acquaintances. In most cases involving the Taliban, people are too afraid to speak and do not want to risk talking to the media.
In spite of that, I still managed to talk with Noorullah (not her real name), a resident of Ghor province, who gave me the background story of Nooria and her family.
According to her, after Nooria’s mother lost her husband, she left Nad Ali village with her daughters and moved to Ghor. Since they were not well known in that locality, they could not find a male guardian. She therefore had to dress her daughter as a boy and send her to work in the market.
Initially, her daughter Nooria worked in a dairy shop, and later went to work at Hikmatullah’s restaurant.
“Hikmatullah was a good man”, Noorullah says. “He would give Nooria a ride home on his motorcycle in the evening, and whenever he took his own children to school, he would also bring her along on the way to the restaurant.”
I could not get any comments from the Taliban because in most cases involving women, they do not comment to the media. Repeated attempts to obtain comment are often met with silence.
Nooria says at the end of the video confession that Hikmatullah, the restaurant owner for whom she worked, did not know she was a girl. It remains unclear what the Taliban may have done to him, I was not able to find any information about his situation.
It is also not known what happened to Nooria after the video was released. Many human rights activists and social media users believe the Taliban may have forced her into marriage, as was done during their previous rule. However, despite all efforts, no one has been able to find any information about her current situation.
Meanwhile, a number of Taliban critics, women’s rights activists, former government officials, human rights advocates, and social media users have condemned this action, calling it inappropriate. They point out that the Taliban once carried out suicide attacks disguised in women’s clothing. But now, when a girl wears men’s clothes simply to protect and support her family out of necessity, because of restrictions imposed by the Taliban, they respond with such appalling treatment.
Excerpt:
The author is an Afghanistan-based female journalist, trained with Finnish support before the Taliban take-over. Her identity is withheld for security reasons