Le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a annoncé dimanche 2 aout, l'interpellation à Brazzaville de Mukena Mwepu Bénie, recherché dans le cadre de l'enquête sur le meurtre de Vally Amisi, vice-président du club Nouvelle Vie Bomoko FC et entrepreneur congolais établi en Afrique du Sud.
La Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX) a un nouveau Président du conseil d'administration (PCA). Mathias Dolly a officiellement pris fonction ce lundi 3 août 2026, au cours d'une cérémonie présidée par le directeur de cabinet du ministre de l'industrie, du commerce et de l'artisanat, Zakaria Gyengani. Il remplace à ce poste Alassane Ouédraogo, appelé à faire valoir ses compétences ailleurs. Cette cérémonie de passation a eu lieu dans la salle de rencontre de la direction industrielle de la SOFITEX, sise à Bobo-Dioulasso.
Nommé à la tête du conseil d'administration de la principale société cotonnière du Burkina Faso le 23 juillet 2026, Mathias Dolly a pris ses fonctions dans la matinée de ce lundi 3 août 2026. Le désormais PCA de la Nationale des fibres textiles du Burkina a exprimé sa reconnaissance aux plus hautes autorités du pays pour la confiance placée en lui. Conscient des défis qui attendent l'entreprise, il a réaffirmé son engagement à œuvrer au renforcement de la performance de la SOFITEX, tout en inscrivant son action dans la vision nationale de souveraineté économique, de transformation locale et de développement industriel.
Le désormais PCA de la SOFITEX.« Mon mandat sera orienté vers plusieurs priorités, notamment la promotion d'une agriculture durable, le renforcement de la compétitivité de l'entreprise à travers l'innovation, la valorisation des ressources humaines ainsi que la consolidation des partenariats avec les producteurs et les différents acteurs de la filière coton », a indiqué le nouveau PCA de la SOFITEX. Il a appelé l'ensemble des administrateurs, des travailleurs et des partenaires à unir leurs efforts afin de relever les défis auxquels la société est confrontée.
Cédant son fauteuil après son mandat, Alassane Ouédraogo a dressé le bilan de son passage à la tête du conseil d'administration. Il a rappelé que cette période a été marquée par d'importantes réformes, notamment la nationalisation de la SOFITEX et son repositionnement comme entreprise stratégique de l'État. Selon lui, ces changements traduisent la volonté des plus hautes autorités de faire de la société un levier essentiel de la souveraineté agricole, industrielle et économique du Burkina Faso.
Le DIRCAB du MICA lors de son allocution.Le PCA sortant a salué le professionnalisme et la résilience du personnel ainsi que l'engagement de la direction générale, des administrateurs, des producteurs de coton et des partenaires qui ont contribué à la mise en œuvre des réformes. Il quitte ce poste avec le sentiment d'une mission accomplie. Avant de quitter ses fonctions, il a adressé ses vœux de succès à son successeur et rendu un hommage aux forces de défense et de sécurité ainsi qu'aux volontaires pour la défense de la patrie. « C'est grâce à vos efforts que nos braves producteurs parviennent à poursuivre leurs activités dans des conditions de sécurité progressivement améliorées », a-t-il reconnu.
Une photo de famille pour immortaliser la cérémonie.Présidant la cérémonie, Zakaria Gyengani a tenu à saluer le travail abattu par le PCA sortant, tout en l'invitant à demeurer membre de la famille SOFITEX, afin de partager avec eux son expérience. Au nouveau PCA, il a adressé des mots de félicitation et d'encouragement et l'a invité à faire preuve d'une gouvernance exemplaire, fondée sur la rigueur, la transparence et le sens des responsabilités. Il l'a exhorté à être « au four et au moulin » afin d'insuffler une nouvelle dynamique à la SOFITEX et d'accompagner efficacement les ambitions de l'entreprise au service de la filière coton et de l'économie nationale.
Djaryigo Diarra
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À l'occasion de la Journée nationale du Génocide pour des gains économiques (GENOCOST), célébrée chaque 2 août en République démocratique du Congo (RDC), le Prix Nobel de la paix 2018, Denis Mukwege, a lancé un appel pressant en faveur de la justice, de la vérité et des réparations pour les millions de victimes des conflits qui endeuillent le pays depuis plusieurs décennies.
Des infirmiers, personnel d’entretien et autres agents de santé engagés contre la maladie à virus Ebola, ont protesté ce lundi 3 août à l'Hôpital général de référence de Mongbwalu en territoire de Djugu en Ituri. Ils réclament le paiement de leurs salaires des mois de mai, juin et juillet.
Le ministère de la construction de la patrie informe le public que le site de la zone administrative de Ouaga 2000 (situé au secteur N°55, dans l'arrondissement N°12 de Ouagadougou et comprenant les sections 491, 492, 861, 862, 863 et 864) constitue une emprise stratégique majeure de l'Etat. De ce fait, toute forme d'occupation, de construction, d'aménagement et de mise en valeur est formellement interdite jusqu'à nouvel ordre. Plus de détails dans le communiqué signé du 3 août 2026 et ci-joint.
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L'intelligence artificielle est désormais impliquée dans 55 % des cyber-crimes signalés en Afrique, où elle accélère et industrialise les attaques numériques, selon le rapport d'évaluation des cybermenaces en Afrique 2026 rendu public ce lundi 3 août 2026 par INTERPOL (Organisation internationale de la police criminelle).
En clair, plus d'une cyber-attaque sur deux recensée en Afrique repose désormais sur l'intelligence artificielle, révèle INTERPOL, qui précise que le rapport s'appuie sur des données d'enquêtes provenant de 36 pays membres africains. « La sextorsion numérique et le harcèlement en ligne, souvent facilités par des deepfakes générés par l'IA et des médias synthétiques, sont restés omniprésents, avec environ 600 000 détections de sextorsion enregistrées par TrendAI, l'un des nombreux partenaires travaillant avec INTERPOL.
De même, la sophistication des schémas de compromission des e-mails professionnels (BEC) a considérablement augmenté, l'IA étant utilisée pour générer une correspondance par e-mail très convaincante, les acteurs malveillants basés en Afrique ciblant les victimes en Europe et en Amérique du Nord via des infrastructures réparties dans plusieurs juridictions. Le rapport révèle que l'absence de partage de données inter-agences en temps réel entre banques, télécoms et forces de l'ordre crée un angle mort dangereux dans les efforts de lutte contre la fraude financière.
Cette vulnérabilité est exploitée par des criminels qui sont allés au-delà du simple vol de références existantes pour créer des identités entièrement synthétiques. En combinant des données personnelles réelles avec des éléments fabriqués, ces personages numériques générés par IA peuvent contourner même les systèmes avancés de vérification biométrique et ont été utilisés pour ouvrir des comptes bancaires, sécuriser des prêts mobiles et enregistrer des cartes SIM sous de faux noms », détaille l'organisation internationale de la police criminelle, INTERPOL.
L'Afrique de l'Est est, selon l'enquête, devenue un centre de fraude à l'argent mobile et de ransomwares ciblant les infrastructures. Les arnaques de compromission par email et de romance pour entreprises, ciblant à la fois des victimes d'entreprises et individuelles, étaient très fréquentes en Afrique centrale et ouest, révèle INTERPOL, ajoutant que la connectivité ultra-élevée de l'Afrique australe en fait un aimant pour les acteurs de menace mondiaux cherchant un maximum de perturbations.
« Le coût financier de la cyber-criminalité en Afrique est important. Depuis 2024, les pertes liées à la cyber-criminalité ont plus que doublé, passant de 192 millions à 484 millions USD, principalement grâce aux arnaques facilitées par l'IA, à la collecte de diplômes et aux campagnes d'ingénierie sociale automatisée. Selon le rapport, en 2025, les arnaques en ligne ont continué d'être le type de cybercriminalité le plus signalé, les attaquants exploitant les plateformes d'argent mobile, les réseaux sociaux et l'IA pour atteindre leurs cibles. Notamment, 72 % des pays interrogés ont signalé la présence de centres frauduleux, avec la plus forte concentration en Afrique australe et ouest », présente le rapport.
A en croire l'organisation, la cybercriminalité est devenue l'une des menaces criminelles les plus importantes pour la région et l'IA automatise chaque étape d'une cyber-attaque, de la reconnaissance et du phishing à l'extorsion et à l'évasion.
Le rapport recommande des capacités standardisées en criminalistique numérique, une coopération transfrontalière renforcée, l'investissement dans la littératie IA parmi les forces de l'ordre et un partenariat formel-public-privé pour soutenir une prévention, une détection et une réponse efficaces.
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De son vrai nom Yieniboa Haro, Lubya Star s'impose progressivement comme l'une des voix qui portent haut la culture gourmantché. Issu d'une famille de musiciens, l'artiste, qui a officiellement lancé sa carrière en 2019, présente aujourd'hui son deuxième album, « Intronisation ».
Chez Lubya Star, la musique est bien plus qu'une passion. Elle est un héritage familial. Bien avant de monter sur scène, l'artiste grandit dans un univers où les sonorités traditionnelles rythment le quotidien. Son grand-père, Noaga Haro, tout comme son père, Potiamo Haro, sont tous deux musiciens. C'est à leurs côtés qu'il découvre très tôt la richesse de la musique gourmantché.
En 2019, Yieniboa Haro décide de franchir le pas en lançant officiellement sa carrière artistique. Son premier album, « Mon heure », lui ouvre les portes de plusieurs scènes au Burkina Faso et dans la sous-région. Quelques années plus tard, il revient avec Intronisation, un opus qu'il présente comme une œuvre de maturité.
Pour l'artiste, le choix de ce titre reflète avant tout la portée des messages contenus dans l'album.
Selon lui, chaque chanson aborde une réalité qui touche les Burkinabè. Il y est question de patriotisme, d'amour, de solidarité, mais aussi de reconnaissance envers ceux qui se battent quotidiennement pour la sécurité du pays.
À travers cet album, Lubya Star souhaite rappeler que les artistes ont eux aussi une responsabilité dans le contexte actuel.
Pour lui, la musique peut contribuer à renforcer l'espoir, à encourager les populations et à valoriser les efforts consentis par les forces combattantes.
Loin de limiter son rôle à celui d'un simple animateur de spectacles, il considère que l'artiste est également un acteur de changement social.
« À travers nos chansons, nous ne faisons pas seulement danser les populations. Nous avons tous un rôle à jouer pour accompagner notre pays sur la bonne voie. Nous pouvons sensibiliser, encourager et transmettre des messages qui rassemblent. Si aujourd'hui nous arrivons encore à organiser des concerts ou à enregistrer des albums à Ouagadougou, c'est parce qu'il y a des hommes qui sont au front pour assurer notre sécurité. Il était donc important pour moi de leur rendre hommage à travers cet album », explique-t-il.
Parmi les titres qui composent « Intronisation » figurent notamment « Je suis Burkinabè » et « Soldat », deux chansons dans lesquelles l'artiste exprime son attachement au Burkina Faso et appelle à l'unité autour des valeurs de paix et de résilience.
Au-delà du patriotisme, Lubya Star fait de la promotion de la culture gourmantché le fil conducteur de son parcours artistique.
Celui qui est aujourd'hui considéré comme un ambassadeur de cette culture estime que la musique constitue un puissant outil de préservation des langues nationales.
À ses yeux, chanter dans sa langue maternelle est une manière d'affirmer son identité et de transmettre un patrimoine aux générations futures.
« Je suis né Gourmantché et j'en suis fier. C'est donc tout à fait normal que je fasse la promotion de ma langue maternelle. Nos langues sont une richesse qu'il faut préserver. Les valoriser à travers la musique, c'est aussi faire preuve de patriotisme, parce qu'un peuple qui protège sa culture protège aussi son identité », soutient-il.
Si son nom reste encore discret auprès d'une partie du public burkinabè, Lubya Star bénéficie en revanche d'une solide notoriété auprès de la diaspora, notamment au Niger, en Côte d'Ivoire et au Bénin où il effectue régulièrement des tournées.
Cette reconnaissance au-delà des frontières constitue pour lui une source de motivation supplémentaire.
Parmi les souvenirs qui l'ont le plus marqué figure son arrivée au Niger lors d'une récente tournée.
« Lorsque je suis arrivé à l'aéroport, il y avait plus de 20 véhicules qui étaient venus m'accueillir. Franchement, cela m'a beaucoup touché. Je pense que c'est l'un des plus beaux accueils que j'ai reçus depuis le début de ma carrière. Ce sont des moments qui donnent envie de continuer à travailler et à aller toujours plus loin », confie-t-il.
Bien qu'il soit très populaire à l'étranger, l'artiste ne veut pas comparer l'accueil et la reconnaissance qu'il reçoit à l'étranger avec ceux dont il bénéficie dans son propre pays.
Il dit croire au temps et au travail pour se faire davantage connaître au Burkina Faso.
« Je ne suis pas du tout frustré. Je crois au travail et je sais qu'avec le temps, les Burkinabè me connaîtront davantage. Le plus important est de continuer à produire de la bonne musique. La reconnaissance viendra naturellement », affirme-t-il.
Laisser des traces positives aux générations futures
Derrière les prestations et les applaudissements se cachent pourtant des difficultés que le public ignore souvent.
Comme de nombreux artistes, Lubya Star reconnaît avoir dû faire face à d'importants défis financiers depuis le début de sa carrière.
Il indique que les frais engagés pour son premier projet musical, réalisé en 2019, ne sont toujours pas entièrement réglés.
Pour lui, le manque de moyens demeure l'un des principaux freins au développement de nombreux talents burkinabè.
Mais au milieu de ces difficultés, certains souvenirs continuent de nourrir son courage.
Il évoque avec émotion la rencontre qu'il a faite avec un vieil homme à l'issue d'un concert en 2021.
Celui-ci lui avait offert une pièce de 25 francs CFA, en lui demandant de toujours la garder sur lui avant chacune de ses prestations.
Depuis ce jour, il conserve précieusement cette pièce. Elle lui a porté chance, dit-il convaincu.
Il y voit un symbole de bénédiction et de persévérance.
Aujourd'hui disparu, cet admirateur continue, selon lui, de l'accompagner à travers ce geste qui reste gravé dans sa mémoire.
Après la sortie de « Intronisation », l'artiste entend désormais organiser un grand concert live à Ouagadougou avant la fin de l'année 2026.
Au-delà de cet objectif, Lubya Star nourrit une ambition plus grande : laisser une empreinte durable dans la musique burkinabè.
Il souhaite que son parcours inspire les jeunes artistes et que ses chansons continuent de porter des messages positifs.
À ses yeux, le véritable succès ne se mesure pas uniquement à la popularité ou aux récompenses, mais à l'héritage laissé aux générations futures.
« Je veux que les jeunes qui viendront après nous puissent dire que leurs aînés ont fait de la musique de qualité. Chanter ne consiste pas seulement à faire du bruit. Nous devons transmettre des valeurs, laisser de bons messages et contribuer, chacun à notre manière, au développement de notre pays », conclut-il.
Fidèle à l'esprit de la parenté à plaisanterie entre Yadsés et Gourmantchés, Yieniboa Haro a lancé quelques piques humoristiques à ses « esclaves », comme le veut la tradition. L'artiste a plaisanté en affirmant que les Gourmantchés sont leurs chefs et que les Yadsés devaient écouter sa musique pour devenir plus « civilisés ».
Voir le clip de Lubya Star ici :
Samirah Bationo
Lefaso.net
L’attaque armée attribuée à des miliciens Maï-Maï contre un cantonnement des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), menée le matin du dimanche 1er août dans la localité de Kyubo Mamba, en territoire de Mitwaba (Haut-Katanga) a coûté la vie à au moins huit personnes.
Les Agents contractuels de droit public de la santé de la première promotion de 2025 bénéficient désormais d'un cadre harmonisé pour la gestion de leur carrière et de leur rémunération. Le dispositif est fixé par une circulaire en date du 23 juillet 2026, signée par le ministre délégué chargé du Budget et de la Fonction publique, Rodrigue Chaou.
Le gouvernement béninois uniformise les pratiques de gestion administrative et financière des Agents contractuels de droit public de la santé recrutés il y a six mois. Le cadre fixé est applicable dans les 77 communes du Bénin.
Parmi les principales mesures, les salaires devront être payés au plus tard le 20 de chaque mois, selon le même calendrier que celui des fonctionnaires de l'État. Le texte interdit également aux collectivités d'exiger des pièces non prévues par le manuel de procédure pour le paiement des rémunérations.
La circulaire renforce aussi la protection sociale des agents. Les mairies sont invitées à délivrer avec diligence les documents nécessaires à leur prise en charge sanitaire. Les Secrétaires exécutifs, en collaboration avec les Contrôleurs financiers et les Trésoriers communaux, sont chargés d'achever l'affiliation de tous les agents à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).
L'objectif de ce transfert progressif de la gestion administrative et financière des personnels de santé vers les communes est d'assurer une meilleure prévisibilité des carrières et de renforcer la sécurité des agents. Cette réforme devrait, à terme, être étendue à d'autres secteurs, notamment celui de l'éducation.
Le 27ᵉ anniversaire de la fête du Trône a été commémoré à Ouagadougou, à travers une réception officielle organisée, le jeudi 30 juillet 2026, à la résidence de l'ambassadeur du Maroc au Burkina Faso, Youssef Slaoui. C'était en présence du ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, du ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, de plusieurs chefs de missions diplomatiques accrédités au Burkina, de chefs d'organisations interafricaines et internationales, de personnalités administratives, militaires, coutumières et religieuses, ainsi que de nombreux sympathisants du Maroc et bien sûr de la communauté marocaine résidant au Burkina Faso.
Cette fête à la marocaine, avec au menu pour les convives le célèbre couscous bien assaisonné et les succulents gâteaux, marque le 27ᵉ anniversaire de l'accession de Sa Majesté le Roi Mohammed VI au trône.
Dans son allocution, l'ambassadeur du Royaume du Maroc, Youssef Slaoui, après avoir souhaité la bienvenue à ses invités de différents rangs, qualités et grades, a mis en avant les avancées enregistrées sous le règne du souverain marocain, faisant du Maroc « un moteur économique en pleine mutation », et réaffirmé la volonté de son pays de renforcer la coopération bilatérale avec le Burkina Faso. Fort des acquis du Maroc en termes « de potentiel de transformation économique majeur, de réformes audacieuses, d'investissements stratégiques et de détermination constante à renforcer la compétitivité de son économie », ce pays entend toujours œuvrer en faveur « d'un partenariat de référence et d'une coopération mutuellement bénéfique et solidaire » avec le Burkina Faso.
Selon l'ambassadeur Youssef Slaoui, pour ne prendre que l'année 2025, le partenariat entre le Royaume du Maroc et le Burkina Faso « a tenu toutes ses promesses avec l'organisation à Ouagadougou, le 10 décembre 2026, de la 5ᵉ session de la commission mixte de coopération, co-présidée par les chefs de diplomatie des deux pays. » Cette rencontre biennale a permis de raffermir « des coopérations sectorielles et de conclure des instruments juridiques portés par la vision commune des deux pays frères. »
Parmi les domaines couverts par cette coopération « basée sur l'échange d'expertise et le partage de compétences, il y a notamment la défense/sécurité, la protection civile, la formation professionnelle, l'agriculture, le commerce, la jeunesse, les infrastructures routières, la sécurité routière, la douane, l'urbanisme et l'habitat et la reconnaissance réciproque des permis de conduire nationaux des deux pays. »
À l'actif également de cette coopération, « le déploiement de plusieurs délégations dans les deux sens, à l'instar de la mission économique B2B effectuée par la Confédération marocaine des exportateurs (ASMEX) et de la Foire commerciale marocaine au SIAO ainsi que la participation des professionnels marocains à la 3ᵉ édition de Pharma Expo, pour ne citer que ces exemples. »
Concernant l'axe de Coopération Scientifique et Technique, « pour l'année académique 2026/2027, le quota officiel des bourses d'études marocaines est porté au nombre de 250, réparti entre les formations universitaires et professionnelles orientées vers les matières techniques, d'ingénierie, la spécialisation médicale, les sciences juridiques et économiques, répondant ainsi aux besoins du tissu socio-économique du Burkina Faso, avec un quota spécial dédié aux pupilles de la Nation. »
Dans le sens Burkina Faso en direction du Maroc, la période considérée a été marquée par « la densité des échanges de visites comme la délégation qui a pris part à la 4ᵉ édition de GITEX Africa-Morocco sur la transformation digitale et la visite de travail dans plusieurs villes marocaines pour le compte de l'Agence Faso Mêbo ».
Pour le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, qui a salué à sa juste valeur la solidité du partenariat entre les deux pays, « les opérateurs économiques du Maroc sont invités à investir davantage au Burkina Faso. J'adresse donc un message de confiance aux opérateurs économiques, aux institutions financières, aux universités, aux centres de recherche et aux investisseurs marocains. Le Burkina Faso est prêt à accueillir des partenariats ambitieux, équilibrés et durables », conformément à l'esprit de la Révolution progressiste populaire (RPP).
Pour conclure son intervention, le ministre Karamoko Jean-Marie Traoré a réitéré qu'« entre le Burkina Faso et le Royaume du Maroc, l'amitié est une réalité vécue. Elle se manifeste par la constance du dialogue politique, la confiance entre nos dirigeants, la solidarité entre nos peuples et, surtout, par les résultats concrets que cette coopération apporte à nos populations respectives. »
La cérémonie commémorative de la fête du Trône à Ouagadougou, qui a réuni un beau monde, autour de l'ambassadeur Youssef Slaoui et du ministre burkinabè Karamoko Jean Marie Traoré, s'est clôturée par la coupure du gâteau d'anniversaire, « un geste symbolique pour marquer les excellentes relations d'amitié et de coopération entre les deux pays », suivie d'un cocktail offert par la représentation diplomatique du Maroc.
Sita TARBAGDO (collaborateur)
Le Bénin entend faire du Vodun un levier de développement économique à travers le tourisme religieux. Dans cette dynamique, les Vodun Days, l'un des grands rendez-vous de valorisation de ce patrimoine, pourraient passer de trois jours à une semaine lors des prochaines éditions, afin d'accroître les retombées économiques et touristiques de l'événement.
« Dans le concept des nations aujourd'hui, ce que nous avons à apporter de fondamental et d'exceptionnel, c'est le Vodun. Nous allons donc partir du Vodun pour aller vers le développement », a déclaré le Professeur Mahougnon Kakpo, lors de la 2ᵉ édition du Forum Diaspora Connect, ce jeudi 21 juillet 2026 à Cotonou.
Selon le président du Comité des Rites Vodun, le tourisme religieux est une activité économique, culturelle qui génère beaucoup de ressources. Il cite en exemple l'Arabie Saoudite, l'Italie, la France qui tirent d'importants bénéfices de la fréquentation de sites et événements religieux.
Au Bénin, cette orientation se traduit déjà par plusieurs initiatives, notamment la Route des Couvents Vodun, le projet du Musée international du Vodun à Porto-Novo, le Musée d'art contemporain de Cotonou, ainsi que des événements comme les Vodun Days et le Festival des Masques.
Évoquant les Vodun Days, le président du Comité des Rites Vodun a précisé que l'objectif est d'aller au-delà du format actuel. « Au lieu de rester sur trois jours, on est en train de l'étendre sur une semaine d'abord. Donc la prochaine édition, ce ne sera plus trois jours, ce sera sur une semaine », a-t-il annoncé.
Cette évolution vise à mieux valoriser les infrastructures développées autour de l'événement et à favoriser l'activité des différents acteurs économiques. « Lorsque vous êtes dans trois jours, il y a des infrastructures qui sont construites, qui sont inexploitées. À la longue, il faudra trouver un autre moyen pour que ces infrastructures hôtelières, routières (...) génèrent le commerce du service », a-t-il indiqué.
Pour Mahougnon Kakpo, cette stratégie doit également intégrer le tourisme mémoriel et le tourisme diasporique afin de créer une dynamique permanente. « Le tourisme religieux sera accompagné, s'il ne l'est pas déjà, par le tourisme mémoriel et le tourisme diasporique », a-t-il affirmé. Cette approche permet de renforcer l'attractivité du pays tout en créant des opportunités d'emploi, notamment pour les jeunes.
« Les emplois qui sont générés par le tourisme religieux, le tourisme mémoriel, le tourisme diasporique, sont des emplois où on ne demande pas forcément un diplôme avant de faire », a-t-il souligné.
À travers la valorisation du Vodun, le Bénin ambitionne ainsi de transformer son patrimoine culturel et spirituel en un moteur de croissance économique.