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Diplomacy & Defense Think Tank News

Trump et l’Afrique : du commerce aux expulsions

IRIS - Mon, 01/06/2026 - 18:40

L’administration Trump a présenté les grandes lignes de sa politique africaine « America First ». L’accent est mis sur le principe du « commerce plutôt que l’aide », avec une priorité accordée à l’accès américain aux terres rares et aux ressources primaires africaines, à la coopération avec certains partenaires dans le secteur de la santé, aux efforts de résolution des conflits dans quelques zones (notamment en République démocratique du Congo et au Soudan), ainsi qu’à la collaboration avec des partenaires africains dans la lutte contre les menaces terroristes. Compte tenu de l’importance de cette question pour le président et son équipe, l’immigration est également devenue une priorité majeure dans les relations de Washington avec le continent.

De manière très visible, l’administration a cherché à réduire drastiquement le nombre d’immigrants africains venant aux États-Unis ou y résidant. En janvier 2026, le gouvernement américain a suspendu unilatéralement la délivrance de tous les visas aux ressortissants de onze pays d’Afrique subsaharienne et imposé une interdiction partielle à quatorze autres. Ces mesures concernent à la fois les visas de visiteur et les visas d’immigration et touchent certains des partenaires les plus importants des États-Unis dans la région (Angola, Nigeria, Sénégal, Tanzanie, etc.). Même lorsque des visas de visiteur peuvent encore être délivrés aux Africains, l’administration a instauré de nouvelles restrictions particulièrement contraignantes. Au Nigeria, par exemple, les demandeurs dont le visa est approuvé doivent désormais déposer une caution de 15 000 dollars avant que leur visa ne soit délivré. Les expulsions d’Africains déjà présents aux États-Unis ont également augmenté de manière significative sous Trump. Ces politiques vont clairement à l’encontre d’autres objectifs affichés par les États-Unis dans la région, notamment le renforcement des liens économiques, mais elles s’inscrivent parfaitement dans le cadre plus large du programme intérieur de Trump.

De façon surprenante, l’Afrique joue également un rôle dans la politique mondiale d’immigration de Trump. L’administration, avec le soutien direct du président lui-même, a activement recherché des partenaires africains prêts à accueillir des personnes expulsées de pays tiers, même lorsqu’elles n’ont aucun lien avec le pays d’accueil, ni même avec l’Afrique.

D’une manière générale, cette pratique est légale au regard du droit américain de l’immigration, bien qu’il existe certains cas particuliers où elle ne l’est pas. En 2025, la Cour suprême a confirmé le droit du gouvernement à procéder à de telles expulsions ; plus récemment, une juridiction inférieure a estimé que les immigrés devaient disposer d’un délai pour contester les expulsions vers un pays tiers, mais cette affaire est toujours en cours d’examen. Le droit international n’interdit pas non plus ce type d’expulsion, à condition qu’il n’existe pas de risque substantiel de persécution ou de torture. Il est probable que les responsables de l’administration Trump se soient inspirés d’un projet britannique de 2022, soutenu par le gouvernement de Boris Johnson, visant à expulser un grand nombre de ressortissants de pays tiers vers le Rwanda en échange de centaines de millions de livres sterling d’aide britannique. (Cette mesure a finalement été abandonnée après des contestations judiciaires et le départ du Parti conservateur du pouvoir.)

Jusqu’à présent, l’administration a conclu des accords avec au moins sept pays africains, bien que le Département d’État ait fourni peu de détails. Il s’agit notamment du Rwanda, du Soudan du Sud, de l’Eswatini, de l’Ouganda, du Ghana, du Cameroun et de la République démocratique du Congo. Des informations relayées par les médias indiquent également que la Guinée équatoriale, la Sierra Leone et le Liberia pourraient avoir accepté d’accueillir des expulsés en provenance des États-Unis. Ces accords comprennent des montants modestes d’aide américaine — généralement entre 5 et 7 millions de dollars — destinés à soutenir l’accueil des personnes expulsées. Le président Trump aurait personnellement promu les expulsions vers des pays tiers lors de son « mini-sommet » de juillet 2025 à Washington avec les dirigeants de la Mauritanie, du Gabon, du Sénégal, de la Guinée-Bissau et du Liberia. Jusqu’à présent, le nombre d’expulsions réalisées dans le cadre de ces accords semble toutefois limité, probablement à quelques dizaines de personnes par pays au maximum.

Étant donné que l’administration cherche à expulser des milliers d’immigrants chaque jour, pourquoi déployer autant d’efforts pour seulement quelques expulsions vers l’Afrique ? Plusieurs explications plausibles peuvent être avancées.

Premièrement, il y a l’effet dissuasif de l’exil en Afrique. Indépendamment du nombre réel d’immigrants expulsés vers le continent, de nombreux candidats à l’immigration peuvent être effrayés par cette perspective. Un jeune Mexicain ou Vénézuélien cherchant une nouvelle vie aux États-Unis peut être prêt à courir le risque d’être renvoyé dans son pays d’origine, ou même dans un pays voisin familier, pour tenter sa chance dans la réalisation du rêve américain. Ce calcul peut changer considérablement si une arrestation par l’ICE signifie être envoyée dans un pays africain éloigné offrant des garanties de protection des droits humains incertaines.

Deuxièmement, l’administration cherche presque certainement à développer des capacités d’accueil en prévision d’éventuels besoins futurs, notamment dans des pays peu susceptibles de contester d’éventuels abus. Face à la forte pression exercée par la Maison-Blanche et le Département de la sécurité intérieure pour expulser des millions d’immigrants, les responsables américains de l’immigration doivent être désespérément à la recherche d’endroits où ils peuvent transférer rapidement les cas les plus problématiques. On peut également supposer qu’ils souhaitent se décharger complètement de ces dossiers une fois les personnes arrivées sur le continent, même si toutes les procédures n’ont pas été scrupuleusement respectées. En mai, l’ICE a expulsé une Colombienne vers Kinshasa alors que le gouvernement congolais avait auparavant refusé de l’accueillir pour des raisons de santé. (Un juge américain a par la suite ordonné son retour aux États-Unis, mais il n’est pas clair si l’ICE s’est conformée à cette décision).

Enfin, certains critiques estiment que ces accords pourraient être conçus pour contourner le droit américain ou international. Plus précisément, ils craignent que les expulsions vers des pays tiers ne conduisent ensuite à des renvois vers des États où les personnes concernées risquent des persécutions. Cette inquiétude est particulièrement forte pour les demandeurs d’asile qui pourraient finalement être renvoyés dans leur pays d’origine et exposés aux persécutions mêmes qu’ils avaient cherché à fuir. En février 2026, la minorité démocrate de la Commission des relations extérieures du Sénat a publié un rapport très critique sur cette pratique. Les auteurs ont souligné que la majorité des personnes expulsées vers des pays tiers par l’administration Trump bénéficiaient de protections ordonnées par les tribunaux. Le rapport cite notamment des cas d’immigrants protégés qui ont été envoyés au Ghana et en Guinée équatoriale avant d’être renvoyés par la suite dans leur pays d’origine. La juge saisie de ces affaires a déclaré dans sa décision :

« Ces actions semblent également s’inscrire dans un schéma plus large et dans un effort généralisé visant à contourner les obligations légales du gouvernement américain en faisant indirectement ce qu’il ne peut pas faire directement. »

Retrouvez régulièrement les éditos de Jeff Hawkins, ancien diplomate américain, chercheur associé à l’IRIS, pour ses Carnets d’un vétéran du State Department.

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Témoignage glaçant d’un soldat israélien

IRIS - Mon, 01/06/2026 - 17:00

Dans son édition du vendredi 29 mai, The Economist a publié le témoignage saisissant de « Jonathan », pseudo utilisé par un ex-soldat israélien ayant servi en Cisjordanie puis à Gaza après le 7 octobre.

Il revient sur son parcours, depuis sa conviction initiale de la nécessité d’une guerre contre le Hamas après le 7 octobre jusqu’à ses doutes croissants face aux méthodes employées par l’armée israélienne et au traitement réservé aux Palestiniens.

Confirmant de nombreux témoignages, il expose les pratiques contestables de l’armée israélienne sur les Palestiniens, comprenant le ciblage systématique et sans distinction de civils, l’utilisation de prisonniers comme boucliers humains (surnommés « mosquitos ») ainsi que des cas de pillages de maisons. Autant d’actions qui l’ont conduit à une prise de distance avec l’armée israélienne et à cause desquelles il a développé des troubles post-traumatiques.

Lorsqu’un ancien soldat israélien confirme publiquement des pratiques déjà dénoncées depuis des mois par des ONG et des témoins, peut-on encore douter de la réalité des crimes commis à Gaza ? D’autant plus lorsque ce témoignage est relayé par un média comme The Economist, à la visibilité internationale et qui ne prend généralement pas parti en faveur de la cause palestinienne.

Mon analyse dans cette vidéo.

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Géopolitique des limites planétaires : l’intégrité de la biosphère

IRIS - Mon, 01/06/2026 - 15:35

Depuis leur formalisation en 2009 par le Stockholm Resilience Centre, les limites planétaires constituent un cadre de référence pour analyser les perturbations anthropiques du système Terre. Elles désignent les seuils au-delà desquels les équilibres biophysiques cessent d’assurer des conditions stables et prévisibles pour les sociétés humaines.

Parmi elles, l’intégrité de la biosphère occupe une place singulière. Contrairement à d’autres limites définies par des indicateurs physiques, la perte de biodiversité ne se réduit ni à un seuil unique ni à un signal global. Elle renvoie à l’érosion simultanée de la diversité du vivant et des fonctions écologiques qui en dépendent, fonctions pourtant essentielles à la stabilité des écosystèmes.

Longtemps reléguée au second plan des priorités politiques en raison de cette complexité, la biodiversité constitue pourtant une limite d’interaction. Sa dégradation altère simultanément les régulations climatiques, hydrologiques, biogéochimiques et sanitaires, faisant du vivant une infrastructure fonctionnelle du système Terre.

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Zur globalen Zusammenarbeit im Bereich der Ozeane

Bonn, 1. Juni 2026. Das Inkrafttreten des UN-Hochseeschutzabkommens im Januar stärkt die multilaterale Zusammenarbeit im Bereich der Ozeane. Gleichzeitig gefährden geopolitische Entwicklungen die Ziele der UN-Ozeandekade.

Am UN-Welttag der Ozeane steht der Ozean im Zentrum eines Paradoxons. Das Inkrafttreten des Hochseeabkommens (oder BBNJ-Abkommen) am 17. Januar markierte nach zwei Jahrzehnten der Verhandlungen einen seltenen Erfolg multilateraler Zusammenarbeit: Es verleiht dem Schutz der biologischen Vielfalt und dem gerechten Vorteilsausgleich jenseits nationaler Hoheitsgewalt neues politisches Gewicht. Zugleich dominieren weiterhin archaische Narrative zur Rohstoffgewinnung, militärischen Sicherheit und territorialen Kontrolle die Betrachtung der Ozeane.

Auf den ersten Blick haben Kalaallit Nunaat/Grönland und die Straße von Hormus wenig gemeinsam. Das eine wird als arktische „Grenze“ mit schmelzendem Eis, mineralischen Ressourcen, indigener Souveränität und Großmachtrivalität imaginiert. Das andere gilt als maritimes „Nadelöhr“ – als schmaler Korridor, in dem Energievorräte, Ernährungssicherheit, Schifffahrt und militärische Bedrohungen aufeinandertreffen. Beide Betrachtungen reduzieren diese Räume auf die Kontrolle kritischer Ressourcen und strategische Zugänge.

Dies als geopolitisches Phänomen zu betrachten, greift zu kurz: Der Meeresraum wird als Infrastruktur und politisches Druckmittel neu geordnet. In Kalaallit Nunaat überlagert der Diskurs über die ökonomischen Chancen der Arktis die Auseinandersetzung mit den Selbstbestimmungsrechten der indigenen Bevölkerung und globalen Umweltbelangen. In Hormus verschärft die Blockade der Meerenge die prekären Arbeitsbedingungen von Seeleuten und hat globale Folgen, die Haushalte in der Golfregion und weit darüber hinaus treffen. Während die multilaterale Zusammenarbeit im Bereich der Ozeane an Fahrt gewinnt, kehrt die Meerespolitik zu vertrauten Mustern zurück: Militarisierung, Kontrolle von Seewegen und Ressourcengier werden gerechtfertigt mit Sorgen über strategische Bedrohungen.

Globale Meerespolitik zwischen Korridorlogik und planetarischem Denken

In der Meerespolitik galt die Hohe See lange als offener Raum, geprägt vom Spannungsverhältnis zwischen freier Bewegung und Begrenzung. Doch diese Freiheit war nie universell. Uneingeschränkte Bewegungsfreiheit hat es nie gegeben. Über Jahrtausende prägten ausgehandelte Zugangsrechte und Besteuerung maritime Ordnungen, aus denen eine „Korridorlogik“ entstand, in der Mobilität auf asymmetrischen Beziehungen beruht. In der Arktis befördert das schmelzende Eis einen „Ressourcenoptimismus“ und geostrategische Überlegungen, die die Einbettung der Region in globale gesellschaftliche und ökologische Transformationen und deren Auswirkungen auf die rund vier Millionen dort lebenden Menschen kaum berücksichtigen.

Das UN-Seerechtsübereinkommen (UNCLOS), das den rechtlichen Rahmen für alle maritimen und meeresbezogenen Aktivitäten bildet, galt als für die 1990er Jahre ungewöhnlich weitreichende Form planetarischen Denkens. Allerdings verfestigte es auch Trennungen, die zunehmend infrage gestellt werden: zwischen Oberfläche und Tiefe, Wassersäule und Meeresboden, Schifffahrtswegen und Fischgründen, Unterseekabelrouten und Militärzonen. Die verfassungspolitische Debatte in Chile um das „Maritorio“ versteht das Meer hingegen als lebendiges Territorium. Indigene, die die Arktis als ihre Heimat bezeichnen und die erneute Aufmerksamkeit für afro-asiatische maritime Verflechtungen erinnern daran, dass Meerespolitik nie allein in den Händen konventioneller Sicherheits- und Verteidigungsakteure lag. Über wissenschaftspolitische Plattformen wie die UN-Ozeandekade hinaus wird die neue regionale Meerespolitik so zunehmend von Fragen zu Erbe, Erinnerung und den asymmetrischen Abhängigkeiten geprägt, die scheinbar getrennte maritime Räume miteinander verbinden. Dadurch werden auch die Gründe hinterfragt, warum das Meer für Kapital, Energie, Rohstoffe, Daten und militärische Mobilität offen bleibt, Schifffahrtswege und Energiekorridore aber gesichert und Migrationsrouten kriminalisiert werden.

Zusammenarbeit im Bereich der Ozeane muss daher auch die Kosten der Aufrechterhaltung bestehender Systeme in den Blick nehmen. Sie erfordert eine Auseinandersetzung mit dem marinen Transit- und Zugangsregime – nicht nur als Bewegung über das Meer, sondern auch im Hinblick auf Arbeit, ökologische Überlebensbedingungen und die Lebenswelten, die den Ozean zu mehr als einer bloßen Route machen.

Wohin steuert die globale Meerespolitik?

Die globale Meerespolitik erfordert eine kritischere Auseinandersetzung mit den Verbindungen von Land- und Meeresräumen und geopolitischem Denken in Korridoren und Grenzräumen, sowie die Stärkung planetarischer Perspektiven. Die Diskussion über den möglichen Standort des BBNJ-Sekretariats in China zeigt, dass das BBNJ zudem eine hervorragende Gelegenheit bietet, um die globale Zusammenarbeit zu erneuern. Neben höheren Investitionen in kritisches Meereswissen, wie es die UN-Ozeandekade vorsieht, braucht es eine mutige politische Führung, die anerkennt, dass Meeresräume und maritime Dynamiken für Energiesicherheit, Ernährungssysteme, Klimaschutz und Lebensgrundlagen entscheidend sind. Der damit verbundene Reflexionsprozess ist eine Möglichkeit, die globale Zusammenarbeit im Bereich der Ozeane neu zu denken und politische Strukturen zur Bewältigung kollektiver Herausforderungen neu zu gestalten, in denen die Wechselbeziehungen zwischen Menschen, Meereslebewesen, Infrastrukturen, Märkten und unseren Lebensräumen anerkannt werden.

Zur globalen Zusammenarbeit im Bereich der Ozeane

Bonn, 1. Juni 2026. Das Inkrafttreten des UN-Hochseeschutzabkommens im Januar stärkt die multilaterale Zusammenarbeit im Bereich der Ozeane. Gleichzeitig gefährden geopolitische Entwicklungen die Ziele der UN-Ozeandekade.

Am UN-Welttag der Ozeane steht der Ozean im Zentrum eines Paradoxons. Das Inkrafttreten des Hochseeabkommens (oder BBNJ-Abkommen) am 17. Januar markierte nach zwei Jahrzehnten der Verhandlungen einen seltenen Erfolg multilateraler Zusammenarbeit: Es verleiht dem Schutz der biologischen Vielfalt und dem gerechten Vorteilsausgleich jenseits nationaler Hoheitsgewalt neues politisches Gewicht. Zugleich dominieren weiterhin archaische Narrative zur Rohstoffgewinnung, militärischen Sicherheit und territorialen Kontrolle die Betrachtung der Ozeane.

Auf den ersten Blick haben Kalaallit Nunaat/Grönland und die Straße von Hormus wenig gemeinsam. Das eine wird als arktische „Grenze“ mit schmelzendem Eis, mineralischen Ressourcen, indigener Souveränität und Großmachtrivalität imaginiert. Das andere gilt als maritimes „Nadelöhr“ – als schmaler Korridor, in dem Energievorräte, Ernährungssicherheit, Schifffahrt und militärische Bedrohungen aufeinandertreffen. Beide Betrachtungen reduzieren diese Räume auf die Kontrolle kritischer Ressourcen und strategische Zugänge.

Dies als geopolitisches Phänomen zu betrachten, greift zu kurz: Der Meeresraum wird als Infrastruktur und politisches Druckmittel neu geordnet. In Kalaallit Nunaat überlagert der Diskurs über die ökonomischen Chancen der Arktis die Auseinandersetzung mit den Selbstbestimmungsrechten der indigenen Bevölkerung und globalen Umweltbelangen. In Hormus verschärft die Blockade der Meerenge die prekären Arbeitsbedingungen von Seeleuten und hat globale Folgen, die Haushalte in der Golfregion und weit darüber hinaus treffen. Während die multilaterale Zusammenarbeit im Bereich der Ozeane an Fahrt gewinnt, kehrt die Meerespolitik zu vertrauten Mustern zurück: Militarisierung, Kontrolle von Seewegen und Ressourcengier werden gerechtfertigt mit Sorgen über strategische Bedrohungen.

Globale Meerespolitik zwischen Korridorlogik und planetarischem Denken

In der Meerespolitik galt die Hohe See lange als offener Raum, geprägt vom Spannungsverhältnis zwischen freier Bewegung und Begrenzung. Doch diese Freiheit war nie universell. Uneingeschränkte Bewegungsfreiheit hat es nie gegeben. Über Jahrtausende prägten ausgehandelte Zugangsrechte und Besteuerung maritime Ordnungen, aus denen eine „Korridorlogik“ entstand, in der Mobilität auf asymmetrischen Beziehungen beruht. In der Arktis befördert das schmelzende Eis einen „Ressourcenoptimismus“ und geostrategische Überlegungen, die die Einbettung der Region in globale gesellschaftliche und ökologische Transformationen und deren Auswirkungen auf die rund vier Millionen dort lebenden Menschen kaum berücksichtigen.

Das UN-Seerechtsübereinkommen (UNCLOS), das den rechtlichen Rahmen für alle maritimen und meeresbezogenen Aktivitäten bildet, galt als für die 1990er Jahre ungewöhnlich weitreichende Form planetarischen Denkens. Allerdings verfestigte es auch Trennungen, die zunehmend infrage gestellt werden: zwischen Oberfläche und Tiefe, Wassersäule und Meeresboden, Schifffahrtswegen und Fischgründen, Unterseekabelrouten und Militärzonen. Die verfassungspolitische Debatte in Chile um das „Maritorio“ versteht das Meer hingegen als lebendiges Territorium. Indigene, die die Arktis als ihre Heimat bezeichnen und die erneute Aufmerksamkeit für afro-asiatische maritime Verflechtungen erinnern daran, dass Meerespolitik nie allein in den Händen konventioneller Sicherheits- und Verteidigungsakteure lag. Über wissenschaftspolitische Plattformen wie die UN-Ozeandekade hinaus wird die neue regionale Meerespolitik so zunehmend von Fragen zu Erbe, Erinnerung und den asymmetrischen Abhängigkeiten geprägt, die scheinbar getrennte maritime Räume miteinander verbinden. Dadurch werden auch die Gründe hinterfragt, warum das Meer für Kapital, Energie, Rohstoffe, Daten und militärische Mobilität offen bleibt, Schifffahrtswege und Energiekorridore aber gesichert und Migrationsrouten kriminalisiert werden.

Zusammenarbeit im Bereich der Ozeane muss daher auch die Kosten der Aufrechterhaltung bestehender Systeme in den Blick nehmen. Sie erfordert eine Auseinandersetzung mit dem marinen Transit- und Zugangsregime – nicht nur als Bewegung über das Meer, sondern auch im Hinblick auf Arbeit, ökologische Überlebensbedingungen und die Lebenswelten, die den Ozean zu mehr als einer bloßen Route machen.

Wohin steuert die globale Meerespolitik?

Die globale Meerespolitik erfordert eine kritischere Auseinandersetzung mit den Verbindungen von Land- und Meeresräumen und geopolitischem Denken in Korridoren und Grenzräumen, sowie die Stärkung planetarischer Perspektiven. Die Diskussion über den möglichen Standort des BBNJ-Sekretariats in China zeigt, dass das BBNJ zudem eine hervorragende Gelegenheit bietet, um die globale Zusammenarbeit zu erneuern. Neben höheren Investitionen in kritisches Meereswissen, wie es die UN-Ozeandekade vorsieht, braucht es eine mutige politische Führung, die anerkennt, dass Meeresräume und maritime Dynamiken für Energiesicherheit, Ernährungssysteme, Klimaschutz und Lebensgrundlagen entscheidend sind. Der damit verbundene Reflexionsprozess ist eine Möglichkeit, die globale Zusammenarbeit im Bereich der Ozeane neu zu denken und politische Strukturen zur Bewältigung kollektiver Herausforderungen neu zu gestalten, in denen die Wechselbeziehungen zwischen Menschen, Meereslebewesen, Infrastrukturen, Märkten und unseren Lebensräumen anerkannt werden.

Zur globalen Zusammenarbeit im Bereich der Ozeane

Bonn, 1. Juni 2026. Das Inkrafttreten des UN-Hochseeschutzabkommens im Januar stärkt die multilaterale Zusammenarbeit im Bereich der Ozeane. Gleichzeitig gefährden geopolitische Entwicklungen die Ziele der UN-Ozeandekade.

Am UN-Welttag der Ozeane steht der Ozean im Zentrum eines Paradoxons. Das Inkrafttreten des Hochseeabkommens (oder BBNJ-Abkommen) am 17. Januar markierte nach zwei Jahrzehnten der Verhandlungen einen seltenen Erfolg multilateraler Zusammenarbeit: Es verleiht dem Schutz der biologischen Vielfalt und dem gerechten Vorteilsausgleich jenseits nationaler Hoheitsgewalt neues politisches Gewicht. Zugleich dominieren weiterhin archaische Narrative zur Rohstoffgewinnung, militärischen Sicherheit und territorialen Kontrolle die Betrachtung der Ozeane.

Auf den ersten Blick haben Kalaallit Nunaat/Grönland und die Straße von Hormus wenig gemeinsam. Das eine wird als arktische „Grenze“ mit schmelzendem Eis, mineralischen Ressourcen, indigener Souveränität und Großmachtrivalität imaginiert. Das andere gilt als maritimes „Nadelöhr“ – als schmaler Korridor, in dem Energievorräte, Ernährungssicherheit, Schifffahrt und militärische Bedrohungen aufeinandertreffen. Beide Betrachtungen reduzieren diese Räume auf die Kontrolle kritischer Ressourcen und strategische Zugänge.

Dies als geopolitisches Phänomen zu betrachten, greift zu kurz: Der Meeresraum wird als Infrastruktur und politisches Druckmittel neu geordnet. In Kalaallit Nunaat überlagert der Diskurs über die ökonomischen Chancen der Arktis die Auseinandersetzung mit den Selbstbestimmungsrechten der indigenen Bevölkerung und globalen Umweltbelangen. In Hormus verschärft die Blockade der Meerenge die prekären Arbeitsbedingungen von Seeleuten und hat globale Folgen, die Haushalte in der Golfregion und weit darüber hinaus treffen. Während die multilaterale Zusammenarbeit im Bereich der Ozeane an Fahrt gewinnt, kehrt die Meerespolitik zu vertrauten Mustern zurück: Militarisierung, Kontrolle von Seewegen und Ressourcengier werden gerechtfertigt mit Sorgen über strategische Bedrohungen.

Globale Meerespolitik zwischen Korridorlogik und planetarischem Denken

In der Meerespolitik galt die Hohe See lange als offener Raum, geprägt vom Spannungsverhältnis zwischen freier Bewegung und Begrenzung. Doch diese Freiheit war nie universell. Uneingeschränkte Bewegungsfreiheit hat es nie gegeben. Über Jahrtausende prägten ausgehandelte Zugangsrechte und Besteuerung maritime Ordnungen, aus denen eine „Korridorlogik“ entstand, in der Mobilität auf asymmetrischen Beziehungen beruht. In der Arktis befördert das schmelzende Eis einen „Ressourcenoptimismus“ und geostrategische Überlegungen, die die Einbettung der Region in globale gesellschaftliche und ökologische Transformationen und deren Auswirkungen auf die rund vier Millionen dort lebenden Menschen kaum berücksichtigen.

Das UN-Seerechtsübereinkommen (UNCLOS), das den rechtlichen Rahmen für alle maritimen und meeresbezogenen Aktivitäten bildet, galt als für die 1990er Jahre ungewöhnlich weitreichende Form planetarischen Denkens. Allerdings verfestigte es auch Trennungen, die zunehmend infrage gestellt werden: zwischen Oberfläche und Tiefe, Wassersäule und Meeresboden, Schifffahrtswegen und Fischgründen, Unterseekabelrouten und Militärzonen. Die verfassungspolitische Debatte in Chile um das „Maritorio“ versteht das Meer hingegen als lebendiges Territorium. Indigene, die die Arktis als ihre Heimat bezeichnen und die erneute Aufmerksamkeit für afro-asiatische maritime Verflechtungen erinnern daran, dass Meerespolitik nie allein in den Händen konventioneller Sicherheits- und Verteidigungsakteure lag. Über wissenschaftspolitische Plattformen wie die UN-Ozeandekade hinaus wird die neue regionale Meerespolitik so zunehmend von Fragen zu Erbe, Erinnerung und den asymmetrischen Abhängigkeiten geprägt, die scheinbar getrennte maritime Räume miteinander verbinden. Dadurch werden auch die Gründe hinterfragt, warum das Meer für Kapital, Energie, Rohstoffe, Daten und militärische Mobilität offen bleibt, Schifffahrtswege und Energiekorridore aber gesichert und Migrationsrouten kriminalisiert werden.

Zusammenarbeit im Bereich der Ozeane muss daher auch die Kosten der Aufrechterhaltung bestehender Systeme in den Blick nehmen. Sie erfordert eine Auseinandersetzung mit dem marinen Transit- und Zugangsregime – nicht nur als Bewegung über das Meer, sondern auch im Hinblick auf Arbeit, ökologische Überlebensbedingungen und die Lebenswelten, die den Ozean zu mehr als einer bloßen Route machen.

Wohin steuert die globale Meerespolitik?

Die globale Meerespolitik erfordert eine kritischere Auseinandersetzung mit den Verbindungen von Land- und Meeresräumen und geopolitischem Denken in Korridoren und Grenzräumen, sowie die Stärkung planetarischer Perspektiven. Die Diskussion über den möglichen Standort des BBNJ-Sekretariats in China zeigt, dass das BBNJ zudem eine hervorragende Gelegenheit bietet, um die globale Zusammenarbeit zu erneuern. Neben höheren Investitionen in kritisches Meereswissen, wie es die UN-Ozeandekade vorsieht, braucht es eine mutige politische Führung, die anerkennt, dass Meeresräume und maritime Dynamiken für Energiesicherheit, Ernährungssysteme, Klimaschutz und Lebensgrundlagen entscheidend sind. Der damit verbundene Reflexionsprozess ist eine Möglichkeit, die globale Zusammenarbeit im Bereich der Ozeane neu zu denken und politische Strukturen zur Bewältigung kollektiver Herausforderungen neu zu gestalten, in denen die Wechselbeziehungen zwischen Menschen, Meereslebewesen, Infrastrukturen, Märkten und unseren Lebensräumen anerkannt werden.

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Am UN-Welttag der Ozeane steht der Ozean im Zentrum eines Paradoxons. Das Inkrafttreten des Hochseeabkommens (oder BBNJ-Abkommen) am 17. Januar markierte nach zwei Jahrzehnten der Verhandlungen einen seltenen Erfolg multilateraler Zusammenarbeit: Es verleiht dem Schutz der biologischen Vielfalt und dem gerechten Vorteilsausgleich jenseits nationaler Hoheitsgewalt neues politisches Gewicht. Zugleich dominieren weiterhin archaische Narrative zur Rohstoffgewinnung, militärischen Sicherheit und territorialen Kontrolle die Betrachtung der Ozeane.

Auf den ersten Blick haben Kalaallit Nunaat/Grönland und die Straße von Hormus wenig gemeinsam. Das eine wird als arktische „Grenze“ mit schmelzendem Eis, mineralischen Ressourcen, indigener Souveränität und Großmachtrivalität imaginiert. Das andere gilt als maritimes „Nadelöhr“ – als schmaler Korridor, in dem Energievorräte, Ernährungssicherheit, Schifffahrt und militärische Bedrohungen aufeinandertreffen. Beide Betrachtungen reduzieren diese Räume auf die Kontrolle kritischer Ressourcen und strategische Zugänge.

Dies als geopolitisches Phänomen zu betrachten, greift zu kurz: Der Meeresraum wird als Infrastruktur und politisches Druckmittel neu geordnet. In Kalaallit Nunaat überlagert der Diskurs über die ökonomischen Chancen der Arktis die Auseinandersetzung mit den Selbstbestimmungsrechten der indigenen Bevölkerung und globalen Umweltbelangen. In Hormus verschärft die Blockade der Meerenge die prekären Arbeitsbedingungen von Seeleuten und hat globale Folgen, die Haushalte in der Golfregion und weit darüber hinaus treffen. Während die multilaterale Zusammenarbeit im Bereich der Ozeane an Fahrt gewinnt, kehrt die Meerespolitik zu vertrauten Mustern zurück: Militarisierung, Kontrolle von Seewegen und Ressourcengier werden gerechtfertigt mit Sorgen über strategische Bedrohungen.

Globale Meerespolitik zwischen Korridorlogik und planetarischem Denken

In der Meerespolitik galt die Hohe See lange als offener Raum, geprägt vom Spannungsverhältnis zwischen freier Bewegung und Begrenzung. Doch diese Freiheit war nie universell. Uneingeschränkte Bewegungsfreiheit hat es nie gegeben. Über Jahrtausende prägten ausgehandelte Zugangsrechte und Besteuerung maritime Ordnungen, aus denen eine „Korridorlogik“ entstand, in der Mobilität auf asymmetrischen Beziehungen beruht. In der Arktis befördert das schmelzende Eis einen „Ressourcenoptimismus“ und geostrategische Überlegungen, die die Einbettung der Region in globale gesellschaftliche und ökologische Transformationen und deren Auswirkungen auf die rund vier Millionen dort lebenden Menschen kaum berücksichtigen.

Das UN-Seerechtsübereinkommen (UNCLOS), das den rechtlichen Rahmen für alle maritimen und meeresbezogenen Aktivitäten bildet, galt als für die 1990er Jahre ungewöhnlich weitreichende Form planetarischen Denkens. Allerdings verfestigte es auch Trennungen, die zunehmend infrage gestellt werden: zwischen Oberfläche und Tiefe, Wassersäule und Meeresboden, Schifffahrtswegen und Fischgründen, Unterseekabelrouten und Militärzonen. Die verfassungspolitische Debatte in Chile um das „Maritorio“ versteht das Meer hingegen als lebendiges Territorium. Indigene, die die Arktis als ihre Heimat bezeichnen und die erneute Aufmerksamkeit für afro-asiatische maritime Verflechtungen erinnern daran, dass Meerespolitik nie allein in den Händen konventioneller Sicherheits- und Verteidigungsakteure lag. Über wissenschaftspolitische Plattformen wie die UN-Ozeandekade hinaus wird die neue regionale Meerespolitik so zunehmend von Fragen zu Erbe, Erinnerung und den asymmetrischen Abhängigkeiten geprägt, die scheinbar getrennte maritime Räume miteinander verbinden. Dadurch werden auch die Gründe hinterfragt, warum das Meer für Kapital, Energie, Rohstoffe, Daten und militärische Mobilität offen bleibt, Schifffahrtswege und Energiekorridore aber gesichert und Migrationsrouten kriminalisiert werden.

Zusammenarbeit im Bereich der Ozeane muss daher auch die Kosten der Aufrechterhaltung bestehender Systeme in den Blick nehmen. Sie erfordert eine Auseinandersetzung mit dem marinen Transit- und Zugangsregime – nicht nur als Bewegung über das Meer, sondern auch im Hinblick auf Arbeit, ökologische Überlebensbedingungen und die Lebenswelten, die den Ozean zu mehr als einer bloßen Route machen.

Wohin steuert die globale Meerespolitik?

Die globale Meerespolitik erfordert eine kritischere Auseinandersetzung mit den Verbindungen von Land- und Meeresräumen und geopolitischem Denken in Korridoren und Grenzräumen, sowie die Stärkung planetarischer Perspektiven. Die Diskussion über den möglichen Standort des BBNJ-Sekretariats in China zeigt, dass das BBNJ zudem eine hervorragende Gelegenheit bietet, um die globale Zusammenarbeit zu erneuern. Neben höheren Investitionen in kritisches Meereswissen, wie es die UN-Ozeandekade vorsieht, braucht es eine mutige politische Führung, die anerkennt, dass Meeresräume und maritime Dynamiken für Energiesicherheit, Ernährungssysteme, Klimaschutz und Lebensgrundlagen entscheidend sind. Der damit verbundene Reflexionsprozess ist eine Möglichkeit, die globale Zusammenarbeit im Bereich der Ozeane neu zu denken und politische Strukturen zur Bewältigung kollektiver Herausforderungen neu zu gestalten, in denen die Wechselbeziehungen zwischen Menschen, Meereslebewesen, Infrastrukturen, Märkten und unseren Lebensräumen anerkannt werden.

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Am UN-Welttag der Ozeane steht der Ozean im Zentrum eines Paradoxons. Das Inkrafttreten des Hochseeabkommens (oder BBNJ-Abkommen) am 17. Januar markierte nach zwei Jahrzehnten der Verhandlungen einen seltenen Erfolg multilateraler Zusammenarbeit: Es verleiht dem Schutz der biologischen Vielfalt und dem gerechten Vorteilsausgleich jenseits nationaler Hoheitsgewalt neues politisches Gewicht. Zugleich dominieren weiterhin archaische Narrative zur Rohstoffgewinnung, militärischen Sicherheit und territorialen Kontrolle die Betrachtung der Ozeane.

Auf den ersten Blick haben Kalaallit Nunaat/Grönland und die Straße von Hormus wenig gemeinsam. Das eine wird als arktische „Grenze“ mit schmelzendem Eis, mineralischen Ressourcen, indigener Souveränität und Großmachtrivalität imaginiert. Das andere gilt als maritimes „Nadelöhr“ – als schmaler Korridor, in dem Energievorräte, Ernährungssicherheit, Schifffahrt und militärische Bedrohungen aufeinandertreffen. Beide Betrachtungen reduzieren diese Räume auf die Kontrolle kritischer Ressourcen und strategische Zugänge.

Dies als geopolitisches Phänomen zu betrachten, greift zu kurz: Der Meeresraum wird als Infrastruktur und politisches Druckmittel neu geordnet. In Kalaallit Nunaat überlagert der Diskurs über die ökonomischen Chancen der Arktis die Auseinandersetzung mit den Selbstbestimmungsrechten der indigenen Bevölkerung und globalen Umweltbelangen. In Hormus verschärft die Blockade der Meerenge die prekären Arbeitsbedingungen von Seeleuten und hat globale Folgen, die Haushalte in der Golfregion und weit darüber hinaus treffen. Während die multilaterale Zusammenarbeit im Bereich der Ozeane an Fahrt gewinnt, kehrt die Meerespolitik zu vertrauten Mustern zurück: Militarisierung, Kontrolle von Seewegen und Ressourcengier werden gerechtfertigt mit Sorgen über strategische Bedrohungen.

Globale Meerespolitik zwischen Korridorlogik und planetarischem Denken

In der Meerespolitik galt die Hohe See lange als offener Raum, geprägt vom Spannungsverhältnis zwischen freier Bewegung und Begrenzung. Doch diese Freiheit war nie universell. Uneingeschränkte Bewegungsfreiheit hat es nie gegeben. Über Jahrtausende prägten ausgehandelte Zugangsrechte und Besteuerung maritime Ordnungen, aus denen eine „Korridorlogik“ entstand, in der Mobilität auf asymmetrischen Beziehungen beruht. In der Arktis befördert das schmelzende Eis einen „Ressourcenoptimismus“ und geostrategische Überlegungen, die die Einbettung der Region in globale gesellschaftliche und ökologische Transformationen und deren Auswirkungen auf die rund vier Millionen dort lebenden Menschen kaum berücksichtigen.

Das UN-Seerechtsübereinkommen (UNCLOS), das den rechtlichen Rahmen für alle maritimen und meeresbezogenen Aktivitäten bildet, galt als für die 1990er Jahre ungewöhnlich weitreichende Form planetarischen Denkens. Allerdings verfestigte es auch Trennungen, die zunehmend infrage gestellt werden: zwischen Oberfläche und Tiefe, Wassersäule und Meeresboden, Schifffahrtswegen und Fischgründen, Unterseekabelrouten und Militärzonen. Die verfassungspolitische Debatte in Chile um das „Maritorio“ versteht das Meer hingegen als lebendiges Territorium. Indigene, die die Arktis als ihre Heimat bezeichnen und die erneute Aufmerksamkeit für afro-asiatische maritime Verflechtungen erinnern daran, dass Meerespolitik nie allein in den Händen konventioneller Sicherheits- und Verteidigungsakteure lag. Über wissenschaftspolitische Plattformen wie die UN-Ozeandekade hinaus wird die neue regionale Meerespolitik so zunehmend von Fragen zu Erbe, Erinnerung und den asymmetrischen Abhängigkeiten geprägt, die scheinbar getrennte maritime Räume miteinander verbinden. Dadurch werden auch die Gründe hinterfragt, warum das Meer für Kapital, Energie, Rohstoffe, Daten und militärische Mobilität offen bleibt, Schifffahrtswege und Energiekorridore aber gesichert und Migrationsrouten kriminalisiert werden.

Zusammenarbeit im Bereich der Ozeane muss daher auch die Kosten der Aufrechterhaltung bestehender Systeme in den Blick nehmen. Sie erfordert eine Auseinandersetzung mit dem marinen Transit- und Zugangsregime – nicht nur als Bewegung über das Meer, sondern auch im Hinblick auf Arbeit, ökologische Überlebensbedingungen und die Lebenswelten, die den Ozean zu mehr als einer bloßen Route machen.

Wohin steuert die globale Meerespolitik?

Die globale Meerespolitik erfordert eine kritischere Auseinandersetzung mit den Verbindungen von Land- und Meeresräumen und geopolitischem Denken in Korridoren und Grenzräumen, sowie die Stärkung planetarischer Perspektiven. Die Diskussion über den möglichen Standort des BBNJ-Sekretariats in China zeigt, dass das BBNJ zudem eine hervorragende Gelegenheit bietet, um die globale Zusammenarbeit zu erneuern. Neben höheren Investitionen in kritisches Meereswissen, wie es die UN-Ozeandekade vorsieht, braucht es eine mutige politische Führung, die anerkennt, dass Meeresräume und maritime Dynamiken für Energiesicherheit, Ernährungssysteme, Klimaschutz und Lebensgrundlagen entscheidend sind. Der damit verbundene Reflexionsprozess ist eine Möglichkeit, die globale Zusammenarbeit im Bereich der Ozeane neu zu denken und politische Strukturen zur Bewältigung kollektiver Herausforderungen neu zu gestalten, in denen die Wechselbeziehungen zwischen Menschen, Meereslebewesen, Infrastrukturen, Märkten und unseren Lebensräumen anerkannt werden.

Zur globalen Zusammenarbeit im Bereich der Ozeane

Bonn, 1. Juni 2026. Das Inkrafttreten des UN-Hochseeschutzabkommens im Januar stärkt die multilaterale Zusammenarbeit im Bereich der Ozeane. Gleichzeitig gefährden geopolitische Entwicklungen die Ziele der UN-Ozeandekade.

Am UN-Welttag der Ozeane steht der Ozean im Zentrum eines Paradoxons. Das Inkrafttreten des Hochseeabkommens (oder BBNJ-Abkommen) am 17. Januar markierte nach zwei Jahrzehnten der Verhandlungen einen seltenen Erfolg multilateraler Zusammenarbeit: Es verleiht dem Schutz der biologischen Vielfalt und dem gerechten Vorteilsausgleich jenseits nationaler Hoheitsgewalt neues politisches Gewicht. Zugleich dominieren weiterhin archaische Narrative zur Rohstoffgewinnung, militärischen Sicherheit und territorialen Kontrolle die Betrachtung der Ozeane.

Auf den ersten Blick haben Kalaallit Nunaat/Grönland und die Straße von Hormus wenig gemeinsam. Das eine wird als arktische „Grenze“ mit schmelzendem Eis, mineralischen Ressourcen, indigener Souveränität und Großmachtrivalität imaginiert. Das andere gilt als maritimes „Nadelöhr“ – als schmaler Korridor, in dem Energievorräte, Ernährungssicherheit, Schifffahrt und militärische Bedrohungen aufeinandertreffen. Beide Betrachtungen reduzieren diese Räume auf die Kontrolle kritischer Ressourcen und strategische Zugänge.

Dies als geopolitisches Phänomen zu betrachten, greift zu kurz: Der Meeresraum wird als Infrastruktur und politisches Druckmittel neu geordnet. In Kalaallit Nunaat überlagert der Diskurs über die ökonomischen Chancen der Arktis die Auseinandersetzung mit den Selbstbestimmungsrechten der indigenen Bevölkerung und globalen Umweltbelangen. In Hormus verschärft die Blockade der Meerenge die prekären Arbeitsbedingungen von Seeleuten und hat globale Folgen, die Haushalte in der Golfregion und weit darüber hinaus treffen. Während die multilaterale Zusammenarbeit im Bereich der Ozeane an Fahrt gewinnt, kehrt die Meerespolitik zu vertrauten Mustern zurück: Militarisierung, Kontrolle von Seewegen und Ressourcengier werden gerechtfertigt mit Sorgen über strategische Bedrohungen.

Globale Meerespolitik zwischen Korridorlogik und planetarischem Denken

In der Meerespolitik galt die Hohe See lange als offener Raum, geprägt vom Spannungsverhältnis zwischen freier Bewegung und Begrenzung. Doch diese Freiheit war nie universell. Uneingeschränkte Bewegungsfreiheit hat es nie gegeben. Über Jahrtausende prägten ausgehandelte Zugangsrechte und Besteuerung maritime Ordnungen, aus denen eine „Korridorlogik“ entstand, in der Mobilität auf asymmetrischen Beziehungen beruht. In der Arktis befördert das schmelzende Eis einen „Ressourcenoptimismus“ und geostrategische Überlegungen, die die Einbettung der Region in globale gesellschaftliche und ökologische Transformationen und deren Auswirkungen auf die rund vier Millionen dort lebenden Menschen kaum berücksichtigen.

Das UN-Seerechtsübereinkommen (UNCLOS), das den rechtlichen Rahmen für alle maritimen und meeresbezogenen Aktivitäten bildet, galt als für die 1990er Jahre ungewöhnlich weitreichende Form planetarischen Denkens. Allerdings verfestigte es auch Trennungen, die zunehmend infrage gestellt werden: zwischen Oberfläche und Tiefe, Wassersäule und Meeresboden, Schifffahrtswegen und Fischgründen, Unterseekabelrouten und Militärzonen. Die verfassungspolitische Debatte in Chile um das „Maritorio“ versteht das Meer hingegen als lebendiges Territorium. Indigene, die die Arktis als ihre Heimat bezeichnen und die erneute Aufmerksamkeit für afro-asiatische maritime Verflechtungen erinnern daran, dass Meerespolitik nie allein in den Händen konventioneller Sicherheits- und Verteidigungsakteure lag. Über wissenschaftspolitische Plattformen wie die UN-Ozeandekade hinaus wird die neue regionale Meerespolitik so zunehmend von Fragen zu Erbe, Erinnerung und den asymmetrischen Abhängigkeiten geprägt, die scheinbar getrennte maritime Räume miteinander verbinden. Dadurch werden auch die Gründe hinterfragt, warum das Meer für Kapital, Energie, Rohstoffe, Daten und militärische Mobilität offen bleibt, Schifffahrtswege und Energiekorridore aber gesichert und Migrationsrouten kriminalisiert werden.

Zusammenarbeit im Bereich der Ozeane muss daher auch die Kosten der Aufrechterhaltung bestehender Systeme in den Blick nehmen. Sie erfordert eine Auseinandersetzung mit dem marinen Transit- und Zugangsregime – nicht nur als Bewegung über das Meer, sondern auch im Hinblick auf Arbeit, ökologische Überlebensbedingungen und die Lebenswelten, die den Ozean zu mehr als einer bloßen Route machen.

Wohin steuert die globale Meerespolitik?

Die globale Meerespolitik erfordert eine kritischere Auseinandersetzung mit den Verbindungen von Land- und Meeresräumen und geopolitischem Denken in Korridoren und Grenzräumen, sowie die Stärkung planetarischer Perspektiven. Die Diskussion über den möglichen Standort des BBNJ-Sekretariats in China zeigt, dass das BBNJ zudem eine hervorragende Gelegenheit bietet, um die globale Zusammenarbeit zu erneuern. Neben höheren Investitionen in kritisches Meereswissen, wie es die UN-Ozeandekade vorsieht, braucht es eine mutige politische Führung, die anerkennt, dass Meeresräume und maritime Dynamiken für Energiesicherheit, Ernährungssysteme, Klimaschutz und Lebensgrundlagen entscheidend sind. Der damit verbundene Reflexionsprozess ist eine Möglichkeit, die globale Zusammenarbeit im Bereich der Ozeane neu zu denken und politische Strukturen zur Bewältigung kollektiver Herausforderungen neu zu gestalten, in denen die Wechselbeziehungen zwischen Menschen, Meereslebewesen, Infrastrukturen, Märkten und unseren Lebensräumen anerkannt werden.

Science-policy interfaces and sustainable development: institutionally bridging the knowledge–action gap

This chapter describes science-policy interfaces (SPIs) as an opportunity to support sustainable development by bridging the knowledge-action gap and fostering evidence-based policies. The biggest challenges of sustainable development presented and discussed in previous chapters, including climate change, biodiversity loss, environmental injustice, and pandemics, are growing increasingly complex and uncertain. It has long been argued that for public interventions, such as policies, to more effectively address such problems and enhance sustainable development, structured evidence-based advice is needed.
Based on examples and theoretical knowledge from the literature, the chapter demonstrates how SPIs have the potential to fill knowledge gaps and foster concerted action on complex sustainability problems, specifically related to the environmental dimensions of sustainable development. Examples of prominent SPIs at the global scale are the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) and the Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services (IPBES), which we explore in depth later in the chapter.
The chapter also presents the scholarly discourse on the effectiveness of SPIs in brief, emphasising the importance of being aware of the benefits and limitations of SPIs and different models of formalised knowledge co-production. While many scholars advocate for a co-production model over a linear model, the literature agrees that there is no ‘one-size-fits-all’ solution for facilitating interactions and coordination between knowledge holders, policymakers, and other stakeholders to effectively enhance sustainable development and synergies between interventions. When talking about sustainable development, social-political contexts need to be considered because sustainability issues are inherently interlinked and political, as reiterated in previous chapters. This chapter emphasises that effective science-policy engagement requires a two-way, iterative knowledge exchange. This approach is essential for operationalising a co-production model that incorporates diverse perspectives and knowledge systems—an indispensable factor in addressing the complex, interlinked challenges of sustainable development. Building on the previous chapter’s exploration of the growing significance of science-policy interactions in sustainable development, we want to offer a behind-the-scenes perspective on the dynamics of major intergovernmental organisations shaping the science-policy interface.

Science-policy interfaces and sustainable development: institutionally bridging the knowledge–action gap

This chapter describes science-policy interfaces (SPIs) as an opportunity to support sustainable development by bridging the knowledge-action gap and fostering evidence-based policies. The biggest challenges of sustainable development presented and discussed in previous chapters, including climate change, biodiversity loss, environmental injustice, and pandemics, are growing increasingly complex and uncertain. It has long been argued that for public interventions, such as policies, to more effectively address such problems and enhance sustainable development, structured evidence-based advice is needed.
Based on examples and theoretical knowledge from the literature, the chapter demonstrates how SPIs have the potential to fill knowledge gaps and foster concerted action on complex sustainability problems, specifically related to the environmental dimensions of sustainable development. Examples of prominent SPIs at the global scale are the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) and the Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services (IPBES), which we explore in depth later in the chapter.
The chapter also presents the scholarly discourse on the effectiveness of SPIs in brief, emphasising the importance of being aware of the benefits and limitations of SPIs and different models of formalised knowledge co-production. While many scholars advocate for a co-production model over a linear model, the literature agrees that there is no ‘one-size-fits-all’ solution for facilitating interactions and coordination between knowledge holders, policymakers, and other stakeholders to effectively enhance sustainable development and synergies between interventions. When talking about sustainable development, social-political contexts need to be considered because sustainability issues are inherently interlinked and political, as reiterated in previous chapters. This chapter emphasises that effective science-policy engagement requires a two-way, iterative knowledge exchange. This approach is essential for operationalising a co-production model that incorporates diverse perspectives and knowledge systems—an indispensable factor in addressing the complex, interlinked challenges of sustainable development. Building on the previous chapter’s exploration of the growing significance of science-policy interactions in sustainable development, we want to offer a behind-the-scenes perspective on the dynamics of major intergovernmental organisations shaping the science-policy interface.

Science-policy interfaces and sustainable development: institutionally bridging the knowledge–action gap

This chapter describes science-policy interfaces (SPIs) as an opportunity to support sustainable development by bridging the knowledge-action gap and fostering evidence-based policies. The biggest challenges of sustainable development presented and discussed in previous chapters, including climate change, biodiversity loss, environmental injustice, and pandemics, are growing increasingly complex and uncertain. It has long been argued that for public interventions, such as policies, to more effectively address such problems and enhance sustainable development, structured evidence-based advice is needed.
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Science-policy interfaces and sustainable development: institutionally bridging the knowledge–action gap

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Based on examples and theoretical knowledge from the literature, the chapter demonstrates how SPIs have the potential to fill knowledge gaps and foster concerted action on complex sustainability problems, specifically related to the environmental dimensions of sustainable development. Examples of prominent SPIs at the global scale are the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) and the Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services (IPBES), which we explore in depth later in the chapter.
The chapter also presents the scholarly discourse on the effectiveness of SPIs in brief, emphasising the importance of being aware of the benefits and limitations of SPIs and different models of formalised knowledge co-production. While many scholars advocate for a co-production model over a linear model, the literature agrees that there is no ‘one-size-fits-all’ solution for facilitating interactions and coordination between knowledge holders, policymakers, and other stakeholders to effectively enhance sustainable development and synergies between interventions. When talking about sustainable development, social-political contexts need to be considered because sustainability issues are inherently interlinked and political, as reiterated in previous chapters. This chapter emphasises that effective science-policy engagement requires a two-way, iterative knowledge exchange. This approach is essential for operationalising a co-production model that incorporates diverse perspectives and knowledge systems—an indispensable factor in addressing the complex, interlinked challenges of sustainable development. Building on the previous chapter’s exploration of the growing significance of science-policy interactions in sustainable development, we want to offer a behind-the-scenes perspective on the dynamics of major intergovernmental organisations shaping the science-policy interface.

Science-policy interfaces and sustainable development: institutionally bridging the knowledge–action gap

This chapter describes science-policy interfaces (SPIs) as an opportunity to support sustainable development by bridging the knowledge-action gap and fostering evidence-based policies. The biggest challenges of sustainable development presented and discussed in previous chapters, including climate change, biodiversity loss, environmental injustice, and pandemics, are growing increasingly complex and uncertain. It has long been argued that for public interventions, such as policies, to more effectively address such problems and enhance sustainable development, structured evidence-based advice is needed.
Based on examples and theoretical knowledge from the literature, the chapter demonstrates how SPIs have the potential to fill knowledge gaps and foster concerted action on complex sustainability problems, specifically related to the environmental dimensions of sustainable development. Examples of prominent SPIs at the global scale are the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) and the Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services (IPBES), which we explore in depth later in the chapter.
The chapter also presents the scholarly discourse on the effectiveness of SPIs in brief, emphasising the importance of being aware of the benefits and limitations of SPIs and different models of formalised knowledge co-production. While many scholars advocate for a co-production model over a linear model, the literature agrees that there is no ‘one-size-fits-all’ solution for facilitating interactions and coordination between knowledge holders, policymakers, and other stakeholders to effectively enhance sustainable development and synergies between interventions. When talking about sustainable development, social-political contexts need to be considered because sustainability issues are inherently interlinked and political, as reiterated in previous chapters. This chapter emphasises that effective science-policy engagement requires a two-way, iterative knowledge exchange. This approach is essential for operationalising a co-production model that incorporates diverse perspectives and knowledge systems—an indispensable factor in addressing the complex, interlinked challenges of sustainable development. Building on the previous chapter’s exploration of the growing significance of science-policy interactions in sustainable development, we want to offer a behind-the-scenes perspective on the dynamics of major intergovernmental organisations shaping the science-policy interface.

Wenn Angst die Demokratie zerstört

Populisten unterscheiden sich von Demokraten vor allem in der Art, wie sie Angst instrumentalisieren. Sie glauben: Wer Angst macht, hat Macht. Und leider stimmt das. , Wer verstehen will, warum demokratische Gesellschaften heute so fragil geworden sind, muss nicht auf Migration, Globalisierung oder technologische Umbrüche schauen. Er muss auf die politische Instrumentalisierung von Angst blicken. Und die hat einen ökonomischen Kern. Neu ist, wie gezielt Angst ...

Deal or no Deal - Trump und die Grenzen der Macht

SWP - Mon, 01/06/2026 - 09:29
Moderation: Michaela Kolster

Overwhelmed: Germany’s Israel Policy after October 7th

SWP - Mon, 01/06/2026 - 09:16
Few countries have been as profoundly affected by the attacks of October 7th and the subsequent Gaza war as Germany. This is not merely a political controversy. It reflects a deeper structural problem.

Israel-Palestine Monthly Brief

European Peace Institute / News - Sun, 31/05/2026 - 00:42
Developments and Implications for Political Arrangements

Key Takeaways

May 2026 was marked by a widening gap between an increasingly detailed international transition framework for Gaza and a deteriorating situation on the ground. At the center of this disconnect lies the deadlock over disarmament and decommissioning, which is blocking progress across the broader transition agenda, including withdrawal of the Israeli Defense Forces (IDF), reconstruction, and the deployment of the National Committee for the Administration of Gaza (NCAG). On May 21, High Representative Nickolay Mladenov presented a 15-point Roadmap for Phase Two centered on reciprocity and an independent verification mechanism designed to overcome the zero-trust environment between the parties.

The Roadmap is premised on the view that reconstruction, governance transition, and Israeli withdrawal cannot be sustainably implemented while multiple armed structures continue to operate alongside civilian institutions, and therefore places gradual, Palestinian-led decommissioning under NCAG authority at the center of the transition process. In practice, however, this sequencing links progress across multiple tracks to movement on the disarmament file. Hamas has rejected two versions of the plan, citing Israel’s continued non-compliance with key ceasefire and Phase One obligations, including restricted aid flows and border crossings, persistent military strikes, and the expansion of control beyond the Yellow Line established under the Sharm el-Sheikh arrangement. Hamas has also questioned the absence of a sufficiently defined political horizon, arguing that the Roadmap specifies detailed obligations on decommissioning while providing less clarity on the political steps that would lead to Palestinian statehood. Meanwhile, in the West Bank, a nine-country joint statement condemned construction in the E1 area amid record settler violence, and Israel’s interception of the Global Sumud Flotilla exposed fractures within the Israeli government. The overall trajectory points toward a hardening partition of Gaza, accelerating de facto annexation of the West Bank, and a widening gap between the peace framework’s ambition and its ability to deliver.

Main Developments

● Mladenov presents a 15-point Roadmap to the Security Council, demanding both sides act. On May 21st, High Representative Mladenov briefed the Security Council with a 15-point “Roadmap to Complete the Implementation of President Trump’s Gaza Comprehensive Peace Plan.” Built on the principle of reciprocity, each step by one side triggers a corresponding step by the other, verified by an independent committee before the next is taken. Mladenov stressed that despite months of consultations with various factions, Hamas has not accepted the framework. He urged the Security Council to “use every means at its disposal” to press Hamas to disarm and Israel to honor its ceasefire obligations, warning, “It is a deteriorating status quo or a new beginning, there is no third option.”

● Gaza ceasefire holds, but violations mount; humanitarian gains remain fragile. In the seven months since the October 2025 truce, over 2,400 Israeli violations have been documented, and at least 856 Palestinians have been killed. Mladenov acknowledged limited improvements but said 85% of Gaza’s buildings are damaged or destroyed, 70 million tons of rubble remain, and 80% of working-age Palestinians are unemployed. Humanitarian leaders from Save the Children and Refugees International however noted that aid deliveries remain far below the 600 trucks per day stipulated in the peace plan. Since March 2025, Israel has blocked UNRWA from directly bringing humanitarian personnel and aid into Gaza. The agency’s health director warned that the spread of rodents and infections signals the “near collapse” of Gaza’s health system.

● Israel killed Hamas’s military chief in Gaza City airstrike. Israel’s killing of al-Qassam Brigades commander Izz al-Din al-Haddad on May 15th was followed just 11 days later by a strike targeting his successor, Mohammed Ouda, on the eve of Eid al-Adha on May 26th. Simultaneously, systematic strikes on Hamas’s police force, with 42 officers killed since the ceasefire, suggest Israel is pursuing unilateral military disarmament rather than engaging with the roadmap’s reciprocal framework.

● Shin Bet chief meets Dahlan in Abu Dhabi to discuss Gaza governance. Shin Bet director David Zini met Mohammed Dahlan, a former Fatah security chief and long-time adviser to UAE President Mohammed bin Zayed, in Abu Dhabi in late May. The meeting focused on postwar governance arrangements for Gaza, with Israeli, American, and Arab officials exploring Dahlan as a potential figure to lead or broker a transitional administration. This could signal the exploration of governance alternatives to both transitional NCAG and the Palestinian Authority (PA) leadership under President Mahmoud Abbas, Dahlan’s bitter rival who expelled him from Fatah in 2011. If it gains traction, the Dahlan channel could reshape the political landscape but also deepen Palestinian factional fragmentation.

● Israel–Lebanon talks continue amid efforts to reinforce a fragile US-brokered ceasefire. On June 2nd and 3rd, Israeli and Lebanese officials held a fourth round of direct talks in Washington focused on strengthening deescalation arrangements and exploring phased measures to reduce hostilities. Proposals under discussion reportedly include the establishment of “pilot zones” where hostilities would cease, Israeli forces would withdraw, and the Lebanese Armed Forces would deploy, with the aim of gradually expanding these arrangements across southern Lebanon. Despite diplomatic engagement and US efforts to prevent escalation, Israeli military operations have continued in southern Lebanon, while Hezbollah has maintained its rejection of any arrangement that does not include a comprehensive halt to Israeli operations throughout Lebanon.

● Nine Western nations condemn settlements and warn against E1 construction. The UK, France, Germany, Italy, Canada, Australia, New Zealand, Norway, and the Netherlands issued a joint statement on May 22nd condemning settlement construction in the E1 area as a “serious breach of international law,” warning that it would further fragment the West Bank by linking Ma’ale Adumim to East Jerusalem and undermining the territorial contiguity of a future Palestinian state. The statement warned businesses against bidding for E1 tenders. With over 760 documented incidents (an average of six per day) and 2,000 Palestinians displaced, 2026 has already surpassed 2025 as the deadliest year for settler attacks.

● Global Sumud Flotilla is intercepted; Ben Gvir’s treatment of activists sparks crisis. Israeli forces intercepted over 60 boats that were part of a Gaza-bound aid flotilla in international waters, detaining some 420 activists. A video showing National Security Minister Ben Gvir taunting detainees drew condemnation from ten foreign ministers, Netanyahu himself, and the United States. Separately, the UN’s Secretary-general’s annual report on conflict-related sexual violence included Israeli armed and security forces in its list of parties credibly suspected of patterns of sexual violence in conflict, citing verified cases primarily involving Palestinian detainees in detention and prison facilities.

● US political support for Israel continues eroding. Declining American public support for Israel is increasingly translating into policy friction. The once-assured annual military aid package is now subject to debate across party lines, while Washington appears reluctant to endorse renewed large-scale operations in Gaza to break the disarmament impasse. Instead, US policymakers are reportedly giving greater consideration to a contingency approach that would allow elements of the transition framework to proceed in areas outside Hamas’s control. The Board of Peace’s $70 billion reconstruction plan nevertheless faces an urgent liquidity crisis, with disbursements far below commitments.

Structural Dynamics

From a stalled 15-point Roadmap to a partition trajectory: Mladenov’s warning that the Board of Peace may “explore alternative modalities” if both sides refuse to engage and agree to the 15-point Roadmap signals a possible pivot toward partial implementation in areas outside Hamas control and beyond the territory held by the IDF west of the so-called Yellow Line. Increasingly referred to as the “Orange Zone,” these areas fall under the control of Israeli-backed militias. While potentially pragmatic, such a contingency would risk formalizing Gaza’s fragmentation rather than resolving it, resulting in a de facto partition between Israeli-controlled buffer zones in the north and east, a Hamas-administered enclave in the center, and an Orange Zone stranded between them.

Escalating military operations since Mladenov’s Security Council briefing: In parallel, the pattern of Israeli military operations since Mladenov’s May 21st briefing suggests an effort to achieve through force what the Roadmap seeks to accomplish through negotiation. Israel has stepped up its attacks in Gaza since the US–Iran ceasefire took effect. This includes the systematic elimination of Hamas’s military command with al-Haddad and Mohammed Odeh’s killings, the degradation of its governance capacity through renewed strikes on police and administrative structures, and renewed attacks on alleged weapons caches. Together, these actions bypass the Roadmap’s phased, Palestinian-led decommissioning process. The strategic risk is considerable: if Hamas concludes that engagement with the Roadmap offers no protection against military dismantlement and targeted killings, it will have little incentive to participate and engage in negotiations to dismantle its military wing.

Accelerating de facto annexation: The West Bank is experiencing a convergence of legal, administrative, and vigilante actions that collectively accelerate annexation. The E1 tender, if construction proceeds, would physically sever the northern and southern West Bank, a move the nine-country joint statement explicitly flagged as a “decisive blow” to the viability of a two-state solution. Settler violence in 2026 has already surpassed the entirety of 2025, and Israel’s February 2026 registration of West Bank lands as “state property” formalizes administrative control in ways that are increasingly difficult to reverse, regardless of any future political agreement.

The Lebanon track’s fragile promise: The Israel–Lebanon peace talks represent the most significant diplomatic opening on any front, but they rest on precarious foundations. The 45-day ceasefire extension buys time, yet Israeli strikes killing 22 people including civilians during the truce period undercut its credibility. Hezbollah’s categorical rejection of the talks mean that any agreement between Israel and the Lebanese government may face significant implementation challenges if contested by the country’s most powerful armed actor. The Pentagon coordination meeting on May 29th is a critical test. If it can produce a credible withdrawal timeline, the talks may survive into a substantive phase. Without it, the Lebanon track risks following the Gaza ceasefire into indefinite stalemate.

Shifting US political constraints and potential openings: May’s events confirmed that the bipartisan consensus on unconditional US support for Israel is fragmenting. Reports on June 1st signal that even the most pro-Israel administration in decades sees Israeli unilateralism as a political liability. The flotilla crisis deepened the rift, with Washington joining the chorus of condemnation against Ben Gvir. Yet structural constraints persist: Congress continues to fund military aid, and the Board of Peace framework gives Israel effective veto power over Gaza’s governance transition. The emerging US posture is one of rhetorical distance without material consequences, a gap that Israeli leaders have proven adept at exploiting. Israel-Palestine Monthly Brief May 2026

Recommendations

Regional and international actors, should:

1. Endorse and operationalize the Implementation Verification Committee envisioned in Mladenov’s 15-point Roadmap, with a Security Council mandate to report publicly on ceasefire violations and implementation progress by both parties, breaking the cycle of unaccountable breaches and building the trust infrastructure that the Roadmap’s reciprocity model requires.

2. Coordinate a unified European and allied diplomatic response to E1 construction, including concrete measures such as investment screening for settlement-linked enterprises and enhanced support for Palestinian communities facing displacement in Area C and the Jordan Valley.

3. Press for Hezbollah’s inclusion, directly or through Lebanese government channels, in the substantive phase of Israel–Lebanon negotiations, recognizing that any durable agreement requires buy-in from the principal armed actor.

4. Demand an immediate halt to targeted killings during the ceasefire period, framing the systematic elimination of Hamas commanders and police as fundamentally incompatible with the Roadmap’s reciprocity principle, and condition further reconstruction disbursements on verified Israeli compliance with ceasefire obligations and NCAG’s access to the territory.

Indicators to Watch

  • Pentagon military coordination meeting (May 29th) and fourth round of Israel–Lebanon talks in Washington (June 2nd–3rd): Watch for whether a credible Israeli withdrawal timeline from southern Lebanon emerges and substantive issues beyond ceasefire extension are addressed.
  • Dahlan governance track: Watch for whether the Shin Bet–Dahlan channel produces a concrete proposal, how the NCAG and the PA respond to this, and whether Arab states coalesce around a Dahlan-brokered alternative transitional framework for Gaza.
  • E1 construction timeline: Watch for whether tenders advance and whether international pressure produces any Israeli policy adjustment.
  • NCAG entry into Gaza: Watch for any movement on the committee’s ability to establish a physical presence and begin governance operations and whether the Board of Peace supports partial implementation in non-Hamas “Orange Zone” areas.
  • Palestinian legislative elections: Watch for whether the momentum from April 25th local elections and Fatah’s 8th Convention catalyzes broader demands for national-level elections, particularly from independent and reform-oriented constituencies.

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This document was prepared by IPI Consultant Jaser Abu Mousa with editorial support from IPI. The statements made and views expressed are solely the responsibility of the author and do not represent those of IPI.

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