Petite révolution dans la sphère médiatique française. En 2025, la personnalité la plus médiatisée du pays n’est pas le président de la République en exercice. Pour la première fois depuis le lancement de cette étude en 2013, il s’agit du président américain Donald Trump.
Ce constat a été dressé par l’entreprise Tagaday, une plate-forme de veille sur les médias, qui publie ses résultats dans un article de Ouest-France. Dans le détail, Donald Trump « a vu son nom écrit ou prononcé dans près d’un million de contenus en 2025 (précisément 947 294) contre 671 125″ pour Emmanuel Macron, écrit le quotidien.
Bayrou, Poutine, Retailleau…Dans le reste du top 5, on retrouve l’ancien Premier ministre François Bayrou, le président russe Vladimir Poutine et l’ex-ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau. Dans le top 20, seulement deux femmes : la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale Marine Le Pen (8e) et la chanteuse Santa (19e).
Ailleurs dans le classement, largement dominé par la politique (trente figures politiques nationales et étrangères dans le top 50), Kylian Mbappé est le premier sportif (13e). Cinq autres personnalités du sport sont présentes, contre douze issues de la culture et des médias et deux du monde économique et des affaires.
Pour mener à bien ce classement, Tagaday a analysé informatiquement plus de 5 000 programmes d’informations (diffusés par 410 chaînes et stations TV/radio pour une moyenne de 2 400 heures quotidiennes) et 3 000 publications de presse écrite (papier et en ligne), du 1er janvier au 15 décembre.
Écharpes aux couleurs du drapeau de l’Algérie autour du cou, les députés exultent. Mercredi soir, ils ont voté à l’unanimité une loi criminalisant la colonisation française sur leurs terres, entre 1830 et 1962. Le contenu de ce texte fait porter à l’État français « la responsabilité juridique de son passé colonial (…) et des tragédies qu’il a engendrées ». Il atteste « noir sur blanc » que l’Algérie exige des « réparations » mais surtout des « excuses » de la part de la France, point névralgique des vives tensions entre les deux pays depuis des années.
Les diplomates français espéraient meilleur cadeau sous le sapin. Surtout, ils pensaient avoir réchauffé leurs relations avec Alger depuis la libération de Boualem Sansal en novembre. « La France n’a pas vocation à commenter la politique intérieure algérienne, mais ne peut que déplorer une initiative manifestement hostile à la fois à la volonté de reprise du dialogue franco-algérien, et à un travail serein sur les enjeux mémoriels entre nos deux pays », a glissé un porte-parole du Quai d’Orsay juste avant le réveillon.
Mercredi soir, le parlement algérien a adopté à l’unanimité une loi qui classe la colonisation française en Algérie comme « crime d’État ». Alors qu’Alger réclame des indemnisations, Paris regrette « une initiative manifestement hostile, à la fois à la volonté de reprise du dialogue franco-algérien, et à un travail serein sur les enjeux mémoriels ». L’historien Benjamin Stora, auteur de France/Algérie : Anatomie d’une déchirure aux éditions Les Arènes, croit toujours qu’un chemin vers la réconciliation, bien qu’il soit semé d’embûches, existe.
On pensait que les relations s’étaient un peu réchauffées entre les deux pays avec la libération de Boualem Sansal… Que s’est-il passé depuis ?
Du haut de ses 11 m, le sapin de verre géant rayonne comme chaque hiver sur l’une des places les plus emblématiques de la ville, jouant des effets de miroirs et de lumière. « Une vision artistique durable et sobre » de Noël à la mode Pierre Hurmic.
Le maire écologiste de Bordeaux, qui avait fait polémique en 2021 en refusant d’installer un « arbre mort » pour Noël, n’a pas changé d’avis. Pour le reste, l’élu vert, soucieux de paraître « réaliste », a mis de l’eau dans son vin. Même si, sur la sécurité, l’attraction de la ville, les embouteillages et le logement, son bilan fait débat.
Au cours de sa longue carrière politique, Jean-Luc Mélenchon s’est souvent réinventé. Départ du PS puis création de mouvements, changement doctrinal, relooking vestimentaire… L’homme est un habitué de la transformation. Depuis quelque temps, le chef de file de La France insoumise a perdu du poids. Anecdotique en apparence, cette information au doigt mouillé est un signe qui ne trompe pas pour les mélenchonistes. « Il est à 1,5 kg de son poids de candidat ! » s’exclame même un député LFI, l’œil sur la balance. Comme les boxeurs avant les grands combats, le tribun affûte sa silhouette à un an et demi de l’élection présidentielle, qu’il imagine en forme de duel entre l’extrême droite et lui. Mais pas seulement.
En caméléon, il brosse petit à petit un profil apaisé et souriant ces dernières semaines, pour tenter d’installer l’image d’un candidat antisystème plus rassembleur que ce que les sondages lui promettent. Pour l’heure, le tribun figure régulièrement en tête des personnalités politique les plus « détestées » des Français.
Comme un quart de finale en Ligue des champions, une campagne pour les élections municipales n’est jamais jouée d’avance. Favori du scrutin à Lyon en mars prochain, Jean-Michel Aulas est donné depuis plusieurs semaines en tête des intentions de vote. Un nouveau sondage Opinionway pour LyonMag et Espace Radio semble confirmer son statut : le candidat soutenu par la droite et le centre est crédité de 46 % des voix si le scrutin devait avoir lieu ce dimanche.
Mais pour la première fois, son score est stable voire à la baisse (46 % contre 47 % selon une autre enquête OpinionWay en octobre) après une nette progression ces derniers mois (il était donné à 34 % en mars dernier dans un sondage Elabe).
Surtout, le candidat ciottiste soutenu par le RN Alexandre Dupalais progresse et atteint pour la première fois les 10 %. Il serait donc en mesure de rejoindre le maire sortant écologiste Grégory Doucet (25 %) au second tour. En quatrième position avec 9 %, la candidate insoumise Anaïs Belouassa-Cherifi échouerait de peu à se qualifier pour le second tour.
OpinionWay ne teste qu’une seule hypothèse pour le second tour : un duel entre Jean-Michel Aulas et Grégory Doucet. L’ancien patron de l’Olympique Lyonnais en sortirait vainqueur avec 60 % des voix.
Inquiétude pour Bruno Bernard à la métropoleL’enquête pour LyonMag et Espace Radio porte aussi sur les élections métropolitaines. Pour ce scrutin, Véronique Sarselli (LR et soutenue par Jean-Michel Aulas) obtiendrait 35 % des voix. À la deuxième place, le président écologiste sortant Bruno Bernard, à la tête d’une liste d’union de la gauche sans LFI, serait à égalité avec la députée RN Tiffany Joncour, créditée de 22 % des intentions de vote. Le député insoumis Idir Boumertit, lui obtiendrait 12 %.
Au second tour, en cas de triangulaire Bernard-Sarselli-Joncour, la candidate de droite remporterait l’élection avec 43 % des voix. Bruno Bernard obtiendrait lui 34 %, loin des 42 % qu’il avait obtenu en 2020. Quant à la députée d’extrême droite Tiffany Joncour, elle progresserait très légèrement avec un score de 23 %.
Sondage OpinionWay pour Lyon Mag et Radio Espace réalisé du 8 au 12 décembre 2025. Échantillon de 600 personnes inscrites sur les listes électorales à Lyon issu d’un échantillon de 677 personnes, représentatif de la population lyonnaise âgée de 18 ans et plus. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de zone de résidence.
Qui imagine le général de Gaulle dans une auto-tamponneuse ? Mi-décembre, Xavier Bertrand s’est offert une virée sur piste à bord d’une petite monoplace grise, à l’occasion d’un déplacement sur le marché de Noël d’Amiens (Somme), tamponnant (avec retenue) des collaborateurs. Vidéo postée illico sur ses réseaux sociaux.
Trois jours plus tôt, le président (LR) de la région Hauts-de-France se mettait déjà en scène en train de préparer lui-même son propre hamburger depuis les cuisines d’un Burger King tout juste ouvert à Aulnoy-lez-Valenciennes (Nord). Charlotte hygiénique et casquette de l’enseigne vissée sur la tête.
L’interdiction faite à Thierry Breton de séjourner aux États-Unis continue d’agiter la classe politique française. Emmanuel Macron a dénoncé une « intimidation ». De son côté, l’expert en relations internationales Bertrand Badie estime que la décision de Donald Trump est humiliante et que la réponse n’est pas à la hauteur. Un jour, l’Europe saura réagir de façon plus solide, espère le professeur émérite à Sciences-po.
Thierry Breton, ex-commissaire européen, se retrouve aujourd’hui persona non grata aux États-Unis, au même titre que des individus liés au terrorisme ou bien des personnes sous sanctions financières. Comment interpréter une telle décision ? N’est-elle pas lourde de sens ?
Avant une avalanche de victoires à Lyon, Strasbourg et Bordeaux en 2020, les Verts avaient fait grand bruit en 2014 en conquérant la capitale des Alpes. Éric Piolle y a gagné ses galons de premier écologiste à décrocher une grande ville française (160 000 habitants).
Mais après deux mandats marqués par l’ombre du narcotrafic, l’élu ne rempile pas. Désireux de s’investir « autour de la présidentielle » en rompant avec le discours « donneur de leçon » et « sauveur de la planète » de certains membres de la famille EELV, il défend son bilan à l’échelle locale.
La classe politique française, y compris le président de la République, a condamné mercredi la décision de l’administration Trump d’interdire de séjour l’ancien commissaire européen Thierry Breton pour sa volonté de réguler les grandes plateformes technologiques, y voyant une atteinte à la souveraineté européenne.
Sur X ce mardi après-midi, Emmanuel Macron dit s’être entretenu avec Thierry Breton et l’aurait « remercié pour le travail considérable accompli au service de l’Europe », écrit-il.
« Nous ne céderons rien et nous protègerons l’indépendance de l’Europe et la liberté des Européens », poursuit le président de la République.
« La France dénonce les décisions de restriction de visa prises par les États-Unis à l’encontre de Thierry Breton et de quatre autres personnalités européennes. Ces mesures relèvent de l’intimidation et de la coercition à l’encontre de la souveraineté numérique européenne. », a déclaré quelques heures plus tôt sur X le président.
« Sanction scandaleuse »La réglementation européenne en matière numérique « s’applique en Europe pour garantir une concurrence loyale entre les plateformes, sans viser aucun pays tiers, et pour faire respecter en ligne les règles qui s’imposent déjà hors ligne », a-t-il rappelé.
« Nous ne sommes pas une colonie des États-Unis ! Nous sommes Européens, nous devons défendre nos lois, nos principes, nos intérêts. Cette sanction scandaleuse contre Thierry Breton rend hommage à son combat pour notre souveraineté », a tempêté l’eurodéputé social-démocrate Raphaël Glucksmann sur X.
L’administration Trump a annoncé mardi des sanctions, sous la forme d’une interdiction de séjour aux États-Unis, contre cinq personnalités européennes engagées pour une stricte régulation de la tech et contre la désinformation en ligne, dont Thierry Breton qui a lui-même dénoncé un « vent de maccarthysme ».
Commissaire au Marché intérieur de 2019 à 2024, le Français avait été l’artisan de la directive européenne sur les services numériques (DSA) qui impose aux plateformes des régulations, comme le signalement de contenus problématiques, jugées par les États-Unis comme une atteinte à la liberté d’expression.
« L’administration Trump se trompe sur le fond »« Cette décision est d’une gravité extrême. La France et l’Union européenne doivent réagir de manière immédiate à cette attaque sans précédent contre notre souveraineté », a renchéri le secrétaire général du Parti socialiste Pierre Jouvet, toujours sur le réseau social d’Elon Musk.
Pour l’eurodéputée (Horizons) Nathalie Loiseau, « ne nous y trompons pas : derrière cette mesure, c’est la souveraineté des Européens à décider de leurs lois et à les faire appliquer qui est attaquée ».
Du côté du Rassemblement national (RN), les réactions sont plus mitigées. « Je pense que l’administration Trump non seulement se trompe sur le fond, mais se trompe sur l’image qu’elle renvoie des États-Unis au monde entier », a affirmé son vice-président Sébastien Chenu sur RTL.
Mais deux eurodéputées RN ont montré de la compréhension vis-à-vis de la décision américaine. « Thierry Breton avait menacé (en 2024) le propriétaire du réseau social de (faire) respecter les règlementations de l’UE. Un visa enlevé un an et demi après, ils ont fait preuve de beaucoup de patience ! », a jugé ainsi Virginie Joron en référence aux différends entre Elon Musk et l’UE.
Les États-Unis « ne se sacrifieront pas pour un continent sans libertés où l’on annule même des élections », en référence à la présidentielle roumaine, a renchéri Catherine Griset.
Dans la nouvelle halle du marché des Quatre Routes à Drancy, ce mardi matin, les conversations portent davantage sur les fêtes de fin d’année que sur la politique. De nombreux chalands, pressés, sont venus faire leurs emplettes pour le réveillon de Noël. Mais l’information a tout de même fait le tour de la ville. Aude Lagarde (UDI) a annoncé lundi dans les colonnes du Parisien qu’elle ne briguerait pas un nouveau mandat en mars 2026.
Maire de cette commune de 71 000 habitants depuis 2017, elle s’était mise en retrait au début de l’année pour des « raisons de santé ». L’annonce de son renoncement pose la question d’un éventuel retour de son prédécesseur et mari, Jean-Christophe Lagarde (UDI), qui dirigea Drancy entre 2001 et 2017. Ce dernier, condamné fin 2022 à une peine d’inéligibilité de deux ans pour avoir octroyé un emploi fictif à sa belle-mère, veut se laisser le temps avant d’annoncer son choix.
Ils étaient nombreux au Théâtre du Luxembourg, à Meaux, à se réjouir du dialogue interreligieux. Même si quelques voix discordantes s’interrogeaient sur le calendrier, à trois mois des municipales. « Cela n’a strictement rien à voir avec les élections qui arrivent. Nous fêtons cette année le 120e anniversaire de la loi du 9 décembre 1905 sur la laïcité », se défend Jean-François Copé, le maire (LR) de la première ville de Seine-et-Marne (plus de 56 000 habitants).
Mercredi 17 décembre au soir, l’enceinte culturelle accueillait les premières « Rencontres des religions et de la laïcité », organisées par le Comité interreligieux de Meaux, créé en début d’année. Un événement destiné à réunir les représentants des principaux cultes implantés à Meaux, autour de stands pédagogiques.
Il est de ces jours où le besoin de vacances se fait ressentir, même à l’Assemblée nationale. Moins d’une heure avant de se pencher sur le projet de loi spéciale sur le budget — adopté définitivement par les deux chambres — Marine Le Pen a profité, ce mardi 23 décembre, d’une séance de questions au gouvernement pour réclamer une trêve : « Monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, chers collègues et chers collaborateurs de notre institution, je vous souhaite à tous… un très joyeux Noël ! » Avant d’enjoindre à ses interlocuteurs de profiter de la trêve des confiseurs, pour faire « une pause dans le combat politique ».
Nul ne sait si le souhait sera exaucé, tant le calendrier se resserre pour que Sébastien Lecornu puisse adopter un budget au début de l’année 2026. Mais dans ces périodes de tumultes parlementaires, le message a suffi à ce que le Premier ministre retrouve le sourire, avant, à son tour, de faire preuve de malice à l’égard de la présidente des députés RN : « Je me demande où est-ce que vous trouvez toute cette énergie ! (en référence au passage moqué de Jordan Bardella dans l’émission « Quelle époque » sur France 2) ». Un moment hors du temps… et bien loin de la réalité d’un hémicycle assommé par les débats.
La loi spéciale adoptée à l’unanimité. Ce mardi, les deux chambres du parlement ont voté en faveur de ce texte, qui permet de continuer à financer provisoirement l’État, avant la reprise en janvier des débats pour l’adoption du budget 2026. Le projet de loi avait été déposé par le gouvernement après l’échec de la commission mixte paritaire députés-sénateurs.
La loi spéciale, qui reconduit temporairement le budget de 2025, permet de lever l’impôt et de payer les fonctionnaires. Mais elle ne comprend pas de dépenses nouvelles, y compris sur la défense, érigée en priorité face à la menace russe.
L’Assemblée nationale, sans majorité, est fracturée depuis la dissolution de 2024. Déjà, l’an dernier, l’exécutif avait recouru à une loi spéciale après la chute du gouvernement de Michel Barnier. Les deux textes budgétaires 2025 avaient finalement été approuvés en février.
« Prendre le temps de bâtir un bon budget » n’est « pas une faiblesse », a déclaré Sébastien Lecornu ce mardi soir lors d’une allocution solennelle depuis le perron de Matignon. « Il faut donc un budget en janvier et notre déficit doit être réduit à moins de 5 % du PIB en 2026. Je reste persuadé que cela est possible, si les calculs politiques sont mis de côté, le parlement prendra ses responsabilités, le gouvernement aussi », a poursuivi le Premier ministre.
Sébastien Lecornu a énuméré cinq thèmes sur lesquels il entend rechercher un accord avec les différents groupes politiques : agriculture, collectivités locales, logement, outre-mer et « avenir et jeunesse ».
Profondes divergencesLe dialogue privilégié engagé par le locataire de Matignon avec le Parti socialiste (PS) a certes permis l’adoption du budget de la Sécurité sociale pour 2026, au prix de concessions sur son financement et sur les retraites.
Mais les profondes divergences entre l’Assemblée nationale et le Sénat, hostile à tout prélèvement supplémentaire, ont empêché l’approbation du second texte budgétaire, celui sur le financement de l’État. Un « léger décalage horaire » entre les deux chambres, a imagé Sébastien Lecornu ce mardi devant l’Assemblée nationale. Un propos mal pris par certains sénateurs.
Les parlementaires se retrouveront donc en début d’année pour de nouvelles joutes sur ce texte, alors que la France est confrontée à un endettement croissant et que les discussions n’ont pas permis de dessiner une trajectoire de réduction des déficits.
Le gouvernement voudrait une nouvelle lecture du budget en commission à l’Assemblée nationale dès le 5 ou 6 janvier, mais selon l’entourage du président de la Commission des Finances, Éric Coquerel (LFI), ce sera plutôt le 8 ou le 9, avant le débat dans l’hémicycle à partir du 13.
La surtaxe sur les grandes entreprises remise sur la tableSébastien Lecornu a reçu dimanche et lundi les forces politiques, à l’exception de La France insoumise et du Rassemblement national, pour tenter d’avancer vers un compromis.
« Nous avons du Sénat un texte qui est à 5,3 % de déficit public. L’objectif partagé à gauche et à droite est de 5 %, ça veut dire neuf milliards d’écart » sur lequel il faut se mettre d’accord, entre augmentation de la fiscalité et baisse des dépenses, a résumé ce mardi le ministre des Relations avec le parlement, Laurent Panifous.
Le gouvernement va remettre sur la table la surtaxe sur les grandes entreprises, supprimée par le Sénat, mais il a enterré la réforme de la TVA des autoentrepreneurs, rejetée par les deux chambres.
Sorte de « rustine » législative, la loi spéciale a un coût qui va encore un peu plus plomber le budget. Amélie de Montchalin, la ministre de l’Action et des Comptes publics, estimait en juin qu’elle reviendrait à « 12 milliards d’euros, minimum ». Une « fourchette basse », selon son entourage, interrogé fin novembre.
Sébastien Lecornu poussé à recourir au 49.3 ?Si le parlement ne parvenait pas à voter un budget en janvier, alors la pression serait de plus en plus forte sur le gouvernement pour recourir au 49.3, qui permet de faire adopter un texte sans vote, sauf motion de censure.
Écarté par le Premier ministre à la demande des socialistes, il est évoqué avec insistance par des responsables de droite et du bloc central, qui lui demandent de revenir sur son engagement. Il faudrait alors pour le gouvernement nouer avec le PS un accord de non-censure. De fait, une motion de censure (289 voix) ne peut être adoptée sans les voix des socialistes.
Pour l’exécutif, cet objectif semble plus atteignable qu’une approbation du budget, qui nécessiterait non seulement une abstention des socialistes mais aussi celle d’une partie des écologistes et des communistes.
« Je suis très opposée à l’utilisation du 49.3 », a répété la présidente de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet, à l’issue du vote des députés. « Il faut que nous travaillions pour trouver le chemin du compromis ». Un vœu pieux ?
Les élections municipales de mars prochain attisent les tensions politiques à Nîmes. Sophie Roulle, ancienne adjointe à la culture de la ville gardoise, a annoncé ce mardi sur Facebook qu’elle déposait une plainte pour « injure calomnieuse à caractère sexiste ».
« Suite à la publication nauséabonde et misogyne diffusée ce matin, j’ai décidé, avec mon avocat, de déposer plainte pour injure calomnieuse à caractère sexiste », a indiqué celle qui avait été évincée de la majorité municipale, en mars dernier, après son ralliement à Julien Plantier, candidat aux municipales pour la liste Nîmes Avenir.
Dans un montage photo diffusé sur les réseaux sociaux, Sophie Roulle apparaît grimée en « bonne de Julien Plantier ». Désormais supprimé, ce post apparaissait en commentaire d’une publication du média local Objectif Gard.
« Je n’ai évidemment rien contre les bonnes, elles ont très certainement plus d’éthique et de dignité que certains qui se croient autorisés à salir les femmes par leurs propos ! », précise Sophie Roulle, estimant que « le débat démocratique mérite mieux que l’injure, le sexisme et l’anonymat ».
« Celles et ceux qui se livrent à ce type d’attaques pensent sans doute pouvoir me décourager dans mon engagement politique. Ils se trompent lourdement. Bien au contraire, ces méthodes indignes ne font que renforcer ma détermination à agir au service de l’intérêt général et des valeurs républicaines », écrit encore Sophie Roulle.
L’ancienne élue demande aux responsables politiques locaux de « tenir leurs troupes », afin de « garantir un débat public respectueux et à la hauteur des enjeux ».
Il est le cinquième à entrer dans la course. Dans un communiqué diffusé lundi 22 décembre et consulté par Le Parisien, le conseiller municipal Horizons Philippe Klein a officiellement annoncé sa candidature à la mairie d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), en vue des élections municipales de 2026.
Dans les urnes, Philippe Klein sera face à la maire sortante Sophie Joassins (UDI), Jean-Louis Geiger (RN), Marc Pena (PS) et Julie Boronad (LFI).
Référent local du parti Horizons, Philippe Klein était jusqu’à présent le chef de file du groupe d’opposition « Aix Autrement » au conseil municipal. En février 2025, il s’est affranchi de l’élue Renaissance Anne Laurence Petel, dont il avait pourtant été le bras droit durant la campagne municipale de 2020, pour fonder ce groupe.
« Un cap exigeant et équilibré »Cet avocat de profession dit vouloir « proposer un cap exigeant et équilibré pour Aix-en-Provence, conciliant qualité de vie, attractivité économique, transition écologique et cohésion entre les générations ».
Pour y parvenir, Philippe Klein veut notamment faire de la sécurité « une priorité municipale », avec une « présence renforcée (des forces de l’ordre) sur le terrain » et une « tolérance zéro » face aux « troubles du quotidien ».
Le candidat investi par le parti d’Édouard Philippe promet également « rigueur et transparence dans la gestion des finances locales », « sans augmentation des impôts locaux, voire en les baissant ».
Sur le plan environnemental, enfin, il entend faire d’Aix-en-Provence « la ville la plus avancée en matière de lutte contre le réchauffement climatique », notamment en mettant fin à « l’ère de la bétonnisation incontrôlée ».
Le maire (sans étiquette) de Chessy reste campé sur ses positions. Olivier Bourjot, qui refuse de célébrer un mariage entre une Finlandaise et un Algérien en situation irrégulière, n’a pas respecté une décision du tribunal judiciaire de Meaux, prise en référé.
C’est ce qu’a constaté un huissier de justice ce mardi 23 décembre, en se rendant à la mairie de Chessy. « Les bans n’ont pas été publiés. Dans les jours qui viennent, je vais demander à cet huissier de signifier une sommation à la mairie. Et si rien ne bouge, je saisirai un juge de l’exécution du tribunal judiciaire, pour qu’il prononce une astreinte financière », indique Me Elsa Hug, l’avocate des fiancés.
Les bans annonçant l’union de cette femme de 49 ans et de cet homme de 39 ans, qui habitent la commune de Chessy, auraient dû être publiés vendredi dernier maximum. Et ce, conformément au délibéré du tribunal judiciaire de Meaux en date du 10 décembre, que les fiancés avaient saisi en référé.
Le maire ne fait pas de commentaireOpposés depuis des mois à ce mariage, qu’ils estiment arrangés, le maire de la commune et ses sept adjoints ont démissionné de leurs fonctions le samedi 13 décembre. Sauf que, deux jours plus tard, la préfecture de Seine-et-Marne a refusé leurs démissions. Et ce, dans le but « de prévenir toute perturbation éventuelle du fonctionnement de la commune » et de « préserver la continuité de la vie communale, particulièrement à l’approche des prochaines élections municipales. »
La préfecture avait également expliqué que « la célébration éventuelle de ce mariage est sans incidence sur la situation administrative de l’intéressé : elle ne confère aucun droit au séjour et ne fait pas obstacle à l’exécution d’une mesure d’éloignement, y compris vers l’Algérie, dès lors que les autorités consulaires délivreraient un laissez-passer ».
En février 2022, le fiancé - sans-papiers - avait fait l’objet d’une OQTF (Obligation de quitter le territoire français). Une mesure qui n’est aujourd’hui plus valide. Joint ce mardi, Olivier Bourjot ne souhaite pas faire de commentaire.
Il avait été discrètement adopté, mais restera lettre morte. Dans la loi spéciale adoptée ce mardi matin en commission des Finances de l’Assemblée nationale, le président de l’instance Éric Coquerel (LFI) a fait voter un amendement visant à indexer sur l’inflation − soit à hauteur de 1 % − les tranches du barème de l’impôt sur le revenu. Pourtant la mesure ne figurera pas dans le texte final - que l’Assemblée nationale et le Sénat devraient adopter à l’unanimité dans l’après-midi.
En effet, selon nos informations, la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a décidé dans la foulée - comme elle l’avait fait l’an passé - de déclarer irrecevable l’amendement, comme 14 des 19 autres déposés dans la matinée. Arguant, précise l’entourage de la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, que « la loi spéciale ne permet que d’assurer la continuité de l’État » grâce à trois articles (visant à percevoir les impôts existants, à payer les fonctionnaires et emprunter sur les marchés).
Une décision du Conseil d’ÉtatPour prendre sa décision, Yaël Braun Pivet s’en est remise à une décision du Conseil d’État datée de l’an dernier. Saisie en décembre 2024 après le vote d’une série d’amendements similaires − visant à indexer sur l’impôt le barème de l’impôt sur le revenu − la plus haute juridiction administrative avait en effet considéré que ceux-ci n’avaient pas vocation à figurer dans une loi spéciale. Cette mesure constitue effectivement une modification « affectant les règles de détermination des impôts existants ».
Le bureau de l’Assemblée avait alors déclaré irrecevable l’amendement, ce que Yaël Braun-Pivet a de nouveau fait « immédiatement » cette année, conformément à la « stricte application du droit », détaillent ses proches. Et ce quelques heures avant l’examen de l’ensemble du texte dans l’hémicycle.
Dans l’entourage de cette dernière, on raconte que l’insoumis Éric Coquerel « se doutait que tout ça n’aurait pas de finalité », mais que la manœuvre, à leurs yeux, servait davantage à « débusquer les députés qui voteraient pour ou contre » la mesure. Plusieurs membres de la commission des Finances, parmi lesquels le rapporteur général (LR) du budget Philippe Juvin, s’y sont ainsi opposés par un vote à main levé. « L’indexation sur l’inflation du barème de l’impôt sur le revenu n’est pas au nombre des dispositions ayant leur place en loi spéciale », a-t-il rappelé.
Il faudra donc attendre le vote d’un budget en 2026 pour acter cette réindexation, ce qui ne devrait pas impacter les contribuables.
Ils avaient créé la surprise aux municipales de 2020 en prenant la métropole et l’hôtel de ville. Bruno Bernard, président du Grand Lyon, et Grégory Doucet, maire de la ville, briguent un second mandat. Végétalisation, voies cyclables, zone à trafic limité en Presqu’île, les Verts ont fait beaucoup dans la ville préfecture du Rhône.
Mais ils n’ont pas été épargnés par les critiques, et la partie est loin d’être gagnée pour obtenir un second mandat. Le maire écologiste n’est pas le favori des sondages qui donnent vainqueur, aux municipales de mars prochain, Jean-Michel Aulas (76 ans), homme d’affaires à succès et ex-président de l’Olympique lyonnais.
Rarement commission parlementaire n’aura été si tendue. Le président de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public, Jérémie Patrier-Leitus, a indiqué ce mardi avoir suspendu l’envoi des convocations aux auditions après une multiplication d’incidents, dans l’attente d’une réunion le 6 janvier destinée à retrouver un « cadre digne, sérieux et respectueux ».
« Il ne s’agit pas d’une suspension de la commission ou de ses travaux, qui reprendront. Mais nous avions fixé des règles et celles-ci ne sont pas toujours respectées », a déclaré le député Horizons, confirmant une information du Monde.
Les travaux de la commission, créée à la demande de l’UDR, parti allié du RN qui prône la privatisation du service public de l’audiovisuel, se déroulent depuis leur lancement, fin novembre, dans un climat d’hostilité.
Ainsi la présidente de Radio France Sibyle Veil a déploré, dans un courrier aux membres de la commission, les « déformations publiques » de ses propos tenus en audition, en visant des publications sur X de son rapporteur, le député UDR Charles Alloncle.
‼️ Lors de son audition, Thomas Legrand a tenté de discréditer les travaux de la commission par des attaques personnelles d’une extrême gravité.
Je lui rappelle que, face à la représentation nationale et dans le cadre d’une commission d’enquête parlementaire, il n’est pas là… pic.twitter.com/N9jAOCUQuf
Ce dernier a indiqué par ailleurs que Delphine Ernotte refuserait de lui transmettre certains documents, ce qui a conduit le rapporteur de la commission d’enquête sur la neutralité de l’audiovisuel public à menacer la présidente de France Télévisions… d’une perquisition, selon Europe 1.
« On transmet au rapporteur tous les documents de service qu’il voudra bien nous demander, répond France Télévisions, contacté par Le Parisien. Nous avons déjà rassemblé une masse impressionnante de documents et, pour ceux qui sont soumis au secret des affaires ou de la vie privée de nos employés, il y aura un accès via un site sécurisé. »
La commission ne doit pas se transformer « en procès »Le président de la commission Jérémie Patrier-Leitus a lui rappelé à plusieurs reprises qu’elle ne devait pas se transformer en « procès » de l’audiovisuel public.
La semaine dernière, lors des auditions des journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen, plusieurs élus de gauche avaient réclamé d’« arrêter (le) spectacle », dénonçant une « tentative d’humiliation » de la part de l’extrême droite. Les deux journalistes ont été au centre des critiques après la diffusion d’une vidéo enregistrée à leur insu où ils sont au restaurant avec des cadres du Parti socialiste.
La leçon de droit et de journalisme de Patrick Cohen devant la représentation nationale.
“L’espionnage déguisé en journalisme est appelé à prospérer sur les antennes du groupe Bolloré. Un système avec des méthodes de barbouze dont P. Praud s’enorgueillit.”pic.twitter.com/NZGJsLxUhL
« J’ai convoqué une réunion du bureau le mardi 6 janvier à 16 heures à laquelle le rapporteur, les membres du bureau et un représentant par groupe politique participeront », a indiqué dans un communiqué Jérémie Patrier-Leitus, précisant que les convocations reprendraient ensuite.
« Il faut un socle minimal de règles partagé par tous pour que ces travaux se déroulent dans un cadre digne, sérieux et respectueux », a-t-il ajouté en guise de conclusion.
Du côté de France Télévisions, on affirme « transmettre au rapporteur tous les documents de service qu’il voudra bien nous demander ». Et le groupe d’ajouter : « Nous avons déjà rassemblé une masse impressionnante de documents et pour ceux qui sont soumis au secret des affaires ou vie privée de nos employés il y aura accès via un site sécurisé ».