Le futur port de pêche de Cotonou entre en phase de réalisation dès octobre 2026. Dotée d'un investissement de 57 milliards de FCFA, cette infrastructure ambitionne de renforcer la sécurité des pêcheurs, moderniser la filière et créer de nouvelles opportunités économiques.
Le visage du secteur de la pêche maritime est appelé à changer dans les prochaines années au Bénin. A l'occasion de la Journée de l'Indépendance avec le Secteur Privé (JISP 2026), le directeur commercial et marketing du Port autonome de Cotonou, Philippe Gauthier, a présenté les contours du futur port de pêche, l'un des principaux projets inscrits dans le vaste programme de modernisation de la plateforme portuaire.
Espace « étroit » où « les petites pirogues partagent quotidiennement le trafic avec les très grands navires », le port de pêche de Cotonou sera entièrement modernisé.
« Les appels d'offres ont été lancés » et « tout est en train de se compléter pour un début des travaux au mois d'octobre », a indiqué le directeur commercial et marketing du Port autonome de Cotonou le 29 juillet 2026 au lancement des JISP.
Un port pensé pour les pêcheurs et la valorisation des produits
Le nouveau complexe sera aménagé au quartier Xwlacodji sur 8 hectares de plan d'eau et 8 hectares de terre-plein. « Nous allons construire un port aux normes internationales, tout en respectant le travail et les habitudes des acteurs de la pêche », a assuré Philippe Gauthier.
Evalué à 57 milliards de francs CFA, le futur port de pêche constitue l'un des principaux investissements inscrits dans le plan directeur de modernisation de la plateforme portuaire.
La livraison de l'ouvrage est attendue en 2029.
Les installations permettront de meilleures conditions de traitement, de conservation et de commercialisation des produits halieutiques. « Toutes les infrastructures seront modernes (...) pour pouvoir exporter les produits issus de cette activité vers la sous-région et l'international », a-t-il souligné.
Une capacité de 20.000 tonnes par an
Les nouvelles installations permettront d'atteindre une capacité annuelle de 20 000 tonnes de produits de pêche, avec des dispositifs intégrant la gestion de l'énergie, la valorisation des déchets et la préservation de l'environnement.
A terme, le port de pêche actuel cédera sa place à un chantier naval, tandis que cette partie du littoral s'inscrira dans un vaste programme de restructuration urbaine. Pour Philippe Gauthier, ce futur équipement représente « une vision à long terme », destinée à soutenir le développement économique de la filière tout en améliorant les conditions de travail des professionnels de la pêche.
M. M.
Il fait depuis quelques jours la Une de l'actualité au Bénin. Il n'est pas personnalité politique, acteur économique, artiste, scientifique encore moins une figure médiatique qui influence l'actualité nationale par ses actions, ses décisions ou ses créations au quotidien. Lui, c'est Donouvossi Olivier Mahougnon. Ce prisonnier, condamné à 200 ans de prison, vient d'être gracié après près de 30 ans de détention.
La grâce présidentielle accordée par Romuald Wadagni à près de 400 détenus à l'occasion du 66è anniversaire de l'indépendance du pays a sauvé un célèbre prisonnier du couloir de la mort.
Condamné à l'américaine à 200 ans de prison, le sieur Donouvossi Olivier Mahougnon vient de recouvrer la liberté après avoir passé 28 ans en détention. Ce dernier était reconnu coupable dans l'affaire de braquage sanglant de la Financial Bank à Akpakpa (Cotonou), survenu le 28 mai 1998.
Finis la détention, l'isolement et l'anxiété permanente liée à la peur de mourir. Un doyen des prisonniers va changer de vie et retrouver un environnement meilleur.
Mais après sa sortie de prison, Donouvossi Olivier Mahougnon aura beaucoup de surprises. En l'espace de 30 ans, des changements notables ont été opérés dans le pays. L'ex pensionnaire d'Akpro-Missérété va retrouver un monde dans lequel il se sentira étranger.
Le président qu'il a connu à son incarcération n'est plus de ce monde. Plusieurs autres lui ont succédé. Il en est de même pour des membres de sa famille, ses proches et ses amis dont certains ne sont plus sur cette terre. Un monde nouveau va apparaître devant lui avec de nouveaux visages, des inconnus, avec lesquels il aura du mal à s'adapter.
Aujourd'hui, le sieur Donouvossi va réapprendre à vivre pour s'insérer dans la société qu'il croyait ne plus jamais revoir. Lui qui pensait que sa condamnation le conduirait à la mort ou au pire en enfer.
Comme quoi, tant qu'il y a la vie, il faut toujours espérer. Le miracle peut se produire au dernier moment. Et l'un des doyens des prisonniers vient d'en avoir la preuve.
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Le Complexe théicole de Butuhe a officiellement relancé ses activités ce lundi 3 août 2026 dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu. Cette reprise marque la fin de plusieurs années d’arrêt pour cette usine stratégique située dans le groupement de Malio.
La coopération entre le Bénin et le Canada se renforce avec l'inauguration prochaine d'une représentation diplomatique canadienne à Cotonou. La ministre des Affaires étrangères, Corinne Amori Brunet, a reçu ce lundi 3 août 2026 l'ambassadrice agréée du Canada près le Bénin, S.E. Mme Evelyne Dabire.
Le Bénin accueille S.E. Mme Evelyne Dabire, Ambassadrice agréée du Canada près le Bénin nommée le 9 juillet dernier. Elle a présenté lundi dernier, à Cotonou, les copies figurées de ses lettres de créance à la ministre Affaires étrangères, Corinne Amori Brunet.
Une séance de travail a ensuite réuni les deux parties, en présence de Hugues Oscar Lokossou, ministre délégué chargé de la Mobilisation des ressources extérieures et de la Gestion de la dette, et d'Olushegun Adjadi Bakari, ministre du Tourisme et du Commerce extérieur, chargé de l'Industrie et de la Promotion de l'investissement privé.
Les échanges ont porté sur les perspectives de coopération entre les deux pays, notamment dans les domaines économique et commercial. Les discussions ont également abordé la prochaine visite de l'honorable Anita Anand, ministre des Affaires étrangères du Canada, qui sera marquée par l'inauguration de l'Ambassade du Canada à Cotonou. Cette ouverture annoncée de la représentation diplomatique canadienne constitue une nouvelle étape dans le développement des relations entre le Bénin et le Canada.
Qui est Mme Evelyne Dabiré
Evelyne Dabiré est Canadienne d'origine burkinabè. Elle est titulaire d'un Diplôme d'études universitaires générales [économie], de l'Université de Ouagadougou (1997) ; et d'une Maîtrise en de sciences de gestion de la même université (1999). Après son M.B.A. [gestion internationale], de l'Université Laval, (2004), elle a rejoint l'Agence canadienne de développement international (ACDI) en 2008. À l'administration centrale, Evelyne Dabiré a été agente de développement international pour le Programme bilatéral du Bénin, analyste de la planification stratégique à la Direction générale de l'Afrique de l'Ouest et du Centre ainsi qu'agente de développement international à la Direction générale des partenariats pour l'innovation dans le développement.
Elle a également occupé les fonctions d'agente principale de développement pour le Programme bilatéral de la République démocratique du Congo et de cheffe de cabinet à la Direction générale des affaires panafricaines et régionales (de 2021 à 2023). À l'étranger, Mme Dabiré a occupé les postes de deuxième secrétaire (développement) et de première secrétaire (développement) en Éthiopie (de 2016 à 2020). Plus récemment, elle a été cheffe de la coopération et cheffe du bureau de l'ambassade au Bénin.
Evelyne Dabiré est fille de l'ex premier ministre du Burkina Faso, Christophe Dabiré.
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La mairie de Cotonou met en garde contre les demandes de paiement exigées avant la signature des procès-verbaux de bornage contradictoire. Dans un communiqué en date du 3 août 2026, elle indique avoir été informée de pratiques impliquant notamment des chefs de quartier, des propriétaires mitoyens ou d'autres intervenants.
« La signature du procès-verbal de bornage contradictoire est un acte de constatation destiné à attester de la présence des parties et de leurs observations lors des opérations de bornage. Elle ne donne lieu à aucune perception de frais au profit des signataires », indique le Secrétaire exécutif, Anges Paterne Amoussouga.
La mairie précise que toute personne qui exige ou perçoit de l'argent en contrepartie de cette signature s'expose aux sanctions prévues par les textes en vigueur. Elle invite par ailleurs les populations à ne répondre à aucune demande de paiement et à signaler sans délai aux services compétents tout cas d'extorsion ou de tentative d'extorsion lié aux opérations de bornage contradictoire.