Le maire de Cotonou, Luc Gnacadja a été élu président de l'Association Nationale des Communes du Bénin (ANCB), ce mardi 18 août 2026, à l'issue de la mise en place du nouveau bureau.
Luc Gnacadja succède à Luc Sètondji Atrokpo, à la tête de l'Association Nationale des Communes du Bénin (ANCB).
Architecte de formation, ancien ministre de l'Environnement, de l'Habitat et de l'Urbanisme et ancien secrétaire exécutif de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, le nouveau président de l'ANCB dispose d'une expérience à la fois nationale et internationale dans les domaines de l'aménagement, de l'environnement et de la gouvernance.
L'ex président de l'ANCB, Luc Sètondji Atrokpo a été élu député à l'Assemblée nationale à l'issue des dernières élections législatives.
L'Association nationale des communes du Bénin (ANCB) est la faîtière qui regroupe les 77 communes. Elle constitue un cadre de concertation et de représentation des collectivités territoriales auprès de l'État et des partenaires. L'association œuvre notamment à la défense des intérêts des communes, au renforcement de la décentralisation et à l'amélioration de la gouvernance locale.
M. M.
LE NOUVEAU BUREAU DE L'ANCB
Président : Luc Gnacadja, maire de Cotonou ;
1er vice-président : Idrissou Yaya, maire de Djougou ;
2e vice-président : Christian Houétchénou, maire de Ouidah ;
Secrétaire général : Zul Kifly Zakarié, maire de Parakou ;
Trésorier général : Auguste Ayihounhin, maire de Covè.
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Avec 533 590 tonnes de coton-graine produites au titre de la campagne agricole 2025-2026, le Bénin conserve la première place du classement cotonnier en Afrique de l'Ouest. Cette performance intervient dans un contexte de baisse significative de la production nationale.
Le Bénin maintient sa place de leader dans le domaine de la production cotonnière en Afrique de l'Ouest. Et ce, malgré une production en baisse au cours de la campagne agricole 2025-2026 (un recul de 16,3 % de sa production sur un an). Le pays demeure premier producteur dans la sous-région devant le Mali et le Burkina Faso, respectivement 2e et 3e producteur. Selon les données compilées par le Programme régional de production intégrée du coton en Afrique (PrPica), le Bénin reste ainsi le premier producteur de coton de la région, malgré le recul observé sur sa production pendant un an. Cette baisse prolonge le repli déjà enregistré lors de la campagne précédente.
La tendance est également à la baisse à l'échelle régionale. Dans les huit pays suivis par le PrPica, la production cumulée est passée d'environ 2,31 millions de tonnes en 2024-2025 à 1,98 million de tonnes en 2025-2026, soit une diminution de 14,2 %. Sur deux campagnes, la région a ainsi enregistré une baisse proche du quart de sa production cotonnière.
Le Mali est le pays qui contribue le plus fortement à cette contreperformance. Sa récolte s'est établie à 397 540 tonnes, en recul de 39,5 %. Le PrPica attribue notamment cette baisse aux attaques de jassides, des insectes ravageurs du cotonnier, ainsi qu'aux irrégularités des précipitations observées dans plusieurs pays producteurs.
À l'inverse, le Burkina Faso a enregistré une progression de 7 %. Avec 313 042 tonnes, il occupe la troisième place du classement régional, derrière le Bénin et le Mali. Il est suivi par la Côte d'Ivoire, dont la production a légèrement diminué de 0,4 %, à 310 407 tonnes, et par le Cameroun, qui a enregistré une baisse de 11,9 %, à 250 722 tonnes.
Les écarts entre les pays se manifestent également au niveau des rendements. Le Cameroun, selon les dernières statistiques, arrive en tête avec 1 268 kg de coton à l'hectare, devant le Sénégal, avec 1 235 kg/ha, et la Côte d'Ivoire, avec 1 069 kg/ha. Le Mali et le Tchad affichent les rendements les plus faibles, avec respectivement 745 kg/ha et 545 kg/ha.
Certains producteurs ont néanmoins enregistré des performances en nette progression. Le Sénégal se distingue notamment avec une hausse de 62,2 % de sa production, qui atteint 25 166 tonnes. Le Togo et le Tchad affichent également des progressions de 30,3 %, portant leurs récoltes respectives à 78 706 tonnes et 75 268 tonnes.
Ainsi, malgré la baisse de sa production, le Bénin maintient son leadership régional. Cette position intervient cependant dans un contexte marqué par une contraction générale de la production cotonnière ouest-africaine, sous l'effet notamment des contraintes phytosanitaires et des conditions pluviométriques irrégulières.
F. A. A.
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Le navire-citerne Ottoman Sincerity a quitté, le 14 août 2026, le terminal maritime de Sèmè-Kpodji après avoir embarqué une cargaison d'un million de barils de pétrole brut nigérien « Meleck ». Cette opération constitue la première cargaison commercialisée conjointement par la Société nigérienne du pétrole (SONIDEP) et le groupe algérien Sonatrach, dans le cadre de l'accord conclu entre les deux entreprises le 22 juillet 2026.
Le pétrole brut nigérien coule sur les côtes béninoises. Une cargaison d'un million de barils a embarqué le 14 août 2026. Ce chargement selon La Marina, a été effectué sous la supervision d'une mission mixte présente à Cotonou du 9 au 15 août. À l'issue des opérations, Ottoman Sincerity a levé l'ancre avec cette première cargaison destinée aux marchés internationaux.
Sèmè-Kpodji, une infrastructure essentielle pour le pétrole nigérien
Cette opération confirme l'importance stratégique du Bénin dans l'acheminement du pétrole brut nigérien. Enclavé et dépourvu d'accès direct à la mer, le Niger dépend de l'oléoduc transfrontalier de quelque 2 000 kilomètres développé par CNPC/WAPCO pour transporter sa production depuis le bassin pétrolier d'Agadem jusqu'au littoral béninois.
Sur les 2 000 kilomètres de l'infrastructure, environ 675 kilomètres traversent le territoire béninois. Le terminal de Sèmè-Kpodji constitue ainsi le principal point d'évacuation maritime du brut nigérien vers les marchés extérieurs.
Les exportations pétrolières via cette infrastructure se poursuivent malgré la fermeture de la frontière terrestre entre le Bénin et le Niger intervenue en 2023. La continuité de ces opérations illustre le caractère stratégique du corridor pétrolier pour les deux pays.
Une opération aux enjeux économiques et diplomatiques
Le départ de cette cargaison intervient alors que les relations entre Cotonou et Niamey connaissent une phase d'apaisement. Cette dynamique a notamment été marquée par le déplacement du président Romuald Wadagni à Niamey le 2 juin 2026.
Les questions liées au transport du pétrole et à la réouverture de la frontière terrestre demeurent toutefois distinctes. Un comité d'experts bénino-nigérien travaille sur les conditions d'une reprise complète des échanges, mais aucune date officielle n'a encore été annoncée.
Sur le plan économique, le transit du pétrole nigérien constitue une source de revenus pour le Bénin à travers les droits et prestations liés à l'acheminement et à l'exportation du brut. La poursuite des opérations à Sèmè-Kpodji contribue ainsi à renforcer la vocation du pays comme plateforme logistique et énergétique régionale.
L'entrée de Sonatrach dans la commercialisation du brut nigérien pourrait par ailleurs donner une nouvelle dimension à ce corridor pétrolier, en diversifiant les partenaires commerciaux et en renforçant le rôle du terminal béninois dans l'accès du pétrole nigérien aux marchés internationaux.
F. A. A.