La Coalition pour la protection du patrimoine génétique africain (COPAGEN), a tenu un Village agroécologique, samedi 8 août 2026, sur le thème : « Nourrir les hommes sans empoisonner la planète ». La rencontre organisée en marge du Forum social international, a eu pour cadre, le jardin botanique du campus universitaire d'Abomey-Calavi.
« La souveraineté semencière en Afrique de l'ouest et les outils de plaidoyer » et « Forum multiacteurs sur l'agroécologie », sont les deux thématiques développées sur des panels à l'occasion du Village agroécologique de la COPAGEN. L'initiative selon Balkissa DAOURA, Secrétaire exécutive de la COPAGEN, s'inscrit dans le cadre de leur mission d'alerte aux dangers menaçant l'agriculture et la biodiversité en Afrique. Les panels offrent l'espace aux experts ayant travaillé sur différents programmes, de partager leurs expériences avec les participants.
Sur la question de la Souveraineté semencière en Afrique de l'ouest
Pour Abdoul-Aziz SAÏDOU du Centre Imaan research du Niger, l'un des experts du programme EGALE-AO, le panel sur « La souveraineté semencière en Afrique de l'Ouest et les outils de plaidoyer », pose les enjeux liés à la semence qui, d'après lui, est une « question centrale » pour le système agricole africain. « Aujourd'hui, on travaille beaucoup pour faire avancer les questions de transition agroécologique, et la semence est l'objet au centre de cette transition », a-t-il confié.
Le plaidoyer de la COPAGEN selon cet expert, est adressé aux Etats et aux structures sous régionales telles la CEDEAO (Afrique de l'Ouest), les autres communautés économiques régionales africaines, l'Union africaine (UA), ainsi que les instances internationales intervenant dans la régulation semencière et dans les politiques semencières. Il consiste à « reconnaitre » les systèmes semenciers gérés par les paysans, et qu'aucune disposition légale ne reconnait encore. Ceci, faute de mécanismes, de stratégies et de politiques permettant de les mettre en valeur au même titre que les semences d'origine industrielle, a expliqué Dr Abdoul-Aziz SAÏDOU. Il n'a pas manqué de souligner l'effort de reconnaissance de la COPAGEN pour la mise en place de stratégies ou des plans d'action visant à valoriser les semences paysannes.
Pour les autres experts d'Enda Pronat du Sénégal, d'Inades Formation au Burkina Faso et au Togo, de Tiniguena de la Guinée Bissau ayant contribué au programme EGALE-AO, la souveraineté semencière, relève de la possibilité pour une communauté, un pays, ou un territoire, de parvenir de « façon autonome », à conserver, à multiplier, et à gérer ses semences de sorte que son système de production ne dépende de semences importées ou de systèmes contrôlés par des groupes industriels. Elément fondamental qui permet de rétablir le droit des agriculteurs et de valoriser le patrimoine génétique disponible au sein des communautés, et par-delà, les pays.
Forum multi acteurs sur l'agroécologie
Ce panel vise à mettre en évidence les principaux acquis, les défis et les perspectives pour accélérer la transition agroécologique dans un contexte marqué par les enjeux de souveraineté alimentaire, de résilience climatique et de développement durable.
Ibrahim HAMADOU, Coordonnateur régional du programme OXFAM, a indiqué que l'agroécologie dans sa dimension « mouvement » doit réunir plusieurs acteurs ; élément important qui facilite le dialogue et la promotion. Pour lui, le « Forum multi acteurs sur l'agroécologie » s'inscrit dans cette dynamique de promotion de l'agroécologie à travers différentes dynamiques en Afrique de l'Ouest.
L'initiative du Village Agroécologique selon Balkissa DAOURA, Secrétaire Exécutive de la COPAGEN, vise à offrir un espace de cohésion autour de l'agroécologie paysanne impliquant divers acteurs de la société civile. Ces acteurs selon ses explications, travaillent pour accélérer la transition agroécologique dans la région. Et ce cadre de concertation permettra au public de comprendre ce qui est fait en terme de synergie et de mutualisation pour véritablement accélérer la transition agroécologique non seulement dans la région Afrique de l'Ouest, mais aussi, porter le mouvement au niveau des instances régionales et continentales telles que l'Union africaine.
Pour sa part, Souleymane YOUGBARÉ du CnaBio au Burkina Faso a partagé la contribution des mouvements sociaux, des organisations paysannes, des organisations de la société civile, des réseaux d'acteurs et des partenaires techniques à l'émergence, à la structuration, à l'institutionnalisation et à la mise à l'échelle de l'agroécologie au Burkina Faso.
Le panel vise également à mettre en évidence les principaux acquis, les défis et les perspectives pour accélérer la transition agroécologique dans un contexte marqué par les enjeux de souveraineté alimentaire, de résilience climatique et de développement durable.
Moulaye DEMBÉLÉ quant à lui a évoqué les différentes collaborations du Réseau Wassa Mali au profit de l'agroécologie paysanne. Il a cité en exemple le Centre Sahélien pour la Biodiversité, un réseau qui forme et accompagne les jeunes pour l'adoption des pratiques agroécologiques.
À travers le programme APAESC-AO, plusieurs résultats ont été obtenus, notamment la mise en place des « écoleaders », et des relais au niveau des communautés qui facilitent l'expansion de l'agroécologie paysanne au sein des terroirs dans un contexte de crise sécuritaire, contribuant ainsi à l'autonomisation des groupements féminins de Ségou, Koutiala et Dioïla.
Pour Abdoul Razack BELEMGNEGRÉ de la ferme-école agroécologique Beo neeré au Burkina Faso, l'agroécologie renforce les capacités agroécologiques des jeunes et des femmes à travers l'immersion aux pratiques agroécologiques, la production de semences paysannes, l'élevage, le maraîchage et la recherche-action.
Alou COULIBALY a présenté le dispositif itinérant mis en place par le Réseau Wassa Mali pour rapprocher les producteurs des consommateurs, dans le cadre de la commercialisation des produits agroécologiques et de la promotion de la consommation des mets locaux. Il s'est focalisé sur la synergie, le travail collectif et l'engagement des mouvements sociaux maliens pour la promotion de l'agroecologie paysanne au niveau national et local et sa prise en compte dans les politiques publiques et privées.
Le CAD Mali a permis à 20 mairies d'insérer une ligne budgétaire spécifique pour l'agroécologie paysanne dans leurs PDSEC (Plan de Développement Économique, Social et Culturel) et au niveau national, la participation et l'implication des acteurs de l'Agroécologie Paysanne dans l'élaboration de la Stratégie Nationale Agroécologique et sa transition au Mali.
Quant à Souleymane OUSMANE du Réseau des Chambres d'Agriculture au Niger (RECA Niger), leur engagement sur les systèmes alimentaires en transition agroécologique se traduit dans la vulgarisation des pratiques agroécologiques et surtout l'appui-conseil au plus proche des producteurs et des organisations agricoles pour faciliter l'innovation agroécologique. Le réseau est aussi réputé dans le partage régulier de fiches techniques et de diagnostics sur leur portail et la plus grande bibliothèque en ligne en développement rural en Afrique de l'Ouest (DUDDAL).
Ramadan SYLLA de la Coordination Nationale des Organisations Paysannes (CNOP) Mali a presenté le Centre International de Formation en Agroécologie Paysanne (CIFAN) formant des relais qui deviennent à leur tour des formateurs dans leurs villages assurant la transmission des savoirs de manière autonome. La CNOP a impulsé l'élaboration de documents importants en Agroécologie tels que le Manifeste de Nyéléni tout en soutenant les labels locaux via le système participatif de garantie (SPG) pour certifier les produits issus de l'agroéologie en facilitant les circuits de vente et en rapprochant les consommateurs aux producteurs.
Les défis de l'industrie du gaming ont été au cœur d'un panel organisé, samedi 10 octobre 2026 à Cotonou, en marge de la finale de la Moov Gaming League 4.
« Innovation technologique et gaming : quels modèles de partenariat entre opérateurs télécoms, équipementiers et acteurs locaux ? ».
C'est le thème du panel qui a réuni équipementiers et acteurs locaux, samedi 10 octobre 2026 au Majestic Cinéma de Wologuèdè, à Cotonou dans le cadre de la finale de la Moov Gaming League 4.
Pour Kévin Degila, Directeur de l'Innovation et de l'expérimentation au ministère de la Transformation digitale et de l'Innovation, l'enjeu est de savoir comment un jeune Béninois pourra vivre de cette activité dans les prochaines années. « Il est important qu'on ait davantage de studios au Bénin qui créent des jeux vidéo », a-t-il indiqué. Le Bénin dispose, selon lui, d'un patrimoine culturel et historique susceptible d'inspirer des créations originales. Des récits mettant en scène les Agojié, des personnages familiers aux jeunes ou des lieux emblématiques de Cotonou pourraient ainsi alimenter des jeux conçus pour le public béninois avant de conquérir d'autres marchés. « Créons des jeux qui parlent à la jeunesse », a-t-il lancé, en invitant les développeurs à explorer aussi des usages éducatifs. Il imagine notamment des jeux permettant d'apprendre des notions scolaires ou de comprendre le fonctionnement de services essentiels, comme la distribution d'eau potable.
Pour lui, le Bénin ne doit pas se contenter de consommer les productions étrangères. Il doit également se donner les moyens de concevoir ses propres jeux et de créer des entreprises autour de cette activité. « Tout ce que nous faisons comme innovation doit pouvoir créer du revenu pour nos populations », a-t-il déclaré, soulignant que la création de richesse constitue un débouché important de l'innovation.
Des partenaires appelés à élargir leur engagement
Moov Africa, qui organise la Gaming League depuis quatre ans, souhaite aller au-delà des compétitions ponctuelles. « L'idée pour nous, c'est d'accompagner tout un écosystème, et pas juste de manière isolée, organiser une compétition à côté pendant trois semaines », a expliqué Morel Hounkpevi, responsable communication de Moov Africa. L'objectif est de permettre à des joueurs de se préparer à des rendez-vous internationaux, avec un accompagnement complet.
Moov Africa prévoit également de faire évoluer le format de ses initiatives. Il envisage notamment de recenser les compétitions organisées par les associations et les salles de jeux, ainsi que les initiatives d'autres acteurs, afin de mieux identifier celles qui pourraient bénéficier d'un accompagnement.
L'opérateur souhaite également voir d'autres entreprises rejoindre cette dynamique.
Morel Hounkpevi a par ailleurs insisté sur l'importance d'une connexion internet adaptée aux exigences des joueurs. Il a notamment cité Moov Liberté, l'offre d'abonnement à 17 000 FCFA par mois, présentée comme une formule sans limite de données, pour répondre aux besoins des amateurs de jeux en ligne.
L'amélioration de l'expérience utilisateur demeure, selon lui, un chantier permanent.
Partenaire technologique de l'événement, Ericsson défend également l'intérêt de cet investissement. Abdallah Salifou, solution architect chez l'équipementier, a souligné que le gaming permet d'associer divertissement et revenus. Pour une entreprise spécialisée dans les infrastructures, soutenir ce type d'initiative contribue à créer les conditions nécessaires au développement de la pratique.
Interrogé sur les démarches à entreprendre pour obtenir un accompagnement, le représentant de Moov Africa a invité les porteurs de projets à présenter des dossiers solides, documentés et adaptés aux structures sollicitées. « Il ne faut pas juste envoyer un courrier. Il faut un dossier assez concret », a-t-il conseillé.
La structuration du secteur passe aussi par une meilleure connaissance de son poids économique. Mike Agbo, président de l'association Danxomè Legacy Esports, a indiqué que son organisation a travaillé en 2026 à documenter l'évolution de l'e-sport au Bénin, notamment sur la période 2024-2025.
Ce travail vise à produire des données sur les acteurs présents, le nombre de pratiquants, leur répartition par genre et la concentration géographique des activités. L'objectif est de fournir aux entreprises et aux décideurs des éléments concrets pour orienter leurs investissements.
Selon les chiffres présentés par Mike Agbo, le livre blanc de l'association fait état de plus de 9.000.000 de FCFA distribués dans l'e-sport au Bénin en 2025, dont plus de 8.000.000 portés par Moov Africa.
Pour les panélistes, une synergie entre les acteurs et partenaires est nécessaire à la structuration de l'écosystème des e-sport en général et du gaming en particulier. Les leviers à actionner constituent les infrastructures et la connectivité pour les équipementiers et les opérateurs, l'expérimentation et la facilitation pour les pouvoirs publics, la création de contenus pour les développeurs et un travail de structuration pour les associations.
Marc MENSAH
Quelques images
Une commerçante a été tuée par son frère jumeau, ce lundi 12 octobre 2026, au marché de Dangbo, dans le département de l'Ouémé.
Il tue sa sœur jumelle en plein marché. Le drame s'est produit ce lundi à Hanvoussodji au marché de Dangbo. Le présumé auteur aurait attaqué sa sœur à l'arme blanche alors qu'elle vendait ses marchandises. La victime est décédée sur les lieux, sous les yeux des commerçants et des usagers du marché. Selon plusieurs sources, le suspect venait de sortir de prison et bénéficiait du soutien de sa sœur. Des tensions et des disputes auraient dégradé leurs relations ces derniers jours.
Le mis en cause a été interpellé et se trouve désormais aux mains de la Police républicaine. Il a été placé en garde à vue en attendant sa présentation au procureur.
La SIRAT annonce la mise en service du poste de péage de Kétou, sur la Route nationale n°26, dans l'axe Kétou–Idigny, à compter du lundi 19 octobre 2026. Les tarifs sont fixés à 1 000 FCFA pour les véhicules légers et peuvent atteindre 18 000 FCFA pour les poids lourds.
Les usagers de la Route nationale n°26 (RN26), sur l'axe Kétou–Idigny, devront désormais prévoir le paiement des droits de passage. Dans un communiqué radio-télédiffusé en date du 7 octobre 2026, la Société des infrastructures routières et de l'aménagement du territoire (SIRAT SA) annonce la mise en service du poste de péage de Kétou à partir du 19 octobre prochain.
Cette mise en exploitation s'inscrit, selon la société, dans le cadre de ses actions visant à « assurer l'entretien, la maintenance, la préservation et la durabilité des infrastructures routières ». Elle intervient conformément à un arrêté interministériel du 2 juillet 2026 qui fixe les modalités de perception des droits de passage à ce poste.
Pour les véhicules légers d'une hauteur inférieure à 2,55 mètres, le tarif est fixé à 1 000 FCFA par passage.
Les poids lourds et les autres véhicules dont la hauteur est supérieure ou égale à 2,55 mètres sont soumis à une tarification qui varie selon le nombre d'essieux équivalents.
Ainsi, les véhicules à deux essieux devront s'acquitter de 2 000 FCFA par passage. Le tarif est fixé à 4 000 FCFA pour trois essieux, 6 000 FCFA pour quatre essieux, 8 000 FCFA pour cinq essieux et 10 000 FCFA pour six essieux.
Pour les véhicules à sept essieux et plus, le montant est fixé à 18 000 FCFA par passage.
Ces tarifs s'appliquent aux véhicules concernés, qu'ils soient vides ou chargés.
Des consignes à respecter
À quelques jours de l'entrée en vigueur de cette mesure, la SIRAT invite les usagers à se conformer aux consignes des agents du poste de péage. L'objectif annoncé est de « faciliter la circulation et le bon déroulement des opérations ».
Pour toute information complémentaire ou en cas de besoin d'assistance, les usagers peuvent joindre la société au 7414 ou lui écrire à l'adresse contact@sirat.bj.
M. M.
LIRE LE COMMUNIQUE DE LA SIRAT
Les activités socio-économiques sont restées largement paralysées ce lundi 12 octobre dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu. À l'origine de cette grogne populaire : la suspension des réseaux de télécommunications dans la région depuis le mois de juillet.
Référence de l´appel d´offres : AO 26-27-OUA-001-BF
Date : Octobre 2026
Oxfam est une organisation internationale non gouvernementale, membre d'Oxfam International, une confédération internationale de 17 organisations travaillant ensemble dans 98 pays avec des partenaires et d'autres alliés dans le monde.
Oxfam concentre ses activités sur la fourniture d'une réponse globale à la pauvreté, le travail cohésif dans les quatre domaines qui constituent son identité : la coopération au développement, l'action humanitaire, le commerce équitable, la mobilisation sociale, les campagnes et l'éducation à la citoyenneté mondiale.
Dans le cadre de la mise en œuvre du projet dénommé « Danida Nexus Climat / « Renforcer la résilience des populations vulnérables aux chocs climatiques et aux conflits au Burkina-Faso », Oxfam et ses partenaires dont ATAD mènent un processus d'appel d'offres au Burkina Faso et vous invitent à soumettre une proposition, selon les conditions détaillées dans le dossier d´appel d´offre, visant à fournir à Oxfam.
REALISATION DE QUATRE (4) SYSTEMES DE MINI-AEP POUR L'EQUIPEMENT D'AIRES AGROFORESTIERES.
Le dossier d´appel d´offre contenant les instructions complètes afin de soumettre une offre peut être retiré via le lien suivant : https://oxfam.box.com/v/DAO-26-27-001-OUA-BF-MINI-AEP
Le dépôt des candidatures se fera sous forme numérique dans une clé USB contenu dans une enveloppe portant la mention « REALISATION DE QUATRE (4) SYSTEMES DE MINI-AEP ».
Le budget maximum alloué à l'exécution du présent marché est fixé à :
• Lot 01 : 22 500 000 FCFA Hors taxes
• Lot 02 : 22 500 000 FCFA Hors taxes.
La date limite de réception des offres est fixée au 26 octobre 2026 à 12h00 GMT au Bureau Oxfam sis à Ouagadougou à la zone du bois, Rue Baor-ganga, Porte Nº 285.
Les horaires de réception des offres sont :
• 8h00-16h00 du lundi au jeudi
• 8h00 à 12h00 le vendredi.
Les dossiers reçus après la date limite ne seront pas pris en compte.
Nous nous réjouissons de recevoir une proposition de votre part et nous vous remercions par avance de votre intérêt.
Cordialement.
Procurement Team
Oxfam
DIGITAL 20H : Avez-vous tenté votre chance ?
Le tirage DIGITAL 20H N°260 a livré son verdict !
Lundi 12 Octobre 2026
Avez-vous joué ?
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RÉSULTAT : 19 • 40 • 17 • 36 • 50
Félicitations aux heureux gagnants !
Pas encore cette fois ? Gardez le sourire.
Rendez-vous à 00H pour le prochain tirage.
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By Frans Viljoen
PRETORIA, South Africa, Oct 12 2026 (IPS)
The awarding of the 2026 Nobel Peace Prize to distinguished South African jurist and international judge Navanethem “Navi” Pillay is about more than just the recognition of an exceptional individual in the global fight for justice.
Navi Pillay-Credit: UN Photo/Mark Garten
It’s clear that the prize also speaks to a bigger context. It comes at a time of pressure on and the questioning of the international legal order.Pillay’s recognition affirms the conviction that international law, however imperfectly applied, remains indispensable to a peaceful world.
Making history
It is a proud moment for South Africa. She becomes the fifth South African to receive this honour, following resistance leader Chief Albert Luthuli in 1960, religious leader and activist Archbishop Desmond Tutu in 1984, and former presidents Nelson Mandela and FW de Klerk in 1993.
She is the first South African woman to receive the peace award. Her prize is a further break with its historical tendency to mostly honour “highly educated white men from Europe and the US”.
Similar to her South African predecessors, the struggle against apartheid and white minority rule features as a crucial element of her contribution. However, there is an important difference. While Mandela became a global symbol of reconciliation, Pillay took the lessons of South Africa’s struggle into the international arena. There she became leader and institution builder in her own right.
She had the daunting task of being one of the very first international judges responsible for forging into being international institutions intended to ensure that those responsible for the gravest human rights violations are held accountable.
She was on the first bench of judges of both the International Criminal Tribunal for Rwanda, established by the United Nations (UN) following the 1994 genocide in Rwanda, and the International Criminal Court (ICC) from 2003 to 2008.
Her personality and drive endowed these fledgling institutions with gravitas and legitimacy. Through her pioneering contributions, she has come to personify the global quest for accountability.
The Navi Pillay I know
As a scholar of international human rights law, I first met Pillay when she was president of the Rwanda tribunal in Arusha, Tanzania. She struck me then, and over time continued to impress me, as someone remarkably approachable. Humble, unassuming and generous with her time, she is also often described as courageous, principled, and unwavering.
I smiled when, in her characteristically down-to-earth reply to the Nobel committee praising her courage, she insisted she was merely applying her independent legal mind to the stark principles of justice.
When I first met her, I was with a group of human rights students from the University of Pretoria visiting Tanzania to observe proceedings. Judge Pillay’s demanding schedule prevented her from spending much time with us during the day. Yet she offered to meet us at her hotel that evening. To our surprise, she arrived driving herself, without a chauffeur or an entourage. She spent many hours answering questions and discussing the work of the tribunal.
Similar encounters continued over subsequent years. To me, these moments revealed her understanding of human rights institutions not as remote structures, but as belonging to people. This included young Africans who she hoped would one day help shape their future.
From apartheid to global justice
Pillay’s story is held together by a central belief, whether in response to apartheid in South Africa, genocide in Rwanda or the occupation of Palestinian territory: that law can restrain abusive power, protect victims and hold the powerful to account. She simply applied it on a bigger stage each time.
Born in 1941 in Durban, to a family of Indian Tamil origin, Pillay experienced racial and gender discrimination first-hand. Despite this, she built a legal career. In 1967 she became the first woman of colour to establish a legal practice in her province.
Like many lawyers opposed to apartheid, she sought to use the very legal system that sustained injustice to challenge its abuses. She represented political activists, exposed torture and challenged the treatment of political prisoners.
She was also involved in the Women’s National Coalition, which helped shape the equality provisions of South Africa’s democratic constitution. These prohibit discrimination on grounds including race, sex and sexual orientation. After apartheid ended, Mandela in 1995 appointed her as a High Court judge.
Rape as a crime against humanity
Later that year she took up office in Tanzania, where one of her most enduring global contributions came in the Rwanda tribunal’s landmark 1998 judgement.
During the trial of Jean-Paul Akayesu, accused of the slaughter of thousands, Pillay and another judge questioned witnesses about sexual violence. They helped bring these experiences into the open and contributed to the amendment of the indictment to include rape.
The result was a judgment that recognised rape as a crime against humanity. It established that rape and sexual violence could also constitute acts of genocide.
The decision constituted the first conviction for genocide by an international criminal tribunal and the first conviction of an individual for rape as a crime against humanity by such a tribunal. This opened the way for greater accountability for crimes committed disproportionately against women and girls.
As Pillay put it:
Human rights within the UN
From 2008 to 2014, Pillay served as UN High Commissioner for Human Rights, the first woman from the global south to hold this position.
It required a different form of leadership. Rather than deciding cases as a judge, she had to engage governments, confront violations and persuade states to honour their international obligations. During her tenure, she managed to steer the UN’s human rights work through turbulent times, including the aftermath of the global financial crisis, the Arab Spring, and civil war in Syria. Her voice was a steadfast pillar of clarity: human rights could not be sacrificed to economic expediency, national sovereignty or political convenience.
Her tenure coincided with significant advances within the UN. She was a consistent advocate for the rights of equality based on sexual orientation and gender identity, anti-discrimination laws, and proper recording of hate crimes.
In 2001, her home city, Durban, hosted the UN’s World Conference against Racism, Racial Discrimination, Xenophobia and Related Intolerance. The Durban Declaration set an international agenda against racism and xenophobia. It also acknowledged slavery as a crime against humanity.
Although she had no official role in the 2001 conference, as UN high commissioner she was closely involved in the subsequent review process. She defended the declaration against misrepresentation. She emphasised its condemnation of antisemitism, remembrance of the Holocaust and recognition of Israel’s right to security.
Despite boycotts by several western states, including the US, she helped steer the 2009 Durban Review Conference towards a consensus reaffirming the declaration, supported by 182 states. Her role exemplified her determination to overcome division and backlash without compromising fundamental human rights principles.
Pillay’s term was also characterised by a distinctive contribution to women’s rights by championing the recognition of preventable maternal deaths as a human rights issue, rather than merely a public health concern. Under her leadership, the UN Human Rights Office developed groundbreaking guidance in 2012 requiring governments to address discrimination, maternal healthcare and accountability for avoidable deaths.
Palestine and genocide
More recently, she took up her last official UN duty as chair of the Independent International Commission of Inquiry on the Occupied Palestinian Territory and Israel. The commission’s investigations and findings, including on the war in Gaza, have generated considerable controversy and strong criticism, particularly from Israel and the US.
Her dedication to this task illustrates an essential feature of her work: the application of legal principles becomes most difficult, and most necessary, when politically powerful actors reject scrutiny.
A time when hope is needed
The timing of this award is therefore particularly telling. It comes as, only days earlier, US president Donald Trump had called the ICC “evil” and urged all its members to resign. Responding to the prize, the US imposed sanctions on the ICC.
By honouring a former ICC judge, the Nobel committee chose to defend the very institutions that are now “under attack”, with their judges “sanctioned”.
The award also comes amid Israel’s growing international isolation. Pillay and her team concluded in 2025 that Israel was committing genocide in Gaza.
The commission’s findings do not constitute a binding judicial determination. But they do represent a significant contribution to documenting alleged atrocities and advancing the pursuit of accountability, despite intense political opposition.
Even as Pillay recently celebrated her 85th birthday, she may soon have another word on genocide. Since 2019, she has been sitting as an ad hoc judge at the International Court of Justice in the case brought by The Gambia against Myanmar concerning alleged genocide against the Rohingya. Following a public hearing in January 2026, a judgment in this case is expected later this year, or in early 2027.
Her Nobel Prize does not suggest that international justice has triumphed. But it reminds us that the structures built to advance it remain worth defending. Recognising Pillay is an affirmation of what has been achieved, but also about what must not be lost.
Frans Viljoen – Professor of International Human Rights Law, SARChI Chair in International Constitutional Law, University of Pretoria
This story was originally published by The Conversation.
IPS UN Bureau
La deuxième édition du Festival mondial de la musique et du tourisme s’est clôturée le samedi 10 octobre 2026 à Kinshasa, après trois jours d’activités consacrées à la célébration de la culture, de la musique et du patrimoine touristique de la République démocratique du Congo.
Près de 300 femmes issues de 17 pays africains et des 26 provinces de la République démocratique du Congo ont pris part à Kinshasa au Forum international des élites féminines (FIEF), du 08 au 11 octobre, un rendez-vous consacré au transfert des compétences, au mentorat et à la promotion du leadership féminin.
Trente-sept ans après sa mort, Luambo Makiadi Franco, figure majeure de la musique congolaise moderne et maître incontesté de la rumba congolaise, continue de marquer les générations. Décédé le 12 octobre 1989 en Belgique à l’âge de 51 ans des suites d’une maladie, l’artiste reste l’une des personnalités les plus influentes de l’histoire culturelle de la République démocratique du Congo.
LES RÉSULTATS LOTO FORTUNE SONT LÀ !
TIRAGE N°163/26
Lundi 12 octobre 2026 (18H)
04 • 28 • 34 • 06 • 76
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